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La Loire : fleuve confident d'Olivier Debré

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S'il est un Debré qui porte haut et fort les couleurs de la France dans le monde, c'est bien Olivier, l'un des peintres les plus talentueux et les plus prestigieux que la France ait produits dans la seconde moitié du dernier siècle, qui est la période où il exerça ses talents.

Source d'inspiratio intarissable, la Loire livre ses secrets à qui sait l'observer. Et le peintre Olivier Debré était de ceux-là. Dès les années 1960, et jusqu'à la fin des années 1990 qui marquèrent sa disparition, cette figure majeure de l'abstraction lyrique venait se ressourcer sur ses rives. Une cinquantaine de ses oeuvres - dessins et peintures - témoignent de l'interprétation singulière qu'il faisait de ces paysages.

C.S.

Olivier Debré - Paysages de la Loire, jusqu'au 11 mai, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, 1 rue Fernand Rabier, Orléans, (45) 002 38 79 21 55.


 

Qu'est-ce qui est contemporain et qui a connu une cote en hausse de 440% ?

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Une hésitation ?
C'est tout humblement la cote de l'artiste Andy Warhol... et ce en l'espace de dix petites années ! Une question vous oppresse ? Comment évaluer sa cote de popularité ? La réponse en chiffres : le leader américain de la vente aux enchères Christie's a vendu un portrait d'Elizabeth Taylor, Liz, à 21 millions de dollars. Vos yeux commencent à crépiter ? C'est sûrement que l'industrie des produits artistiques semble similaire à une étouffante pompe consommatrice. Quel paradoxe quand on sait que ce qui différencie l'art de la technique est la consommation... Le constat nous force à remarquer que les ventes d'art contemporain ne sont pas asservies par la crise financière. Phénomène qui laisse réfléchir à l'heure où l'on parle de récession déconcertante. La question est alors de savoir si le fait d'investir dans des œuvres artistiques contribuerait à relancer économie. Conseil malin (ou délit d'initié) : Rothko, Bacon, Warhol et Matisse sont au plus haut...
R.B

Sebastian Logeais : Les voiles d'un artiste

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Tout a commencé par un regard. Quand je suis entré dans la salle, en plein spectacle, Sebastian était sur la scène. Ses yeux semblaient contenir toute la douleur du monde. C’était un rôle. Ce n’était pas qu’un rôle. Je n’ai pas pu rester. Le lendemain, je suis revenu. J’ai demandé qui il était. On m’a donné son téléphone. Je l’ai appelé.

Il m’a accueilli dans son atelier. Car si Sebastian, depuis dix ans, arpente les scènes de Marseille, de Belgique et maintenant de Rhône-Alpes, le spectacle vivant n’est pas le seul art dans lequel il excelle. Son truc, c’est même plutôt la peinture. A 26 ans, Sebastian est un grand peintre mais il ne le sait pas. C’est préférable : après tout, les roses n’ont pas besoin de connaissances en horticulture pour dégager de suavissimes senteurs. Les oeuvres de Sebastian ont en commun leurs couleurs vives, chatoyantes, tantôt chaudes et tantôt froides. Je suis vite tombé en arrêt devant un petit tableau : Chaleurs estivales. Une abstraction : une tache bleu sur fond orange, une explosion de bleu, comme un épanchement du sang bleu de l’artiste. Immédiatement, j’ai voulu ce tableau. J’ai dit : « Je te l’achète. » Quelque chose m’avait frappé et je ne savais pas quoi. Sebastian m’a parlé si vite que je n’ai pas compris. Peut-être préfère-t-il qu’on n’entende pas les voix qui s’expriment en lui…

J’ai emmené le tableau chez moi, l’ai posé sur un meuble. Il respirait la joie. C’est ce que tout le monde dit des œuvres de Sebastian : un sourire, un bonheur, un jaillissement de couleurs. J’ai observé le tableau, et j’ai vu changer ses couleurs : l’orange devenait noir, le bleu devenait rouge, la douceur se muait en violence, le bonheur en tragédie, le ciel d’été en infernales ténèbres.

J’ai compris que Sebastian ne peignait que des négatifs. Qu’il fallait en quelque sort lire ses toiles à l’envers, que les couleurs procédaient chez lui comme des voiles. Il peint pour masquer ce qu’il veut cacher. Il ne s’expose pas quand il expose, ou alors il se débrouille pour que son exhibitionnisme se situe au pays des aveugles.

J’ai été touché par la violence contenue, domptée, peut-être pas tout à fait maîtrisée de Sebastian. C’est Francis Bacon en harmonies pastel, les personnages de Lucian Freud après une touche de chirurgie esthétique. J’aurais voulu gratter la couche de peinture, aller voir derrière la toile quel terrible secret nous cache Sebastian. Mais à quoi bon chercher le grain de sable dans l’huître qui nous offre ses perles ? Alors j’ai refermé la coquille avec pudeur. Et j’ai envoyé un SMS à Seb pour lui témoigner mon amitié.

CS

Sebastian Logeais, Pyper Concept, 6 avenue de la Libération,               04 77 25 96 63       

Berlin : la tradition à deux pas du modernisme

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Les étudiants de 4ème année de communication et publicité de l’ISEG se sont donnés rendez-vous à Berlin du 1er au 8 décembre pour vivre une expérience unique et enrichissante sur tous les plans.
Accompagnés par le photographe professionnel Bruno Meudic, de deux anciens Iségiens, Jill Serve et Jérémy Boissy, ainsi de leur responsable pédagogique, Valérie Dmitrovic, les étudiants sont partis à la découverte de la capitale allemande avec l’objectif de prendre des photos sur le thème : tradition et modernisme.

Berlin représente 2 fois Paris en superficie. La dichotomie est/ouest reste omniprésente. On pense Est et Ouest, on voit l’Est et l’Ouest, Berlin n’est pas un tout. Le passé subsiste dans l’esprit des habitants comme quelque chose qu’on voudrait à la fois oublier et ne pas oublier. Au fil de nos errances, la découverte a été surprenante et contrastée : le communisme et le capitalisme, le froid et la chaleur, l’Orient et l’Occident, la tradition et le modernisme…
Je me rappelle de mes cours d’Histoire et je deviens à mon tour nostalgique. J’essaie de me mettre à la place de ces Berlinois, de ces familles séparées par le mur. Un sentiment de compassion m’envahit mais la réalité est inimaginable. La séparation était difficile mais la réunification l’est tout autant.
Berlin est certainement l’une des villes d’Europe les plus dynamiques mais aussi les plus très traditionnelles, ce qui lui confère un charme insaisissable.
 

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Cette aventure inoubliable est loin de se terminer. L’exposition de nos photos, prévue pour le printemps 2008, sera l’occasion pour vous de venir (re)découvrir Berlin et de vivre cette histoire.
On vous tiendra au courant, c’est promis !

Le musée d’art contemporain de Lyon, un site à visiter !

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C’est vrai, le nom de musée ne donne pas forcément envie, mais je vais vous prouver que chaque règle a son exception !
Ce musée, situé juste tout près du parc de la Tête d’Or a deux entrées : d’un côté une architecture innovante et futuriste, de l’autre une façade des années 30, type italien.
Une tapisserie de portraits de Mao en violet, un « bizarre bazar » et un grand escalier évoluent dans un immense hall, pour commencer.
Les trois niveaux d’exposition (2700 m2 au total) peuvent être entièrement dépourvus de murs et offrir des plateaux libres de 700 ou 1000 m2. Le système permet également de moduler les éclairages : naturel, artificiel ou zénithal (au 3ème étage).

Les œuvres sont étonnantes, diverses, décalées, mais aussi surprenantes, étranges, originales et répondent au thème déterminé annuellement dans le cadre de la Biennale : « l'histoire d'une décennie qui n'est pas encore nommée ».
On rencontre de multiples expositions à travers les salles : sortes de propagandes en bandes dessinées, critique des inégalités sociales avec des aliments insérés dans une oeuvre, scènes d’animaux sauvages assez sanglante, vidéos sur démolition d’immeubles, un avion reconstitué originalement…et d’autres belles œuvres contemporaines.
Une partie du musée est même dédiée à l’oreille musicale : on se promène dans des salles avec des casques dont la musique change selon le lieu où l’on est ! Trois propositions de musique : enfant, français et anglais.
Ca vaut le coup !

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Si vous hésitez encore, rendez-vous sur le site ci-dessous pour les horaires et le plan d’accès!
http://www.moca-lyon.org/vdl/

Marion Pellier

 

La photographie fige mais ressuscite : sur les traces de l’immortelle Berthe Renard et sa communauté.

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Jusqu’au 9 décembre, le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de l’avenue Berthelot propose une exposition de Mathieu Pernot rappelant l’internement des Tsiganes en France.
La mise en scène de l’exposition est on ne peut plus déroutante. Quelques pas dans l’auditorium du CHRD, et l’on arrive intimement dans un parcours dédié au souvenir. Mais quel souvenir ? Sur un pan de mur sont exposés des portraits noir et blanc d’hommes et de femmes Tsiganes. Lorsqu’on s’arrête devant celui de Berthe Renard, on peut trouver un casque diffusant les mémoires les plus profondes de son internement. Le fait de se retrouver face à son image, bien que figée par la photographie, transmet un mal être incurable. Là, impuissant, vivant, revivant, les méandres du passé de l’humanité. Son regard poignarde nos entrailles, son visage marqué par la violence ravage l’esprit alors que son air transmet une volonté de s’émanciper du joug de l’ignorance.

R.B

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Quand une question paraît simple : la poule ou l’œuf ? L’œuf ou la poule ?

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Telle est la question qui titille chacun de nos esprits à n’importe quel âge de notre existence. L’origine du monde… certains se contentent de l’illustre parabole biblique d’Adam et Eve alors que d’autres, se pensant plus rationnels, préfèrent croire ce que l’on appelle communément le « Big Bang ».
Et si la réponse se trouvait tout simplement au Grand Palais, du 13 au 28 janvier, sur les murs de l’exposition dédiée à Courbet ? Eh oui… qui l’eut cru ?

R.B

Les dérives de l'Art conceptuel

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Le propre d'un artiste est de mettre son savoir faire au service de la création.
Cependant les artistes conceptuels révolutionnèrent l'approche traditionnelle de l'art au milieu des années 60 en mettant en avant l'idée ; le concept de l'œuvre plutôt que la réalisation même de l'objet artistique. Celui-ci se veut désacralisé.

Joseph Kosuth, artiste majeur de son temps, lance ce courant, né de l'influence de la philosophie de Wittgenstein, selon laquelle la proposition est une image de la réalité. L'idée de l'art et l'art sont alors la même chose. Le concept prime. La démarche de l'artisan suffit à en faire un artiste, son génie se reconnaît à son audace intellectuelle. 
 

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Jonathan Yeo: une mise en Bush

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C'est une oeuvre "culottée" que Jonathan Yeo expose actuellement au Lazarides Gallery à Londres. L'artiste anglais célèbre notamment pour ses portraits d'homme de pouvoir s'est vu commander un portrait du président américain Georges W. Bush. Finalement, la commande a été annulée. L'artiste par vengeance ou effronterie a alors troqué huiles et pinceaux contre magazines et ciseaux pour réaliser ce patchwork fait de morceaux choisis d'anatomie.
En détaillant l'oeuvre d'avantage, certains verront même dans l'oreille droite du 43ème président une discrète allusion à son prédécesseur Bill Clinton. Cette oeuvre ne fera sans doute jamais partie du patrimoine présidentiel, mais elle aurait connu un bien moindre succès si elle était restée politiquement correcte, doesn't it?

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