Artytude, le blog Arts et Biens Culturels de l'ISEG Lyon

Artytude - Blog Culture : Lieux d'art et de culture

europeana.jpgEuropeana a été lancée l’année dernière pour contrer le monopole américain de Google et son projet Google Books Search initié en 2004. Le projet fête aujourd’hui ses un an. Au départ l’objectif était de numériser des œuvres appartenant au patrimoine culturel européen afin de permettre aux internautes du monde entier d’y avoir accès gratuitement.

Ce projet n’en est qu’à ses débuts mais il possède un bel avenir devant lui… Europeana est une preuve des apports positifs d’Internet à la protection du patrimoine culturel et au partage de l’Art et de la Culture en Europe.

En 2008, Europeana proposait 2 millions de documents en ligne. Il a comme objectif d’atteindre les 6 millions pour 2010. Victime de son succès, le site Internet a subit une fermeture prématurée, après son lancement le 20 novembre 2008. Très attendue, il a rouvert ses portes le 24 décembre 2008, avec toujours les mêmes ambitions : préserver et de rendre disponible l’identité et le patrimoine culturel européens.
Actuellement, le site Europeana est un prototype. La version définitive Europeana V1.0 est en cours de développement et sera lancée en 2010.
A ce jour, on peut y visionner plus de 4,6 millions d’objets numériques : images, sons, textes et vidéos, disponibles depuis Internet et gratuits pour les œuvres libres de droit.

Europeana en chiffres :
- Un contenu disponible dans 21 langues.
- 2,5 millions d'euros de frais de fonctionnement par an (80 % viennent du budget de l'UE).
14 personnes qui y travaillent à temps plein.

 Aujourd’hui, seul 1 % du contenu des bibliothèques nationales d’Europe est numérisé. Ce chiffre devrait passer à 4 % d'ici 2012. Pour ses fondateurs, cette bibliothèque est avant tout un outil de comparaison des sources d’époque, sur la manière dont les événements marquants de l’histoire de l’Europe ont été commentés et interprétés.

Plus de détails sur le projet ici !

Retrouvez une vidéo une présentation de Europeana dans l'émission Toute l'Europe, le Mag :

Jonathan Hasdenteufel (SUP 3)
 

| Aucun Commentaire

Exposition universelle Chine.gifLa prochaine Exposition Universelle se déroulera en Chine, à Shanghai, du 1er mai au 31 octobre 2010. Cet événement a pour objectif d’échanger des informations provenant du monde entier sur des domaines sociaux, économiques, culturels et scientifiques. Les expositions universelles datent de 1851.

Cette année, le thème choisi est « Meilleure ville – Meilleure vie » et se décompose en cinq sous-thèmes :
* Prospérité éco-urbaine
* Métissage des différentes cultures dans les villes
* Innovation technico-scientifique dans la ville
* Remodelage des communautés urbaines
* Interaction entre ville et campagne

La Chine souhaite donner une dimension internationale à la ville, comme à Pékin lors des Jeux Olympiques de 2008. Les organisateurs espèrent attirer plus de 70 millions de visiteurs et devenir la plus grande Exposition Universelle de tous les temps. Aujourd’hui, 200 pays et organisations internationales sont inscrits pour participer à cet événement.

Pavillon-france.jpgLa France fût le premier pays à avoir officialisé sa présence. Le coût de la participation s’élève à 50 millions d’euros. Des expositions et manifestations culturelles auront lieu avec pour ambition de souligner l’amitié des deux peuples et montrer la qualité de vie des métropoles françaises. L’entreprise COFRES SAS, dont 100% du capital est détenu par l’Etat, est chargée d’organiser la participation française.

Pavillon-france-2.jpgLa région Rhône-Alpes entretient un lien particulier avec Shanghai par le biais d’échanges culturels, économiques, scientifiques… En 2008, la Chine représentait le 3ème fournisseur et le 9ème client de la région Rhône-Alpes. L’entreprise ERAI a été désignée pour porter plusieurs projets rhônalpins : le pavillon Rhône-Alpes, Restaurant-école, Villes Lumière et La Roseraie.

Le Comité d’organisation recrute des volontaires étrangers pour travailler sur le site de l’expo. Les candidatures doivent être déposées le 31 décembre 2009 au plus tard.

Pour plus d’informations : http://en.expo2010.cn 

Guillaume Bony (SUP4)

| Aucun Commentaire

musée gadagne logo.gifLe 12 juin dernier, l'Hôtel Gadagne installé au cœur du Vieux-Lyon, a réouvert ses portes au public après 10 ans de travaux.

musée gadagne.jpgInscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité, l’ensemble Gadagne est un magnifique édifice Renaissance. Il abrita l’ancien hôtel particulier des Guadagni, puissants banquiers italiens du 16ème siècle.

En 1998, la ville de Lyon charge Didier REPELLIN, Architecte en chef des Monuments historiques, de développer un vaste projet de restructuration du monument classé depuis 1920.

En 2004, la durée de cette restauration a été considérablement prolongée suite à l'incendie accidentel de l'immeuble servant de réserve. Coût total de l'opération : 31 millions d'euros.

La surface du nouveau Gadagne a été multipliée par deux pour accueillir le Musée d’Histoire de Lyon et celui des Marionnettes du Monde (unique en France).
Aujourd'hui, les visiteurs peuvent découvrir 30 salles consacrées à l'histoire de la ville et 9 aux marionnettes.

Le Musée a parallèlement développé diverses activités :
• Un petit-théâtre de 150 places
• Un centre de documentation
• Des ateliers pédagogiques
• Un café
• Une boutique
• Des jardins en terrasse de 700 m2

Après cette réouverture, Simone BLAZY - Conservatrice du Musée, attend 120 000 visiteurs par an.

Plus d'informations ici !
 

| Aucun Commentaire

bg_header.gifLe Président russe Dmitri Medvedev et la Reine Beatrix des Pays-Bas ont inauguré le 20 juin 2009, à Amsterdam, la première antenne du célèbre Musée de l'Hermitage de Saint-Pétersbourg. La Fondation Hermitage permet à l'Europe de l'Ouest d'admirer les plus grands trésors de la Russie dans une salle d’exposition de 4000 m2.

Cette extension reste un simple centre d’exposition. Le Musée de Saint-Pétersbourg ne compte pas prêter ses chefs-d’œuvre sur des années. Les expositions seront uniquement alimentées par ses prestigieuses collections.

hermitageamsterdam.jpg

Pour accueillir cette antenne, les Néerlandais ont dépensé 42 millions d’euros pour rénover l’ancien hospice d’Amstelhof dont 13 qui proviennent de la loterie nationale et 18 des pouvoirs publics hollandais et russes.

L'exploitation s'appuie pour moitié sur de puissants mécènes tels que Philips, Heineken et Fortis. Et pour l'autre, sur les recettes propres grâce à :

  • Un centre d’études sur l’Histoire de la Russie et de Saint-Pétersbourg
  • Un café-restaurant avec terrasse
  • Un auditorium de 400 places
  • Des boutiques
  • Des salles de réunions
  • Une chapelle pouvant accueillir des concerts et conférences
  • Un jardin
  • Une aile est consacrée à l’enseignement pour les enfants

Sur chaque billet d'entrée de 15 euros, 1 euro sera reversé à Saint-Pétersbourg et servira à la restauration des œuvres. Ernst W. Veen, le Directeur de "l'Hermitage Amsterdam" espère accueillir 350 000 visiteurs avant le 20 juin 2010.

 

hermitage-russische_hof-01.jpgAgenda :

L'Hermitage d'Amsterdam propose notamment jusqu'au 31 janvier 2010 une exposition consacrée aux fastes des tsars de Russie. Il présente 1 800 pièces provenant des 300 millions d'objets de la collection du musée de Saint-Pétersbourg.

 

Plus d'informations : www.hermitage.nl/en

| Aucun Commentaire

 

europalia-china.jpgLe Festival Art et Culture Europalia, l’un des premiers festivals culturels européens, fêtera son 40e anniversaire sous le signe de la Chine. Du 8 octobre 2009 au 14 février 2010, la Belgique entière et ses régions limitrophes se mettront aux couleurs du pays invité. Plus d’un million de visiteurs sont attendus.

©Didier-Vandenbosch-–-Europ.jpgAprès les Jeux Olympiques et avant l'Exposition Universelle de Shanghai 2010, Europalia China offrira une immersion dans la vie et la culture chinoises. L’objectif est de présenter un art de vivre millénaire à l'heure de la globalisation et du progrès technique, soixante ans après la fondation de la République populaire de Chine.

Depuis plus de deux ans, Europalia travaille avec  : 

  • Le Ministère de la Culture de la République Populaire de Chine
  • Un éminent comité d'experts et partenaires culturels belges et européens
  • 19 provinces, villes et régions indépendantes chinoises
  • 58 musées, bibliothèques, instituts d'archéologie, instituts culturels publics et privés chinois.

Le très riche programme comprendra un nombre record de 50 expositions articulées autour de quatre grands thèmes :  

  • La Chine éternelle
  • La Chine contemporaine
  • La Chine en couleurs
  • La Chine et le monde

450 spectacles seront organisés dans 75 villes et 5 pays, avec la participation de plus de 1000 artistes. mini-visuel.jpg

Avec un budget de 7 millions d'euros côté belge (la Chine prenant en plus à sa charge, une partie conséquente et non chiffrée sous forme de transports, assurances, etc.), le Festival Europalia.China sera un très grand cru !

Pour plus d'information : www.europalia.be
 

| Aucun Commentaire

logo.pngLe ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a inauguré jeudi 1er octobre 2009 l'ambitieuse Cité du Design de Saint-Etienne. Elle s'installe sur l'ancien site de la Manufacture des Armes après plus de trois ans de travaux et un coût total estimé entre 40 et 50 millions d'euros. Trois anciens bâtiments, inscrits au titre des Monuments Historiques, ont été rénovés et cohabitent avec deux réalisations contemporaines : la Tour Observatoire et la Platine.

Ces deux nouveaux bâtiments accueillent :

  • Un auditorium
  • Deux salles d'exposition
  • Une médiathèque
  • Une boutique
  • Un restaurant
  • Une agora
  • L'Ecole Supérieure d'Art et de Design de Saint-Etienne (Esadse)

cité-du-design.jpgLa Cité du Design marque une véritable rupture entre le passé et l'avenir de la ville. Grâce au succès grandissant de sa Biennale Internationale du Design, Saint-Etienne Métropole fait de cette activité son nouvel atout. Reconnu par le label « Grand projet structurant » de la Région Rhône-Alpes, le projet « Design dans la cité » comporte trois axes :

  • L'ancrage du design dans l’économie
  • L'entrée en force du design dans l’espace de la ville et de l’agglomération
  • Le passage d’un design réservé à l’élite à un design populaire et citoyen

L'objectif majeur de la Cité du Design de Saint-Etienne est de contribuer activement au développement de l’attractivité économique, touristique et culturel.

Agenda :
Exposition : Who's afraid of design ?
Du 3 octobre 2009 au 3 janvier 2010
Commissaire de l'exposition : Emmanuel Tibloux

| Aucun Commentaire

museum.jpgLicenciements en masse, augmentation des tarifs d'entrée, fermeture des magasins de produits dérivés et même annulations d'expositions… Les musées américains souffrent de la récession depuis octobre 2008 et cherchent dans ce contexte morose à redresser leurs comptes. Le Metropolitan Museum of Art de New-York a par exemple licencié 14 % de son effectif soit 357 employés en juin dernier. Si les musées américains souffrent autant de la crise, c'est qu'ils sont financés pour la plupart par des fonds privés. Les dons se font de plus en plus rares avec la conjoncture économique.
 
Selon un article du 09/09/2009 publié sur le site www.artclair.com, les dirigeants de certaines de ces institutions auraient peut-être trouvé une parade à la crise : " ouvrir leurs espaces aux réceptions de mariage ".  Ainsi l'Art Institute of Chicago, le Denver Art Museum ou encore l'Indianapolis Museum of Art proposent aux futurs mariés un lieu hors du commun pour célébrer, ce qui devrait être, le plus beau jour de leur vie. Mais selon le directeur du Detroit Institute of Arts, cette solution anti-crise présente quelques inconvénients pour la sécurité des œuvres : " On doit mettre beaucoup d'agents de sécurité, pas à cause de possibles vols, mais simplement parce qu'il y a beaucoup de gens autour des œuvres. On doit ainsi avoir plus d’yeux qui les surveillent pour être sûr que les personnes ne s'en approchent pas trop ".
 
www.artclair.com

| Aucun Commentaire

 Miniature de l'image pour lndm.jpg

La Nuit des Musées rencontre chaque année un public toujours plus nombreux : plus d'1,5 millions de visiteurs en 2008 rien que pour la Nuit des Musées en France.

La 5ème Nuit Européenne des Musées se tiendra samedi 16 mai 2009. Elle sera l'occasion pour les Musées de France et d'Europe de fédérer tous les publics lors d'une nocturne exceptionnelle. Cette nuit est pour tous, l'occasion de (re)découvrir les musées et leurs collections dans une ambiance insolite. Cette année encore les musées vont rivaliser d'imagination et d'inventivité pour proposer une programmation originale, de visites et d'animations, magnifiées par la nuit. Depuis 5 ans cette manifestation créée par le Ministère de la Culture et de la Communication doit permettre au plus grand nombre de découvrir différemment et gratuitement leurs musées. Elle est désormais présente dans 39 pays d'Europe.

http://nuitdesmusees.culture.fr/index.php?l=FRA

| Aucun Commentaire

gdpalais.jpg Les expositions suscitent l'engouement du public. Malgré la crise, la fréquentation des musées reste au beau fixe : Picasso, Manet, Warhol, Calder et Kandinsky font le plein.

Prés de 800 000 personnes se sont déplacées à l'exposition "Picasso et les Maîtres" au Grand Palais de Paris entre octobre 2008 et février dernier. Depuis 1985 et l'exposition temporaire consacrée à Auguste Renoir, le grand Palais n'avait pas connu un tel engouement. De son côté la double exposition Picasso et Manet à Orsay a accueilli près de 450 000 personnes. 

| 1 Commentaire

Miniature de l'image pour muséedesconfluences2.jpg Le magnifique Muséum d'Histoire Naturelle de Lyon a fermé ses portes au public en 2007. Je me rappelle encore de la forte impression que m’ont faite ses têtes réduites égyptiennes, sa collection de chauves-souris naturalisées et son immense squelette de mammouth. Toutes les collections seront en effet transférées dans le futur Musée des Confluences, en cours de construction au confluent du Rhône et de la Saône à Lyon.

Ce nouveau site a pour vocation de "faire dialoguer les sciences et les sociétés, pour éveiller le désir de comprendre, susciter la réflexion, donner le goût de la culture, des sciences et de l'innovation, à toutes les générations de publics, pour développer une citoyenneté responsable et consciente." Ainsi 3 000 m² seront consacrés à des expositions sur l'origine de l'homme, sa destination, sa nature, son activité sur la terre… 3 400 m² seront réservés à des questions de société comme "conflits et exclusion" ou "diversité culturelle et métissage". 500 000 visiteurs sont attendus chaque année. L'ouverture se fera probablement fin 2010. La construction et le fonctionnement du site respectent la Haute Qualité Environnementale (normes HQE). Le musée compte ainsi réduire son impact sur l'environnement en gérant ses déchets spécifiquement, en consommant des énergies renouvelables notamment pour l'éclairage et le chauffage…


muséedesconfluences.jpgLe Musée des Confluences est un beau "chantier" à l'architecture innovante avec un budget d'investissement de 153 millions d'euros. Il est d'abord financé par le Département du Rhône, par la région Rhône-Alpes à hauteur de 10% et par le mécénat. Il existe ainsi trois possibilités de soutien pour les entreprises ou les particuliers : un don financier, en compétence ou en nature comme des documentations, des objets industriels…  Les avantages pour une entreprise mécène sont multiples. Il permet d'associer son image au projet et de bénéficier de sérieux avantages fiscaux. Dans le cas d'un don au Musée des Confluences d'une valeur de 1 000 000 d'euros, 60 % de la somme versée est déductible des impôts soit 600 000 €. Environ 20 % de l'investissement soit 200 000 € constituent des contreparties qui peuvent prendre des formes diverses comme invitations VIP à des évènements du musée, mention du nom de l'entreprise dans la communication institutionnelle, réduction sur la location d'espaces… Au final, le coût réel pour le mécène est égal à 20 % de l'investissement soit 200 000 € pour 1 000 000 € versé. Aujourd'hui 3,5 M€ ont été collectés pour cette campagne de mécénat dont l'objectif a été fixé à 5 M€.

Photos © Armin Hess & COOP HIMMELB(L)AU
Musées des Confluences
Département du Rhône
Image de synthèse

www.museedesconfluences.fr
 

| Aucun Commentaire

L’événement culturel le plus attendu de la saison 2008-2009 s’avère assurément « Picasso et les maîtres », une immense rétrospective éclatée entre le Louvre, le Grand Palais et le musée d’Orsay. Ici à la radio, là à la télévision, rarement une exposition n’aura autant fait parler d’elle. Alors qu’elle vient juste d’ouvrir, certains y voient déjà « l’exposition du siècle ». C’est en tout cas une rencontre admirable, tant par le caractère exceptionnel des œuvres présentées, que par la difficulté d’avoir réuni de tels tableaux et associé trois grands musées autour d’un même projet.

Picasso.jpg

Il s’agit sans doute de la manifestation la plus chère de l’histoire des musées français. Selon les estimations, son budget s’élèverait entre 4,3 et 4,6 millions d’euros. En comparaison, cette somme serait deux fois plus importante que l’exposition consacrée à Courbet qui s’est tenue l’année dernière au Grand Palais. « Picasso et les maîtres » a vu le jour grâce au mécénat du groupe LVMH qui a apporté un million d’euros, dont les deux tiers sont affectés au Grand Palais.

2 milliards d’euros exposés

Avec l’explosion du marché de l’art couplée à la crise financière ambiante, assurer 196 œuvres signées par Manet, Rembrandt, Vélasquez… et bien évidement Picasso, relève de l’exploit. Car la valeur cumulée de ces œuvres atteindrait aisément les 2 milliards d’euros. Mais ces toiles ont-elles vraiment un prix ? Peu d’assureurs auraient pris un tel risque, si l’Etat français n’avait pas été partie prenante. Certains tableaux exposés lui appartenant, il s’est logiquement porté garant, ce qui a permis de ramener le coût total de l’assurance à près de 790 000 €. C'est le français Axa Art, le seul à avoir les capacités de couvrir ce type d'événement, qui a été choisi. Le groupe, présent dans 9 pays, assure entre 1 500 et 2 000 expositions chaque année dans l’Hexagone. Une coquette somme à laquelle il faut ajouter plus de 1,3 million d’euros de transport depuis les 30 musées du monde entier, dans lesquels étaient ces œuvres. La scénographie de la manifestation, orchestrée par Jean-François Bodin, ainsi que le montage, auraient coûté environ 750 000 €, plus 250 000 € pour la communication et 1,5 million d’euros pour les frais de fonctionnement et le personnel.

Ticket unique, horaires extraordinaires


A exposition hors-normes, horaires hors-normes. Au lieu de la classique nocturne hebdomadaire, « Picasso  et les maîtres » en propose 5 jusqu’à 22 heures. Les organisateurs sont allés encore plus loin en abandonnant, pendant les vacances scolaires, la traditionnelle fermeture du mardi et en proposant des horaires d’ouverture de 9 heures à 23 heures. Quelques jours avant l’ouverture, les trois musées n’avaient toujours pas réussi à s’accorder sur un billet commun, mais le ministère de la culture a finalement décrété un tarif groupé de 26 €, en vente au Grand Palais et qui sert de coupe-file pour les entrées aux musées d'Orsay et du Louvre. L’entrée seule au Grand Palais s’élève à 12 €. Les organisateurs attendent près de 10 000 visiteurs par jour. Si l’événement attire plus de 600 000 visiteurs (chiffre qui correspond à la fréquentation record de l’exposition Matisse-Picasso de 2002), la Réunion des Musées Nationaux, l’organisateur, espère un excédent d’au moins 800 000 €.

Prêts exceptionnels

Outre les exceptionnels moyens logistiques et financiers mis en place pour l’occasion, on n’a jamais vu un tel rassemblement de tableaux, de mémoire d’amateur. Et pour cause, plus une œuvre est connue et moins son propriétaire est enclin à l’exhiber. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’un musée, car il perd en fréquentation et prend des risques évidents, inhérents au déplacement. « Picasso et les maîtres » n’aurait jamais pu voir le jour sans les intenses tractations, commencées il y a plus de trois ans, des deux commissaires de l’exposition, Anne Baldassari et Marie-Laure Bernadac, respectivement directrice du musée Picasso et conservatrice au Louvre.

Aussi l’exposition a-t-elle pu se monter grâce à la fermeture du musée Picasso qui interviendra au printemps 2009, pour deux années, et qui permettra donc aux collections de voyager. C’est surtout grâce à des échanges, ou plutôt des trocs, que les deux commissaires ont pu réunir autant de chef d’œuvres. Ainsi, en échange de 21 toiles chacun, la National Gallery de Londres et le musée Picasso de Barcelone ont reçu, ou recevront temporairement, des tableaux du maître espagnol pour organiser, à leur tour, une exposition. Des prêts ont été ainsi consentis par le Prado de Madrid ou le MoMa de New York. Entre grands musées nationaux, ces échanges se font bien évidemment gracieusement, mais il arrive que certaines institutions, ou des fondations, demandent des dédommagements pour la location dont les montants restent secrets.

Au-delà des moyens dont elle bénéficie, guère, voire jamais, une exposition n’aura rassemblé autant de chefs d’œuvres, exécutés entre le 16e siècle et 1971. Une concentration inégalée et qui n’est pas loin de relever du fantasme pour tout amateur d’art ou simple curieux…

___________________________

« Picasso et les maîtres » : du 8 octobre au 2 février 2009, aux Galeries nationales du Grand Palais. Ouverte tous les jours, sauf le mardi, de 10 h 00 à 22 h 00, le jeudi jusqu’à 20 h 00. Ouverture tous les jours de 9 h 00 à 23 h 00 pendant les vacances scolaires.

http://www.rmn.fr/Picasso-et-les-maitres

| 1 Commentaire

olivierdebre.jpgS'il est un Debré qui porte haut et fort les couleurs de la France dans le monde, c'est bien Olivier, l'un des peintres les plus talentueux et les plus prestigieux que la France ait produits dans la seconde moitié du dernier siècle, qui est la période où il exerça ses talents.

Source d'inspiratio intarissable, la Loire livre ses secrets à qui sait l'observer. Et le peintre Olivier Debré était de ceux-là. Dès les années 1960, et jusqu'à la fin des années 1990 qui marquèrent sa disparition, cette figure majeure de l'abstraction lyrique venait se ressourcer sur ses rives. Une cinquantaine de ses oeuvres - dessins et peintures - témoignent de l'interprétation singulière qu'il faisait de ces paysages.

C.S.

Olivier Debré - Paysages de la Loire, jusqu'au 11 mai, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, 1 rue Fernand Rabier, Orléans, (45) 002 38 79 21 55.


 

| Aucun Commentaire
LIZ_Andy_Warhol.jpgUne hésitation ?
C'est tout humblement la cote de l'artiste Andy Warhol... et ce en l'espace de dix petites années ! Une question vous oppresse ? Comment évaluer sa cote de popularité ? La réponse en chiffres : le leader américain de la vente aux enchères Christie's a vendu un portrait d'Elizabeth Taylor, Liz, à 21 millions de dollars. Vos yeux commencent à crépiter ? C'est sûrement que l'industrie des produits artistiques semble similaire à une étouffante pompe consommatrice. Quel paradoxe quand on sait que ce qui différencie l'art de la technique est la consommation... Le constat nous force à remarquer que les ventes d'art contemporain ne sont pas asservies par la crise financière. Phénomène qui laisse réfléchir à l'heure où l'on parle de récession déconcertante. La question est alors de savoir si le fait d'investir dans des œuvres artistiques contribuerait à relancer économie. Conseil malin (ou délit d'initié) : Rothko, Bacon, Warhol et Matisse sont au plus haut...
R.B
| Aucun Commentaire

seb100_.jpgTout a commencé par un regard. Quand je suis entré dans la salle, en plein spectacle, Sebastian était sur la scène. Ses yeux semblaient contenir toute la douleur du monde. C’était un rôle. Ce n’était pas qu’un rôle. Je n’ai pas pu rester. Le lendemain, je suis revenu. J’ai demandé qui il était. On m’a donné son téléphone. Je l’ai appelé.

Il m’a accueilli dans son atelier. Car si Sebastian, depuis dix ans, arpente les scènes de Marseille, de Belgique et maintenant de Rhône-Alpes, le spectacle vivant n’est pas le seul art dans lequel il excelle. Son truc, c’est même plutôt la peinture. A 26 ans, Sebastian est un grand peintre mais il ne le sait pas. C’est préférable : après tout, les roses n’ont pas besoin de connaissances en horticulture pour dégager de suavissimes senteurs. Les oeuvres de Sebastian ont en commun leurs couleurs vives, chatoyantes, tantôt chaudes et tantôt froides. Je suis vite tombé en arrêt devant un petit tableau : Chaleurs estivales. Une abstraction : une tache bleu sur fond orange, une explosion de bleu, comme un épanchement du sang bleu de l’artiste. Immédiatement, j’ai voulu ce tableau. J’ai dit : « Je te l’achète. » Quelque chose m’avait frappé et je ne savais pas quoi. Sebastian m’a parlé si vite que je n’ai pas compris. Peut-être préfère-t-il qu’on n’entende pas les voix qui s’expriment en lui…

J’ai emmené le tableau chez moi, l’ai posé sur un meuble. Il respirait la joie. C’est ce que tout le monde dit des œuvres de Sebastian : un sourire, un bonheur, un jaillissement de couleurs. J’ai observé le tableau, et j’ai vu changer ses couleurs : l’orange devenait noir, le bleu devenait rouge, la douceur se muait en violence, le bonheur en tragédie, le ciel d’été en infernales ténèbres.

J’ai compris que Sebastian ne peignait que des négatifs. Qu’il fallait en quelque sort lire ses toiles à l’envers, que les couleurs procédaient chez lui comme des voiles. Il peint pour masquer ce qu’il veut cacher. Il ne s’expose pas quand il expose, ou alors il se débrouille pour que son exhibitionnisme se situe au pays des aveugles.

J’ai été touché par la violence contenue, domptée, peut-être pas tout à fait maîtrisée de Sebastian. C’est Francis Bacon en harmonies pastel, les personnages de Lucian Freud après une touche de chirurgie esthétique. J’aurais voulu gratter la couche de peinture, aller voir derrière la toile quel terrible secret nous cache Sebastian. Mais à quoi bon chercher le grain de sable dans l’huître qui nous offre ses perles ? Alors j’ai refermé la coquille avec pudeur. Et j’ai envoyé un SMS à Seb pour lui témoigner mon amitié.

CS

Sebastian Logeais, Pyper Concept, 6 avenue de la Libération,               04 77 25 96 63       

| Aucun Commentaire

berlin1.jpgLes étudiants de 4ème année de communication et publicité de l’ISEG se sont donnés rendez-vous à Berlin du 1er au 8 décembre pour vivre une expérience unique et enrichissante sur tous les plans.
Accompagnés par le photographe professionnel Bruno Meudic, de deux anciens Iségiens, Jill Serve et Jérémy Boissy, ainsi de leur responsable pédagogique, Valérie Dmitrovic, les étudiants sont partis à la découverte de la capitale allemande avec l’objectif de prendre des photos sur le thème : tradition et modernisme.

Berlin représente 2 fois Paris en superficie. La dichotomie est/ouest reste omniprésente. On pense Est et Ouest, on voit l’Est et l’Ouest, Berlin n’est pas un tout. Le passé subsiste dans l’esprit des habitants comme quelque chose qu’on voudrait à la fois oublier et ne pas oublier. Au fil de nos errances, la découverte a été surprenante et contrastée : le communisme et le capitalisme, le froid et la chaleur, l’Orient et l’Occident, la tradition et le modernisme…
Je me rappelle de mes cours d’Histoire et je deviens à mon tour nostalgique. J’essaie de me mettre à la place de ces Berlinois, de ces familles séparées par le mur. Un sentiment de compassion m’envahit mais la réalité est inimaginable. La séparation était difficile mais la réunification l’est tout autant.
Berlin est certainement l’une des villes d’Europe les plus dynamiques mais aussi les plus très traditionnelles, ce qui lui confère un charme insaisissable.
 
berlin3.jpgCette aventure inoubliable est loin de se terminer. L’exposition de nos photos, prévue pour le printemps 2008, sera l’occasion pour vous de venir (re)découvrir Berlin et de vivre cette histoire.
On vous tiendra au courant, c’est promis !

| Aucun Commentaire

musée.jpgC’est vrai, le nom de musée ne donne pas forcément envie, mais je vais vous prouver que chaque règle a son exception !
Ce musée, situé juste tout près du parc de la Tête d’Or a deux entrées : d’un côté une architecture innovante et futuriste, de l’autre une façade des années 30, type italien.
Une tapisserie de portraits de Mao en violet, un « bizarre bazar » et un grand escalier évoluent dans un immense hall, pour commencer.
Les trois niveaux d’exposition (2700 m2 au total) peuvent être entièrement dépourvus de murs et offrir des plateaux libres de 700 ou 1000 m2. Le système permet également de moduler les éclairages : naturel, artificiel ou zénithal (au 3ème étage).

Les œuvres sont étonnantes, diverses, décalées, mais aussi surprenantes, étranges, originales et répondent au thème déterminé annuellement dans le cadre de la Biennale : « l'histoire d'une décennie qui n'est pas encore nommée ».
On rencontre de multiples expositions à travers les salles : sortes de propagandes en bandes dessinées, critique des inégalités sociales avec des aliments insérés dans une oeuvre, scènes d’animaux sauvages assez sanglante, vidéos sur démolition d’immeubles, un avion reconstitué originalement…et d’autres belles œuvres contemporaines.
Une partie du musée est même dédiée à l’oreille musicale : on se promène dans des salles avec des casques dont la musique change selon le lieu où l’on est ! Trois propositions de musique : enfant, français et anglais.
Ca vaut le coup !

musée-art.jpgSi vous hésitez encore, rendez-vous sur le site ci-dessous pour les horaires et le plan d’accès!
http://www.moca-lyon.org/vdl/

Marion Pellier

 

| Aucun Commentaire

tziganes.jpgJusqu’au 9 décembre, le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de l’avenue Berthelot propose une exposition de Mathieu Pernot rappelant l’internement des Tsiganes en France.
La mise en scène de l’exposition est on ne peut plus déroutante. Quelques pas dans l’auditorium du CHRD, et l’on arrive intimement dans un parcours dédié au souvenir. Mais quel souvenir ? Sur un pan de mur sont exposés des portraits noir et blanc d’hommes et de femmes Tsiganes. Lorsqu’on s’arrête devant celui de Berthe Renard, on peut trouver un casque diffusant les mémoires les plus profondes de son internement. Le fait de se retrouver face à son image, bien que figée par la photographie, transmet un mal être incurable. Là, impuissant, vivant, revivant, les méandres du passé de l’humanité. Son regard poignarde nos entrailles, son visage marqué par la violence ravage l’esprit alors que son air transmet une volonté de s’émanciper du joug de l’ignorance.

R.B

renard_tsigane.jpg

| Aucun Commentaire

COURBET_L'origine-du-monde.jpgTelle est la question qui titille chacun de nos esprits à n’importe quel âge de notre existence. L’origine du monde… certains se contentent de l’illustre parabole biblique d’Adam et Eve alors que d’autres, se pensant plus rationnels, préfèrent croire ce que l’on appelle communément le « Big Bang ».
Et si la réponse se trouvait tout simplement au Grand Palais, du 13 au 28 janvier, sur les murs de l’exposition dédiée à Courbet ? Eh oui… qui l’eut cru ?

R.B

| Aucun Commentaire

chocolat_mannequin.jpgDu 2 au 4 novembre, l’Espace Tête d’Or a accueilli pour la première fois les plus grands chocolatiers de France. Pour les inconditionnels du chocolat qui ont raté l’évènement, il faudra prendre son mal en patience car ils ne reviennent que l’année prochaine. Mais, heureusement pour vous, notre gars et notre fille l’ont visité pour vous et voici le résultat de leur expérience tendrement chocolatée.  

Nous voici, ébahis, devant une file d’attente plus longue que celles du parc Walt Disney. Comment croire que tant de gens se rassemblent pour un simple salon du chocolat ? Plus la porte d’entrée se rapproche, plus nos sens s’activent. Nos papilles frétillent. Nos flairs sont à l’affût. Nos regards cherchent désespérément la cause de cet ensorcellement.

Arrivée à la porte du salon, ce ne sont pas de jolies hôtesses qui nous accueillent mais une immense tablette de chocolat. Les personnes s’activent autour de nous, sentent, goutent, touchent. Perdus, nous laissons nos odorats nous guider  à travers les stands pour découvrir du chocolat par millier. Noël se fêterait-il au mois de novembre ?

L’or noir est présent partout. De toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs, il nous entraine

chocolat_vetement.jpg

dans un tourbillon de saveur  et de nouvelles sensations. Dès lors, le chocolat n’est plus un aliment. Il est devenu une matière que l’on façonne, que l’on transforme, que l’on exploite pour le plaisir de tous, et surtout du notre : des sculptures de chocolats, des imitations d’objets, des meringues chocolatées, des sucettes au chocolat, des produits de beauté à base du chocolat, des bâtons en chocolat qui se transforment en chocolat chaud. Toutes ces inventions délicieuses nous emmènent dans un monde magiquement savoureux.

 

Une dernière bouffée d’air rempli de milliers de senteurs chocolatées avant de retrouver notre monde réel. Mais ce n’est pas les mains vides que nous partons. Quelques unes de ces petites choses en chocolat nous accompagnent. De quoi nous faire patienter jusqu’à l’année prochaine.

Laurène Meyer & Julien Bouché

| Aucun Commentaire

kosuth one and tree chair.gifLe propre d'un artiste est de mettre son savoir faire au service de la création.
Cependant les artistes conceptuels révolutionnèrent l'approche traditionnelle de l'art au milieu des années 60 en mettant en avant l'idée ; le concept de l'œuvre plutôt que la réalisation même de l'objet artistique. Celui-ci se veut désacralisé.

Joseph Kosuth, artiste majeur de son temps, lance ce courant, né de l'influence de la philosophie de Wittgenstein, selon laquelle la proposition est une image de la réalité. L'idée de l'art et l'art sont alors la même chose. Le concept prime. La démarche de l'artisan suffit à en faire un artiste, son génie se reconnaît à son audace intellectuelle. 
 

| Aucun Commentaire

jonathanyeo2.jpg

C'est une oeuvre "culottée" que Jonathan Yeo expose actuellement au Lazarides Gallery à Londres. L'artiste anglais célèbre notamment pour ses portraits d'homme de pouvoir s'est vu commander un portrait du président américain Georges W. Bush. Finalement, la commande a été annulée. L'artiste par vengeance ou effronterie a alors troqué huiles et pinceaux contre magazines et ciseaux pour réaliser ce patchwork fait de morceaux choisis d'anatomie.
En détaillant l'oeuvre d'avantage, certains verront même dans l'oreille droite du 43ème président une discrète allusion à son prédécesseur Bill Clinton. Cette oeuvre ne fera sans doute jamais partie du patrimoine présidentiel, mais elle aurait connu un bien moindre succès si elle était restée politiquement correcte, doesn't it?

bush_detail33.jpg

| Aucun Commentaire

Archives