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Arts et démocratie : Les espoirs sociétaux d'un idéaliste anglais

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Etudiant du King's College, poète, contemporain et proche de la jeune Virginia Woolf, Rupert Brooke connut une brève carrière littéraire, prématurément interrompue par la maladie et la mort. Mais l'auteur des Wars Sonnets, socialiste convaincu, ne fut pas seulement artiste. En effet, en 1910, durant sa scolarité à Cambridge, il prononça une conférence sur les relations qui existent entre système politique et création artistique. Plus précisément, quelles sont les conséquences de la démocratie sur la production littéraire, plastique, musicale ou picturale ?

Alors que le système du mécénat aristocratique touche à son terme, comment l'artiste va-t-il poursuivre son oeuvre ? Qui doit soutenir la création ? Et quels risque court-elle en s'attachant financièrement à de nouvelles ressources économiques ? Des questions âpres, trop souvent occultées, mais qui nous forcent à reconsidérer le statut de l'artiste dans nos sociétés. Avec ces notes préparatoires, tantôt emportées, tantôt idéalistes, Rupert Brooke nous rappelle que l'art est toujours affaire publique et nécessairement politique.

A travers cette conférence, Rupert Brooke, poète et intellectuel de l'Angleterre du début du XXe siècle, pose les jalons d'une véritable politique artistique. Non parce qu'elle oriente idéologiquement la création, mais dans sa manière de penser les conditions matérielles et économiques de la perpétuation de l'art. Porteur des idéaux sociaux (et socialistes) de toute une génération d'intellectuels et d'artistes, enthousiaste et parfois utopiste, ce texte demeure, malgré son âge presque centenaire et les thèses étonnantes qu'il reproduit, un document littéraire et critique de premier ordre.

C.S.

Arts et démocratie, de Rupert Brooke, traduit de l'anglais par Christian Soleil, EPU Université collection Sciences humaines et sociales, 10 euros.

Translating democracy and the arts

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The task of translating Rupert Brooke's Democracy and the Arts into French is no easy one. Not so easy anyway as I first imagined when I was asked to do so by a French publisher and I accepted, a few months ago. Translating book is not my main occupation, as I mostly write novels, biographies and essays, of which about forty have been published up to now in my country - France. But as I have written a biography of Rupert Brooke - still to come out - as well as a - published - essay about Virginia Woolf's places, and as I am presently working on apocryphal memoirs of Duncan Grant - Vanessa Bell's companion and former lover of David Garnetf who once came to the Orchard to spend a few days with Rupert - my publisher thought I could be interested. As things happen, I was. And as time rushes by  - the church clock scarcely ever stands at ten to three in our hectic days - I decided to work on the text during my long Summer holidays on Skyros Island. After all, what better place to work on Brooke's works ?

I discovered Skyros Island six or seven years ago when I started working on the biography. Skyros on which Rupert and his Division, while heading for the Dardanelles, took part in a Divisional Field Day on 20th April 1915. Denis Browne guided Rupert and his other friends to an olive grove he had discovered, of about a dozen trees, a place of exceptional beauty, above a dry river bed. They rested there. Rupert found the place full of a strange magic and peace. Three days later his friends remembered his pleasure there, when it was time to bury the poet...

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W.H. Auden : Dis moi la vérité sur l'amour

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Des millions de spectateurs et de spectatrices de «4 mariages et un enterrement» ont été bouleversés en France par le poème récité lors de la cérémonie funèbre. Ces millions de personnes ignorent probablement l'oeuvre d'un des plus grands poètes de ce siècle : W.H. Auden (1907-1973).

Ses amis ont réuni récemment dix de ses plus beaux poèmes d'amour sous le titre Tell me the truth about love et ce recueil est le succès le plus inattendu de l'édition anglaise en 2007. Christian Bourgois éditeur vient de publier une traduction en version bilingue de cet ouvrage. Gageons qu'elle sera ressentie par le public français avec le même enthousiasme ému à la lecture de ces textes.

C.S.

Dis-moi la vérité sur l'amour, de W.H. Auden, Christian Bourgois éd., 64 p., 9,00 euros.

Benzoni : un roman d'intrigues au coeur de l'histoire

benzoni.jpgLa florentine : Fiora et le Magnifique

Ce roman réunit tous les éléments d'une passionnante intrigue au cœur du XVème siècle à l'époque de Charles VI et des Médicis, de Lorenzo le Magnifique et des dangers de l'invasion anglaise ; l'époque des alliances, des mariages arrangés et des trahisons. C'est dans ce contexte que Marie et Philippe de Brévailles ont bravé la morale de l'église en s'aimant au- delà de simples liens fraternels ! Une relation qui leur coûtera le bûcher et le rejet de leur père. Mais le fruit de leur union sera recueilli par un commerçant florentin de passage à paris et touché par la beauté des jeunes amants condamnés. Il élèvera cette enfant  comme la sienne à Florence, ville de richesses et de beautés, de plaisirs et de fêtes. Jusqu'au jour où le passé de la jeune fille va la rattraper et l'entrainer dans une spirale de malheurs et de désillusions. Elles sera mariée pendant une nuit à un étranger puis arrêtée par l'inquisition, jetée dans une maison close, sauvée par un sorcier. Ces expériences à seulement 17 ans vont l'endurcir et elle fera le serment de se venger des assassins de sa mère mais aussi de ceux qui l'ont déshonorée. Pour cela elle devra retourner en France sous l'apparence d'un jeune cavalier, apprendre les sciences du sorcier, oublier les faiblesses du cœur et offrir son corps pour obtenir sa vengeance. Suite au prochain épisode...

Clélia Eychenne

J'ai lu... No et moi, de Delphine de Vigan

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Un miroir fidèle de notre époque et de ses failles les plus profondes...

« Moi je m'en fous pas mal qu'il y ait plusieurs mondes et qu'il faille rester dans le sien. Je ne veux pas que mon monde soit un sous-ensemble A qui ne possède aucune intersection avec d'autres, que mon monde soit une patate étanche tracée sur une ardoise, un ensemble vide. »

Allez savoir pourquoi, cette phrase m'a retourné l'estomac. Peut être parce qu'on finit par oublier qu'il n'y a pas qu'un seul monde, peut être parce qu'on finit par s'y faire, à cette affreuse réalité dans laquelle croiser un sans abri est devenu naturel... Et sûrement parce que Lou ose crier tout haut ce que d'autres n'ont le courage de penser que tout bas...

No et moi, c'est l'histoire d'une rencontre improbable entre Lou, 13 ans, lycéenne discrète et surdouée, et No, 18 ans, SDF. No et moi, c'est l'histoire d'une amitié si forte qu'elle efface toutes les barrières. Du moins pendant un temps. Lou est idéaliste, elle veut croire qu'elle peut changer les choses, que le monde dans lequel elle vit peut être plus beau et plus juste, et que rien n'est immuable. Elle veut croire que No n'est pas destinée à rester dans la rue. Elle veut croire que dans un monde où on achète des baskets à 80€ et des lecteurs MP3 hors de prix, on ne laisse plus les gens mourir devant notre porte. Mais la jeune adolescente découvre bien vite que la rue détruit les vies, et que la réinsertion sociale n'est jamais aussi simple. L'arrivée de No dans sa vie va permettre à Lou de trouver son Autre, de sortir de sa solitude, de pouvoir enfin compter sur une présence, mais elle lui fera également ressentir la honte d'être du « bon côté », la culpabilité d'être une privilégiée, le déséquilibre inévitable de la relation, et la peur de la perte. A la douceur et la légèreté de la relation qui s'établit entre les deux jeunes filles s'oppose la difficulté des inégalités sociales, les conséquences désastreuses de la vie dans la rue et de la perte d'identité et de repères qu'elle entraîne.

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Ce livre est touchant parce qu'il a l'art de dire les choses graves avec légèreté et qu'il décrit le regard d'une jeune fille idéaliste et pleine d'espoirs sur les inégalités de notre société, sur les exclus qui pourraient ne pas l'être, et surtout sur nous, privilégiés inconscients, qui pourrions ne pas l'être non plus...
Bien que tristement réaliste, No et moi reste optimiste car tout comme Lou, nous voulons croire que la vie réserve des Rencontres avec un grand R qui auront le pouvoir de changer les choses.

No et moi de Delphine de Vigan
285 pages, éditions Jean-Claude Lattès, paru en Août 2007

Elsa Pairaud

Marianne Faithful : un livre de volutes

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Anachronique ! Publier un livre de mémoires de Marianne Faithful dans notre époque anti-tabac, cela relève de l'acte le plus révolutionnaire qui soit. Et il faut, en plus, que cela se passe en Angleterre ! Où va le monde ?

Avec Mémories, dreams and reflections, celle qui fut l'égerie des Stones, l'amie de Cecil Beaton comme de Francis Bacon, celle qui scandalisa la Grande-Bretagne bien-pensante des années 60 et 70, et qui fut au coeur de scandales médiatiques liés au sexe et à la drogue, raconte son parcours personnel et professionnel, ses doutes et ses errances, le tout sur un ton direct et sans fard.

La maîtresse vieillissante mais tonique d'Intimité de Patrice Chéreau, la mamie branleuse du film plus récent Irina Palm, se révèle à nous comme une survivante. Autour d'elle, ses amis sont pour la plupart tombés un à un. Désormais sexagénaire, la grande dame au physique épaissi mais au regard toujours ravageur et au sourire carnassier continue d'écrire, d'enregistrer, de tourner sur les scènes du monde.

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Son livre est une bouffée d'air frais structuré comme le sont malgré elles les volûtes de fumée qui montent de sa cigarette. La pensée s'enroule, se déroule, se noue et se dénoue, comme l'esprit se joue des images, des rêves et des souvenirs, sans se soucier vraiment de l'absurde chronologie, qui n'est au fond qu'une vague illusion des hommes.

Memories, dreams and reflections, de Marianne Faithful, Fourth Estate Ed., London, 310 p.  17,99 livres sterling.

CS

Un secret qui pèse… de Philippe Grimbert

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Souvent les enfants s’inventent des histoires, des amis imaginaires, une autre famille. Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère, qui représente à la fois son modèle, son meilleur ami, son confident, son compagnon de jeu, mais aussi quelqu’un qui le tourmente, lui donne des complexes… le symbole du garçon parfait qu’il voudrait être, celui que son père aurait préféré avoir… jusqu’au jour, suite à une dispute de collégien, il découvre la vérité. Horrible, terrifiante, accablante, elle va s’avérer être révélatrice bien que bouleversante. C’est alors que tous les doutes, toutes les questions et toutes les hypothèses qu’il émettait sur le passé de ses parents trouvent enfin des réponses.
Le secret de Philippe Grimbert est la clé de ce livre semi autobiographique, qui nous transporte 60 ans en arrière, au temps de l’Holocauste, où un vent haineux et destructeur s’est abattu sur des millions d’individus. Une histoire touchante, triste et même quelque peu bouleversante, qui nous invite à voir la misère et la souffrance vécues par ces familles victimes.
Ce n’est donc pas une coïncidence si ce livre fut couronné en 2004 par le Prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle. De plus, une adaptation cinématographique, sortie le 5 octobre 2007, a été réalisé par Claude Miller, réunissant Patrick Bruel, Cécile de France et Ludivine Sagnier comme acteurs principaux. Le DVD sera disponible à la vente autour du 2 février 2008.
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Elodie Testa

J'ai lu ... Prodige de Nancy Huston

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Très agréable à lire, ce petit roman raconte la difficulté des relations entre parents et enfants, quand les uns projettent dans les autres leurs espoirs, leurs rêves inaccomplis.
Maya est née très prématurément. Sur les conseils du médecin, sa mère, Lara, lui insuffle son souffle de vie au plus profond de son être, lui donne la force et le désir de rester, de ne pas abandonner. Elle maintient alors sa fille en vie, lui donne sa force en lui contant la musique.
10 ans plus tard, Maya est devenue un prodige. Elle joue du piano « comme on ne sait plus marcher, les pieds à la terre et les yeux perdus à la voûte ». Entre la mère et la fille, une relation fusionnelle s’est construite, mais dans cette relation, le piano prend trop de place… toute la place. Depuis qu’elle s’est jetée à corps perdu dans ce qu’elle considérait comme sa mission absolue, sauver sa fille, Lara ne vit plus qu’à travers l’enfant. Petit à petit, Lara se sent écrasée par la responsabilité de cette survie, et commence à se perdre. La jalousie, l’envie, grignotent alors l’amour qu’elle porte à sa fille.
Marie-Laure Delorme écrivait dans Le Magazine littéraire de mai 1999 : "Prodige est une réflexion profonde et dérangeante sur la maternité… Le livre, semblable à un chant funèbre, est tout entier porté par une vérité à la fois insoutenable et bouleversante : la vie ne peut pas se rendre". Je trouve cette analyse très pertinente quand à la signification de l’histoire racontée par Nancy Huston.

Nancy Huston, Prodige, Actes Sud, 192 pages, 7 €

Witch or witchout you ?

coelho_16_mm_film_Kamera.jpgPaulo Coelho, auteur brésilien à succès ( plus de 75 millions de livres vendus à travers le monde et des ouvrages traduits en 62 langues) se lance dans la réalisation de son roman le plus récent "la sorcière de portobello".
Il propose à cette occasion un concours expérimental :
Adopter le point de vue d'un des 15 narrateurs du roman et filmer l'histoire de l'héroïne Athéna sous cet angle.
Les 15 meilleurs courts métrages participeront à la création du film.
Les musiciens ne sont pas laissés de côtés, ils peuvent de la même manière proposer un thème musical général ou des thèmes personnalisés par personnages ou narrateurs. (Attention, néanmoins les inscriptions par personnages ou narrateurs se limitent à 200.)
Pour participer, s'inscrire avant le 19 mars 2008 sur le blog de l'auteur, les résultats seront diffusés autour du 25 juillet 2008.
Une envie de cinéma collectif ?! une nouvelle page dans l'histoire du cinéma va s'ouvrir! sans aucun doute…

Christian : "une erreur de casting"

j'ai dix ans.jpgChristian
, enfant renié par son père a la naissance, fait douloureusement connaissance avec la vie. Battu par son beau père, fils adoptif de la rue a 8 ans, il semble avoir pour seule compagne la solitude. Mais c’est sans compter sur le passage inopiné « d’anges » qui lui insufflent la force de survivre. Il parviendra même à vivre.

Vivre pour Christian est en premier lieu l’expérience de la honte, de la peur et de la douleur. Mais c’est également la découverte d’un bonheur simple, pur : instant de « détente » entre deux salves de coups, rencontre d’un chien dont la seule présence suffit à panser ses plaies.

Entrer dans ce livre, c’est tomber dans un gouffre d’incompréhension. Incompréhension face a la violence, incompréhension face a l’indifférence des autres. La lecture terminée, on a le sentiment que le monde qui nous entoure n’est plus le même. C’est nous qui sommes transformés.

Le rythme rapide et l’accumulation de phrases courtes nous coupent le souffle, nous maintiennent la tête sous l’eau aux cotés de Christian. Malgré la tourmente qui nous envahit, l’innocence et la candeur de l’enfant qui s’exprime nous surprennent et nous ravissent.  Christian ne fuit pas, et son courage nous porte jusqu’aux dernières lignes du livre.

Christian faucon,  J’ai dix ans, ma vie est un cauchemar, 251 pages, éd. presses de la renaissance, 5,60€

Sarah Arias

 

« Je m’appelle Jeanne Mass » ...

... Et je suis videur au Coconut café : Une parodie du roman contemporain français

Mare du snobisme de la littérature française ?

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Prenez alors un personnage atypique, des aventures dignes des « nouvelles sous ecstasy »  de Beigbeder, ajoutez un meurtre, des ours roses, mélangez le tout et vous obtiendrez un cartoon littéraire sans précédent. Thomas Lelu nous offre dans ce livre une bouffée d’air frais ou l’humour insolent se mêle à l’absurde.

Le patron du Coconut café a été assassiné. Jeanne Mass, videur trouve le corps. Il est persuadé que ce sont deux ours roses qui ont fait le coup, mais la police, à sa grande surprise, le considère comme principal suspect. Commence alors une intrigue policière semblant servir de prétexte à l’accumulation de « chapitres suivants ».

Intriguée par le titre du livre, je n’ai pas été pas déçue : l’hilarité est au rendez-vous.
« Voila c’est tout ce que je voulais dire. Merci, c’était sympa. »

Sarah ARIAS

Thomas Lelu, Je m’appelle Jeanne Mass,  127 pages, éd. Leo Scheer, 4,80 €

Un aventurier comme il en existe plus!

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- Alors, joli marin, tu pars?
- Je suis bien obligé... Je ne suis pas de ceux qui prennent racine!

Il est comme ça Corto. Toujours bien où il est, mais il pense qu'il serait mieux ailleurs...

Voilà qui est Corto Maltese. Héros de Bande Dessiné, devenu Mythe contemporain par ses aventures, créé par Hugo Pratt en 1967.

Littéralement traduit « Le Petit Malté », l'intrépide Corto est né à Malte le 10 juillet 1887 et disparu, et non pas mort, la nuance est capitale, vers 1937, pendant la Guerre d'Espagne.
Comme bon nombre d'oeuvres, les aventures du capitaine Corto Maltese sont devenues multi-générationnelles. Je m'explique. Même pour les plus âgés d'entre nous, des BD parues dans les années 70 ne devraient pas avoir bercé notre génération. Mais le manque de fécondité créatrice de notre époque nous oblige à nous passionner pour des héros d'antan.
Ce qui paradoxalement est une aubaine au vu de ce que l'on découvre dans ces chefs d'oeuvres du passé.
Comme je vous le disais, cet « Indiana Jones » old school a vraiment la bougeotte pour ne pas dire le feu au cul!

 

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J'ai lu "Extrêmement Fort et Incroyablement Près"

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Et si une clé mystérieuse donnait finalement accès à des réponses que l'on ne cherchait pas ?
Jonathan Safran Foer est né à Washington en 1977. Diplômé de philosophie à Princeton, il a publié, à la suite d'un voyage en Ukraine sur les traces de son grand-père, son premier roman, Tout est illuminé (2003). Extrêmement fort et incroyablement près, publié en 2006, est son deuxième roman.


 

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