Artytude, le blog Arts et Biens Culturels de l'ISEG Lyon

Artytude - Blog Culture : Livre

Christian Soleil, intervenant en communication à l'ISEG Lyon, qui signait en 1999 la biographie remarquée de Jean Marais, La Voix brisée, donnera une conférence sur le célèbre acteur le dimanche 11 avril 2010 à 14 heures à la brasserie Le Grand Café, à l'angle du cours Gambetta et de l'avenue de Saxe à Lyon, à l'invitation de Françoise Adam et de l'association « Un dimanche ailleurs ».

La voix brisée_jean marais_christian soleil.jpgMonstre sacré du cinéma, le beau Jean Marais a aussi bien incarné les êtres poétiques et fantastiques des mythes et légendes que les héros de films de cape et d'épée, belle gueule aux bras d'acier. D'abord figurant pour le théâtre et dans les films de Marcel l'Herbier, la carrière de l'acteur ne débute vraiment qu'en 1937 où il fait la connaissance de Jean Cocteau qui deviendra son compagnon. Le poète lui donne un petit rôle dans "Oedipe Roi". Il jouera aussi dans "L' Aigle à deux têtes" (1947), "Les Parents terribles" (1948) et "Orphée" (1950). Jean Marais débute au cinéma en 1941 avec "Le Pavillon brûle" de Jean de Baroncelli. Mais la consécration au cinéma, Jean Marais la doit encore à Cocteau pour qui en 1943 Delannoy réalisera "L' éternel retour" où Marais devint le symbole de la jeunesse. Viendront ensuite : "La belle et la bête" (1946), "Le comte de Monte-Cristo" (1955), "La Princesse de Clève" (1960), "Le capitaine Fracasse" (1961), "Le masque de fer" (1962), "Le bossu" (1959), "Fantomas" (1966).

Christian Soleil a publié à ce jour plus d'une centaine d'ouvrages dont plusieurs dizaines de biographies d'artistes et de personnages historiques. Il vient de faire paraître une biographie du poète socialiste anglais Rupert Brooke, et prépare un nouvel ouvrage sur Duncan Grant et le groupe de Bloomsbury.

Plus d'information sur Christian Soleil ici !

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img027.jpg"Japon : un monde flottant"

Vous partez au Japon pour parler business ? Vous ne savez pas comment vous préparer ? Comment découvrir de la culture du pays avant le grand saut ? Comment vous adapter aux moeurs, aux rites, aux coutumes ? Comment faire bonne impression tout en restant vous-même ?

Cet ouvrage s'adresse à vous : homme d'affaires, étudiant, professeur. Un rappel bref et concis des fondements mythologiques, religieux et historiques de la culture nippone, une découverte des valeurs essentielles des autochtones, des conseils pratiques sur les comportements à développer ou au contraire à éviter dans les situations courantes de la vie, dans les relations interpersonnelles, mais aussi dans les présentations professionnelles, les réunions, les entretiens de négociation, quelques phrases types en japonais que vous pourrez placer à bon escient dans la conversation, même si vous avez décidé de ne pas apprendre la langue. Et bien sûr une bibliographie très fournie qui vous permettra d'approfondir les aspects désirés en matière de culture ou de management.

Fruit d'une dizaine d'années de recherches, d'interviews et de pratique personnelle du Japon par l'auteur, cet ouvrage avant tout pragmatique, constitue l'introduction la plus complète à une première expérience des affaires au pays des Samouraïs.

Disponible sur www.edilivre.com et en librairie

Biographie de l'auteur :
Christian Soleil a publié depuis un quart de siècle plus d'une cinquantaine d'ouvrages dans des genres très différents : fiction, biographies, essais. Il vit et travaille comme consultant en communication et en management dans le sud est de la France et passe son temps libre à écrire entre Cavaillon, Londres, Berlin, Tokyo et Kyoto.

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L'ACBD* dans son bilan 2008 révèle que le marché du 9ème art se porte bien. Les éditeurs francophones réussissent un beau pari en multipliant les titres vers des cibles de plus en plus diversifiées avec par exemple le développement de 68 titres à destination du public féminin comme Bulles de filles aux Editions Dargaud. Ainsi en France, 1 livre acheté sur 8 est une bande dessinée. Ces histoires à bulles (papier et/ou digital) ont également de beaux jours devant elles avec l'essor des technologies numériques.

•    La production de bandes dessinées est en progression constante : + 10 % en 2008 avec 4746 livres. Le secteur développe "une énorme activité secondaire ou dérivée. Surtout en ce qui concerne les exploitations cinématographiques et publicitaires qui stimulent plus que jamais la consommation de bandes dessinées et inversement : cinéma, télévision, dessins animés, jeux vidéo, Internet et autres applications récentes de l'industrie numérique." Certains bédéphiles sont aussi nostalgiques, ainsi 201 œuvres datant de plus de 20 ans ont pu être rééditées l'an passé. Gilles Ratier de l'ACBD précise qu'aux quatre principaux lectorats, celui des séries asiatiques, des albums franco-belges, des comics américains et des romans graphiques s'ajoutent de nouvelles niches. Point noir dans le bilan annuel, la presse de bande dessinée souffrirait de la concurrence d'Internet qui offre des possibilités créatives immenses et la gratuité du support.

•    95 séries continuent à se placer en 2008 parmi les meilleures ventes, tous genres de livres confondus (hors mangas). Parmi les plus gros tirages, citons :

-    Titeuf de Zep avec 1 832 000 exemplaires
-    Blake et Mortimer de Yves Sente et André Juillard avec 600 000 exemplaires
-    Largo Winch de Jean Van Hamme et Philippe Francq tiré à 490 000 exemplaires

Concernant les mangas, 9 séries voient leurs ventes exploser notamment Naruto en tête avec 220 000 exemplaires pour chaque tome. De plus, comme l'indique le bilan de l'ACBD, "Au Japon, la BD sur téléphone mobile et l'usage numérique de la bande dessinée est entré dans une phase industrielle, alors qu'en Europe nous n'en sommes encore qu'au stade expérimental !"

•    Quant aux dessins originaux de BD, ils ont la côte ! Une couverture originale de Tintin s'est arrachée à 764 200 €. Certaines aquarelles d'Hugo Pratt, créateur de Corto Maltese, se sont vendues 300 000 €. 355 planches de la BD Animal'z réalisée par Enki Bilal sont exposées à la maison de ventes Artcurial du 8 juillet au 10 septembre 2009.

ACBD : Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée

Source : www.acbd.fr

Crédits photo : flickr

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Le constat est rude : un tiers des Français ne lisent absolument pas. Et depuis plus d’une quinzaine d’années, le taux de lecture moyen va en déclinant. Un état des lieux qui se révèle amer au moment où s’achève le 29e Salon du Livre de Paris.

Les femmes, plus assidues


Selon le sondage réalisé par TNS-Sofres pour La Croix, les femmes arrivent largement en tête des plus grands lecteurs : 42 % d’entre elles lisent plus de 6 livres par an, contre 26 % seulement pour les hommes. Parmi les très gros lecteurs (plus de 50 livres chaque année), on trouve deux fois plus de femmes : 4 % contre 2 % pour les hommes.

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Au total, 74 % des femmes lisent lorsque seuls 61 % des hommes le font. Quant à la situation professionnelle des lecteurs, 40 % des salariés du secteur public lisent contre 26 % pour le privé.

Baisse du taux de lecture


L’enquête réalisée depuis plus de 18 ans montre un fléchissement global de l’attrait des Français pour les livres. Si ceux qui lisent plus de 5 livres par an représentaient de 42 % de la population en 1981, ils ne sont plus que 35 % aujourd’hui. Conséquence directe, le nombre de petits lecteurs augmente dans l’ensemble, passant de 24 à 34 %. Seule « satisfaction », relative, la proportion de Français qui ne lisent pas est passée de 33 à 30 % depuis 1981, après être tombée à 27 % en 1995.

Se divertir, s’instruire

La motivation pour lire semble plutôt claire : près de la moitié des lecteurs se plonge dans un ouvrage avant tout pour se divertir (50 %) et se cultiver (49 %). Viennent ensuite la volonté de s’évader (38 %), puis méditer et réfléchir (23 %). Quant aux critères de choix du livre, c’est d’abord le sujet de l’ouvrage qui prime, pour 40 % des personnes interrogées, l’auteur dans une moindre mesure (11 %) et les conseils de proches (9 %). Les critiques s’avèrent finalement peu décisive dans le choix (4 %), ni les prix littéraires (1 %).

Et le livre électronique ?


La tendance est donc à la baisse du taux de lecture, qui touche de plein fouet les jeunes générations. Des études réalisées outre-Atlantique ont récemment révélé un phénomène similaire aux Etats-Unis et au Canada. Certains estiment que l’émergence du livre électronique pourrait endiguer ce mouvement. Ce à quoi Steve Jobs, le PDG d’Apple, se réjouissant de l’arrivée d’un tel outil a laconiquement répondu mi-janvier : « Que le produit soit bon ou mauvais n’a pas d’importance, le fait est que les gens ne lisent plus. 40 % des Américains lisent un livre ou moins dans l’année. La conception même est donc viciée dès le départ puisque plus personne ne lit. »

http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2009/3/11/sondage-lecture.pdf

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Le 20 novembre dernier, Europeana, la très grande et très attendue bibliothèque numérique européenne a été victime de son succès. Quelques minutes à peine après son lancement, le site n’a pas supporté que le nombre de clics dépasse les 10 millions par heure. Europeana rouvrira à la mi-décembre. Pour le moment, les internautes déçus pourront toujours se consoler sur Google Book Search, son concurrent privé.

Gallica, la pionnière

Le premier exemple de bibliothèque numérique revient à Gallica, le site de la Bibliothèque nationale de France (BNF), lancé en 1997, avec l’ambition de devenir la « bibliothèque virtuelle de l'honnête homme ». Elle regroupe des livres numérisés, des cartulaires, des revues, des photos et des enluminures. Au mois de septembre, elle comptait plus de près de 250 000 fascicules numérisés. Mais elle propose depuis seulement un an des textes ocrisés (d’OCR : reconnaissance optique des caractères), sur son nouveau site Gallica 2.
googbook.jpgLa véritable initiative d’indexation intelligente de texte revient à Google qui a lancé sa bibliothèque numérique en 2005, accessible dans le monde entier et incorporée à son moteur de recherche. Le géant de l’informatique a passé différents accords avec de grandes universités, dont celles de Stamford et d'Harvard. Le projet avait provoqué de vives réactions en France, et notamment celle du président de la BNF, Jean-Noël Jeanneney, qui dénonçait les risques d'hégémonie de Google. Il s’était d'ailleurs fendu d’un ouvrage : Quand Google défie l'Europe, plaidoyer pour un sursaut, qui avait alerté Jacques Chirac qui avait souhaité lancer une contre-offensive avec plusieurs chefs d'États pour la création d'une bibliothèque numérique européenne. Europeana est lancée.

Le fonds Europeana


Depuis, une sélection d’œuvres a été numérisée par les musées et les bibliothèques européens, à l’exception de l’Estonie, de l’Irlande et de Malte qui n’ont rien envoyé. 28 pays sont parties-prenantes, y compris la Norvège et la Suisse, pourtant en dehors de l’Union européenne. La France est le principal pourvoyeur du fonds, avec 52 % d’œuvres sur les 2 millions qu’elle regroupe pour le moment. Jusqu’alors Bruxelles contribuait au projet à hauteur de 1,3 million d’euros pour aider à son développement et devrait allouer près de 120 millions d’euros en 2009-2010 pour aider les Etats à mettre en ligne leur patrimoine culturel et tenter de dépasser les 6 millions d’œuvres en 2010. Pour éviter les déboires rencontrés par Google Book Search (voir plus loin), Europeana ne propose que des œuvres libres de droit, mais elle donne accès à des livres, des films, des photos, des tableaux, de la musique, des quotidiens et des manuscrits. La bibliothèque propose un vrai tri hiérarchisé, pertinent, sans liens commerciaux.

Google : plus de 10 millions de titres…


De son côté, le moteur de recherche américain bénéficie de sa position particulière, de sa dimension mondiale et de son ancienneté, pour proposer aujourd’hui plus de 10 millions de titres, dont certaines publications récentes. Mais cela ne s’est pas fait sans heurts : les associations American Publishers et l’Authors Guild avaient entamé en 2005 une class action contre Google qui aurait numérisé sans autorisation des contenus. Fin octobre, le conflit s’est finalement soldé par un accord qui prévoit que la firme américaine verse 125 millions de dollars pour mettre fin aux poursuites et financer la mise en place d’un Registre des droits sur les livres et clôturer les litiges en cours avec les auteurs et les éditeurs.

… et Lyon comme partenaire


Google s’appuie aussi sur l’avance prise par les bibliothèques universitaires américaines en matière de numérisation sur les institutions européennes, à la traîne. Avec ce nouvel accord, le moteur de recherche s’est imposé aux Etats-Unis. En Europe, les voix continuent à s’élever contre, mais Google multiplie les accords, en témoigne celui qu’il vient de passer avec la ville de Lyon, qui possède la deuxième collection la plus importante de l’Hexagone, derrière la BNF. Le géant du web se propose de prendre à sa charge la numérisation des 500 000 ouvrages de la ville (en mode texte et image), dans un délai de 10 ans. Les premières numérisations devraient être disponibles dès le 2e semestre 2009. Faute de financement, Europeana n’a pu s’aligner sur cette proposition. Impossible de connaître le montant exact du budget alloué à Google Book Search, mais la société ne s’est certainement pas lancée dans une si vaste opération par pure philanthropie. Certains murmurent que Google parie ainsi sur l’explosion, programmée, des e-books.

Microsoft en échec

Microsoft s'était également lancé en 2006 dans l'aventure de numérisation du patrimoine littéraire mondial, avec son projet MSN Book Search, dans le but de prendre l’exact contre-pied de Google, en proposant des ouvrages libres de droits et avec l’accord des éditeurs. Mais le site n’attirant pas suffisamment d’internautes, Microsoft a décidé de l’abandonner en juin 2008, après avoir numérisé près de 750 000 livres et quelques 80 millions d’articles de journaux.

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Europeana, ambitieux projet, a son doute raté son entrée, peut-être à cause d’une trop grande précipitation. Mais les nombreuses connections dès son lancement montrent bien l’immense attente, - pour l’heure déçue -, qu’elle suscite. Plus que de pouvoir rivaliser immédiatement avec sa concurrente Google Book Search, elle constitue une alternative publique. Et pour beaucoup, c’est précisément l’appropriation par une société, de biens culturels, tombés dans le domaine public, qui pose problème. C’est ce que dénonce Jean-Noël Jeanneney dans son ouvrage, qui en outre, s’inquiète de l’hégémonie de la langue anglaise dans les nouveaux médias.

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19088852.jpgC’est une manie typiquement française : les éditeurs ne parlent pas d’argent, encore moins des contrats qui les lient aux auteurs, surtout quand ces derniers sont des têtes d’affiches, qui vendent chaque année plusieurs millions d’exemplaires.


- Marc Lévy, premier au hit-parade. Selon une étude du cabinet Gfk et Les Echos (7/8 novembre 2008), l’écrivain, qui a la plus vendu en France, aurait généré un chiffre d’affaires de 80,6 millions d’euros, entre janvier 2005 et septembre 2008.  Ses ventes, avoisinant les 7 millions d’exemplaires, auraient à elles seules rapporté 72.8 millions d’€. Son dernier ouvrage, Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites, sorti au début de l’année, a déjà dépassé les 700 000 exemplaires. Le reste provient du cinéma et des films tirés de ses livres.

- Anna Gavalda. Deuxième du classement, l’auteur à succès, traduite dans 36 pays, gagnerait 50,3 M€, sur la même période, avec plus de 3,5 millions de livres vendus. Le film Ensemble, c’est tout, un succès en salle, aurait rapporté par contrat à l’écrivain et son éditeur, Le Dilettante, 0,75 %  sur chaque entrée et sur chaque vidéo, avec un minimum garanti à hauteur de 150 000 €.

- Guillaume Musso. Sous contrat avec les éditions XO de Bernard Fixot, puissant pourvoyeur de bestsellers, le jeune écrivain aurait engendré 35 millions d’euros avec plus de 3,7 millions d’exemplaires vendus, dont 1,2 million rien qu’en 2007.

- Fred Vargas. Star du polar français, nombre de ses livres font l’objet d’adaptations au cinéma et à la télévision. Elle aurait, entre janvier 2005 et septembre 2008, gagné environ 33,6 millions d’euros. L’adaptation de Pars vite et reviens tard au cinéma, aurait rapporté plus de 5 millions d’euros. 

- Bernard Weber. Phénomène mondial (chacun de ses livres dépasse le million d’exemplaires en Corée du Sud), il aurait créé un chiffre d’affaires de 33M€. Bien qu’il vende plus de livres que Fred Vargas, ses revenus sont moindres, en raison d’adaptations, au cinéma et au théâtre, souvent mal accueillies par les spectateurs.

Le marché de la littérature s’avère complexe : les ventes se concentrent sur un petit nombre de titres. En moyenne, un livre est tiré à 8 591 exemplaires seulement. En France, un écrivain à succès toucherait a minima 15 % sur le prix public du grand format, lorsqu’un auteur plus modeste engrangerait lui de 8 à 12 %. Pour les écrivains les mieux vendus, ce taux pourrait atteindre les 20 % et 5 % sur les ventes poches. L’éditeur gagnerait quant à lui entre 15 et 20 % du prix public de l’ouvrage, auxquels il doit déduire les frais de promotion.

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Ruppert Brooke.jpgEtudiant du King's College, poète, contemporain et proche de la jeune Virginia Woolf, Rupert Brooke connut une brève carrière littéraire, prématurément interrompue par la maladie et la mort. Mais l'auteur des Wars Sonnets, socialiste convaincu, ne fut pas seulement artiste. En effet, en 1910, durant sa scolarité à Cambridge, il prononça une conférence sur les relations qui existent entre système politique et création artistique. Plus précisément, quelles sont les conséquences de la démocratie sur la production littéraire, plastique, musicale ou picturale ?

Alors que le système du mécénat aristocratique touche à son terme, comment l'artiste va-t-il poursuivre son oeuvre ? Qui doit soutenir la création ? Et quels risque court-elle en s'attachant financièrement à de nouvelles ressources économiques ? Des questions âpres, trop souvent occultées, mais qui nous forcent à reconsidérer le statut de l'artiste dans nos sociétés. Avec ces notes préparatoires, tantôt emportées, tantôt idéalistes, Rupert Brooke nous rappelle que l'art est toujours affaire publique et nécessairement politique.

A travers cette conférence, Rupert Brooke, poète et intellectuel de l'Angleterre du début du XXe siècle, pose les jalons d'une véritable politique artistique. Non parce qu'elle oriente idéologiquement la création, mais dans sa manière de penser les conditions matérielles et économiques de la perpétuation de l'art. Porteur des idéaux sociaux (et socialistes) de toute une génération d'intellectuels et d'artistes, enthousiaste et parfois utopiste, ce texte demeure, malgré son âge presque centenaire et les thèses étonnantes qu'il reproduit, un document littéraire et critique de premier ordre.

C.S.

Arts et démocratie, de Rupert Brooke, traduit de l'anglais par Christian Soleil, EPU Université collection Sciences humaines et sociales, 10 euros.

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Rupert-BrookeL.jpgThe task of translating Rupert Brooke's Democracy and the Arts into French is no easy one. Not so easy anyway as I first imagined when I was asked to do so by a French publisher and I accepted, a few months ago. Translating book is not my main occupation, as I mostly write novels, biographies and essays, of which about forty have been published up to now in my country - France. But as I have written a biography of Rupert Brooke - still to come out - as well as a - published - essay about Virginia Woolf's places, and as I am presently working on apocryphal memoirs of Duncan Grant - Vanessa Bell's companion and former lover of David Garnetf who once came to the Orchard to spend a few days with Rupert - my publisher thought I could be interested. As things happen, I was. And as time rushes by  - the church clock scarcely ever stands at ten to three in our hectic days - I decided to work on the text during my long Summer holidays on Skyros Island. After all, what better place to work on Brooke's works ?

I discovered Skyros Island six or seven years ago when I started working on the biography. Skyros on which Rupert and his Division, while heading for the Dardanelles, took part in a Divisional Field Day on 20th April 1915. Denis Browne guided Rupert and his other friends to an olive grove he had discovered, of about a dozen trees, a place of exceptional beauty, above a dry river bed. They rested there. Rupert found the place full of a strange magic and peace. Three days later his friends remembered his pleasure there, when it was time to bury the poet...

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auden.jpgDes millions de spectateurs et de spectatrices de «4 mariages et un enterrement» ont été bouleversés en France par le poème récité lors de la cérémonie funèbre. Ces millions de personnes ignorent probablement l'oeuvre d'un des plus grands poètes de ce siècle : W.H. Auden (1907-1973).

Ses amis ont réuni récemment dix de ses plus beaux poèmes d'amour sous le titre Tell me the truth about love et ce recueil est le succès le plus inattendu de l'édition anglaise en 2007. Christian Bourgois éditeur vient de publier une traduction en version bilingue de cet ouvrage. Gageons qu'elle sera ressentie par le public français avec le même enthousiasme ému à la lecture de ces textes.

C.S.

Dis-moi la vérité sur l'amour, de W.H. Auden, Christian Bourgois éd., 64 p., 9,00 euros.

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benzoni.jpgLa florentine : Fiora et le Magnifique

Ce roman réunit tous les éléments d'une passionnante intrigue au cœur du XVème siècle à l'époque de Charles VI et des Médicis, de Lorenzo le Magnifique et des dangers de l'invasion anglaise ; l'époque des alliances, des mariages arrangés et des trahisons. C'est dans ce contexte que Marie et Philippe de Brévailles ont bravé la morale de l'église en s'aimant au- delà de simples liens fraternels ! Une relation qui leur coûtera le bûcher et le rejet de leur père. Mais le fruit de leur union sera recueilli par un commerçant florentin de passage à paris et touché par la beauté des jeunes amants condamnés. Il élèvera cette enfant  comme la sienne à Florence, ville de richesses et de beautés, de plaisirs et de fêtes. Jusqu'au jour où le passé de la jeune fille va la rattraper et l'entrainer dans une spirale de malheurs et de désillusions. Elles sera mariée pendant une nuit à un étranger puis arrêtée par l'inquisition, jetée dans une maison close, sauvée par un sorcier. Ces expériences à seulement 17 ans vont l'endurcir et elle fera le serment de se venger des assassins de sa mère mais aussi de ceux qui l'ont déshonorée. Pour cela elle devra retourner en France sous l'apparence d'un jeune cavalier, apprendre les sciences du sorcier, oublier les faiblesses du cœur et offrir son corps pour obtenir sa vengeance. Suite au prochain épisode...

Clélia Eychenne

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No_et_moi.jpgUn miroir fidèle de notre époque et de ses failles les plus profondes...

« Moi je m'en fous pas mal qu'il y ait plusieurs mondes et qu'il faille rester dans le sien. Je ne veux pas que mon monde soit un sous-ensemble A qui ne possède aucune intersection avec d'autres, que mon monde soit une patate étanche tracée sur une ardoise, un ensemble vide. »

Allez savoir pourquoi, cette phrase m'a retourné l'estomac. Peut être parce qu'on finit par oublier qu'il n'y a pas qu'un seul monde, peut être parce qu'on finit par s'y faire, à cette affreuse réalité dans laquelle croiser un sans abri est devenu naturel... Et sûrement parce que Lou ose crier tout haut ce que d'autres n'ont le courage de penser que tout bas...

No et moi, c'est l'histoire d'une rencontre improbable entre Lou, 13 ans, lycéenne discrète et surdouée, et No, 18 ans, SDF. No et moi, c'est l'histoire d'une amitié si forte qu'elle efface toutes les barrières. Du moins pendant un temps. Lou est idéaliste, elle veut croire qu'elle peut changer les choses, que le monde dans lequel elle vit peut être plus beau et plus juste, et que rien n'est immuable. Elle veut croire que No n'est pas destinée à rester dans la rue. Elle veut croire que dans un monde où on achète des baskets à 80€ et des lecteurs MP3 hors de prix, on ne laisse plus les gens mourir devant notre porte. Mais la jeune adolescente découvre bien vite que la rue détruit les vies, et que la réinsertion sociale n'est jamais aussi simple. L'arrivée de No dans sa vie va permettre à Lou de trouver son Autre, de sortir de sa solitude, de pouvoir enfin compter sur une présence, mais elle lui fera également ressentir la honte d'être du « bon côté », la culpabilité d'être une privilégiée, le déséquilibre inévitable de la relation, et la peur de la perte. A la douceur et la légèreté de la relation qui s'établit entre les deux jeunes filles s'oppose la difficulté des inégalités sociales, les conséquences désastreuses de la vie dans la rue et de la perte d'identité et de repères qu'elle entraîne.

SDF.jpgCe livre est touchant parce qu'il a l'art de dire les choses graves avec légèreté et qu'il décrit le regard d'une jeune fille idéaliste et pleine d'espoirs sur les inégalités de notre société, sur les exclus qui pourraient ne pas l'être, et surtout sur nous, privilégiés inconscients, qui pourrions ne pas l'être non plus...
Bien que tristement réaliste, No et moi reste optimiste car tout comme Lou, nous voulons croire que la vie réserve des Rencontres avec un grand R qui auront le pouvoir de changer les choses.

No et moi de Delphine de Vigan
285 pages, éditions Jean-Claude Lattès, paru en Août 2007

Elsa Pairaud

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Faithfull_1966.jpgAnachronique ! Publier un livre de mémoires de Marianne Faithful dans notre époque anti-tabac, cela relève de l'acte le plus révolutionnaire qui soit. Et il faut, en plus, que cela se passe en Angleterre ! Où va le monde ?

Avec Mémories, dreams and reflections, celle qui fut l'égerie des Stones, l'amie de Cecil Beaton comme de Francis Bacon, celle qui scandalisa la Grande-Bretagne bien-pensante des années 60 et 70, et qui fut au coeur de scandales médiatiques liés au sexe et à la drogue, raconte son parcours personnel et professionnel, ses doutes et ses errances, le tout sur un ton direct et sans fard.

La maîtresse vieillissante mais tonique d'Intimité de Patrice Chéreau, la mamie branleuse du film plus récent Irina Palm, se révèle à nous comme une survivante. Autour d'elle, ses amis sont pour la plupart tombés un à un. Désormais sexagénaire, la grande dame au physique épaissi mais au regard toujours ravageur et au sourire carnassier continue d'écrire, d'enregistrer, de tourner sur les scènes du monde. mariannefaithful.jpg 

Son livre est une bouffée d'air frais structuré comme le sont malgré elles les volûtes de fumée qui montent de sa cigarette. La pensée s'enroule, se déroule, se noue et se dénoue, comme l'esprit se joue des images, des rêves et des souvenirs, sans se soucier vraiment de l'absurde chronologie, qui n'est au fond qu'une vague illusion des hommes.

Memories, dreams and reflections, de Marianne Faithful, Fourth Estate Ed., London, 310 p.  17,99 livres sterling.

CS

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Souvent les enfants s’inventent des histoires, des amis imaginaires, une autre famille. Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère, qui représente à la fois son modèle, son meilleur ami, son confident, son compagnon de jeu, mais aussi quelqu’un qui le tourmente, lui donne des complexes… le symbole du garçon parfait qu’il voudrait être, celui que son père aurait préféré avoir… jusqu’au jour, suite à une dispute de collégien, il découvre la vérité. Horrible, terrifiante, accablante, elle va s’avérer être révélatrice bien que bouleversante. C’est alors que tous les doutes, toutes les questions et toutes les hypothèses qu’il émettait sur le passé de ses parents trouvent enfin des réponses.
Le secret de Philippe Grimbert est la clé de ce livre semi autobiographique, qui nous transporte 60 ans en arrière, au temps de l’Holocauste, où un vent haineux et destructeur s’est abattu sur des millions d’individus. Une histoire touchante, triste et même quelque peu bouleversante, qui nous invite à voir la misère et la souffrance vécues par ces familles victimes.
Ce n’est donc pas une coïncidence si ce livre fut couronné en 2004 par le Prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle. De plus, une adaptation cinématographique, sortie le 5 octobre 2007, a été réalisé par Claude Miller, réunissant Patrick Bruel, Cécile de France et Ludivine Sagnier comme acteurs principaux. Le DVD sera disponible à la vente autour du 2 février 2008.

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Elodie Testa

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nancy-huston.jpgTrès agréable à lire, ce petit roman raconte la difficulté des relations entre parents et enfants, quand les uns projettent dans les autres leurs espoirs, leurs rêves inaccomplis.
Maya est née très prématurément. Sur les conseils du médecin, sa mère, Lara, lui insuffle son souffle de vie au plus profond de son être, lui donne la force et le désir de rester, de ne pas abandonner. Elle maintient alors sa fille en vie, lui donne sa force en lui contant la musique.
10 ans plus tard, Maya est devenue un prodige. Elle joue du piano « comme on ne sait plus marcher, les pieds à la terre et les yeux perdus à la voûte ». Entre la mère et la fille, une relation fusionnelle s’est construite, mais dans cette relation, le piano prend trop de place… toute la place. Depuis qu’elle s’est jetée à corps perdu dans ce qu’elle considérait comme sa mission absolue, sauver sa fille, Lara ne vit plus qu’à travers l’enfant. Petit à petit, Lara se sent écrasée par la responsabilité de cette survie, et commence à se perdre. La jalousie, l’envie, grignotent alors l’amour qu’elle porte à sa fille.
Marie-Laure Delorme écrivait dans Le Magazine littéraire de mai 1999 : "Prodige est une réflexion profonde et dérangeante sur la maternité… Le livre, semblable à un chant funèbre, est tout entier porté par une vérité à la fois insoutenable et bouleversante : la vie ne peut pas se rendre". Je trouve cette analyse très pertinente quand à la signification de l’histoire racontée par Nancy Huston.

Nancy Huston, Prodige, Actes Sud, 192 pages, 7 €

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coelho_16_mm_film_Kamera.jpgPaulo Coelho, auteur brésilien à succès ( plus de 75 millions de livres vendus à travers le monde et des ouvrages traduits en 62 langues) se lance dans la réalisation de son roman le plus récent "la sorcière de portobello".
Il propose à cette occasion un concours expérimental :
Adopter le point de vue d'un des 15 narrateurs du roman et filmer l'histoire de l'héroïne Athéna sous cet angle.
Les 15 meilleurs courts métrages participeront à la création du film.
Les musiciens ne sont pas laissés de côtés, ils peuvent de la même manière proposer un thème musical général ou des thèmes personnalisés par personnages ou narrateurs. (Attention, néanmoins les inscriptions par personnages ou narrateurs se limitent à 200.)
Pour participer, s'inscrire avant le 19 mars 2008 sur le blog de l'auteur, les résultats seront diffusés autour du 25 juillet 2008.
Une envie de cinéma collectif ?! une nouvelle page dans l'histoire du cinéma va s'ouvrir! sans aucun doute…
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j'ai dix ans.jpgChristian, enfant renié par son père a la naissance, fait douloureusement connaissance avec la vie. Battu par son beau père, fils adoptif de la rue a 8 ans, il semble avoir pour seule compagne la solitude. Mais c’est sans compter sur le passage inopiné « d’anges » qui lui insufflent la force de survivre. Il parviendra même à vivre.

Vivre pour Christian est en premier lieu l’expérience de la honte, de la peur et de la douleur. Mais c’est également la découverte d’un bonheur simple, pur : instant de « détente » entre deux salves de coups, rencontre d’un chien dont la seule présence suffit à panser ses plaies.

Entrer dans ce livre, c’est tomber dans un gouffre d’incompréhension. Incompréhension face a la violence, incompréhension face a l’indifférence des autres. La lecture terminée, on a le sentiment que le monde qui nous entoure n’est plus le même. C’est nous qui sommes transformés.

Le rythme rapide et l’accumulation de phrases courtes nous coupent le souffle, nous maintiennent la tête sous l’eau aux cotés de Christian. Malgré la tourmente qui nous envahit, l’innocence et la candeur de l’enfant qui s’exprime nous surprennent et nous ravissent.  Christian ne fuit pas, et son courage nous porte jusqu’aux dernières lignes du livre.

Christian faucon,  J’ai dix ans, ma vie est un cauchemar, 251 pages, éd. presses de la renaissance, 5,60€

Sarah Arias

 

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... Et je suis videur au Coconut café : Une parodie du roman contemporain français

Mare du snobisme de la littérature française ?
jeanne-mass.jpgPrenez alors un personnage atypique, des aventures dignes des « nouvelles sous ecstasy »  de Beigbeder, ajoutez un meurtre, des ours roses, mélangez le tout et vous obtiendrez un cartoon littéraire sans précédent. Thomas Lelu nous offre dans ce livre une bouffée d’air frais ou l’humour insolent se mêle à l’absurde.

Le patron du Coconut café a été assassiné. Jeanne Mass, videur trouve le corps. Il est persuadé que ce sont deux ours roses qui ont fait le coup, mais la police, à sa grande surprise, le considère comme principal suspect. Commence alors une intrigue policière semblant servir de prétexte à l’accumulation de « chapitres suivants ».

Intriguée par le titre du livre, je n’ai pas été pas déçue : l’hilarité est au rendez-vous.
« Voila c’est tout ce que je voulais dire. Merci, c’était sympa. »

Sarah ARIAS

Thomas Lelu, Je m’appelle Jeanne Mass,  127 pages, éd. Leo Scheer, 4,80 €

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« L’émotion nous égare : c’est son principal mérite » Oscar Wilde

Et pour les émotifs justement, pour les passionnés d'art, de culture, de lecture,un conseil: abonnez vous à Muze ! Un magazine complet et agréable à lire sur l'actualité littéraire et cinématographique, comprenant des citations à thème et un poème inconnu, toujours à la même page. Ce recueil, je l'attends tous les mois rien que pour ce poème souvent émouvant ou original. De plus, le magazine a l'avantage de présenter des extraits de livre avec commentaires ou critiques, ce qui me permet d'avoir un aperçu plus objectif et révélateur du style de l'auteur. J'ouvre à la onzième page... Ah! Une lettre d'Alfred de Musset à Georges Sand... pas vraiment inconnu!

«  Il faudra bien t'y faire à cette solitude
Pauvre coeur insensé, tout prêt à se rouvrir
Qui sait si mal aimer et sait si bien souffrir »

... J'ADORE!

Puis page 20: la mode ; page 21: reportage photos sur terrain qui peind souvent le visage d’une civilisation oubliée ou détruite ; page 25: petit historique sur un courant littéraire ou une figure célèbre de la littérature... et tant d'autres choses qui devraient vous envoûter !

Clélia Eychenne

 

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Corto1.jpg- Alors, joli marin, tu pars?
- Je suis bien obligé... Je ne suis pas de ceux qui prennent racine!

Il est comme ça Corto. Toujours bien où il est, mais il pense qu'il serait mieux ailleurs...

Voilà qui est Corto Maltese. Héros de Bande Dessiné, devenu Mythe contemporain par ses aventures, créé par Hugo Pratt en 1967.

Littéralement traduit « Le Petit Malté », l'intrépide Corto est né à Malte le 10 juillet 1887 et disparu, et non pas mort, la nuance est capitale, vers 1937, pendant la Guerre d'Espagne.
Comme bon nombre d'oeuvres, les aventures du capitaine Corto Maltese sont devenues multi-générationnelles. Je m'explique. Même pour les plus âgés d'entre nous, des BD parues dans les années 70 ne devraient pas avoir bercé notre génération. Mais le manque de fécondité créatrice de notre époque nous oblige à nous passionner pour des héros d'antan.
Ce qui paradoxalement est une aubaine au vu de ce que l'on découvre dans ces chefs d'oeuvres du passé.
Comme je vous le disais, cet « Indiana Jones » old school a vraiment la bougeotte pour ne pas dire le feu au cul!

 

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Et si une clé mystérieuse donnait finalement accès à des réponses que l'on ne cherchait pas ?
Jonathan Safran Foer est né à Washington en 1977. Diplômé de philosophie à Princeton, il a publié, à la suite d'un voyage en Ukraine sur les traces de son grand-père, son premier roman, Tout est illuminé (2003). Extrêmement fort et incroyablement près, publié en 2006, est son deuxième roman.

 


 

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