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Tu fais sûrement partie du lot !

« On les appelle bourgeois bohèmes ou bien bobos pour les intimes » Renaud
Définition:

les-bobos.gifBourgeois:
  conservateur, conformiste, fermé à la littérature et aux arts.
Bohèmes:  mener une vie irrégulière et désordonnée.
Pppppfffff quel bordel!

Alors si même les dictionnaire s'y mettent, on est pas sorti. Mais officiellement c'est une nouvelle catégorie sociale. En définition c'est pas très clair puisqu'ils veulent être comme personne, mais à repérer, c'est chose bien plus aisée...

C'est un peu la gauche caviar si vous voulez... mais ça n'empêche pas certains d'être de droite non plus. Quoi qu'il en soit, les 2 appellations ont une connotation péjorative. Faites ce que je dis, pas ce que je fais, comme dirait l'autre.
Ça crache sur la mondialisation et la consommation, mais ça gagne 10000 par mois. Collec d'été Agnès b. dans la penderie, Audi A5 dans le garage, mais Libé sur la table de chevet et poster de Sartre dans la chambre à coucher. A n'y rien comprendre.
Zadig et Voltaire de la tête au pied , qu'ils lisent parallèlement, absinthe et gros pète le samedi soir, mais revendiquent leurs idéos gaucho syndicalo aux cotés des cheminots dans la manif du lundi matin. Contradiction permanente! C'est peut être la raison pour laquelle, être bobo, est si mal perçu de nos jours, ce coté faux derche.

La première règle du bobo est: ne jamais dire qu'on est bobo

1er commandement : ne jamais faire comme monsieur tout le monde!
Il est impératif de se différencier de cette masse informe que forme la populace. Très souvent  avant-gardiste en matière de mode, ils exploitent le moindre filon qui pourrait les détacher des autres. Ne jamais faire comme tout le monde, et vite changer quand tout le monde le fait.
En clair, on ne nait pas bobos, on le devient. Le bobo prend aussi très au serieux les malheurs des ptites gens, et préfère acheter chez l'indien sa bouteille de manzana à 37€ au lieu des 8€ affichés à Leclerc. Il faut bien faire vivre le commerce de proximité que diable!
C'est plus un mode de vie qu'une philosophie.

Vous l'aurez compris, ce sont des gens pas très appréciés et souvent critiqués.
C'est sûrement pourquoi je refuse de les casser, puisque tout le monde le fait...
Eh oui, il en faut bien de partout, même dans le blog de l'école.

Yann Cazavet

J'ai lu... No et moi, de Delphine de Vigan

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Un miroir fidèle de notre époque et de ses failles les plus profondes...

« Moi je m'en fous pas mal qu'il y ait plusieurs mondes et qu'il faille rester dans le sien. Je ne veux pas que mon monde soit un sous-ensemble A qui ne possède aucune intersection avec d'autres, que mon monde soit une patate étanche tracée sur une ardoise, un ensemble vide. »

Allez savoir pourquoi, cette phrase m'a retourné l'estomac. Peut être parce qu'on finit par oublier qu'il n'y a pas qu'un seul monde, peut être parce qu'on finit par s'y faire, à cette affreuse réalité dans laquelle croiser un sans abri est devenu naturel... Et sûrement parce que Lou ose crier tout haut ce que d'autres n'ont le courage de penser que tout bas...

No et moi, c'est l'histoire d'une rencontre improbable entre Lou, 13 ans, lycéenne discrète et surdouée, et No, 18 ans, SDF. No et moi, c'est l'histoire d'une amitié si forte qu'elle efface toutes les barrières. Du moins pendant un temps. Lou est idéaliste, elle veut croire qu'elle peut changer les choses, que le monde dans lequel elle vit peut être plus beau et plus juste, et que rien n'est immuable. Elle veut croire que No n'est pas destinée à rester dans la rue. Elle veut croire que dans un monde où on achète des baskets à 80€ et des lecteurs MP3 hors de prix, on ne laisse plus les gens mourir devant notre porte. Mais la jeune adolescente découvre bien vite que la rue détruit les vies, et que la réinsertion sociale n'est jamais aussi simple. L'arrivée de No dans sa vie va permettre à Lou de trouver son Autre, de sortir de sa solitude, de pouvoir enfin compter sur une présence, mais elle lui fera également ressentir la honte d'être du « bon côté », la culpabilité d'être une privilégiée, le déséquilibre inévitable de la relation, et la peur de la perte. A la douceur et la légèreté de la relation qui s'établit entre les deux jeunes filles s'oppose la difficulté des inégalités sociales, les conséquences désastreuses de la vie dans la rue et de la perte d'identité et de repères qu'elle entraîne.

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Ce livre est touchant parce qu'il a l'art de dire les choses graves avec légèreté et qu'il décrit le regard d'une jeune fille idéaliste et pleine d'espoirs sur les inégalités de notre société, sur les exclus qui pourraient ne pas l'être, et surtout sur nous, privilégiés inconscients, qui pourrions ne pas l'être non plus...
Bien que tristement réaliste, No et moi reste optimiste car tout comme Lou, nous voulons croire que la vie réserve des Rencontres avec un grand R qui auront le pouvoir de changer les choses.

No et moi de Delphine de Vigan
285 pages, éditions Jean-Claude Lattès, paru en Août 2007

Elsa Pairaud

Robbie fait dans le développement durable!

route.jpgRobbie Williams a trouvé une solution très écologique concernant ses disques invendus, (chiffrés à plus d'un million d'exemplaires quand même!). Ils vont en effet être recyclés dans plusieurs usines chinoises. Ce recyclage particulier concerne le surplus de l'album Rudebox. Une fois transformés les CDs fourniront de l'éclairage et de l'asphaltes notamment  pour les routes asiatiques.
Robbie Williams n'est pas seulement éco-citoyen il est également gréviste ! En conflit avec sa maison de disque EMI, Pour en savoir plus : L'industrie de "l'entertainement" irait-elle mal ? any comments ?

Un secret qui pèse… de Philippe Grimbert

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Souvent les enfants s’inventent des histoires, des amis imaginaires, une autre famille. Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère, qui représente à la fois son modèle, son meilleur ami, son confident, son compagnon de jeu, mais aussi quelqu’un qui le tourmente, lui donne des complexes… le symbole du garçon parfait qu’il voudrait être, celui que son père aurait préféré avoir… jusqu’au jour, suite à une dispute de collégien, il découvre la vérité. Horrible, terrifiante, accablante, elle va s’avérer être révélatrice bien que bouleversante. C’est alors que tous les doutes, toutes les questions et toutes les hypothèses qu’il émettait sur le passé de ses parents trouvent enfin des réponses.
Le secret de Philippe Grimbert est la clé de ce livre semi autobiographique, qui nous transporte 60 ans en arrière, au temps de l’Holocauste, où un vent haineux et destructeur s’est abattu sur des millions d’individus. Une histoire touchante, triste et même quelque peu bouleversante, qui nous invite à voir la misère et la souffrance vécues par ces familles victimes.
Ce n’est donc pas une coïncidence si ce livre fut couronné en 2004 par le Prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle. De plus, une adaptation cinématographique, sortie le 5 octobre 2007, a été réalisé par Claude Miller, réunissant Patrick Bruel, Cécile de France et Ludivine Sagnier comme acteurs principaux. Le DVD sera disponible à la vente autour du 2 février 2008.
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Elodie Testa

Cassandra's dream ... so british !

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Un cocktail efficace et sobre sur la nature humaine pour ce nouveau film de Woody Allen. Servi par un casting de choix et plutôt inattendu : Ewan Mc Gregor et Colin Farrel.
Il est loin le temps du déjanté Scoop. Une multitude de questions m'ont interrogé tout au long du film; en voici quelques - unes. La fraternité et ses obligations : faut - il servir les ambitions de son frère et en oublier son âme? L'amour est - il uniquement basé sur des apparences? Donner vos réponses internautes !
La décadence de l'être humain est au coeur des oeuvres de ce réalisateur, et celle - ci est très originale. Un film qui reste simple. A voir ou à revoir absolument en VO pour apprécier toutes ses particularités (notamment l'accent d'Ewan Mc Gregor).

Elise Chaffraix

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My Blueberry Nights : à la recherche d'une identité brisée

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La fin est le commencement ; le dernier baiser représente un bijou dont l’écrin est l’histoire elle même. C’est au fond des autres que « Lizzie » va trouver sa vérité.
Petite new yorkaise (Norah Jones) au cœur brisée, elle atterrit dans un café où elle se lie d’amitié avec le gérant(Jude Law). Ç’aurait pu être une comédie romantique banale, si la protagoniste n’avait pas décidé de tout quitter et d’aller sur les routes américaines à l’encontre de son destin ou peut être, juste pour oublier… au cours de son parcours, elle va croiser des personnages qui, par leur propre mal être et leur sensibilité, vont lui permettre de se libérer de ses peurs. Le premier est un alcoolique qui se raccroche à un amour perdu, la deuxième est une accro aux jeux. Elle va apprendre à écouter leur silence, à comprendre leur solitude et, du même coup, à s’accepter elle même.  Ces histoires, elle les racontera dans de longues lettres destinées à son ami, avant de le retrouver définitivement un an plus tard…
Ce film est d’une tendresse déconcertante et rassemble une palette de comédiens bouleversants de sincérité (Nathalie Portman). Tout cela enveloppé d’une musique qui fait frissonner, et d’une Norah Jones éblouissante ! C’est un voyage bien plus lointain que l’Amérique profonde, c’est un voyage à travers le malaise d’une population touchée par la solitude, un voyage à travers soi, tout simplement.

Clélia Eychenne

J'ai lu ... Prodige de Nancy Huston

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Très agréable à lire, ce petit roman raconte la difficulté des relations entre parents et enfants, quand les uns projettent dans les autres leurs espoirs, leurs rêves inaccomplis.
Maya est née très prématurément. Sur les conseils du médecin, sa mère, Lara, lui insuffle son souffle de vie au plus profond de son être, lui donne la force et le désir de rester, de ne pas abandonner. Elle maintient alors sa fille en vie, lui donne sa force en lui contant la musique.
10 ans plus tard, Maya est devenue un prodige. Elle joue du piano « comme on ne sait plus marcher, les pieds à la terre et les yeux perdus à la voûte ». Entre la mère et la fille, une relation fusionnelle s’est construite, mais dans cette relation, le piano prend trop de place… toute la place. Depuis qu’elle s’est jetée à corps perdu dans ce qu’elle considérait comme sa mission absolue, sauver sa fille, Lara ne vit plus qu’à travers l’enfant. Petit à petit, Lara se sent écrasée par la responsabilité de cette survie, et commence à se perdre. La jalousie, l’envie, grignotent alors l’amour qu’elle porte à sa fille.
Marie-Laure Delorme écrivait dans Le Magazine littéraire de mai 1999 : "Prodige est une réflexion profonde et dérangeante sur la maternité… Le livre, semblable à un chant funèbre, est tout entier porté par une vérité à la fois insoutenable et bouleversante : la vie ne peut pas se rendre". Je trouve cette analyse très pertinente quand à la signification de l’histoire racontée par Nancy Huston.

Nancy Huston, Prodige, Actes Sud, 192 pages, 7 €

Le musée d’art contemporain de Lyon, un site à visiter !

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C’est vrai, le nom de musée ne donne pas forcément envie, mais je vais vous prouver que chaque règle a son exception !
Ce musée, situé juste tout près du parc de la Tête d’Or a deux entrées : d’un côté une architecture innovante et futuriste, de l’autre une façade des années 30, type italien.
Une tapisserie de portraits de Mao en violet, un « bizarre bazar » et un grand escalier évoluent dans un immense hall, pour commencer.
Les trois niveaux d’exposition (2700 m2 au total) peuvent être entièrement dépourvus de murs et offrir des plateaux libres de 700 ou 1000 m2. Le système permet également de moduler les éclairages : naturel, artificiel ou zénithal (au 3ème étage).

Les œuvres sont étonnantes, diverses, décalées, mais aussi surprenantes, étranges, originales et répondent au thème déterminé annuellement dans le cadre de la Biennale : « l'histoire d'une décennie qui n'est pas encore nommée ».
On rencontre de multiples expositions à travers les salles : sortes de propagandes en bandes dessinées, critique des inégalités sociales avec des aliments insérés dans une oeuvre, scènes d’animaux sauvages assez sanglante, vidéos sur démolition d’immeubles, un avion reconstitué originalement…et d’autres belles œuvres contemporaines.
Une partie du musée est même dédiée à l’oreille musicale : on se promène dans des salles avec des casques dont la musique change selon le lieu où l’on est ! Trois propositions de musique : enfant, français et anglais.
Ca vaut le coup !

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Si vous hésitez encore, rendez-vous sur le site ci-dessous pour les horaires et le plan d’accès!
http://www.moca-lyon.org/vdl/

Marion Pellier

 

De l’autre côté : un film qui laisse à désirer

delautrecote.jpgDe FATIH Akin

Le film aurait dû s’appeler : un voyage sans fin ! Sans fin l’histoire, sans histoire tout simplement.
Juste quelques acteurs assez bons essayant tant bien que mal de donner un sens au scénario. En effet, on ne sait plus très bien s’il est question d’une mère prostituée qui veut retrouver sa fille Yaeten( mais elle se fait tuer), ou bien du fils de l’assassin qui veut la rechercher pour lui expliquer, ou encore de sa vie de cette jeune rebelle anarchiste turque qui fuit le gouvernement et tombe amoureuse d’une étudiante allemande ( elle aussi malencontreusement tuée). Bref, un film sans fil conducteur plus ou moins centré sur le combat quotidien de cette jeune turque sur fond de critique politique et intolérance religieuse. Seuls les paysages oniriques et la musique exotique, donnent du charme à ce film un peu lent. On se laisse facilement bercer par les chansons turques et on sent presque le soleil du sud sur le visage tellement les décors sont lumineux. On en oublie qu’il fait moins quinze dehors ! En attendant, il est difficile de vous encourager à aller voir ce film, sauf peut être pour pratiquer votre allemand et éventuellement votre turc puisque le film est en VO.


Clélia Eychenne

La photographie fige mais ressuscite : sur les traces de l’immortelle Berthe Renard et sa communauté.

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Jusqu’au 9 décembre, le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de l’avenue Berthelot propose une exposition de Mathieu Pernot rappelant l’internement des Tsiganes en France.
La mise en scène de l’exposition est on ne peut plus déroutante. Quelques pas dans l’auditorium du CHRD, et l’on arrive intimement dans un parcours dédié au souvenir. Mais quel souvenir ? Sur un pan de mur sont exposés des portraits noir et blanc d’hommes et de femmes Tsiganes. Lorsqu’on s’arrête devant celui de Berthe Renard, on peut trouver un casque diffusant les mémoires les plus profondes de son internement. Le fait de se retrouver face à son image, bien que figée par la photographie, transmet un mal être incurable. Là, impuissant, vivant, revivant, les méandres du passé de l’humanité. Son regard poignarde nos entrailles, son visage marqué par la violence ravage l’esprit alors que son air transmet une volonté de s’émanciper du joug de l’ignorance.

R.B

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Toi aussi t'en veux une?!

publicite-sfr-tete-a-claques-tv.gifVéritable phénomène de société outre atlantique, les Têtes à claques débarquent sur le vieux continent. Depuis déjà quelques mois d'étranges télé-achats proposant des objets plus absurdes les uns que les autres prennent d'assaut le net. Des « Willie Waller » et autre « Body Toner » sont en vente virtuelles sur la planète Web.

Isn't it AMAZING???? Eh oui eh oui, il est comme ça  Uncle Tom. Des répliques déjà cultes envahissent notre langage quotidien depuis peu.
Des personnages QUEBECOIS plus allumés les uns que les autres transforment des situations du quotidien en sketches hilarants.
Commander un « Sundae au Peanuts »  au MacDrvie devient un parcourt du combattant et enseigner le judo à deux sales merdeux devient rapidement mission impossible (pas tête à claques pour rien) Même face à une prise d'otage on se tape le cul par terre mon ami!
Mais of course que ça mean quelque chose pour toi mon ami!!!
Tu les as sûrement déjà vu dans la nouvelle campagne d'un opérateur téléphonique. En effet, SFR s'est entouré de cette bande de joyeux drilles pour promouvoir ses services.
C'est à un ancien de la pub que nous devons ces Têtes à claques. Ils ont été créé par un québécois en 2006. Le succès est immédiat!

Si ça ne te dis toujours rien Tabernacle, tape sur ton computeur www.tetesaclaques.tv. Voilà qui comblera ton ignorance.
Tu peux aussi t'armer de patience et attendre le cul sur ta chaise la diffusion des épisodes sur Canal+. Eh ouais et ouais, je sais ce que tu es en train de te dire dans ta tête : « C'est pas dieu possible ce que tu me dis la?! »
Eh ben si. Leur débarquement dans la boite à troubadours est prévue pour janvier 2008!
Alors,c'est pas beautiful ça??

Yann Cazavet

Un magazine de passionnés: Muze

« L’émotion nous égare : c’est son principal mérite » Oscar Wilde

Et pour les émotifs justement, pour les passionnés d'art, de culture, de lecture,un conseil: abonnez vous à Muze ! Un magazine complet et agréable à lire sur l'actualité littéraire et cinématographique, comprenant des citations à thème et un poème inconnu, toujours à la même page. Ce recueil, je l'attends tous les mois rien que pour ce poème souvent émouvant ou original. De plus, le magazine a l'avantage de présenter des extraits de livre avec commentaires ou critiques, ce qui me permet d'avoir un aperçu plus objectif et révélateur du style de l'auteur. J'ouvre à la onzième page... Ah! Une lettre d'Alfred de Musset à Georges Sand... pas vraiment inconnu!

«  Il faudra bien t'y faire à cette solitude
Pauvre coeur insensé, tout prêt à se rouvrir
Qui sait si mal aimer et sait si bien souffrir »

... J'ADORE!

Puis page 20: la mode ; page 21: reportage photos sur terrain qui peind souvent le visage d’une civilisation oubliée ou détruite ; page 25: petit historique sur un courant littéraire ou une figure célèbre de la littérature... et tant d'autres choses qui devraient vous envoûter !

Clélia Eychenne

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Chaud cho chocolat ...

chocolat_mannequin.jpgDu 2 au 4 novembre, l’Espace Tête d’Or
a accueilli pour la première fois les plus grands chocolatiers de France. Pour les inconditionnels du chocolat qui ont raté l’évènement, il faudra prendre son mal en patience car ils ne reviennent que l’année prochaine. Mais, heureusement pour vous, notre gars et notre fille l’ont visité pour vous et voici le résultat de leur expérience tendrement chocolatée.  

Nous voici, ébahis, devant une file d’attente plus longue que celles du parc Walt Disney. Comment croire que tant de gens se rassemblent pour un simple salon du chocolat ? Plus la porte d’entrée se rapproche, plus nos sens s’activent. Nos papilles frétillent. Nos flairs sont à l’affût. Nos regards cherchent désespérément la cause de cet ensorcellement.

Arrivée à la porte du salon, ce ne sont pas de jolies hôtesses qui nous accueillent mais une immense tablette de chocolat. Les personnes s’activent autour de nous, sentent, goutent, touchent. Perdus, nous laissons nos odorats nous guider  à travers les stands pour découvrir du chocolat par millier. Noël se fêterait-il au mois de novembre ?

L’or noir est présent partout. De toutes les tailles, de toutes les formes, de toutes les couleurs, il nous entraine

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dans un tourbillon de saveur  et de nouvelles sensations. Dès lors, le chocolat n’est plus un aliment. Il est devenu une matière que l’on façonne, que l’on transforme, que l’on exploite pour le plaisir de tous, et surtout du notre : des sculptures de chocolats, des imitations d’objets, des meringues chocolatées, des sucettes au chocolat, des produits de beauté à base du chocolat, des bâtons en chocolat qui se transforment en chocolat chaud. Toutes ces inventions délicieuses nous emmènent dans un monde magiquement savoureux.

Une dernière bouffée d’air rempli de milliers de senteurs chocolatées avant de retrouver notre monde réel. Mais ce n’est pas les mains vides que nous partons. Quelques unes de ces petites choses en chocolat nous accompagnent. De quoi nous faire patienter jusqu’à l’année prochaine.

Laurène Meyer & Julien Bouché

Et s'il existait un monde sans échographie et péridurale?

lepremiercri.jpgCertes, le miracle de la naissance est planétaire et intemporel. Devenir parent est l'une des étapes les plus importantes de la vie de l'Homme. C'est la raison d'être de l'Humanité, la garantie de sa survie. Et Gilles De Maistre nous le fait bien comprendre pendant les cent minutes qui composent son documentaire. Les images sont belles, émouvantes… Le miracle de la naissance est retranscrit et le spectateur se surprend à avoir des contractions et à retenir son souffle en même temps que la maman en herbe.

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Les dérives de l'Art conceptuel

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Le propre d'un artiste est de mettre son savoir faire au service de la création.
Cependant les artistes conceptuels révolutionnèrent l'approche traditionnelle de l'art au milieu des années 60 en mettant en avant l'idée ; le concept de l'œuvre plutôt que la réalisation même de l'objet artistique. Celui-ci se veut désacralisé.

Joseph Kosuth, artiste majeur de son temps, lance ce courant, né de l'influence de la philosophie de Wittgenstein, selon laquelle la proposition est une image de la réalité. L'idée de l'art et l'art sont alors la même chose. Le concept prime. La démarche de l'artisan suffit à en faire un artiste, son génie se reconnaît à son audace intellectuelle. 
 

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J'ai lu "Extrêmement Fort et Incroyablement Près"

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Et si une clé mystérieuse donnait finalement accès à des réponses que l'on ne cherchait pas ?
Jonathan Safran Foer est né à Washington en 1977. Diplômé de philosophie à Princeton, il a publié, à la suite d'un voyage en Ukraine sur les traces de son grand-père, son premier roman, Tout est illuminé (2003). Extrêmement fort et incroyablement près, publié en 2006, est son deuxième roman.


 

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Jonathan Yeo: une mise en Bush

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C'est une oeuvre "culottée" que Jonathan Yeo expose actuellement au Lazarides Gallery à Londres. L'artiste anglais célèbre notamment pour ses portraits d'homme de pouvoir s'est vu commander un portrait du président américain Georges W. Bush. Finalement, la commande a été annulée. L'artiste par vengeance ou effronterie a alors troqué huiles et pinceaux contre magazines et ciseaux pour réaliser ce patchwork fait de morceaux choisis d'anatomie.
En détaillant l'oeuvre d'avantage, certains verront même dans l'oreille droite du 43ème président une discrète allusion à son prédécesseur Bill Clinton. Cette oeuvre ne fera sans doute jamais partie du patrimoine présidentiel, mais elle aurait connu un bien moindre succès si elle était restée politiquement correcte, doesn't it?

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