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Purple rain, purple rain !

 Cette saison le 8ème commandement de la mode est « En violet tu t’habilleras », bon c’est vrai,  le 7ème c’est aussi « De noir et rouge tu te vêtiras », mais bon, il suffit juste de ne pas appliquer tous les commandements le même jour…!  Les créateurs nous ont déjà bien fait passer le message sur les podiums, du violet il y en partout, et pour tous les goûts : chaussures, sacs, collants, robes voir manteaux et tailleurs pour celles qui n’ont vraiment (mais alors vraiment) pas froid aux yeux. 

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Et pour une fois je dois dire que cette tendance est à adopter illico presto, en petite touche (toujours éviter le total look !!). En effet, en ce temps frigorifique et tristounet, rien de tel qu’une pointe de couleur pour redonner  vie à vos tenues hivernales… De plus, le violet, est très facile à assortir, le gris, le noir, le beige sont ces meilleurs amis. Enfin une couleur qui ira aussi bien aux brunes qu’aux blondes même si je suis convaincu que ce sera plus joli sur les brunes…
Alors à vous de vous amusez avec cette jolie couleur que l’on voit déjà exposée dans toutes les vitrines. Et pour les plus sceptiques, vous pouvez toujours commencer par des collants ou des leggings qui réchaufferont vos petites robes noires ! Voici une petite sélection d’articles repérés dans les boutiques de la rue des francs bourgeois !  
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De gauche à droite et de haut en bas (sac Midday Midnight Saint germain de Gérard Darel, Boots Epi Mellow Yellow, Blouse Sandro, Robe Sandro, Sac Zadig et voltaire). 

Charlotte Castelli
 

Les couleurs pour cet hiver

                                                             violetbruni.jpg   A toute saison, sa collection et à toutes collections hommes ou femmes leurs couleurs !  Vous ne vous trompez pas, je vais bien vous parler de cet hiver alors certes, je m’y prends un peu tôt mais je préfère être dans les temps. J’aurais pu vous en parler avant mais je trouvais qu’il faisait trop beau et que les températures n’étaient pas assez basses pour vous ruiner le moral. Ne brouillez pas du rouge déjà que la crise vous montre tous les jours cette couleur mais en plus si elle ne vous a pas achevé de cette rougeur qui ne peut être que maladive, Noël va s’en charger.


Pour les personnes qui ont peur pour leur argent, vous avez raison mais vous pouvez sourire le vert dollar n’a pas vraiment la cote en ce moment, misez plutôt sur le violet euro. Je suis un peu Europhile mais un conseil : le bleu 20€ est aussi présent cette saison, investissez aussi dans celui-ci. Ce n’est pas un bleu royal même si elle voit rouge ou rose tout dépend du moment mais un bleu marine. Ce bleu se caractérise par une vision de marée (PS : s’il est possible que les thons évitent de le porter ce serait très aimable  pour les cachalots qui vous matent tels des requins sur une boite de sardines en conserve, c’est pour vous dire leurs crocs !) et les autres qui confondent ce bleu avec le noir. Alors dans ce cas là, deux solutions se présentent : vous vous achetez une canne blanche et ça passe personne ne vous dira rien ou sinon vous vous payez l’opération des yeux certes un peu coûteuse mais vous ne serez plus ridicule en associant le noir avec le bleu marine. La personne qui pense encore que le noir va avec tout ! Je demande à celle-ci de partir loin, très loin même fort, fort lointain et par la suite de jeter son passeport. C’est au même niveau que de penser qu’Arlette Laguiller devienne un jour Présidente !


Ce qui est sympa dans la mode, c’est que les créateurs avaient prévu la crise financière avant tous les économistes. Alors oui la couleur qui va révolutionner tous les manteaux, impers ou autres doudounes (sans aucune forme, aucune mais tellement confortables et pratiques pour toutes personnes qui ne pensent plus aux régimes). Cette couleur jamais vu auparavant en hiver : le jaune ? Non, le vert ? Non ! C’est, c’est le beige… Ce n’est pas trop vu mais tellement vu qu’on voudrait arracher les vêtements de cette couleur.


Alors le traditionnel revient et le gris aussi. Beaucoup en chaussures et gilets, il sera la touche de ce rude hiver. Un petit aparté, toujours cette saison les chaussures femmes vont se porter sans bout alors ne bondissez pas encore et non la crise n’a pas poussé nos chères fashion victims à découper leurs chaussures par solidarité avec les traders qui ne savent plus quoi se ronger car les ongles, ils n’en ont plus depuis déjà 3 mois. Mesdames ; ne pleurez pas encore, le collant va vous sauver, la tendance est à la couleur de contre saison comme un jaune, un orange ou encore vert alors que le fuchsia ne peut aller qu’avec votre manteau prune ; cet ensemble violet sera à la pointe du trendy. Et qu’une seule se plaigne et là c’est plus fashion « du tout ». Le sourire avec le style et c’est un hiver qui sera radieux !
Pour les hommes, cet hiver est le vôtre ! C’est le moment de sortir l’artillerie lourde. Votre style, la démarche simple et droite, c’est un coup assuré.
Pour vous les filles, une seule chose : priez pour que cet hiver soit chaud ou attendez l’été qui ne tardera pas à arriver, c’est juste dans 6 mois.
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Le parfum et les cosmétiques à la peine

Crise oblige, les ventes de produits ont accusé, fin août 2008, une baisse de 2,3 % en volume sur un an. Ces mêmes produits de beauté (soins, maquillage) et parfums, en vente dans les boutiques spécialisées, grands magasins et chaînes enregistraient pourtant, un an auparavant, une hausse de 2,4 %.

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D’après le cabinet d’études NPD, les magasins et les grandes enseignes compenseraient ce recul par une hausse des prix, afin de préserver leur chiffre d’affaires : sur les huit premiers mois de l’année, les prix ont augmenté de 3,9 %. Sur la même période, le chiffre d’affaires du secteur enregistre une hausse de 1,5 %, bien loin des 4,5 % affichés en 2007. Les ventes lors des fêtes des mères et des pères ont, elles aussi, été décevantes cette année, alors qu’elles constituent traditionnellement des moments forts de la saison.

Le maquillage résiste

Plus précisément, les ventes de maquillages continuent d’augmenter en volume, mais dans une moindre proportion : +1,2 % contre 1,9 % en 2007. Le chiffre d’affaires du maquillage a crû de 5,1 % grâce à la hausse des prix de 3,9 % en moyenne.  Le nombre de flacons de parfums vendus dans les magasins spécialisés a lui reculé de 2,2 % (contre +3,6 % en 2007). Comme les produits de soins, qui essuient une baisse de 5,2 % (contre +2,4 % en 2007) malgré une hausse des prix de 3,1 % qui ne permet pas de compenser la baisse du chiffre d’affaires de 2,3 % (contre +0,4 % en 2007).

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Ce ralentissement général touche d’abord les grands magasins, dont les ventes en volume tous produits de beauté confondus ont reculés de 4,7 %, comme leur chiffre d’affaires qui a baissé de 1,5 %, et ce malgré une hausse des prix de 3,4 %. Même morosité du côté des chaînes spécialisées comme Marionnaud ou Séphora, dont les ventes en volume reculent de plus en plus : -1,7 % cette année.

Les fêtes de fin d’année sont attendues avec impatience par les professionnels, car elles pourront compenser partiellement une année en demi-teinte, ou confirmer ce que beaucoup craignent : une récession à terme. Et les indicateurs laissent aujourd’hui présager d’une très mauvaise année 2009. La récession devrait d’ailleurs s’étendre à l’ensemble du secteur du luxe : une étude du cabinet de conseil en stratégie Bain & Company révèle ainsi que les ventes de produits de luxe pourraient reculer de 2 %, alors que le taux de croissance était de 9 % en 2007 et de 3 % cette année. Seules les marques de très haut de gamme pourraient échapper à cette tempête, qui risque de ne pas épargner les parfums ni les cosmétiques.

La mode : l'amour du risque ou le monde qui valait 3 milliards ?

Commençons par le commencement,  la mode est faite de strass et paillettes. Oui mais pas que … Alors certes une vingtaine de créateurs vivent de leur passion et font tourner des noms prestigieux comme un ouvrier sur une chaine de montage. La comparaison va encore plus loin, sans directeur de recherche et développement pas d’ouvrier. Le système est le même dans toutes les maisons. Le seul bémol au talent est le physique : un physique ingrat et c’est la porte que l’on se mange. L’expression est «  quand on n’a pas le physique, on a la tête ». Enfin je crois que c’est ça.


 La mode a pour caractéristique que chaque employé a les dents dures et longues. On est mis au placard sans ménagement. Mais le talent ou plutôt le ressenti est primordial dans le développement d’une collection. Aussi éphémère qu’une personne âgée avant une canicule, chaque collection remet les pions sur l’échiquier : une mauvaise collection, c’est la notoriété qui passe à l’impopularité ; une bonne collection ! C’est normal « c’est la découverte de septembre 1999 ! ».Un parmi tant d’autres morts fusillés sur scène sous les projecteurs.


La mode se définit sous cet angle : sans amour, sans soucis et sans problème. La cocufiction d’un journaliste de mode n’est pas un film, leur vision binaire de la mode pose un filtre entre le passionné et l’artiste. Tout le monde sait que l’intégrité d’un journaliste s’arrête où l’enveloppe commence mais le milieu de la mode est si subtil qu’entre eux et les maisons de luxe, c’est un échange perpétuel entre « tiens j’ai un bon article sur la dernière collection Louis Vuitton, mais tu sais Hermès a été désastreux cette année »  et la réponse de la réponse de la dite maison « j’ai pensé à toi, tu as un sac qui vaut la bagatelle d’une année de salaire pour un chinois sur ton bureau !». Oserais-je dire qu’il y a une corruption légalisée dans la mode ? Jamais mais les pauvres journalistes ne savent pas quels sont les nouveaux modèles de sacs ou de jeans alors il faut leur montrer ! Mais les critiques journalistiques sont des enfants de cœur devant toute cette cour qui entoure tel ou tel créateur.


Pire que des vautours sur une charogne, ils flatteront, aimeront, seront transis par la spiritualité de  la médiocrité incarnée. Par contre, ces dites personnes sont aussi passives sur le talent qu’une loutre devant une photo de Doisneau. Les courbettes sont le sport de certains mais le souci est que ça aveugle les créateurs qui perdent tout sens des réalités mais le jugement est sans appel ! Dans ce milieu mais comme les autres le travail doit supplanter tout loisir.


L’être est essentiel pour former ses bases et son esprit mais il faut bien se rendre compte que tout le paraître n’est que communication, packaging et illusion : si vous pensez que Karl Lagerfeld est un vieux qui ferait mieux de se retrouver dans sa maison de retraite pour vieux séniles avec Sonia Rykiel, vous n’avez pas tord ! Si vous pensez encore qu’Alexander Wang (il travaille pour Marc Jacobs et Vogue qui l’ont très vite repéré grâce à sa griffe épurée et propre juste à 24 ans) n’est pas encore assez connu alors là vous avez mille fois raison.


Le monde de la mode est impitoyable, inconsolable et insaisissable mais la mode est incontournable.
 

R.F.

On a beau être résidents parisiens... on s'invite à l'hôtel Murano !

  Miniature de l'image pour morano3.jpg                                                    Entre République et le Marais, ce temple de la déco tendance nous ouvre ses portes entre cocktail luxueux et pop art à souhait. Si vous ne voulez pas dormir mais juste profiter d’un décor contemporain à la pointe et de breuvages novateurs, cet hôtel est pour vous !
Un peu d’histoire sur le lieu : il a fallu pas moins de 15 mois de travaux et 500 plans pour mettre en place en 2005 cet espace de modernité, vêtu de verre Murano, en plein cœur de Paris, c’est l’architecte urbain Vincent Bastie qui en est l’auteur, avec plus de 50 rénovations à son actif ce  spécialiste des hôtels a toujours un agenda surchargé !

La façade épurée révèle dès l’arrivée un design optimal. Le Murano c’est tout une ambiance : du piano-bar et sa musique renouvelée tous les soirs, à la cheminée ultramoderne du lobby, c’est la quintessence du pop art proposé par un hôtel.
Alors entrons ! Marbre blanc sous nos pas, sculptures en verre (Murano peut-être ?!), nous avançons prudemment vers l’antichambre du restaurant, et quelle antichambre ! un lobby-lounge : modernité quand tu nous tiens…

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Si le confort est inédit, l’accueil discret, la clientèle est de choix : très agréable pour une soirée entre amis, vous côtoierez aussi bobos parisiens et étrangers fortunés !  Ne vous méprenez pas nous avons testé le jean/converses et sommes rentrés sans effort… Le bar de l’hôtel Murano c’est branché, c’est hype jusqu’à la carte qui propose cocktails et accompagnements originaux (essaieriez-vous quelques touches de caviar au fond de votre verre, Monsieur ? ou le cocktail diététique « taille 36 » pour Madame ?) et, pour les amateurs, une des meilleurs vodkas du monde (c’est néanmoins l’annonce faite par le serveur et la réputation du lieu). Dans les vitrines des parures Van Cleef & Arpels nous narguent…une publicité de choix pour la marque !

Ce soir là donc, installés dans le lobby d’un blanc saisissant (brrr heureusement qu’il y a la cheminée !), un coup d’œil vers le ciel (verrière oblige), canapés Chesterfield blancs matelassés, un air de musique jazzy, nous sommes en début de semaine il faut attendre le jeudi pour une ambiance plus electro et la venue de DJs. On s’éclipse quelques instants pour découvrir le bar en lui-même. Là, couleurs en folie : des fauteuils aux murs psychédéliques et comptoir immense, on se croirait plongé dans un magazine design, le contraste est assez marqué d’avec le lobby. Hésitation d’y rester pour un petit somme, les chambres sont réputées à la hauteur du reste après tout…
 En bref luxe, calme et volupté dans un lieu inédit, incontournable pour les « design addicts » , un véritable concept hotel.

Où le découvrir ?
13, boulevard du temple
Paris 3ème
http://www.muranoresort.com/

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Toutes Comme des Garçons !

Après s’être associé avec Karl Lagerfeld, Victor&Rolf… et dernièrement Roberto Cavalli la séduisante suédoise à petits prix propose dans ses rayons, depuis le 13 novembre dernier, une collection signée Rei Kawakubo, la créatrice de Comme des Garçons. Cette collection, prometteuse et séduisante, offre des tenues féminines et masculines ainsi que des accessoires et un parfum unisexe.
Liens : http://www.hm.com/fr#/cdg/

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Grand talent pour petit palais

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Aujourd’hui, une pensée binaire est désapprouvée par la société sauf dans quelques cas : une décoration blanche et noire est d’un trendy fou et un noir dans une maison blanche est révolutionnaire. Alors Doisneau est un mythe de la photographie bicolore au XXIème siècle avec « le baiser de l’hôtel de ville » mais la nouvelle génération qui n’a rien de nouveau plutôt de passé prend la relève. Demarchelier est un photographe en « vogue » et son talent bien qu’il ne soit pas encore mort est salué par le monde entier et occasionnellement de certains magazines de la dite mode.

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Le Petit Palais est un emplacement choisi pour son mélange de meubles et de couleurs du début du XIXème avec la subtilité des photographies de Demarchelier. Cela donne une aura presque solennelle au lieu, avec la photographie de Lady Diana que le monde entier connait et reconnait tel Ulysse attiré par les sirènes à la différence que là ce sont les sentiments qui nous guident et non une manière bien pensante de regarder l’art par l’œilleton. Un sentiment assez étrange, nous fait réfléchir dès le début de l’exposition : la première la photo présentée est celle de Meg Ryan qui tient un appareil photo vers le visiteur tel « vous, visiteur, pouvez être à notre place nous étoiles qui vous éblouissent dans tous nos films ou magazines ». Ce sentiment est assez agréable, il faut bien avouer !

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Cette exposition est un melting-pot de personnages comme la carrière de M. Demarchelier. Les stars sont avec les scientologues qui sont eux-mêmes avec les présentateurs ou grands sportifs ; sans oublier les stylistes avec les tops-models ou l’ex mannequin-nouvelle dame. Autant vous dire qu’on y rentre gratuitement après une fouille approfondie mais le plaisir est au bout du palais, tous les coins et les recoins sont à faire, il serait vraiment dommage de louper cette future ex candidate à la White House qui se trouve à la fin de l’exposition tel un « à bientôt »! Ce qui est étrange par contre, c’est qu’il n’y a aucune photographie de l’artiste comme un autoportrait sur sa carrière forte en rencontres et donc en émotions, rien de cela mais quelques clichés de la savane un peu cachés montrent que l’Afrique n’est pas très fashion mais les paysages sont d’une pure beauté ou d’une beauté pure. Cela peut être commenté sur le blog de l’ISEG après votre visite au Petit Palais.
 

Le Petit Palais se trouve sur l’Avenue Winston Churchill 75008 Paris.
L’exposition est ouverte et gratuite jusqu’au 4 janvier 2009.
 

R.F.

 

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Machines à rêves

L'exposition " Machines à rêves ", organisée du 21 octobre au 7 novembre, au passage de Retz (Paris 3e), avait pour ambition de dresser un panorama de l'art vidéo dans le monde à travers une sélection de 25 vidéastes internationaux.


 


La manifestation est le fruit d'échanges entre Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison européenne de la Photographie et Alain Fleischer, écrivain, cinéaste touche-à-tout. Réalisée en partenariat avec Dailymotion, l'exposition continue à vivre sur Internet, avec une sélection de certaines œuvres : http://www.dailymotion.com/sas/videoshortlist-en/


Retour d'expérience : une femme au Mondial de l'Automobile

Certaines personnes pensent que le milieu de l’automobile est une histoire d’hommes, je ne suis pas d’accord. Baignée dans cet univers depuis ma plus tendre enfance, je suis de près l’actualité du sport automobile et du monde automobile en général. Je ne pus m’empêcher de faire un tour porte de Versailles admirer les nouveautés, les classiques, les taxis du monde… comme l’ont fait 1,5 millions de personnes durant ces deux semaines.
L’automobile française ne me fait pas spécialement rêver et j’y prête rarement attention mais j’ai été assez étonnée des deux concepts cars proposés par Citroën ainsi que par la Peugeot RC.

Hélène Le Guern

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Le jeans, éternel

De tous les vêtements, il est le plus populaire et le plus répandu aux quatre coins du monde. Pour certains couturiers, il a même aboli les classes sociales. Yves Saint-Laurent disait d’ailleurs à son sujet : « Je n'ai qu'un regret, ne pas avoir inventé le jeans. » Et pour cause, dans un marché de l’habillement qui se tasse, il est le seul vêtement qui tire son épingle du jeu, avec des ventes en volume et valeur qui augmentent.

Levi Strauss, le pionnier

En 1853, un jeune bavarois immigré en Californie, Oscar Levi Strauss, décide de confectionner des pantalons en toile de tente pour les pionniers de l’Ouest américain qui ont besoin de vêtements solides : le premier modèle naît, c’est une salopette ample. Puis Levi Strauss décide d’en confectionner avec un coton très solide, fabriqué à Nîmes (d’où le denim), qui est apparu à Gênes au 16e siècle utilisé dans la confection de pantalons de marins. Ce tissu est de couleur bleue, en raison d’une teinture appelée « blu di genova » (bleu de Gênes), qui donnera « blue jeans », par déformation à la prononciation.

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Quelques années plus tard, les surpiqûres en arc font leur apparition : elles symbolisent les Rocheuses, synonymes de liberté. Dès 1874, des premières copies de Levi Strauss font leur apparition et l’inventeur du jeans décide d’identifier ses productions en utilisant des rivets pour fixer les coins des poches. Le 501 apparaît en 1890 et le jeans commence à se répandre auprès des fermiers américains très rapidement. La crise de 1929 en fera un emblème de la classe laborieuse qui se bat. Puis Levi Strauss va équiper les Marines ; le pantalon devient très prisé par les étudiants et les artistes.

Vêtement rebelle, succès commercial

Dans les années 50, il devient un instrument de transgression et de révolte, porté par les « blousons noirs » qui font de la moto, écoutent du rock’n’roll et s’opposent à l’Amérique puritaine, tels James Dean ou un Marlon Brando. Arrive alors en masse le mouvement hippie qui va faire évoluer le pantalon : nouvelles couleurs, apparition des pattes d’éléphant, patches, écusson…  c’est la Love generation de Woodstock, qui s’habille presque exclusivement en denim. Au début des années 80, le marché français plafonne, avec près de 40 millions de pièces vendues chaque année. Après avoir été un immense best-seller, le jeans perd du terrain,  en 84/85, on parle même d’une crise dont les médias s’emparent.

La fin des années 90 marque son grand retour avec l’utilisation du Lycra, l’avènement du jeans brut, puis la coupe slim. Il entre dans les habitudes vestimentaires pour de bon : les marques multiplient les modèles, les variantes, les coupes, les tissus… Des boutiques qui lui sont entièrement consacrés ouvrent, des collectionneurs font leur apparition, prêts à payer un prix d’or certains modèles.

Le jeans résiste à la crise

Depuis le début de l’année, le marché de l’habillement enregistre un recul de 27 % en valeur sur les huit premier mois, pour atteindre son niveau le plus bas depuis 1994 (période de récession économique). Selon l’Institut Français de la Mode, les ventes de jeans, au premier semestre, ont augmenté de 6 % en valeur et de 2,5 % en volume, notamment grâce au marché de l’enfant, très soutenu. Cette résistance spectaculaire s’inscrit dans un mouvement continu d’augmentation des ventes depuis 2001 : + 63 % entre 2001 et 2007, pour atteindre les 88,2 millions de pièces vendues. Les chaînes spécialisées (Zara, Célio…) et les réseaux de grande distribution représentent 45 % des volumes écoulés, dont 20 % dans les grandes surfaces. La Chine est le premier fournisseur en volume, tandis que l’Italie fabrique surtout des jeans de mode : 3,4 % des quantités importées en France, mais 10 % du marché en valeur.

Le jeans a de beaux jours devant lui, d’autant plus que sa durée de vie est estimée à quatre ans. En près de 150 ans, il s’est clairement imposé comme le roi des vêtements.