
Né à New York le 29 avril 1938, Bernard L. MADOFF, brillant homme d’affaires américain, débute sa carrière professionnelle en tant que simple maître nageur sur les plages de Long Beach. C’est à l’âge de 22 ans qu’il se lance dans le monde des affaires en créant sa propre société d’investissement avec seulement 5 000 dollars US. Celle-ci est très rapidement rentable et efficace, ce qui lui permet de devenir un homme réputé dans le milieu boursier. Il devient même président du NASDAQ, la prestigieuse Bourse des valeurs technologiques, de 1990 à 1991. C’est ainsi qu’il acquiert la confiance de beaucoup d’investisseurs qui l’autorisent à gérer leur argent afin de le faire fructifier.
Mais comment procède MADOFF ?
Avec la crise des subprimes, le système MADOFF s’est effondré du fait des retraits massifs des investisseurs, tant les banques -NATIXIS, BNP Paribas, HSBC, etc…- que le particuliers tel Steven SPIELBERG. Bernard L. MADOFF n’a alors pu que constater l’évidence, c’est-à-dire qu’il ne pourrait jamais rembourser la totalité des sommes que les investisseurs avaient engagées chez lui et qui s’élèvent à près de 50 milliards de dollars US. Le déficit est tel qu’il faudrait que les hedge funds -fonds d’investissements à risques-retrouvent une forte rentabilité pour le combler. Une question se pose alors : comment en est-on arrivé là ?
La société de placements de Bernard L. MADOFF reçoit des fonds à investir et promet des taux d’intérêt annuels attractifs supérieurs de 3 à 4 points par rapport à ceux proposés par la concurrence. Le système MADOFF repose sur le jeu de PONZI, du nom de Charles PONZI -célèbre pour avoir mis en place une opération immobilière frauduleuse en Californie-, où les premiers investisseurs sont rémunérés par les apports des suivants et ainsi de suite. En effet, les capitaux apportés sont placés dans des hedge funds sensés être des placements plus performants mais aussi plus risqués que les placements classiques et qui, de fait, rapportent beaucoup plus d’argent. Cependant ce principe connaît des ratés, particulièrement en période de crise.
Du moment que les investisseurs lui font confiance et que la conjoncture est bonne, la fraude passe inaperçue en raison de l’afflux des clients qui génère un effet « boule de neige » vertueux. Les autorités de contrôle de la bourse, qui menèrent des enquêtes fréquentes, n’ont jamais trouvé le moyen d’inculper Bernard L. MADOFF. Sur ce point là, des défaillances dans le mode de surveillance de ses sociétés ont été révélées et Barack OBAMA a d’ores et déjà annoncé le remplacement du président de la SEC (Securities and Exchange Commission) -organisme chargé d’être le gendarme de la bourse.
En outre, selon les premiers éléments de l’enquête en cours, Mr. MADOFF n’aurait pas de « magot caché » et il n’aurait pas détourné plus d’argent. Cependant, il encourt aujourd’hui 20 ans de prison et une forte amende.
Nous pouvons observer sur la photo ci-jointe Bernard L. MADOFF rentrant chez lui à sa sortie de prison après avoir tout de même payer une caution de 10 millions de dollars US. Comme quoi être ruiné est une notion vraiment subjective.
Le tableau ci-dessous récapitule les principales banques et institutions exposées à la fraude MADOFF auxquelles il faut ajouter les différentes fondations -telles que celle de Steven SPIELBERG ayant placé leur argent chez lui (les sommes indiquées sont exprimées en euros) : Voir l'image

















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