Les produits dérivés du foot
En Europe, les licences et les produits dérivés des clubs des 5 principaux championnats (Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie et France) rapporteraient, selon une étude du cabinet allemand Sport+Markt, près de 593 millions d’euros par saison.

Dans ce classement, les 20 clubs de Ligue 1 française se positionnent en 4e place, avec des ventes se montant à 86 millions d’euros, soit près de 4,3 millions d’euros par équipe. « En tête, les 20 clubs de la Premier League anglaise se démarquent en affichant un revenu total de 171 millions d'euros, soit une moyenne de 8,6 millions. La Liga espagnole vient ensuite, suivie de près par la Bundesliga » , remarquent les auteurs de l’enquête.
Disparités européennes
A regarder de plus près ces chiffres, il en ressort une très grosse disparité entre une petite partie de clubs dont le marchandising rapporte beaucoup et de plus petites écuries, aux revenus plus modestes : « Lorsque les 20 plus gros clubs affichent un revenu moyen de 21,2 millions d'euros, chacune des 96 équipes restantes gagne environ 2 millions », selon le cabinet Sport+Markt. La vente de ces produits serait généralement corrélée avec la taille du stade. Le plus surprenant dans ce classement s’avère la dernière place italienne. Une spécificité culturelle : les fans italiens, et français dans une moindre mesure, portent moins facilement le maillot de leurs joueurs favoris qu’en Angleterre, le pays européen où se vendent le mieux les produits dérivés et autres accessoires. En tête des clubs qui vendent le plus de produits dérivés, se placent loin devant, le Real Madrid et Manchester United.
Marseille, champion de France
Parmi les 10 clubs européens les mieux classés, seuls les Olympiques Lyonnais et de Marseille représentent l’Hexagone. L’OM annonce 45 millions de chiffre d’affaires pour la saison 2007/08 et la vente de 365 000 maillots, qui correspondraient à 7 millions d’euros de marge brute. L’OL, de son côté, affiche, pour la même période, une activité marchandising qui s’élève à 12,7 millions d’euros et 208 000 maillots vendus. Un résultat quelque peu décevant pour son président, Jean-Michel Aulas : « Nous avons commis l’erreur de ne renouveler qu’un seul de nos trois maillots ».
Au rayon «produits dérivés, la principale manne financière des clubs provient des royalties et des licences qu’ils vendent aux équipementiers ou aux partenaires. Malgré une croissance du secteur, - l’OM a ainsi plus que doublé ses ventes de maillots depuis l’an 2000 -, le marchandising resterait une activité dans laquelle les marges sont peu élevées. Et bien souvent, les clubs décident d’externaliser, comme c’est le cas au Paris-Saint-Germain, qui collabore avec Nike, ou Marseille, dont le réseau de boutique est géré par Made in Sport.



Pour la première fois de son histoire, la 


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