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L'Origine de la Grande Boucle

 

 

Pourquoi cette manifestation déchaîne encore tant les passions ?

 

 

Le camping car, la casquette sur la tête et en avant sur les routes de France !!

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Après des jours d’attentes, Monsieur tout le monde se lève subitement de son fauteuil pliable pour profiter des 10 secondes montre en main de présence des fusées à pédales d’aujourd’hui...

A la fin du XIXe siècle, la presse sportive est dominée par un titre : Le Vélo, mais la prise de position de son patron dans l'affaire Dreyfus fait des vagues.

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Le journal Le Vélo, fondé en 1892 par Pierre Giffard, n’est alors que consacré à la petite reine.
Ce journal populaire bénéficie du soutien de nombreux annonceurs comme Michelin, Peugeot et surtout, le comte De Dion-Bouton. Ces annonceurs sponsorisaient le journal. En contrepartie, le Vélo leur offrait une visibilité dans ses pages vertes.

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En 1896, grâce à eux, le quotidien devient celui de tous les sports. Il organise désormais de grandes épreuves sportives : natation, courses automobiles ou cyclistes comme Paris-Roubaix, Paris Brest et Bordeaux-Paris par exemple.

En 1897 est créée une nouvelle rubrique : « Le Carnet du jour ». Pierre Robbe et Pierre Giffard y traitent de politique générale. Evidemment, à cette époque il n’y en a que pour l’affaire Dreyfus. Comme la plupart des Français Pierre Robbe est Antidreyfusard au début. Mais dans ses articles, le ton reste mesuré.
En juillet 1898, le Plaidoyer d’Emile Zola « J’accuse » rassemble les intellectuels de l’époque autour de la cause du Capitaine Alsacien contre les conservateurs et nationalistes. 
Au fil de l’affaire, les responsables du « Vélo » soutiendront ce Capitaine d’origine juive et se soulèveront face à cette erreur judiciaire sur fond d’antisémitisme et  de nationalisme.
Les fabricants de cycles et sponsors du « Vélo » (pour la plupart antidreyfusards) n'apprécient pas la position de leur sponsorisé.
En septembre 1898, avec l’arrestation puis le suicide du colonel Henry, Le Vélo bascule définitivement dans le camp dreyfusard. De plus, en tant que grand admirateur de l’écrivain, Pierre Giffard s’insurge contre l’ostracisme dont sont victimes les juifs. Le quotidien prend alors position en faveur de la révision du procès et soutient le colonel Picquart (Professeur d’Alfred Dreyfus à l’école supérieure de guerre).
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Le 4 juin 1899, deux événements se produisent. D’abord, la Cour de cassation rend un arrêt qui décide de la révision du procès. Ensuite, à Paris, a lieu une manifestation de royalistes dirigée contre le président de la République Émile Loubet, considéré comme dreyfusard. Or, parmi ces royalistes figure Albert De Dion, le principal annonceur du Vélo !
Émile Loubet est frappé à coups de canne. Pierre Giffard dénonce « cet écœurant spectacle » et l’attitude de son annonceur.
 
En août et septembre 1899, lors du procès de révision, celui-ci prend une importance telle dans le journal que les nouvelles sportives sont reléguées au second plan !
 
Mais le verdict tombe : Dreyfus est de nouveau reconnu coupable. Même s’il est gracié par le président de la République, Pierre Giffard milite activement pour la réhabilitation du capitaine.
 
 
Cependant, les engagements politiques du Vélo provoquent l’irritation de ses annonceurs. Giffard va jusqu’à refuser de publier les publicités du comte De Dion dans ses pages vertes ! Albert De Dion, avec quelques autres industriels antidreyfusards, fonde alors un nouveau journal, L’Auto-Vélo, édité sur feuille jaune. La direction en est confiée à Henri Desgrange. Le premier numéro paraît le 16 octobre 1900.
 
Les deux journaux se livrent à un combat sans pitié. Tous les moyens sont bons : débauchage de journalistes, surenchère dans l’organisation de courses cyclistes… Pierre Giffard lance même en 1902 une poursuite judiciaire contre L’Auto-Vélo pour exiger de son concurrent la suppression du mot « vélo » de son titre : L’Auto-Vélo devient désormais L’Auto (L’Auto deviendra en 1944 L’Équipe).
 

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Mais Le Vélo reste toujours très lu et les ventes de L’Auto ne progressent guère. De Dion et Desgrange ont certes réussi à organiser l’épreuve Marseille-Paris et un Bordeaux-Paris bis, mais ces succès ne suffisent pas pour imposer leur journal. Ils sont à la recherche d’un coup médiatique qui leur permettra d’attirer les lecteurs et de nouveaux annonceurs.

Mais qui des Dreyfusards, Dreyfusistes et antidreyfusards sont à l’origine de la fameuse compétition cycliste?

Réponse :

 

 

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L'Obésité, le nouveau fléau?

L’image du corps est celle que nous nous formons dans notre esprit. Cette image est inséparable de nous-même et de tout ce qui nous entoure. Ainsi, l’Homme cherche à atteindre un idéal corporel selon les normes esthétiques propres à sa culture. Les canons de beauté oscillent entre rondeur et minceur.
L’obésité, mot réputé malsonnant, est une nouvelle et terrible maladie qu’aucun pays ne sait encore guérir et qui est déjà considérée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme « la prochaine grande pandémie du XXIème siècle ». En effet, il y a aujourd’hui 300 millions d’obèses dans le monde et ce chiffre ne cesse de progresser.
Quelles sont les différentes perceptions du corps obèse ?

 Deux perceptions opposées du corps gros

 Les Etats-Unis et l’empire des Fast-foods

 Le problème de l’obésité touche aujourd’hui tous les pays occidentaux. Toutefois, les Etats-Unis ont une grande longueur d’avance en la matière. Les Fast-foods sont considérés responsables mais sont-ils réellement coupables ?Obesite.jpg
Cette maladie est devenue la seconde cause de mortalité, juste derrière le tabac, entraînant plus de 400000 morts par an aux Etats-Unis. Les Fast-foods sont directement mis en cause dans l’épidémie de surpoids des Etats-Unis. En effet, chaque jour, un américain sur quatre se rendrait dans un restaurant rapide. De plus, les dépenses réalisées dans ce type d’établissement sont passées de 3 milliards de dollars en 1972 à 110 milliards aujourd’hui.
L’image négative de cette maladie n’empêche pas les médias de séduire la jeune population avec, par exemple, des jouets attrayants dans les menus enfants. Sans un changement rapide des habitudes alimentaires américaines, l’épidémie prendrait de plus en plus d’ampleur et pourrait même devenir la première cause de mortalité aux Etats-Unis.

Malgré l’implication des services de restauration rapide américains, le mode de vie et la sédentarité de la population sont également des facteurs de la progression épidémique de l’obésité. De plus, selon le Docteur Patrick Sérog, l’obésité infantile s’installerait dans les derniers mois de la grossesse et la première année, donc à un âge où on ne peut incriminer ni Mac Donald’s ni le grignotage. Bien que la plupart des américains soient conscients de ce problème de santé publique, peu d’entre eux prennent les choses en main. En effet, ils attendent plutôt une action du gouvernement, notamment à travers des programmes scolaires d'éducation, des facilités d'accès à des activités physiques et une réduction des publicités pour la nourriture malsaine.
Il est évident que les Etats-Unis ont une large influence culturelle au niveau mondial. Obesite 2.jpgPourtant, les images diffusées médiatiquement de leur société ne reflètent pas la majorité de la population. Les vedettes hollywoodiennes correspondent plutôt aux normes esthétiques  actuelles de la minceur.
Aujourd’hui, la présence massive de gros aux Etats-Unis devient une réalité de la vie quotidienne mais ne sera jamais perçue comme un idéal.


 La Mauritanie et la tradition du gavage

Le gavage des femmes est un rituel qui remonte à la nuit des temps. En Mauritanie, il faut grossir à tout prix… Depuis toujours, dans ce pays, on force les jeunes filles (dès l’âge de 10 ans) à ingurgiter d’énormes quantités de nourriture. En effet, sous la contrainte, les jeunes filles des villages sont obligées de boire des litres de lait. Cette opération est fermement dirigée par celle que l’on appelle la gaveuse. L’objectif est de grossir le plus possible pour remplir son voile afin de trouver et plaire à l’époux. En Mauritanie, et dans d’autres pays reculés d’Afrique, la rondeur est synonyme de beauté ainsi que le signe extérieur de richesse par excellence. Dès lors, les canons de la beauté s’inversent : mince et bronzée en occident, ronde et blanche en Mauritanie.maigreur.jpg

Afin d’accélérer leur engraissement, les citadines ont recours à une nouvelle forme de gavage : elles prennent des cachets pour grossir, c’est ce qu’on appelle le gavage chimique. En effet, tous les produits sont bons, même les hormones de croissance pour animaux vendues sur les marchés de la capitale. Bien que plus moderne, ce gavage est beaucoup plus dangereux et peut engendrer de graves répercussions telles l’hypertension artérielle, le diabète ou encore des problèmes cardiaques.
Dans ce même pays, ainsi d’ailleurs qu’en Inde et au Moyen-Orient, les médias mettent en valeur des artistes de variété, des mannequins ou encore des héroïnes de films aux conformations très éloignées des normes de beauté occidentales. Toutefois, la jeune génération s’éloigne peu à peu des canons traditionnels de la beauté. Cependant, il n’est pas facile d’aller contre la coutume mais une poignée de femmes se battent contre le gavage. En Mauritanie, l’obésité ne fait plus l’unanimité.

A travers ces exemples radicalement opposé, l’obésité amène à des visions différentes selon les pays et les cultures. Cependant, quelque soit la vision que l’on en a, l’obésité n’en reste pas moins dangereuse et les risques pour la santé nombreux.

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Le Sport en milieu professionnel

Un des objectif de chaque entreprise est de disposer d'un personnel qui lui est solide et fidèle. Suivant les moeurs actuels nous avons constaté que la population d'aujourd'hui souhaite faire le plus d'activités possibles en un minimum de temps. L'idée des entrepreneurs a donc été de faire passer le plus de temps possible aux employés sur leur lieu de travail. Pour beaucoup de salariés, pratiquer un sport demande du temps et de l’argent ; certains n'arrivaient pas à combiner vie professionnelle et loisir physique. sport d'équipe.jpgLe fait de proposer un sport au sein de son entreprise a donc ravi la majorité: gratuité, moyen d'évacuer le stress ou de se changer les idées et proximité sont autant de facteurs qui poussent les employés à rester dans le cadre professionnel pour faire du sport. Les chefs d'entreprises, quant à eux, peuvent constater quels sont les employés qui s'impliquent dans la pratique d'un sport. Ils ont d'ailleurs remarqués que les employés les plus sportifs étaient également les meilleurs éléments de l'entreprise.

La palette de sports proposée ne fait que de grandir; cela va du yoga au squash en passant par la gymnastique. Des PME sensibles à l'environnement encouragent même leurs commerciaux à se rendre au travail et à effectuer leurs visites chez les clients en vélo. Petit à petit de nouvelles entreprises se créent, spécialisées dans le sport en entreprise, et dont le but est de fournir un entraînement régulier aux salariés des firmes ayant instauré le sport au cadre professionnel.

 

On assiste depuis peu à un nouveau phénomène venu du Japon et qui suit l'engouement des français pour les jeux vidéo. (voir aussi "L'économie des jeux vidéos"WII.jpgLa firme Nintendo, qui a lancé sa nouvelle console, la Wii a su séduire les entreprises, notamment les start-up de personnes jeunes et dynamiques. Avec son nouveau mode de jeu, qui consiste à s'agiter devant l'écran pour remplir un objectif défini à l'aide de capteurs, la console a su imposer son style sportif. Encore marginalisée aujourd'hui, il sera courant de voir dans l'avenir un patron affronter sa nouvelle recrue devant un écran de télévision. Un moyen efficace de faire descendre la pression suite à de nouvelles directives parfois dures à accepter. sport en entreprise 2.jpg
 Toujours dans le cadre professionnel, mais cette fois-ci hors du lieu de travail, les Directions des ressources humaines organisent des challenges interentreprises très motivants, ce qui permet aux employés de se mesurer à d'autres personnes comme au sein d'un club. Une association sportive a donc été créée en 1952 mais a été plusieurs fois remaniée depuis pour devenir en 2003 la FFSE (Fédération Française du Sport d'Entreprise). Elle bénéficie de l’agrément du Ministère des Sports, est affiliée au Comité National Olympique et Sportif Français, et fait partie de la Fédération Européenne du Sport d’Entreprise (EFCS).
Elle a pour objet:
- de favoriser la pratique sportive dans les associations créées au sein d’entreprises industrielles ou commerciales, d’administrations et des professions libérales,
- d’unir ces associations sportives par des liens amicaux et sportifs,
- de réunir régulièrement les responsables sport d’entreprise des fédérations sportives,
- de promouvoir l’idée du sport dans l’entreprise,
- de diffuser la revue trimestrielle "Sport d’Entreprise".
 Mais le sport n'est pas nouveau dans le milieu professionnel. En effet il demeure depuis des années une excellente manière pour les recruteurs de dénicher la perle rare. Le meilleur exemple est celui d'un jeu de « ballon prisonnier » qui revient fréquemment dans les grands groupes au moment d'un recrutement massif de personnel. Selon les principes du jeu il devient facile pour le recruteur (qui a le rôle d'observateur) de voir qui est le plus dynamique, le plus désinvolte, qui prend le jeu le plus au sérieux, si les joueurs ont un jeu plutôt individuel ou s'ils jouent collectivement. Il est également intéressant de voir, lorsqu'une personne est capturée par l'équipe A après s'être fait touché, si les joueurs de l'équipe B vont plutôt éviter de se faire eux-mêmes toucher ou s'ils vont chercher à sauver le membre de leur équipe. Enfin cela permet de découvrir un leader d'opinion qui sera peut être un futur chef d'équipe, en la personne qui encourage et motive les siens.

 Le sport en entreprise permet également de régler des problèmes internes de façon plus fluide mais renforce aussi la compétitivité entre salariés. Certaines personnes, absorbées par ce nouveau mode de vie intégrant le sport à leur profession ont décidé d'arrêter de fumer ou de consommer de l'alcool pour améliorer leurs performances. Enfin le sport reste un des sujets les plus abordés lors d'un entretien d'embauche. Il permet à l'employeur de connaître l'état d'esprit du candidat ainsi que sa volonté. Très valorisant sur un CV, l'idéal est de mentionné un sport collectif et un sport individuel. Le collectif pour prouver sa capacité d'intégrer une équipe, et l'individuel pour traduire une certaine « rage de vaincre ». FFSE.jpg
Extrait du dossier «Quelle est la place du sport dans notre société actuelle?» réalisé en cours de Technique d’expression et de communication et dirigé par Julien Louis, responsable pédagogique EXECUTIVE.

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Les services liés aux sports

Des services sportifs  adaptés aux cibles et à leurs besoins

Les services adaptés à la recherche de bien-être?

Les moyens mis en œuvre consistent à aider les individus à se rapprocher de la nature, se ressourcer car de plus en plus de personnes sont à la quête du développement personnel. sport santé.jpgAinsi les services proposés pourront être des massages pour se détendre (esprit zen), des thalassos, mais également des pratiques de la randonnée de plus en plus douce, plus autonome, familiale, entre amis, en liberté. De plus il faudra répondre à l’exigence de confort et ainsi créer des services complémentaires.sport plaisir.jpg
Les services adaptés à la recherche d’amélioration de la santé?

Trente neuf millions de Français font du sport ne serait-ce qu’occasionnellement. Leur pratique est éclectique mais somme toute assidue. Leurs motivations sont à la fois universelles et très contemporaines. Le sport apparaît donc divertissant, socialisant, et épanouissant, mais aussi défoulant et hygiéniste. Le vélo a pris la tête des loisirs sportifs les plus plébiscités par les Français. Parmi les services on peut également compter la création d’exercices cardiovasculaires, des cours de gymnastique, d’équilibre ou de proposer un programme comme solution à l’obésité. Ainsi il s’agit de s’adapter par rapport au problème de santé à résoudre ou à anticiper.

Les services adaptés à la recherche de beauté

Il s’agit de tous les services qui pourront rendre les individus « plus beaux » ou que les individus estiment les rendant plus adéquats à leur idéal de beauté. Il s’agit par exemple des cours de fitness ou wellness. A noter que dans la recherche d’accomplissement des besoins, ceux-ci sont souvent intimement liés. Ainsi, une personne peut rechercher dans la pratique d’une activité sportive les 3 objectifs simultanément. Par exemple une personne participant à des courses à pied peut chercher à améliorer sa santé au niveau cardiovasculaire. Mais cette activité peut également avoir été choisie car elle apporte du bien-être.  sport perf.jpgDe plus courir tonifie les cuisses, renforce les abdos etc., donc l’objectif peut en même temps être d’avoir un physique « idéal ». Quelque soit le type de service, ils ont une dimension émotionnelle (pratiques sportives, ludiques/ spectacles sportifs), une dimension symbolique (liée au milieu, à l’impact de la pratique) et une dimension environnementale (capacité à créer des effets d’entraînements sur l’économie urbaine locale et sur le développement d’un secteur géographique).beach volley.jpg

En somme il existe 4 grands types de motivations de pratique des Français :

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La victoire à tous prix ! Comment en est-on arrivé là ?

vélo.jpgLa veille du Tour de France et les révélations de l’Ancien Coureur professionnel Laurent Fignon ne font qu’alimenter le débat sur le dopage. Laurent Fignon a développé un cancer des voies digestives et a annoncé qu’il avait pris des amphétamines et de la cortisone lorsqu'il était coureur, mais écarte l'hypothèse que le déclenchement de la maladie soit lié à la prise de produits dopants: "J'ai expliqué franchement (aux médecins) ce que j'avais fait dans ma carrière, ils m'ont dit « ça ne peut pas être ça. Ce serait trop simple ». Et puis il y a en avait des dizaines, parce qu'à mon époque, tout le monde faisait la même chose, comme aujourd'hui tout le monde fait la même chose".


Le dopage ne date ni d’hier ni de l’épopée de Laurent de Fignon, mais consiste d’après la loi du ministère de la santé et des sports de 2008 à « utiliser des substances et procédés de nature à modifier artificiellement les capacités ou de masquer l’emploi de substances ou procédés ayant cette propriété ».BodyBuilding b.jpg

Histoire :

Ainsi ce phénomène est ancien, il est apparu dès le VIème siècle avant J-C.
Il faudra attendre jusqu’en 1965 pour voir apparaître la première loi qui interdit le dopage et qui fixe les modalités de la détection des produits dopants et les peines qu’encours les utilisateurs et les fournisseurs des produits dopants.
Pourtant à partir des années 70 les cas de dopage se multiplient avec par exemple en 1967  la mort du coureur cycliste Tom SIMPSON due aux amphétamines lors du Tour de France et  le cas du sprinter Ben Johnson aux jeux olympiques de Séoul en 1988.

Dans les compétitions sportives professionnelles, aujourd’hui le dopage est de plus en plus traqué. Certains fans et spectateurs n’ont plus vraiment confiance en les sportifs. Il était même question un moment de ne plus médiatiser le tour de France tellement cette compétition soulevait des problèmes de dopages et ne reflétait plus du tout les valeurs du sport.TourdeDoping.jpg

On distingue différents 2 motivations poussant les athlètes à la prise de substances illicites :

• Les motivations primaires, relatives aux performances physiques et au corps des sportifs. Elles concernent entre autre l’accroissement musculaire ou encore une meilleure récupération après l’effort. Les motivations primaires représentent 20% des raisons évoquées par les sportifs dans l’utilisation des produits dopants.

• Les motivations secondaires, elles représentent 80% des raisons données par les sportifs pour expliquer la prise de dopants. Ce sont des raisons plus sociales, qui sont des conséquences directes de l’interaction entre le sportif et le milieu dans lequel il évolue.

Dans un second temps, plusieurs causes peuvent être isolées et en partie expliquer le basculement des athlètes dans ces pratiques illégales :

• La pression économique : le sport génère de plus en plus d’argent. Il y a un véritable engrenage qui se met en place ; le sportif gagne de l’argent grâce à sa passion mais il veut aussi le conserver et donc perpétuer ce processus. Mais dans le sport, ce sont en général les meilleurs qui sont les mieux récompensés, la sélection est donc rude et le niveau demandé de plus en plus élevé. Le dopage devient alors une aide pour le sportif. Ces substances permettent une amélioration des aptitudes physiques pour la réussite de sélections et de compétitions sportives, avec à la clé une plus grande facilité à atteindre des records.

• La pression des medias : Le sport fait de plus en plus apparition dans les médias ; télévision, presse écrite, radio ou encore internet. Les medias sont devenus un lieu de passage incontournable pour l’athlète et permettent d’accroitre sa popularité.
Le dopage peut contribuer à cette présence dans les média. Les performances de l’athlète vont lui permettre de tirer à lui la couverture médiatique. Mais les médias ne s’intéressent pas qu’aux performances sportives, ils peuvent aussi être amateur des nouvelles touchant le dopage et ainsi salir l’image des sportifs concernés.

• Le comportement du public : Le public est en demande constante d’exploit et de spectacle. L’athlète est devenu une célébrité, adulé et admiré par ses fans. La prise de substances dopantes devient alors un moyen pour atteindre cette célébrité.

• L’influence de l’entourage : Celui-ci veut de la performance ; un pays pour sa notoriété, une fédération pour des subventions… C’est principalement l’aspect financier qui ressort dans cette cause. Cela peut devenir une véritable pression pour le sportif, la prise de dopant lui permettra alors la satisfaction des désirs et des espoirs de son entourage d’une manière plus certaine.


• La concurrence : Ca peut être frustrant pour le sportif de se retrouver face à des concurrents plus performants grâce au dopage. Les produits dopants permettront de meilleures capacités pour moins de sacrifice de la part du sportif. Les uns voulant faire comme les autres pour être sur un pied d’égalité, la prise de dopant rentre alors dans un véritable cercle vicieux.

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Football Business, que reste-t-il?

 

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Depuis plusieurs décennies, le football occupe une place prépondérante dans notre société, que ce soit pour les supporters qui suivent les championnats ou pour les joueurs, amateurs comme professionnels, dont le nombre ne cesse de croitre. Bien naturellement, ce phénomène de masse provoque de nombreux débats, y compris celui récurrent du lien entre sport et argent. Les clubs ne deviennent-ils que des entreprises à la recherche unique du profit ? Restent-ils encore des valeurs dans le football ? Autrement dit, le football est-il devenu un sport-business ou reste-t-il un sport-passion ?

 

Le football, un sport business ?
Le football est envahi depuis quelques années par de riches milliardaires étrangers, comme Chelsea avec Roman Abramovitch. Avec leurs propositions alléchantes et leurs contrats mirobolants, ils peuplent une équipe entière de stars et rendent riches les clubs d’où proviennent ces joueurs. L’exemple le plus frappant est celui de Manchester City en cette saison 2008-2009. Le club mancunien a été racheté par un groupe d’investissement des Emirats arabe unis. D’après al-Fahim, qui représentera le groupe au conseil d'administration du club : "Notre but est très simple, faire de Manchester City le plus grand club du Championnat d'Angleterre et, pour commencer, terminer dans les quatre premiers cette saison". La première recrue fut l’attaquant brésilien Robinho en provenance du Real de Madrid pour la modique somme de 42 millions d’euros. Le club avait dans son viseur Kaka, le milieu brésilien vedette du Milan AC, et mit sur la table 110 millions d’euro et un salaire hebdomadaire de 250 000 € ! Mais malgré cela, le joueur décida de rester dans « le club de son cœur », comme quoi parfois on ne peut pas tout acheter…
Mais cela était sans compter le nouveau président du Real, décidé à éditer la deuxième série des « Galactiques ». Après les Zidane, Figo Ronaldo, Beckham ; Florentino Perez a commencé sa campagne en tapant très fort.football et argent.jpg
En effet en deux semaines il a réussi à s’approprier les services du Brésilien Kaka et ceux du Portuguais Ronaldo pour la somme de 159 millions d’euros, une broutille….
Les sommes en jeu dans le football sont sans commune mesure avec celles des autres sports. Ainsi, en moyenne, un footballeur évoluant en Ligue 1 touche 40 000 euros par mois. Les seconds, les basketteurs, émargent à « seulement » 10 000 euros et avec 3 000 euros, les handballeurs ferment ce classement. Comment expliquer de pareils écarts ? La forte médiatisation du football est un premier élément : ce sport étant le plus pratiqué et le plus suivi dans le monde, les différentes chaines s’arrachent les droits TV. Pour la L1, ceux-ci ont été cédés cet été pour 668 millions d’euros. Ensuite, le football génère de l’argent via les places vendues dans les stades : en L1, l’affluence était l’année dernière de 8,3 millions de spectateurs, soit un revenu de 65 millions. Les produits dérivés génèrent également beaucoup de profits : écharpes, ballons et surtout maillots de foot. Un maillot floqué au nom d’une star du ballon rond se vend en moyenne 75 euros ! Enfin, d’autres sources de revenus ont fait leur apparition ces derniers temps. L’Olympique lyonnais possède désormais ses salons de coiffure, ses bars de supporters, ses boutiques, et l’OL est entré en bourse début 2007, avec une capitalisation boursière de 93,2 millions d’euros. Aujourd'hui, l'ensemble de ces produits dérivés et activités annexes représentent plus de 20 millions d'euros pour ce club, soit le budget moyen d’un club de L1.
Cependant, la médaille a un revers : corruption et tricheries. Depuis une vingtaine d’années, le football est éclaboussé par plusieurs scandales. Pour gagner des matchs, des titres et donc de l’argent, certains n’ont pas hésité à corrompre arbitres ou joueurs : affaire VA-OM à l’époque où Bernard Tapie présidait le club marseillais, corruption d’arbitres par la Juventus de Turin... La recherche effrénée du capital voile les valeurs du sport.
 
Le football, un sport loisir ?
Durant leur apprentissage, les jeunes footballeurs intériorisent un état d’esprit : respect de l’adversaire, de l’arbitre et de ses coéquipiers, esprit d’équipe… On ne joue pas pour soi mais pour l’équipe et pour les supporters. Par ailleurs, les matchs, très physiques, poussent les joueurs à puiser dans leurs propres ressources, à se dépasser. Ces valeurs seront plus tard des qualités recherchées en société et notamment en entreprise.
Mais au-delà de cette dimension individuelle, le football joue aussi un rôle essentiel à l’échelle de la société. Pratiqué par 270 millions de personnes dans le monde, le football est aujourd’hui le sport numéro un dans la majorité des pays et domine presque entièrement certains continents comme l’Afrique, l’Amérique du Sud ou l’Europe. Sa popularité s’explique en partie par son accessibilité et sa simplicité : pas besoin de beaucoup de dépenses, un ballon suffit pour pouvoir s’exprimer. De nombreux supporters font partie de fan-clubs. Ils se retrouvent dans des bars, ou simplement chez l’un ou l’autre le temps d’un match, moment entre amis unis par la même passion ; d’autres n’hésitent pas à faire des centaines, voire des milliers de kilomètres pour soutenir leur équipe. La population entière d’une ville est mobilisée durant une période de victoires, les habitants étant animés par la seule joie de voir leur équipe se hisser aux rangs les plus élevés. Récemment, quelques petites équipes ont marqué les mémoires, comme Carquefou, modeste club de Loire-Atlantique, lors de la Coupe de France 2008, et pour elles, le football reste un sport loisir : elles privilégient le plaisir et permettent à leur ville de se faire connaître. Le football peut jouer ce rôle fédérateur à l’échelle d’un pays : en 1998, de nombreuses personnes, tout âges et sexes confondus étaient rassemblées autour d’écrans géants à travers la France, soutenant leur équipe nationale. Les Français se sont rassemblés pour fêter la victoire en dépassant les limites traditionnelles du public : les femmes, notamment, ont témoigné de leur engouement à une échelle inédite.

Ainsi, si l’appât du gain est devenu omniprésent, le football reste une passion pour la grande majorité de ses pratiquants malgré les différents scandales financiers. Toutefois, ceux-ci ne sont pas les seuls à entacher l’image de ce sport : depuis quelques années, le racisme et la violence deviennent également monnaie courante. Il reste à espérer que la passion désintéressée l’emportera dans l’esprit de la majorité des joueurs et des supporters.

Extrait du dossier « Le football, sport business ou sport passion » réalisé en cours de Technique d’expression et de communication et dirigé par Julien Louis, responsable pédagogique EXECUTIVE.


Pauline Elger, Julien Ley, Philippe Lohmann (EXE2)

A lire aussi : "Football et crise" - "Les clubs les plus riche du monde" - "La coupe de France, une aubaine pour ls clubs amateurs" - "Les produits dérivés du foot"

La maladie d'Alzheimer

Neurones.jpgLa maladie d’Alzheimer touche depuis une dizaine d’année, et un peu plus chaque jour, les populations âgées de nos sociétés. Maladie évolutive du cerveau, elle porte gravement atteinte à la faculté de penser et à la mémoire ; il s’agit de la forme de démence la plus courante. Ces troubles cognitifs évoluent si lentement qu’il est difficile au début de les détecter et qu’ils peuvent sembler bénins. Ils touchent essentiellement la vie quotidienne : les patients oublient les visites, les rendez-vous, les coups de téléphone, car en premier lieu c’est la mémoire des faits récents qui est touchée. Leurs proches ont trop tendance à croire qu’ils sont seulement déconnectés du monde réel car, grand piège clinique de la maladie d’Alzheimer, la mémoire des faits anciens est souvent préservée. La maladie affecte également le comportement, qui devient très inconstant : périodes de repli sur soi, moments de dépression, d’agressivité ou de mutisme alternent avec phases de joie et d’amour. La maîtrise de l'humeur et des émotions devient parfois impossible et face à la détérioration de son quotidien, le malade perd l’estime de lui-même. A long terme, la maladie a un impact sur l’état général. Cerveau.jpgLes troubles alimentaires engendrent un amaigrissement conséquent. Le sujet devient de plus en plus dépendant, affaibli et ses défenses immunitaires s’amoindrissent. Les infections que ces symptômes peuvent engendrer sont souvent à l’origine du décès.
Malheureusement, le vieillissement de la population est favorable au développement de la maladie d’Alzheimer. On prévoit qu’en 2050, la France comptera plus de 11 millions de personnes âgées de 75 ans et plus et près de 5 millions de plus de 85 ans, soit trois fois plus qu’aujourd’hui. Or, on estime que 870 000 personnes de plus de 65 ans sont atteintes de maladies d’Alzheimer, soit 3 millions de personnes directement ou indirectement concernées (proches, personnel hospitalier…), et on dénombre 225 000 nouveaux cas tous les ans. Il y aurait 32 millions de malades dans le monde, et pour 2020, les chercheurs prévoient qu’une personne sur quatre âgée de plus de 65 ans sera atteinte. Or, les symptômes apparaissent sur des sujets de plus en plus jeunes.
 

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Sports à risques

Base Jump.jpgLes sports à risques se sont fortement développés et leur définition a évolué. Dans les années 1970/1980, ils regroupaient uniquement les sports pour lesquels un risque réel d’accident mortel était présent. Ces sports dit « extrêmes » étaient réservés à des professionnels et nécessitaient des heures d’entraînement ainsi que des conditions physiques particulières : l’alpinisme, le parachutisme ou encore la nage en eaux vives. Mais à partir des années 1990, l’usage de cette expression est devenue de plus en plus courante, et cela dans le but de valoriser l’activité. Sont maintenant considérés comme sports à risques tous ceux qui procurent une « sensation forte », une « poussée d’adrénaline » : les sports de glisse, sur la neige (ski de vitesse), sur l’eau (rafting et surf) ou en aérien (l’aviation en général), mais également l’escalade, la moto cross, le BMX,  le combat libre et même le roller ou le skateboard.canyonning.jpg
Ces sports induisent une poursuite de l’effort au delà des limites du pratiquant. L’épuisement physique, voire la faim, le froid, l’incertitude quant à la survie, engendrent paradoxalement une satisfaction individuelle et valorisante, voire procure un intense sentiment d’existence : la prise de risque permet de prendre conscience de ses capacités  face à une issue qui peut comporter des conséquences tragiques. Lorsque le pratiquant est immergé dans son activité et contrôle le risque engendré, il ressent un mélange de peur et d’ivresse. L’un  des  sentiments éprouvés, la « flow expérience », est celui de l’alliance avec le monde, induit par le dépouillement de toutes les choses futiles. Un sentiment d’être, dans l’intensité de ce monde ; une satisfaction intime, au plus profond de l’individu, avec pour fin le plaisir et l’émotion suscités.escalade sur Glace.jpg
Mais qui sont ces pratiquants qui sans cesse mettent leur vie en danger en prenant des risques que beaucoup jugent inutiles ? Ce sont principalement des jeunes, entre 15 et 25 ans. Il s’agit bien évidemment en priorité des garçons, qui souvent ne manquent pas d’imagination pour inventer de nouvelles règles et de nouveaux défis. Ils sont dans une culture du défi, où ils veulent toujours aller plus vite, plus loin, plus haut. Ils ont besoin de s’affirmer vis-à-vis de leurs camarades, et pratiquent ces sports à risques pour acquérir une légitimité. Contrairement aux précurseurs, plus dans une optique de dépassement de soi, les jeunes prennent des risques pour battre leurs camarades et prouver qu’ils sont capables d’affronter le danger. On entre alors plus ou moins dans une société de compétition, dans laquelle la pression méritocratique est dominante. Celui qui prouve et réalise des performances est reconnu et récompensé, et il l’est d’autant plus que la prise de risque est grande.
Mais l’engouement pour les sports à risques dépasse cette seule catégorie sociale et touche aussi des hommes actifs dont les situations familiales, professionnelles et personnelles laissent pourtant présager une vie sans tracas. Nous vivons dans une société où nos actions sont de plus en plus mimétiques et contrôlées : nous empruntons les transports en commun ou notre voiture pour aller travailler cinq jours sur sept, nous avons nos habitudes alimentaires, nos endroits fréquentés... Parfois, ce quotidien est vécu comme imposé et subi, et entraîne l’accumulation de stress, difficilement évacuable. Il trouble l’image et l’estime de soi, réduisant la croyance en ses propres performances. La pratique des sports à risque permet alors de se déconnecter de ce monde machinal, de vivre de nouvelles sensations et de diminuer le stress ambiant. A travers ces activités sportives, le pratiquant observe et apprécie le contrôle qu’il a d’une situation présente. Il n’est plus simple spectateur de l’action, mais l’acteur ski freestyle.jpgprincipal qui produit un succès. Ces sports permettent de se voir au-delà des normes, voir de quoi nous sommes capable. Ils suscitent un sentiment de puissance et de contrôle et valorisent l’individu en contraignant celui qui le pratique à dépasser ses limites, à modifier ses réactions et à réussir progressivement à les contrôler. rugby ok.jpgUne pratique régulière permet même de banaliser la peur, voire de la recoder en sécurité, et de la maîtriser dans la vie quotidienne ou professionnelle.
Cependant, le contrôle dans la pratique sportive à risque est une illusion, car le sportif plongé et dévoué à la réussite de sa cause fait volontairement abstraction du fait qu’un accident peut arriver à tout moment. Le corps est mis à rude épreuve, de façon dramatique dans certains cas, comme dans l’alpinisme où les gelures sont monnaies courantes. Ces activités engendrent la souffrance, même si celle-ci est très vite remplacée par l’ « extase » du succès. Une étude sur le parachutisme est d’ailleurs révélatrice : les personnes pratiquant le parachutisme trouvent l’activité gratifiante car elles recherchent cette boucle récurrente qui fait passer de l’angoisse à un sentiment de bonheur, à chaque saut, et qui pousse à recommencer. Mais cette quête est sans fin : la sensation recherchée doit toujours être plus intense par une prise de risque toujours plus importante. Or, jusqu’où peut-on aller ? Les limites du raisonnable seront-elles un jour dépassées ?

Extrait du dossier « Le développement des sports à risque » réalisé en cours de Technique d’expression et de communication et dirigé par Julien Louis, responsable pédagogique EXECUTIVE.

Alicia MARRO, Laëtitia POLMONARI, Raphaël SCHAEFFER (EXE2)
 

Sport de haut niveau et sport amateur en Alsace

 sport pro2.jpg     Les athlètes de haut niveau, moteurs de la pratique sportive:


Si l’Alsace apparaît comme une région sportive, c’est notamment grâce au rayonnement de ses athlètes, comme Sébastien Loeb, quintuple champion du monde des rallyes, Mehdi Baala, double champion d’Europe sur 1500 m, Paul-Henri Mathieu, membre de l’équipe de France de tennis ou encore Julien Pillet, champion olympique et du monde de sabre par équipe. 6,6% des sportifs français classés à haut niveau par le Ministère de la jeunesse, de la santé et des sports sont originaires d’Alsace, soit 175 personnes. Leurs résultats influencent directement la pratique du sport en Alsace : par exemple, grâce au titre olympique de l’équipe de France de Hand-ball gagné à Pékin en 2008, avec le gardien de but Thierry Omeyer, né à Cernay (68), ce sont plus de 10% de licenciés supplémentaires qui ont été accueillis par les clubs alsaciens.
Les centres de formation régionaux sont à l’origine de l’éclosion de nombreux talents : 275 sportifs alsaciens sont classés sur les listes des athlètes espoirs, établies chaque année par traité ministériel. De même, l’intervention du Conseil régional se concentre sur les jeunes athlètes pour leur permettre d’atteindre le plus haut niveau ; une centaine d’entre eux sont ainsi aidés chaque année.
Le soutien au sport de haut niveau passe aussi par une aide financière à l’organisation de manifestations sportives d’intérêt national ou international. Dernièrement, les championnats de France de natation ont eut lieu à Schiltigheim (67) et ont accueilli les plus grands champions nationaux, comme Alain Bernard.
Enfin, l’Alsace met en place des infrastructures afin de permettre à ses sportifs d’évoluer dans les meilleures conditions. Un des exemples les plus significatifs est le CREPS d’Alsace (Centre Régional d’Education Populaire et Sportive), établissement public national dépendant du Ministère de la Santé et des Sports. Cet organisme intervient dans l’accompagnement des sportifs en filières d’accès au sport de haut niveau, dans la formation aux métiers du sport et dans l’accueil de stages et réunions à l’initiative du mouvement sportif et des associations de jeunesse et d’éducation populaire. Le CREPS est administré par un conseil présidé par un conseiller régional, actuellement Jean-Jacques Fritz. Il sert d’intermédiaire entre les sportifs, leurs entraineurs et les réseaux annexes au monde du sport.

Les limites : une inégale répartition:


Même si le sport alsacien semble jouir d’un dynamisme sans précédent au niveau national, les associations sportives sont aussi inégalement représentées sur le territoire régional. Les associations sportives sont davantage implantées en zone urbaine qu’en zone rurale. Ainsi, sur certains territoires, plus de 60 disciplines sportives sont pratiquées, avec 61 activités sportives à Strasbourg  par exemple ; sur d’autres, la gamme de choix offerte est moindre avec 11 activités à Ferrette.Cartographie des disciplines sportives en Alsace.jpg
Ces différences peuvent être expliquées de différentes manières. Tout d’abord, les habitants des zones rurales sont amenés à faire plus de kilomètre pour se rendre sur les lieux de pratique sportive. De plus, dans ces mêmes zones, la population est généralement plus âgée, ce qui peut réduire le dynamisme et l’investissement dans les clubs et les fédérations. Le manque de moyens financiers ainsi qu’une densité moindre rend moins rentable la construction de locaux et freinent ainsi l’engouement.sport amateur.jpg
Mais d’autres éléments entrent aussi en compte. Ainsi, il y a un peu plus d’une décennie, Mulhouse était considérée comme une des villes les plus sportives de France. Pourtant, dans la dernière enquête de L’Equipe, la ville plonge à la 25ème place du classement. Cette enquête s’est basée sur cinq critères fondamentaux : les équipements disponibles, le sport amateur, la volonté municipale de s’investir dans le sport, le sport de haut niveau et le budget alloué. Si Mulhouse arrive à dépasser la moyenne sur les trois premiers critères, les deux derniers sont notés en-dessous de la moyenne. Cette dégringolade n’est pas une surprise pour les mulhousiens : la ville ne consacre que 1,7% de son budget au sport, alors que la moyenne nationale est de plus de 6,5%. En comptant son agglomération, la ville de Mulhouse consacre 53€ par habitant au sport contre 125€ en moyenne nationale.

Si la forte présence de sportifs de haut-niveau contribue à l’engouement des Alsaciens pour la pratique du sport, tous les espaces ne sont pas desservis de la même manière : il y a un déséquilibre entre l’offre sportive dans les zones urbaines et les zones rurales, et même entre zones urbaines. Mais un autre facteur prend de plus en plus d’importance : l’Alsace est une terre vieillissante. Cette évolution aura-t-elle une influence sur la dynamique du sport en Alsace ?

Extrait du dossier « Sport amateur et sport de haut niveau en Alsace » réalisé en cours de Technique d’expression et de communication et dirigé par Julien Louis, responsable pédagogique EXECUTIVE.

Christophe CHAUDRONNIER, Aurélie SCHITTLY, Caroline VOIRIN (EXE2)

L'économie des jeux vidéos

 Après l’épisode historique des jeux vidéos et ses figures emblématiques, telles que Mario, Zelda, Lara Croft…., l’ordre du jour est au décryptage économique du secteur. En effet, fabriquants, éditeurs, développeurs et distributeurs sont passés au peigne fin : 

Voici un résumé de tous les acteurs participant à l'aboutissement d'un jeu, de sa conception à sa mise en rayon, en passant par son développement, son édition, son marketing et sa distribution.
 

  La chaîne de valeur du secteur:

Chaîne de valeur du  secteur.jpg
 Les éditeurs first party (First Party Publishers), sont les constructeurs de consoles (Sony, Nintendo et Microsoft) qui conçoivent et éditent aussi des jeux.

  •   Les fabricants de consoles

Trois fabricants de consoles se répartissent actuellement le marché mondial du jeu vidéo : Sony, Nintendo et Microsoft.
Sony est apparu en 1995 sur le marché des consoles de jeux vidéo avec la Playstation ou PSX, renommée et redesignée (plus petite et plus compacte) plus tard en PSone. Fort de ce succès (elle s’est vendue à presque 80 millions d’unités dans le monde), Sony décide de lancer la nouvelle génération de consoles en mars 2000 au Japon, avec la Playstation 2, devançant ses concurrents de 6 mois.

Nintendo, présent depuis de nombreuses années dans l’industrie du jeu vidéo (la firme japonaise a conçu son premier jeu vidéo en 1977 : le TV-Game 6), est leader dans le monde des consoles de jeux portables (avec la célèbre GameBoy). nintendoGameBoy.jpgAprès le lancement de nombreuses consoles (depuis 1983 avec la NES), Nintendo a lancé sa console nouvelle génération, la GameCube, en septembre 2001.
Dernier arrivé dans la course aux consoles de nouvelle génération et fabricant récent de consoles de jeux vidéo, Microsoft tente de s’imposer sur ce marché. La firme américaine a déjà une expérience dans le jeu vidéo puisqu’elle développe des logiciels de jeux depuis plus de vingt ans (son jeu Flight Simulator a récemment fêté son vingtième anniversaire). Microsoft a souhaité diversifier ses activités afin de bénéficier de ce marché en forte croissance.
Ces fabricants de consoles conçoivent un système informatique dédié au jeu vidéo, le font fabriquer (Microsoft) ou le fabriquent eux-mêmes (Sony), en assurent le marketing et la distribution. Il s’agit d’une industrie « lourde », le succès d’une console commençant à vingt millions de pièces vendues, soit un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards de dollars.
Comme dans toute l’industrie électronique grand public, la maîtrise des coûts de fabrication est un facteur essentiel de la concurrence. Microsoft sous-traite sa fabrication au Mexique et Nintendo en Chine. De plus ces acteurs développent également des jeux et possèdent des studios de développement en interne : on les appelle les éditeurs first-party.

  •   Les développeurs

Les développeurs sont regroupés en général dans de petites entités de 5 à 200 personnes, dont l’activité consiste à concevoir et à réaliser les programmes. Ils produisent un exemplaire unique (le master) qu’ils vendent à un éditeur. Ces studios de développement travaillent généralement sur un ou deux titres en même temps, une dizaine de studios dans le monde étant susceptibles de travailler en simultané sur quatre ou cinq projets. Ces studios supportent les coûts et les frais de développement des jeux, qui sont avancés par les éditeurs tiers ou les First-Party Publishers. Ces studios peuvent être indépendants ou intégrés aux éditeurs tiers ou third-party.

  •   Les éditeurs


Ils ont pour activités essentielles la production (au sens du cinéma : initiative, financement, détention des droits de propriété intellectuelle),le marketing et la promotion, la fabrication (pressage et packaging), le commerce de gros. Les grands éditeurs, une dizaine dans le monde, emploient plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de personnes, réparties dans la plupart des pays développés :
Electronic Arts ou Atari ont ainsi des filiales dans plus de vingt pays. Les fabricants de consoles ont aussi des activités d’édition. Ainsi, Nintendo crée et édite des titres comme Mario, Zelda ou Pokémon.

  •   Les distributeurs

On peut trouver deux activités de distribution : dans un premier cas, les éditeurs peuvent s’adresser à des distributeurs (eux-mêmes éditeurs), afin de commercialiser leur jeu sur un marché sur lequel ils n’ont pas la maîtrise. Par exemple, Infogrames a distribué en France le jeu Final Fantasy 9 sur PSone pour le compte de l’éditeur japonais Squaresoft.
Dans un deuxième cas, le distributeur est l’enseigne qui va commercialiser le jeu et le mettre à la disposition des clients. Micromania est un exemple en ce qui concerne les vendeurs spécialisés, Auchan... pour la grande distribution et la Fnac pour les multi-spécialistes. Les jeux peuvent être également distribués sur des sites de commerce électronique, comme Amazon, Alapage...

Marché mondial du jeu vidéo (millions d'euros) :

 Marché Monde.jpg

Europe en bleu, Japon en rose et USA en orange

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Comme vous pouvez le voir, le marché est fortement dominé par World of Warcraft, qui représente plus de 60% du marché en Asie mais également dans le monde. Pour illustrer l’importance du marché asiatique voici le nombre de joueurs de WoW (World of Warcraft) dans le monde :
Amérique du Nord : 2.5 millions
Europe : 2 millions
Asie : 5.5 millions

En Asie, les 3 marchés majeurs sont :
- La Corée du Sud : 6 milliards de dollars
- Le Japon : 1.8 milliards de dollars
- La Chine : 1.3 milliards de dollars

 Matrice BCG:

 BCG Jeux.jpg

 

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