
La coupe de France est une des trois principales compétitions nationales. Elle a été fondée en 1917 par Henry Delaunay qui était à l’époque le secrétaire du Comité Français Interfédéral (CFI), remplacé depuis par la Fédération Française de Football (FFF). La coupe de France fait souvent référence à des stades mythiques (le parc des Princes, le stade de Colombes, le stade de France), des équipes historiques (l’Olympique de Marseille, le Stade de Reims…) mais aussi à une dimension lucrative grandissante depuis ces dernières années.
Cette compétition majeure en France a fait et fait toujours rêver les amateurs du ballon rond. En effet, elle est synonyme d’exploits, de joie mais également d’ambition. Elle fait rêver tous les clubs de l’hexagone car c’est la seule compétition capable de mettre en opposition les clubs professionnels de ligue 1, de ligue 2 et de National avec les clubs amateurs de CFA (Championnat de France Amateur), de DH (Division d’Honneur), d’Excellence, etc. Elle permet aux « petits joueurs » de côtoyer les pros le temps d’un match mais aussi de faire découvrir le milieu de l’amateurisme à la France entière.
Cette coupe est synonyme d’exploits car chaque année, elle révèle un « petit poucet », entendez par là un club amateur parvenant à se frayer un chemin à travers les différents tours de coupe et à se faire voir et connaître par la France entière grâce aux retransmissions régionales et nationales. Nous avons pu remarquer l’exemple du club de Calais parvenant jusqu’en finale en 2000 face au fameux FC Nantes Atlantique ou encore le club de Libourne il n’y a pas si longtemps.
Bien entendu, l’objectif de chacun de ces clubs, professionnels ou amateurs, est d’arriver le plus loin possible dans la compétition et si la chance leur sourit, de soulever la coupe mais derrière cela, il peut également y avoir un enjeu lucratif. Il est vrai que pour les clubs professionnels, cet enjeu est moins important puisqu’eux visent plutôt la victoire synonyme de qualification en coupe d’Europe alors que pour les clubs amateurs comme le FC Etoile Schirrhein - Schirroffen, qui vient de battre un club de ligue 2 et d’atteindre les 16ièmes de finales de la compétition, cet enjeu peut aussi se révéler économique.

En effet, plus un club avance dans la compétition, autrement dit plus il passe de tours, plus les primes versées en gage de récompense par la FFF sont importantes. Ces primes permettent souvent aux clubs amateurs de « vivre » plus confortablement des saisons souvent très longues et coûteuses en matériels et autres fournitures. Ceci est d’autant plus vrai puisqu’aujourd’hui nous pouvons constater que le bénévolat ne cesse de chuter et qu’à cela s’ajoute la crise financière qui affecte indirectement les clubs amateurs qui cherchent sans cesse de nouveaux sponsors afin de remplir leurs caisses. Et malheureusement la crise ne permet plus à ces partenaires vitaux de donner de l’argent aux clubs amateurs.
C’est donc volontiers que des clubs comme le FC Schirrhein, qui affrontera Toulouse le 24 janvier en 16ième de finale de la Coupe de France, acceptent les primes versées par la Fédération Française de Football. Et cette année, les récompenses attribuées devraient être du même ordre que celle de la saison 2005/2006 qui étaient les suivantes :
A partir du 8ième tour : une prime de 765O€
A partir des 32ièmes de finale : 45800€
A partir des 16ièmes de finale : 91600€
A partir des 8ièmes de finale : 137400€
En quart de finale : une prime de 305000€
En demie finale : une prime de 610000€
Le finaliste malheureux a touché une récompense de 1220000€
Enfin le vainqueur empochait la coquette somme de 1830000€


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