Le tourisme médical est un bien étrange terme qui définit le déplacement d’individus (devenus alors patients) dans un pays autre que leur pays d’origine afin de se procurer des soins médicaux. C’est un phénomène très récent qui n’a cessé de se développer depuis une quinzaine d’années. En effet le chiffre d’affaire accumulé grâce à cette pratique a doublé, passant de nos jours à près de 450 millions d’euros.
Cependant la France reste en marge car ce phénomène est encore mal perçu par la majorité des habitants même si de nombreux organismes spécialisés dans le marché du tourisme médical commencent à voir le jour. Cette réalité gagne, difficilement, peu à peu notre pays comme le montre le Rapport Attali (rapport de la Commission pour la libéralisation de la croissance) où une décision (décision 76) est prise quant à l’accueil de patients étranger au sein du pays. Ce rapport affirme la position de certaines cliniques et hôpitaux en faveur de ce phénomène qui doit être accessible en France, un pays très réputé pour la qualité de ses soins. Il convient donc de lever les difficultés que les hôpitaux ont quant à l’admission de patients étrangers.
De plus ce phénomène gagne massivement l’Europe d’où la nécessité pour la France de suivre la tendance et de faciliter l’acceptation de patients étrangers au sein de son territoire. Jusqu’en 2005, un patient qui souhaite se faire soigner dans un autre pays devait détenir une autorisation préalable, le formulaire E112, qui était autorisé seulement si le traitement n’était pas possible dans son propre pays. Cependant en 2006, la Cour Européenne a utilisé ce texte en faveur d’une patiente anglaise qui était venue se faire soigner en France sans avoir l’accord de sa caisse d’assurance maladie, cette dernière n’avait pas voulu lui rembourser ensuite ses soins. La Cour Européenne a estimé que la patiente était tout à fait dans ses droits car le délai d’attente en Grande Bretagne est bien trop important lorsqu’il s’agit de problèmes importants. Le système a donc évolué et en cas de jurisprudence l’autorisation du formulaire E112 se réduit et autorise les patients européens à se faire soigner dans les 25 pays membres de l’Union Européenne avec les mêmes conditions de remboursement.
A travers cela nous remarquons bien que nous vivons dans une période décisive pour le tourisme médical : ce phénomène gagne largement l’Europe et la France et l’hexagone tend à suivre le mouvement. De plus la France a un voisin très compétent dans le tourisme médical : l’Allemagne. En effet ce pays accueille des patients étrangers depuis déjà près d’une vingtaine d’années. Des établissements tels que la clinique universitaire d’Eppendorf à Hambourg reçoit chaque année plus de 600 patients étrangers qui représentent près de 1% de son chiffre d’affaire. Mais également les pays asiatiques sont très attractifs pour les citoyens occidentaux tels que la Malaisie mais également des pays tels que la Hongrie et la Tunisie au sein desquels le patient pourra s’offrir des soins médicaux à bas prix incorporés dans un séjour touristique. La France doit donc faire des efforts pour gagner ses patients venus spécialement d’Angleterre et des Pays Pétroliers pour une qualité de soins irréprochable.
Les cliniques et hôpitaux ouvrent leurs portes et des organismes d’accueil de patients étrangers voient le jour tels que SAM, implanté à Paris, ou YPSEE (spécialisé dans l’envoi de patients français à l’étranger mais qui souhaite également accueillir les patients étrangers qui veulent se faire soigner en France). Cependant ces organismes sont encore très jeunes, ils ont été crées il y a à peine un an néanmoins ils ont déjà connu une petite augmentation de leur chiffre d’affaire. En effet en une année SAM a accueilli près de 40 personnes et la directrice a engagé trois personnes pour travailler avec elle. YPSEE détient un capital de 10 000 euro, ses directeurs emploient deux salariés chargés d’accueil sur place et souhaitent à terme engager deux assistantes.
Pour rester compétitive la France s’ouvre donc progressivement à ce marché mais il est encore difficile pour l’Etat de définir un règlement et de mettre en place une législation relative à cette activité. Ainsi SAM, seul organisme d’accueil des patients étrangers, n’a encore aucun partenaire financier mais cette agence travaille avec de nombreux organismes liés à l’activité comme des cliniques, des médecins, et des prestataires de services comme des compagnies de transports, des hôtels…
Groupe de Valeur Ajoutée en 1ère année travaillant sur le Tourisme Médical.
NORTH Camille EXE 1; KELLER Anaïs EXE 1; PUJOL Fanny SUP 1;
PABST François EXE 1; LAAZIZ Samir SUP 1; RIVIERE Carole SUP 1


bjr!! étudiante en 2éme anné de matrise en Tunisie,je dois rediger un mémoire pour la fin de mes etudes et mon sujet porte sur le Tourisme médical. j'aimerai avoir des ouvrages sur ce théme. merci!