Aujourd’hui la crise économique secoue le sport professionnel et plus particulièrement le football. Beaucoup de grands clubs déjà endettés pourraient en ressentir les conséquences.
En effet, d’après le président du syndicat des présidents de club, Jean-Pierre Louvel, la crise financière mondiale va impacter le football pour trois raisons :
- Les transferts vont baisser car les clubs n’auront plus autant de moyen en raison de la frilosité des banques et voudront être plus prudents concernant leurs achats.
- Les partenaires financiers des clubs de football seront eux aussi touchés par la crise et ne pourront plus autant investir, surtout en ce qui concerne les clubs coté en bourse.
- Les recettes provenant de la billetterie ou des produits dérivés seront, elles aussi, moins importantes car le pouvoir d’achat des spectateurs est lui aussi affecté par la crise.
Par exemple, en Angleterre, le déficit des clubs de Premier League a atteint 4 milliards d’euros dont environ un tiers pour les quatre plus gros clubs du championnat : Chelsea, Liverpool, Manchester United et Arsenal.
Le club de West Ham vient de perdre son principal sponsor, XL Leisure banque irlandaise, récemment nationalisée qui était en partie propriétaire du club.
AIG qui sponsorisait Manchester United à hauteur de 20 millions par saison, a été nationalisé par le gouvernement américain et devrait donc réduire son investissement pour le club mancunien. Cette tendance tend à se confirmer après les nombreux scandales d’abus des cadres de la société utilisant l’argent du contribuable pour s’offrirent des vacances.
Il existe des cas similaires dans la ligue Belge de football avec l’effondrement des banques Fortis et Dexia, Fortis qui était le sponsor du club néerlandais Feyenoord Rotterdam.
L’hexagone n’est pas épargné, en effet l’action de l’Olympique Lyonnais a dégringolée de 40% en 10 jours passant de 22,5 euros à 13,5 euros.
Comparé à ces homologues Européen et en particulier l’Angleterre, le modèle économique français est différent.
Dans ce contexte de récession économique, les clubs français ont plusieurs atouts, qui sont principalement leurs comptes et les droits télévisuels assurés jusqu’en 2012 représentent 60% de leurs ressources.
La crise actuelle a aussi eu un impact sur de nombreux projet de stades qui sont le plus souvent cofinancés par des investisseurs.

Face à la crise, Michel Platini a fait appel au Parlement Européen afin d’intégrer une mesure dans le football qui semble a la fois urgente et indispensable : il s’agit de limiter les dépenses des clubs consacrés aux transferts et aux salaires des joueurs (salary cap).
Ainsi, afin de mettre en avant qu’il en va de la survie des clubs, le président de l’UEFA, Michel Platini a comparé le système capitaliste au football.
Il préconiserait une régulation du Football Business au lieu d’une totale liberté du marché.
Michel Platini, souhaiterait également créer une super League européenne. Ce projet fût déjà d’actualité il y a 10 ans.
Le principe serait de créer un championnat européen réparti sur 3 divisions et regroupant les meilleurs clubs européens. En conséquence cela pourrait redonner un engouement pour les spectateurs et téléspectateurs mais aussi et surtout pour les sponsors et les médias.
Cependant le football ne semble pas encore vaciller tant le phénomène traverse le temps et la société.
Néanmoins, les institutions footballistiques ne doivent pas s’arrêter d’innover en terme de stratégie marketing afin de poursuivre la conquête du marché.
Sources :
http://www.rtlinfo.be/sport/news/article/141328/le+football+va+entrer+dans+la+crise+economique+selon+l+ucpf
http://www.sportvox.fr/article.php3?id_article=24203
http://www.goal.com/fr/news/196/europe/2008/10/09/903578/la-crise-financiere-sabat-sur-le-football
Groupe de valeur ajoutée en 1ère année : Ling Thomas, Spalek Maxime, Terroine Charles, Tresy Antoine, Raphael Schwartz, Teddy Luttringer


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