Pourquoi cette manifestation déchaîne encore tant les passions ?
Le camping car, la casquette sur la tête et en avant sur les routes de France !!
Après des jours d’attentes, Monsieur tout le monde se lève subitement de son fauteuil pliable pour profiter des 10 secondes montre en main de présence des fusées à pédales d’aujourd’hui...
A la fin du XIXe siècle, la presse sportive est dominée par un titre : Le Vélo, mais la prise de position de son patron dans l'affaire Dreyfus fait des vagues.
Le journal Le Vélo, fondé en 1892 par Pierre Giffard, n’est alors que consacré à la petite reine.
Ce journal populaire bénéficie du soutien de nombreux annonceurs comme Michelin, Peugeot et surtout, le comte De Dion-Bouton. Ces annonceurs sponsorisaient le journal. En contrepartie, le Vélo leur offrait une visibilité dans ses pages vertes.
En 1896, grâce à eux, le quotidien devient celui de tous les sports. Il organise désormais de grandes épreuves sportives : natation, courses automobiles ou cyclistes comme Paris-Roubaix, Paris Brest et Bordeaux-Paris par exemple.
En 1897 est créée une nouvelle rubrique : « Le Carnet du jour ». Pierre Robbe et Pierre Giffard y traitent de politique générale. Evidemment, à cette époque il n’y en a que pour l’affaire Dreyfus. Comme la plupart des Français Pierre Robbe est Antidreyfusard au début. Mais dans ses articles, le ton reste mesuré.
En juillet 1898, le Plaidoyer d’Emile Zola « J’accuse » rassemble les intellectuels de l’époque autour de la cause du Capitaine Alsacien contre les conservateurs et nationalistes.
Au fil de l’affaire, les responsables du « Vélo » soutiendront ce Capitaine d’origine juive et se soulèveront face à cette erreur judiciaire sur fond d’antisémitisme et de nationalisme.
Les fabricants de cycles et sponsors du « Vélo » (pour la plupart antidreyfusards) n'apprécient pas la position de leur sponsorisé.
En septembre 1898, avec l’arrestation puis le suicide du colonel Henry, Le Vélo bascule définitivement dans le camp dreyfusard. De plus, en tant que grand admirateur de l’écrivain, Pierre Giffard s’insurge contre l’ostracisme dont sont victimes les juifs. Le quotidien prend alors position en faveur de la révision du procès et soutient le colonel Picquart (Professeur d’Alfred Dreyfus à l’école supérieure de guerre).![]()
Le 4 juin 1899, deux événements se produisent. D’abord, la Cour de cassation rend un arrêt qui décide de la révision du procès. Ensuite, à Paris, a lieu une manifestation de royalistes dirigée contre le président de la République Émile Loubet, considéré comme dreyfusard. Or, parmi ces royalistes figure Albert De Dion, le principal annonceur du Vélo !
Émile Loubet est frappé à coups de canne. Pierre Giffard dénonce « cet écœurant spectacle » et l’attitude de son annonceur.
En août et septembre 1899, lors du procès de révision, celui-ci prend une importance telle dans le journal que les nouvelles sportives sont reléguées au second plan !
Mais le verdict tombe : Dreyfus est de nouveau reconnu coupable. Même s’il est gracié par le président de la République, Pierre Giffard milite activement pour la réhabilitation du capitaine.
Cependant, les engagements politiques du Vélo provoquent l’irritation de ses annonceurs. Giffard va jusqu’à refuser de publier les publicités du comte De Dion dans ses pages vertes ! Albert De Dion, avec quelques autres industriels antidreyfusards, fonde alors un nouveau journal, L’Auto-Vélo, édité sur feuille jaune. La direction en est confiée à Henri Desgrange. Le premier numéro paraît le 16 octobre 1900.
Les deux journaux se livrent à un combat sans pitié. Tous les moyens sont bons : débauchage de journalistes, surenchère dans l’organisation de courses cyclistes… Pierre Giffard lance même en 1902 une poursuite judiciaire contre L’Auto-Vélo pour exiger de son concurrent la suppression du mot « vélo » de son titre : L’Auto-Vélo devient désormais L’Auto (L’Auto deviendra en 1944 L’Équipe).
Mais Le Vélo reste toujours très lu et les ventes de L’Auto ne progressent guère. De Dion et Desgrange ont certes réussi à organiser l’épreuve Marseille-Paris et un Bordeaux-Paris bis, mais ces succès ne suffisent pas pour imposer leur journal. Ils sont à la recherche d’un coup médiatique qui leur permettra d’attirer les lecteurs et de nouveaux annonceurs.
Mais qui des Dreyfusards, Dreyfusistes et antidreyfusards sont à l’origine de la fameuse compétition cycliste?
Réponse :
C’est alors qu’un journaliste, Géo Lefèvre, propose lors d’un dîner avec son patron : « Pourquoi pas le Tour de France, on ferait des étapes coupées de jours de repos… » Ce Tour de la France à vélo s’identifierait au « Tour de la France par deux enfants », un manuel de lecture très populaire destiné aux écoles primaires. Desgrange accepte l’idée.
C’est ainsi que le 1er juillet 1903, devant l’auberge Le Réveil-Matin, une soixantaine de coureurs prennent le départ du premier Tour de France. Les dix-neuf jours de course entraînent l’enthousiasme populaire. Le pari de L’Auto est gagné : ses ventes sont multipliées par trois. Le Vélo, Robbe et Giffard « disparaissent » en novembre 1904.
Partie le 1er juillet de Montgeron dans l'Essonne, c'est le coureur français d'origine italienne Maurice Garin, surnommé "Le ramoneur", qui arrive à Paris au parc des Princes en 1er sur les 20 arrivants. (voir ci-dessous) ![]()
Avec une moyenne de 25 km/h, il est récompensé de 6 075 francs de l’époque. Il est le premier d’une longue lignée de champion, chaque année reprise copieusement dans la presse générale et sportive.
www.linternaute.com/histoire/motcle/2999/a/1/1/tour_de_france.shtml
fr.wikipedia.org/wiki/Tour_de_France_(cyclisme)
thucydide.over-blog.net/article-5014853.html
A lire également la rentabilité du Tour de France ; La victoire à tous prix...


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