Un parc de loisirs est parfois la pièce maîtresse d'un domaine plus vaste pouvant comprendre des hôtels, des commerces, ainsi que d'autres activités de loisirs en périphérie du parc et parfois même à l'intérieur d'autres parcs. On parlera alors dans ce cas d'un complexe de loisirs ou d'un « Resort ».
Le complexe de Disneyland Resort Paris (photos ci-dessus) en est un bon exemple. Il existe également une différence importante à prendre en compte entre un simple parc d'attractions et un parc à thèmes (ou parc thématique).
En effet, le parc thématique comporte une décoration, une architecture particulière qui lui donne un caractère « unique ». Les attractions pourront alors aussi être dotées d'une mise en scène particulière pour coller à la thématique du parc. Le concept de parc à thèmes a réellement été défini par Walt Disney à la création du premier Disneyland le 17 juillet 1955. On peut cependant considérer le Luna Park situé à Coney Island, qui reproduisait un voyage sur la Lune, comme un précurseur des parcs à thème en 1903.
Nous pouvons distinguer 3 types de parcs de loisirs :
- Les parcs d'attractions (du modèle de fêtes foraines) : ils proposent des manèges ou des attractions qui forment l'équivalent d'une fête foraine sédentaire, avec des infrastructures plus développées
- Les parcs à thèmes où le visiteur est immergé dans un thème donné (cinéma, Far-West, fantaisie, dessins animés...) au moyen notamment de décors, de musique et d'autres facteurs d'ambiance
- Les parcs aquatiques qui ne comportent que des activités aquatiques : piscines à vagues, piscines munies de jeux d'eaux, de toboggans, de différents bassins...
Dès le XVIe siècle, il existait des espaces où l'on venait se distraire. Ces parcs, encore appelés « foires », étaient situés sur des lieux très fréquentés comme les marchés ou les places de village.

Les forains venaient y exposer leurs jeux d'extérieur. On pouvait y trouver le jeu de bagues (l'ancêtre des manèges tournants, sur de vrais chevaux), des spectacles de saltimbanques et autres moyens de distraction. Les prix étaient modiques, de manière à attirer toutes les couches de la société de l'époque. Cependant, les plus riches préféraient les grandes fêtes de la Cour, avec leurs bals, leurs spectacles pyrotechniques, et leurs jeux de bagues. Ces spectacles étaient plus élaborés et moins « populaires ».
À la fin du XVIIe siècle, le Tivoli, premier vrai parc d'attractions, ouvrit ses portes à Paris et s'adressait essentiellement aux adultes. Il s'agit de ce type de parc qui s'est développé en Europe par la suite. Des attractions nouvelles y étaient installées, comme les balançoires, ou les fameuses montagnes russes qui pouvaient atteindre des vitesses de près de 60km/h, ce qui était exceptionnel à l'époque.
Au XIXe siècle, la révolution industrielle donna un nouvel élan aux manèges, surtout grâce à l'électricité et c'est dès le début du XXe siècle que les Américains prirent la place de leader dans ce secteur avec des attractions plus performantes et plus spectaculaires au détriment du vieux continent.
Walt Disney, en 1955, a apporté un changement structurel aux parcs en développant un nouveau concept, celui du parc de loisirs où toutes les attractions seraient gérées par une même personne : le directeur du parc. Cela permettait de centraliser les décisions, notamment de sécurité. C'est à partir de ce modèle que se développèrent les parcs familiers organisés autour d'un thème particulier, les parcs aquatiques et les parcs dits « d'attraction », aux dépens des parcs forains...
Aujourd'hui, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et le Benelux totalisent trois-quarts des parcs de loisirs européens.
Quelle est la réglementation en vigueur pour ces types de loisirs en Europe ?
La norme principale concernant les « machines et structures pour fêtes foraines et parcs d'attraction - sécurité » est la norme EN 13814. Celle-ci a été adoptée en 2004 par le CEN (Comité Européen de la Normalisation). Son contenu porte sur les exigences minimales en matière de sécurité, concernant « la conception, le calcul, la construction, l'installation, la maintenance, le fonctionnement, le contrôle et les essais des matériels d'attraction installés provisoirement ou définitivement ».

Le contenu de cette norme implique tant les parcs sédentaires, que les fêtes foraines nomades. Cette norme européenne s'inspire dans sa majeure partie de normes préexistantes notamment en Allemagne : les DIN et ASTM, considérées comme les normes les plus strictes qui existent à ce jour.
Mais qui se rend encore dans les parcs d'attractions ?
Tant au niveau régional, national, européen ou même international, nous aurions tendance à dire que l'univers féérique et ludique que dégagent ces parcs d'attractions ne touche que des populations d'un jeune âge accompagnées de leurs parents. Cependant, les parcs d'attraction ont réussi, grâce aux sensations qu'ils procurent et à la diversité de leurs équipement s'adressant à tous, à capter l'intérêt d'une population très large. Mais elle ne représente pas uniquement les particuliers car bon nombre d'entreprises, réservent maintenant leurs places dans ces parcs afin d'y inviter leurs employés pour des séminaires ou bien pour des événements particuliers.
Le numéro 1 en Europe
Situé à deux pas de chez nous, chez nos voisins d'outre Rhin, le 1er parc en Allemagne et en Europe : «
Europa Park ». En effet, nous pouvons retrouver une prépondérance de parcs

d'attraction en Allemagne destinés à tous les publics.
Europa Park (Rust, Bade-Württemberg) est très apprécié par les amateurs d'adrénaline, pour ses nombreux manèges à sensation comme le Silver Star, le plus connu de ce parc. Il possède également différents hôtels thématiques : Le Colosseo, le « El Andaluz », le « Castillo Alcazar », et le « Santa Isabel ».
A ces hôtels s'ajoute un mini réseau de maisons d'hôtes, un centre de « wellness » (bien-être) ainsi que de nombreux restaurants et bars. Le taux de remplissage de ces Resorts est de plus de 90 % et la capacité totale d'Europa-Park Resort est de 4 578 lits.
Le parc a réalisé 250 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2007. Il a créé cette même année 3 000 emplois saisonniers (dont 60% d'employés français) et a bénéficié de 4 millions de visiteurs. Europa Park est dirigé par la famille MACK qui a lancé mi-décembre 2008, une nouvelle attraction : un grand huit (le dixième sur le parc) de 20 millions d'euros.
La clientèle allemande est en tête du palmarès de fréquentation du parc avec 50% des visiteurs devant les Suisses (22%) et les Français (18%). De plus, l'arrivée du TGV Est à Strasbourg en 2007 a été l'occasion pour le groupe d'augmenter la quote-part de la clientèle française passant à 21% en 2008.

Les tendances pour Europa Park sont très positive même en temps de crise puisque le Docteur Fichtner, professeur en géo-culture démontre que l'on assiste à une augmentation du nombre de visiteurs grâce à l'excellent rapport qualité/prix du parc. Un des points forts d'Europa Park règne dans l´ambiance et l´offre du site qui varient suivant les saisons, ce qui incite les visiteurs à venir une seconde fois dans la même année. Ensuite, les séjours de courte durée sont en progression grâce à l´attrait pour les hôtels 4 étoiles (le « Colosseo » et le « Santa Isabel » étant une des raisons de cette hausse). Et enfin, la fréquentation de congressistes augmente de façon significative ce qui peut traduire de l'efficacité du parc

Les parc d'attractions ont encore de beaux jours devant eux car malgré la conjoncture actuelle, les loisirs restent une priorité pour nombre d'entre nous.
Groupe de Valeur Ajoutée en 1ère année :BRIDEN Morgan, BIZJAK Damien, GREWEY Nicolas
BURY Laura, BOLMONT Pierre-Antoine, HEYMANN Patrice
Cédric Dabrowski