
Depuis maintenant plus de sept ans en Alsace, nous avons le plaisir et la chance de pouvoir admirer les paysages verdoyants de notre région depuis la cime des arbres du Sundgau jusqu’au Champ du feu en passant par la célèbre station de Gérardmer dans les Vosges.
Effectivement, en 2001 fut bâti le premier parc alsacien destiné à tous les publics désireux de sensations fortes ou tout simplement de partager un moment magique avec la faune et la flore alsacienne. C’est à Breitenbach, petit village niché dans le val de Villé, que naquit cette folle idée. Une forêt en pleine forme, des arbres splendides, un air pur loin des grandes villes de la région et un espace à exploiter, voilà comment apparu un des parcs référence en matière d’activités sportives, de détente et de bien-être avec comme leitmotiv l’harmonie et la paix avec Dame nature.
La définition de ces parcs qui poussent dans nos forêt comme des « champignons » n’est pas très claire mais pourrait être la suivante : il s’agit d’une structure de loisirs accessibles à tous que ce soit sur terre, en l’air, dans les arbres ou même pour certains parcs dans l’eau. Elle permet d’utiliser au maximum les capacités d’un espace naturel en trois dimensions afin de nourrir ses adeptes d’un air pur et d’un maximum d’adrénaline afin de passer un moment inoubliable.
Si ces parcs étaient destinés, à la base, principalement à une clientèle de particulier,s nous avons pu constater rapidement que d’autres publics s’y intéressaient comme les centres de loisirs et d’hébergement (CLSH), les comités d’entreprises, les écoles, les collèges et les lycées.
Il y a tout d’abord les entreprises qui sont « friandes » de séminaires proposés par les parcs d’aventure car nous y retrouvons des valeurs communes telles que le dépassement de soi, l’atteinte d’objectifs, la solidarité, le travail d’équipe ou encore la volonté. 
Il y a ensuite des valeurs que recherchent moins les institutions publiques et scolaires désireuses, elles, d’éducation sportives et culturelles additionnées à la découverte d’un milieu naturel souvent méconnu de nos jeunes pousses.
Et enfin, grâce à des formules variées, les parcs d’aventure accueillent de plus en plus de groupes festifs célébrant un mariage, un anniversaire ou encore un enterrement de vie de jeune fille (ou garçon) et décidés à passer un excellent moment ensemble, entre amis.
La région Alsace compte actuellement sept parcs plus ou moins équipés et fournis en activités diverses.
Il y a les parcs de Breitenbach bien sûr, celui du Lac Blanc, d’Oswald au sein d’un un immense parc naturel, celui de Brumath, d’Oberhaslach, de Kruth et enfin d’Orbey-Lapoutroie dans le Haut-Rhin. Dans les Vosges, il est également possible de visiter les parcs de Celles sur plaine, de La Bresse, de Vittel, d’Epinal et évidemment celui de Gérardmer.
Tous ces parcs proposent à peu de choses près les mêmes services et activités dont le principal reste naturellement la possibilité de découvrir la forêt environnante au détour des cordes, passerelles, ponts, obstacles en tout genre et autres tyroliennes incontournables.
En dehors de tout cela, les parcs présents dans notre région ont su diversifier leur activité avec le temps.
C'est ainsi que depuis le premier parc ouvert en 2001 avec seulement 5 parcours dans les arbres allant de 2 à 12 mètres de haut, nous avons pu observer une multiplication des parcours par leur nombre bien sûr mais également par les différents niveaux de difficulté qu’ils suggèrent. Aujourd’hui, les différents parcs proposent au minimum 8 parcours dans les arbres avec des difficultés allant du débutant de 3 ans (parcours ourson) aux experts toujours à la recherche de sensations extrêmes (parcours lynx). Une chose que les parcs ont bien compris puisqu’ils proposent désormais de plus en plus de tyroliennes qui elles-mêmes sont de plus en plus hautes, longues et spectaculaires (passant au-dessus d’un lac pour le parc de Brumath et faisant 340 mètres de long).
En dehors de cette activité principale que sont les parcours dans les arbres, les parcs d’aventure proposent de nombreuses autres activités complémentaires : beaucoup d’autres activités joignant le sport et la nature, de la course d’orientation, du parapente, du VTT, de la randonnée, du pédalo, des activités de chasse au trésor, de la plongée sous-marine pour les parcs disposant d’un point d’eau, du canoë, du tir, du paint-ball, du raid aventure, des mini-golfs et de l’élasto-trampoline.
Il est clair que pour se démarquer de la concurrence qui est de plus en plus importante, ces parcs d’activités doivent user d’un maximum d’imagination et proposer continuellement des nouveautés.
Il est également important pour ces parcs d’assurer une flexibilité maximum au niveau de leurs disponibilités d’ouverture. La plupart d’entre eux ont calqué leur shoraires sur ceux des établissements scolaires suivant la zone académique dans laquelle ils se situent et y ont rjouté les week-ends bien évidemment. Certains parcs adaptent leur fonctionnement par rapport à la demande qui varie évidemment selon les saisons et la météo. Nous observons par exemple le parc du Lac Blanc dans le Haut-Rhin qui est capable de proposer, en plus de ses heures habituelles, des demies journées d’escalade, des journées complètes avec une progression dans la difficulté des ateliers, des journées aventures avec en prime un repas en auberge traditionnelle ou encore, plus spectaculaire, des nuits dans les arbres à la belle étoile !
Tous ces parcs ont bien compris qu’il est également de plus en plus difficile d’attirer un public toujours plus exigeant. C’est pourquoi une communication importante et claire est de rigueur. Ces parcs d’attractions mettent l’accent sur la sécurité qui reste la principale préoccupation d’un public soucieux de s’amuser sans prendre le moindre risque naturellement et cela se comprend.
La sécurité occupe une place importante dans la communication de ces parcs mais également l’aspect écologique de cette activité. Celle-ci ne nécessite aucune machine polluante ou autre objets susceptibles de porter atteinte à un environnement que l’on cherche de plus en plus à préserver et à conserver en l’état. En plus d’une activité sportive, les parcs d’aventure naturels procurent une morale écologique à tout visiteur les traversant. Le parc d’Oswald, situé non loin de Strasbourg, va même jusqu’à faire participer ses clients à la prévention de l’environnement en leur octroyant une remise sur le tarif d’entrée de 2 euros si ces derniers se sont rendus sur place en roller, en bus ou en vélo. C’est ce qu’ils appellent l’Eco-geste.
Cédric Dabrowski