3 Questions à Emmanuelle Revelut, responsable de la VAE à l'ISG.

Pouvez-vous présenter l'ISG, ainsi que votre mission concernant la VAE ?
L'ISG est une école de commerce, fortement ancrée à l'international depuis ses débuts, et qui valorise les expériences acquises. Je suis responsable de la VAE à l'ISG. Nous avons mis en place la structure d’accueil pour assurer ce dispositif de formation continue depuis le mois de janvier. C'est passionnant et très épanouissant car nous accompagnons des personnes avec des parcours souvent très riches et variés, et qui sont à un moment clé de leurs parcours : évolution de carrière, prise d'autonomie, sécurisation du parcours ou changement de cap.
Quelles sont les personnes concernées par la VAE ?
La démarche s’adresse à tout individu justifiant au minimum de 3 ans d’expérience professionnelle, en rapport avec le contenu de la certification visée. Mais dans les faits, la VAE concerne pour l'instant des personnes qui ont déjà une expérience professionnelle un peu plus longue, notamment comme cadre ou manager, et qui souhaitent faire valider cette expérience pour sécuriser leur parcours, parce qu'ils n'ont pas les diplômes correspondant à leur expérience. Le portrait type serait une femme de 40 ans, qui, pour améliorer son employabilité et s'ouvrir de nouvelles opportunités, va faire une VAE pour faire reconnaître son expérience. Le plus souvent, la démarche est à la fois une validation de l'expérience vis-à-vis du marché du travail, et en même temps une démarche d'affirmation personnelle.
Pouvez-vous nous donner quelques chiffres concernant la VAE, nombre d'inscrits, taux de réussite, etc. ?
Entre 2004 et 2007, le nombre d’inscrits reste constant. Mais depuis deux ans, on observe une légère progression : les taux de réussite ainsi que les taux de dossiers recevables connaissent une légère croissance. Pour l'Ile-de-France, il y a eu 14623 personnes informées et accueillies en 2007. Le nombre de dossiers recevables était de 12574. Les VAE totales ont représenté 54,4% (contre 44,6% en 2004), et les VAE partielles ont diminué de 39,6% à 30,7%. Les échecs sont passés de 15,8% à 14,9%. Tous ces chiffres sont donc très encourageants.
(source : Etude régionale sur la VAE, selon les chiffres fournis par l’Afpa)