
Crises financières, impacts sur l'environnement, normes législatives, image de marque, risques humains, chaque entreprise est confrontée à une multitude de risques. Le Risk Management ne se borne plus aujourd'hui à l'assurance de ces risques, il est devenu un enjeu stratégique, un outil d'aide à la décision dans la gestion des risques et donc un facteur essentiel de la performance de l'entreprise.
L'ISG a organisé une semaine "Finance et Management du risque" du 15 au 19 avril 2013, qui a mis en lumière quelques unes de facettes du risk management et en particulier financiers et l'évolution des métiers de la finance, au travers de conférences.
PROGRAMME DE LA SEMAINE
Lundi 15 avril 2013
- 11h45 - 13h15 / Conférence
- Invité : Paul Theron, Resilience Engineering Expert chez Thalès
- Animation : Véronique Steyer et Laurent Magne, professeurs permanents de l'ISG
Thème : « Risques et Stratégie(s) : continuité d'activité et résilience » : Réfléchir en termes stratégiques implique de considérer son environnement interne et externe dans une perspective dynamique, intégrant court et long termes. Survie, optimisation, développement : la vie d'une organisation demande de faire face à des changements environnementaux plus ou moins brusques et brutaux, d'être à même de les exploiter, voire de les modeler. Néanmoins, doit-on se préparer à tout et n'importe quoi ? Est-ce seulement possible ou désirable ?
- 18h30 - 20h00 / Conférence
- Invité : Nicolas Marchandise, (ISG Promo 1992) Directeur Général et créateur d'Advize, site d'e-assurance
- Animation : Hicham Sebti, professeur permanent de l'ISG
Thème : " Les acteurs des marchés financiers après la crise: à la reconquête d'une confiance perdue ?"
Nicolas Marchandise a pris en charge l'audit légal de KPMG avant de diriger le pôle risk management de Finacor entre Paris, Londres, Francfort et Chicago. Plus récemment, il a mené à bien le développement de la plateforme SaaS de courtage sur internet au poste de directeur général de Sentinelle.
Mardi 16 avril 2013
- 8h30-10h00 / Café Métier
- Invité : Gaëtan Mortier, auteur de l'ouvrage "Finance éthique : le grand malentendu"
- Animation : Amir Rezaee, professeur permanent de l'ISG
Gaëtan Mortier, diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques, a commencé sa carrière dans les affaires européennes à Bruxelles, avant de travailler comme analyste ISR, puis chargé de mission au sein de la principale agence de notation sociale américaine : Morgan Stanley Capital International (MSCI). En juillet 2012, il est reconnu par Thomson Reuters et SRI Connect comme faisant partie du « Top 15 » des meilleurs analystes en recherche SRI. Il s'est investi dans la création de l'agence de notation Young & Poor, pour le collectif Génération précaire, ainsi que pour les collectifs Sauvons les riches et Jeudi Noir.
Thème de l'ouvrage, co-édité par l'ISG dans la Collection Stimulo : Écrit par un professionnel majeur du secteur, cet ouvrage dénonce les folies de la finance et les
mythes du « développement durable ». L'auteur analyse tous les aspects, du militantisme religieux aux grands argentiers, les labels, les indices et les notations «responsables», les conflits d'intérêts, le glissement d'un secteur militant vers un secteur financiarisé, l'épargne salariale, la question de l'indépendance des agences de notation, le rôle des individus et actionnaires, etc. À partir de cette critique, l'auteur appelle à un engagement citoyen, et à une nouvelle responsabilité financière qui incombe à chacun.
- 18h - 19h30 / Conférence
- Invité : Damien Goy, Directeur du Contrôle Interne et Ethique chez Géodis
- Animation : Véronique Steyer et Laurent Magne, professeurs permanents de l'ISG
Thème : « Manager les risques au sein de l'organisation ? Contrôle interne, éthique et gouvernance » : La gouvernance comptable et la place centrale accordée à l'actionnaire ont étendu la logique et le territoire du contrôle interne, d'une exigence de fiabilité des comptes à un impératif d'autodiscipline et de traçabilité par un reporting accru (IFRS, ERP, etc.), notamment en termes de risques. Or, définir un risque, c'est définir en creux ce qui a de la valeur, ce qu'il faut protéger. C'est faire implicitement un choix politique et décider de ce qui est juste, de qui doit être félicité, de qui doit être incriminé. Manager les risques au sein d'une organisation, c'est alors distinguer les « bons » comportements de ceux « à risques » : définir des règles, des bonnes pratiques, une éthique ou une culture organisationnelle... autant de puissants moyens de contrôle, internes. Du moins, théoriquement...
Mercredi 17 avril 2013
- 18h00 - 19h30 / Conférence
- Invité : Christophe Estivin (ISG Promo 1987), Président-Associé chez MK Finance, 5ème intermédiaire français en fusions & acquisitions et nouveau président de l'association ISG Alumni
- Animation : Arnaud Féral, professeur permanent de l'ISG
Christophe Estivin a occupé les fonctions de Directeur Général de BPCE Domaines (filiale de Banque Populaire - Caisse d'Epargne), Directeur du cabinet de la Direction Générale du groupe Caisse d'Epargne et Responsable projets stratégiques Direction des Entreprises du groupe Caisse d'Epargne.
Jeudi 18 avril 2013
- 14h-15h30 / Conférence
- Invité : Guy Planchette, créateur et ancien responsable de la Délégation Générale à la Maîtrise des Risques Systèmes de la RATP et actuellement président d'honneur de l'IMdR (l'Institut de Maîtrise des Risques)
- Animation : Véronique Steyer et Laurent Magne, professeurs permanents de l'ISG
Thème : « La maîtrise des risques : Comment organiser la sécurité ? » : Le danger est l'une des préoccupations classiques de l'industrie, qui cherche tant à protéger ses employés, ses actifs, son environnement, ses clients, sa réputation, etc. qu'à prévenir les accidents et les catastrophes, dommageables pour tout le monde. Cette préoccupation, associée à la question de la fiabilité des composants électroniques a donné naissance à l'idée d'une maîtrise des risques. La réflexion française a ainsi développé les « sciences du danger » (les cindyniques), permettant d'aller au-delà des seules questions de sécurité des personnes, en prenant en compte les interactions entre différents réseaux et les facteurs humains, organisationnels et managériaux (FHOM) et liée à une « culture du risque ou de sécurité ». Notamment, grâce au développement de la Défense En Profondeur (DEP), des questions du franchissement des barrières et des précurseurs de dangers ou d'attaque.