école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

A la découverte des 1 000 facettes de l'Inde

Alexandre Pinchon, étudiant en 3ème année du Master Grande Ecole, nous fait part de ses premières aventures et découvertes en Inde, où il a choisi d'effectuer son stage.


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A peine sorti de l'aéroport international Indira-Gandhi de Delhi, vous percevez le fossé culturel qui vous sépare de la France. Vous êtes frappés par l'odeur nauséabonde et une température suffocante, qui rend l'air irrespirable. Delhi avec plus de 25 millions d'habitants est la 2ème agglomération la plus peuplée au monde et n'a pas encore mis en oeuvre de moyens de lutte contre la pollution. Les décharges à ciel ouvert, où les enfants cherchent nourriture ou objets à revendre, sont ici monnaie courante. Sur la route de l'aéroport pour me rendre à mon guest-house en taxi, la pauvreté est partout ; des enfants mendient à chaque carrefour, des hommes et des femmes dorment à même le sol. La circulation routière diffère consadérablement de la France : non-respect des feux rouges et des voies de circulation, conduite très rapide, vaches et chèvres traversant la route à leur guise, klaxons incessants, dépassements rapprochés entre voitures et piétons toujours à la limite de l'accident... « There are no rules, in India all is possible ». Cette phrase énoncée par mon chauffeur de taxi résume parfaitement la culture indienne qui offre une très grande liberté d'action ainsi qu'une facilité pour trouver ce dont on a besoin dans un laps de temps réduit pour pas très cher.

Mon installation et adaptation
Le Guest house où je réside est très sommaire et la nourriture est uniquement composé de plats indiens souvent très épicés. La cuisine indienne, très variée, est le résultat des invasions mughals, portugaises et britanniques. Les menus sont très riches afin de pouvoir assumer un travail physique de longue haleine. Riz, œuf, poulet, mouton, pain indien appelé chapati ou nan, le paneer (fromage local ressemblant à de la mozzarella sans goût) et les mélanges de légumes sont les principaux aliments de base de la cuisine indienne. La gastronomie d'origine persane s'est également largement répandue après les invasions musulmanes avec les biryanis, les kababs, et les tandoori chicken. D'innombrables épices créent une variété infinie de goûts : gingembre, coriandre, poivre noir, cannelle et piments. A noter qu'une partie de la population est végétarienne et que les vaches étant sacrées, il est quasiment impossible de manger du bœuf sans passer par des réseaux de trafiquants. L'ensemble des produits importés que nous pouvons trouver dans nos magasins occidentaux sont surtaxés et sont donc très chers, tout comme l'alcool qui est surtaxé en Inde. Il y a moins de 6 mois, après l'arrivée au pouvoir des conservateurs, une loi a même été promulguée interdisant la vente de boissons alcoolisées après 22h dans les magasins et après 1h en boîte de nuit. Pour mon plus grand malheur, les soirées en Inde finissent à 1 heure du matin, mais heureusement de nombreuses soirées privées d'expatriés prennent le relais.

Mon adaptation à la vie quotidienne s'est faite avec facilité grâce à l'aide de mes collègues de travail indiens ainsi que de mes amis expatriés qui m'ont expliqué les coûts réels (pratique pour les taxis sans compteur), les pièges à éviter (ne jamais boire de l'eau du robinet) et m'ont fait visiter Delhi et ses innombrables marchés ainsi que l'ensemble des temples et monuments indiens. Mes week-ends m'ont permis de découvrir Delhi et de faire la rencontre de nombreux expatriés travaillant dans les plus grandes entreprises françaises ou à l'Ambassade. Cette jeunesse aventureuse et brillante est la voix de la France à l'étranger et son avenir. J'ai visité l'India Gate, le parlement indien, le palais présidentiel et l'ensemble des marchés : Dilli Haat (marché artisanal), Greater Kailash 1 M blok market (sacs, chaussures, vêtements), Khan Market (produits importés pour les expatriés ; marché le plus cher d'Asie), Lajpat Nagar, Central market (vêtements, teinturiers et merceries), Nehru place (marché de tissus et de matériel informatique), Sarojini market (vêtements et linge de maison) et pour finir la maison de Mahatma Gandhi. Après quelques recherches complémentaires sur ce personnage, je voulais partager avec vous ce poème écrit par Gandhi qui m'a touché qui définit parfaitement la culture indienne influencé par les Castes et l'idée que le bonheur se trouve dans la simplicité :

Un sourire

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel

Personne n'est assez riche pour s'en passer
Ni n'est assez pauvre pour ne pas le mériter
Il crée le bonheur au foyer
Il est le signe sensible de l'amitié

Un sourire donne du repos à l'être fatigué
Rend courage aux plus découragés
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car c'est une chose qui n'a de valeur

Qu'à partir du moment où on le donne
Et si parfois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre

Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.

Mahatma Gandhi

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Découverte du pays
Lors de mon de deuxième week-end, avec 5 amis français et italiens, nous sommes partis à Jaisalmer, ville fortifiée à 12h de route de Delhi située à 100 km du Pakistan, pour visiter la ville et faire un safari à dos de chameaux dans le désert. Lors de mon troisième week-end j'ai pris un avion pour Bombay afin de visiter la capitale économique où se trouve le plus grand bidonville au monde, Dharavi, où nous avons pu aider des enfants et comprendre l'organisation d'une économie souterraine au sein d'un lieu où la plus grande pauvreté règne. Nous avons aussi visité Eléphant Island et les monuments économiques. Lors de mon quatrième week-end, avec la même fine équipe, nous avons été à Rishikesh, ville située à 3h de Delhi en voiture, au pied de l'Himalaya et qui abrite de nombreux ashrams et temples et où le yoga est enseigné. C'est aussi un lieu dédié au rafting sur le Gange. Mon adaptation, mon intégration et je dirais même dans le souci de respecter mon pays hôte, mon acculturation se sont faites à merveille et je prends un grand plaisir à découvrir chaque jour cette culture à travers les monuments, la nourriture et ses habitants tout en apprenant professionnellement au sein d'une équipe de 6 indiens passionnés par le leur travail.

Macao : entre patrimoine portugais et modernité chinoise

Josiane HE, étudiante en 3ème année du Master Grande Ecole de l'ISG, nous apporte son témoignage sur ses premières semaines en Chine et notamment à Macao, ville qu'elle a choisie pour effectuer son échange universitaire.

Petite halte à Hong Kong
Etant passée par la ville de Hong Kong et hébergée par ma tante pendant la première semaine, j'ai pu apprécier l'immensité de la capitale, son dynamisme, et surtout la diversité culinaire offerte par cette dernière. En effet, ce fut la première différence culturelle qui a attiré mon attention : les consommateurs peuvent trouver leur bonheur à tout moment. Tous les restaurants proposent leurs services sans interruption, durant toute la journée, variant ainsi leurs menus en fonction de l'heure (des menus pour le petit‐déjeuner, le déjeuner ou pour le dîner). Cette habitude de consommation s'explique principalement par des heures de repas non fixes des salariés et surtout par le fait de grignoter systématiquement entre les différentes pauses.

Arrivée à Macao
Macao est une ville beaucoup moins peuplée (567 000 habitants en 2013 contre 7,2 millions à Hong Kong, soit 13 fois moins peuplée), mais les coutumes ne sont pas totalement différentes. Aller à Macao, en passant par Hong Kong, reste très pratique grâce aux compagnies de ferry qui relient les deux villes toutes les 15 minutes pendant la journée, en une heure de trajet. L'université d'accueil a proposé aux étudiants en échange universitaire, d'être accueillis et accompagnés par le personnel de l'établissement dès leur arrivée. J'ai beaucoup apprécié cette initiative car cela m'a permis d'éviter d'attendre avant de pouvoir m'installer dans la résidence universitaire et d'avoir quelques conseils concernant l'emplacement des épiceries, des banques, des établissements pour se procurer une carte SIM et une carte de transport...

Premières découvertes et curiosités...
Josiane HE1.JPGEn l'absence de métro, le principal moyen de transport reste le bus. Les habitants de Macao, les Macanais, traversent la ville en marchant, en bus, en scooter (moyen fortement apprécié par les habitants) ou encore en taxi. Même avec le Portugais comme une des langues officielles (les noms des rues sont en portugais et chinois), les Macanais sont majoritairement des chinois cantonais. Ne pouvant pas leur parler en anglais, j'avais quelques difficultés à trouver mon chemin... Certains refusaient catégoriquement de me répondre lorsque je parlais en anglais. Mais à partir du moment où j'ai commencé à communiquer en cantonnais, ils m'ont répondu de manière très enthousiaste et chaleureuse, allant jusqu'à m'accompagner jusqu'à destination. Il ne faut donc pas émettre de jugements dès les premiers échanges. Par contre, les règles de bonnes conduites sont complètement différentes. Par exemple, ne vous attendez pas à ce qu'on vous tienne la porte le temps que vous arriviez. Vous pouvez éructer sans vous excuser puisque dans la tradition chinoise, cela veut dire que vous avez apprécié la nourriture.

On ressent une influence occidentale dans l'architecture des immeubles et des petites ruelles pavées et jalonnées d'églises, souvenir du Portugal, qui a administré le pays durant plus de 400 ans.

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Relié aux îles de Taipa et Coloane, les hôtels et casinos à Macao sont très impressionnants et très nombreux. Nous pouvons en trouver au minimum un sur chaque rue. L'économie de la ville se base principalement sur les activités des grands casinos et hôtels luxueux. Voici un des plus grands casinos à visiter : The Venetian, sur l'île de Taipa, reconnu comme le jumeau du Venetian de Las Vegas.

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A propos de l'ISG :

L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
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