école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Etudier un semestre à l'étranger : bilan d'une expérience enrichissante

Camille Lamy, étudiante en 3ème année du Master Grande Ecole de l'ISG, a intégré l'université Carlos III de Madrid en échange académique.

Camille Lamy-3.pngLes apports en termes de connaissances et de compétences
Le but premier de mon expérience était d'acquérir certaines compétences linguistiques et d'en compléter d'autres. Ce semestre m'a permis de renforcer mon anglais et d'augmenter mon vocabulaire en espagnol en échangeant avec les étudiants Erasmus et locaux. En plus de ces acquis, j'ai développé des qualités d'écoute et suis aujourd'hui en mesure d'alterner entre une langue et l'autre rapidement. La compétence que chaque étudiant Erasmus développe en premier lieu est sa capacité d'adaptation : sortie de sa « zone de confort », on comprend très vite qu'il faut s'adapter au mode de vie local pour s'en imprégner et optimiser son apprentissage. J'ai développé mon ouverture d'esprit et beaucoup appris de la culture espagnole. Ceci a été rendu possible par la durée de mon échange : la compréhension approfondie d'une culture demande du temps, de l'observation et est donc difficilement applicable lors d'un séjour touristique.

On gagne également en persévérance puisque l'on ne peut compter que sur soi. J'illustrerais cette nécessité d'être opiniâtre avec deux exemples simples : arrivée sur place, il faut trouver un logement, il est donc impossible d'échouer et de rester sans hébergement. Ceci allié avec un désir d'optimiser son budget, il faut savoir garder un moral d'acier en toutes circonstances et ne pas baisser les bras. En second lieu, il ne faut jamais abandonner son envie d'apprendre et c'est un défi ambitieux de réussir à étudier comme si l'on était dans la peau d'un étudiant espagnol lambda. Les nombreux défis auxquels j'ai été confrontée m'ont aidée à mieux me connaître afin d'appréhender sereinement la suite de mon échange. Enfin, il est formateur de découvrir un système éducatif différent du nôtre. J'ai noté le crédit accordé à l'apprentissage des langues qui me semble plus important en Espagne. Les étudiants que j'ai côtoyés pendant mon semestre étaient, pour la majorité, totalement bilingues en anglais et maitrisaient au moins deux autres langues.

Camille Lamy-2.png
Mes appréhensions de l'expatriation
Dès le départ, j'ai perçu mon échange comme une réelle opportunité d'assurer mon développement personnel. Ce nouveau challenge devait me permettre de consolider mes acquis et de développer mes aptitudes professionnelles. Forte de cette expérience, j'appréhende la recherche d'un stage de fin d'études avec plus de sérénité. Je n'avais pas de réels doutes en m'envolant vers l'Espagne. La culture y est très similaire à la nôtre et leur mode de vie est tout à fait adapté à une vie étudiante. Je savais que je ne serai pas confrontée à une manière de vivre trop éloignée de la mienne et c'est un des facteurs qui a motivé mon choix de destination. Je me suis rapidement sentie à l'aise : les espagnols sont des personnes très chaleureuses et notre université partenaire est habituée à accueillir des étudiants étrangers.
J'avais plus de craintes sur le fait d'étudier dans une université, qui me semblait être un système très différent des écoles de commerce telles que l'ISG. J'ai été surprise de constater que malgré la taille importante de l'université Carlos III (19 000 étudiants), nos professeurs nous connaissaient comme c'est le cas à l'ISG. Ils se rendent très disponibles, aussi bien par mail qu'aux bureaux qui leurs sont assignés durant leurs « office hours ».

Les opportunités et les perspectives d'avenir apportées par cet échange
L'université partenaire que j'ai fréquentée lors de mon échange est mondialement reconnue. Bien que n'ayant passé qu'un semestre dans celle-ci, je considère qu'elle apportera une valeur ajoutée et pourra potentiellement faire la différence lors du processus de recrutement en entreprise. De plus, une meilleure maîtrise de l'espagnol et un renforcement de mon anglais me permettent de prétendre à des postes ayant une envergure internationale. Dans une perspective d'insertion professionnelle, j'ai relevé que pour bon nombre d'annonces de recrutement françaises, la maîtrise ces deux langues est un pré-requis. Être ouverte d'esprit et s'adapter rapidement à un nouvel environnement sont également des compétences recherchées en entreprise. Enfin, je suis plus apte à travailler au sein d'une équipe multiculturelle. C'est un point que je me mettrai en avant, car dans l'espace mondialisé qui m'attend, les collaborations interculturelles sont permanentes.

Camille Lamy-4.png

L'enrichissement personnel et l'apport de connaissances qui découlent de mon échange à l'étranger sont incontestables. Cette expérience m'a permis d'apprendre sur moi-même, de mieux prendre conscience de mes forces, de mes faiblesses et d'être plus à l'aise en société. J'ai pu me lier d'amitié avec des personnes de nationalités différentes, ce qui n'aurait pas pu être fait aussi naturellement en France. Je me considère aujourd'hui comme encore plus curieuse envers les valeurs et cultures étrangères. Étudier en Espagne m'a également permis de rencontrer des étudiants qui seront demain mes collègues ou mes concurrents. Bien que déjà consciente de ce point, j'ai été frappée par l'importance de parler plusieurs langues et l'impact que cela peut avoir sur une carrière professionnelle. Une fois encore, cette expérience m'a démontré qu'il est bénéfique de se rendre directement dans le pays pour apprendre rapidement une langue et la pratiquer.


Le choix de Madrid était réfléchi et je suis aujourd'hui persuadée que c'est une destination idéale pour un échange. Le côté chaleureux et accueillant des espagnols est une réalité. Tout au long de mon séjour j'ai compris pourquoi c'est l'une des destinations préférées par les étudiants de toutes origines pour leur échange. J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette ville, historiquement et architecturalement riche.

Une parisienne en Chine

Mélanie Brouste, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG a effectué 6 mois de stage en entreprise à Zhuhai, une commune proche de Hong Kong. Elle partage avec nous un témoignage sur son adaptation et sur cette expérience professionnelle particulièrement formatrice.

Mon adaptation à la vie locale
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, s'adapter en Chine n'est pas si difficile, mais il est important de venir avec un esprit ouvert et une envie d'apprendre une autre culture.
Il est difficile d'apprendre le chinois. Connaître un mot ne suffit pas, si le mot n'est pas prononcé avec la bonne intonation, personne ne vous comprendra. Vous vous trouverez dans des situations à quiproquos plutôt comiques ou tout simplement avec quelque chose que vous n'aurez pas commandé. Après quelques temps, cela devient plus facile. Je suis fière de dire que j'arrive à présent à me débrouiller sans encombre en Chine. J'arrive à me faire comprendre et à comprendre ce qui se passe autour de moi, via les quelques mots en cantonais et mandarins que j'ai appris.


"Patience" est le maître mot dans ce pays. Etant parisienne, j'ai l'habitude que tout aille vite. Il a été difficile ou tout au moins stressant de s'adapter à un autre rythme. Par exemple, si au restaurant votre commande arrive rapidement, le processus de commande est souvent laborieux. Dans beaucoup de restaurants, lorsque vous choisissez un plat sur leur carte très fournie, il est courant d'entendre « me yo la » autrement dit : « je n'ai pas ». Cela peut sembler anodin, mais quand il s'agit de la moitié du menu, cela devient très ennuyeux à la longue !

Quant à la nourriture, ce fut l'adaptation la plus difficile. J'aime la nourriture chinoise, mais la nourriture chinoise en France et celle de Chine ne se ressemblent absolument pas. On retrouve bien sûr le riz cantonais et le canard laqué, dont le goût est très différent, mais le reste est à découvrir ! Comme je suis de nature aventureuse, je teste dans les restaurants de nouveaux plats presque tous les jours, en fonction des photos. Il y a des photos dans tous les restaurants sur les murs ou sur le menu, tout le reste est écrit en chinois. Cela me mène souvent à des plats différents du goût européen. Les os dans le canard ou le poulet (aucun restaurant n'enlève les os à la découpe) sont compliqués à déguster dans un pays qui ne fonctionne qu'avec des baguettes ! Les Chinois crachent les os sur la table, mais mon éducation ne m'y a pas préparé... Ils proposent du gras de canard... oui oui, juste du gras en sauce car "cela donne une jolie peau". Mais, cet argument ne me convainct pas !
Fan de nourriture et particulièrement de cuisine française, six mois de nourriture chinoise avec d'occasionnel "McDo" et pizza commencent à me peser. Je me languis d'une blanquette de veau ou d'un bœuf bourguignon... Cependant, j'ai appris à découvrir les traditions culinaires de différentes régions de Chine, tout comme de nouveaux légumes. Il est certain que je les chercherai en France pour pouvoir les cuisiner à nouveau !

Mélanie Brouste1.jpgMon expérience professionnelle
Les connaissances et compétences acquises durant ce stage sont nombreuses.
Ma spécialisation étant le Marketing, j'ai décidé d'approfondir mes connaissances en marketing digital. A l'ISG, j'ai appris les bases au sein d'une association, puis en tant qu'auto-entrepreneuse. Néanmoins, c'est au sein de mon stage en Chine que j'ai pu approfondir mes compétences dans ce domaine.

Tout d'abord, j'ai enrichi mes connaissances en gestion des réseaux sociaux au sein de l'entreprise, un domaine qui peut sembler facile à appréhender, mais dont il est important de comprendre les difficultés. Attirer l'attention des lecteurs, surtout en B2B, peut s'avérer complexe, en particulier sur les réseaux sociaux du type Facebook, Twitter... . J'ai beaucoup appris, que ce soit en rédaction de posts intéressants ou en création d'images.

De plus, j'ai appris à réaliser des vidéos d'animation de A à Z. Une des tâches, qui m'a été confié au sein de l'entreprise, a été de créer des publicités destinées à être diffusée sur leur site internet pour chacun de leurs produits. Aucune contrainte ne m'a été imposée, ils attendaient juste un résultat attractif et professionnel. Mes supérieurs ont été très satisfaits du résultat et ont même décidé d'utiliser une de ces vidéos à l'occasion d'un évènement en Europe, pour le lancement de leur nouveau site internet.

Ils m'ont également confié l'audit de leur site internet, ce qui m'a donné l'occasion d'appréhender le côté utilisateur. Comme il date de quelques années, de nombreuses modifications étaient nécessaires. J'ai pu réaliser concrètement la différence entre besoin et budget et percevoir l'évolution rapide des modes et tendances sur internet.

Grâce à mon séjour en Chine et aux échanges avec des anglophones de toutes les régions de la planète, j'ai pu perfectionner mon anglais. Je n'ai plus aucun problème de compréhension, ni d'expression. Cette capacité me sera utile dans ma carrière que j'envisage à l'International.

Mélanie Brouste 2.jpg

Mon expérience en Chine a été très enrichissante et pleine d'aventures. J'ai eu l'occasion de découvrir un pays et une culture radicalement différente de la mienne, ce qui m'a permis d'ouvrir ma vision sur le monde et sur les perspectives propres à chaque pays. Même si l'adaptation n'a pas été immédiate, je pense m'être très bien intégrée et habituée à la culture et aux coutumes du pays. Je me suis fait de nombreux amis tant Chinois qu'Internationaux et j'ai désormais des contacts dans de nombreux pays de l'Australie au Mexique.
Quant à mon expérience professionnelle, elle est désormais enrichie d'une connaissance plus approfondie du métier dans lequel j'envisage d'évoluer. De nombreuses opportunités s'offrent à moi. J'ai dorénavant une idée plus précise de ce que je veux faire et du pays dans lequel je voudrais habiter, ce qui représente un grand pas dans mon évolution personnelle. Il est désormais certain que je souhaite travailler dans une entreprise développant de nouvelles technologies, pour ensuite créer ma propre entreprise en utilisant les connaissances que j'aurais acquises.
Je suis ravie de ce voyage et de cette expérience et je compte poursuivre cette découverte du monde dans les années à venir.

Abonnez-vous
Suivez l'actualité
de l'école

Recherche

Chercher dans ce blog :

Archives

Nuage de tags

ISG approprie-toi le monde

A propos de l'ISG :

L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
ISG. Make the world yours.