école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Berlin : une ville cosmopolite

Lucas Schnyder, étudiant en deuxième année du Master Grande Ecole à l'ISG, s'est expatrié le temps d'un semestre d'échange académique à Berlin et nous dévoile ses impressions à chaud sur ce séjour tant attendu.

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Mes premiers pas dans la sphère berlinoise

Lorsque j'ai vu Berlin sur la liste des universités partenaires, mon choix a été vite fait. J'ai toujours rêvé de passer quelques mois dans la capitale allemande, pour m'imprégner de la culture alémanique, pour progresser en allemand mais également pour l'univers musical de cette ville. L'esprit embrumé par les adieux, je me suis envolé pour Berlin quelques semaines avant le début de mon semestre. N'ayant pas trouvé de logement, j'avais pris soin de réserver un Airbnb pour m'atteler par la suite à la recherche d'une colocation ou "WG" comme on dit ici, "Wohnungsgemeinschaft". La tâche est rude, c'est une ville où il est assez complexe de trouver un logement en tant qu'étudiant. Quoi qu'il en soit, la meilleure façon de trouver une colocation reste encore le bouche à oreille. J'ai finalement trouvé une chambre dans un logement que je partage avec une étudiante allemande et un berlinois. L'appartement étant situé en plein coeur de Berlin, cela me permet d'avoir accès rapidement à tous les points majeurs de la ville.

Berlin est ancré dans le dynamisme d'une Allemagne réunifiée, cela se sent dans le caractère cosmopolite de la ville. Il n'est pas obligatoire de savoir parler allemand pour y vivre et apprécier les lieux car l'anglais est largement partagé par la majorité de la population. Mais il indispensable de connaître certaines notions car les allemands apprécient qu'un étranger sache parler leur langue, surtout un français ! Cette ville cosmopolite est devenue une terre d'accueil, le tiers des berlinois est originaire d'autres pays. La communauté turque est fortement représentée, faisant du kebab la star des food-streets berlinois ! Berlin propose une grande variété culinaire. Une spécialité locale, les barbecues ! Il est possible d'en faire dans n'importe quel lieu même sur la pelouse. Ainsi, il n'est pas rare d'humer l'odeur de grillades dans les parcs.

Une adaptation à la vie berlinoise réussie

L'adaptation n'a pas été très compliquée dans mon cas comme j'ai des origines germano-suisse. Cette capitale a une culture à part entière où le maître mot est tolérance ! On peut donc retrouver beaucoup de styles décalés et non conformistes. Un jour, je suis allé à l'hôpital pour des analyses suite à une allergie à un médicament, j'ai été confronté à un médecin urgentiste avec des écarteurs d'oreilles. Chose que l'on ne verrait jamais en France. J'ai même eu un professeur de l'université avec plusieurs tatouages, le côté décalé est présent partout à Berlin. Pour les coutumes allemandes, vous verrez qu'ici on se serre toujours la main lors de la première rencontre car la bise n'a pas sa place, mais ce léger froid s'estompe avec la conversation. Je me suis souvent retrouvé dans des situations pour le moins inconfortable surtout avec la gente féminine. Dois-je serrer la main ? Faire un « hug » ? Tenter une bise ? Fidèle à mes origines, je fais toujours la bise à la grande surprise de ces dames.

Ce qui m'a aussi marqué, c'est la propreté de la ville. Les allemands sont connus pour être très respectueux de l'environnement et attachés au tri des déchets. Il n'est pas rare de se retrouver face à des poubelles publiques à neuf bacs, un procédé que je trouve révolutionnaire. Leurs bouteilles de verre et de plastique sont consignées, ce qui veut dire que n'importe quelle personne peut les déposer en magasin en échange de bons ou d'argent. Ainsi, le tri devient une véritable aubaine pour chacun !

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"Berlin est une ville qui m'a fait, me fait et continuera à me faire rêver"

Une capitale très dynamique

Berlin est une ville où il fait bon se balader car elle regorge de lieux cachés dans des cours et parfois des immeubles. Le street art est très présent, certaines fresques ou tags me laissent pantois, des façades d'immeubles aux portes d'entrée, tout endroit est un terrain d'expression. On ressent beaucoup plus la patte artistique à l'est de la ville notamment dans les quartiers de Kreuzberg et Neukölln. Une fresque a particulièrement retenu mon attention ou du moins ce qu'il en reste. Elle était présente sur la façade de deux immeubles, situés à côté d'un squat. Cette œuvre était l'une des plus connue du street art berlinois. Elle l'était, car l'artiste a lui-même détruit son œuvre en la recouvrant de peinture noire.

J'ai également assisté à une fête nationale, celle du 1er mai, très célébrée à Berlin. Tout le monde sort dans les rues, entièrement piétonnes pour l'occasion, des concerts sont organisés et des stands de food trucks sont installés. Tout est mis en place pour passer un bon moment. Cette journée m'a permis de lier d'amitié avec des étudiants de mon université, pour la plupart allemands. Arrivant seul et sans aucune connaissance, j'ai également retrouvé des étudiants français et il est vrai que c'était plutôt sympathique d'avoir un réseau d'amis avec qui sortir de temps à autre. Le petit plus de ce séjour est qu'étant DJ amateur, j'ai pu rencontrer quelques DJ berlinois dans un bar du nord de la ville, appelé Humboldthain, où on est libre de venir mixer en s'inscrivant simplement sur une liste. Trente minutes sont ainsi accordées à chaque volontaire, j'essaie de m'y rendre tous les mardis afin de pouvoir tester la scène berlinoise !

Shangai Express 3 : Fight club

Grégoire Doxat, étudiant en Master Grande Ecole à l'ISG, actuellement en échange académique à Shangai, nous relate la suite de ses aventures, assaisonnées d'un humour helvétique au 10ème degré.

photo retouchée_Grégoire Doxat.jpgComme le disait Confucius, la mondialisation est un train en marche qui ne s'arrêtera qu'en déraillant. Ou, pour citer les Guignols de l'info, "les chinois vont nous dérouiller".

En débarquant à Shanghai, je m'imaginais pénétrer le système éducatif chinois, tel le Messie. Préjugés obligent, je me voyais déjà assister à des cours austères, basés sur les enseignements de Mao Zedong, dans une université décorée de faucilles et de marteaux. Alors qu'en réalité, je suis arrivé sur un immense campus à l'américaine, avec une touche Shinto. Les classes, toutes les infrastructures sont à la pointe de la modernité, sauf pour Windows qui s'est arrêté à la version de 98. Par conséquent, mon immeuble style bourgeois gentilhomme du XVIème arrondissement parisien et ses meubles post René Coty d'Ikea me manquent moins.

L'admission au sein des universités chinoises est l'aboutissement d'une véritable méritocratie, comme me l'a expliqué mon ami chinois Win Ki Peng Dia (attention, jeu de mot suisse). En effet, chaque étudiant subit 3 sélections pour obtenir les meilleures universités. Autant dire que j'aurai fini dans une mine de charbon sans notre bon vieux système français qui laisse sa chance à tous. Finalement, la France est le seul pays communiste fonctionnel.

Mes cours ont été dispensés par des professeurs maîtrisant parfaitement l'anglais, ce qui m'a permis de comprendre que mes professeurs d'anglais en maternelle, au collège, au lycée, en prépa et en école de commerce avaient peut-être raison sur deux ou trois points au sujet de l'importance de la langue de Shakespeare. Et dire qu'avant le français était international. Mais ça c'était avant. Ce qui tend à confirmer que je suis né bien trop tardivement et que je suis condamné à poursuivre la lutte contre mes vieux amis, les verbes irréguliers.

Une pensée m'effleure et m'effraie. Le nombre d'étudiants chinois avoisinent les 27 millions, pour 2 millions en France. Une rapide division et j'obtiens ce nombre terrifiant : 13,5. Je vais devoir faire face à 13 chinois plus une personne à verticalité contrariée, au cours de ma future vie professionnelle. Heureusement, je ne me décourage pas et je me dis que je commencerai par cette dernière. Ou alors j'apprendrai à fabriquer des baskets...

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A propos de l'ISG :

L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
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