école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Tokyo : rendez-vous en terres nippones

Sélim Badra, étudiant en deuxième année du Master Grande Ecole, s'est envolé de l'autre côté de la planète pour un semestre d'échange académique. Il partage avec nous son quotidien au Japon.

Le départ vers l'inconnu

Tout commence au moment où je prends l'avion pour aller à Tokyo. Le vol dure douze heures et je n'ai pas pu dormir pendant toute la durée du vol car j'étais très impatient d'arriver. Heureusement que pendant le voyage, j'étais assis à côté de mon camarade Maevrik et d'un monsieur japonais du nom de Taro qui m'a donné quelques précieux conseils pour notre séjour. Une fois sorti de l'avion, j'ai dû passer par les formalités de police et de douane japonaises, j'ai été très étonné par la rapidité pour l'obtention de ma carte de résident qui prouve le sérieux du travail effectué en amont par les services de l'ambassade du Japon.

Je me souviens des premières images que j'ai eues de Tokyo, avec d'impressionnantes infrastructures et des rues bondées par la foule. Nous nous sommes ensuite rendus à l'agence immobilière « Sakura-House » afin de procéder à la remise des clefs de mon petit appartement, réservé et payé préalablement. L'accès à mon logement n'a pas été simple mais grâce à un plan et à l'aide apportée par les habitants, d'une gentillesse et d'une disponibilité remarquables, j'ai finalement atterri à bon port. Cette capitale est juste grandiose et on s'y sent pleinement en sécurité. Les Japonais sont des personnes très disciplinées et attachées au respect de leur environnement.

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Un campus au coeur de Tokyo

Notre campus est situé au centre de Tokyo avec deux stations de métro à proximité, Ichigaya et Iidabashi. Les bâtiments, les équipements et les salles de cours sont modernes, ce qui rend notre semestre plus agréable. Les membres de l'université et le corps professoral sont toujours à notre écoute lorsque nous avons des questions, avec le souci de se rendre disponible pour intégrer au mieux les étudiants étrangers. Je suis très heureux d'être ici et de rencontrer autant de personnes intéressantes. L'université Hosei proposait une pré-rentrée, dans un géant de verre qui surplombe le campus appelé "Boissonade Tower". Cette première rencontre, m'a permis de m'acclimater en douceur, de rencontrer tous mes camarades de promotion et de commencer à me lier d'amitié avec certains étudiants japonais. Concernant les cours qui nous sont proposés, les programmes sont captivants et vraiment instructifs. Les cours d'anglais et de japonais m'ont permis de m'améliorer que ce soit dans la matière étudiée ou dans la langue elle-même. Je pense sincèrement que cette expérience m'apportera beaucoup.

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Une culture à part entière

Plusieurs différences culturelles m'ont marqué lors de mon séjour, notamment la discipline et la politesse des Japonais. Ils font toujours le maximum pour aider un étranger et n'hésitent pas à demander à d'autres passants autour d'eux pour s'assurer de leurs réponses. Il ne faut pas oublier que Tokyo est la plus grande métropole du monde mais cela ne les empêche pas d'être aimables, disponibles et accueillants. Une autre chose marquante chez les Japonais, c'est leur manière de se saluer. Ils ne serrent pas la main comme en Europe, mais s'inclinent pour se dire bonjour ou se remercier. De même qu'une femme et un homme ne s'embrassent jamais en public et surtout pas dans la rue.

Il me semblait intéressant de partager ces quelques codes via ce témoignage afin que cela puisse servir pour les futurs étudiants. Je garde un excellent souvenir de cette expérience, surtout du dépaysement culturel nous donnant le sentiment de nous retrouver sur une autre planète. Ce semestre m'a permis, sans aucun doute, d'acquérir une plus grande ouverture d'esprit qui me permettra de développer des idées et des perspectives nouvelles à l'avenir.

Shangai Express 1 : l'espoir

Brillant étudiant du Master Grande Ecole de l'ISG, actuellement en échange académique à Shangai, Grégoire Doxat nous relate ses aventures, assaisonnées d'un humour helvétique au 10ème degré.

greg.jpgMon premier contact avec le contexte culturel chinois eut lieu à l'aéroport d'Amsterdam, quand j'appris le retard d'une heure de mon avion pour Shanghai. Comme nous l'avait expliqué notre professeur de management interculturel, la notion de retard n'existe pas dans les peuplades holistes. Il ne s'agit pas là-bas de quart d'heure de politesse comme mon réveil a l'habitude de m'en imposer mais d'heure de politesse. Dans l'avion, me voyant bloqué entre le Yin et le Yang pour 13 heures de vol, une charmante hôtesse de l'air asiatique me déplaça pour me permettre de profiter une dernière fois de films occidentaux non censurés.

Après un lent passage par la douane chinoise qui me prit en photo sous mon meilleur profil, un objectif se présenta à moi : prendre un taxi. Avant mon arrivée sur le territoire, mon Airbnb m'avait averti, je devrais me méfier des faux taxis. Mais je me laissais berner par le magnifique badge décoré de photos de taxi d'un chinois souriant. Une longue négociation commença entre l'homme et moi sur le prix de la course, car en Chine tout est négociable mais commence au prix fort, surtout pour les visages pâles. Quand mon taxi s'arrêta en plein milieu de l'autoroute, donna de l'argent à un autre taxi et nous déplaça ma valise et moi dans ce nouveau véhicule, je compris que j'avais peut-être exagérément négocié le tarif.

Durant mon trajet, je contemplais la ville, composée de tours de 30 étages et de bâtiments assez modernes, quand mon taxi émit un râle, ouvrit la porte et projeta un magnifique crachat, nouvelle découverte de la culture chinoise. Après cette inquiétante journée, je me réfugiais lâchement pour mon 1er repas dans une enseigne installée depuis quelques années à Shanghai, où les mets sont un mélange de traditions américaines et de traditions chinoises et dont le personnel reste toujours accueillant : « McDonalds ».

Après quelques jours de recherche en compagnie de Jessica, mon agent immobilier qui ne ressemblait pas à une Jessica, j'eus enfin trouvé un magnifique chez moi, avec des toilettes qui n'étaient pas à la turc. A mon grand désespoir, ces dernières sont très communes dans les restaurants, la menace perse est toujours présente tapie dans l'ombre... Jessica m'ayant prévenu de l'existence d'un Carrefour, proche de chez moi. Je décidais de me ravitailler et voguais sur mon caddie, rêvant de steaks hachés. Tortues, grenouilles et anguilles m'attendaient dans ce que je crus être le rayon Animalerie, mais qui n'était en fait que la Poissonnerie. Je décidais alors d'acheter un poulet au curry, qui m'aveugla dans un premier temps lors de sa cuisson, puis s'attaqua avec succès à mon palais.

Le lendemain après une nuit douloureuse placée sous le signe du curry, je décidais d'abord de ne plus jamais critiquer la cuisine de ma mère (pardon Maman), puis de visiter un grand musée d'art. Je découvris alors un autre particularisme local, les visiteurs sont autorisés à toucher les tableaux avec leurs doigts, laissant ainsi la marque de leur passage et leur "propre" contribution à l'Art.

Pour résumer mes premières impressions, disons que le choc culturel fut assez foudroyant. Surtout pour moi. Heureusement, je sus m'adapter, car l'homme est doué de facultés surprenantes. Pourtant je ne manque pas de curiosité ou d'intérêt pour ces différences culturelles qui pourraient peut-être expliquer les difficultés de certaines entreprises françaises à s'implanter en Chine.

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L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
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