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ISG Planète Ouverte

Dans ce blog, des anciens élèves et des étudiants de l’ISG vous font partager leur expérience aux 4 coins de la Planète.
Ils témoignent de leur vie « ailleurs » et nous ouvrent vers d’autres horizons.
Diversité, ouverture sur le monde, échange, c’est tout l’esprit ISG.

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28 mars 2007

Après une semaine d'examens, que de loisirs

fete_chez_paul

Petite semaine chargée avec ... les examens!! Mais qui se sont terminés (heureusement) et pour décompresser nous avons fêté tous ça chez Paul!! Tortilla faite maison, quelle délice! Bravo Paul et pour terminer une fondue en dessert hummmmm !

parc_el_retiro

Apres une petite tempête de neige à Madrid la semaine dernière, le beau temps est revenu. Il fallait donc faire un petit tour de barque dans le plus beau des parcs: "el Retiro".



coridacorida
Ensuite, il se devait de voir une corrida... IMPRESSIONNANT! (les photos parlent d'elles même). Nous étions dans une des plus grandes et plus importantes arènes du monde (avec plus de 20 000 places), datant de 1929.


Voila, la semaine sainte arrive, petites vacances en vue: Grenade, Valence, ... mais ca sera pour la prochaine brève...

22 mars 2007

Madrid, ville enthousiaste et dynamique

kathleen_madrid2_150Katlhleen, étudiante de la Promo 2008 CE à Madrid

"Madrid, ville enthousiaste et dynamique, gens chaleureux, au début se pourrait être dur, mais pas du tout!

Tout est simple: trouver un logement, comprendre les cours (les professeurs sont très gentils et nous expliquent très bien). Nous progressons énormément!

Nous avons fait une visite de cette belle ville (les musées, les jardins botanniques.. ) mais aussi les alentours (comme Tolède, ville qui a un patrimoine historique important  où de nombreuses religions se retrouvent).

Le voyage ne fait que commencer... et il n y a rien à regretter!"
kathleen_madrid1_400

16 mars- "Déjà un mois à Madrid!!!

Quelle vie !

On aime tout, comment ne pas aimer?

En plus, il commence à faire chaud, donc c'est très agréable! il faut juste s'habituer au rythme de vie:
Déjeuner tard, diner tard, sortir tard… ils font tout tard...

Les projets export avancent… pas trop pour tout le monde mais les Espagnols sont tellement aimables que notre projet est devenu un plaisir...

Ensuite, parlons de l'université... MAGNIFIQUE (voir les photos) certes elle n'est pas située au cœur de Madrid mais c'est tellement agréable d'y aller: on prend le car tous ensemble, on rentre tous ensemble, nos camarades Espagnols sont ADORABLES, nous montrent la ville, les coins sympas pour sortir, les bars...

Les cours étaient assez durs au départ mais avec le temps, on apprend et on parle de mieux en mieux espagnol, donc on comprend TOUT.

De plus, la solidarité ISG on la reconnait... Il y a eu des petits problèmes d'appartement: faut pas toujours faire confiance aux Espagnols, mais bon les amis étaient là pour aider ceux qui en avaient besoin.

MERCI ISG...

C’est une expérience que je pense personne n'oubliera..."


Kathleen CASTRO (ISG 2008 CE) les 6 et 16 mars 2007

Hong Kong, une expérience unique

CMA CGML’Entreprise : CMA CGM & ANL
Le lieu : Hong Kong
2 ISGeens : Ludovic Rozan (Promo CM 1994)/ Deputy vice president
                       Arnault Brac de la Perriere (Promo CM 2007)/ Trainee

Le droit d’ainesse ne prévaudra pas cette fois ci et ce sera à moi de commencer avec mon jeune point de vue de Hong Kong, suivra celui plus aguerri de Ludovic Rozan.

Ceux qui ont eu la chance de faire le cycle multinational ont certainement déjà effleuré du bout des doigts le phénomène Hong Kong. Ce phénomène je l’ai découvert en Décembre 2006 avec la promotion CM 2007 et c’est lors de ce court séjour que j’ai décidé d’y revenir à tout prix pour mon stage final. Après quelques procédures administratives, me voilà donc en stage de fin d’année, pas encore diplômé, à la CMA CGM, le troisième transporteur mondial par conteneurs,  au sein du regional office extension du Head office en Asie.


Être dans une entreprise qui a gagné 180% de part de marché de 2000 à 2007, est une expérience unique, être en Asie à Hong Kong en est une autre. Je vis les deux en même temps et tous les jours je fais en sorte de convertir ces deux formidables opportunités en réels avantages.

CMA CGMPour maximiser mon expérience en entreprise, j’écoute, j’écoute et j’écoute encore. Le transport maritime m’a appris l’humilité puisque ici la réponse aux problématiques est souvent l’EXPERIENCE. La frustration de ma non-expérience se transforme peu à peu en la nécessité de travailler en équipe et on comprend que chacun peut apporter ses capacités et apprendre des autres. Les horaires ne sont pas de 35 heures mais celui qui connait le plaisir de voir Hong Kong illuminé dans la nuit sans étoile sait déjà que cela vaut toutes les heures tardives du monde.    

Pour maximiser ma vie a Hong Kong, ma stratégie que je conseille : prendre un appart petit sans cuisine. Si la volonté n’est pas là, ce sera le ventre qui vous obligera à sortir et a goûter à ce rythme de vie si particulier. 6h de sommeil par nuit en semaine et une nuit de 12 h le week end permettent de tenir lecma2_220 rythme et de vraiment découvrir tous les Hong Kong. Celui de Lan Kwai Fong (quartier expat cosmopolite sorte de RDV after work), ou celui de Wan Chai (quartier populaire ou l’on se fait des amies facilement) en passant par Kowloon (quartier chinois sur le  Mainland), tous ces Hong Kong il faut les découvrir et chacun apporte son lot de rencontres et d’anecdotes.

Hong Kong c’est aussi un centre géographique de l’Asie et profiter de Hong Kong implique la possibilité de parcourir une Asie chaque week end. La Chine, la Corée, le Japon, les Philippines, la Malaisie, le Vietnam, autant de pays qui sont à votre portée et offrent le luxe d’être dépaysé en un week-end.  

Ce Hong Kong je le quitte fin mars pour aller passer mon diplôme mais on ne parle pas ici d’Adieu puisque l’Asie m’a infecté et si aujourd’hui je ne reviens peut être pas à Hong Kong, mon billet pour l’Asie est déjà réservé pour juin. J’entends déjà, au-delà de l’horizon de mon bureau ou je tape cet e-mail, l’appel sourd et puissant du ventre de la  Chine.  

Arnault

15 mars 2007

La distribution en Russie dans les annees 90

moscou cloche
Vous avez certainement entendu la plaisanterie du Moscovite qui entre dans un magasin.
Bonjour, je voudrais une bouteille de lait. Ah, monsieur, vous vous etes trompé. Ici c'est le magasin ou il n'y a pas de viande. Le magasin ou il n'y a pas de lait, c'est en face. Mais, au fait, je ne suis pas certain que cette histoire ne m'ait pas été racontée par un Polonais.

De toute façon, j'arrivais à Moscou en 1992 avec en tête l'image de magasins vides et de longues files d'attente. C'était sans doute l'une des rares idées justes que j'avais de ce pays ou je n'étais jamais allé. Idée juste, mais déjà plus tout à fait vraie.

cuisineDans les années 80, la majorité des magasins (la quasi totalité à Moscou) étaient des magasins d'état. Les magasins d'alimentation s'appelaient "Gastronomes", sans doute pour essayer de remonter le moral des acheteurs. En province, et surtout dans le sud où l'agriculture était plus développée, se sont créés des magasins coopératifs dans lesquels les kolkhoses (fermes d'état) et des particuliers vendaient leur production. On vendait également l'alimentation sur les marchés. Dans les magasins d'état, les prix étaient bloqués. Et bien souvent bloqués très en dessous du prix de revient des produits. Chaque arrivage d'un produit dans un magasin d'état provoquait donc une longue queue, car on pouvait alors acheter le produit de deux à quatre fois moins cher.

Quant aux magasins coopératifs, on y faisait aussi la queue parce que, d'une part il y avait des produits et, d'autre part, parce que les gens avaient de l'argent et pouvaient donc, dans leur majorité, payer plus cher.

kioskIl y avait aussi une autre raison : la façon dont les achats étaient organisés. J'ai mis un peu de temps à m'y habituer. Chaque magasin d'alimentation était organisé en sections. Section produits laitiers, section viande, section alcools, etc. Les produits n'étaient pas accessibles aux clients. Tout se payait à la même caisse. Il fallait donc aller à la section qui vous intéressait, relever le prix des produits que vous désiriez acheter, puis revenir à la caisse et annoncer les prix, section par section. Ensuite seulement vous pouviez retourner à la section correspondante retirer votre achat en échange du ticket de caisse. Il ne fallait pas seulement de la patience, mais aussi de la mémoire...

En 1991, après la disparition de l'URSS, l'ensemble du pays s'est trouvé désorganisé. Suivant la tradition russe, on avait mis à terre l'ensemble du système avant de se préoccuper de ce qui le remplacerait. Dans une interview qu'il a donnée de nombreuses années plus tard, le nouveau premier ministre de l'époque, Egor Gaidar a expliqué que la situation dans l'administration était proche de la panique. On craignait une véritable famine, en particulier à Moscou et dans les grandes villes. On a donc imprimé des tickets de rationnement et conclu des contrats d'approvisionnement avec l'étranger dans des conditions de précipitation peu propres à la juste négociation.

kolkhosesEnsuite, les entrepreneurs privés ont pris le relais. Les premières fortunes qui se sont constituées viennent de là. Le pays manquait de tout dans le domaine des produits de consommation. Tout ce que l'on pouvait acheter à l'étranger, en particulier dans l'alimentation était déjà vendu avant même d'être dédouané. Pour se développer, les entrepreneurs privés avaient donc besoin de contacts à l'étranger et d'un minimum de capital. A l'époque, pas un conteneur ne quittait un pays à destination de la Russie sans que son prix ait été encaissé en totalité par la société vendeuse. Mais sur chaque conteneur, la marge minimum était de 100%.

D'un côté les magasins d'état étaient vides, et de l'autre les importateurs avaient des marchandises et pas d'emplacements de vente. Les magasins n'avaient pas de liquidités pour acheter, et les importateurs qui cherchaient à reprendre eux-mêmes ces magasins ne voulaient pas les aider à démarrer. La privatisation était supposée répondre à ce problème. Mais d'une part, elle fut très lente, et d'autre part les nouveaux propriétaire, le plus souvent les anciens employés du magasin, avaient toujours un problème de liquidités et donc de stock.

kioskC'est dans cette ambiance qu'a commencé à se développer une nouvelle forme de distribution, les kiosks. L'origine vient des habitudes de vente sur le trottoir de produits divers en petites quantités. On peut vendre, sur une simple table pliante de camping, les produits que le vendeur transportera dans un ou deux sacs. Si on veut augmenter les quantités, il faut de la place pour le stockage. Un endroit où les passants indélicats ne peuvent pas se servir. Un endroit au sec, également. Il pleut à Moscou. Il y fait froid, aussi. Et puis l'hiver, le soleil se lève tard et se couche tôt. On est donc passé de la table de camping au kiosk.

Le kiosk ressemblait très fort à ceux dans lesquels, chez nous, on vend les journaux, enfin les anciens. Au départ, il était le plus souvent en bois.
En 1992, la ville de Moscou importa des kiosks fabriqués en métal et plastique pour la vente de billets d'entrée à une manifestation organisée sur la Place Rouge. Ils étaient grands (4 mètres par 1,80 au sol), modernes, comportaient de grandes surfaces vitrées et les parties métalliques étaient dorées. Ce fut un succès immédiat. Ils se sont mis à fleurir partout dans les rues de Moscou et ensuite en province. Ils arrivaient sur camion plateau avec grue, trois kiosks par camion.
kolkhosesLa grue les déposait sur le trottoir. Le propriétaire se débrouillait ensuite pour trouver une alimentation électrique. On voyait des fils pendre au dessus des trottoirs entre les immeubles et les kiosks.

Très vite, la lutte est devenue sérieuse pour les emplacements disponibles. Certains entrepreneurs y ont même laissé la vie. Des rues comme Novoe Arbat, dans le centre ont vu leurs trottoirs littéralement couverts de kiosks. Rangé en rang d'oignon, les uns à côté des autres.

Les vendeurs de kiosks étaient considérés comme des précurseurs des entrepreneurs audacieux qui connaissaient les secrets de la prospérité future. Les premiers produits vendus étaient alcool, cigarettes et confiserie. Certains produits étaient évidemment d'origine douteuse. De l'Amaretto fabriqué en Pologne, par exemple. Mais également un "champagne" au nom accrocheur : "Madame Cliquot Fraise". Il faut dire que depuis Pouchkine, le grand poète russe, le champagne Veuve Cliquot était le plus connu de Russie. Un journaliste russe qui a goûté ce "Madame Cliquot Fraise" parle d'un "étonnant liquide de frein avec des bulles"... Pratiquement imbuvable. Mais comme ça coûtait quatre fois plus cher que le champagne russe, ça se vendait. Un autre "hit" des débuts des kiosks était la liqueur de banane et noix de coco. Fabriquée en Pologne également. Un autre journaliste a essayé d'aller visiter l'usine en Pologne. Il ne l'a jamais trouvée, mais a vu un hangar dans lequel des caisses de la liqueur attendaient d'être envoyées en Russie.

En quelque mois, le Moscovite trouvait absolument tout dans les kiosks. Alimentation, vêtements, sous-vêtements, électroménagers, bricolage, électronique, fleurs. Dans certains on pouvait faire du change, bien que cela soit officiellement interdit. Le journaliste mentionné plus haut parle dans un de ses articles du temps où il était vendeur dans un kiosk. "Comment oublier ces matins où l'on sortait du kiosk au petit jour dans l'air frais et léger. Le ciel était dégagé. On avait eu une bonne nuit. Vendu tout notre stock d'alcool et même un peu de celui du patron du kiosk. Une belle recette, une bonne journée s'annonçait..."


L'attrait des kiosks était très fort pour les jeunes Russes qui voulaient gagner de l'argent. C'était en plus un kioskmonde à part. J'ai connu un jeune américain, Brian, étudiant à Harvard qui faisait un séjour linguistique en Russie. Sa mère était sénateur et son père psychiatre. Il a réussi à se faire embaucher dans un kiosk comme vendeur de nuit avec un copain russe. Vous imaginez la surprise du policier qui venait d'acheter une bouteille de vodka et se renseignait sur sa qualité d'entendre dire avec un épouvantable accent américain : "nous ne vendons pas de mauvaise vodka"...

Vers la fin des années 90, deux variantes du kiosk du centre ville sont apparues en périphérie de Moscou. La première, la plus modeste consistait en des petites tentes en nylon, à la structure légère, de surface carrée d'environ 1,80 mètre de côté et hautes de 2 mètres au fait de leur toit en double pente. Ces tentes servaient à abriter les tables de camping qui avaient fait leur réapparition. A certains endroits, le marché était constitué d'une véritable "ville" de tentes, toutes semblables, posées côte à côte. Le marché le plus célèbre dans ce genre était celui de Filiovsky Park, haut lieu du CD pirate. On y trouvait toute la musique du monde à 10 roubles le CD soit moins d'un demi euro. Le samedi et le dimanche il était difficile de se frayer un chemin dans les allées de ce marché.

A l'autre extrême, on trouvait des marchés constitués de conteneurs de 20 pieds transformés en magasins. L'un de ces marchés se trouvait d'ailleurs non loin de Filiovsky Park. Les vendeurs, en arrivant le matin ouvraient l'un des battants de la porte du conteneur et le magasin était ouvert. Là aussi, on trouvait absolument de tout y compris les fruits et légumes ou les produits laitiers. Il y avait l'électricité (toujours des moyens de fortune) et donc des frigos. moscoviteJ'y ai vu des armoires frigo peintes aux couleurs d'Activia et qui contenaient des produits Danone très appréciés des Moscovites. Le problème, c'est que les allées entre les conteneurs n'étaient pas asphaltées. En plein été ou en hiver, pas de problèmes, mais dans les intersaisons, mieux valait aller faire ses courses en bottes de caoutchouc !

Petit à petit, les propriétaires de kiosks ont découvert des modes de distribution plus modernes, et les magasins d'état ont été privatisés. La période des kiosks a permis de bâtir quelques fortunes dont certaines ont continué dans la distribution. Les premiers supermarchés ont fait leur apparition à la fin des années 90. Quelques années plus tard, quatre ou cinq enseignes se disputaient le marché.

Dans le centre, les supermarchés sont de taille moyenne. Ils sont ouverts 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Les employés travaillent 12 heures par jour pendant deux jours puis ont deux jours de repos. Lorsque mon agence a participé à l'ouverture d'une célèbre épicerie de luxe parisienne à Moscou, j'ai essayé sans succès d'embaucher des vendeurs pour des journées de huit heures. Tout le monde voulait travailler suivant le système des deux fois douze heures. Certains pouvaient ainsi avoir deux boulots.

L'habillement est vendu principalement dans des boutiques de luxe qui offrent toutes les marques connues, françaises ou italiennes. A l'autre bout de la chaîne les vêtements fabriqués en Chine sont toujours vendus sur les marchés. Ne manque vraiment que les magasins de milieu de gamme qui sont toujours très rares.

Depuis quelques années, Auchan a ouvert des hypers en banlieue, dans des centres où l'on retrouve également Ikea, Obi et des enseignes russes. Leroy Merlin est installé également et semble avoir des projets d'expansion très importants en province. La distribution dans les grandes villes a maintenant la même allure que dans n'importe quel pays d'Europe.
En 2000, la ville de Moscou a "déclaré la guerre" aux kiosks et il n'y en a pratiquement plus. Seuls subsistent, principalement autour des gares, ceux où l'on vend des journaux ou des fleurs.

Mais l'année dernière, pendant mes vacances dans un petit village au bord de la mer Noire, j'ai retrouvés les petites tentes, les grands kiosks où l'on vend de tout. Mais pas les conteneurs. Il faut dire que, là-bas, il fait toujours beau !...

 

12 mars 2007

Blogs, une réalité qui nous ouvre des fenêtres

Le Blog est devenu une réalité et il est vrai nous ouvre une fenêtre sur notre réalité.

manuelaMoi qui suis en Andalousie, j’ai vraiment l’impression d’être dans un pays à part, tellement loin des préoccupations et des cultures de Madrid ou encore de Barcelone.
Il est vrai que l’Espagne a de fortes différences culturelles et des « provinces » de plus en plus autonome.

Il y a quelques mois, un ancien ISG, Gregoire Destre, a eu l’initiative, de contacter par e-mail les anciens élèves ISG d’Espagne. Tous répartis entre Barcelona et Madrid (sauf moi je crois).andalousie

Depuis, nous nous sommes tous présentés, certains ont déjà changé de boulot ou de projet, je dois dire que c’est assez passionnant et dynamique et que cela bouge pas mal pour les ISG en Espagne !!
Mais en général je peux dire que l’Espagne est encore en plein boom économique, en pleine croissance et la région que j’habite encore plus. Séville la grande ville la plus proche a doublé sa population depuis l’exposition universelle de 1992. L’Andalousie essaye de se sortir d’une tradition agricole et piscicole pour se tourner vers l’exploitation immobilière et le tourisme à fond.

fuenteChipiona la ville qui m’a accueillie est spécialisée dans les fleurs (flor cortada) cultivées sous serre et exportées grâce à des camions réfrigérés à travers toute l’Europe, en particulier la France, la Hollande et l’Italie...
La deuxième spécialité de Chipiona est le « moscatel » ou encore muscat. En effet, les terres des vins de Jerez (sherry) entourent notre municipalité qui par tradition élabore en priorité du moscatel.
Et puis Chipiona est une station balnéaire. La plupart des vacanciers viennent de Séville mais aussi de Madrid, Cordoue, Badajoz…La culture de fleurs, l’agriculture et la pêche étaient les principales ressources de la ville. Mais de plus en plus le tourisme prend le dessus. Par nécessité car aujourd’hui cela coûte moins cher de cultiver des fleurs au Maroc par exemple…
A l’image de la Costa del Sol et de la fameuse Marbella, c’est la surenchère à la vente de maisons ou appartements de vacances qui poussent comme des champignons. Et puis, les grandes chaînes hôtelières s’implantent toutes dans le coin. A 4km de Chipiona, la ville nouvelle Costa Ballena est supposée devenir un « resort » de luxe, il y a déjà 4 hôtels de 4 étoiles, un golf, une plage bien sur et des appartements pour vacanciers. Il y est prévu l’implantation de 5 autres hôtels de 4 ou 5 étoiles. Je dois dire que l’architecture est assez réussie et les bâtiments s’intègrent bien dans le paysage. D’ailleurs c’est une loi (interdiction de construire trop haut) et un cheval de bataille pour le développement du tourisme au sein de la Province de Cadiz. Il n’est pas question de reproduire les mêmes erreurs que dans la Province de Malaga !! et il faut respecter la nature à tout prix. Une nature qui a gardé tout son charme, l’embouchure du Guadalquivir, le parc naturel Doñana (grand comme un département français) qui ressemble à la Camargue, de longues plages de sable fins…
plageJ’ai toujours pensé que Chipiona et ses environs étaient le lieu idéal pour un tourisme de santé. D’ailleurs tous les nouveaux hôtels y vont de leur SPA. L’air et la mer sont très iodés, le soleil est présent toute l’année, nous sommes sur la « Costa de la Luz », la côte de la lumière !!... Le soleil, la mer, l’air sont excellents pour la santé en général et en particulier, les problèmes d’os, de peau, d’asthme, de dépression. Il y a plus d’un siècle des médecins ont étudié toutes les plages espagnoles et ont décidé d’installer les premiers sanatoriums d’Espagne à Chipiona pour sa grande qualité d’air et d’eau de mer et ses nombreuses journées ensoleillées.
Aujourd’hui cela n’a pas changé puisque les médecins du Nord, Bilbao, Madrid, Barcelone…conseillent à leurs patients de venir à Chipiona pour se refaire une santé. Ces personnes viennent à titre individuel car il n’y a pas vraiment de structure d’accueil spécialisée à part les SPA, des hôtels mais qui n’utilisent que très peu les ressources de la nature et encore moins l’eau de mer…alors que la Thalasso est à la mode partout !!
caribe chipioneroMoi même ayant comme vous tous une âme d’entrepreneur mais aussi une forte sensibilité pour les médecines douces utilisant le plus possible les ressources de la nature, les thérapies alternatives (je suis moi-même devenue thérapeute shiatsu, reiki..), je sais qu’un centre de thalasso aurait un succès immense ici.
Depuis mon arrivée en 2001, j’essaye de convaincre aussi bien les hôteliers du coin que le maire ou les conseillers municipaux sur les énormes avantages d’un centre de thalassothérapie, mais ce n’est pas encore une réalité aujourd’hui. Les mentalités sont encore ancrées dans le passé. Et ils font plutôt tout pour éviter l’implantation d’une entreprise étrangère et plus exactement qui ne soit pas locale. Et localement ils n’y pas les fonds suffisants à moins de s’associer ce qui semble impossible à mettre en place également.
Bref, nous ne sommes pas au royaume du professionnalisme et de la compétivité, bien au contraire !!
Aujourd’hui je fais appel à vous anciens ISG. Si vous avez un intérêt pour le tourisme ou l’hôtellerie ou autre activité spécialisés dans la santé au naturel, contactez moi ou venez voir par ici !!
Moi-même j’ai le projet d’ouvrir un centre de médecines alternatives où patients comme thérapeutes viendraient de toute l’Europe (voir plus loin) et qui soit aussi un centre d’enseignement, de conférence et d’échange.
A vendre : un concept unique, une équipe de thérapeutes de grande qualité, des thérapies très variées, originales ayant également  recours au sport, à l’art, et à la Nature bien sûr.
Pour cela j’ai besoin de partenaires et/ou d’investisseurs.
www.casamanuela.net

8 mars 2007

Décalage entre medias français et réalité de la Russie

Denys PluvinageLorsque j'arrivais à Moscou en 1992, c'était la première fois que je visitais un pays de l'Est. J'avais parcouru le monde entier (ou presque) principalement pour des raisons professionnelles, mais jamais n'avais passé ce que l'on appelait alors le "rideau de fer". La partie la plus apparente de ce rideau, qui en fait était de béton, non de fer, était tombée deux ans auparavant à Berlin (le Mur fut ouvert le 9 novembre 1989 et démantelé fin 1990).

En France, je vivais alors à la campagne une sorte d'année sabbatique après avoir quitté Genève. J'avais travaillé sept ans là-bas. Un ami, avocat à Paris et de passage à la faculté d'Aix-en-Provence me présenta Sam, un de mes voisins que je n'avais encore jamais rencontré. Je me suis souvenu ensuite avoir vu plusieurs fois sa femme, Alice, au marché de Coustellet, mais nous ne nous connaissions pas.moscou dessin

Sam avait, plusieurs années plus tôt, vendu une usine clés en mains dans la banlieue de Moscou. Il avait donc passé beaucoup de temps là-bas pendant la mise en place de la chaîne de production. Depuis, il y avait crée une société qui s'occupait de commerce entre la France et la Russie. C'est avec lui que je faisais donc mon premier voyage à Moscou, en juin 1992.

Il ne me fallut que quelques jours pour avoir envie de rester. Je ne cherchais pas à analyser alors les raisons de ce choix, mais il me paraissait évident que je devais revenir m'installer à Moscou. Je rentrais donc en France dans le seul but d'organiser mon départ et, moins de deux mois plus tard, je m'installais à Moscou. Je devais y rester quatorze ans...

hotel ukraina russieIl n'y avait encore que peu d'étrangers en Russie. Moins de deux mille cinq cent Français étaient inscrits au consulat, pour toute la Russie. Il y avait surtout des fonctionnaires européens venu mettre en oeuvre les nouveaux programmes d'aide et des conseillers américains. Le pays avait certainement besoin d'aide. Peut-être pas de celle qui lui était alors prodiguée. Mais nous y reviendrons plus tard. Toute la vie économique avait besoin de se réorganiser. On pouvait sans problème acheter toute la nourriture nécessaire dans un des marchés de la ville. En ce qui me concerne, je fréquentais le marché central, fermé maintenant. On y trouvait toutes sortes de fruits et légumes, y compris certains fruits que je ne connaissais pas, venus d'Asie ou du Caucase.

C'est également au marché central que j'achetais le caviar. A cent vingt francs le kilo, je l'achetais en bocaux de deux kilos. On pouvait le goûter sur place avant de se décider. Pendant quelque mois j'en mangeais même au petit déjeuner. En revanche, le pain frais était introuvable. Je mangeais donc le caviar sur du pain un peu sec. Pas de champagne non plus, mais la meilleure vodka ne coûtait presque rien pour qui la payait en dollars. Donc vodka et caviar (non pas au petit déjeuner quand même!).

A côté de cela, les magasins traditionnels ne fonctionnaient pratiquement plus, pris entre des stocks au plus bas et les premiers soubresauts de la privatisation.

Très peu de restaurants également. Là aussi, les restaurants d'état, dans leur grande majorité ne fonctionnaient plus. Les restaurants coopératifs crées en 87/88 sous Gorbatchev étaient très peu nombreux et il n'y avait pratiquement pas de restaurants privés. Pizza Hut était installé sur Tverskaya, l'ancienne rue Gorki, les Champs Elysées de Moscou. Mais est-ce bien un restaurant ? J'y mangeais quand même souvent. Le Pepsi fait sur place à base d'extraits secs avait un affreux goût de chlore qui lui venait de l'eau du robinet.

Je faisais à l'époque souvent la "navette" entre la Russie et la France. Dès le début, j'ai été frappé par le décalage entre l'image que les medias français donnaient de la situation en Russie et la réalité du terrain, telle que je la voyais tous les jours. Regarder les info sur TF1 (par exemple, mais toutes les chaînes avaient la même "vision") tenait pour moi de l'expérimentation surréaliste.

J'en ai parlé un jour au représentant local de la chaîne, Patrick Bourrat à l'époque. Comme il y avait très peu de Français à Moscou, le simple fait d'être de la même nationalité créait des liens qui ne se seraient peut-être pas noués d'eux-mêmes en France. Patrick prenait juste la succession d'Ulysse Gosset qui avait fait l'école de journalisme de Lille en même temps qu'un de mes amis. D'où la rencontre.

russie_tsar_150Nous fréquentions assidûment le peu de restaurants ouverts. Il y en avait un situé dans le parc de Loujniki. Ce parc, au bord de la Moscova près du centre de la ville abrite un certain nombre d'installations sportives dont le grand stade de football de 60.000 places. Un groupe de Tchétchènes y avait ouvert un restaurant spectacle : l'Olympe (c'était avant les deux guerres). Patrick Bourrat y avait d'ailleurs tourné un sujet de trente secondes qui est passé sur TF1.

Donc un soir où nous dînions à l'Olympe, je faisais la réflexion à Patrick.

- Pourquoi un tel décalage entre la réalité telle que nous la voyons tous les deux chaque jour et tes reportages sur la chaîne?

Il essaya, bien sûr, d'abord, de défendre les reportages :

- mais tout ce que je dis est vrai, les images sont réellement tournées, sans trucages,

- oui, mais tu ne t'arrêtes qu'à un aspect mineur des choses, et tes commentaires sont fragmentaires.

Il chercha à me démontrer que chaque reportage reposait sur quelque chose de réel et donc vrai. Mais il dû bien admettre que cette vérité n'était qu'une partie du tableau global et que cette partie était soigneusement choisie pour donner une impression générale particulière. Et le problème, pour moi, était que cette impression générale ne correspondait pas à la réalité.

La conversation roula toute la soirée sur ce thème et nous ne prêtâmes que peu d'attention aux danseuses sensées égayer notre repas. Ce n'est que vers la fin qu'il me donna cette explication :

- Tu sais, à Paris, j'ai un rédacteur en chef. Il a en tête une certaine image de la Russie avec des pointillés. Si mes reportages remplissent ces pointillés, ils passent à l'antenne. S'ils ne les remplissent pas, ils ne passent pas. Et si mes reportages ne passent pas à l'antenne, mon prochain poste sera au Botswana ou au Zimbabwe...

Apres Moscou, effectivement, Patrick est parti pour New York. Seul le malheur a voulu qu'on l'envoyât ensuite en Irak...

7 mars 2007

Varsovie - Berlin - Paris

Eiermann_memorial_churchComme je suis amené à beaucoup voyager pour mon travail, (je suis le directeur du développement international de FM Logistic) je vais également vous faire partager mes impressions de voyages.

La semaine dernière je me suis rendu en Allemagne pour des rendez vous et comment ne pas me remémorer ici mes années a l’ISG ou j’ai eu la chance au début des années 90 de réaliser un séminaire en Europe de l’Est et de passer un semestre à Berlin.

Basilique Place Rouge
Aujourd’hui lorsque je suis en rendez vous à Berlin ou à Moscou et j’évoque ces expériences mes interlocuteurs sont surpris, « mais quelle école française pouvait bien envoyer des étudiants ici au début des années 90 ? »
Il est vrai que les souvenirs sont épiques; des conférences interminables sur l’ouverture à l’économie de marché par des orateurs locaux qui n’avaient jamais rien connu d’autres que le communisme, les symboles forts comme le mur de Berlin, la place rouge, la vodka qui coûtait moins cher que l’eau plate en France…

Au delà de ces anecdotes, ces expériences ont réellement forgé mes ambitions et me permette d’observer le développement de l’Europe avec un peu plus de recul et surtout de plus facilement comprendre mes interlocuteurs.

La correcte appréhension de ses interlocuteurs internationaux est une des clefs de la réussite pour les cadres d’aujourd’hui, tout comme la compréhension de la dimension « régionale » de l’Europe. A ce titre, j’ai beaucoup apprécié le blog de Denys Pluvinage sur ses expériences en Russie, et j’aimerai souligner ici la chance que les étudiants ont d’être à l’ISG et profitez pleinement de l’ouverture internationale de notre école !

Berlin sous la neigeTrêve de paternalisme, en attendant l’hiver est bien arrivé en Europe de l’Est, il fait -5°C à Varsovie et -14°C à Moscou où je serai la semaine prochaine. C’est presque le printemps par rapport à l’hiver dernier où le thermomètre est descendu à -35°C !

A bientôt,

 

6 mars 2007

Sydney, une ville fantastique

affiche_150L’été bat son plein à Sydney, avec des festivités en tout genre : cinéma de plein air à Macquarie’s Chair, écran sur l’eau avec l’Opéra et la City en arrière plan…superbe.
Centennial Park ou encore Bondi Beach sont également des lieux fabuleux.

plage_150Australia Day, le 26 janvier, est LA fête nationale australienne.
Certains assistent à la cérémonie de délivrance de la nationalité australienne, d’autres se donnent rendez-vous autour de la baie de Sydney pour voir les parades navales. Beaucoup de personnes se retrouvent à la plage autour d’un barbecue et le soir se réunissent pour voir les feux d’artifice.
Ce jour là, il a fait un temps exceptionnel et l’ambiance était hyper joyeuse.
Je vous conseille de cliquer sur le lien pour un meilleur aperçu avec de nombreuses photos : http://www.australiadaylive.gov.au/

piscine_150Les week-ends autour de la plage riment avec tournois de beachvolley, courses d’aviron ou encore cricket sur le sable… Il y a toujours de quoi s’occuper : faire de la voile, surfer ou autres sports nautiques/aquatiques en tout genre.
Le bateau étant plus sûre en ce moment car malheureusement nous ne sommes pas à l’abri des requins ni des méduses. Ceci étant, les méduses sont plus courantes que les requins !!!
Et il y a toujours les piscines de plein air pour ceux qui veulent faire des longueurs sans risque!