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ISG Planète Ouverte

Dans ce blog, des anciens élèves et des étudiants de l’ISG vous font partager leur expérience aux 4 coins de la Planète.
Ils témoignent de leur vie « ailleurs » et nous ouvrent vers d’autres horizons.
Diversité, ouverture sur le monde, échange, c’est tout l’esprit ISG.

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30 avril 2007

Le Chili, une destination magnifique

kathy BlinEn ce qui concerne ma vie à Santiago, je vis avec des chiliens, je parle tout le temps espagnol et je vais à l'Universidad Central de Chile.
Nous vivons la vida loca ici à Santiago et je dirais même en Amerique du Sud.
Nous sommes ici pour étudier, apprendre et travailler mais aussi bien évidemment pour voyager.
groupe3_150boliviennePour ma part j'ai déjà voyagé un mois entier toute seule en Argentine, en passant par l'Uruguay, le Brésil et la Bolivie.

J’ai un blog, je vous donne l'adresse afin de faire partager à tous les étudiants de l'école mon aventure. Au fur et à mesure de mes voyages je continuerai à le mettre à jour.
Blog : kateroadtrip.blog4ever.com

Cuenca pendant la semaine sainte

EgliseCuenca est une très jolie ville à 200 km à l'est de Madrid.


processionPendant la semaine sainte, comme dans beaucoup d'autres villes d'Espagne, les gens se déguisent et défilent dans la ville revivant le chemin de croix du Christ. Ces processions sont très impressionnantes à Séville (pas de photo car appareil oublié... dslé...), où des visiteurs du monde entier viennent admirer le défilé des confréries (une par quartier de Séville) vers la grande église du centre ville.

http://isgmadrid2007.blogspot.com/

16 avril 2007

Escapade à Byron Bay

festival musicalLe weekend dernier me voila partie à Byron Bay (environ 950km sur la cote est au nord de Sydney) avec une amie du bureau et une autre arrivant directement des Etats-Unis pour l’East Coast Blues and Roots Festival, moment fort du calendrier musical australien. Il a lieu tous les ans à Pâques pendant le long weekend de 4 jours (ici le vendredi Saint est férié).

byron_bay_light_houseD’étonnantes découvertes musicales entre artistes australiens, américains et groupes britanniques. Ambiance live fantastique sous 4 chapiteaux de tailles différentes, très bonne organisation. Malgré la foule et le très très mauvais temps (c’est la première fois que je subissais autant la pluie depuis que je suis arrivée en Australie!) super expérience www.bluesfest.com.au
J’ai tout de même pu réussir entre deux averses a aller voir le celebre phare de Byron Bay au Cape Byron qui est la pointe la plus orientale de l’Australie.
Point de vue magnifique sur la ville et ses plages et d’ou nous avons pu admirer les jeux de dauphins surfant les vagues. Moment assez magique!
byron_bay_tallows_beachByron avec ses plages superbes, ses restaurants et cafés, sa vie nocturne et son ambiance zen (voire très hippie!) attire de nombreux touristes. Etape incontournable en remontant la cote entre Sydney et Brisbane.
Je m’essaierai à la baignade et au surf la prochaine fois!

5 avril 2007

L'art de la file d'attente

Une spécialité russe : la file d'attente

fil_attente_150La file d'attente a été longtemps l'un des "trademark" de l'économie soviétique. Les Russes en plaisantaient également entre eux. Une de leurs histoires préférées est celle d'un correspondant de l'agence Tass fraîchement arrivé à Paris qui passe devant chez Poilane un dimanche matin. La queue de clients s'étend jusque sur le trottoir. Il câble à son agence : "Pénurie de pain en France également, les Français aussi doivent faire la queue pour acheter leur pain".

En Union Soviétique s'est développée une sorte de "culture de la file d'attente" qui est encore vivante dans la Russie d'aujourd'hui. Les étrangers s'installant dans le pays devraient se familiariser avec elle rapidement pour éviter certains désagréments.

ambassade_de_france1_150Quelques mois après mon arrivée, j'ai fait la connaissance de l'attaché culturel d'une ambassade francophone de Moscou. C'est un animal particulier : toute sa famille est française (je connais bien un de ses frères) mais lui est de la nationalité de l'ambassade en question et donc diplomate. Vous comprendrez un peu plus loin pourquoi je préfère ne pas mentionner le nom de ce pays dans lequel j'ai quelques amis.

Nous nous voyions assez souvent, à l'ambassade ou dans un des rares restaurants ouverts à l'époque. On venait en particulier d'ouvrir un petit centre commercial financé par des capitaux de son pays et il aimait fréquenter les deux restaurants de la galerie marchande.

Un soir que je l'attends depuis déjà un bon moment, il arrive l'air grave.

- Excuse moi, je sors juste d'une réunion à l'ambassade. La file d'attente des visas a été infiltrée par la mafia.

Je lui demande des détails et il m'explique que, de la fenêtre de son bureau, il a vu deux personnes passer dans la file avec une feuille de papier, notant quelque chose dessus. Il a même vu que de l'argent passait de main en main.

ambassade_de_france_150Comme je suis arrivé à Moscou cinq mois avant lui, il aime recueillir mon avis. Je lui conseille donc de laisser tomber. Après tout c'est un problème de relations entre Russes et la file d'attente se trouve sur le trottoir devant l'ambassade, donc pas sur son territoire. Mais dans un pays comme le sien où on aime l'ordre, une telle suggestion n'avait aucune chance d'être retenue. D'autant que, citoyen naturalisé, il est encore plus intransigeant sur les valeurs nationales que la majorité des citoyens du pays.

Nous prenons quand même le temps de regarder la carte et passer commande, puis il revient à la charge.

- Au fait, toi qui a tes entrées au KGB, tu dois pouvoir m'aider.

Je le corrige immédiatement.

- Je n'ai pas et je n'ai jamais eu "mes entrées" comme tu dis, au KGB.
- Mais Andrei et Serguei, me dit-il.

Je renouvelle donc une explication que je pensais lui avoir donnée déjà il y a quelques mois. Andrei et Serguei sont mes deux avocats. C'est par leur intermédiaire que je crée des sociétés russes pour mes clients et ce sont eux qui me conseillent pour la rédaction des contrats. Rien de plus.

Enfin, presque rien. Juste après la disparition de l'URSS, l'ensemble de l'appareil d'état et l'administration ont rapidement eu beaucoup de difficultés à payer les salaires des fonctionnaires. Assez rapidement, un grand nombre de fonctionnaires non payés ont donc quitté l'administration pour occuper des postes où ils avaient plus de chance de recevoir leur salaire. Certains ont créé leur propre société. Ceux qui partaient étaient évidemment les meilleurs et les plus entreprenants. Le KGB a ainsi perdu beaucoup de ses meilleurs collaborateurs à cette époque (certain d'entre eux sont maintenant très connus). Les juristes maison qui avaient la réputation d'être d'excellents professionnels sont également partis en grand nombre. Andrei et Serguei font partie de ce lot.

eglise_russe_150Mais évidemment, si, pour moi, ce ne sont que des avocats, je dois admettre qu'ils ont gardé des liens avec leurs anciens collègues.

J'accepte donc à la fin de leur demander s’ils peuvent me conseiller sur la marche à suivre pour "sauver l'ambassade" des mains de la mafia...

Je lui promets donc d'appeler Serguei le soir même.

- Ah, tu vois me fait-il d'un air entendu (c'est vrai que "d'un air entendu" fait plus chic que "d'un air débile"...).

Je dois donc me livrer à nouveau à une explication "culturelle". Il est parfaitement habituel pour les Moscovites de se téléphoner jusqu'à une heure avancée de la nuit. Dès l'instant où un Moscovite te donne son numéro personnel, il accepte implicitement que tu l'appelle, même très tard. Et point n'est besoin d'être des amis proches. J'ajoute également qu'il ferait mieux d'abandonner la lecture de John LeCarré pour quelques temps...

Serguei me donne rendez-vous pour le surlendemain en fin d'après midi à mon bureau. Il me présentera un ami qui peut nous aider.

Le jour dit, vers six heures, je commence à attendre Serguei et son copain. C'est l'hiver, il fait déjà noir et la lumière du couloir est éteinte. Il est faiblement éclairé par la lumière de mon bureau, à travers la porte vitrée. Vers sept heures et demi arrive Serguei (et oui, les Russes sont des polychroniques, chez eux le temps est élastique et les heures de rendez-vous sont indicatives), il est seul. Il m'explique que son gars s'appelle Sasha et qu'il a grade de colonel et qu'il vaut mieux que j'aille droit au fait.

Peu de temps après arrive Sasha qui surgit brusquement dans la lumière du bureau sortant de la pénombre du couloir (je devrais peut-être aussi abandonner la lecture de romans d'espionnage). Il est de taille moyenne, cheveux courts, costume marron, chemise noire et cravate noire à rayures marron. Il me tend la main, bonsoir, pas de présentation et il s'assoit. Je lui explique brièvement le problème de l'ambassade. Il se penche vers Serguei avec qui il échange quelques mots à voix basse puis me demande si mes "clients" sont prêts à payer mille cinq cent dollars pour le service. Je lui dis qu'ils sont prêts à payer le service, mais que je dois vérifier le montant avec eux.

- Transmettez-moi la réponse par Serguei. Deux jours après le payement, le problème sera réglé.

Il se lève me serre la main et s'en va. Serguei le suit.

- Appelle moi demain soir, me lance-t-il.

Le lendemain l'attaché commercial me confirme leur accord sur le prix. Il m'enverra un chauffeur dans la journée avec une enveloppe. Il ne peut pas me voir, il s'en va en province pour trois jours.

A son retour il me dit que l'on a effectivement vu venir deux personnes en civil,

- Comment fait-on la différence entre deux personnes en civil et une file d'attente de personnes qui ne sont pas en uniforme ? Ma question ne le fait même pas sourire...

Ils ont discuté avec ceux qui tenaient la liste. Ils se sont éloignés, et ont passé le coin de la rue. On ne sait pas ce qui s'est passé entre eux, mais le problème semble réglé. Mon copain est ravi, le consul aussi, tout va pour le mieux. Et alors, me direz-vous? Et bien ce n'est que quelque mois plus tard que j'ai compris le côté marrant de l'histoire.

Je venais de faire renouveler mon premier visa annuel. Il me fallait le faire enregistrer auprès de l'administration qui gère les étrangers. Opération de pure routine mais qui prend pas mal de temps.

logowhite_150Mon russe étant alors plus que rudimentaire, je me fais accompagner par une amie Russe. Nous arrivons dans la salle d'attente du bureau en question. Bondée. A vue d'œil, il me semble que nous ne passerons jamais aujourd'hui, ce que me confirme mon amie. Je lui propose de revenir le lendemain à la première heure, et même un peu avant l'ouverture du bureau pour être dans les premiers. Elle me jette un de ces regards condescendants qui parfois m'énervent et me dit :

- Tu sais quelle température il va faire demain à la première heure, comme tu dis ? Moins quinze ou peut être un peu plus froid. Je ne t'accompagne pas.

Elle me laisse ruminer ma déception puis commence à m'expliquer. Ici, ca ne marche pas comme ça. Tu vois la femme assise près de la porte du bureau de gauche ?

J'avise une femme d’une cinquantaine d'années à laquelle je n'avais pas prêté attention.

- Tu vois ce qu'elle a dans la main ?
- Oui, une feuille de papier, et alors ?
- Alors, on va aller la voir et on va s'inscrire sur cette liste. Elle va nous donner un numéro. Ce sera notre numéro dans la liste et comme ça on n'a même pas besoin d'attendre ici. On revient demain vers onze heures.
- Tu veux dire que tous les gens qui sont ici ont leur numéro ?

En disant cela, je remarque qu'effectivement, personne ne semble faire la queue devant les portes des trois bureaux où on reçoit les demandeurs.

- Mais qui est cette femme ?
- Je n'en sais rien. Quelqu'un qui fait la queue comme nous, mais qui est arrivée avant nous.
- Mais si quelqu'un essaie de passer avant son tour.
- Impossible, me fait mon amie, il aura tout le monde sur le dos immédiatement. Ici c'est comme ça que ça marche.

Quand nous revenons le lendemain, il y a encore douze numéros avant nous. Mon amie s'assoit près de la femme de la veille. Lorsque vient son tour, elle donne la feuille à mon amie qui se met à distribuer des numéros aux nouveaux venus en notant leur nom. Jusqu'à ce qu'arrive notre tour. En sortant elle m'explique : il y a même des gens qui font la queue pour les autres et qui se font payer pour ça...

Nouveau regard condescendant pendant que je tente de réprimer un éclat de rire. Je dois bien lui expliquer "l'opération ambassade".

- Ce Sasha n'a pas du avoir beaucoup de mal à régler le problème. Me dit-elle en riant aussi. Sans doute a-t-il juste demandé à ce que l'on ne tienne plus la liste juste devant la porte du consulat...

Cela dit, on ne tient pas de liste partout. Lorsque les temps d'attente sont plus courts, la méthode est différente. Mais là aussi il faut être "au courant".

J'entre un jour à la succursale de ma banque pour retirer des papiers au guichet. C'est la première fois que je viens. D'habitude ma comptable le fait à ma place. Mais là, il s'agit de mon compte personnel. La salle des guichets est moderne avec de nombreux fauteuils le long des murs, un comptoir en marbre vert. Quatre guichets fonctionnent. Il y a beaucoup de monde assis, mais personne ne fait la queue. Je me félicite de ma chance et me place derrière un client installé à un guichet. Il doit avoir un problème compliqué à régler car les autres guichets se libèrent plusieurs fois avant que ne vienne mon tour.

consulatrussie_150Quand, enfin, le client s'en va, je m'avance mais une femme me prend par le bras et me dit quelque chose. Je ne comprends pas les mots, mais je comprends qu'elle a l'intention de passer devant moi. Surpris je jette un coup d'œil alentour et devant les regards qui croisent le mien, je décide de faire une démonstration de galanterie française. Je n'insiste pas et reste à ma place, en attente. Mais quand la dame s'en va, même cirque, quelqu'un vient m'expliquer que c'est son tour, pas le mien. Je dois vraiment avoir l'air d'un demeuré, et têtu en plus car un gars sympa s'approche et commence à m'expliquer, en anglais, le protocole à respecter.

Lorsque l'on arrive, on doit demander qui est le dernier arrivé. Une personne se manifeste et on lui confirme que l'on est après elle. Lorsqu'un nouveau client se présente, il fait la même demande et on doit se manifester. Il nous signale qu'il est après nous, et alors on a sa place dans la file d'attente. On peut aller s'assoir. On peut même aller faire une course. Le tout évidemment est de revenir avant que ce ne soit son tour sinon... on le perd.

Une des premières phrases russes à apprendre pour survivre dans les files d'attente, c'est "kto paslednie" (qui est le dernier). C'est une habitude à prendre chaque fois que vous voyez que vous allez devoir attendre, dans l'administration, à la banque ou dans les magasins (à l'exception, toutefois, d'Hermès, Vuitton, Escada, etc). Ensuite, plus de problème. Un inconvénient, toutefois, comme beaucoup de gens vont s'assoir ou même faire une autre course, il est parfois difficile, quand il n'y a pas de liste, d'estimer combien de temps on va devoir attendre...

3 avril 2007

Première impression de Nuremberg

Le 26 février 2007, Eléonore (promotion 2008 CE) partant pour Nuremberg crée son blog.

nurembergLes premières impressions début mars, après avoir passé trois jours à Nuremberg pour trouver un logement sont bonnes.
Malgré la pluie, le vent, les nuages (« Il faut donc prévoir des vêtements pour tous types de temps ») et la véritable galère pour se garer (« C'est d'un compliqué haaaaaaaa!! Pour preuve je me suis pris un PV dimanche matin, parce que je n’ai pas payé mon stationnement! DIMANCHE MATIN!!!... »).

nuremberg
11 mars 2007, je fais mon premier réveil dans mon appartement à Nuremberg. Après environ 4 aller-retour pour monter toutes les affaires en provenance directe de Paris, me voila installée dans mon studio pas très loin de l'école et à proximité également de mes autres camarades!!!
Je commence tranquillement à prendre mes marques et mes repères dans cette ville, qui finalement n’est pas si mal ...La vieille ville est magnifique, il y a des églises toutes les 5 minutes.

nuremberg

Puis, les obligations : inscription à l'école FH (Fachhochschule), poursuite de notre projet export, courses pour remplir le frigo, prérentrée, test de langue dont l'objectif est de nous répartir en groupe de niveau et enregistrement de notre logement à la Mairie.

nuremberg
Je commence à prendre le rythme allemand : déjeuner entre 11h30 et 13h00 et diner vers 20h00 et... 23h00 pour certain. Je profite également des derniers instants de repos avant d'entrer dans le vif du sujet (les cours), en faisant des promenades : les remparts de la vieille ville en passant par le château qui la surplombe, le quartier luxueux de FÜRTHER TOR WESSTOR avec ses places typiques,…

Je peux définitivement vous affirmer qu'il fait bon vivre à Nuremebrg, en tout cas comparé à PARIS, ….

Lundi 19 Mars 2007, première journée de cours sous la pluie, la grêle et la neige…mais où est passé le soleil???? Nous sommes 20 en classe et l’ambiance est bon enfant, on rigole assez et la prof est cool.
nuremberg
Vendredi 23 Mars 2007, à l'occasion de la soirée organisée dans la résidence universitaire du quartier de Saint Peter, nous nous sommes tous retrouvés dans le sous sol de la résidence pour notre début de soirée. Bonne ambiance "internationale", idéale pour les festivités. Le we s’est clôturé sur la visite du Zoo de Nüremberg…superbe !

nuremberg
Vendredi 23 Mars 2007, la ville de Nüremebrg est aux couleurs de Pâques. C'est une fête très importante en Allemagne, et surtout en Baviére. Ce week end je vais faire un tour au marché de Pâques, l'occasion de vous parler des traditions allemandes liées à cette fête...

Visitez mon blog : http://isg2007nuremberg.over-blog.com

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