Deux ou trois choses que je sais de l'Angleterre
Pourquoi les Anglais boivent-ils debout ? Mary Poppins existe-t-elle vraiment ? Où se trouve le château de Highlander ? Y a-t-il un été outre-Manche ? Quel est le point commun entre le système médical anglais et un parcours du combattant ? Pourquoi certaines pommes de terre sortent-elles habillées ? Comment briller dans les garden parties ou les dîners officiels ? Où déguster les meilleures “délicatesses qui touchent le coeur” ? Quel est le sens secret de ces expressions incongrues dont la langue de Shakespeare est friande ? Comment obtenir un banc à votre nom à Kew Gardens ? Les supporters de Chelsea méritent-ils leur réputation ? Pourquoi certaines plaques d’immatriculation en disent-elles long sur les Londoniens ? Comment s’illustre le flegme britannique au détour des rues du Royaume de Sa Majesté ?
Consultante en marketing “exilée” en Angleterre durant 4 ans, Pascale Netter-Roubaud (ISG 83) a profité de son séjour pour relever toute une série d’anecdotes amusantes, tendres ou pittoresques qui révèlent de façon éloquente ce qui rend nos voisins… so british !
En revanche, ce dont elle est certaine, c’est que son amour des mots se manifestait depuis longtemps, mais à des fins purement « professionnelles ». En tant qu’étudiante d’abord, elle échoue au concours d’entrée à HEC, mais décroche tout de même la note de 19/20 en synthèse de texte ! Plus tard, son travail de consultante en marketing et communication l’amène très souvent à rédiger des recommandations stratégiques qu’elle reconnaît adorer peaufiner à l’extrême, en jouant avec les mots, jusqu’à avoir l’assurance d’utiliser les plus justes, les plus forts…
Si vous la questionnez davantage, elle vous avouera peut-être une très grande sensibilité la rendant particulièrement perméable à son environnement, et d’autant plus lorsque celui-ci change. De là à penser qu’elle a vécu ses quatre années d’expatriation en Angleterre comme un véritable choc culturel, il n’y a qu‘un pas qu’elle n’hésite pas à franchir, au risque de paraître ridicule : « J’ai le sentiment de m’être réveillée un matin avec un trop plein d’émotions qu’il fallait que je couche au plus vite sur papier afin de m’en libérer ». Elle ajoute : « C’est seulement une fois le processus enclenché, lorsque j’ai constaté que tous mes souvenirs d’outre-Manche pouvaient former un ensemble qui faisait sens, que l’idée de ce livre a vraiment germé ».
Ce qui l’a conduite ensuite à mener à bien ce projet dans le contexte d’une vie qu’elle qualifie volontiers de « dingue » ? Sans nul doute son opiniâtreté (« je commence rarement quelque chose sans le finir ») mais également un désir à la fois impérieux et très pudique de montrer le chemin à son père, ancien concepteur rédacteur, qu’elle estime doué d’un talent trop grand pour ne l’avoir réservé qu’à la pub…
Son ouvrage publié aux Editions Bénévent est disponible sur alapage.com
