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ISG Planète Ouverte

Dans ce blog, des anciens élèves et des étudiants de l’ISG vous font partager leur expérience aux 4 coins de la Planète.
Ils témoignent de leur vie « ailleurs » et nous ouvrent vers d’autres horizons.
Diversité, ouverture sur le monde, échange, c’est tout l’esprit ISG.

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18 octobre 2007

Moscou : les boites géantes ! - suite -

stade_nuitLa boîte était de dimensions plus gigantesques encore que les autres. Elle s'appelait "U Lissa", en français, "Chez Liss". Toutes les fins de semaine, le stade olympique de football se tranformait en boîte de nuit! Pas moins!

stade_cska_150La boîte était de dimensions plus gigantesques encore que les autres. Elle s'appelait "U Lissa", en français, "Chez Liss". Liss était le diminutif de Lissovski un entrepreneur de spectacles qui s'était lancé à la fin des années 80, pendant la perestroika de Mikhail Gorbachev. Il louait, toutes les fins de semaine, le stade olympique de football. Pas moins! C'est un stade couvert de 40.000 places construit pour les jeux Olympiques de Moscou. Il était coupé en deux à mi-terrain par une cloison faite de panneaux de plexi. Je vous laisse imaginer la hauteur de la cloison en question ! Le bas des gradins était mobile de façon à dégager une piste d'athlétisme lorsqu'on les faisait glisser sous la partie supérieure. Dans ce cas ils étaient rentrés.

Cet énorme plateau était divisé en plusieurs sections séparées par des échafaudages décorés de filets et, à certains endroits, de bâches. La piste de danse en occupait environ un tiers. Un deuxième tiers était occupé par une salle de spectacle avec scène et des tables de jardin, fauteuils assortis, pouvant accueillir plusieurs centaines de spectateurs. Un bar courrait le long de deux des murs. Le troisième tiers, divisé en plusieurs espaces était occupé par un bar, avec les mêmes tables de jardin et sans musique (mais il profitait de la musique de la piste de danse), par un casino, et, garé dans un coin, un camion (oui un camion, pas une camionnette!) qui vendait des pizzas.

L'entrée se faisait par les vestiaires des joueurs. Puis on avançait par de longs couloirs au plafond assez bas, carrelage vert par terre, carrelage blanc sur les murs. Quelques dizaines de mètres avant de déboucher sur le stade lui-même, le couloir s'élargissait pour former deux pièces, une de chaque côté. D'un côté, il y avait un bar avec quelques tables (oui, toujours les mêmes!). De l'autre, un orchestre de jazz (et un bon!) qui jouait des standards américains. On pouvait danser…

L'arrivée sur le stade était étonnante. Pas d'applaudissements, pas de spectateurs, mais la techno boite_nuit_150toujours présente. Un monde fou (au minimum deux mille personnes par soirée chaque vendredi et samedi), mais, en même temps, une impression d'espace. La fumée de la cigarette du voisin montait sans vous atteindre. Le centre de la piste de danse était matérialisé par un parquet de forme ronde d'environ dix mètres de diamètre. On y était un peu serré, mais tout autour, il y avait toute la place que l'on voulait pour danser, discuter (ou au moins essayer) et regarder les danseurs.

J'y ai vu des danseurs parfois un peu éméchés, jamais de bagarres. Toute tentative était aussitôt neutralisée. Il y avait dans la boîte plusieurs dizaines de gardes en combinaison noire qui surveillaient les clients. Dès qu'une conversation donnait l'impression de devoir prendre un tour un peu "physique", les interlocuteurs étaient immédiatement entourés et poussés/portés vers la sortie. J'ai entendu dire que certaines bagarres s'étaient terminées sur le parking, mais jamais rien dans la boîte. L'organisateur, se promenait toute la soirée, suivi comme son ombre par deux de ces gardes sans aucune arme apparente mais à l'aspect qui faisait quand même réfléchir les candidats à la bagarre.

Côté salle de spectacle, la scène accueillait des artistes de cirque et des strip-teaseuses. Certaines avaient vraiment l'air de débutantes, d'autres semblaient prendre un réel plaisir à ce qu'elles faisaient. cirqueDans cette catégorie, la vedette s'appelait Marianne. Elle était régulièrement réclamée par la salle si elle ne faisait pas son numéro avant minuit.

Des artistes du cirque de Moscou venaient faire leur numéro plus tard, après le spectacle du cirque. Jongleurs, équilibristes; acrobates. Un illusionniste génial avait toujours autant de succès que Marianne. Ils descendait parfois faire certains tours dans la salle à votre table. Etonnant. J'ai vu passer chez Liss les principaux numéros du cirque de Moscou, à l'exception des animaux.

Lissovsky a loué le stade pendant plusieurs années. Puis un jour, tout s'est terminé. Un vendredi soir, en arrivant, j'ai vu de loin que le parking était vide. Mauvais signe… La boîte n'a plus fonctionné ensuite. C'était en 1994. La fermeture de "U Lissa" a marqué la fin des grandes boîtes démentes. On est revenu ensuite à des formats plus classiques, plus petits… moins marrants.

poulet_note130x135Lissovsky a eu les honneurs des médias un peu plus tard. Pendant la deuxième poulet_danse130x116campagne éléctorale de Boris Eltsine il a été arrêté alors qu'il sortait de la "Maison Blanche", le siège du gouvernement portant une boîte en carton qui contenait cinq cent mille dollars. Il a été en garde à vue quelques jours, puis on n'a plus entendu parler de lui. Aujourd'hui, il possède un grand élevage de poulets dans la banlieue de Moscou et quand il passe à la télé c'est comme président de l'association des éleveurs de poulets russes.

15 octobre 2007

Moscou : Les boites de nuit géantes des années 90 !

moscou_fun

J'ai écrit dans un récent article que la vie nocturne à Moscou offrait peu de variété début 1992, quand j'arrivais. Cela devait changer rapidement. Dès la fin de l'année des boîtes se sont ouvertes. Les plus célèbres avaient des dimensions gigantesques. Ivan, un de mes amis russes me demande un jour : "tu connais le Red Zone?"

Non je ne connais pas le "Red Zone"…
"je t'emmène vendredi soir, je dirais à ma copine d'amener une copine".

Le vendredi soir il passe me prendre. J'habitais alors un petit deux pièces dans la vieille rue Arbat. Une rue piétonne qui donne sur le boulevard circulaire de Moscou, à hauteur du ministère des affaires étrangères. Donc rendez-vous en face du ministère. Il avait une Jiguli, la voiture la plus répandue en Russie à l'époque.

fiat_124Un modèle fabriqué en Union Soviétique dans une usine vendue par Fiat. Pour ceux qui ont l'âge de s'en souvenir, c'est une copie de la Fiat 124. Une chouette voiture à l'époque, je me souviens de mes vacances, gamin, en Italie. Simplement, en 1992 c'était toujours le même modèle, avec très peu de modifications. Mais enfin, bon, neuve cette voiture coûtait un peu moins de cinq mille dollars.

Ivan, mon copain était au volant. A côté de lui une jolie blonde un peu grande et derrière, "la copine". Brune , sympa et surtout, une énorme qualité, elle parlait anglais ! A l'époque, mon russe se limitait à "bonjour", "au revoir", "merci" et, si j'avais un peu bu, "c'était très bon merci (à la fin du repas)"… La consommation de vodka a toujours eu un effet bénéfique sur ma capacité à m'exprimer en russe. Je crois que le vin aurait eu le même effet, en réalité, mais un bon vin était alors introuvable à Moscou. Donc Tania parlait anglais, et plutôt bien même. Mieux qu'Ivan avec qui je communiquais depuis trois mois dans un curieux mélange de russe de français et d'anglais. J'en étais tout ragaillardi et commençais à la trouver pas mal du tout…

logo_cskaLe Red Zone se trouvait sur Leningradski Prospekt, sur la route de l'aéroport international de Sheremetievo. Nous poursuivîmes donc sur le boulevard circulaire jusqu'à la place Mayakovskaya (du nom du poète Vladimir Mayakovsky) avant de prendre à gauche la rue parallèle à Tverskaya (ceux qui suivent mes récits depuis le début savent ou cela se trouve…). Passage, ensuite devant la gare de Biélorussie et, enfin, Leningradsky prospekt.Au fait, cette avenue s'appelle ainsi parcequ'elle mène à Leningrad, l'ancien nom de Saint Petersbourg. A notre gauche, l'usine de biscuits "Bolshevick" qui n'appartenait pas encore à Danone. Quelque kilomètres plus loin, Ivan se gara sur la droite de l'avenue et nous traversa,es à pied pour entrer dans l'enceinte du CSKA.

Ivan et Tania ne m'avaient rien expliqué, voulant me faire la surprise. Je ne savais pas que le club se trouvait là, mais avec un logo d'un mètre de haut sur la grille, impossible de ne pas comprendre où nous arrivions. J'aimerais insister sur un détail qui a son importance. Le CSKA est le club de sport de l'ex-armée Rouge. Il a des équipes dans un très grand nombre de sports différents. Les plus connues en Europe étant sans doute celles de foot, de basket et de hockey sur glace.

Nous étions des centaines à passer la grille, visiblement dans le même but. On entendait de la musique techno. En entrant, je comprenais de quoi il s'agit. Avec son grand espace entouré de tribunes, c'était la patinoire principale de l'équipe de hockey du CSKA.

patinoire1_150Pas de glace, évidemment. Des lumières laser, une musique qui vous résonnait dans la poitrine et, à droite, quelques tables de jardin aux sièges assortis de plastique blanc. De la fumée également. La fumée des cigarettes et celle envoyée de temps en temps par des appareils posés à même le sol. Au milieu de tout cela, des danseurs. Ils étaient certainement nombreux, mais l'impression du nombre disparaissait devant l'énormité de la piste. Ils dansaient par groupes séparés, répartis sur l'ensemble de la patinoire. Une partie des gradins était occupée par le DJ et son imposant matériel.

boiteDes vieilles femmes se faufilaient doucement entre les danseurs avec leur balais et leur ramasse poussière. Elles ramassaient les mégots les gobelets vides, et les papiers. Elles ressemblaient à celles qui mendiaient quelques roubles aux sorties du métro…

Comme je regardais ainsi autour de moi, Ivan me fit signe en me montrant le plafond du doigt. Le plafond lui-même était, bien entendu, à quinze ou vingt mètres de hauteur. Mais ce qu'il me montrait, ce à quoi je n'avais pas encore prêté attention, c'est une cage accrochée au plafond et qui pendait quelques mètres au dessus de la tête des danseurs. Il y avait, en fait, quatre cages, une à chaque coin de la piste. Et dans chaque cage, une fille entièrement nue qui dansait aussi… Comme je découvrais ce spectacle, Tania, visiblement gênée me pris la main pour m'emmener danser. C'est alors que je prenais vraiment conscience de la situation surréaliste dans laquelle je me trouvais. J'étais sur une patinoire (sans glace il est vrai, et heureusement), dans une enceinte militaire, et pas n'importe quelle enceinte militaire, celle de l'armée Rouge, en train de danser sous quatre cages dans lesquelles se démènaient des filles nues, alors qu'entre les danseurs passaient comme des fantômes, de vieilles femmes qui faisaient le ménage… A quoi pouvaient-elles penser ?

Je ne suis pas retourné au Red Zone parceque l'ambiance y était très froide (sans jeu de mot). Et puis j'avais découvert une autre boîte surréaliste bien mieux (dans le prochain épisode!). Mais on m'a rapporté qu'un général était venu un soir voir ce qui s'y passait et avait exigé des organisateurs que les filles mettent des bikinis. Ce qu'elles ont fait le lendemain… avant d'enlever le haut le surlendemain.


4 octobre 2007

Ce week-end j'ai participé à mon premier City 2 Surf à Sydney!

Dimanche 12 aout se tenait la célèbre course de charité City 2 Surf, qui relie la City (Hyde Park) à la plage de Bondi avec plus de 64000 participants. spacer_01
cts_90s_16_lrgPremiere participation pour ma part, nous étions environ une centaine à courir (ou marcher) aux couleurs de notre societe, Stockland. La foule était au rendez-vous: pas un bout de macadam visible! Temps de rêve (24 degrés…le printemps approche!) et ambiance sympathique: de nombreux volontaires vous attendent pour vous rafraichir en eau, plusieurs groupes jouaient de la musique le long du parcours…histoire de garder le rythme!!!

City 2 Surf Fun Run Sydney to Bondi Beach
The 14km City 2 Surf fun run from William St in Sydney to Bondi was inspired by the San Francisco Bay to Breakers run in 1970.
Since the inaugural run in ‘71 which attracted 2000 runners, the race has grown in popularity to be 07littlelion_small_02Australia’s largest fun run and is a yearly Sydney institution on the second Sunday in August. In 2006, for the first time in the event’s history the number of women entrants outnumbered men in the record capacity field of 63,451. It is truly a community event attracting entrants from all walks of life and all ages.
In 2007 the City2Surf’s unique community spirit will, for the first time, be channelled into a giant charity fund-raising drive as entrants can choose a favourite charity or one of the 2007 official partner charities - Sydney Children’s Hospital (SCH), the Children’s Hospital at Westmead, Barnardo’s and Father Chris Riley’s Youth Off The Streets - and be sponsored for completing the 14-kilometre race to Bondi Beach.
07greenoutfits_smallPremiere participation pour ma part, nous étions environ une centaine à courir (ou marcher) aux couleurs de notre societe, Stockland. La foule était au rendez-vous: pas un bout de macadam visible! Temps de rêve (24 degrés…le printemps approche!) et ambiance sympathique: de nombreux volontaires vous attendent pour vous rafraichir en eau, plusieurs groupes jouaient de la musique le long du parcours…histoire de garder le rythme!!! Et de nombreux voisins profitaient du spectacle tout en prenant leur petit déjeuner voire même déjeuner!! Quelques passages avec une superbe vue sur la City et une magnifique arrivée en redescendant sur la plage de Bondi. A l’arrivée, barbecue et massages nous attendaient sur la plage, dans la tente qui nous était consacrée!! Je n’avais jamais vu la Bondi aussi surpeuplée…et pour rentrer chez moi ensuite, le plus rapide à été de continuer à pieds….soit encore 6 petits kilometres! Super journée ! Je recommande vivement cette course à ceux qui sont à Sydney à cette période de l’année: pour une bonne cause et pour faire du sport!

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Pour ceux qui veulent en savoir plus, lisez la suite :
http://city2surf.sunherald.com.au/index.asp


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