école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Mes premiers moments en Corée : témoignage de François

François CLERY-MELIN est un étudiant de troisième année du Master Grande Ecole (Parcours Associatif). Dans le cadre de son échange académique, il a décidé de partir en Corée et nous raconte ses premières impressions.

etudiants Corée.jpg« 안녕하세요! 당신의 머리 받침을 마련 할 수 있습니까? »
Mon premier réveil en Corée. Cela veut dire : « Hello ! Could you please raise your headrest ? ». Mais je ne l'ai pas compris tout de suite, au grand dam de l'hôtesse de l'air qui s'y est prise à plusieurs reprises pour me l'expliquer avec grands sourires. Un coup d'œil à la fenêtre m'indique que l'avion survole Séoul. Apparemment, le soleil ne m'a pas suivi, mais l'anglais non plus, puisque les consignes ne sont plus traduites. Sûrement perdu en vol au passage de la dernière frontière. Cela ne m'empêche pas de baragouiner rapidement quelque chose en anglais et de remercier d'un sourire avant de relever mon siège. Un mois plus tard, c'est toujours mon mode opératoire, qui s'avère indispensable dans les rues de Séoul.  

Après onze heures de vol et d'air climatisé, je me prépare à accueillir ma première bouffée d'air frais à l'aéroport d'Incheon avec soulagement... Seulement voilà, j'ai vite fait de tousser au contact de l'air lourd et moite qui emplit maintenant mes poumons. La chaleur et l'humidité locale s'imposent de façon oppressante. Dehors il pleut à trombes, et un ciel gris sombre s'encadre dans les larges fenêtres de l'aéroport. Je tente de m'orienter parmi la cohue de personnes affairées attendant leurs familles (tout comme dans l'avion, j'ai du mal à distinguer un ou deux visages européens dans la foule) et c'est à peine si j'arrive à repérer les indications menant au retrait des bagages, et aux cars par la suite. Quitté l'aéroport, mes impressions se confirment car plus personne ne semble connaître l'anglais. Après une heure de trajet en car pour rejoindre le centre de Séoul, il me faudra une demi-heure d'errance valise à la main dans des ruelles étroites et de gestes désespérés à quelques aimables passants pour trouver mon chemin, mais je suis enfin arrivé.

visage Corée.jpg

Le goût et l'odeur ...
Si je devais revenir sur un point qui m'a particulièrement surpris lors de mon premier jour à Séoul, ce serait l'odeur. Non pas une seule, diffuse et aisément reconnaissable, mais une myriade de senteurs entremêlées, allant et venant, nauséabondes et exquises à la fois, et ce dans toutes les rues entourant mon hôtel. Des centaines de petites échoppes, cuisinant nuit et jour quelques plats aux recettes communes, (si pimentées !) telles que le Bim-bim-bap, ou des soupes aux fruits de mer, soja ou tofu. Errer dans les rues revient à expérimenter, sentir, voir et entendre, mille façons de se laisser surprendre.

rue Corée2.jpgAlors que certaines avenues empruntées en car ressemblaient étrangement  aux quartiers des affaires new-yorkais, celles où je me trouve, et celles qui s'avéreront constituer la majorité du paysage de Séoul, sont étroites. Là où à Paris les magasins sont grands, les produits mis en valeur dans de grands rayons et espaces de vente, ici tout est réduit et compacté. Surtout, l'ensemble des magasins, sauf rare exception, se trouvent les uns au-dessus des autres. Dans un immeuble de cinq étages, autant de magasins ou offices différents seront visibles, et chaque étage extérieur sera décoré d'un panneau ou une banderole avertissant du nom du lieu. Ainsi les rues de Séoul paraissent toutes bariolées par de nombreux panneaux colorés, et pour trouver son chemin il faut savoir les identifier et emprunter le bon escalier dérobé, la bonne porte donnant accès à trois magasins différents. Il ne sera pas rare de devoir atteindre une terrasse sur un toit au cinquième étage pour aller en discothèque (vécu).

rue Coree1.jpg

Trouver un lieu dans Séoul n'a rien d'une partie de plaisir, les rues étant souvent longues, et les numéros traîtres. Seulement, le coût du transport en commun est très faible, et celui des taxis l'est encore moins. C'en est d'ailleurs intriguant, puisque d'autres coûts tels que le loyer ou encore la nourriture sont souvent plus chers qu'en Europe. Et le plus choquant c'est que le service des transports est bien plus agréable qu'en France. L'utilisation de cartes magnétiques rechargeables en cinq secondes avec lesquelles on paye aussi bien le métro que le taxi, le bon entretien des rames et stations, un système de traduction instantané dans la plupart des taxis,  témoignent d'un sens du service assez poussé à Séoul.

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Enfin, se perdre dans Séoul n'est perturbant que le premier jour. Cela fait ensuite partie du lot commun, et permet de vivre toute sortes de situations et de rencontres culturelles toutes plus cocasses et improbables les unes que les autres. Ici, entre ruelles et marchés improvisés, se trouvent palaces, jardins et vieilles maisons traduisant les véritables richesses culturelles de la ville, et une identité propre ne tenant pas seulement d'un amalgame d'histoire japonaise et chinoise.

batiment.jpgpeople.jpg

Ce mois a été jonché de moments forts aux côtés des étudiants internationaux rencontrés à Séoul ou à l'université, et de coréens particulièrement accueillants et compréhensifs vis-à-vis de toutes les petites difficultés d'installation que l'on peut rencontrer dans un pays et une culture si différente de notre bonne vieille Europe."

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L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
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