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Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

La culture coréenne sort de ses fontières

Après quelques mois passés en Corée, François CLERY, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole de l'ISG partage avec nous son ressenti sur les particularités de la culture coréenne. 

Si la Corée est l'un des grands bastions de la chirurgie esthétique, ce n'est pas un hasard. Lorsqu'il ne s'agit pas de ressembler à une européenne en agrandissant ses yeux, c'est dans le but de rajeunir, car l'âge occupe une importance bien plus grande qu'en Europe. En effet, les coréens fêtent leur première année le jour même de leur naissance. Ce qui les vieillit déjà d'un an par rapport à l'âge international. La seconde question posée pour toute rencontre, après le nom, n'est pas comme bien souvent « dans quel secteur travaillez vous ? » mais « quel âge avec vous ? ». Pourquoi donc, nom d'un camembert ? - vous demandez vous sûrement - La réponse est dans la langue coréenne, pardi ! De la même manière que la langue française qui se démarque de ses voisines notamment en se montrant pointilleuse sur la marque du masculin/féminin/pluriel à la fin de la plupart de son vocabulaire, la spécificité majeure de la langue coréenne est qu'elle possède une grammaire et un vocabulaire intimement liés à l'âge de l'interlocuteur. En tout, six degrés de politesse sont basés directement sur l'âge de l'individu auquel on s'adresse. Le « oppa » de Psy par exemple signifie grand frère -ou petit ami plus âgé- lorsqu'une femme l'utilise. De nombreuses interactions en langue coréenne ne peuvent se faire que si l'on connaît l'âge de son interlocuteur. Et en Corée, les marques de l'âge et leur impact dans la mentalité commune se font en un jour : pour de nombreux coréens par exemple, les jeunes femmes considérées comme des « nuna », petites sœurs, deviennent dès leur mariage des « ajumma », des femmes âgées à demi-casquette et chemises à fleur, coupant les files d'attente ou se promenant dans les parcs en insultant les petits jeunes !

S'il est donc ardu d'esquiver les contraintes de l'âge en Corée, il est plus aisé d'y faire rajeunir son esprit et son âme: ici, le christianisme (dont 80% de protestants) et le bouddhisme sont les deux religions dominantes. Très impliqués et fervents, les coréens croyants sont très ouverts aux étrangers, organisant très couramment des rassemblements et des rencontres, de la même manière que certaines paroisses européennes. Alors que l'empreinte du confucianisme est toujours présente dans l'essence même des valeurs et des croyances coréennes, le chamanisme est aussi très ancré dans les ruelles de Séoul, et la plupart des temples et des sites de la ville ont une signification liée au culte des esprits.

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Dès lors, comment donc appréhender dans son ensemble la culture coréenne, si ce n'est en laçant ses meilleures baskets et en se promenant dans les rues de Séoul ou de Pusan, se rendant ainsi disponible à un mélange magique de croyances et de cultures ? Comment ne pas tomber amoureux de ces rencontres et se surprendre à contempler des minutes durant des lieux hautement pittoresques ? Ne pas le ressentir serait d'autant plus difficile à cause du screen quota coréen, si élevé que seules quelques rares musiques américaines parviennent à nos oreilles et un nombre encore moindre de films traversent l'océan pacifique. Résultat : seule la K-pop et les dramas coréens sont vraiment visibles. Et on ne s'en plaint pas, que l'on soit coréen, ou étranger. La plupart des entrées aux musées sont gratuites, les concerts de K-pop sont à faible prix, et la plupart des activités culturelles, telles que le temple stay, les free tour de la Corée ou la visite de la DMZ pour les internationaux, sont grandement encouragées par le gouvernement. Et si la frontière nord de la Corée du sud est hermétique à la propagation culturelle, il n'en est pas de même pour les autres frontières. Considéré comme un ovni dans nos habitudes audiovisuelles, le Gangnam style de Psy, atteignant le record d'un milliard de vues sur Youtube à la date du 21 décembre 2012, fut certainement la fin d'un monde : celui d'une Corée cloîtrant timidement sa production. Aujourd'hui elle est consciente de l'intérêt soudain des occidentaux pour sa culture. Attendez-vous bientôt à fredonner de la K-pop, à entendre parler des dernières œuvres vidéo-ludiques coréennes, et surtout à verser bien plus qu'une larme devant les dramas coréens. 

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