école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Différences culturelles : quelques spécificités malgaches

ll.jpgCaroline Ranaivo, étudiante du Programme Grande Ecole de l'ISG, nous livre quelques particularités de la culture malgache.

Travailler à Madagascar

Travailler à Madagascar, quand on vient d'un pays européen, c'est avant tout faire face à des conditions de travail différentes. Le salaire minimum y est de 30€ par mois et un cadre supérieur peut toucher l'équivalent de 400€. Le niveau de vie est pourtant assez élevé, il va sans dire que vivre avec 30€ par mois signifie tout simplement être pauvre. A titre d'exemple, le Directeur Général d'une société commerciale peut toucher l'équivalent de 10 000€ par mois alors que le salaire le plus bas dans la société est de 40€.
La semaine de travail est de 40h et non de 35h comme en France et la pause déjeuner dure 2h. Au début de mon stage, l'adaptation n'a pas été facile. Quand on travaille dans un cabinet d'audit, on ne travaille pas 8h par jour mais plutôt 12h par jour, et on enchaîne aussi quelques samedi de temps en temps, sans que cela soit comptabilisé en heures supplémentaires.

Les télécommunications ranaivo.jpg

Une des choses à laquelle il faut s'adapter à Madagascar concerne les télécommunications, et plus précisément Internet et la téléphonie. Car à Madagascar, il n'existe pas d'Internet illimité ni de haut débit. Plus exactement, l'Internet illimité et le haut débit existent mais à un coût très élevé, et la qualité du réseau n'est pas du tout la même qu'en France. D'ailleurs, celle-ci varie énormément selon l'opérateur ou le lieu (la connexion est meilleure au travail par exemple). Concernant la téléphonie, il n'existe pas non plus d'appels et de sms illimités. La majorité des malgaches ont opté pour des cartes prépayées, à recharger très souvent donc. Il existe trois opérateurs à Madagascar, et la plupart des personnes disposent donc de 3 cartes à puces afin d'utiliser chacune d'entre elles selon le numéro de téléphone à appeler. Quand une personne ne dispose pas de crédits pour appeler, elle se dirige généralement vers les « taxis-­phones ». Ce sont tout simplement des lieux où l'on peut appeler, acheter des recharges...Il suffit d'avoir une petite table, un parasol et des téléphones portables pour ouvrir un « taxi-­phone ».

Les moyens de transport

Les bus : Concernant les bus, ce ne sont pas de gros engins comme il en existe en France. Ce sont plutôt de "petits" véhicules qui peuvent contenir 25 personnes environ, où le confort est plutôt sommaire et les places étriquées. Comptez 400 Ariary par trajet, que vous paierez à un receveur qui encaissera la somme due. Pour donner un ordre d'idée, c'est comme si on prenait un bus de la Ratp, et que, pendant le trajet le receveur nous demandait de payer une certaine somme, et qu'à chaque arrêt du bus, celui-­ci appelait les clients en détaillant le trajet du bus.

Les taxis : Vous vous êtes toujours demandé ce que devenaient les vieilles 4L et 2 CV des années 70 ? A Madagascar, la majorité des taxis sont des 2 CV ou des 4 L. Avec un petit côté vintage, ces véhicules à qui l'on a donné une seconde vie sont une alternative aux bus. On ne facture pas le trajet selon les kilomètres parcourus, comme en France. Avant chaque course, le chauffeur vous propose un prix que vous allez bien entendu marchander comme il est de coutume de le faire là-­bas. Mais dans la capitale, le prix ne sera jamais inférieur à un litre d'essence et dépendra de l'heure du trajet, du trafic... Autre point, on ne donne pas une adresse au chauffeur, mais plutôt un endroit symbolique situé à côté de votre destination. Enfin, pendant les heures de pointe, partager son taxi est monnaie courante.

ranai.jpgLa nourriture

La première chose qui choque un étranger venu faire son marché, ce sont les normes sanitaires. Elles sont très différentes de celles des pays européens si vous achetez au marché. On achète des
produits de saison pour les légumes et les fruits, et pour la viande, on va chez le « boucher » sans être trop regardant sur les normes d'hygiène. D'ailleurs, les malgaches ne mangent pas de viande de boeuf, mais du zébu, de la même famille. Pour le reste, on va soit dans les supermarchés, soit dans les épiceries. Il y en a à chaque coin de rue, et contrairement aux petites épiceries de quartier que nous avons en France, le prix n'est pas exorbitant. On y trouve de tout : à boire, à manger, des produits pour la maison, des cigarettes, du pain... Le riz est l'aliment principal des malgaches auxquels ils associent de la viande ou autres accompagnements. Au travail, très peu d'entreprises disposent d'une cantine donc les salariés mangent dehors, dans des restaurants au standing varié. On les appelle des « gargottes » : les salariés viennent y manger le midi, le service est rapide, les plats sont variés et les prix sont très bas.

ppp.jpg

Abonnez-vous
Suivez l'actualité
de l'école

Recherche

Chercher dans ce blog :

Archives

Nuage de tags

ISG approprie-toi le monde

A propos de l'ISG :

L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
ISG. Make the world yours.