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Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Madrid, la ville qui ne dort jamais

Mélody Lejeune-Français, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole s'est installée à Madrid pour effectuer un semestre en échange universitaire. Elle nous apporte son témoignage sur son installation et la découverte du rythme espagnol.

Mélodie Lejeune-2.JPGLe départ à l'étranger était pour moi une épreuve ! Petite normande qui commençait à peine à faire ses marques à Paris (après 4 ans), me revoilà partie à l'aventure. Une ville qui ne m'était pas complètement inconnue grâce à de nombreux voyages mais entre visiter une ville et s'installer pour 6 mois, il y a une grande différence et surtout une autre approche.
J'ai choisi de faire mon échange à Madrid parce que je voulais à la fois trouver un pays assez proche de la France, un critère qui peut sembler « léger » mais avec une grande importance pour moi, et un pays où la vie Erasmus est réputée pour être sympathique.
L'Espagne bénéficie de tous ces avantages, c'est un pays choisi par des étudiants du monde entier, les rencontres sont donc nombreuses, et la culture reste très différente.
Je ne suis pas partie seule mais avec un ami de l'ISG et trois autres « isgéens ». Nous nous connaissions peu à Paris, mais étudiants solidaires à l'étranger nous apprenons à mieux nous connaître chaque jour.
De plus nous avons eu la chance d'avoir été acceptés tous les cinq, dans la même université à Carlos III de Madrid. Même si nous avons chacun nos centres d'intérêts et nos modes de vie, les premiers pas de notre vie étudiante à Madrid furent tout de même plus facile.

Madrid, la ville qui ne dort jamais
On m'avait dit que New York était la ville qui ne dort jamais, j'ai le sentiment que Madrid peut lui faire forte concurrence de ce côté-là. Les madrilènes et les étrangers déambulent à n'importe quelle heure du jour et de la nuit dans cette ville, allant d'un bar à un bar à tapas à une boîte.
Beaucoup de bruits, du mouvement, de l'agitation,... Ce fut ma première impression en arrivant en cette fin de mois d'août dans cette ville.

Les magasins ou services de proximité sont ouverts tard le soir, ainsi que le dimanche. Je fus étonnée que ce pays très catholique où l'institution de la messe du dimanche est sacrée, soit si vivant même ce jour-là. Je m'attendais à une journée « en berne » comme dans nos provinces le jour du seigneur, et là non, tout vit sauf les administrations. C'est un contraste lorsque l'on repense aux diverses polémiques dans notre pays sur l'ouverture des commerces le dimanche.
Je fus très agréablement surprise par la quantité de petits commerces vivants. Ainsi que de l'attitude des commerçants, doux et patient avec les étrangers... Par contre, si les prix sont bons marchés, la qualité des produits présentés dans la plupart des commerces de la ville est de bas de gamme. Pour les produits « hauts de gamme » ou pour la haute couture, il est alors nécessaire de sortir du centre de Madrid et de ses quartiers animés pour rejoindre le Sud, plus calme et distingué.

Ayant déjà été à Madrid et en Espagne en général, j'avais souvenir de ces rues animées par des vendeurs ambulants et des comédiens.
Cependant lors de mes premières promenades, je me suis dit que la crise avait laissé des marques. Dans les rues, un bon nombre de petits métiers de spectacle et de services ressurgissent du passé, et surtout, il ne s'agit pas d'étudiants en art à la recherche de leur voie, mais des personnes de tout âge, des deux sexes, essayant de gagner quelques pièces pour compenser une perte d'emploi.
Les restaurants, boites de nuit, bars emploient des rabatteurs en nombre impressionnant, ces personnes viennent vous chercher dans la rue et ne vous laissent pas un seul instant de répit.
Certes cela crée de l'animation mais j'ai parfois un pincement au cœur devant le nombre de personnes âgées obligées de travailler comme rabatteur ou de faire le « guignol » pour survivre ...

Mélodie Lejeune-3.JPGL'ambiance estudiantine est géniale, il y a beaucoup de choses organisées pour les Erasmus (soirées, sorties culturelles, bars, boites, voyages). J'attends beaucoup de Carlos III et de notre insertion dans cette immense université.
Un réel plaisir d'être à Madrid dans ces mois d'été indien. Le proverbe dit : « Nueve meses de invierno, tres meses de inferno » (9 mois d'hiver, 3 mois d'enfer). Il fait très chaud dans cette capitale, plongée au cœur de la péninsule, une aubaine pour quelqu'un de frileux comme moi. Les températures dépassent allègrement et fréquemment les 35°C. J'espère que l'hiver ne va pas être aussi rigoureux que certains madrilènes le prétendent ....

D'un point de vue architectural, ou tout simplement de décor de vie, Madrid ressemble à un immense patchwork de différents styles, rappelant ça et là différentes villes du monde entier. Le côté New Yorkais de la Gran Via, l'architecture arabe de certains quartiers, dans les faubourgs les maisons en briques rouges peuvent évoquer nos villes du nord de la France, des immeubles au style haussmannien ... Un peu comme si la ville n'avait pas su se trouver une identité propre, ou simplement une ville qui se dessine et se transcrit par son histoire et sa diversité.

La recherche d'un logement et mon installation
Lorsque je suis arrivée à Madrid, environ deux semaines avant la rentrée, j'avais une réservation pour 4 nuits d'hôtel. Par rapport aux divers blogs que je consultais sur le net et aux expériences racontés par d'ancien ISG, j'étais optimiste et je pensais que cela serait bien suffisant.
Avant de partir, j'avais déjà commencé à prospecter sur internet, sur les sites conseillés pour les Erasmus : segundamano.es, idealista, ...
J'ai très vite remarqué que les espagnols (du moins, ceux qui répondent au téléphone) sont très laconiques. Les réponses téléphoniques étaient toujours à peu près dans le même esprit : « Non, mais ne t'inquiètes pas, on ne se prend pas la tête tout de suite, quand tu arrives à Madrid, appelle». J'ai donc laissé tomber la prospection depuis la France, en essayant de ne pas m'angoisser et en me disant que j'aviserai sur place.
Malheureusement, sur place plus grand-chose n'était disponible. Arthur et moi, futurs colocataires, avons dû nous activer à la recherche d'un appartement qui répondait à notre cahier des charges, à savoir deux chambres et une machine à laver, rien de bien compliqué. Mais la pépite n'était pas facile à trouver, rien n'était disponible pour moins d'une année complète, alors pour 5 mois ...
Nous avons tout essayé : les sites, le bouche à oreille, le « je connais quelqu'un qui connait quelqu'un... », les petites annonces... Nos recherches étaient vaines, lorsque nous sommes tombés sur une agence immobilière un peu particulière : spécialisée pour les étudiants Erasmus. Un miracle de facilité et de simplicité, pas de contrainte niveau durée du contrat et pas de contrainte de contrat. Avec des frais relativement modestes (la moitié du 1er loyer), l'agence s'occupe de tout, enfin à la manière espagnole, quand ils ont le temps...
L'agence nous a proposé un choix, certes limité, mais correspondant à nos contraintes. Nous avons fait quelques visites avant de tomber d'accord sur un appartement, de type « souplex », d'un style partagé entre un vieil appartement de style Louis XVI (avec son mobilier dans le même jus) et un loft, le tout dans l'esprit « pop art » avec des murs de couleurs différentes. Cet appartement ne fera jamais la une des catalogues de décoration, et ne sera sans doute jamais un modèle pour la mode mais nous avions un toit pour les cinq prochains mois et pour notre vie étudiante à Madrid, avec l'avantage d'être proche du centre-ville et de permettre la colocation entre deux amis tout en préservant l'intimité et le rythme de chacun , c'est l'essentiel. L'aventure peut donc commencer...

Mélodie Lejeune-1.JPG

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L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
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