école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

São Paulo : voyager au delà des idées préconçues

Loïc Vives a choisi le Brésil et plus particulièrement São Paulo comme destination lors de son échange académique en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG. Une fois les premières appréhensions dissipées, il partage ses découvertes.

Appréhension du départ
Vous arriverez forcément à São Paulo avec une certaine angoisse. Tout le monde vous aura raconté ce qu'il pense être la vie là-bas. On vous aura parlé de kidnapping, on vous aura dit que si vous portez une montre vous risquez de vous faire arracher le bras en pleine rue et on vous aura promis qu'à votre retour vous aurez quelques organes en moins. Heureusement, une fois sur place, il n'en est rien. Alors certes, quand l'avion approchera de la piste d'atterrissage, vous aurez envie de faire demi-tour. La ville s'étend littéralement à perte de vue et il n'y a aucun repère. Le taxi ne sera pas forcément plus rassurant. Comme l'écrivent les différents guides touristiques de la ville « Les Brésiliens se sentent obligés, par leur conduite, de rendre hommage à feu le héros national Ayrton Senna ». Et c'est vrai, en taxi, en bus, partout, tout le temps !

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Premières impressions
Je suis ici depuis maintenant 2 mois et je peux l'affirmer, les Brésiliens sont adorables, très ouverts et serviables. Dès mon arrivée l'un des colocs de la maison a entrepris de me montrer le quartier et les divers services. Ma première visite a été pour le supermarché (enseigne Pão de Açucar ou « Pain de Sucre » en Français, nom très Brésilien...) qui donne l'impression d'être revenu en France. Tout est semblable, et comme la chaîne appartient au groupe Casino, tous les produits MDD ont des étiquettes Casino en français, cela n'empêche tout de même pas certaines erreurs de compréhension sur le nom des autres produits. En revenant à la maison, je me suis rendu compte qu'il y a tout de même une grande méfiance dans les rues. Je vis dans un quartier résidentiel assez bourgeois, où toutes les maisons sont entourées de hautes grilles surmontées de fils électriques et ornées de caméras. Tous les immeubles ont leur gardien enfermé dans sa maisonnette aux vitres teintées et détenteur du bouton d'ouverture des portes du sas de sécurité. Les conseils de l'université lors de la rentrée sont révélateurs : « ne vous baladez jamais seul une fois la nuit tombée ». Bon finalement, vous pouvez le faire si vous évitez certains quartiers ;-)

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Visite de la ville
Je suis arrivé une dizaine de jours avant la rentrée, j'en ai profité pour visiter. Il y a dans cette ville des contrastes énormes entre les quartiers. J'ai commencé par le centre, infréquentable la nuit et hyper dynamique en journée. Se côtoient au milieu des grandes tours, les cadres des grandes banques qui ont leurs bureaux ici et les miséreux, vendeurs à la sauvette. Il y a du monde partout, ça va vite, c'est bruyant, mais l'impression d'être littéralement au cœur de la ville est géniale. A quelques encablures de là, on trouve l'Avenue Paulista. Une sorte de mélange entre La Défense pour les tours et les Champs Elysées pour l'aspect rectiligne. C'est une immense avenue bordée par de grands centres commerciaux et des tours de bureaux. Le dimanche, les vélos et promeneurs prennent le pouvoir et ça devient un lieu de flânerie très agréable.
De l'autre côté de l'avenue se trouve le quartier des Jardins, centre névralgique de la vie mondaine pauliste. Rues bordées de luxueux magasins et jolis restaurants. Ici, le Brésil fantasmé est visible, tout le monde est beau, bronzé, on boit des cocktails en terrasse... La rue Oscar Freire est le centre de ce quartier, comparable à une Avenue Montaigne, en moins guindée.

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Pour les adeptes d'un mode de vie plus décontracté, Vila Madalena et Pinheiros, deux autres quartiers sont idéaux. Vous y trouverez de nombreux bars, même le dimanche soir. On y boit de la bière très froide (à tel point que les tuyaux des tireuses à bière sont recouverts d'une couche de glace) et dans de petits verres. C'est très convivial !
Le dimanche, vous ne manquerez pas de passer par le parc d'Ibirapuera, que beaucoup comparent à Central Park. Effectivement on est au milieu de la ville, il y a un monde fou, on y fait de la capoeira ou son footing. Les vélos sont ici nombreux - en dehors du parc, ce serait suicidaire - et roulent sur des files bien définies.

S'installer à Sao Paulo
Je suis plutôt chanceux car j'ai trouvé mon logement avant d'arriver ici. Il y a de nombreuses colocations d'étudiants partout en ville mais peu de studios. Si vous êtes avec des étrangers, tout est possible, mais les colocs de Brésiliens ne sont généralement pas mixtes. Je suis donc dans une immense maison masculine, retranchée derrière une grande grille, que l'on partage à 10. Comme la majorité des autres Brésiliens, mes colocataires sont adorables. Ils m'ont fait découvrir des lieux sympas de la ville où il me semble que tout est beaucoup plus décontracté qu'en France. Le réseau de transports étant assez particulier, je ne peux que vous conseiller de vous installer à proximité de votre lieu de travail. Dans les rues, vous vous perdrez forcément à un moment ou à un autre. Vous aurez à peine le temps de vous décider à demander le chemin à quelqu'un qu'on vous aura déjà aidé et parfois même accompagné. C'est une autre qualité des Brésiliens, la serviabilité. A l'université, un des profs a été jusqu'à traduire ses diaporamas en français pour que je puisse les comprendre. Au supermarché, la caissière vous aidera probablement à remplir vos sacs, allant parfois jusqu'à vous interdire de participer en vous mettant une petite tape sur les mains. A la station-service, le plein sera fait par un employé...
Mes appréhensions du début sont oubliées et je suis vraiment heureux de découvrir ce pays. En plus, et bien que les Brésiliens soient convaincus que leur pays est le meilleur du monde, ils ont une bonne image des français, et sont curieux de notre langue et de notre culture.

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L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
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