école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

6 mois à Casablanca : un semestre riche en apports

L'internationalisation est au coeur du Programme Grande Ecole de l'ISG. Rim Laraki, étudiante en 3ème année, a décidé de s'expatrier à Casablanca, au Maroc. De retour en France, elle dresse le bilan de son expérience.

casa.jpgApports en terme de compétences

Compétences en stratégie et en gestion : chaque prise de décision doit être justifiée, puis évaluée. Ainsi par le calcul du seuil de rentabilité, du retour sur investissement prévu et la détermination de la conséquence espérée de chaque décision, j'ai pu apprendre à prendre du recul et à modérer mon enthousiasme pour privilégier une approche rationnelle. J'ai analysé les résultats et les résultantes de mes décisions pour construire une réflexion stratégique plus aboutie. Je me réfère à une célèbre phrase de Napoléon Bonaparte : « Se faire battre est excusable, se faire surprendre est impardonnable » !

Compétences en communication : optimiser les ressources d'un petit budget. Stuart H.Britt a dit « Pour une entreprise, ne pas réaliser de la publicité, c'est comme faire de l'oeil à une fille dans le noir. Vous savez ce que vous faites mais personne d'autre ne le sait ». Mon challenge durant ce projet a été de faire connaître une jeune marque française, créée en 2010, à notre cible marocaine, avec un petit budget de communication. Ainsi la nécessité d'optimiser les ressources pour créer un impact de notoriété m'a permis de développer ma créativité, ainsi qu'un sens de l'observation et d'analyse des ressources non pécuniaires à exploiter, et enfin d'utiliser mon sens du relationnel. Dans ce contexte, j'ai développé une alternative à l'affichage, nous avons utilisé la façade supérieure de la vitrine pour placer une affiche de la marque Bobbies. Pour faire connaître la marque aux clients de la boutique, j'ai organisé une journée de présentation de la collection sous forme de cocktail. J'ai également envoyé un communiqué de presse aux magazines de mode, ce qui a été fructueux puisque le célèbre magazine « L'Officiel Maroc » a relayé l'information.

Premiers pas professionnelsd47e4a17623084bca2bf1946b44d0bf2.jpg

Durant ce semestre, j'ai réalisé la nécessité de clarifier mes idées, d'aller jusqu'au bout d'un raisonnement, de m'appuyer sur des données rationnelles et de rester fidèle à mon éthique. J'ai également pris confiance en moi.

Au cours de mes lectures, une phrase de Warren Buffet a particulièrement retenu mon attention et représente bien ma philosophie personnelle et professionnelle : « Vous n'avez pas raison ou tort parce que d'autres sont d'accord avec vous. Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et votre raisonnement est juste ».

Je souhaite effectuer 4 mois supplémentaires de stage pour développer la marque « Bobbies Paris » au Maroc. Après avoir investi sur deux collections, les bénéfices réalisés ont été réinvestis pour cette collection d'été et le projet est en passe de devenir autonome financièrement. C'est dans cette perspective que je vais gérer la marque pour cette saison d'été et débuter la prospection de boutiques dans une autre ville du Maroc, Marrakech, pour commercialiser la marque de chaussure.

Bilan personnel

Ce stage a été pour moi un concentré d'expériences, non seulement sur le plan professionnel mais aussi sur le plan humain. J'ai eu la chance de faire des rencontres enrichissantes et stimulantes. Je me suis ainsi dévouée à gérer un projet qui me tenait à coeur et pour lequel j'étais maître à bord, et mes efforts ont été concluants. Dans ce contexte, j'ai pu expérimenter une réelle approche de l'entrepreneuriat et je suis aujourd'hui confortée dans mon désir de créer mon entreprise. Mon bilan de cette aventure est une fierté de réalisation de soi, et une reconnaissance envers l'ISG pour ce cursus qui a parfaitement répondu à mes attentes et à mon quotidien.

6 mois à Casablanca : dynamisme et population cosmopolite

Twin_Center,_Boulevard_Mohamed_Zerktouni,_Casablanca.JPGL'internationalisation est aujourd'hui au centre du programme de l'ISG. Rim Laraki, étudiante en Master en Management, a décidé de s'expatrier à Casablanca, au Maroc. Elle nous raconte son aventure à l'étranger.

6 mois à Casablanca, Maroc

Mon stage a débuté en octobre 2013 et se terminera en mars 2014. D'une durée de 6 mois, celui-ci se déroule à Casablanca, capitale économique et véritable incarnation du Maroc par son dynamisme et sa population cosmopolite. L'agglomération concentre 55% des unités productives du pays et près de 60% de la main d'oeuvre industrielle. C'est dans cet environnement propice à la croissance que s'est installée la société L.Z Concept, SARL d'import export, créée en 2001. Dans le cadre de son domaine d'importation, j'ai été chargé de la gestion du projet d'import et de l'implantation de la marque « Bobbies Paris » dans le magasin « Chic-Chic », appartenant à la société, et situé à Casablanca. Lancée en 2010 par deux jeunes parisiens passionnés de mocassins à picots, la marque Bobbies propose une large gamme de chaussures pour hommes et pour femmes. Ma mission se décompose en trois étapes :

- Marketing : Veille concurrentielle et analyse des comportements des consommateurs potentiels

- Logistique : Gestion des stocks et les délais de livraisons

- Communication : sur le lieu de vente, via les réseaux sociaux...

Appréhension de l'expatriation et début de la vie professionnelle

L'appréhension ressentie au départ n'était pas celle de la peur de l'inconnu et de la recherche documentaire sur le pays, mais de la fin de ma vie d'étudiante à l'étranger. Me voilà prête à m'installer ! Ce choix a été mûrement réfléchi, il a été motivé par une volonté d'entreprendre dans ce pays. Cette décision n'a pas été de toute simplicité, d'une part je savais que j'allais voir mes amis partir aux quatre coins du monde, découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles cultures, se faire des amis de toutes les origines. Pour ma part, j'allais faire un pas définitif vers la vie professionnelle. Mon appréhension était de savoir si les consommateurs allaient adhérer à l'esprit de la marque, et si ce développement allait avoir le succès attendu.

J'ai également fait ce choix par volonté d'aller vers l'entrepreneuriat, j'ai tout simplement saisi cette opportunité. George Bernard Shaw, scénariste nobélisé a dit « Vous voyez les choses et vous vous demandez pourquoi. Moi, je rêve des choses qui n'existent pas et je me demande pourquoi pas ».

Quel est ton bilan personnel ?

Ce stage a été pour moi un concentré d'expériences, non seulement sur le plan professionnel mais aussi sur le plan humain. J'ai eu la chance de faire des rencontres enrichissantes et stimulantes. Je me suis ainsi dévouée à gérer un projet qui me tenait à coeur et pour lequel j'étais maître à bord, et mes efforts ont été concluants. Dans ce contexte j'au pu expérimenter une réelle approche de l'entrepreneuriat et je suis aujourd'hui confortée dans mon désir de créer mon entreprise. Mon bilan de cette aventure est une fierté de réalisation de soi, et une reconnaissance envers l'établissement pour ce cursus qui a parfaitement répondu à mes attentes et à mon quotidien.

Différences culturelles : quelques spécificités malgaches

ll.jpgCaroline Ranaivo, étudiante du Programme Grande Ecole de l'ISG, nous livre quelques particularités de la culture malgache.

Travailler à Madagascar

Travailler à Madagascar, quand on vient d'un pays européen, c'est avant tout faire face à des conditions de travail différentes. Le salaire minimum y est de 30€ par mois et un cadre supérieur peut toucher l'équivalent de 400€. Le niveau de vie est pourtant assez élevé, il va sans dire que vivre avec 30€ par mois signifie tout simplement être pauvre. A titre d'exemple, le Directeur Général d'une société commerciale peut toucher l'équivalent de 10 000€ par mois alors que le salaire le plus bas dans la société est de 40€.
La semaine de travail est de 40h et non de 35h comme en France et la pause déjeuner dure 2h. Au début de mon stage, l'adaptation n'a pas été facile. Quand on travaille dans un cabinet d'audit, on ne travaille pas 8h par jour mais plutôt 12h par jour, et on enchaîne aussi quelques samedi de temps en temps, sans que cela soit comptabilisé en heures supplémentaires.

Les télécommunications ranaivo.jpg

Une des choses à laquelle il faut s'adapter à Madagascar concerne les télécommunications, et plus précisément Internet et la téléphonie. Car à Madagascar, il n'existe pas d'Internet illimité ni de haut débit. Plus exactement, l'Internet illimité et le haut débit existent mais à un coût très élevé, et la qualité du réseau n'est pas du tout la même qu'en France. D'ailleurs, celle-ci varie énormément selon l'opérateur ou le lieu (la connexion est meilleure au travail par exemple). Concernant la téléphonie, il n'existe pas non plus d'appels et de sms illimités. La majorité des malgaches ont opté pour des cartes prépayées, à recharger très souvent donc. Il existe trois opérateurs à Madagascar, et la plupart des personnes disposent donc de 3 cartes à puces afin d'utiliser chacune d'entre elles selon le numéro de téléphone à appeler. Quand une personne ne dispose pas de crédits pour appeler, elle se dirige généralement vers les « taxis-­phones ». Ce sont tout simplement des lieux où l'on peut appeler, acheter des recharges...Il suffit d'avoir une petite table, un parasol et des téléphones portables pour ouvrir un « taxi-­phone ».

Les moyens de transport

Les bus : Concernant les bus, ce ne sont pas de gros engins comme il en existe en France. Ce sont plutôt de "petits" véhicules qui peuvent contenir 25 personnes environ, où le confort est plutôt sommaire et les places étriquées. Comptez 400 Ariary par trajet, que vous paierez à un receveur qui encaissera la somme due. Pour donner un ordre d'idée, c'est comme si on prenait un bus de la Ratp, et que, pendant le trajet le receveur nous demandait de payer une certaine somme, et qu'à chaque arrêt du bus, celui-­ci appelait les clients en détaillant le trajet du bus.

Les taxis : Vous vous êtes toujours demandé ce que devenaient les vieilles 4L et 2 CV des années 70 ? A Madagascar, la majorité des taxis sont des 2 CV ou des 4 L. Avec un petit côté vintage, ces véhicules à qui l'on a donné une seconde vie sont une alternative aux bus. On ne facture pas le trajet selon les kilomètres parcourus, comme en France. Avant chaque course, le chauffeur vous propose un prix que vous allez bien entendu marchander comme il est de coutume de le faire là-­bas. Mais dans la capitale, le prix ne sera jamais inférieur à un litre d'essence et dépendra de l'heure du trajet, du trafic... Autre point, on ne donne pas une adresse au chauffeur, mais plutôt un endroit symbolique situé à côté de votre destination. Enfin, pendant les heures de pointe, partager son taxi est monnaie courante.

ranai.jpgLa nourriture

La première chose qui choque un étranger venu faire son marché, ce sont les normes sanitaires. Elles sont très différentes de celles des pays européens si vous achetez au marché. On achète des
produits de saison pour les légumes et les fruits, et pour la viande, on va chez le « boucher » sans être trop regardant sur les normes d'hygiène. D'ailleurs, les malgaches ne mangent pas de viande de boeuf, mais du zébu, de la même famille. Pour le reste, on va soit dans les supermarchés, soit dans les épiceries. Il y en a à chaque coin de rue, et contrairement aux petites épiceries de quartier que nous avons en France, le prix n'est pas exorbitant. On y trouve de tout : à boire, à manger, des produits pour la maison, des cigarettes, du pain... Le riz est l'aliment principal des malgaches auxquels ils associent de la viande ou autres accompagnements. Au travail, très peu d'entreprises disposent d'une cantine donc les salariés mangent dehors, dans des restaurants au standing varié. On les appelle des « gargottes » : les salariés viennent y manger le midi, le service est rapide, les plats sont variés et les prix sont très bas.

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Redécouvrir la Tunisie après le Printemps Arabe

Fatma Ben Debba étudiante en troisième année du Master Grande Ecole a choisi de faire son stage en Tunisie, son pays d'origine. Elle partage avec nous ses premières impressions sur ce pays qui a connu de nombreux bouleversements.

Le pays que j'ai choisi pour le stage est certes mon pays natal, celui ou j'ai vécu jusqu'à l'âge de 19 ans avant de poursuivre mes études en France, mais ce n'est plus le même depuis la Révolution du Jasmin. En effet, en revenant à Tunis après les évènements du 14 janvier 2011, j'ai découvert un autre visage de ce pays. C'est ce qui m'a motivé et encouragé à choisir ce pays où j'ai vécu toute mon enfance et ma jeunesse, à y revenir, y faire mon stage et d'essayer de m'y réadapter.

Les premières impressions
Dès mon arrivée ici, j'ai senti que le pays était plongé dans un climat de tension. Il régnait une atmosphère pesante car dans certaines villes il y a énormément d'affrontements entre démocrates et islamistes radicaux.
En revanche, Tunis où j'effectue mon stage, reste relativement calme. Il y a certes quelques grèves et manifestations mais cela reste tout de même un environnement où l'on peut travailler.

La grosse différence avec la Tunisie d'avant c'est qu'aujourd'hui la vie politique est très présente dans le quotidien de tous les tunisiens et que c'est un sujet courant et sur lequel tout le monde discute et débat. Le peuple tunisien n'a jamais été habitué à autant de liberté d'expression ce qui engendre parfois des abus dans le sens où les gens ne connaissent plus leurs limites.

Pour ce qui est de mon installation, je vis chez moi dans la maison familiale. J'ai vécu durant cinq ans à Paris où je me suis habituée à la vie parisienne et à vivre seule, ce qui me change complètement ici.
Contrairement à Paris, la vie n'est pas du tout chère. On est toujours étonné par le prix des courses ou la restauration, on peut donc avoir une très bonne qualité de vie sans pour autant trop dépenser.

Présentation du stage
J'effectue mon stage à DME.SA. DME « Diagnostic méditerranée » est une société anonyme totalement exportatrice implantée à Tunis et à Mornag. Le secteur d'activité de la société est la fabrication des produits de diagnostics des maladies parasitaires, détermination de groupage humain ABO/Rh, montage de petits instruments de diagnostic et injection plastique.
Ma mission dans le cadre du stage est tout d'abord celle d'assister la directrice du département finance et contrôle de gestion et qualité de l'entreprise, en adéquation avec ma spécialisation en comptabilité, audit et contrôle de gestion. Mes tâches consistent à informer la direction des prestations du système management qualité et des améliorations qu'il faut y faire ; veiller ensuite à ce que les processus nécessaires au système de management qualité soient réalisés et maintenus dans la société ; assister à l'élaboration des rapports sur la qualité et un rapport sur la situation de la société et les remettre à la direction ; et enfin participer à la réalisation des audits.

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A propos de l'ISG :

L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
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