école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Corée du Sud, le choc des cultures

Kar Nghi Chan, étudiante en dernière année du Master Grande École à l'ISG, est partie en Corée du Sud dans le cadre de son échange académique. Kar Nghi partage avec nous ses premiers jours là-bas.

Le grand jour est enfin arrivé, le jour de mon départ pour la Corée du Sud !
Arrivée sur place, j'hésite entre excitation et peur de l'inconnu. Je suis impatiente de découvrir ce pays qui me semblait si lointain. Tout est différent ici, quel choc culturel ! Le plus compliqué reste la barrière de la langue. C'est peut-être ce qui m'a donné l'idée de vous raconter mes aventures coréennes sous forme d'animation...



Entre tradition et modernité, bienvenue à Taïwan !

Étudiante en dernière année du Master Grande École, Audrey Harel est partie à Taïwan dans le cadre de son échange académique. Audrey partage avec nous ses premières aventures sur place.

Dès Taoyuan Airport, j'ai vu se côtoyer des rizières, des vieux bâtiments industriels, des routes surélevées, des bus et des scooters qui roulent à vivent allure. C'est Taïwan, un pays dynamique, moderne mais qui garde son côté typique. Le contraste entre le nouveau et l'ancien continue jusque dans Taichung, la ville où j'effectue mon échange universitaire !

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Choc culturel..

harel (2).jpgMa première impression a été celle d'une ville fantôme l'après-midi et d'une vraie fourmilière à la nuit tombée. Le décalage jour-nuit est incroyable, de même que leur habitude de manger et boire à n'importe quelle heure. Les « Tea shops », les stands de nourriture sont partout dans les rues. Un autre aspect de la vie quotidienne que j'ai trouvé surprenant à Taïwan, est l'interdiction de jeter du papier toilette dans les toilettes ! Question d'écologie ? Le dépaysement est tel que la fatigue s'est fait ressentir très vite. Les bruits, les odeurs, la langue et le décalage horaire ont fait que les premiers temps ont été très épuisants.

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Premiers pas dans Taichung...

harel (1).jpgAprès quelques jours passés à l'hôtel, nous avons eu la chance de trouver rapidement un appartement grâce au système de correspondants mis en place par Feng Chia University. Le magasin Carrefour, le marché de nuit et l'université sont à cinq minutes de notre appartement, et certain bus sont gratuits, ce qui nous permet de visiter les alentours gratuitement !

Un système similaire à celui des "Vélo Lib" existe ici, ce sont les I-Bike, très pratique et peu cher mais dangereux. La circulation routière est dominée par les scooters. La non-existence des trottoirs fait d'une balade, un périple périlleux où l'on doit être vigilent et slalomer entre les scooters tout en faisant attention à la signalisation.

A Taïwan, les 7/11, les Family Mart sont les "convenient stores" les plus pratiques qu'ils soient. Ouverts 24h/24, vous pouvez aisément payer vos factures à 2h du matin ou faire un petit réapprovisionnement alimentaire nocturne. Les Taïwanais vivent la nuit, j'ai dû adapter mon rythme au leur !

La vie taïwanaise..

harel (3).jpgPour les habitués des bars et des boîtes de nuit, Taichung n'est certainement pas la ville la plus branchée pour faire la « fiesta » mais plutôt pour déguster des festins. Le plus excitant à faire ici, est de voir le "countryside", les marchés de nuits, visiter les villages, faire des randonnées et aller à la rencontre des gens ! Le marché de nuit Feng Chia Night Market est à quelques minutes de l'université. Comment résister et ne pas y aller manger un morceau à la fin des cours ?

Les endroits touristiques comme la Tour de Taipei 101, le Mémorial de Tchang Kaï-chek et de Sun Yat-Set ou encore Sun Moon Lake sont bien sûr incontournables. Mais les villes comme Tainan ou des endroits comme Purple Lavender Cottage ou Rainbow village à Taichung ont beaucoup à nous apprendre sur la culture taïwanaise. Des temples vous ouvriront leurs portes à chaque coin de rue et vous pourrez vous imprégner de l'ambiance, des coutumes, des musiques et de l' odeur de l'encens, qui brûle toute la journée.

Les transports en commun..

Confucius Temple.jpgA Taïwan, on peut facilement se déplacer grâce à un système de bus qui permet d'aller à Tapei pour 14€ aller-retour. Les bus sont rapides, confortables et moins chers que le HSR- High Speed Rail ! Certes, le bus met 2h sans embouteillages pour aller à Taipei contre 45 minutes en HSR mais pour des bourses étudiantes, je pense que c'est le meilleur moyen de visiter l'île et de bouger à petit budget !


harel (4).jpgDans la vie courante, je dirais que les Taïwanais sont timides mais certains n'hésitent pas à vous sourire ou entamer une conversation. C'est comme cela que j'ai pu me faire quelques amis à l'université. C'est en poursuivant les choses qu'on aime qu'on peut rencontrer d'aussi belles personnes !

Découverte de Taïwan

Audrey Harel, étudiante en dernière année du Master Grande École à l'ISG, est partie à Taïwan dans le cadre de son échange académique. Audrey partage avec nous son expérience grâce à ce joli album photos.

Passionnée par la culture asiatique, j'étudie le chinois depuis quelques années déjà. Cet échange avec l'Université de Feng Chia est parfait pour que je perfectionne mon mandarin mais également afin d'en apprendre plus sur la culture chinoise et taïwanaise. Depuis que je suis arrivée, tout se passe vraiment très bien pour moi, il faut dire que les Taïwanais sont vraiment gentils. Je n'ai jamais vu un Taïwanais en colère ou de mauvaise humeur, ils sont prêts à tout pour vous aider si on est perdu, même vous payer un ticket de bus. Je ne regrette vraiment pas d'être venu à Taïwan, j'adore l'atmosphère qui règne ici.

Si vous souhaitez suivre la suite des aventures d'Audrey, vous pouvez vous rendre sur son blog à cette adresse : http://audreysac.wixsite.com/verytaiwantrip/about

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Tokyo : la fourmilière humaine

Maévrik Gambarelli, en dernière année de Master Grande École à l'ISG, est parti à Tokyo dans le cadre de son échange académique. Il partage avec nous sa découverte de l'île nippone.

Mon arrivée

Mes premières impressions sur le Japon sont vraiment positives. On se sent vraiment dépaysé. La culture occidentale est à des années lumière de la culture japonaise. Ces différences se sentent dès l'embarquement dans l'avion de la Japan Airlines. Les hôtesses sont très accueillantes et les passagers, en majorité japonais, respectueux et aimables. Après un long vol durant lequel j'ai pu admirer les paysages de la Sibérie et la Scandinavie, je suis arrivé à Tokyo.

Je peux déjà apercevoir du hublot de l'avion les gratte-ciels des quartiers de Roppongi ou encore de Ginza. Je me sens minuscule dans toute cette agitation et cette grandeur.

Shibuya - Copie.jpgLe contrôle douanier passé et mes valises récupérées, je prends un bus limousine, accompagné de deux camarades. Direction Shinjuku, une des principales artères de Tokyo abritant la gare la plus empruntée au monde. Ici se croisent plus de trois millions de voyageurs chaque jour. Nous ne savons plus où donner de la tête tant les rues sont vastes, illuminées, noires de monde. Nous nous mettons à la recherche de nos appartements respectifs afin de profiter rapidement de notre séjour.

Mon installation

Tout s'est vraiment bien passé. Je me suis installé dans une Share House partageant mon logement avec des personnes de nationalités différentes. Mes colocataires viennent des quatre coins du globe, de l'Inde, de Corée, d'Autriche. Il y a quand même une Française, histoire de ne pas être trop dépaysé. Ils m'ont tous accueillis chaleureusement et mis à l'aise.

L'adaptation n'a donc pas été compliquée, le plus dur est le décalage horaire et la langue. Il y a sept heures de décalage au Japon par rapport à la France. Lorsqu'il est minuit à Tokyo, on est en plein après-midi à Paris, il est donc difficile voire impossible de trouver le sommeil lorsque l'on compte se coucher tôt les premiers jours.

La langue représente une certaine barrière car elle est très difficile à apprendre. Bien que les japonais soient des personnes serviables, ils feront tout pour vous aider, la situation reste périlleuse lorsque que l'on ne maîtrise pas leur langue. Mais après quelques jours en immersion, l'adaptation se fait relativement vite.

japan.pngMes trois premières semaines à Tokyo ont été riches en découvertes et en rencontres. En compagnie de deux camarades, Selim et Rasha ainsi que de quelques japonais, nous sommes partis à la découverte de cette fourmilière à ciel ouvert où se mêlent ancestralité et modernité. Nous avons découvert différents temples et parcs comme par exemple le parc Ueno ainsi que différents quartiers emblématiques, comme le quartier électronique d'Akihabara.

J'ai également pu visiter les villes de Kyoto, Osaka et Kobe, trois villes remarquablement différentes. Kyoto est la ville ancestrale par excellence, les japonais sont vêtus de kimonos, l'habit traditionnel et les temples sont nombreux à découvrir. Kyoto est une ville à ne vraiment pas rater. Kobe est une ville côtière où tout gravite autour de son gigantesque et esthétique port. Et la ville d'Osaka, identique à la capitale nippone, vaste, illuminée de toutes parts par des centaines de panneaux publicitaires semblables aux quartiers tokyoïtes, Shibuya et Shinjuku.

Shangai Express 4 : vol au-dessus d'un nid de coucou

Grégoire Doxat, étudiant en Master Grande Ecole à l'ISG, de retour à Paris après son échange académique à Shangai, nous relate la suite de ses aventures, assaisonnées d'un humour helvétique au 10ème degré.

photo retouchée_Grégoire Doxat.jpgComme tous les matins, je m'éveille à 7h30. J'entends une petite musique venant de l'extérieur, en plus de celle qui résonne habituellement dans ma tête.

Ce sont les Chinois qui procèdent à leur gym matinale. Il est étrange de les voir ainsi, rangés en bataillon, personnes âgées et moins âgées suivant toutes la même chorégraphie. Dans ma tête, je vois le film « La 36e Chambre de Shaolin » de Liu Chia-Liang - LE film de Kung Fu à voir - mais la réalité est plus proche de « Kung Fu Panda », avec de mignons retraités cherchant à garder la forme.

Aujourd'hui est un grand jour car je pars pour Pékin. La Gare de Shanghai est immense et ressemble plus à un aéroport, on pourrait y disposer au moins 3 à 4 Gare du Nord à l'intérieur. Le train est un moyen de transport complexe à gérer, non que les 5 heures nécessaires pour rejoindre Pékin soient le bout du monde, mais nasalement parlant, pour l'occidental que je suis. En effet, nombreux sont ceux qui ont apporté leur repas fait maison. Cette odeur restera à jamais gravée dans ma mémoire...

Il faut savoir que la chose qui vous manque le plus à l'étranger, c'est la nourriture, d'autant plus quand on a goûté toute sa vie aux délices français. Pas un jour sans penser au vin rouge, au fromage ou à la charcuterie. Pour vous donner un exemple, c'est la première fois là-bas que j'ai goûté à un burger dont la viande panée était un mélange de crevette et de poulet. A la fin de mon séjour, j'avais perdu 6 kilos, je remercie le régime Chinois.

Arrivé à Pékin, je constate que cela n'a rien à voir avec Shanghai. En effet, Shanghai est en travaux, destruction des vieux quartiers et reconstruction de grandes tours. C'est une ville assez moderne.

Pékin est plus classique et moins étouffante, la culture chinoise y est plus présente. J'ai pu visiter de nombreux lieux. La place Tiananmen est immense et grouille de gens. La cité interdite est impressionnante, ce n'est pas Versailles mais c'est un symbole de la démesure chinoise. On y voit plus de Chinois que d'étrangers en visite, c'est comme une profession de foi pour eux. La plus belle surprise est à la fin, le jardin zen de l'empereur. Même si après s'être débattu contre une foule de Chinois, pour prendre en photo la chaise « perçée » de l'empereur, on a considérablement perdu en zénitude.

Le jour suivant, j'ai visité la muraille de Chine. Aujourd'hui encore, je maudis mes colocataires d'avoir choisi de la rejoindre à pied et non en téléphérique. J'ai monté un nombre de marches improbable, comme le dit Stromae « quand il y en a plus et bah il y en a encore ». Heureusement, je suis un sportif dans l'âme. La muraille de Chine montre que le protectionnisme est en quelque sorte inscrit dans leurs gènes !

Le retour de la muraille fut long mais en bus, j'ai dormi tout le long du trajet. Le chauffeur eût toutefois la gentillesse de s'assurer de mon réveil, grâce à une collision avec une voiture. Quoi de mieux qu'une petite marche tonique sur le bas-côté de l'autoroute post Muraille de Chine...

Pour lire les épisodes précédents : L'espoir - Les 2 Tours - Fight Club

Shangai : rendez-vous dans l'une des plus grandes mégalopoles mondiale

Etudiante en deuxième année du Master Grande Ecole à l'ISG, Salomé Soussi a choisi de s'envoler pour Shangaï le temps d'un semestre universitaire. Elle nous fait part de son quotidien et de son expérience à l'université dans une ville où les différences culturelles sont marquantes.

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Mes premières impressions

Ce semestre est pour moi une grande première. Avoir l'occasion de partir aussi longtemps à l'étranger, m'a permis d'exploiter au maximum les connaissances que j'ai pu acquérir ces dernières années à de l'ISG. J'ai toujours voulu partir à Shanghai pour mon semestre universitaire, sans jamais hésiter. Mes craintes sont apparues avant mon départ où mes a priori vis à vis de la culture chinoise et de leur mentalité se faisait ressentir. Lorsque je suis arrivée, mes sentiments étaient partagés entre l'excitation d'une nouvelle vie et l'appréhension de vivre dans un autre pays. La météo n'était pas au rendez-vous et le pic de pollution était au plus haut, ce qui n'arrangeait pas la situation. Cependant, plus les jours avancaient et plus cette ville ma conquise ! Mes premiers jours ont été rythmés par le nouvel an chinois, évènement traditionnel basé sur l'astrologie : discipline millénaire et très ancrée dans leur culture. Shanghai était presque vide et très calme car la plupart des citadins quittent les grandes villes pour célébrer le nouvel an avec leurs familles dans les campagnes.

Une installation sur la durée

Il m'a fallu du temps pour m'habituer au décalage horaire et pour prendre mes repères. Je suis arrivée deux semaines en avance, ce qui m'a permis de découvrir davantage la ville avant de commencer les cours. En chine, la plupart des locaux ne parlent pas anglais, ce qui crée un véritable problème de communication. Malgré mes deux années de cours de chinois à l'ISG, cela n'est pas suffisant pour pouvoir dialoguer et se faire comprendre. De ce fait, j'ai mis un peu plus de temps à faire certaines choses comme la location d'un appartement, l'achat d'un titre de transport... Je garde de bons souvenirs de ces instants qui parfois ont déclenché des fou rires, car les chinois restent très accueillants et serviables.
Pour le logement, j'ai choisi de faire de la colocation avec d'autres étudiants étrangers afin de partager encore plus de moments et d'enrichir mon séjour. Nous sommes installés à Jing'an, un quartier agréable et dynamique, où se trouve la rue commerçante la plus réputée de Shanghai : Nanjing Road. Les expatriés l'appellent même « les Champs Elysées de Shanghai ».

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Découverte d'une ville haute en couleur

Shanghai attire chaque année de nombreux touristes venus des quatre coins du monde pour y découvrir une ville au charme mystérieux et à la fois haute en couleur. Dès le premier jour, je suis partie me balader sur "le Bound", berges se situant le long de la rivière qui traverse la mégalopole et où la vue de Shangai est la plus emblématique. On y admire ces hauts gratte-ciel reflètant la puissance et la richesse économique de cette ville, capitale économique de la Chine. Cette ville est surprenante et regorge de multiples facettes, d'un côté nous avons les géants de verre et de l'autre le charme des petites ruelles, au beau milieu du quartier de la French Concession. Ce lieu me fait penser à la France par l'architecture mais également par son nom.

Il y a de nombreux cafés en terrasse, des boulangeries portant le nom de « Farine », passage incontournable lorsque l'on vit ici ainsi que de nombreuses petites boutiques me rappelant les quartiers comme Saint-Germain ou le Marais à Paris. Je m'y rend souvent le week-end pour bruncher et me balader avec mes colocataires car on y respire l'air quasi frais. Je suis très agréablement surprise de la beauté de cette ville, on y retrouve un mélange entre le charme de la Chine traditionnelle et contemporaine. En me promenant dans les rues de Shanghai, j'ai découvert un côté artistique que je ne connaissais pas chez les Chinois avec des rues remplies de dessins sur les murs, des tags et des statues.

Shangai Express 3 : Fight club

Grégoire Doxat, étudiant en Master Grande Ecole à l'ISG, actuellement en échange académique à Shangai, nous relate la suite de ses aventures, assaisonnées d'un humour helvétique au 10ème degré.

photo retouchée_Grégoire Doxat.jpgComme le disait Confucius, la mondialisation est un train en marche qui ne s'arrêtera qu'en déraillant. Ou, pour citer les Guignols de l'info, "les chinois vont nous dérouiller".

En débarquant à Shanghai, je m'imaginais pénétrer le système éducatif chinois, tel le Messie. Préjugés obligent, je me voyais déjà assister à des cours austères, basés sur les enseignements de Mao Zedong, dans une université décorée de faucilles et de marteaux. Alors qu'en réalité, je suis arrivé sur un immense campus à l'américaine, avec une touche Shinto. Les classes, toutes les infrastructures sont à la pointe de la modernité, sauf pour Windows qui s'est arrêté à la version de 98. Par conséquent, mon immeuble style bourgeois gentilhomme du XVIème arrondissement parisien et ses meubles post René Coty d'Ikea me manquent moins.

L'admission au sein des universités chinoises est l'aboutissement d'une véritable méritocratie, comme me l'a expliqué mon ami chinois Win Ki Peng Dia (attention, jeu de mot suisse). En effet, chaque étudiant subit 3 sélections pour obtenir les meilleures universités. Autant dire que j'aurai fini dans une mine de charbon sans notre bon vieux système français qui laisse sa chance à tous. Finalement, la France est le seul pays communiste fonctionnel.

Mes cours ont été dispensés par des professeurs maîtrisant parfaitement l'anglais, ce qui m'a permis de comprendre que mes professeurs d'anglais en maternelle, au collège, au lycée, en prépa et en école de commerce avaient peut-être raison sur deux ou trois points au sujet de l'importance de la langue de Shakespeare. Et dire qu'avant le français était international. Mais ça c'était avant. Ce qui tend à confirmer que je suis né bien trop tardivement et que je suis condamné à poursuivre la lutte contre mes vieux amis, les verbes irréguliers.

Une pensée m'effleure et m'effraie. Le nombre d'étudiants chinois avoisinent les 27 millions, pour 2 millions en France. Une rapide division et j'obtiens ce nombre terrifiant : 13,5. Je vais devoir faire face à 13 chinois plus une personne à verticalité contrariée, au cours de ma future vie professionnelle. Heureusement, je ne me décourage pas et je me dis que je commencerai par cette dernière. Ou alors j'apprendrai à fabriquer des baskets...

Pour lire les épisodes précédents : L'espoir - Les 2 Tours

Shangai Express 2 : les deux tours

Grégoire Doxat, étudiant en Master Grande Ecole à l'ISG, actuellement en échange académique à Shangai, nous relate la suite de ses aventures, assaisonnées d'un humour helvétique au 10ème degré.

Il est minuit en France lorsque je me lève pour me rendre à mon premier cours du semestre en Chine. Un matin du soir comme les autres, finalement. Après une bonne douche et une tasse de thé vert, je descends acheter ma dose de nicotine au tabac le plus proche pour affronter cette première journée. C'est une jeune fille de 8 ans, qui lève le nez de ses livres de cours, pour me tendre mon paquet de cigarette. Il serait peut-être temps que j'arrête de fumer, moi.

Jiatong University

Mon premier cours a lieu à Jiatong University. Je suis parti avec une heure d'avance, heureusement pour moi, car les chinois voient toujours les choses en grand. J'ai eu l'impression d'entrer dans un temple shintoïste. Je dois dire qu'aller en cours et arriver devant un portail gigantesque, gardé par deux tigres et un vigile, était une première pour moi.

Après m'être égaré sur un immense campus verdoyant, je trouvais enfin ma classe, et ma professeure de chinois, Nelly. Drôle de nom pour une chinoise, me direz-vous, mais en fait non, elle nous apprit que bon nombre de Chinois se choisissent un prénom anglais, qu'ils utilisent ensuite couramment. Dire que si j'étais né en Chine, on m'appellerait peut-être Bruce Willis ou Johnny Deep.

Le premier cours fût ardu, consacré à la phonétique chinoise, difficilement compatible avec mon anatomie linguale. Mais utile, un défaut de prononciation ayant expédié un de nos camarades isgéen de Shanghai à l'université de Jiatong en dehors de la ville. Apprendre cette nouvelle langue ne sera pas facile mais avec de la motivation, j'y arriverai. Je maîtrise déjà le mot le plus important "taigale", qui veut dire trop cher.

Fudan University

Grégoire Doxat_PC2017_Shangai 2.jpgJe prends également des cours à Fudan University. Ici, l'entrée et les bâtiments sont plus modernes. On y respire la culture, le savoir et surtout pendant un mois, nous avons été accueillis avec le petit déjeuner, ce qui est très motivant après une heure de transport. Notre premier cours portait sur le e-commerce, marché en pleine expansion en Chine, avec 600 millions d'internautes. Il faut savoir qu'en un "marché de niche" en Chine, c'est au moins 1 million de personnes... Avoir le quart des consommateurs terriens sur son territoire aide forcément les entreprises locales et attire la convoitise de l'envahisseur blanc aux yeux ronds (ou Hibou).

Après avoir assimilé les différents moyens de devenir un businessman chinois, je décidais de me balader sur cet immense campus. Il y a des terrains de sport gigantesques, des cafétérias immenses, un dortoir sans fin, un magnifique jardin chinois et surtout deux tours d'une trentaine d'étages, plantées là au milieu. J'imaginais tout en haut les réunions que pouvait avoir l'administration dans une salle digne du Docteur No.

Il est agréable de voir quand on se balade des Espagnoles, des Américaines, des Suédoises et des Italiennes. Le multiculturalisme est présent à Fudan et tout ceci est dit en toute objectivité sachant que je ne sais pas qui peut lire ces lignes et que j'aimerais éviter tout problème en rentrant à la maison.

Une approche pédagogique différente

La méthode d'enseignement est particulière, nous avons un nouveau cours chaque semaine. C'est une méthode intéressante car durant chaque période d'enseignement, on est focalisé sur une seule matière.

Pour conclure, j'ai été très bien accueilli dans ces universités et l'apprentissage de la langue est nécessaire pour lmieux s'intégrer. Les cours sont très bien enseignés et il est souvent passionnant d'avoir un point de vue culturel différent, sur le thème l'entreprise et son environnement.

Pour lire l'épisode précédent : L'espoir

Tokyo : rendez-vous en terres nippones

Sélim Badra, étudiant en deuxième année du Master Grande Ecole, s'est envolé de l'autre côté de la planète pour un semestre d'échange académique. Il partage avec nous son quotidien au Japon.

Le départ vers l'inconnu

Tout commence au moment où je prends l'avion pour aller à Tokyo. Le vol dure douze heures et je n'ai pas pu dormir pendant toute la durée du vol car j'étais très impatient d'arriver. Heureusement que pendant le voyage, j'étais assis à côté de mon camarade Maevrik et d'un monsieur japonais du nom de Taro qui m'a donné quelques précieux conseils pour notre séjour. Une fois sorti de l'avion, j'ai dû passer par les formalités de police et de douane japonaises, j'ai été très étonné par la rapidité pour l'obtention de ma carte de résident qui prouve le sérieux du travail effectué en amont par les services de l'ambassade du Japon.

Je me souviens des premières images que j'ai eues de Tokyo, avec d'impressionnantes infrastructures et des rues bondées par la foule. Nous nous sommes ensuite rendus à l'agence immobilière « Sakura-House » afin de procéder à la remise des clefs de mon petit appartement, réservé et payé préalablement. L'accès à mon logement n'a pas été simple mais grâce à un plan et à l'aide apportée par les habitants, d'une gentillesse et d'une disponibilité remarquables, j'ai finalement atterri à bon port. Cette capitale est juste grandiose et on s'y sent pleinement en sécurité. Les Japonais sont des personnes très disciplinées et attachées au respect de leur environnement.

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Un campus au coeur de Tokyo

Notre campus est situé au centre de Tokyo avec deux stations de métro à proximité, Ichigaya et Iidabashi. Les bâtiments, les équipements et les salles de cours sont modernes, ce qui rend notre semestre plus agréable. Les membres de l'université et le corps professoral sont toujours à notre écoute lorsque nous avons des questions, avec le souci de se rendre disponible pour intégrer au mieux les étudiants étrangers. Je suis très heureux d'être ici et de rencontrer autant de personnes intéressantes. L'université Hosei proposait une pré-rentrée, dans un géant de verre qui surplombe le campus appelé "Boissonade Tower". Cette première rencontre, m'a permis de m'acclimater en douceur, de rencontrer tous mes camarades de promotion et de commencer à me lier d'amitié avec certains étudiants japonais. Concernant les cours qui nous sont proposés, les programmes sont captivants et vraiment instructifs. Les cours d'anglais et de japonais m'ont permis de m'améliorer que ce soit dans la matière étudiée ou dans la langue elle-même. Je pense sincèrement que cette expérience m'apportera beaucoup.

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Une culture à part entière

Plusieurs différences culturelles m'ont marqué lors de mon séjour, notamment la discipline et la politesse des Japonais. Ils font toujours le maximum pour aider un étranger et n'hésitent pas à demander à d'autres passants autour d'eux pour s'assurer de leurs réponses. Il ne faut pas oublier que Tokyo est la plus grande métropole du monde mais cela ne les empêche pas d'être aimables, disponibles et accueillants. Une autre chose marquante chez les Japonais, c'est leur manière de se saluer. Ils ne serrent pas la main comme en Europe, mais s'inclinent pour se dire bonjour ou se remercier. De même qu'une femme et un homme ne s'embrassent jamais en public et surtout pas dans la rue.

Il me semblait intéressant de partager ces quelques codes via ce témoignage afin que cela puisse servir pour les futurs étudiants. Je garde un excellent souvenir de cette expérience, surtout du dépaysement culturel nous donnant le sentiment de nous retrouver sur une autre planète. Ce semestre m'a permis, sans aucun doute, d'acquérir une plus grande ouverture d'esprit qui me permettra de développer des idées et des perspectives nouvelles à l'avenir.

Shangai Express 1 : l'espoir

Brillant étudiant du Master Grande Ecole de l'ISG, actuellement en échange académique à Shangai, Grégoire Doxat nous relate ses aventures, assaisonnées d'un humour helvétique au 10ème degré.

greg.jpgMon premier contact avec le contexte culturel chinois eut lieu à l'aéroport d'Amsterdam, quand j'appris le retard d'une heure de mon avion pour Shanghai. Comme nous l'avait expliqué notre professeur de management interculturel, la notion de retard n'existe pas dans les peuplades holistes. Il ne s'agit pas là-bas de quart d'heure de politesse comme mon réveil a l'habitude de m'en imposer mais d'heure de politesse. Dans l'avion, me voyant bloqué entre le Yin et le Yang pour 13 heures de vol, une charmante hôtesse de l'air asiatique me déplaça pour me permettre de profiter une dernière fois de films occidentaux non censurés.

Après un lent passage par la douane chinoise qui me prit en photo sous mon meilleur profil, un objectif se présenta à moi : prendre un taxi. Avant mon arrivée sur le territoire, mon Airbnb m'avait averti, je devrais me méfier des faux taxis. Mais je me laissais berner par le magnifique badge décoré de photos de taxi d'un chinois souriant. Une longue négociation commença entre l'homme et moi sur le prix de la course, car en Chine tout est négociable mais commence au prix fort, surtout pour les visages pâles. Quand mon taxi s'arrêta en plein milieu de l'autoroute, donna de l'argent à un autre taxi et nous déplaça ma valise et moi dans ce nouveau véhicule, je compris que j'avais peut-être exagérément négocié le tarif.

Durant mon trajet, je contemplais la ville, composée de tours de 30 étages et de bâtiments assez modernes, quand mon taxi émit un râle, ouvrit la porte et projeta un magnifique crachat, nouvelle découverte de la culture chinoise. Après cette inquiétante journée, je me réfugiais lâchement pour mon 1er repas dans une enseigne installée depuis quelques années à Shanghai, où les mets sont un mélange de traditions américaines et de traditions chinoises et dont le personnel reste toujours accueillant : « McDonalds ».

Après quelques jours de recherche en compagnie de Jessica, mon agent immobilier qui ne ressemblait pas à une Jessica, j'eus enfin trouvé un magnifique chez moi, avec des toilettes qui n'étaient pas à la turc. A mon grand désespoir, ces dernières sont très communes dans les restaurants, la menace perse est toujours présente tapie dans l'ombre... Jessica m'ayant prévenu de l'existence d'un Carrefour, proche de chez moi. Je décidais de me ravitailler et voguais sur mon caddie, rêvant de steaks hachés. Tortues, grenouilles et anguilles m'attendaient dans ce que je crus être le rayon Animalerie, mais qui n'était en fait que la Poissonnerie. Je décidais alors d'acheter un poulet au curry, qui m'aveugla dans un premier temps lors de sa cuisson, puis s'attaqua avec succès à mon palais.

Le lendemain après une nuit douloureuse placée sous le signe du curry, je décidais d'abord de ne plus jamais critiquer la cuisine de ma mère (pardon Maman), puis de visiter un grand musée d'art. Je découvris alors un autre particularisme local, les visiteurs sont autorisés à toucher les tableaux avec leurs doigts, laissant ainsi la marque de leur passage et leur "propre" contribution à l'Art.

Pour résumer mes premières impressions, disons que le choc culturel fut assez foudroyant. Surtout pour moi. Heureusement, je sus m'adapter, car l'homme est doué de facultés surprenantes. Pourtant je ne manque pas de curiosité ou d'intérêt pour ces différences culturelles qui pourraient peut-être expliquer les difficultés de certaines entreprises françaises à s'implanter en Chine.

Direction l'Inde pour une aventure humaine et professionnelle

Etudiante en 3ème année du Master Grande Ecole de l'ISG, Audrey Woitiez a choisi d'effectuer un stage en Inde dans une ONG afin de vivre une expérience internationale et professionnalisante. De retour en France, elle revient sur cette expérience et ses bénéfices.

Mes premières impressions
Au départ en prenant l'avion pour me rendre à New Delhi, je n'avais aucune appréhension car je venais de passer six mois en Chine. Je réalisais bien entendu que l'Inde était un tout autre pays, mais je partais confiante et pleine d'envie d'apprendre de nouvelles choses. J'avais lu des témoignages de touristes ou d'expatriés en Inde, pour la plupart positifs. Tout s'est finalement très bien déroulé et je réalise à quel point cette expérience a été intense et ma chance d'avoir pu la vivre. En entreprise, j'ai pu être un peu stressée au début, au vu des objectifs à atteindre et du nombre d'informations à assimiler rapidement. Mais j'ai très vite pris mes marques et je me suis sentie en confiance. Dans la vie quotidienne, je me suis tout de suite sentie à l'aise avec la population. Naddi est un petit village de montagne. Les commerçants et les indiens étaient amicaux et le lien tissé avec la communauté n'a cessé de s'étoffer.


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Mon expérience en Inde
Ce stage en Inde m'a beaucoup apporté tant du point de vue professionnel que personnel. J'ai découvert une nouvelle culture, un nouveau pays et des personnes formidables vivant dans des conditions de vies parfois difficiles. Ces six mois ont été l'occasion de m'immerger dans cette culture, d'en apprendre plus et de m'adapter au quotidien. J'ai occupé la fonction de Chargée de recrutement. Les principales missions que j'ai menées ont été d'analyser les besoins en recrutement tout au long de l'année, de les anticiper en rédigeant des annonces correspondant aux différents postes, de les publier sur les réseaux sociaux et sites internet. Ensuite, j'ai sélectionné des candidats via des entretiens téléphoniques et par Skype, puis rédigé des comptes-rendus au Président de l'association. En même temps, j'assurais toutes les tâches administratives : suivi par mail, rédaction des conventions de stage, démarches liées au visa... Par la suite, j'ai également été nommée Coordinatrice des Ressources Humaines. Les nouvelles missions qui m'ont été attribuées étaient de créer un système RH pour améliorer le processus de recrutement. J'ai donc pu engager les membres de l'association en créant une équipe RH, en leur déléguant certaines tâches comme faire passer des entretiens selon leur pays d'origine, en leur expliquant le tout dans un guide et en les formant auparavant sur les différentes tâches et missions que leur nouveau poste requérait. Ce poste m'a beaucoup apporté au niveau du management, j'ai appris à déléguer, organiser mais aussi motiver une équipe. J'ai également été confrontée à la gestion de stress. L'objectif de cette ONG était de doubler ses effectifs en quelques mois. J'ai réalisé que les nouveaux challenges m'aidaient à progresser et que cela me boostait et rendait le travail encore plus motivant. Je sais maintenant que ce métier de Chargée de Recrutement me correspond tout à fait et que je veux continuer dans cette voie.

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L'heure du bilan
Ce que l'on peut retenir de cette expérience est un enrichissement à tout point de vue, aussi bien professionnel que personnel. Mon projet est de trouver un poste de Consultante en Recrutement en France dans un premier temps, puis de travailler dans un pays étranger, où je pourrais continuer à exercer les langues étrangères et à découvrir de nouvelles cultures. J'aimerais vraiment continuer à apprendre de différentes cultures. L'ISG nous permet de voyager durant un semestre, liant études et découverte, ce qui est primordial sur le marché du travail. Au niveau personnel, j'ai beaucoup appris sur moi. De retour en France, je vais changer certaines de mes habitudes et revoir mon mode de vie, en optant pour plus de simplicité. Le fait de s'adapter à un pays et à des coutumes différentes a été très intéressant. Porter la tenue locale ou l'absence du maquillage, par exemple, ont constitué une expérience, riche d'enseignement sur moi et l'image que je souhaitais transmettre aux autres. Je pense avoir acquis une plus grande ouverture d'esprit, une meilleure adaptabilité et avoir développé mon sens de la compassion en Inde. Cette année passée à l'International a renforcé mon désir de voyager et vivre dans un pays étranger.

Une parisienne en Chine

Mélanie Brouste, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG a effectué 6 mois de stage en entreprise à Zhuhai, une commune proche de Hong Kong. Elle partage avec nous un témoignage sur son adaptation et sur cette expérience professionnelle particulièrement formatrice.

Mon adaptation à la vie locale
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, s'adapter en Chine n'est pas si difficile, mais il est important de venir avec un esprit ouvert et une envie d'apprendre une autre culture.
Il est difficile d'apprendre le chinois. Connaître un mot ne suffit pas, si le mot n'est pas prononcé avec la bonne intonation, personne ne vous comprendra. Vous vous trouverez dans des situations à quiproquos plutôt comiques ou tout simplement avec quelque chose que vous n'aurez pas commandé. Après quelques temps, cela devient plus facile. Je suis fière de dire que j'arrive à présent à me débrouiller sans encombre en Chine. J'arrive à me faire comprendre et à comprendre ce qui se passe autour de moi, via les quelques mots en cantonais et mandarins que j'ai appris.


"Patience" est le maître mot dans ce pays. Etant parisienne, j'ai l'habitude que tout aille vite. Il a été difficile ou tout au moins stressant de s'adapter à un autre rythme. Par exemple, si au restaurant votre commande arrive rapidement, le processus de commande est souvent laborieux. Dans beaucoup de restaurants, lorsque vous choisissez un plat sur leur carte très fournie, il est courant d'entendre « me yo la » autrement dit : « je n'ai pas ». Cela peut sembler anodin, mais quand il s'agit de la moitié du menu, cela devient très ennuyeux à la longue !

Quant à la nourriture, ce fut l'adaptation la plus difficile. J'aime la nourriture chinoise, mais la nourriture chinoise en France et celle de Chine ne se ressemblent absolument pas. On retrouve bien sûr le riz cantonais et le canard laqué, dont le goût est très différent, mais le reste est à découvrir ! Comme je suis de nature aventureuse, je teste dans les restaurants de nouveaux plats presque tous les jours, en fonction des photos. Il y a des photos dans tous les restaurants sur les murs ou sur le menu, tout le reste est écrit en chinois. Cela me mène souvent à des plats différents du goût européen. Les os dans le canard ou le poulet (aucun restaurant n'enlève les os à la découpe) sont compliqués à déguster dans un pays qui ne fonctionne qu'avec des baguettes ! Les Chinois crachent les os sur la table, mais mon éducation ne m'y a pas préparé... Ils proposent du gras de canard... oui oui, juste du gras en sauce car "cela donne une jolie peau". Mais, cet argument ne me convainct pas !
Fan de nourriture et particulièrement de cuisine française, six mois de nourriture chinoise avec d'occasionnel "McDo" et pizza commencent à me peser. Je me languis d'une blanquette de veau ou d'un bœuf bourguignon... Cependant, j'ai appris à découvrir les traditions culinaires de différentes régions de Chine, tout comme de nouveaux légumes. Il est certain que je les chercherai en France pour pouvoir les cuisiner à nouveau !

Mélanie Brouste1.jpgMon expérience professionnelle
Les connaissances et compétences acquises durant ce stage sont nombreuses.
Ma spécialisation étant le Marketing, j'ai décidé d'approfondir mes connaissances en marketing digital. A l'ISG, j'ai appris les bases au sein d'une association, puis en tant qu'auto-entrepreneuse. Néanmoins, c'est au sein de mon stage en Chine que j'ai pu approfondir mes compétences dans ce domaine.

Tout d'abord, j'ai enrichi mes connaissances en gestion des réseaux sociaux au sein de l'entreprise, un domaine qui peut sembler facile à appréhender, mais dont il est important de comprendre les difficultés. Attirer l'attention des lecteurs, surtout en B2B, peut s'avérer complexe, en particulier sur les réseaux sociaux du type Facebook, Twitter... . J'ai beaucoup appris, que ce soit en rédaction de posts intéressants ou en création d'images.

De plus, j'ai appris à réaliser des vidéos d'animation de A à Z. Une des tâches, qui m'a été confié au sein de l'entreprise, a été de créer des publicités destinées à être diffusée sur leur site internet pour chacun de leurs produits. Aucune contrainte ne m'a été imposée, ils attendaient juste un résultat attractif et professionnel. Mes supérieurs ont été très satisfaits du résultat et ont même décidé d'utiliser une de ces vidéos à l'occasion d'un évènement en Europe, pour le lancement de leur nouveau site internet.

Ils m'ont également confié l'audit de leur site internet, ce qui m'a donné l'occasion d'appréhender le côté utilisateur. Comme il date de quelques années, de nombreuses modifications étaient nécessaires. J'ai pu réaliser concrètement la différence entre besoin et budget et percevoir l'évolution rapide des modes et tendances sur internet.

Grâce à mon séjour en Chine et aux échanges avec des anglophones de toutes les régions de la planète, j'ai pu perfectionner mon anglais. Je n'ai plus aucun problème de compréhension, ni d'expression. Cette capacité me sera utile dans ma carrière que j'envisage à l'International.

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Mon expérience en Chine a été très enrichissante et pleine d'aventures. J'ai eu l'occasion de découvrir un pays et une culture radicalement différente de la mienne, ce qui m'a permis d'ouvrir ma vision sur le monde et sur les perspectives propres à chaque pays. Même si l'adaptation n'a pas été immédiate, je pense m'être très bien intégrée et habituée à la culture et aux coutumes du pays. Je me suis fait de nombreux amis tant Chinois qu'Internationaux et j'ai désormais des contacts dans de nombreux pays de l'Australie au Mexique.
Quant à mon expérience professionnelle, elle est désormais enrichie d'une connaissance plus approfondie du métier dans lequel j'envisage d'évoluer. De nombreuses opportunités s'offrent à moi. J'ai dorénavant une idée plus précise de ce que je veux faire et du pays dans lequel je voudrais habiter, ce qui représente un grand pas dans mon évolution personnelle. Il est désormais certain que je souhaite travailler dans une entreprise développant de nouvelles technologies, pour ensuite créer ma propre entreprise en utilisant les connaissances que j'aurais acquises.
Je suis ravie de ce voyage et de cette expérience et je compte poursuivre cette découverte du monde dans les années à venir.

Vivre en Chine : une aventure où tout est possible

Kevin Bouskila, en 3ème année du Master Grande Ecole, effectue un stage en Chine. Cette expérience internationale et professionnelle est synonyme d'aventure et de challenge.

"À la recherche d'un nouveau défi intellectuel, jʼai orienté mes recherches de stage de fin dʼétudes vers un pays en voie de développement, notamment en Chine, dans le but de vivre une expérience enrichissante, à la fois personnellement et professionnellement. Découvrir une nouvelle culture, un nouveau mode de vie, ont été un critère de choix décisif dans lʼorientation de mes recherches. Et cʼest plus précisément dans la ville de Zhuhai que jʼai décidé de vivre cette aventure.

Zhuhai se situe entre Shenzhen, Hong Kong et Macao le long de la côte du sud-est du pays et donne sur une vaste étendue dʼeau bleue et de collines vertes au nord. Avec 1,5 millions dʼhabitants, Zhuhai est une «petite» ville selon les standards Chinois. Grâce à sa localisation géographique idéale et à la douceur du climat, Zhuhai est pour moi, lʼun des endroits les plus agréables à vivre en Chine. À mon arrivée dans le pays, je me croyais dans un autre monde : des gens parlant une langue incompréhensible, des pancartes sur lesquels étaient dessinés des caractères extrêmement difficiles à identifier, mon attention était constamment sollicitée par quelque chose de nouveau comme un enfant qui découvre le monde les yeux grands ouverts.

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Ici tout est différent de ce que lʼon a pu connaître en Europe, que ce soit les paysages, les routes, les villes... Je me suis très vite rendu compte que le simple fait dʼêtre un étranger sur le sol chinois était en soi, une sacrée aventure ! Je ne mʼattendais absolument pas à ce que des inconnus me scrutent uniquement parce que jʼétais étranger et encore moins à ce quʼils me demandent de prendre une photo à leur côté. Se faire dévisager sans la moindre discrétion de la part des chinois fait partie de la vie de tous les jours dʼun étranger en Chine. Mais avec le temps, jʼai compris que cʼétait par curiosité. Au final, on sʼy habitue et cʼest parfois une opportunité de rencontrer de nouvelles personnes. Se faire comprendre pour changer de lʼargent, lire un menu en chinois ou encore essayer dʼidentifier un caractère sur une carte nʼont pas été une mince affaire. Il est rare de trouver à Zhuhai, des chinois anglophones, contrairement à dʼautres villes de Chine plus «occidentalisées», comme Shanghai ou Shenzen. Au fil du temps, on sʼhabitue à se faire servir un pied de poulet bouilli alors qu'on était persuadé d'avoir commandé un «shaofan» (riz frit). Cʼest pourquoi, il est indispensable de connaître quelques mots de chinois pour tenter de se faire comprendre, même si le résultat risque dʼêtre surprenant...

Jʼai demandé à mes collègues de me conseiller un lieu, où me faire masser selon la tradition locale. Une fois devant le centre de massage, je me suis rendu compte quʼil sʼagissait plutôt dʼune clinique de médecine chinoise ou plutôt, de mon point de vue, dʼune salle de torture : une dizaine de tables de massage sur lesquelles étaient allongés quelques habitués se faisant masser par des gros chinois torses nus. Le kit parfait du sérial killer était étalé sur la table : pinces, aiguilles... Une fois ma tête enfoncée dans la table, le masseur sʼest mis à me frotter avec acharnement mʼa proposé de mʼappliquer une lampe à effet chauffant au-dessus du dos. Le massage nʼétait pas très agréable et il était difficile de se faire comprendre, pour lui demander dʼy aller avec plus de délicatesse. Cʼest à ce moment précis que je me suis rendu compte de lʼutilité de savoir parler chinois ! De manière surprenante, le lendemain, ma douleur avait totalement disparu et je me tenais beaucoup plus droit.

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Depuis mon arrivée en Chine, jʼai rencontré des gens extraordinaires, que ce soit des «locaux» ou des personnes venant des Etats-Unis, dʼAngleterre, dʼAustralie, dʼInde, du Mexique ou du reste du monde. Cʼest lʼoccasion pour moi de pratiquer l'anglais et de mʼhabituer à des accents parfois un peu exotiques. Je partage actuellement un appartement avec deux autres stagiaires, lʼun venant de Manchester et lʼautre du Canada, ayant grandi au Congo et étudié à Shanghai. Ce sont des personnes très intéressantes avec qui je mʼentends très bien. La colocation nous permet de sortir en groupe et de rencontrer de nouvelles personnes.

La plupart des rencontres en Chine se font la nuit après les horaires de travail, dans les bars ou les boîtes de nuits dans lesquelles se retrouvent des expatriés et de riches chinois qui nʼhésiteront pas à vous offrir un verre uniquement parce que vous êtes étrangers. Refuser lʼoffre dʼun chinois est perçu comme un manque de respect voir une insulte, tout comme le fait dʼaccepter un cadeau avec une seule main. La réception dʼun cadeau (ou de tout autre objet) se fait avec les deux mains. Ce geste dʼhumilité montre de la reconnaissance et du respect envers le donneur. Au-delà de ces valeurs de vie dont font preuve les chinois, jʼai aussi remarqué lʼimmense serviabilité de cette communauté. Se faire servir systématiquement un verre dʼeau quand on va chez le coiffeur, se faire prêter un parapluie quand il pleut, ou encore se faire suivre de près par un vendeur dans un magasin de vêtements à lʼaffut de vos moindres faits et gestes dans le but de vous servir avec efficacité, sont des choses qui font partie de la vie dʼun étranger en Chine.
Cette expérience mʼa permis de me rendre compte de la beauté du pays mais aussi dʼouvrir les yeux sur la pauvreté, le niveau de vie, le rythme de travail excessif, le fossé économique entre le pouvoir dʼachat des français et des chinois. La Chine reste un pays merveilleux et y vivre est une aventure de tous les jours où tout est possible."

Découverte de Pékin : entre admiration et étonnement

Justine Hu, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole a choisi la capitale chinoise pour effectuer son échange académique. Elle nous livre les permières impressions de son séjour sur la terre de ses ancêtres.

Impression du pays et de la ville
Je suis arrivée en Chine le 5 août mais je ne suis pas allée directement à Pékin. Je suis d'abord allée à Wenzhou (ZHEJIANG), d'où ma famille est originaire.
Je suis ensuite arrivée à Pékin le 27 août et là, à ma grande surprise, j'ai trouvé que les pékinois ont un style de vie différent. Ce qui m'a le plus étonnée est leur accent du nord comme nous disons dans le sud. Il y a aussi cette dégradation de la qualité de l'air de Pékin. Les premiers jours je n'y avais pas prêté attention mais après un mois je me rends compte de toute la poussière, de la pollution et surtout lorsqu'il fait frais, il y a ce brouillard persistant. J'ai vu aussi beaucoup de chinois porter des masques anti-pollution. Au début je trouvais ça déroutant et maintenant me voici également en possession de masques.
Ici la ville est proactive. Je trouvais déjà que Paris est ville très active mais Pékin l'est encore plus. Par exemple, les travaux de maintenance commencent à 8h et durent parfois jusqu'à minuit. Il en est de même pour la circulation des voitures. Je suis sortie une fois tard le soir et il y avait encore des bouchons sur les nationales jusqu'à 23h.
Les coutumes en Chine sont différentes, par exemple de 13h à14h il n'y a aucun bruit car ce créneaux horaire est réservé à la sieste. En effet, en Chine il est très important de se reposer le midi après avoir mangé, ce que je ne trouve pas plus mal. Une autre facette de la culture qui m'a étonnée, malgré le fait que je suis d'origine chinoise, est qu'en Chine se moucher est très mal vu alors que cracher dans la rue est tout à fait normal. Ce côté de la culture chinoise est très illogique pour ma part.
A part cela, la ville est magnifique ou plutôt très grande et les infrastructures sont à son image. 

Installation et adaptation à la vie quotidienne
J'appréhendais mon installation. En effet, j'ai loué un appartement que je n'avais encore jamais vu, pas même en photo. Le jour où je suis arrivée j'ai cru devoir renoncer au bail et laisser au propriétaire l'avance et une indemnité de rupture de contrat de location. En effet, l'appartement avait l'air abandonné depuis plusieurs mois. J'ai dû demander de l'aide à des amis de la famille et faire appel à des femmes de ménages pour tout nettoyer mais cela ne suffisait pas. J'ai dû passer une semaine à tout nettoyer en plus des femmes de ménages. De même, l'appartement n'était absolument pas meublé. J'ai donc tout acheter et aujourd'hui c'est devenu un joli appartement.
Pour ce qui est des frais de charges, cela est très différent de la France. En effet, ici il faut recharger des cartes : une carte pour l'eau chaude et froide et une carte pour l'électricité. Une fois rechargées il faut les introduire dans les compteurs situés dans l'appartement.
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Découverte
Pour l'instant, je n'ai pas encore visité de grands monuments. En effet, il y avait encore tellement de choses à faire pour mon installation que je n'ai pu faire que quelques visites :
-Le Summer Palace, qui est vraiment rafraichissant. Il y a un magnifique pont avec une petite structure sur le bord qui est à faire en tant que touriste. Ce que je préfère est le bord de mer. Pour l'atteindre il faut marcher un bon moment mais une fois arrivé il y a cette brise et cette vue magnifique. A ce moment là, j'ai compris pourquoi les précédents empereurs aimaient cet endroit pour se reposer.
-Le Marché de la Soie que j'avais déjà fait il y a 7 ans. Ce que je peux dire c'est que Pékin est une ville qui évolue très vite. Le marché n'avait plus rien à voir avec celui de mes souvenirs, je l'ai redécouvert.
-Le quartier de QIANMEN où l'on peut faire du shopping et trouver aussi bien des magasins modernes avec des marques que nous connaissons en France, que des stands et des restaurants plus traditionnels.
-Le quartier des WANGFUJING avec sa rue commerçante qui propose des marques de luxes et également un immense centre commercial. Ce quartier est très connu et apprécié par les touristes. Il y a également des petites rues latérales qui proposent des petits stand de nourritures et ici nous pouvons trouver des brochettes d'insectes et de scorpions.

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A la découverte des 1 000 facettes de l'Inde

Alexandre Pinchon, étudiant en 3ème année du Master Grande Ecole, nous fait part de ses premières aventures et découvertes en Inde, où il a choisi d'effectuer son stage.


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A peine sorti de l'aéroport international Indira-Gandhi de Delhi, vous percevez le fossé culturel qui vous sépare de la France. Vous êtes frappés par l'odeur nauséabonde et une température suffocante, qui rend l'air irrespirable. Delhi avec plus de 25 millions d'habitants est la 2ème agglomération la plus peuplée au monde et n'a pas encore mis en oeuvre de moyens de lutte contre la pollution. Les décharges à ciel ouvert, où les enfants cherchent nourriture ou objets à revendre, sont ici monnaie courante. Sur la route de l'aéroport pour me rendre à mon guest-house en taxi, la pauvreté est partout ; des enfants mendient à chaque carrefour, des hommes et des femmes dorment à même le sol. La circulation routière diffère consadérablement de la France : non-respect des feux rouges et des voies de circulation, conduite très rapide, vaches et chèvres traversant la route à leur guise, klaxons incessants, dépassements rapprochés entre voitures et piétons toujours à la limite de l'accident... « There are no rules, in India all is possible ». Cette phrase énoncée par mon chauffeur de taxi résume parfaitement la culture indienne qui offre une très grande liberté d'action ainsi qu'une facilité pour trouver ce dont on a besoin dans un laps de temps réduit pour pas très cher.

Mon installation et adaptation
Le Guest house où je réside est très sommaire et la nourriture est uniquement composé de plats indiens souvent très épicés. La cuisine indienne, très variée, est le résultat des invasions mughals, portugaises et britanniques. Les menus sont très riches afin de pouvoir assumer un travail physique de longue haleine. Riz, œuf, poulet, mouton, pain indien appelé chapati ou nan, le paneer (fromage local ressemblant à de la mozzarella sans goût) et les mélanges de légumes sont les principaux aliments de base de la cuisine indienne. La gastronomie d'origine persane s'est également largement répandue après les invasions musulmanes avec les biryanis, les kababs, et les tandoori chicken. D'innombrables épices créent une variété infinie de goûts : gingembre, coriandre, poivre noir, cannelle et piments. A noter qu'une partie de la population est végétarienne et que les vaches étant sacrées, il est quasiment impossible de manger du bœuf sans passer par des réseaux de trafiquants. L'ensemble des produits importés que nous pouvons trouver dans nos magasins occidentaux sont surtaxés et sont donc très chers, tout comme l'alcool qui est surtaxé en Inde. Il y a moins de 6 mois, après l'arrivée au pouvoir des conservateurs, une loi a même été promulguée interdisant la vente de boissons alcoolisées après 22h dans les magasins et après 1h en boîte de nuit. Pour mon plus grand malheur, les soirées en Inde finissent à 1 heure du matin, mais heureusement de nombreuses soirées privées d'expatriés prennent le relais.

Mon adaptation à la vie quotidienne s'est faite avec facilité grâce à l'aide de mes collègues de travail indiens ainsi que de mes amis expatriés qui m'ont expliqué les coûts réels (pratique pour les taxis sans compteur), les pièges à éviter (ne jamais boire de l'eau du robinet) et m'ont fait visiter Delhi et ses innombrables marchés ainsi que l'ensemble des temples et monuments indiens. Mes week-ends m'ont permis de découvrir Delhi et de faire la rencontre de nombreux expatriés travaillant dans les plus grandes entreprises françaises ou à l'Ambassade. Cette jeunesse aventureuse et brillante est la voix de la France à l'étranger et son avenir. J'ai visité l'India Gate, le parlement indien, le palais présidentiel et l'ensemble des marchés : Dilli Haat (marché artisanal), Greater Kailash 1 M blok market (sacs, chaussures, vêtements), Khan Market (produits importés pour les expatriés ; marché le plus cher d'Asie), Lajpat Nagar, Central market (vêtements, teinturiers et merceries), Nehru place (marché de tissus et de matériel informatique), Sarojini market (vêtements et linge de maison) et pour finir la maison de Mahatma Gandhi. Après quelques recherches complémentaires sur ce personnage, je voulais partager avec vous ce poème écrit par Gandhi qui m'a touché qui définit parfaitement la culture indienne influencé par les Castes et l'idée que le bonheur se trouve dans la simplicité :

Un sourire

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel

Personne n'est assez riche pour s'en passer
Ni n'est assez pauvre pour ne pas le mériter
Il crée le bonheur au foyer
Il est le signe sensible de l'amitié

Un sourire donne du repos à l'être fatigué
Rend courage aux plus découragés
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car c'est une chose qui n'a de valeur

Qu'à partir du moment où on le donne
Et si parfois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre

Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.

Mahatma Gandhi

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Découverte du pays
Lors de mon de deuxième week-end, avec 5 amis français et italiens, nous sommes partis à Jaisalmer, ville fortifiée à 12h de route de Delhi située à 100 km du Pakistan, pour visiter la ville et faire un safari à dos de chameaux dans le désert. Lors de mon troisième week-end j'ai pris un avion pour Bombay afin de visiter la capitale économique où se trouve le plus grand bidonville au monde, Dharavi, où nous avons pu aider des enfants et comprendre l'organisation d'une économie souterraine au sein d'un lieu où la plus grande pauvreté règne. Nous avons aussi visité Eléphant Island et les monuments économiques. Lors de mon quatrième week-end, avec la même fine équipe, nous avons été à Rishikesh, ville située à 3h de Delhi en voiture, au pied de l'Himalaya et qui abrite de nombreux ashrams et temples et où le yoga est enseigné. C'est aussi un lieu dédié au rafting sur le Gange. Mon adaptation, mon intégration et je dirais même dans le souci de respecter mon pays hôte, mon acculturation se sont faites à merveille et je prends un grand plaisir à découvrir chaque jour cette culture à travers les monuments, la nourriture et ses habitants tout en apprenant professionnellement au sein d'une équipe de 6 indiens passionnés par le leur travail.

Macao : entre patrimoine portugais et modernité chinoise

Josiane HE, étudiante en 3ème année du Master Grande Ecole de l'ISG, nous apporte son témoignage sur ses premières semaines en Chine et notamment à Macao, ville qu'elle a choisie pour effectuer son échange universitaire.

Petite halte à Hong Kong
Etant passée par la ville de Hong Kong et hébergée par ma tante pendant la première semaine, j'ai pu apprécier l'immensité de la capitale, son dynamisme, et surtout la diversité culinaire offerte par cette dernière. En effet, ce fut la première différence culturelle qui a attiré mon attention : les consommateurs peuvent trouver leur bonheur à tout moment. Tous les restaurants proposent leurs services sans interruption, durant toute la journée, variant ainsi leurs menus en fonction de l'heure (des menus pour le petit‐déjeuner, le déjeuner ou pour le dîner). Cette habitude de consommation s'explique principalement par des heures de repas non fixes des salariés et surtout par le fait de grignoter systématiquement entre les différentes pauses.

Arrivée à Macao
Macao est une ville beaucoup moins peuplée (567 000 habitants en 2013 contre 7,2 millions à Hong Kong, soit 13 fois moins peuplée), mais les coutumes ne sont pas totalement différentes. Aller à Macao, en passant par Hong Kong, reste très pratique grâce aux compagnies de ferry qui relient les deux villes toutes les 15 minutes pendant la journée, en une heure de trajet. L'université d'accueil a proposé aux étudiants en échange universitaire, d'être accueillis et accompagnés par le personnel de l'établissement dès leur arrivée. J'ai beaucoup apprécié cette initiative car cela m'a permis d'éviter d'attendre avant de pouvoir m'installer dans la résidence universitaire et d'avoir quelques conseils concernant l'emplacement des épiceries, des banques, des établissements pour se procurer une carte SIM et une carte de transport...

Premières découvertes et curiosités...
Josiane HE1.JPGEn l'absence de métro, le principal moyen de transport reste le bus. Les habitants de Macao, les Macanais, traversent la ville en marchant, en bus, en scooter (moyen fortement apprécié par les habitants) ou encore en taxi. Même avec le Portugais comme une des langues officielles (les noms des rues sont en portugais et chinois), les Macanais sont majoritairement des chinois cantonais. Ne pouvant pas leur parler en anglais, j'avais quelques difficultés à trouver mon chemin... Certains refusaient catégoriquement de me répondre lorsque je parlais en anglais. Mais à partir du moment où j'ai commencé à communiquer en cantonnais, ils m'ont répondu de manière très enthousiaste et chaleureuse, allant jusqu'à m'accompagner jusqu'à destination. Il ne faut donc pas émettre de jugements dès les premiers échanges. Par contre, les règles de bonnes conduites sont complètement différentes. Par exemple, ne vous attendez pas à ce qu'on vous tienne la porte le temps que vous arriviez. Vous pouvez éructer sans vous excuser puisque dans la tradition chinoise, cela veut dire que vous avez apprécié la nourriture.

On ressent une influence occidentale dans l'architecture des immeubles et des petites ruelles pavées et jalonnées d'églises, souvenir du Portugal, qui a administré le pays durant plus de 400 ans.

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Relié aux îles de Taipa et Coloane, les hôtels et casinos à Macao sont très impressionnants et très nombreux. Nous pouvons en trouver au minimum un sur chaque rue. L'économie de la ville se base principalement sur les activités des grands casinos et hôtels luxueux. Voici un des plus grands casinos à visiter : The Venetian, sur l'île de Taipa, reconnu comme le jumeau du Venetian de Las Vegas.

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Taïwan : Voyage à 10 000 km de mon quotidien

taiwan.jpgAfin de valider sa dernière année à l'ISG, Marie Lemaire a choisi de s'expatrier à Taïwan. Bien qu'initialement peu attirée par le monde asiatique, Taïwan lui est apparu comme un choix judicieux, où le dépaysement serait assuré, la vie peu onéreuse et les occasions de voyager mutiples. De retour en France, elle nous dévoile ses premières impressions.

Quelles sont tes premières impressions ?

" Partir à quasiment 10 000 km de mon quotidien, ma famille et mes amis était au départ un projet très effrayant, d'autant plus que je n'avais jamais fait de voyage si long. Lorsque je suis sortie de l'aéroport, j'ai été accueillie par une chaleur étouffante, une pollution plus que pesante et une circulation très dense. J'ai pris le bus pour me rendre à Taichung, où m'attendait ma "marraine Taiwanaise" de l'université. La communication avec les habitants est quasiment impossible car l'intonation des mots est tellement importante, que si l'on ne prononce pas correctement un mot, celui-ci devient incompréhensible ou peut signifier autre chose.Taiwan est appréciée pour sa sécurité : je peux me déplacer en toute quiétude toute la nuit ou encore laisser mon sac sur une table de restaurant."

Et concernant ton installation et l'adaptation à la vie quotidienne?

"L'adaptation à mon nouveau lieu de résidence s'est faite assez naturellement, facilitée par ma "marraine Taïwanaise". Le plus difficile est de se nourir à la "mode locale" sans être malade, de supporter le climat très humide et de ne pas se faire bousculer par les scooters. En effet, Taichung est une des villes de Taïwan où les scooters sont le plus présents et circulent de manière très désordonnée.

Les Taïwanais sont néanmoins très accueillants et soucieux de notre bien-être. A l'université, nos enseignants sont également très agréables. Expatriés et Taïwanais sont confondus et tout est mis en oeuvre pour nous mélanger les uns aux autres."

Quelles sont les principales différences culturelles ?

"Vivre et étudier un semestre à Taïwan m'a permis d'identifier de nombreuses différences entre la culture occidentale et la culture asiatique. Parmi elles, la plus marquante, la nourriture. En effet, essentiellement constituée de fritures, de soupes et de toutes les parties du poulet, l'adaptation est très difficile. Les insectes et le chien sont également de mise mais s'apparentent plutôt à une attraction touristique. A Taïwan, les logements ne comprennent pas de cuisine, tous les repas se font à l'extérieur. Il y a des restaurants, mais les locaux privilégient les stands sur le night market.

Au rythme du soleil, la journée des Taïwanais commence tôt et se termine tôt. Il en va de même pour les heures de repas bien qu'ils grignotent toute la journée. Les étudiants habitent chez leurs parents et ne prennent leur indépendance que lorsqu'ils se marient. Les étudiants sortent peu le soir. A Taichung, il n'y a pas de cafés et seulement un bar à ma connaissance. Il y a néanmoins beaucoup de boîtes de nuit.

Travailler avec les étudiants taïwainais n'est pas évident car ils sont très discrets et n'osent pas imposer leurs idées. En revanche, lorsque le travail ne prend pas la tournure qu'ils souhaitent, ils préfèrent se référer au professeur plutôt qu'en discuter avec le reste du groupe. Pas par fourberie, mais il  semble que ce soit leur manière de procéder. "

 

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Mes premiers moments à Hong Kong : Témoignage d'Albane Valtier

hong-kong-nathan-rd.JPGEtudiante en deuxième année du Master Grande Ecole de l'ISG, Albane Valtier a choisi d'effectuer son stage de fin d'études en Asie. Désireuse de mettre en application ses acquis et de s'immerger dans le monde professionnel, elle est arrivée à Hong Kong depuis quelques mois. Elle nous raconte ses premiers moments.


"Hong Kong a un statut particulier ; il s'agit d'une RAS (Région Administrative Spéciale) de la République Populaire de Chine. Ancienne colonie britannique, Hong Kong se démarque du reste de la Chine en ayant l'économie la plus libérale du monde et en étant une plateforme financière et commerciale d'envergure mondiale. Cette indépendance fait de Hong Kong un "pays à deux systèmes", ce qui lui permet à la fois de conserver sa propre monnaie (HKD), son système politique ainsi que ses lois sur l'immigration.

La ville peut se découper en trois zones bien distinctes :

- Hong Kong Island, qui couvre moins de 10% du territoire, est la zone la plus peuplée car il s'agit du coeur politique et commercial de la ville. Dans les quartiers les plus huppés comme Central et Causeway Bay, les prix avoisinent HK$190000/m2.

- Kowloon se situe de l'autre côté de la baie et fait face à Hong Kong Island. Il s'agit d'une zone fortement peuplée dans laquelle le niveau de vie est considérablement moins élevé que celui de l'île.

- Les nouveaux Territoires représentent plus de 80% du territoire de Hong Kong. Il s'agit de la zone la plus faiblement peuplée avec un niveau de vie extrêmement bas.

Quelles ont été tes premières impressions en arrivant ?hong-kong-foggy.JPG

Premièrement, j'ai été étonnée par la petitesse de la ville. L'espace habitable est restreint, si bien que les constructions se font verticalement. La ville est peuplée de gratte-ciel, ce qui permet de réduire les coûts d'occupation de la surface. J'ai également été interpellée par l'héritage britannique, encore très marqué. Les automobilistes conduisent à droite, les double deckers, bus et tramways sillonnent la ville. Pour finir, j'ai été choquée de constater à quel point Hong Kong est une ville à deux vitesses. En effet, l'opulence côtoie la pauvreté, si bien que le gouvernement a pris des mesures draconiennes pour "maquiller" cette réalité. Une Hongkongaise m'a confié que les SDF se faisaient chasser de la rue de manière à ce que Hong Kong conserve une façade idyllique et une image de ville prospère. Les prix des logements sont tellement exorbitants que certains sont contraints de vivre dans des cages leur servant de domicile.

Comment se sont passées ton installation et l'adaptation à la vie quotidienne?

Mon installation a été longue et difficile car je suis arrivée seulement trois jours avant le début de mon stage. Je suis allée vivre à l'hôtel pendant une semaine avant d'emménager dans mon studio.  Je n'ai eu aucun problème à m'habituer à la vie quotidienne. Hong Kong est une ville cosmopolite, peuplée par beaucoup d'expatriés. La ville regorge de restaurants français, d'entreprises ainsi que d'associations françaises.

Des découvertes ?

Depuis mon arrivée à Hong Kong, la majorité des individus rencontrés sont des français. J'ai la chance de faire de nombreuses sorties professionnelles grâce aux événements organisés. Nous sommes allés au premier salon de la Haute Horlogerie en Asie "Watches & Wonders", organisé par nos concurrents. De mon côté, j'ai fait  beaucoup de trekking pour admirer les paysages et profiter des plages paradisiaques.

Shanghai : entre tradition et modernité

shangai.jpgDans le cadre de ses études à l'ISG, Leslie Boudana, étudiante en Parcours Associatif, a décidé d'effectuer un stage de quatre mois a Shanghai. Elle souhaite découvrir une culture inconnue, à l'opposée de la sienne. Deux mois après son arrivée, elle nous raconte son expérience.

Quelles sont tes premières impressions ?
Arrivée à Shanghai une semaine avant le début de mon stage, mes premiers pas dans la ville sont difficiles. La communication avec les chinois est quasiment impossible car l'intonation des mots est tellement importante, que si l'on ne prononce pas correctement un mot, celui-ci devient incompréhensible et peut signifier autre chose.

Lorsque je prends le taxi pour la première fois, je me rends compte que Shangai est une ville sublime mais très polluée, à tel point qu'il est impossible d'ouvrir les fenêtre du véhicule.

Shanghai est avant tout appréciée pour sa sécurité : vous pouvez vous déplacer en toute quiétude toute la nuit, vous absenter et laisser votre sac sur une table de restaurant. Les expatriés installés en Chine depuis longtemps sont surveillés de près, et dès qu'ils ont une position qui peut être influente, téléphones et ordinateurs sont mis sous surveillance.

Et concernant ton installation ?

La première étape de mon séjour est de trouver un logement. Les conditions de location étant plus faciles qu'en France, je trouve mon appartement en seulement trois jours. Les propriétaires ne demandent aucune garantie bancaire ou fiche de paie et le loyer peut être payé tous les deux ou trois mois. Le choc culturel passe principalement par la nourriture car les modes alimentaires sont totalement différents. Les chinois dînent souvent à l'extérieur, car, même si leurs revenus ne sont pas importants, un repas copieux dans un restaurant local coûte moins de deux euros.

phel.jpgQuelles sont tes découvertes ?
Mes horaires de stage étant appréciables, j'ai le temps de visiter Shanghai le soir. J'ai pu admirer la vue du Bund, visiter le Jade Buddha Temple, l'un des plus beaux temples de Shanghai, le quartier d'affaire de Pudong avec ses immenses centres commerciaux, la Pearl Tower, la tour du bottle opener ainsi que la synagogue Ohel Moshé, construite durant la Seconde Guerre Mondiale. Cette ville est incroyable car il est possible de voir la culture et les traditions chinoises d'un côté et de l'autre le luxe et l'occidentalisme. Il existe un tel hétéroclisme que l'on peut manger pour moins de 2 euros ou pour plus de 100 euros par personne, visiter un temple et se retrouver, quelques pas plus loin, dans le centre d'affaires de Shangai.

Parles-nous de ton stage ?ba yan ka la.png

Je travaille pour la marque de cosmétique chinoise Ba Yan Ka La, créée par un français en 2007. Etant responsable de la communication sur les réseaux sociaux, je dois, dans un premier temps, évaluer la présence des concurrents sur ces mêmes réseaux, afin d'adapter notre communication. Ma principale mission est de maintenir l'activité sur les réseaux sociaux, augmenter le nombre de "fans" et ainsi booster les ventes grâce à des offres promotionnelles ou des jeux concours. Il faut que j'analyse la communication chinoise afin d'allier notre mentalité à la leur. Ba Yan Ka La est une petite entreprise où nous travaillons tous ensemble. Bien que les tâches de chacun soient définies, chaque personne s'occupe d'un pôle différent. Les bureaux sont en open space, ce qui nous permet de communiquer librement et de favoriser le travail d'équipe.

Immersion à Taïwan : pattes de poules et soupe au sang de canard

Image1.pngMargaux Vartabedian, étudiante en Parcours Associatif à l'ISG, est partie à Taïwan dans le cadre d'un échange universitaire. De retour en France, elle nous livre ses impressions.

Comment s'est passée ton installation ?
Je suis arrivée à Taïwan après 23 heures de voyage, accompagnée de trois amis de l'ISG, eux aussi en échange universitaire pour 5 mois. J'appréhende car c'est la première fois que je pars aussi longtemps loin de ma famille dans un pays dont la culture est aussi différente de la mienne. Lorsque je suis descendue de l'avion, j'ai du trouver la station de bus qui m'amène à Taichung, ville dans laquelle se trouve l'Université. Après deux heures de trajet, je rencontre Mingli, mon correspondant attribué par l'école dont le rôle est de m'aider dans toutes mes premières démarches d'installation. A peine mes valises déposées, il m'emmène manger puis acheter un téléphone avec une puce taïwanaise. Après une semaine passée à découvrir la ville, visiter les endroits incontournables et aller à mes premiers cours, j'emmenage dans une résidence à deux pas de l'école.

Que peux-tu nous dire à propos de Taichung ?

Taichung est la troisième ville la plus importante de l'île de Taïwan. Elle est surtout occupée par les nombreux étudiants des deux grandes universités qui y sont implantées. La plus grande animation de cette ville reste le « Feng Chia Night Market ». Ce marché entoure l'Université de 16 heures à 2 heures du matin car les taiwanais ont pour habitude de vivre la nuit. Les commerces ouvrent à partir de 11 heures ou midi ce qui donne l'impression d'une ville "morte" le matin. Cependant, contrairement à la France, les supermarchés sont ouverts tous les jours et 24 heures sur 24.

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Et les taïwanais ?
Mis à part les étudiants, très peu de taïwanais parlent anglais c'est pourquoi la communication se fait souvent grâce au langage des signes. Si vous êtes étranger, il vous suffit de sourire pour qu'un taïwanais vous propose naturellement son aide. Mais la communication n'est pas toujours facile : alors que les français sont autoritaires voir trop directs, les taïwanais sont beaucoup plus subtils. Il faut savoir trouver un juste milieu.

Qu'as tu mangé pendant ton séjour ?
A Taichung, se nourrir est bon marché. On peut se faire un très bon restaurant pour 3 ou 4 euros. La plupart des restaurants proposent du riz avec un œuf et du porc pané, mais on peut trouver quelques brochettes de poulpes, des pattes de poules, des brochettes de cœurs de poules, une soupe au sang de canard ou encore de la tête de canard. Contrairement à ce que je pensais, il y a très peu de poissons et de fruits de mer, alors que nous sommes sur une île. Cependant, il y a beaucoup de fruits exotiques. On peut acheter par exemple 15 fruits de la passion pour seulement 1,80 euros ou encore des fruits du dragon.

Image2.pngImage3.png

La carte est généralement uniquement en chinois, mais ne vous inquiétez pas, le cuisinier ira trois rues plus loin chercher un ami qui parle anglais et qui vous traduira la carte. Il y a beaucoup de restaurants asiatiques et italiens. J'ai même réussi à trouver une pizzeria avec un véritable pizzaiolo né à Bologne. Il y a également quelques restaurants français.

 

Journal d'une occidentale à Pékin

Pekin 1.pngLaura Merle a passé cinq mois à Pékin en échange universitaire dans le cadre de sa dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG, en Parcours Associatif. Ces cinq mois ont été l'occasion d'un dépaysement total, de nombreuses visites et d'échanges humains enrichissants.

  • Les premiers temps d'adaptation

« Les premiers temps d'adaptation furent périlleux, débarquer dans un pays inconnu où la langue, l'écriture, les modes d'expressions, les us et coutumes sont aussi éloignés de ceux des occidentaux n'est pas chose facile. Dès les premiers jours, avec la recherche de notre logement, nous nous sommes aperçu que les Chinois adorent négocier. Nous avons donc nous mettre au diapason rapidement, ce qui nous a permis de louer un très joli appartement à un prix convenable.

Dans la rue, les chinois se déplacent lentement et en masse en vous dévisageant, vous bousculent, crachent par terre, parlent très fort. Peu importe l'heure, le métro est bondé. Les taxis ne s'arrêtent pas, ils préfèrent prendre des Chinois. Pour aller d'une station de métro à une autre, il faut compter 45 minutes de marche. Nous nous sentions perdues et désorientées. Au restaurant presque aucun menu n'est écrit en anglais et les plats réservent parfois des surprises pas très agréables... C'est ce qu'une occidentale comme moi peut ressentir durant les premiers jours de son séjour dans la capitale chinoise. Mais fort heureusement cette sensation se dissipe peu à peu pour laisser place à de véritables merveilles.

Une fois installées, nous avons très vite voulu découvrir et nous imprégner de ce nouveau monde. C'est pourquoi dès notre inscription à l'université, nous avons décidé d'établir un programme des différentes visites que nous voulions faire afin de mieux comprendre et appréhender le pays dans lequel nous allions vivre pendant 5 mois. De la Muraille de Chine aux Collines parfumées, en passant par la place Tian'anmen jusqu'au Parc de Beihai et la Cité Interdite, nous avons visité les lieux les plus célèbres de Pékin. Nous sommes allées de découvertes en découvertes toujours plus époustouflantes. Cela restera pour moi une expérience sensationelle et émouvante. »

Pekin 4.png

  • La perception des relations humaines

« En Chine, les rapports humains sont différents de ceux qui règnent en Occident. En effet, on s'aperçoit vite que les formules de politesse sont peu courantes, il ne faut donc pas s'attendre à être remercié, ou à ce que l'on vous dise bonjour et au revoir à l'entrée et à la sortie d'un magasin. Il ne faut pas non plus être surpris qu'une personne vous bouscule et ne s'excuse pas. Au début, ce comportement m'a mise très mal à l'aise, j'ai interprété cela comme une forme de racisme. Mais très vite, je me suis rendu compte que la courtoisie ne fait juste pas partie des coutumes locales.

La lenteur des chinois est surprenante et agaçante en même temps, en effet pour toute tâche qui prendrait trente minutes en France, il vous faudra compter environ trois heures pour un chinois et ceci n'est pas un euphémisme. Nous en avons fait l'expérience plusieurs fois, que ce soit à la banque, dans notre agence immobilière ou encore au restaurant, où les plats mettent beaucoup de temps à arriver et personne n'est servi en même temps. Il est d'ailleurs fréquent que vous ayez fini votre plat avant que celui de votre ami soit arrivé. De même dans le métro ou dans la rue, alors qu'en France, et principalement dans la capitale, les gens avancent vite, ici, ils prennent leur temps. Comme ils sont nombreux, cela génère des mouvements de foule qu'il est impossible de traverser. Il faut donc se mettre à leur rythme et apprendre à être patient.

Les Chinois ont tendance à garder leurs émotions pour eux, ainsi pour un occidental il est très difficile de percer leurs pensées. En effet, ils passent leur temps à vous sourire de manière figée, mais non parce qu'ils sont heureux, mais surtout parce qu'ils sont dans la peur constante de contrarier leur interlocuteur. De ce fait, ils disent oui « Dui » à tout et n'importe quoi, même s'ils ne comprennent pas la question. Au début, nous avons pris cela pour une forme de moquerie. Cette attitude a souvent été problématique mais au fur et à mesure du temps nous avons compris que cette attitude n'est qu'une forme de pudeur.

Pekin 3.pngAu final, ces 5 mois on été l'occasion de vivre dans un tout nouveau monde, de se refaire une nouvelle vie, en partant du début. Ce fut une expérience vraiment intéressante tant au niveau culturel que personnel. Enfin, partir à trois a vraiment été bénéfique, nous avons vraiment été livrées à nous même. Nous avons créé des liens très forts, de plus cela nous a permis de nous ouvrir plus facilement aux autres et à la culture orientale afin de s'enrichir de cette civilisation si unique. »

La culture coréenne sort de ses fontières

Après quelques mois passés en Corée, François CLERY, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole de l'ISG partage avec nous son ressenti sur les particularités de la culture coréenne. 

Si la Corée est l'un des grands bastions de la chirurgie esthétique, ce n'est pas un hasard. Lorsqu'il ne s'agit pas de ressembler à une européenne en agrandissant ses yeux, c'est dans le but de rajeunir, car l'âge occupe une importance bien plus grande qu'en Europe. En effet, les coréens fêtent leur première année le jour même de leur naissance. Ce qui les vieillit déjà d'un an par rapport à l'âge international. La seconde question posée pour toute rencontre, après le nom, n'est pas comme bien souvent « dans quel secteur travaillez vous ? » mais « quel âge avec vous ? ». Pourquoi donc, nom d'un camembert ? - vous demandez vous sûrement - La réponse est dans la langue coréenne, pardi ! De la même manière que la langue française qui se démarque de ses voisines notamment en se montrant pointilleuse sur la marque du masculin/féminin/pluriel à la fin de la plupart de son vocabulaire, la spécificité majeure de la langue coréenne est qu'elle possède une grammaire et un vocabulaire intimement liés à l'âge de l'interlocuteur. En tout, six degrés de politesse sont basés directement sur l'âge de l'individu auquel on s'adresse. Le « oppa » de Psy par exemple signifie grand frère -ou petit ami plus âgé- lorsqu'une femme l'utilise. De nombreuses interactions en langue coréenne ne peuvent se faire que si l'on connaît l'âge de son interlocuteur. Et en Corée, les marques de l'âge et leur impact dans la mentalité commune se font en un jour : pour de nombreux coréens par exemple, les jeunes femmes considérées comme des « nuna », petites sœurs, deviennent dès leur mariage des « ajumma », des femmes âgées à demi-casquette et chemises à fleur, coupant les files d'attente ou se promenant dans les parcs en insultant les petits jeunes !

S'il est donc ardu d'esquiver les contraintes de l'âge en Corée, il est plus aisé d'y faire rajeunir son esprit et son âme: ici, le christianisme (dont 80% de protestants) et le bouddhisme sont les deux religions dominantes. Très impliqués et fervents, les coréens croyants sont très ouverts aux étrangers, organisant très couramment des rassemblements et des rencontres, de la même manière que certaines paroisses européennes. Alors que l'empreinte du confucianisme est toujours présente dans l'essence même des valeurs et des croyances coréennes, le chamanisme est aussi très ancré dans les ruelles de Séoul, et la plupart des temples et des sites de la ville ont une signification liée au culte des esprits.

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Dès lors, comment donc appréhender dans son ensemble la culture coréenne, si ce n'est en laçant ses meilleures baskets et en se promenant dans les rues de Séoul ou de Pusan, se rendant ainsi disponible à un mélange magique de croyances et de cultures ? Comment ne pas tomber amoureux de ces rencontres et se surprendre à contempler des minutes durant des lieux hautement pittoresques ? Ne pas le ressentir serait d'autant plus difficile à cause du screen quota coréen, si élevé que seules quelques rares musiques américaines parviennent à nos oreilles et un nombre encore moindre de films traversent l'océan pacifique. Résultat : seule la K-pop et les dramas coréens sont vraiment visibles. Et on ne s'en plaint pas, que l'on soit coréen, ou étranger. La plupart des entrées aux musées sont gratuites, les concerts de K-pop sont à faible prix, et la plupart des activités culturelles, telles que le temple stay, les free tour de la Corée ou la visite de la DMZ pour les internationaux, sont grandement encouragées par le gouvernement. Et si la frontière nord de la Corée du sud est hermétique à la propagation culturelle, il n'en est pas de même pour les autres frontières. Considéré comme un ovni dans nos habitudes audiovisuelles, le Gangnam style de Psy, atteignant le record d'un milliard de vues sur Youtube à la date du 21 décembre 2012, fut certainement la fin d'un monde : celui d'une Corée cloîtrant timidement sa production. Aujourd'hui elle est consciente de l'intérêt soudain des occidentaux pour sa culture. Attendez-vous bientôt à fredonner de la K-pop, à entendre parler des dernières œuvres vidéo-ludiques coréennes, et surtout à verser bien plus qu'une larme devant les dramas coréens. 

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Mes premiers moments en Corée : témoignage de François

François CLERY-MELIN est un étudiant de troisième année du Master Grande Ecole (Parcours Associatif). Dans le cadre de son échange académique, il a décidé de partir en Corée et nous raconte ses premières impressions.

etudiants Corée.jpg« 안녕하세요! 당신의 머리 받침을 마련 할 수 있습니까? »
Mon premier réveil en Corée. Cela veut dire : « Hello ! Could you please raise your headrest ? ». Mais je ne l'ai pas compris tout de suite, au grand dam de l'hôtesse de l'air qui s'y est prise à plusieurs reprises pour me l'expliquer avec grands sourires. Un coup d'œil à la fenêtre m'indique que l'avion survole Séoul. Apparemment, le soleil ne m'a pas suivi, mais l'anglais non plus, puisque les consignes ne sont plus traduites. Sûrement perdu en vol au passage de la dernière frontière. Cela ne m'empêche pas de baragouiner rapidement quelque chose en anglais et de remercier d'un sourire avant de relever mon siège. Un mois plus tard, c'est toujours mon mode opératoire, qui s'avère indispensable dans les rues de Séoul.  

Après onze heures de vol et d'air climatisé, je me prépare à accueillir ma première bouffée d'air frais à l'aéroport d'Incheon avec soulagement... Seulement voilà, j'ai vite fait de tousser au contact de l'air lourd et moite qui emplit maintenant mes poumons. La chaleur et l'humidité locale s'imposent de façon oppressante. Dehors il pleut à trombes, et un ciel gris sombre s'encadre dans les larges fenêtres de l'aéroport. Je tente de m'orienter parmi la cohue de personnes affairées attendant leurs familles (tout comme dans l'avion, j'ai du mal à distinguer un ou deux visages européens dans la foule) et c'est à peine si j'arrive à repérer les indications menant au retrait des bagages, et aux cars par la suite. Quitté l'aéroport, mes impressions se confirment car plus personne ne semble connaître l'anglais. Après une heure de trajet en car pour rejoindre le centre de Séoul, il me faudra une demi-heure d'errance valise à la main dans des ruelles étroites et de gestes désespérés à quelques aimables passants pour trouver mon chemin, mais je suis enfin arrivé.

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Le goût et l'odeur ...
Si je devais revenir sur un point qui m'a particulièrement surpris lors de mon premier jour à Séoul, ce serait l'odeur. Non pas une seule, diffuse et aisément reconnaissable, mais une myriade de senteurs entremêlées, allant et venant, nauséabondes et exquises à la fois, et ce dans toutes les rues entourant mon hôtel. Des centaines de petites échoppes, cuisinant nuit et jour quelques plats aux recettes communes, (si pimentées !) telles que le Bim-bim-bap, ou des soupes aux fruits de mer, soja ou tofu. Errer dans les rues revient à expérimenter, sentir, voir et entendre, mille façons de se laisser surprendre.

rue Corée2.jpgAlors que certaines avenues empruntées en car ressemblaient étrangement  aux quartiers des affaires new-yorkais, celles où je me trouve, et celles qui s'avéreront constituer la majorité du paysage de Séoul, sont étroites. Là où à Paris les magasins sont grands, les produits mis en valeur dans de grands rayons et espaces de vente, ici tout est réduit et compacté. Surtout, l'ensemble des magasins, sauf rare exception, se trouvent les uns au-dessus des autres. Dans un immeuble de cinq étages, autant de magasins ou offices différents seront visibles, et chaque étage extérieur sera décoré d'un panneau ou une banderole avertissant du nom du lieu. Ainsi les rues de Séoul paraissent toutes bariolées par de nombreux panneaux colorés, et pour trouver son chemin il faut savoir les identifier et emprunter le bon escalier dérobé, la bonne porte donnant accès à trois magasins différents. Il ne sera pas rare de devoir atteindre une terrasse sur un toit au cinquième étage pour aller en discothèque (vécu).

rue Coree1.jpg

Trouver un lieu dans Séoul n'a rien d'une partie de plaisir, les rues étant souvent longues, et les numéros traîtres. Seulement, le coût du transport en commun est très faible, et celui des taxis l'est encore moins. C'en est d'ailleurs intriguant, puisque d'autres coûts tels que le loyer ou encore la nourriture sont souvent plus chers qu'en Europe. Et le plus choquant c'est que le service des transports est bien plus agréable qu'en France. L'utilisation de cartes magnétiques rechargeables en cinq secondes avec lesquelles on paye aussi bien le métro que le taxi, le bon entretien des rames et stations, un système de traduction instantané dans la plupart des taxis,  témoignent d'un sens du service assez poussé à Séoul.

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Enfin, se perdre dans Séoul n'est perturbant que le premier jour. Cela fait ensuite partie du lot commun, et permet de vivre toute sortes de situations et de rencontres culturelles toutes plus cocasses et improbables les unes que les autres. Ici, entre ruelles et marchés improvisés, se trouvent palaces, jardins et vieilles maisons traduisant les véritables richesses culturelles de la ville, et une identité propre ne tenant pas seulement d'un amalgame d'histoire japonaise et chinoise.

batiment.jpgpeople.jpg

Ce mois a été jonché de moments forts aux côtés des étudiants internationaux rencontrés à Séoul ou à l'université, et de coréens particulièrement accueillants et compréhensifs vis-à-vis de toutes les petites difficultés d'installation que l'on peut rencontrer dans un pays et une culture si différente de notre bonne vieille Europe."

Hong Kong : Premières impressions et premières découvertes

Anna Chardon, étudiante en Master Grande Ecole (Parcours Associatif) à l'ISG, est partie effectuer un stage à Hong Kong dans le cadre de sa troisième année. Anna nous livre ses premières sensations.

Anna chardon.jpgQuelles ont été tes premières impressions en arrivant ?

     "A mon arrivée, plusieurs sentiments m'animent : Tout d'abord, l'excitation parce que j'ai hâte de découvrir cette ville mais aussi un grand sentiment d'appréhension car je ne connais rien ni personne à Hong Kong. Je ressens également une grande joie d'être ici, seule, à voler de mes propres ailes mais j'ai aussi très peur, que ce qui m'attend ne soit pas ce que j'avais imaginé. J'ai fait le choix d'arriver seulement une journée avant de débuter mon stage, pensant que de me mettre au travail dès mon arrivée serait le meilleur moyen de m'acclimater rapidement."

Comment s'est passé ton installation ?

    "Après quelques complications concernant l'appartement - un 6m2 qui me coûte une vraie petite fortune - que j'ai loué depuis la France via un site internet , je peux enfin poser mes valises. On est samedi soir et j'ai rendez-vous lundi matin à 9h30 chez SINOWELL, l'entreprise dans laquelle je vais travailler pendant 4 mois.Mon entreprise n'est pas une multinationale, c'est une petite structure composée de 10 personnes, avec à sa tête un français, installé en Chine depuis 20 ans. Mes collègues de travail sont tous chinois et je dois donc m'adapter à leur culture qui est, comme j'ai pu le découvrir, très différente de la nôtre. Ma première journée dans la ville a donc consisté à m'occuper des choses indispensables à mon installation : m'acheter un portable chinois,  me renseigner sur les moyens de transport les plus adaptés pour me rendre au bureau, faire le tour de mon quartier et quelques courses. J'habite à Wan Chai, un quartier situé entre Causeway bay, l'endroit ou je vais travailler et Central, qui est selon ce que l'on m'a dit, le quartier le plus animé de l'île (et le plus européen). Après cette première journée, tout s'est enchaîné très vite. Je travaille beaucoup et le temps passe à une vitesse surprenante."

Mymy lemay Hong kong1.jpg(Photo prise par Myriam Lemay, étudiante en Master Grande Ecole/ Parcours Multinational)

Quel élément t'a marquée ?

"J'ai été amusée de voir toutes ces femmes, assises à même le trottoir en train de pic-niquer sur des nappes et envahissant littéralement tout le quartier de Causeway Bay. On m'a expliqué plus tard qu'il ne s'agissait pas de Hong-kongaises mais de Philippines qui viennent travailler à Hong Kong, le plus souvent comme femmes de ménages et qui sont logées chez leur patron. Le dimanche étant le seul jour de repos dont elles disposent, elles se retrouvent toutes et s'assoient dans les rues pour profiter de la journée. Pour tout vous dire, j'ai trouvé assez triste de savoir que ces femmes n'ont nulle part où aller, qu'elles ont interdiction se s'installer dans les nombreux parcs que compte la ville et que leur seule alternative est de trouver un petit emplacement sur le béton pour pouvoir déjeuner."

Quelles différences culturelles as-tu remarquées ?

"La chose la plus étrange et surtout la plus difficile pour moi en tant qu'européenne est qu'ici en Chine on ne parle pas de sa vie personnelle. Ainsi,  des collègues de travail qui se connaissent depuis 10 ans et déjeunent ensemble tous les jours peuvent ignorer le nombre d'enfants qu'ils ont les uns les autres. On parle donc « de la pluie et du beau temps » et le plus souvent on ne parle d'ailleurs pas du tout. L'ambiance est extrêmement studieuse, pas de pause, pas de bruit et presque pas de communication. Tout se passe par mail. Au moment du déjeuner, nous partons tous ensemble dans un restaurant où chacun mange quand son plat arrive à une vitesse record et ne demande pas son reste quand il a terminé. Il quitte simplement la table. Dans tous les endroits que nous fréquentons, je suis toujours la seule européenne, ce qui me donne l'agréable sensation de m'immerger complètement et d'avoir la chance de comprendre un peu mieux l'art de vivre chinois."

As-tu réussi à t'intégrer facilement?

"Concernant mes rencontres, j'ai rapidement compris que les expatriés de cette ville et en l'occurrence les nombreux français qui sont installés ici, ne fréquentent pratiquement pas de Hong-kongais. Les différences entre nos deux cultures sont trop importantes pour la plupart des gens. J'ai donc la chance de vivre entre les deux... La journée, comme les chinois et le Weekend, un peu plus comme les expatriés. Malheureusement, mon travail ne me permet presque pas de participer aux activités qu'organisent les personnes que j'ai rencontrées ici car je travaille le samedi et je n'ai donc pas l'opportunité de partir en weekend dans les îles alentours ou en excursions avec eux.

De plus, j'ai remarqué que beaucoup de français vivent ici en ignorant la Chine et les chinois. Ils se sont recrées un « petit Paris » au milieu de la ville et ne s'en éloigne que très rarement. Je trouve ça dommage et considérant que je ne suis là que pour très peu de temps, j'essaie d'éviter le plus possible ce genre d'endroit, qui me font totalement oublier le fait que je me trouve à Hong-Kong.

     En conclusion, je m'adapte petit à petit, j'apprends sur les gens et découvre la ville un peu plus chaque jour. Nous avons beaucoup à apprendre d'eux mais il y a également beaucoup d'autres choses que nous n'avons pas à leur envier. Je me sens bien dans cette ville mais ce n'est pas non plus facile tous les jours. C'est simplement différent."

Immersion au coeur de la culture taïwanaise

Ophélie, étudiante en Parcours Associatif à l'ISG, nous livre quelques particularités de la culture taïwanaise.

"Le pays est avant tout apprécié pour sa sécurité (assurée à la fois par l'armée américaine et la police taïwanaise) et l'éducation organisée et très respectueuse des règles : vous pouvez vous déplacer en toute quiétude toute la nuit, vous absenter et laisser votre sac sur une table de restaurant.

Un taïwanais enlèvera ses chaussures pour entrer dans une demeure, il fait la queue pour entrer dans le métro, dans les musées, les cinémas. Faire le tour de l'île avec sac à dos, dormir à la belle étoile ne pose aucune problème. Non pas que la délinquance et la criminalité n'existent pas à Taïwan, mais elles ne sont pas visibles dans les rues et c'est la culture taïwanaise qui veut cela.

Si vous êtes étranger, il faut noter que ce mot à Taïwan est remplacé par invité, il vous suffit de sourire et un taïwanais vous proposera naturellement son aide. Les rapports entre les individus sont fortement basés sur la confiance et l'obligation de service. Mais la communication n'est pas toujours facile : en effet, nous européens sommes souvent directs, voire agressifs et autoritaires, alors que les Taïwanais sont beaucoup plus subtils et utilisent volontiers des images, des indices ou font des allusions. Ils sont humbles et obéissants, ne montrent pas leurs émotions tant dans leur vie personnelle que professionnelle (peur de perdre la face), alors qu'en Europe être trop obéissant ou soumis est considéré comme une faiblesse.
Néanmoins, un taïwanais n'accorde pas facilement sa confiance : il préfère vivre dans la crainte et l'incertitude et déléguer aux autres plutôt que d'affronter des difficultés ou conflits. Avant de conclure un marché, celui-ci doit être convaincu qu'il peut faire confiance son interlocuteur : cela peut donc prendre un certain temps avant qu'un climat de confiance optimal soit atteint, ce qui implique souvent des repas ou même des sorties avec les clients et/ou fournisseurs.
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Par ailleurs les taïwanais ne sont pas individualistes, mais orientés groupes et familles (ex : les prénoms sont délaissés au profit de titres comme «patron», «petit frère», «jeune fill » etc.); ils ne prennent pas de décisions seuls. Les enfants sont élevés dans la famille jusqu'au mariage et jusqu'à ce que les parents aient pu économiser suffisamment pour qu'ils s'installent avec leur conjoint. Ainsi, on trouve beaucoup d'appartements avec un grand nombre de colocataires à Taïwan (d'où l'inexistence du mot «intimité» en Chinois). L'importance de la famille et de l'amitié est telle qu'un Taïwanais n'hésitera pas à inviter une relation professionnelle chez lui pour la lui présenter (expérience vécue !)

Lorsque vous rejoignez une entreprise, ce n'est pas votre poste qui intéresse vos collègues taïwanais, mais votre rang et votre rémunération (contrairement à nos habitudes en France où la question de la rémunération est taboue). L'ancienneté est également un critère très important : tout comme la famille est essentielle, le Taïwanais considère l'entreprise qui l'emploie comme sa seconde famille. Et respect, fidélité et travail sont les caractéristiques indispensables du parfait employé.

Taïwan est un pays où l'impact de la doctrine de Confucius est omniprésent et où les valeurs telles qu'obéissance, travail acharné et respect de l'éducation sont primordiales.

Ci-dessous quelques illustrations de Yang Liu, artiste chinoise ayant vécu en Europe. A gauche, les Occidentaux, à droite les Chinois. (vie quotidienne, réseaux sociaux, résolution des problèmes, opinion)
vie quotidienne taiwan.jpgRéseaux sociaux Taiwan.jpg

Résolution des problèmes Taiwan.jpgvie quotidienne taiwan.jpg

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L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
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