école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Etudier à Dublin : une opportunité enrichissante

Guillaume Seignol est en dernière année de Master Grande Ecole au sein de l'International Track. Il partage avec nous son expérience en échange académique au Griffith College, à Dublin.

Dublin

dublin 1.jpgJe suis arrivé à Dublin mi-septembre pour une année universitaire au Griffith College. C'est une ville à taille humaine - tout ou presque peut se faire à pied - et plutôt silencieuse, avec beaucoup de vélos. Le centre-ville se situe au Sud de la Liffey, le fleuve traversant Dublin, autour de Grafton Street, rue piétonne où se trouvent la plupart des grands magasins, et Temple Bar où l'on trouve une multitude des bars et boîtes de nuit. En attendant de trouver une chambre dans une colocation, j'ai loué une chambre chez un jeune couple via Airbnb pour les deux premières semaines. J'ai appris à mes dépens que se loger à Dublin est devenu extrêmement compliqué depuis la reprise économique. Les gens cherchent des professionnels plutôt que des étudiants et les loyers sont devenus beaucoup plus chers.

N'ayant toujours pas trouvé au bout de deux semaines, j'ai prolongé mon séjour chez le couple, puis en auberge de jeunesse pendant trois semaines. Sans résultats après deux mois, je suis finalement retourné chez eux en tant que colocataire jusqu'à mon retour à Paris.

Griffith College

Griffith College dispose de trois campus dans : Dublin, Cork dans le Sud du pays et Limerick à l'Ouest. Le campus de Griffith College Dublin où j'ai étudié est situé au bord du canal Sud de Dublin. A taille humaine, il se compose d'un espace vert entouré de plusieurs bâtiments qui contiennent des salles de cours, les bureaux de l'administration et une bibliothèque. J'y ai suivi le programme Graduate Business School en Master of Science in International Business, soit 13 cours, répartis sur deux semestres : Business Planning and Entrepeneurship, e-Business and e-Marketing, Corporate Responsibility, Global Marketing Methods and Mindsets, Globalisation, International Marketing Management, International Strategy, Legal Environment and Corporate Governance, Leadership and Management Development, Management Accounting and Control, Strategic Human Resources Management, Technology and Business Innovation et enfin Business Research Methods, pour préparer la rédaction du mémoire de fin d'études. Malgré l'absence de contrôle continu avec uniquement des examens à la fin de chaque semestre dans chaque matière, l'université nous demandait énormément de travail personnel puisque nous avions des travaux, individuels ou en groupe, dans chaque matière. Griffith College est axé sur l'international et accueille de nombreux étudiants d'horizons différents : une grande partie vient d'Inde et de Chine et le reste vient d'Europe, des Etats Unis, du Brésil et de Russie. Cela crée un melting pot culturel en cours, qui est très enrichissant !

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Différences culturelles

Malgré la proximité de l'Irlande de la France, la culture est différente. Le premier contact est très agréable et on s'aperçoit immédiatement de l'accueil chaleureux des Irlandais dès l'atterrissage à l'aéroport. Ce sens de l'accueil est toujours présent dans les rues de Dublin ou les personnes âgées notamment sont toujours prêtes à échanger quelques mots pour vous parler du temps merveilleux qu'il fait. L'accent irlandais est assez compliqué à comprendre et variable selon les régions. L'un des symboles de l'Irlande est évidemment la bière Guinness, dont l'usine est située à Dublin et peut être visitée. On trouve aussi le musée Jameson, fameux whisky irlandais réputé dans le monde entier, avec dégustation lors de la visite. Les Irlandais ont pour habitude d'aller au pub seul ou entre amis. C'est le meilleur endroit pour se sociabiliser puisque les gens y sont très accueillants et toujours prêts à avoir une discussion avec vous.

Au niveau de la cuisine, elle est très riche. Au petit déjeuner, on mange des saucisses, des œufs et du bacon ce qui constitue un gros petit déjeuner. Au déjeuner, un sandwich suffit et au dîner, on mange de nouveau un gros repas avec comme spécialité le Guinness stew, ragoût de boeuf à la Guinness. Enfin, la différence avec la France se trouve aussi dans la façon de se saluer. Lors d'un premier contact avec une fille, le serrage de main est de mise. Faire la bise à quelqu'un qu'on ne connaît pas personnellement est inimaginable et pour ceux qui se connaissent, c'est l'accolade qui est de mise, comme en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Vivre à l'étranger est évidemment un challenge puisqu'il faut sans cesse s'adapter à la culture du pays d'accueil. Etudier aux côtés d'étudiants de dizaines de nationalités différentes sur le campus de Griffith College, m'a apporté une vision différente, une plus grande ouverture et des connaissances approfondies sur les sujets du monde de l'entreprise qui sont primordiaux pour s'introduire sur le marché du travail. Cet apport se fait en complément de la formation déjà reçue à l'ISG à Paris dont les cours en anglais ont été un énorme atout pour la suite.

Diane Vermont nous ouvre les portes de Miami

Diane Vermont, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole, a posé ses bagages à Miami pour effectuer un stage. Elle nous fait part des caractéristiques culturelles qui marquent cette ville, riche de sa diversité.

Diane Vermont.2.jpgUn melting pot culturel
Je suis à Miami depuis maintenant plus de quatre mois et je n'ai évidemment pas pu passer à côté de ce mélange de cultures qui enflamme la ville.
Sa position géographique en est une des raisons. Miami se situe à la pointe sud de l'Amérique du Nord, juste en face de l'Amérique du Sud. Pour les habitants d'Amérique latine, le trajet est simple et la ville est très attractive pour trouver un emploi. Les Etats-Unis font partie des pays les plus dynamiques et attirent des populations confrontées à un manque d'offres d'emplois. Le facteur politique joue également, certains latins quittant leur pays pour fuir le régime politique en place.
Les langues se mélangent à Miami. Cela semble étonnant mais vous entendrez aussi bien parler espagnol qu'anglais. Vous trouverez même un quartier dédié à la population Latino-Américaine (Espanola Way). Ce quartier se trouve au plein cœur de Miami (South Beach) et vous plonge complètement dans l'ambiance latine, jusqu'à en oublier que vous êtes aux Etats-Unis. Restaurants, commerces, spectacles, tout est réuni pour transporter les visiteurs au sein de leur culture.
Plus récemment, ce sont les opportunités immobilières qui ont permis à Miami d'accueillir de nouvelles cultures jusqu'alors très peu présentes. Beaucoup de Russes et de Français ont décidé d'investir et de construire dans "le nouveau Miami" (Design District, Brickell..).
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Une atmosphère chaleureuse
Au niveau culturel, j'ai perçu de nombreuses différences. Que ce soit au travail ou dans la vie de tous les jours, je trouve que les gens sont très ouverts et accueillants. Il suffit de s'asseoir dans le bus ou de faire la queue au supermarché pour entamer une discussion avec un américain. Le contact est facile et les habitants chaleureux.
En entreprise, j'ai moins ressenti la hiérarchie professionnelle. L'équipe avec qui je travaille est très « friendly », il n'est pas rare que nous passions du temps ensemble en dehors des heures de travail. Le cercle privé est très ouvert chez les Américains, les sujets de conversation qui pourraient être confidentiels (salaires, vie intime...) ne le sont pas du tout. Les horaires de travail sont également différents puisque la majorité des commerces sont ouverts de 10h à 22h, ce qui permet d'aller faire ses courses après le travail et donc d'adopter un rythme de vie très différent de celui que l'on a en France. Les horaires des repas le sont également. Les américains ont tendance à se lever très tôt pour pratiquer une activité sportive avant d'aller travailler, et à dîner assez tôt (aux alentours de 7.30pm).

Mon adaptation au mode de vie américain a été facile, d'autant plus que ce n'était pas mon premier séjour aux Etats-Unis. Je pense qu'il est important de partager le mode de vie et les habitudes locales pour profiter au mieux de expériences à l'International.

Vivre au Luxembourg : au coeur de l'Europe

Antoine Demarque, étudiant en dernière année du Master Grande Ecole a effectué un stage au Luxembourg. Il partage avec nous ses impressions sur ce pays qui attire de nombreux travailleurs européens.

drapeau luxembourg.jpgLa ville de Luxembourg est totalement unique, elle a réussi à se bâtir l'image d'une métropole cosmopolite tout d'abord grâce au flux journalier de population qui amène leur propre culture. Cette image lui a permis d'avoir une notoriété internationale malgré le faible attrait qu'elle aurait pu susciter au premier abord.
Vivre au Luxembourg ou découvrir le Luxembourg aurait pu sembler moins attrayant quand on connait les différentes merveilles que peut nous offrir l'Europe, cependant j'ai été agréablement surpris par la mentalité des luxembourgeois, leur hospitalité et la richesse culturelle que propose le pays.
Il est situé au cœur de l'Europe, entouré par la France, l'Allemagne et la Belgique, ce qui lui permet d'avoir une culture diversifiée et stimulante. Avec pas moins de 4 langues parlées, le Luxembourg s'affiche comme un lieu d'accueil très privilégié avec des communautés qui ne cessent d'affluer, les plus récentes étant les communautés italienne et irlandaise.

En ce qui concerne la culture luxembourgeoise, je vais commencer par une anecdote que me collègues m'ont racontée dès les premiers jours en ce qui concerne le travail ferroviaire. Utilisant souvent les transports en commun à Paris, j'ai eu de nombreux problèmes tout au long de ma scolarité avec le trafic. Ils m'ont certifié que les employés du CFL (chemin de fer luxembourgeois) ne peuvent pas se mettre en grève, de même que les belges. Ils m'ont aussi dit que la ponctualité est une vertu au Luxembourg et que tout retard pour les bus ou les trains est exclu. J'ai vérifié ces propos lors de mon premier mois où j'ai habité en Belgique et il est vrai que je n'ai pas eu un seul problème sur ma ligne. Pour les bus, un horaire est prévu et aucun passager n'est pris une minute plus tard même si la personne attend devant la porte.

Je dirais que l'hospitalité est une vertu importante pour les luxembourgeois et elle est obligatoire puisque la ville double sa population la journée et de nombreux événements ont lieu à travers la ville pour montrer les plus belles valeurs qu'elle offre. J'ai participé avec mes collègues à de nombreuses choses et cela m'a permis de m'intégrer plus facilement au sein de cette entreprise. L'accueil envers les frontaliers est extrêmement bon et la culture luxembourgeoise s'enrichit avec les cultures des autres pays. J'ai été ravi de participer à de nombreux événements au Luxembourg qui mettaient en avant leur culture culinaire et artistique.

Voyage au coeur de l'Europe : Bruxelles

Arthur Brami, étudiant en dernière année du Master Grande Ecole témoigne de son expérience internationale puisqu'il effectue un stage en Belgique.

Après quatre années de vie parisienne, me voilà de retour dans la ville de Bruxelles en Belgique. Cette dernière m'est familière, car j'y ai habité de l'âge de 13 ans jusqu'à mes 18 ans. J'avais choisi Paris et notamment l'ISG pour effectuer mon cycle universitaire. C'est donc en septembre 2010 que j'ai échangé ma vie bruxelloise contre un environnement selon moi beaucoup plus dynamique, celui de la capitale française. Et c'est 4 ans plus tard que je reviens et que je décide, par opportunité, de faire mon stage à Bruxelles. Il est vrai que j'ai des points de repère dans cette ville et que je ne me sens pas totalement étranger. Un nouveau quotidien s'ouvre à moi, rythmé par le travail et la motivation de mon évolution professionnelle.

Bruxelles, une ville étudiante et multiculturelle
Les belges ont un rythme de vie beaucoup plus calme que les parisiens et l'environnement à Bruxelles y est plus vert et plus reposant qu'à Paris. En seulement dix minutes de voiture du centre ville, on se retrouve à la campagne. En effet je n'habite pas dans le centre de Bruxelles, mais plutôt sur la première ceinture, à Uccle qui est l'une des 19 communes de Bruxelles. Une commune est l'équivalent d'un arrondissement parisien.
Bruxelles est une ville qui accueille beaucoup de jeunes étudiants. Nous pouvons observer cette ambiance étudiante, sur le campus de l'université libre de Belgique et dans ses alentours, près du centre ville. Beaucoup de français y viennent également pour faire des études de médecines car ils y sont acceptés sans concours d'entrée. Beaucoup d'endroits y sont aménagés comme des bars, petits restaurants et salles de sport pour améliorer le quotidien de ces étudiants.
La Belgique est un des rares petits pays où l'on parle trois langues, le Français, le Néerlandais et l'Allemand. Le parlement Européen se trouve à Bruxelle et beaucoup de personnes de différents pays, travaillent à la Commission Européenne, c'est donc une ville multiculturelle, hétéroclite et donc très enrichissante.

Je vois Bruxelles comme une ville ambitieuse et qui a une vision sur le long terme. Cette ville est sans cesse en travaux, les années passent et Bruxelles évolue de manière constante. Certains quartiers sont en reconstruction totale, des espaces verts se créent avec des matériaux de plus en plus écologiques. J'observe en allant au bureau le nombre de chantiers et de déviations obligatoires à emprunter pour contourner les travaux et rénovations. Bruxelles se déforme pour mieux se reformer tout en gardant de magnifiques bâtiments datant de sa création. Je pense qu'il y a un véritable potentiel qui va permettre d'attirer de nouveaux habitants et de ce fait, une augmentation et valorisation des biens immobilier.

Arthur Brami-1.JPGLes changements dans mon quotidien
A Paris, j'avais l'habitude de me déplacer à pieds et en transports en communs. Mais à Bruxelles les transports en communs sont difficilement accessibles. Pour aller au travail et à mes différents rendez-vous, je suis obligé de prendre la voiture. Mais avoir une voiture à Bruxelles n'est pas synonyme de contraintes. La circulation y est plus fluide et les embouteillages y sont plus rares qu'à Paris. Il est beaucoup plus facile de se garer, car la ville y aménage des places et les motards y sont beaucoup moins présents.
A Bruxelles les magasins ferment plus tôt qu'à Paris, en majorité à 18h00. Ce n'est donc pas facile de faire ses courses après le travail. Cela demande de l'organisation pour les faire certains jours à l'heure du déjeuner.
En soirée j'ai l'habitude de sortir avec des collègues et amis étudiants pour brainstormer sur l'application que j'ai développée et d'autres projets. Changer de décor pour parler start-up, améliorations du produit, prospection clients et marketing est très coutume au sein de l'équipe et permet d'être créatif. Nous devons sans cesse challenger et remettre en question notre application pour que le produit corresponde au mieux à la demande des utilisateurs. Ces réunions « corporate » dans des pubs de la ville montrent la motivation de l'équipe et l'importance de notre travail qui rythme notre vie.

La découverte d'Anvers
J'ai aussi eu l'occasion de visiter la ville d'Anvers qui se trouve en région flamande à environ 50 kilomètres de Bruxelles. Anvers à tous les attributs d'une grande ville. De beaux endroits, restaurants, musées et magasins de luxe. A seulement 45 minutes de voiture, nous sentons un tel dépaysement, une autre langue, une autre culture et aussi une architecture différente. Anvers est vraiment une belle ville dynamique et agréable.

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Découverte de Pékin : entre admiration et étonnement

Justine Hu, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole a choisi la capitale chinoise pour effectuer son échange académique. Elle nous livre les permières impressions de son séjour sur la terre de ses ancêtres.

Impression du pays et de la ville
Je suis arrivée en Chine le 5 août mais je ne suis pas allée directement à Pékin. Je suis d'abord allée à Wenzhou (ZHEJIANG), d'où ma famille est originaire.
Je suis ensuite arrivée à Pékin le 27 août et là, à ma grande surprise, j'ai trouvé que les pékinois ont un style de vie différent. Ce qui m'a le plus étonnée est leur accent du nord comme nous disons dans le sud. Il y a aussi cette dégradation de la qualité de l'air de Pékin. Les premiers jours je n'y avais pas prêté attention mais après un mois je me rends compte de toute la poussière, de la pollution et surtout lorsqu'il fait frais, il y a ce brouillard persistant. J'ai vu aussi beaucoup de chinois porter des masques anti-pollution. Au début je trouvais ça déroutant et maintenant me voici également en possession de masques.
Ici la ville est proactive. Je trouvais déjà que Paris est ville très active mais Pékin l'est encore plus. Par exemple, les travaux de maintenance commencent à 8h et durent parfois jusqu'à minuit. Il en est de même pour la circulation des voitures. Je suis sortie une fois tard le soir et il y avait encore des bouchons sur les nationales jusqu'à 23h.
Les coutumes en Chine sont différentes, par exemple de 13h à14h il n'y a aucun bruit car ce créneaux horaire est réservé à la sieste. En effet, en Chine il est très important de se reposer le midi après avoir mangé, ce que je ne trouve pas plus mal. Une autre facette de la culture qui m'a étonnée, malgré le fait que je suis d'origine chinoise, est qu'en Chine se moucher est très mal vu alors que cracher dans la rue est tout à fait normal. Ce côté de la culture chinoise est très illogique pour ma part.
A part cela, la ville est magnifique ou plutôt très grande et les infrastructures sont à son image. 

Installation et adaptation à la vie quotidienne
J'appréhendais mon installation. En effet, j'ai loué un appartement que je n'avais encore jamais vu, pas même en photo. Le jour où je suis arrivée j'ai cru devoir renoncer au bail et laisser au propriétaire l'avance et une indemnité de rupture de contrat de location. En effet, l'appartement avait l'air abandonné depuis plusieurs mois. J'ai dû demander de l'aide à des amis de la famille et faire appel à des femmes de ménages pour tout nettoyer mais cela ne suffisait pas. J'ai dû passer une semaine à tout nettoyer en plus des femmes de ménages. De même, l'appartement n'était absolument pas meublé. J'ai donc tout acheter et aujourd'hui c'est devenu un joli appartement.
Pour ce qui est des frais de charges, cela est très différent de la France. En effet, ici il faut recharger des cartes : une carte pour l'eau chaude et froide et une carte pour l'électricité. Une fois rechargées il faut les introduire dans les compteurs situés dans l'appartement.
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Découverte
Pour l'instant, je n'ai pas encore visité de grands monuments. En effet, il y avait encore tellement de choses à faire pour mon installation que je n'ai pu faire que quelques visites :
-Le Summer Palace, qui est vraiment rafraichissant. Il y a un magnifique pont avec une petite structure sur le bord qui est à faire en tant que touriste. Ce que je préfère est le bord de mer. Pour l'atteindre il faut marcher un bon moment mais une fois arrivé il y a cette brise et cette vue magnifique. A ce moment là, j'ai compris pourquoi les précédents empereurs aimaient cet endroit pour se reposer.
-Le Marché de la Soie que j'avais déjà fait il y a 7 ans. Ce que je peux dire c'est que Pékin est une ville qui évolue très vite. Le marché n'avait plus rien à voir avec celui de mes souvenirs, je l'ai redécouvert.
-Le quartier de QIANMEN où l'on peut faire du shopping et trouver aussi bien des magasins modernes avec des marques que nous connaissons en France, que des stands et des restaurants plus traditionnels.
-Le quartier des WANGFUJING avec sa rue commerçante qui propose des marques de luxes et également un immense centre commercial. Ce quartier est très connu et apprécié par les touristes. Il y a également des petites rues latérales qui proposent des petits stand de nourritures et ici nous pouvons trouver des brochettes d'insectes et de scorpions.

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A la découverte des 1 000 facettes de l'Inde

Alexandre Pinchon, étudiant en 3ème année du Master Grande Ecole, nous fait part de ses premières aventures et découvertes en Inde, où il a choisi d'effectuer son stage.


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A peine sorti de l'aéroport international Indira-Gandhi de Delhi, vous percevez le fossé culturel qui vous sépare de la France. Vous êtes frappés par l'odeur nauséabonde et une température suffocante, qui rend l'air irrespirable. Delhi avec plus de 25 millions d'habitants est la 2ème agglomération la plus peuplée au monde et n'a pas encore mis en oeuvre de moyens de lutte contre la pollution. Les décharges à ciel ouvert, où les enfants cherchent nourriture ou objets à revendre, sont ici monnaie courante. Sur la route de l'aéroport pour me rendre à mon guest-house en taxi, la pauvreté est partout ; des enfants mendient à chaque carrefour, des hommes et des femmes dorment à même le sol. La circulation routière diffère consadérablement de la France : non-respect des feux rouges et des voies de circulation, conduite très rapide, vaches et chèvres traversant la route à leur guise, klaxons incessants, dépassements rapprochés entre voitures et piétons toujours à la limite de l'accident... « There are no rules, in India all is possible ». Cette phrase énoncée par mon chauffeur de taxi résume parfaitement la culture indienne qui offre une très grande liberté d'action ainsi qu'une facilité pour trouver ce dont on a besoin dans un laps de temps réduit pour pas très cher.

Mon installation et adaptation
Le Guest house où je réside est très sommaire et la nourriture est uniquement composé de plats indiens souvent très épicés. La cuisine indienne, très variée, est le résultat des invasions mughals, portugaises et britanniques. Les menus sont très riches afin de pouvoir assumer un travail physique de longue haleine. Riz, œuf, poulet, mouton, pain indien appelé chapati ou nan, le paneer (fromage local ressemblant à de la mozzarella sans goût) et les mélanges de légumes sont les principaux aliments de base de la cuisine indienne. La gastronomie d'origine persane s'est également largement répandue après les invasions musulmanes avec les biryanis, les kababs, et les tandoori chicken. D'innombrables épices créent une variété infinie de goûts : gingembre, coriandre, poivre noir, cannelle et piments. A noter qu'une partie de la population est végétarienne et que les vaches étant sacrées, il est quasiment impossible de manger du bœuf sans passer par des réseaux de trafiquants. L'ensemble des produits importés que nous pouvons trouver dans nos magasins occidentaux sont surtaxés et sont donc très chers, tout comme l'alcool qui est surtaxé en Inde. Il y a moins de 6 mois, après l'arrivée au pouvoir des conservateurs, une loi a même été promulguée interdisant la vente de boissons alcoolisées après 22h dans les magasins et après 1h en boîte de nuit. Pour mon plus grand malheur, les soirées en Inde finissent à 1 heure du matin, mais heureusement de nombreuses soirées privées d'expatriés prennent le relais.

Mon adaptation à la vie quotidienne s'est faite avec facilité grâce à l'aide de mes collègues de travail indiens ainsi que de mes amis expatriés qui m'ont expliqué les coûts réels (pratique pour les taxis sans compteur), les pièges à éviter (ne jamais boire de l'eau du robinet) et m'ont fait visiter Delhi et ses innombrables marchés ainsi que l'ensemble des temples et monuments indiens. Mes week-ends m'ont permis de découvrir Delhi et de faire la rencontre de nombreux expatriés travaillant dans les plus grandes entreprises françaises ou à l'Ambassade. Cette jeunesse aventureuse et brillante est la voix de la France à l'étranger et son avenir. J'ai visité l'India Gate, le parlement indien, le palais présidentiel et l'ensemble des marchés : Dilli Haat (marché artisanal), Greater Kailash 1 M blok market (sacs, chaussures, vêtements), Khan Market (produits importés pour les expatriés ; marché le plus cher d'Asie), Lajpat Nagar, Central market (vêtements, teinturiers et merceries), Nehru place (marché de tissus et de matériel informatique), Sarojini market (vêtements et linge de maison) et pour finir la maison de Mahatma Gandhi. Après quelques recherches complémentaires sur ce personnage, je voulais partager avec vous ce poème écrit par Gandhi qui m'a touché qui définit parfaitement la culture indienne influencé par les Castes et l'idée que le bonheur se trouve dans la simplicité :

Un sourire

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel

Personne n'est assez riche pour s'en passer
Ni n'est assez pauvre pour ne pas le mériter
Il crée le bonheur au foyer
Il est le signe sensible de l'amitié

Un sourire donne du repos à l'être fatigué
Rend courage aux plus découragés
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car c'est une chose qui n'a de valeur

Qu'à partir du moment où on le donne
Et si parfois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre

Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.

Mahatma Gandhi

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Découverte du pays
Lors de mon de deuxième week-end, avec 5 amis français et italiens, nous sommes partis à Jaisalmer, ville fortifiée à 12h de route de Delhi située à 100 km du Pakistan, pour visiter la ville et faire un safari à dos de chameaux dans le désert. Lors de mon troisième week-end j'ai pris un avion pour Bombay afin de visiter la capitale économique où se trouve le plus grand bidonville au monde, Dharavi, où nous avons pu aider des enfants et comprendre l'organisation d'une économie souterraine au sein d'un lieu où la plus grande pauvreté règne. Nous avons aussi visité Eléphant Island et les monuments économiques. Lors de mon quatrième week-end, avec la même fine équipe, nous avons été à Rishikesh, ville située à 3h de Delhi en voiture, au pied de l'Himalaya et qui abrite de nombreux ashrams et temples et où le yoga est enseigné. C'est aussi un lieu dédié au rafting sur le Gange. Mon adaptation, mon intégration et je dirais même dans le souci de respecter mon pays hôte, mon acculturation se sont faites à merveille et je prends un grand plaisir à découvrir chaque jour cette culture à travers les monuments, la nourriture et ses habitants tout en apprenant professionnellement au sein d'une équipe de 6 indiens passionnés par le leur travail.

Dubai : voyage à l'autre bout du monde

Gregory Meichel, étudiant en Parcours Associatif, découvre Dubaï lors de son échange académique au sein de l'IMT (Institut de Management Technologique). Il partage son expérience avec nous.

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Echange académique

Une expérience à l'étranger est un atout indéniable sur un CV. Cela peut faire la différence et démontre la capacité de l'étudiant à s'intégrer, à s'adapter à une nouvelle culture mais aussi à développer sa pratique des langues étrangères dans un cadre extra-scolaire. Cette expérience m'a permis d'approfondir mes connaissances au sein d'un système d'enseignement différent, dans lequel la théorie doit être acquise par l'étudiant seul, grâce aux livres. Les cours sont dispensés pour approfondir cette théorie sous forme de cas pratiques et permettre les échanges entre étudiants de plusieurs pays. Dubaï est un grand melting-pot de culture. Aussi, chaque matière intègre sa part de cross cultural management. Que cela concerne la supply-chain, la gestion de projets ou le marketing, les professeurs mettent en avant, en plus des méthodes, des recommandations concernant la mise en oeuvre dans chaque culture.

La chaleur, qui peut être un frein sur la période de juin à août, devient clairement un avantage le reste de l'année avec une température constante de 25 degrés. Il est très agréable de se réveiller le matin sans avoir à se poser la question d'emmener ou non son parapluie. Avec la plage à proximité, les commerces à l'intérieur même des immeubles d'habitation, les piscines et salles de sport sur les toits, Dubaï propose une qualité de vie, que j'ai vraiment appréciée. Et si la France vous manque, il est tout à fait possible d'aller manger une raclette dans un restaurant français après une descente de ski dans un centre commercial ! Seul bémol, la vie culturelle est encore peu développée.


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Perspectives d'avenir

Les nombreux échanges avec les expatriés et mon expérience personnelle au cours de ces 4 derniers mois m'ont permis de me forger ma propre opinion sur cette ville et ses nombreux avantages. Le marché du travail permet d'évoluer et de changer de fonction facilement. Contrairement à la France, où chaque compétence correspond à un métier, le marché du travail de Dubaï est calqué sur le modèle américain, où l'expérience prime sur les diplômes. La communauté d'expatriés est très développée et accueillante, par exemple, j'ai décroché un entretien d'embauche dans une entreprise simplement en discutant avec un inconnu lors d'une soirée. Cela permet de diversifier son portefeuille de compétences et de se créer très facilement un réseau. Malheureusement, il m'a été impossible de cumuler mes horaires de cours avec ceux du poste proposé. Même si j'aspire à commencer ma carrière professionnelle en France, je n'exclue pas de retourner à Dubaï un jour. L'absence de taxes ou d'impôts, le climat agréable, les salaires élevés des expatriés et la sécurité sont autant d'avantages motivants.

Bilan personnel

Je retiens de ce semestre une formidable expérience. Outre le fait de découvrir un nouveau pays et une nouvelle culture, ces 4 mois d'expatriation m'ont permis de m'intégrer dans un univers inconnu et d'y prendre mes marques. Je suis convaincu que cela a développé mon ouverture d'esprit et mes capacités d'adaptation et m'a donc préparé à mon entrée dans le monde professionnel.

Mes nombreuses rencontres m'ont également beaucoup apporté. Les locaux sont très fiers de leur ville et toujours présents pour vous faire visiter des endroits ou vivre des moments, que vous n'auriez pu connaître sans eux : déguster un repas typique de riz et de poulet uniquement avec la main droite, visiter le vieux Dubaï et ses boutiques typiques...

6 mois à Casablanca : un semestre riche en apports

L'internationalisation est au coeur du Programme Grande Ecole de l'ISG. Rim Laraki, étudiante en 3ème année, a décidé de s'expatrier à Casablanca, au Maroc. De retour en France, elle dresse le bilan de son expérience.

casa.jpgApports en terme de compétences

Compétences en stratégie et en gestion : chaque prise de décision doit être justifiée, puis évaluée. Ainsi par le calcul du seuil de rentabilité, du retour sur investissement prévu et la détermination de la conséquence espérée de chaque décision, j'ai pu apprendre à prendre du recul et à modérer mon enthousiasme pour privilégier une approche rationnelle. J'ai analysé les résultats et les résultantes de mes décisions pour construire une réflexion stratégique plus aboutie. Je me réfère à une célèbre phrase de Napoléon Bonaparte : « Se faire battre est excusable, se faire surprendre est impardonnable » !

Compétences en communication : optimiser les ressources d'un petit budget. Stuart H.Britt a dit « Pour une entreprise, ne pas réaliser de la publicité, c'est comme faire de l'oeil à une fille dans le noir. Vous savez ce que vous faites mais personne d'autre ne le sait ». Mon challenge durant ce projet a été de faire connaître une jeune marque française, créée en 2010, à notre cible marocaine, avec un petit budget de communication. Ainsi la nécessité d'optimiser les ressources pour créer un impact de notoriété m'a permis de développer ma créativité, ainsi qu'un sens de l'observation et d'analyse des ressources non pécuniaires à exploiter, et enfin d'utiliser mon sens du relationnel. Dans ce contexte, j'ai développé une alternative à l'affichage, nous avons utilisé la façade supérieure de la vitrine pour placer une affiche de la marque Bobbies. Pour faire connaître la marque aux clients de la boutique, j'ai organisé une journée de présentation de la collection sous forme de cocktail. J'ai également envoyé un communiqué de presse aux magazines de mode, ce qui a été fructueux puisque le célèbre magazine « L'Officiel Maroc » a relayé l'information.

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Durant ce semestre, j'ai réalisé la nécessité de clarifier mes idées, d'aller jusqu'au bout d'un raisonnement, de m'appuyer sur des données rationnelles et de rester fidèle à mon éthique. J'ai également pris confiance en moi.

Au cours de mes lectures, une phrase de Warren Buffet a particulièrement retenu mon attention et représente bien ma philosophie personnelle et professionnelle : « Vous n'avez pas raison ou tort parce que d'autres sont d'accord avec vous. Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et votre raisonnement est juste ».

Je souhaite effectuer 4 mois supplémentaires de stage pour développer la marque « Bobbies Paris » au Maroc. Après avoir investi sur deux collections, les bénéfices réalisés ont été réinvestis pour cette collection d'été et le projet est en passe de devenir autonome financièrement. C'est dans cette perspective que je vais gérer la marque pour cette saison d'été et débuter la prospection de boutiques dans une autre ville du Maroc, Marrakech, pour commercialiser la marque de chaussure.

Bilan personnel

Ce stage a été pour moi un concentré d'expériences, non seulement sur le plan professionnel mais aussi sur le plan humain. J'ai eu la chance de faire des rencontres enrichissantes et stimulantes. Je me suis ainsi dévouée à gérer un projet qui me tenait à coeur et pour lequel j'étais maître à bord, et mes efforts ont été concluants. Dans ce contexte, j'ai pu expérimenter une réelle approche de l'entrepreneuriat et je suis aujourd'hui confortée dans mon désir de créer mon entreprise. Mon bilan de cette aventure est une fierté de réalisation de soi, et une reconnaissance envers l'ISG pour ce cursus qui a parfaitement répondu à mes attentes et à mon quotidien.

Mon année à Dublin : harmonie et dynamisme collectif

Grafton_St,_Dublin.jpgL'Irlande ou République de L'Eire est un pays mondialement connu pour son attractivité et son dynamisme économique ainsi que pour la beauté de ses paysages tels que les falaises de Moher ou encore la baie de Galway. C'est donc avec plaisir et envie de découverte que Vladimir Pacheny a décidé de passer l'année scolaire 2013-2014 à Griffith College, à Dublin.

Description du pays d'accueil

Dublin ou Baile Atha Cliath en Gaélique est une capitale européenne qui regorge de surprises. En effet, les irlandais sont fiers de leur culture ancestrale et heureux de faire découvrir leurs richesses aux étrangers. Je n'ai donc pas hésité à aller braver pluies et  vents, afin de découvrir cette citée composée de 14 districts et d'environ 1,3 millions d'habitants. Le château de Dublin, le national museum of Ireland ainsi que le « Spire of Dublin » sont des éléments incontournables à Dublin, ils vous permettent de comprendre la philosophie ainsi que l'histoire de l'Irlande. Il est extrêmement agréable de se promener le long des différents canaux qui traversent la ville, afin d'apprécier le style de vie dublinois. En tant que pur produit parisien, j'ai trouvé qu'il faisait bon vivre à Dublin, l'harmonie y règne et un dynamisme collectif, j'ai rencontré de nombreuses personnes de tous les coins du monde. C'est presque mieux qu'à la maison !

Ton installation ?

Grâce à l'entraide entre étudiants étrangers, j'ai pu me trouver un logement étudiant appelé « student house ». Joie de vivre et nouvelles rencontres créent une atmosphère à la fois paisible et mouvementée. Allemands, espagnols, italiens ou encore Chinois forment des communautés d'horizons totalement contrastés mais prônent un multiculturalisme profitable à tous. Afin de m'adapter à cette nouvelle vie, j'ai appris à déguster des nouilles aux poulets en guise de petit déjeuner, une choucroute au déjeuner et des spaghettis à la romaine le soir. A mon grand émerveillement, il est facile de se prêter au jeu Dublinois qui est à chaque fois valorisé par cette soif de connaissance.

Description des différences culturelles arton281.jpg

Le fossé culturel entre la France et l'Irlande est réel, on y expérimente des comportements et valeurs inconnus dans notre pays...
En terme de comportements, les Irlandais sont très avenants, sympathiques, toujours là pour vous aider et vous guider à travers la vie étudiante à Dublin. En effet, la joie de vivre se ressent vraiment dans les rues irlandaises. En revanche, la gastronomie et les spécialités irlandaises se constituent majoritairement de pommes de terre :-(. Il est important de rappeler qu'entre 1845 et 1852 le peuple Irlandais a été très gravement touché par la crise de la patate due à la rigueur de la politique agricole de l'empire Britannique. Grâce à l'ouverture internationale et à la multi-culturalité prônée par les Irlandais, il est possible de découvrir les cuisines du monde entier. De plus, les Irlandais sont très fiers de la Guinness (bière brune) et du Jameson (Whiskey), dont j'aipu découvrir ici les différentes méthodes de distillation et de production.

Un an dans la peau d'une New Yorkaise

ny.jpgAprès avoir passé six mois à Buenos Aires, Pauline Gillot, étudiante en dernière année d'International Track a posé ses valises à New York pour un an d'échange universitaire. De retour en France, elle nous raconte le début de sa vie New Yorkaise.

Parle-nous de ton arrivée à New York ? Tes premières impressions ?

J'ai posé le pied sur le sol de John Fitzegarld Kennedy le 19 août 2013 pour la deuxième fois de ma vie, sous une chaleur étouffante. Concernant la ville de New York, je m'étonne de voir à quel point elle peut être entraînante. Tout le monde est pressé, on est noyé dans une marée humaine incroyablement diversifiée. On retrouve un mélange de toutes les cultures, des « workers », des touristes, des religieux et tout cela dans un tourbillon de voitures plus pressées les unes que les autres.

Mon point de chute se situe alors chez une amie d'enfance qui est à New York pour un stage depuis quelques mois. Je me retrouve donc à Brooklyn, par chance pas loin de Brooklyn College, où je suis en échange universitaire. Le début de ma vie à New York se caractérise par une visite de la ville : Brooklyn Bridge, Empire State Building, de nombreux « roof top » balades dans les quartiers de Financial District, Soho, Chinatown, Little Italy, et surtout le poumon de New York : Central Park. Puis quelques musées : le MoMA, et le MET. Les rencontres avec les Américains sont difficiles au début, la communauté française étant très présente à New York.

Quelles sont les différentes culturelles ?

Le problème ou l'avantage de la ville de New York c'est qu'elle n'est absolument pas représentative des États-Unis. C'est pour cela que l'aspect culturel de la ville de New York est très intéressant à analyser. En effet, New York est une ville ultra cosmopolite, elle intègre des éléments de multiples nationalités. New York est divisé en cinq grands quartiers : Manhattan, le Queens, Le Bronx, Brooklyn et le moins connu Staten Island. Dans chacun de ces quartiers des minorités ethniques se sont installées au fil des années, c'est ce qui a créé la richesse de la ville de New York. La population noire-américaine est très présente, au premier semestre je vivais à Brooklyn (au centre, dans le quartier de Bedford-Stuyvesant) et la majorité de la population noire venait d'Afrique et parlait français.

S'adapter à New York est donc très facile, les Etats-Unis sont un pays d'immigrants, on ne se sent pas à l'écart. Malheureusement, et c'est ce que je regrette un peu en vivant ici, il est très difficile de connaître une relation durable avec des américains. Ils ont une vision et une approche des choses très différente de nous autres européens, que ce soit sur les études, l'avenir ou les règles de savoir-vivre. La richesse de New York est donc que l'on peut rencontrer des personnes de tous horizons, Anglais, suédois, polonais, et beaucoup de gens d'Amérique latine, j'ai eu la chance de vivre en Argentine avant d'arriver à New York donc je me suis beaucoup rapprochée de cette communauté ce qui me fait vivre une expérience encore plus riche depuis que je suis à New York.

Londres, ville dynamique et cosmopolite

80.jpgDéborah Madar, expatriée, nous fait découvrir Londres, une ville riche et cosmopolite.

Quelles sont tes premières impressions ?

Londres est une ville riche de part ses choix dans tous les domaines : culturels, politiques, économique... Londres est une ville hyperactive. En effet, au niveau mondial, elle occupe la deuxième place financière grâce à son quartier d'affaires communément appelé « la City » et celui qu'on assimilerait à notre quartier de la Défense, « Canary Wharf ». Les londoniens ne s'arrêtent jamais, le métro le reflète aisément car il est toujours bondé. La marche doit également être rapide et ordonnée que ce soit dans le métro ou sur les trottoirs. En effet, il y a un sens de marche à Londres... Pour être honnête, j'étais un peu perdue au début, peur de ne pas suivre le rythme, peur de ne pouvoir me faire une place, mais j'ai su peu à peu me créer un chemin, un rythme de vie pendant quatre mois et enfin pouvoir me balader avec confiance telle une londonienne avérée.

La communauté française est très présente à Londres. En effet, beaucoup de financiers français viennent s'installer dans cette ville pour faire fructifier leur argent. La politique d'imposition étant plus généreuse à Londres, elle est donc avantageuse pour des jeunes financiers en quête de réussite.

Parles-nous de ton intégration ?

Ayant déjà un petit cercle de connaissances à Londres, j'ai pu m'intégrer assez rapidement. Durant mon premier mois, un ami m'a prêté son appartement dans le quartier « posh » (bourgeois) de Chelsea, j'ai pu découvrir la population aisée de Londres, avec des défilés de voitures de luxe tous les jours, défilés auxquels je n'étais absolument pas habituée dans ma vie ordinaire de parisienne. En effet, les richesses sont davantage exposées qu'en France, tout le monde assume son statut, il n'y a pas de jalousie perceptible. Puis, je me suis déplacée un peu plus dans l'ouest de Londres dans le quartier de Earls Court, quartier animé et dynamique, proche du grand casino et toujours actif. Je ne me sentais jamais seule.

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Les quartiers de Londres sont cosmopolites, d'une rue à une autre, je pouvais sentir les odeurs de chaque pays, parfois j'avais l'impression de me retrouver en Inde dans l'est de Londres avec des senteurs épicées puis en Chine dans le quartier de Soho et enfin dans les quartiers bourgeois de l'ouest londonien. J'ai rencontré des promoteurs français et anglais, qui m'ont fait découvrir la vie nocturne de Londres. Tout est différent de Paris, les gens sont plus avenants, les styles sont plus originaux, chacun impose une personnalité singulière et atypique. J'ai rencontré des personnes de tous les horizons, même improbables comme des islandais par exemple. C'était extraordinaire de découvrir toutes ces cultures, cela m'a permis d'enrichir ma culture et d'ouvrir davantage mon esprit.

Taïwan : Voyage à 10 000 km de mon quotidien

taiwan.jpgAfin de valider sa dernière année à l'ISG, Marie Lemaire a choisi de s'expatrier à Taïwan. Bien qu'initialement peu attirée par le monde asiatique, Taïwan lui est apparu comme un choix judicieux, où le dépaysement serait assuré, la vie peu onéreuse et les occasions de voyager mutiples. De retour en France, elle nous dévoile ses premières impressions.

Quelles sont tes premières impressions ?

" Partir à quasiment 10 000 km de mon quotidien, ma famille et mes amis était au départ un projet très effrayant, d'autant plus que je n'avais jamais fait de voyage si long. Lorsque je suis sortie de l'aéroport, j'ai été accueillie par une chaleur étouffante, une pollution plus que pesante et une circulation très dense. J'ai pris le bus pour me rendre à Taichung, où m'attendait ma "marraine Taiwanaise" de l'université. La communication avec les habitants est quasiment impossible car l'intonation des mots est tellement importante, que si l'on ne prononce pas correctement un mot, celui-ci devient incompréhensible ou peut signifier autre chose.Taiwan est appréciée pour sa sécurité : je peux me déplacer en toute quiétude toute la nuit ou encore laisser mon sac sur une table de restaurant."

Et concernant ton installation et l'adaptation à la vie quotidienne?

"L'adaptation à mon nouveau lieu de résidence s'est faite assez naturellement, facilitée par ma "marraine Taïwanaise". Le plus difficile est de se nourir à la "mode locale" sans être malade, de supporter le climat très humide et de ne pas se faire bousculer par les scooters. En effet, Taichung est une des villes de Taïwan où les scooters sont le plus présents et circulent de manière très désordonnée.

Les Taïwanais sont néanmoins très accueillants et soucieux de notre bien-être. A l'université, nos enseignants sont également très agréables. Expatriés et Taïwanais sont confondus et tout est mis en oeuvre pour nous mélanger les uns aux autres."

Quelles sont les principales différences culturelles ?

"Vivre et étudier un semestre à Taïwan m'a permis d'identifier de nombreuses différences entre la culture occidentale et la culture asiatique. Parmi elles, la plus marquante, la nourriture. En effet, essentiellement constituée de fritures, de soupes et de toutes les parties du poulet, l'adaptation est très difficile. Les insectes et le chien sont également de mise mais s'apparentent plutôt à une attraction touristique. A Taïwan, les logements ne comprennent pas de cuisine, tous les repas se font à l'extérieur. Il y a des restaurants, mais les locaux privilégient les stands sur le night market.

Au rythme du soleil, la journée des Taïwanais commence tôt et se termine tôt. Il en va de même pour les heures de repas bien qu'ils grignotent toute la journée. Les étudiants habitent chez leurs parents et ne prennent leur indépendance que lorsqu'ils se marient. Les étudiants sortent peu le soir. A Taichung, il n'y a pas de cafés et seulement un bar à ma connaissance. Il y a néanmoins beaucoup de boîtes de nuit.

Travailler avec les étudiants taïwainais n'est pas évident car ils sont très discrets et n'osent pas imposer leurs idées. En revanche, lorsque le travail ne prend pas la tournure qu'ils souhaitent, ils préfèrent se référer au professeur plutôt qu'en discuter avec le reste du groupe. Pas par fourberie, mais il  semble que ce soit leur manière de procéder. "

 

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Différences culturelles : quelques spécificités malgaches

ll.jpgCaroline Ranaivo, étudiante du Programme Grande Ecole de l'ISG, nous livre quelques particularités de la culture malgache.

Travailler à Madagascar

Travailler à Madagascar, quand on vient d'un pays européen, c'est avant tout faire face à des conditions de travail différentes. Le salaire minimum y est de 30€ par mois et un cadre supérieur peut toucher l'équivalent de 400€. Le niveau de vie est pourtant assez élevé, il va sans dire que vivre avec 30€ par mois signifie tout simplement être pauvre. A titre d'exemple, le Directeur Général d'une société commerciale peut toucher l'équivalent de 10 000€ par mois alors que le salaire le plus bas dans la société est de 40€.
La semaine de travail est de 40h et non de 35h comme en France et la pause déjeuner dure 2h. Au début de mon stage, l'adaptation n'a pas été facile. Quand on travaille dans un cabinet d'audit, on ne travaille pas 8h par jour mais plutôt 12h par jour, et on enchaîne aussi quelques samedi de temps en temps, sans que cela soit comptabilisé en heures supplémentaires.

Les télécommunications ranaivo.jpg

Une des choses à laquelle il faut s'adapter à Madagascar concerne les télécommunications, et plus précisément Internet et la téléphonie. Car à Madagascar, il n'existe pas d'Internet illimité ni de haut débit. Plus exactement, l'Internet illimité et le haut débit existent mais à un coût très élevé, et la qualité du réseau n'est pas du tout la même qu'en France. D'ailleurs, celle-ci varie énormément selon l'opérateur ou le lieu (la connexion est meilleure au travail par exemple). Concernant la téléphonie, il n'existe pas non plus d'appels et de sms illimités. La majorité des malgaches ont opté pour des cartes prépayées, à recharger très souvent donc. Il existe trois opérateurs à Madagascar, et la plupart des personnes disposent donc de 3 cartes à puces afin d'utiliser chacune d'entre elles selon le numéro de téléphone à appeler. Quand une personne ne dispose pas de crédits pour appeler, elle se dirige généralement vers les « taxis-­phones ». Ce sont tout simplement des lieux où l'on peut appeler, acheter des recharges...Il suffit d'avoir une petite table, un parasol et des téléphones portables pour ouvrir un « taxi-­phone ».

Les moyens de transport

Les bus : Concernant les bus, ce ne sont pas de gros engins comme il en existe en France. Ce sont plutôt de "petits" véhicules qui peuvent contenir 25 personnes environ, où le confort est plutôt sommaire et les places étriquées. Comptez 400 Ariary par trajet, que vous paierez à un receveur qui encaissera la somme due. Pour donner un ordre d'idée, c'est comme si on prenait un bus de la Ratp, et que, pendant le trajet le receveur nous demandait de payer une certaine somme, et qu'à chaque arrêt du bus, celui-­ci appelait les clients en détaillant le trajet du bus.

Les taxis : Vous vous êtes toujours demandé ce que devenaient les vieilles 4L et 2 CV des années 70 ? A Madagascar, la majorité des taxis sont des 2 CV ou des 4 L. Avec un petit côté vintage, ces véhicules à qui l'on a donné une seconde vie sont une alternative aux bus. On ne facture pas le trajet selon les kilomètres parcourus, comme en France. Avant chaque course, le chauffeur vous propose un prix que vous allez bien entendu marchander comme il est de coutume de le faire là-­bas. Mais dans la capitale, le prix ne sera jamais inférieur à un litre d'essence et dépendra de l'heure du trajet, du trafic... Autre point, on ne donne pas une adresse au chauffeur, mais plutôt un endroit symbolique situé à côté de votre destination. Enfin, pendant les heures de pointe, partager son taxi est monnaie courante.

ranai.jpgLa nourriture

La première chose qui choque un étranger venu faire son marché, ce sont les normes sanitaires. Elles sont très différentes de celles des pays européens si vous achetez au marché. On achète des
produits de saison pour les légumes et les fruits, et pour la viande, on va chez le « boucher » sans être trop regardant sur les normes d'hygiène. D'ailleurs, les malgaches ne mangent pas de viande de boeuf, mais du zébu, de la même famille. Pour le reste, on va soit dans les supermarchés, soit dans les épiceries. Il y en a à chaque coin de rue, et contrairement aux petites épiceries de quartier que nous avons en France, le prix n'est pas exorbitant. On y trouve de tout : à boire, à manger, des produits pour la maison, des cigarettes, du pain... Le riz est l'aliment principal des malgaches auxquels ils associent de la viande ou autres accompagnements. Au travail, très peu d'entreprises disposent d'une cantine donc les salariés mangent dehors, dans des restaurants au standing varié. On les appelle des « gargottes » : les salariés viennent y manger le midi, le service est rapide, les plats sont variés et les prix sont très bas.

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New-York, l'art à chaque coin de rue

brooklyncollegePO.pngAprès avoir effectué une année de césure à la Direction Financière de Sephora en tant que Business Controler, Vincent Raccah est de retour sur les bancs de l'école, plus précisément sur ceux du Brooklyn College de New-York. Il a découvert une nouvelle culture, une nouvelle façon de vivre et se souviendra toute sa vie de cette expérience. De retour en France, il nous livre ses impressions.

Quelles sont tes découvertes ?

New-York est une ville dont les ressources sont incroyables en termes d'art. Parmi les innombrables musées et galeries, deux se révèlent être incontournables : le MoMa et le Metropolitan Museum of Art.
Le Met est un labyrinthe où l'on peut se perdre pendant des jours et des jours. Les collections permanentes sont très riches d'oeuvres toutes plus célèbres les unes que les autres. Ma première visite fut une visite de repérage. En effet, dans ce musée, les sculptures gréco-romaines côtoient les arts de l'islam, les impressionnistes ou encore les instruments de musique et les armures de l'époque médiévale. M'étant concentré sur la section consacrée aux impressionnistes au cours de ma seconde visite, il est indéniable que les conservateurs de ce musée ont fait un travail remarquable pour mettre en valeur les oeuvres et les regrouper les unes avec les autres en leur donnant un sens. On peut y admirer des Van Gogh, des Monet, des Degas et bien d'autres encore... Le MoMa dans un autre style, beaucoup moins classique regroupe comme son nom l'indique de l'art « modern ». On retrouve des oeuvres de Georgia O'Keeffe et d'Edward Hopper sans oublier la merveilleuse exposition consacrée à Magritte. Les salles présentent un équilibre entre les tableaux, les photographies, les installations ou encore les sculptures. C'est à chaque visite un émerveillement de découvrir de nouvelles choses auxquelles on n'avait pas prêté attention auparavant. A New-York, comme un peu partout dans le monde, l'art s'affiche aussi de façon informelle dans les rues, sur les murs... Le street art est particulièrement développé. Ici pas de graffitis comme dans les couloirs du cher RER parisien, mais plutôt de réelles fresques.

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Quelles sont les différences culturelles  ?

Dans la vie quotidienne : Quelque chose qui saute aux yeux lorsque l'on vit aux Etats-Unis, ce sont les différents systèmes de mesure. Plus de km mais des miles, plus km/h, on parle de mph (mile per hour). Sachant qu'un 1 mile vaut 1,61km, la conversion ne semble pas compliquée mais si on est pas très bon en calcul mental, les problèmes commencent. En effet, les unités de distance ne sont pas les mêmes mais la situation est identique lorsque l'on parle de poids... plus de kg mais des pounds (1 kg vaut 2.2lbs). Lorsque l'on veut parler de sa taille, plus de mètres et de centimètres mais des inchs. Mesurant 1m93, j'ai appris que ma taille était 6'33''. Pour la température, personne ne comprendra si on parle en degrés Celsius, seul le Fahrenheit est de mise là-bas. A titre d'information, 20°C équivaut à 68°F. Quelque chose de différent auquel on s'habitue vite, c'est la qualité des services que propose cette ville. A commencer par le métro, toutes les lignes de métro fonctionnent tous les jours de la semaine, nuit et jour sans interruption. Certains magasins restent aussi ouverts toute la nuit, les grandes surfaces restent ouvertes jusqu'à 23h en général. Les lieux de restauration rapide, pizza, burger et autres sandwichs sont eux aussi ouverts 24h sur 24. De plus, lorsqu'on a besoin d'un café, d'un réseau wifi ou même d'une pâtisserie, les Starbucks sont présents pratiquement tous les 100 mètres.

A l'université : Parmi les différences culturelles à l'université, il y a le système de notation : plus de notes sur 20 mais des lettres A+, A, A- et ainsi de suite... La conversion avec les notes sur 20 n'est pas évidente puisque la base aux Etats-Unis est majoritairement sur 100.
Par ailleurs, en classe, les salles sont de taille raisonnable, les élèves participent activement en classe et interagissent avec le professeur durant le cours. Les élèves peuvent dire ce qu'ils pensent, personne ne les jugera.

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Welcome to Alabama !

Partir à l'étranger est une expérience très enrichissante sur le plan culturel, mais aussi personnel. Alexandre Ricard a choisi d'atterrir en Alabama, dans la ville de Madison. Quelques mois après le début de son stage, il scrute pour nous les habitudes américaines et nous fait part de ses impressions.

280px-Alabama_in_United_States.svg.png"Je suis arrivé aux Etats-Unis le 20 Juillet 2013. J'ai atterri dans le Sud du pays, entouré par les Etats de la Géorgie, du Mississipi et du Tennessee, en Alabama, et plus précisément dans la ville de Madison. Ce sont des Etats très conservateurs, dont l'influence du parti Républicain y est très importante. La religion y est également centrale. Je me suis donc installé dans un appartement d'environ 60 m² que m'a fourni l'entreprise pour laquelle je travaille, depuis maintenant 3 mois. Tournes Associate LLC m'a également fourni une vieille voiture, une « Crown Victoria » (Ford) car dans la ville où j'ai posé mes bagages il est impossible de vivre sans voiture. Mon installation s'est relativement bien passée, l'appartement était équipé d'un frigidaire, d'une télévision, d'un four, d'un micro-onde, d'un canapé, d'un lit, et d'une connexion internet, je n'ai donc eu qu'à défaire ma valise."

Quelles sont tes premières impressions ?

Ce qui m'a le plus surpris en arrivant dans la ville de Madison, c'est l'importance de la religion dans le quotidien des américains. Il est fréquent qu'invité à dîner chez des amis, avant de commencer à manger, ils récitent le bénédicité, ou même vous demandent à quelle église vous appartenez. La majorité des individus sont de confessions Baptiste, soit une branche du Protestantisme. Il y a également des méthodistes, un peu de catholiques et un peu de juifs. L'église n'est pas qu'un lieu dans lequel les familles se rendent le Dimanche pour prier, mais c'est un lieu où se rencontrent les américains en semaine pour faire des rencontres, pour dîner entre amis. Dans le cadre de mon activité, j'ai vu une manière de consommer totalement différente de celle des français. Les américains vivent à crédits, peu importe le niveau de revenu, ou le niveau social. Les biens que vous possédez se payent à la fin du mois : la voiture en leasing, l'appartement ou la maison en location, les assurances... Ils n'épargnent pas, c'est en ce sens qu'au début du mois les restaurants, les bars sont remplis et en fin de mois sont vides.

Le coût de la vie est moins cher qu'en France. Même si je ne paie pas mon logement, le type d'appartement dans lequel je suis se loue $700/mois, le prix du baril d'essence (car on paye au baril) est de $3,80, ce qui fait $0,95 le litre, soit 0,70€ le litre.  C'est par conséquent, environ deux fois moins cher qu'en France mais les distances sont également beaucoup plus importantes, il n'est pas rare dans une journée de parcourir 60km ou 70km, en particulier dans le cas d'un agent immobilier.

Ton adaptation à la vie quotidienne ?

L'adaptation a dû se faire au niveau culinaire car il y a beaucoup de produits que vous avez du mal à trouver comme le fromage, le bon vin, du saucisson, le pâté... Les américains n'accompagnent pas leur repas de pain, et les bâclent en 10 mins. Au bureau nous déjeunons seul, devant notre ordinateur, dans notre voiture, entre deux rendez-vous. Vous faites donc très peu d'exercice car vous êtes assis en permanence à votre bureau, dans votre voiture, chez vous ou dans un bar, vous ne marchez jamais ce qui, inéluctablement, vous fais grossir. Il faut donc s'accorder deux fois par semaine un passage par la salle de sport si on ne veut pas être touché par le fléau que rencontrent beaucoup d'américains : l'obésité.

Installation au coeur de la capitale anglaise

parlement-londres.jpgPartir vivre à l'étranger est une expérience qui permet de prendre conscience du monde qui nous entoure et des différences culturelles entre les pays. Paul Dussart, arrivé à Londres il y a quelques mois, nous raconte ses débuts au coeur de la capitale anglaise.

Quelles sont tes premières impressions ?
J'ai été amené à plusieurs reprises à aller à Londres. Je suis donc plutôt familiarisé à la ville, son rythme, ses quartiers, son fonctionnement et au mode de vie anglais en général. Londres est une ville dynamique et multiculturelle. La diversité se fait sentir à tous les coins de rues, rien n'est choquant ni provocant, toutes les excentricités font partie intégrante du paysage londonien. Les habitants s'acceptent les uns les autres, sans prêter attention à leurs accoutrements et aux différences qui les séparent. On retrouve la mentalité américaine basée sur une société dite "de services", ce qui permet d'offrir un emploi à quiconque souhaite travailler. Malgré un coût de la vie très élevé, des transports en communs parmi les plus coûteux du monde et une bulle immobilière impliquant que les gens doivent se loger soit en colocation, soit en banlieue lointaine, on retrouve à Londres un dynamisme à faire pâlir de nombreuses capitales d'Europe, surtout depuis la crise de 2008. Que l'on soit anglais ou étudiant étranger en année de césure pour apprendre l'anglais, le temps moyen pour décrocher un travail dans la restauration ou en tant que vendeur est de l'ordre de 10 jours. Même si les fins de mois ne semblent pas toujours évidentes pour tout le monde, les gens sont heureux et souriants car cette ville offre bien des surprises. Bien entendu Londres et tout particulièrement le centre sont les plus épargnées par la crise, en comparaison des autres villes du pays où la situation économique et le niveau de vie sont nettement inférieurs.  

Ton installation et l'adaptation à la vie quotidienne ?

Après 3 jours à visiter des appartements, le choix fût difficile. Rien de bien attrayant ou de bien situé, j'ai reformulé ma volonté d'avoir un salon pour pouvoir échanger et partager des moments avec mes futurs colocataires. Nouvelle proposition de notre agent immobilier indépendant : une chambre dans une maison de 9 personnes. Un salon, un jardin, 4 salles de bains et trois frigos, une chambre propre et spacieuse et une nuit pour donner notre réponse. Ce sera bien entendu un grand oui qui témoigne de mon soulagement. Deux Espagnols, deux Danoises et deux Français. Bien que l'on pratique toute la journée au bureau ou dans la rue, le fait de parler anglais chez soi permet de ressentir un vrai dépaysement. On en apprend beaucoup sur les différentes manières de vivre dans nos pays voisins.

Découvertes, sorties, rencontres ?Peckham_landscape.jpg

Lorsqu'on part s'installer et travailler dans un pays pour une durée de 6 mois, les attentes ne sont pas les mêmes que pour de simples vacances. Le grand avantage à Londres est que les musées sont majoritairement gratuits. Il y a toujours quelque chose de nouveau à aller voir, la ville regorge d'artistes et de galeries d'art. Nous avons donc visité nombre d'entre eux. Mon désir le plus fort était d'éviter les sorties jugées trop touristiques et de nous concentrer sur des quartiers atypiques et moins connus. C'est ainsi que je me suis baladé à Peckham au Sud Est de Londres. Il y a encore quelques années, ce quartier était le plus criminel de Londres. Les émeutes de 2009 y ont lourdement affecté la population, elles visaient à dénoncer le chômage qui touchent de plus en plus de personnes et la « gentrification » (embourgeoisement) du quartier. Ce coin de la ville est en pleine mutation et de nombreux artistes ont investi ce district pour lui insuffler une nouvelle dynamique. La diversité des différents quartiers de Londres et la grande superficie de la ville permet de découvrir de nouveaux endroits insolites, artistiques et très vivants. De nombreux marchés en plein air ouvrent leur portes le weekend, attirants touristes et personnes en quête de bonnes affaires. 

A la découverte de Genève : Installation et horlogerie

drapeau suisse.jpgRomain Gourdain, étudiant de l'ISG, décide de poser ses valises en Suisse, à Genève, afin de réaliser son stage dans l'entreprise horlogère Roger Dubuis. Il nous raconte son aventure.

Quelles sont tes premières impressions ?

Mes premières impressions sur la Suisse sont plutôt mitigées. En effet, c'est un pays neutre et non membre de l'Union Européenne. Par conséquent, ils limitent un peu l'ouverture, à la fois au niveau de l'emploi et du logement. En effet, j'ai eu du mal à trouver un stage et également à louer un appartement dans le centre de Genève. Concernant le stage, les entreprises suisses sont incitées à recruter sur le sol helvétique. En effet, en cas de recrutement d'un étranger, l'entreprise doit fournir la preuve des recherches « infructueuses sur le marché du travail suisse » (issu du formulaire de ressortissant de l'Union Européenne). Concernant le logement, la difficulté est due aux conditions de garantie, qui sont difficiles à réunir pour les régies (équivalent des agences immobilières).

geneve2.jpgQuelles sont les grosses différences avec la France ?

A Genève, l'accentuation des syllabes n'est pas la même qu'en France. De plus, certains mots divergent et les plus connus sont les nombres soixante-dix et quatre-vingt dix qui deviennent respectivement septante et nonante. Il faut un certain temps pour s'habituer à cette façon de parler. Il y a d'autres termes qui sont différents et qui parfois sont issus d'autres cantons de la Suisse. Par ailleurs, Genève est une ville internationale donc on entend régulièrement parler français, allemand, anglais, italien ou encore espagnol.

Autre grande différence avec la France, la rémunération d'un stagiaire, et notamment dans le groupe Richemont. Celle-ci est aussi élevée que pour un jeune cadre en France. Je suis tellement étonné que je pensais que mon salaire était pour les 6 mois et non chaque mois ! En Suisse, le temps de travail hebdomadaire est de 40 heures.

Genève est une petite ville. On s'y déplace à pied ou en transports en commun, qui sont assez nombreux et largement favorisés. En effet, la voiture est interdite dans un certain nombre de rues. Il faut faire attention lorsqu'on conduit dans la ville car le marquage au sol est primordial, on se retrouve vite dans la mauvaise file.

A quoi faut-il s'adapter ?geneve1.jpg

Dans la vie quotidienne, il faut s'adapter aux magasins locaux. A Genève, pas de Carrefour Market ou de Monoprix, il faut aller chez Migros ou la Coop pour faire ses courses. Le label « fait en Suisse » est important. En effet, la Suisse est connue pour l'horlogerie mais aussi pour son lait, son fromage et son chocolat. Sur beaucoup de produits on trouve le « Swiss made » avec la croix suisse. A titre de comparaison, certains produits sont de meilleure qualité que ceux que l'on peut trouver en France. Cependant, le coût est plus élevé.

La monnaie suisse est le Franc Suisse, CHF. Le taux est d'environ 1€=1,3CHF donc les produits paraissent plus chers quand on est habitué à l'euro. Cependant, dans beaucoup de magasins de Genève, on peut payer en euros en raison du grand nombre de frontaliers, les « pendulaires ».

rogerdubuis.jpgParle-nous de ton stage ?

Je réalise mon stage dans l'entreprise horlogère Roger Dubuis, qui produit et vend des montres de haute horlogerie. La marque, connue pour ses tourbillons et notamment son double tourbillon squelette, est la seule à avoir le Poinçon de Genève sur 100% de ses montres . Son PDG est un français issu d'une école de commerce, Monsieur Jean-Marc Pontroue. Je travaille au sein du service Marketing-Communication. Ma mission concerne essentiellement le SIHH (Salon International de la Haute Horlogerie), organisé par la FHH (Fondation de la Haute Horlogerie). Je suis chargé d'assister la coordinatrice et d'organiser les évènements pré-SIHH tels que la réunion des brand managers (responsables des marchés à travers le monde) et la soirée du staff pour souder l'équipe avant ce fameux salon.

Je suis également chargé de l'organisation du séminaire annuel de la marque, où tous les marchés internationaux se réunissent, pour la présentation des nouveaux produits et de la stratégie de l'année à venir. Ainsi, j'ai souvent eu l'occasion d'appeler dans des pays étrangers tels que l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, etc. pour effectuer mes recherches de lieux pour cet évènement. Me trouvant dans un open space, je suis amené à toucher à tous les domaines du marketing.

Shanghai : entre tradition et modernité

shangai.jpgDans le cadre de ses études à l'ISG, Leslie Boudana, étudiante en Parcours Associatif, a décidé d'effectuer un stage de quatre mois a Shanghai. Elle souhaite découvrir une culture inconnue, à l'opposée de la sienne. Deux mois après son arrivée, elle nous raconte son expérience.

Quelles sont tes premières impressions ?
Arrivée à Shanghai une semaine avant le début de mon stage, mes premiers pas dans la ville sont difficiles. La communication avec les chinois est quasiment impossible car l'intonation des mots est tellement importante, que si l'on ne prononce pas correctement un mot, celui-ci devient incompréhensible et peut signifier autre chose.

Lorsque je prends le taxi pour la première fois, je me rends compte que Shangai est une ville sublime mais très polluée, à tel point qu'il est impossible d'ouvrir les fenêtre du véhicule.

Shanghai est avant tout appréciée pour sa sécurité : vous pouvez vous déplacer en toute quiétude toute la nuit, vous absenter et laisser votre sac sur une table de restaurant. Les expatriés installés en Chine depuis longtemps sont surveillés de près, et dès qu'ils ont une position qui peut être influente, téléphones et ordinateurs sont mis sous surveillance.

Et concernant ton installation ?

La première étape de mon séjour est de trouver un logement. Les conditions de location étant plus faciles qu'en France, je trouve mon appartement en seulement trois jours. Les propriétaires ne demandent aucune garantie bancaire ou fiche de paie et le loyer peut être payé tous les deux ou trois mois. Le choc culturel passe principalement par la nourriture car les modes alimentaires sont totalement différents. Les chinois dînent souvent à l'extérieur, car, même si leurs revenus ne sont pas importants, un repas copieux dans un restaurant local coûte moins de deux euros.

phel.jpgQuelles sont tes découvertes ?
Mes horaires de stage étant appréciables, j'ai le temps de visiter Shanghai le soir. J'ai pu admirer la vue du Bund, visiter le Jade Buddha Temple, l'un des plus beaux temples de Shanghai, le quartier d'affaire de Pudong avec ses immenses centres commerciaux, la Pearl Tower, la tour du bottle opener ainsi que la synagogue Ohel Moshé, construite durant la Seconde Guerre Mondiale. Cette ville est incroyable car il est possible de voir la culture et les traditions chinoises d'un côté et de l'autre le luxe et l'occidentalisme. Il existe un tel hétéroclisme que l'on peut manger pour moins de 2 euros ou pour plus de 100 euros par personne, visiter un temple et se retrouver, quelques pas plus loin, dans le centre d'affaires de Shangai.

Parles-nous de ton stage ?ba yan ka la.png

Je travaille pour la marque de cosmétique chinoise Ba Yan Ka La, créée par un français en 2007. Etant responsable de la communication sur les réseaux sociaux, je dois, dans un premier temps, évaluer la présence des concurrents sur ces mêmes réseaux, afin d'adapter notre communication. Ma principale mission est de maintenir l'activité sur les réseaux sociaux, augmenter le nombre de "fans" et ainsi booster les ventes grâce à des offres promotionnelles ou des jeux concours. Il faut que j'analyse la communication chinoise afin d'allier notre mentalité à la leur. Ba Yan Ka La est une petite entreprise où nous travaillons tous ensemble. Bien que les tâches de chacun soient définies, chaque personne s'occupe d'un pôle différent. Les bureaux sont en open space, ce qui nous permet de communiquer librement et de favoriser le travail d'équipe.

Cinq mois d'échange académique à Buenos Aires, Argentine

Buenos Aires.pngEugénie Mussche, jeune étudiante de l'ISG au sein du Programme Grande École, est partie étudier durant un semestre en Argentine dans le cadre de la dernière année du parcours associatif. De retour en France, elle nous raconte sa formidable expérience.

Le départ s'est fait un peu soudainement et nous n'étions pas rassurées de partir à l'autre bout du monde, seules avec ma camarade Soukayna Lecheheb. Cependant, nous avions quelques contacts pour nous héberger et nous accommoder à ce nouveau mode de vie. De plus, nous appréhendions les cours en espagnol puisque les seules notions que j'avais étaient celles étudiées en classe. Il y a également une différence d'accent et de vocabulaire entre l'Argentine et l'Espagne.

Au niveau culturel, l'Argentine est le pays d'Amérique latine où la culture européenne est la plus présente : la population a été estimée à 40,2 millions d'habitants en 2009, dont la moitié résidant dans la capitale fédérale et la province de Buenos Aires. 85% de la population est d'origine européenne.  Buenos Aires est une ville très européanisée donc, qui se rapproche fortement de notre culture, de nos habitudes. Nous avons eu la chance de rencontrer beaucoup de monde : Français, Argentins ou Anglais. Ainsi l'intégration a été faite de manière très agréable. Nous nous sommes tout d'abord installées dans le quartier qui nous correspondait le plus : Palermo Soho. Puis notre vie s'est rythmée de façon très naturelle.

L'éducation est plus développée en Argentine que partout ailleurs en Amérique latine. Le président Domingo Faustino Sarmiento est l'initiateur de cette progression. En effet, il a incité l'immigration des professeurs nord-américains en instaurant une éducation européanisée. Il a installé des centres culturels tel que des écoles et des bibliothèques afin de permettre aux argentins de s'instruire. Nous avons été affectées à l'université Maimonides, située dans le quartier de Caballito. C'est une université privée, fondée en 1990 par Philip Fiorellino.

Nous avons suivi pendant quatre mois l'enseignement Argentin, qui est quelque peu différent du nôtre: A Maimonides, il n'y a pas qu'un seul professeur. En général, le cours est composé de trois personnes : le professeur qui fait son cours via des power-point ou tout simplement de façon traditionnelle, une assistante pour remplir l'intranet, s'assurer que les travaux sont rendus en temps et en heure, et corriger les travaux rendus. Et enfin, une deuxième assistante pour respecter l'ordre et aider la première assistante dans ses missions. Il faut savoir que Buenos Aires est la capitale de l'enseignement en Amérique latine, ainsi de nombreux étudiants brésiliens, mexicains, uruguayens...viennent y étudier. De plus, la majorité des écoles détiennent des contrats avec d'autres écoles pour des échanges universitaires. Maimonides fait partie de celles-ci. L'école accueille de nombreux étrangers mais principalement des étudiants d'Amérique latine. De plus, l'école véhicule des valeurs multiculturelles. Ce qui enlève les tabous de différences sociales, de religion, de différences physiques... Il y avait peu d'européens, cela vient sûrement du fait que nous sommes venues étudier au second semestre, cela n'est pas évident d'arriver en cours d'année. Heureusement que nous avons rencontré d'autres étudiants pour nous expliquer les différents devoirs et autres obligations au sein de l'université.

Nous nous sommes très bien intégrées au sein d'une université accueillante. Au niveau du système éducatif, l'école ne nous dépayse pas de l'ISG puisqu'il y a énormément de travaux à faire à la maison, en groupe, de recherche ou d'apprentissage.  L'Argentine véhicule un enseignement varié et de qualité, idéal pour les étudiants étrangers. En effet, les programmes sont enrichissants et le fait de choisir ses matières permet à l'étudiant de s'épanouir complètement : Il n'étudie pas une matière qui lui semble importante et privilégie ses préférences. De plus, un programme de bourse réformé permet à bon nombre d'argentins n'ayant pas les mêmes chances que d'autres de pouvoir se réaliser. 

L'Argentine a été pour moi la découverte d'un nouveau continent et d'une culture différente. Cela a été pour moi l'opportunité de m'épanouir pleinement dans cet échange universitaire. Ce séjour a été une découverte constante. J'ai eu la chance de pouvoir voyager et de découvrir de multiples endroits splendides comme les chutes d'Iguazu: Las cataratas, situées au beau milieu de la foret subtropicale, à la frontière du Brésil et de l'Argentine, où se trouve un ensemble de 275 cascades (inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1984). La plus impressionnante, nommé « la gorge du diable » atteint 90 mètres de hauteur. On y a accès par un ensemble de ponts aménagés.

Pour finir, cette expérience a été un épanouissement personnel, culturel, relationnel. C'est une expérience que je conseille à bon nombre d'entre nous. Étudier en université partenaire est une expérience extraordinaire. En effet, cela permet de voyager, et découvrir une nouvelle culture, un nouveau pays, un nouveau système éducatif, de nouvelles personnes et de sortir de la sphère parisienne. La convivialité rythme la vie de tous les jours en Argentine par opposition au stress de la vie quotidienne parisienne.

Un an d'échange universitaire à Sydney pour Stéphane Touroute

Sydney 9.pngAprès une aventure de plus de 5 mois en territoire australien, Stéphane Touroute, étudiant  en 3ème année du Master Grande Ecole / Parcours Associatif, livre ses impressions sur ce qu'il appelle "une expérience humaine".

  •  Ma vie à l'Université de Macquarie

Tout d'abord, j'ai suivi 15 semaines de cours répartis en 3 blocs de 5 semaines. Dans des classes culturellement très diversifiées, j'étudiais la business comptabilité, l'économie et l'anglais le matin entre 8h et 13h. Ce qui me permettait d'avoir tous mes après-midi de libre pour découvrir la merveilleuse ville de Sydney. Durant ces 15 semaines, j'ai appris à travailler en groupe avec des élèves de cultures différentes, j'ai amélioré mes qualités de réflexion et d'organisation ainsi que bien sûr que mon niveau d'anglais.


Quant à la vie sur un campus s'étendant sur près de 130 hectares, cela m'a fait découvrir une ambiance détendue du matin au soir, un cadre d'étude idyllique avec des conditions de travail optimales, des centre sportifs et culturels en abondance... Un univers vraiment accueillant dans lequel les étudiants s'entraident, se conseillent et se soutiennent mutuellement. D'un point de vue général, j'ai compris que que les universités australiennes tiennent comptent de l'épanouissement personnel de l'étudiant et mettent l'accent sur la corrélation qui existe entre succès scolaire et vie épanouie sur le campus.

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  • Ma vie en tant qu'étudiant-employé

Sydney 4.pngIl est de notoriété publique qu'en Australie, le monde du travail brille par un taux de chômage très bas et une économie prospère. Dans de nombreux secteurs, il y a souvent plus d'offres d'emploi que de demandes, c'est pourquoi trouver un emploi étudiant à Sydney est plutôt chose aisée. C'est donc après avoir démarché tous les bars et restaurants du quartier que j'ai finalement été embauché chez Messina, le fabriquant et vendeur de glaces le plus connu de la ville. J'y ai rencontré une équipe formidable, au sein de laquelle tout le monde se respecte et s'apprécie, sans aucune barrière hiérarchique. Il était d'ailleurs fréquent que le patron nous invite tous à un "afterwork' en discothèque en fin de la journée. Pour un métier comme celui-ci, le taux de rémunération horaire se situe entre $23 et $30, ce qui permet aux expatriés comme moi d'en vivre aisément.
De plus cela m'a permis de mettre en pratique mon anglais tous les jours dans un milieu professionnel avec une clientèle exigeante et souhaitant un service de qualité.
Après seulement 3 semaines, mes responsabilités ainsi que celles de mes collègues augmentèrent car en Australie, on accorde moins d'importance à la formation. Une fois embauché, un employé a toutes ses chances de monter en grade en saisissant de multiples opportunités de promotion s'il arrive à faire ses preuves en étant performant dans son travail.

  • Ma vie au contact des autres

Sydney 5.pngLa communauté française étant très importante à Sydney, il aurait été très facile de tisser des liens amicaux avec mes compatriotes. Même s'il est plaisant de retrouver des français à l'autre bout du monde, mon optique était bel et bien de vivre à fond une aventure de 5 mois dans une culture inconnue. Et d'essayer au maximum de me détacher de mes habitudes, de mon confort et de mes repères de français.
C'est pourquoi je me suis mis en quête d'intégrer un groupe d'amis australiens. Bien que les australiens soient plutôt de nature "friendly" et ouverte de prime abord, ils sont très difficiles d'accès pour des discussions plus profondes. J'ai néanmoins eu la chance de rencontrer un australien ayant l'habitude de voyager, appréciant les étrangers et faisant preuve d'une grande générosité.
Il m'a ainsi fait découvrir des lieux typiques, inconnus des touristes, m'a permis d'appréhender le mode de vie australien "de l'intérieur" et m'a fait intégrer son groupe d'amis. Nous faisions régulièrement des soirées privées, des escapades en bateau et j'ai découvert des sports traditionnels de Sydney.

  • Ma vie après 5 mois à Sydney

Cette expérience a été bénéfique tant au point de vue personnel que professionnel. J'ai eu une formidable occasion de découvrir la culture australienne ainsi que ses habitants en profondeur. J'ai vécu une expérience incroyable qui m'a permis d'être en immersion totale du fait des milliers de kilomètres qui me séparaient de ma famille, mes proches et de mon train de vie parisien. Dans un cadre magnifique, sans parler du mode de vie et des paysages époustouflants.
Je remercie donc l'ISG de m'avoir donné l'opportunité de découvrir un pays dans lequel je ne serai probablement jamais allé en tant que touriste.

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Bilan d'une année « extraordinaire » en échange universitaire à San Diego, Californie

San Diego.pngA l'issue de son année à l'Université de San Diego en Californie, Virginie Bresson nous livre ses ultimes impressions en termes d'acquis, d'expériences ainsi que de perspectives d'avenir qu'elle entrevoit après cette expérience durant laquelle elle dit avoir trouvé sa voie.


Tout d'abord, j'ai rejoint l'Université de San Diego, Californie, sans vraiment m'attendre à ce que j'y ai vécu.



  • Ce que j'ai pu acquérir

Mon objectif premier était d'obtenir une maîtrise parfaite de l'anglais aussi bien oral qu'écrit. Aujourd'hui je peux sans difficulté tenir une conversation avec un américain ou un anglophone et m'exprimer comme je le souhaite en utilisant un vocabulaire varié et adapté à mon interlocuteur.
Bien qu'étant arrivée avec cet objectif, j'ai suivi des cours correspondant à ma spécialisation marketing. Des cours inattendus qui m'ont, la plupart du temps, passionnée non pas forcément par la matière enseignée, mais par les professeurs dont la pédagogie donnait envie d'étudier. Grâce à ces cours très enrichissants, je me suis découvert une affinité pour le planning stratégique qui va forcément influencer ma future recherche de stage et il est clair que je pourrai m'appuyer sur ces supports tout au long de ma vie professionnelle.

  • Ce qui va me manquer

Mon mode de vie à San Diego était
extrêmement plaisant.San Diego 4.pngLa culture là-bas est centrée autour des sports aquatiques, les natifs se lèvent tôt afin de surfer au lever du soleil puis à la tombée de la nuit pour éviter la foule. Le soleil y est omniprésent, et les températures son douces y compris en hiver. La simplicité des californiens, dont la mentalité est très éloignée de la nôtre, est telle qu'il est beaucoup plus facile de faire des rencontres. Je n'ai donc pas rencontré de difficultés d'adaptation, bien que la majorité des rencontres ne duraient que quelques minutes, j'ai cherché à échanger au maximum en m'intéressant à chaque nouvelle personne que je rencontrais.
J'ai ainsi pu faire de nombreuses rencontres, les gens sont tous très ouverts et désireux de communiquer. J'ai aussi vécu des expériences humaines sans précédent, noué des liens extrêmement forts avec des gens venant des 4 coins du monde avec qui j'ai énormément partagé notamment lors de dîners organisés autour des saveurs de nos pays respectifs.

  • Ce que cela m'a apporté au niveau personnel

J'ai découvert le plaisir de la San Diego.pngliberté en repartant de Zéro. Je me suis construit ma propre vie et mes connaissances dans un tout nouvel environnement. Seule au milieu de milliers d'élèves, j'ai du me faire une place malgré la barrière de la langue. Et cela à plutôt bien marché ! J'ai acquis l'indépendance que je recherchais depuis longtemps, ce qui m'a permis de prendre davantage confiance en moi. Et cela c'est ressenti au fil des relations que j'ai nouées durant ces 4 mois.
Par rapport à mes cours, j'ai obtenu des résultats satisfaisants sur toute la ligne, j'ai progressé dans tous les cours, en dépassant la barrière de la langue. Cela m'a permis d'éliminer le stress récurrent lors de mes entretiens où je suis dorénavant bien plus détendue.

  • Ce que cela va m'apporter au quotidien

University San Diego.jpgAvoir acquis un niveau quasi-bilingue en anglais représente une réelle opportunité dans le marketing. Les rapports, les études, tous les plus grands groupes internationaux utilisent l'anglais couramment. De plus, même le poste de planneur stratégique, que je souhaite occuper plus tard, repose sur une culture anglophone. Par ailleurs, UCSD fait partie des meilleures universités au monde, c'est donc un atout de taille sur un CV.

Grâce à cette expérience, j'ai enfin trouvé ma voie, le planning stratégique qui correspond à mes connaissances et mes envies et me permettra de développer des compétences correspondant à ma personnalité.
Je souhaite maintenant vivre une expérience professionnelle à l'étranger. Car ma seule envie depuis je suis rentrée à Paris est de repartir. Je désire rejoindre un grand groupe de communication implanté à l'international pour mon stage de fin d'études. Ce qui constituerait une chance pour moi car j'aurai le choix de vivre ma vie à l'étranger ensuite pour commencer ma carrière professionnelle.

  • Mon Bilan de cette expérience

Cela a sans aucun doute été l'expérience la plus enrichissante de ma vie tant au niveau professionnel que personnel. Et je pense que c'est ce qui explique mon désir de repartir. Ce séjour a chamboulé tout ce que j'avais mis en place durant ma vie d'étudiante, mes projets, mes sentiments, mes amitiés. C'est une nouvelle moi qui en ressort et je suis très fière de l'avoir fait.

A l'heure irlandaise

Marie Vernier étudiante en troisième année du Master Grande Ecole a choisi l'Irlande comme destination à l'international.

Bien que la ville de Dublin ne soit située qu'à 1h30 de Paris en avion, quelques variances culturelles sont à noter et induisent ainsi une façon de vivre légèrement différente de la France.

La première différence flagrante a été pour moi, le « décalage horaire », non pas lié au fuseau (Dublin, comme Londres, présente 1 heure de décalage avec l'heure française)  mais celui lié à l'heure des repas, et notamment le repas du soir ! En effet, les irlandais commencent à diner aux alentours de 17 heures ; de ce fait, il est fréquent de voir ses voisins de table se faire servir un « Irish stew » (célèbre ragout irlandais à base d'agneau et de légumes) ou un plat de pâtes quand nous, français, prenons un café et des muffins pour le goûter.

Sortir à Dublin

De ce décalage horaire découle des horaires d'ouvertures des établissements tels que restaurants, bars, pubs et boites de nuit en effet, les pubs et bars stoppent le service de boissons vers minuit et ferment leurs portent vers 1 heure, de même pour les boites de nuits qui sont ouvertes généralement jusqu'à 3 heures. Il est à noter que les prix pratiqués sont beaucoup moins chers qu'en France puisque les entrées sont souvent gratuites, ou s'élèvent au maximum à 10€, et les verres/pintes de bière sont autour de 5€... Les Irlandais ou autres étrangers ayant déjà séjourné à Paris s'accordent d'ailleurs sur le fait que les soirées parisiennes sont extrêmement couteuses. Pour terminer sur les soirées dublinoises, il est fréquent que des établissements soient réservés à une catégorie de personnes bien spécifique ; par exemple, de nombreux clubs ne sont accessibles qu'à partir de 23 ans, ce qui n'est pas le cas en France.

Les différences dans l'enseignement supérieur

D'autre part, ayant étudié pendant tout le semestre dans une université dublinoise, j'ai pu constater des différences entre les systèmes éducatifs et notamment les façons d'enseigner des deux pays ; dans un premier temps, l'université ou « college » privée, qui est donc l'équivalent d'une école de commerce française, propose un nombre de cursus beaucoup plus important qu'en France. Un étudiant peut y suivre des études de commerce, de journalisme, de droit, de stylisme, d'informatique, de marketing, d'architecture ou encore de photographie, ce qui présente l'avantage de réunir des étudiants d'horizons différents, aussi bien du point de vue des études que des pays, puisque le nombre d'étudiants Erasmus y est très  élevé. Cela favorise donc les rencontres et l'ouverture d'esprit. Concernant l'enseignement, l'une des différences majeures avec l'ISG est que nous ne travaillions pas sur nos ordinateurs, qui ne sont pas tolérés en classe, mais à partir de livrets (handbooks), rédigés par les professeurs eux-mêmes, composés de cours, d'exercices et d'anciens examens avec les corrections, couvrant l'ensemble du programme. Ces livrets sont très pratiques et détaillent de façon simple chaque notion étudiée ; de plus, il est rassurant d'avoir tous les cours à disposition lors des révisions. Enfin, la dernière différence notable concerne les examens finaux que j'ai passé récemment : ceux-ci durent 3 heures, et présentent deux particularités que je n'avais pas rencontré en France. Premièrement, il est interdit de quitter la salle durant la 1ère heure ou durant la dernière heure, ce que j'ai fortement apprécié car les étudiants restant jusqu'à la fin de l'épreuve ne sont pas dérangés par le flot continu d'étudiants allant rendre leur copie. Enfin, les épreuves sont notées sur 100, mais les élèves peuvent choisir entre 5, voir 6 questions sur 25 points (l'examen est donc sur 125 ou sur 150) ; ainsi, seules 4 questions doivent être prises en compte, mais le fait de pouvoir choisir les exercices dans lesquels on se sent le plus à l'aise est rassurant.

J'ai beaucoup aimé mon semestre à Dublin, les différences culturelles sur le mode de vie n'étant pas incommodantes, et les différences liées à l'enseignement plutôt avantageuses pour des étudiants français.

Dubaï cosmopolite et vibrante

Mourad Zaair, étudiant en troisième année du PGE découvre Dubaï et ses multiples facettes.

La culture de Dubaï est aujourd'hui très différente de ce qu'elle était il y a une décennie ou deux. La crique de Dubaï étroite divise la ville en deux parties. La partie nord est plutôt populaire et vivante, la plupart des pakistanais, indiens (malheureusement trop souvent synonyme de main-d'oeuvre a Dubaï y habitent et de nombreux souks y sont présents) on ressent également plus le sentiment de « l'ancien » de ce côté de la crique, au sud c'est toute la grandeur de Dubaï qui s'étend avec tous les malls les plages, les universités et les principaux sièges des multinationales.

La culture de Dubaï est cosmopolite. Avec l'afflux d'un grand nombre de populations étrangères qui incluent, des Persans, des Indiens, des Baluchis, Philippins et Anglais, la culture à Dubaï est devenue mondiale. Avec l'Islam en tant que religion officielle, la population est essentiellement musulmane mais la présence d'Hindus, de Chrétiens, de Sikhs ne peut pas être ignorée et leur présence a laissé une marque indéniable sur la culture à Dubaï ce qui fait de l'émirat un exemple à mes yeux en terme de cohabitation des religions. Comme la religion, la culture de langue à Dubaï est également diversifiée et bien que l'arabe soit déclaré comme langue officielle, l'anglais reste la langue la plus utilisée. Parlant arabe je n'ai eu à utiliser cette langue que deux fois sur un échange de quatre mois. Les écoles ne sont également pas polarisées concernant la langue et bon nombre d'entre elles enseignent des langues étrangères aux étudiants, les trois principales sont l'anglais, l'arabe et le français.

La culture de Dubaï est essentiellement très colorée et vibrante. Le festival d'achats de Dubaï et le festival de film international de Dubaï font partie intégrante de la culture de Dubaï. Nous avons eu la chance d'être présents lors d'un important festival s'appelant « global village » regroupant tous les pays d'Afrique et d'Asie avec des stands aux couleurs de chaque culture.

Pour conclure sur la culture, loin de tous les préjugés Dubaï est une ville très ouverte sécurisée avec des lois répressives qui permettent aux habitants de vivre dans le confort, mais aussi et surtout avec une notion de service complètement différente de celle que l'on a en France grâce a une main d'œuvre bon marché.

Regard français sur le mode de vie américain

Virginie Bresson en troisième année du Master Grande Ecole en échange académique détaille pour nous les particularités du mode de vie américain.

I. Vie quotidienne

Accueil

J'ai été particulièrement marquée dès mes premiers instants en Californie par l'accueil des locaux, beaucoup plus enclin à parler au premier inconnu. Les américains ont beaucoup plus de facilités à entrer en contact avec les autres, notamment les étrangers. Je ne pourrais compter le nombre de personnes m'ayant abordé pour me questionner quant aux raisons de mon séjour à San Diego. On retrouve ce sens de l'accueil dans les métiers de service. Hôtesses, chauffeurs de bus ou encore serveurs vous accueillent avec un large sourire, vous demandant automatiquement comment vous vous portez aujourd'hui. Que ce soit un automatisme ou une obligation professionnelle, cette différence est très agréable. Cela peut agacer certains percevant cela comme de l'hypocrisie. J'ai toutefois pu apprécier la sincérité de nombreux travailleurs. Je n'avais encore jamais rencontré de chauffeur de bus descendant de son siège pour expliquer le chemin à un couple de touristes.

 Patriotisme

Le drapeau américain est omniprésent dans le paysage californien, ce qui représente une autre différence culturelle majeure. L'amour des américains pour leur pays est tout autre qu'en France. Ce patriotisme est une réalité et non un simple cliché ; il existe une réelle fierté d'être américain. Cette fierté comporte parfois des limites. Penser que les Etats-Unis sont seuls et loin devant les autres nations peut paraître égocentrique et conduire à des comportements irrespectueux.

 Respect et hommage

J'ai noté un réel respect pour les personnes âgées et handicapés. Alors qu'à Paris, l'incivilité envers les personnes âgées est un problème de société, la Californie pourrait être montrée en exemple. Les jeunes générations laissent sans broncher leurs places dans les transports publics et n'hésitent pas à aider une personne dans le besoin. Il existe un réel soutien entre la population. Il existe par ailleurs un respect envers les vétérans. De nombreux dispositifs sont mis en place pour les accompagner. Le trajet que j'effectuais quotidiennement pour me rendre à mon université, s'arrêtait à un hôpital soignant prioritairement les vétérans. Drapeaux et affiches étaient installés autour du bâtiment pour rendre hommage à ces hommes et femmes.

Le rapport à l'argent

L'argent n'est pas un tabou, on parle librement de son revenu ou du prix de ses loisirs, vêtements etc. Le panneau d'une église indiquant: « soyez riche mais n'oubliez pas Dieu » a marqué mon attention car il représente selon moi la mentalité générale.

Mode de consommation

La consommation énergétique et la consommation alimentaire sont très élevées. Le consumérisme est un trait majeur de la société américaine. Le dimanche n'est pas un jour de repos, les magasins ferment simplement quelques heures plus tôt que les autres jours de la semaine. La population est accro aux petits prix y compris celle issue des milieux riches. Les américains achètent en large volume pour économiser sur les prix. Il est impossible d'acheter un shampoing ou pot de mayonnaise à une taille individuelle. Le mouvement « inverse » qui a débuté en France, prônant des produits locaux, régionaux et valorisant la qualité est moins visible aux Etats-Unis. La folie des grandeurs caractérise la société américaine. Les voitures de taille gigantesque permettent d'afficher sa richesse.

 Sport

Le sport est au cœur de la vie quotidienne des Américains. Le nombre de salles de sport et de boutiques vendant des produits énergétiques est impressionnant. Aux Etats-Unis «tout est business». On peut voir des publicités pour des dentistes, avocats ou même des « docteurs de cannabis ». Il n'y à pas de tabou pour tout ce qui est relatif à l'argent.

 Système dénonciateur et méfiance envers les individus

Ce qui m'a étonné négativement est la méfiance envers les individus. On vérifie à tout va l'identité des personnes. On demande à toute personne, qu'elle ait 22 ans ou 70 ans, ses papiers car il faut avoir 21 ans pour se rendre dans un pub. De plus, il n'est pas question de présenter une carte d'identité nationale française ou une photocopie de son passeport, seule le passeport représente une preuves valide de son identité ; ce qui est loin d'être sans risque pour un étudiant étranger. Par ailleurs, la société fonctionne par un système de dénonciation que je n'ai pu apprécier que sous certains aspects. Ma mère travaillant pour une compagnie aérienne américaine me l'avait signalé, les employés peuvent se plaindre du comportement de leurs collègues ou bien de leurs supérieurs anonymement en appelant des numéraux spéciaux. Dans le bus, des publicités nous proposent de gagner de l'argent en dénonçant un criminel. Sur la route, des numéros sont à notre disposition pour dénoncer un conducteur dont la conduite est jugée dangereuse.

Politique

Je me trouvais aux Etats-Unis durant l'élection présidentielle. Là aussi de nombreuses différences peuvent être soulignées. Les américains affichent pour qui ils votent sur leur voiture ou même dans leur jardin alors qu'en France l'appartenance politique relève de la vie privée des individus.

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II. Entreprise et université

Les stages semblent extrêmement valorisés en Californie car les étudiants ont un semestre de libre dans l'année. Les petits emplois étudiants sont aussi très communs du fait du prix extrêmement élevé des études.

Au sein de l'université, je n'ai pu noter que quelques comportements différents. Les étudiants sont libres d'arriver en retard en cours sans donner d'explication ainsi que de quitter le cours à leur bon vouloir. Les professeurs sont moins regardants sur l'absentéisme des élèves du fait de leur nombre important.

 

III. Adaptation

Je me suis adaptée très rapidement à la culture américaine. Les différences avec la culture française sont mineures. La bise n'est pas répendue pour saluer, une simple bise accompagnée d'un « hug » pour les amis les plus proches sont plus courants. Comme je l'ai déjà souligné, l'accueil chaleureux m'a agréablement surprise et permis mon adaptation rapide. Quatre mois passent à une allure incroyable, je n'ai ressenti aucun mal du pays. L'adaptation à la nourriture, à la personnalité des américains et à leur culture a été une expérience unique pour moi.

Les incontournables de Buenos Aires

Soukayna Lecheheb, en troisième année de Master Grande Ecole, a choisi Buenos Aires en Argentine pour effectuer son stage et partage ses nombreuses découvertes de la ville et de ses environs.

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"L'installation à Buenos Aires
Lorsque je suis arrivée en Argentine, à Buenos Aires, je ne me suis pas crue en Amérique latine. En effet, la ville de Buenos Aires est une ville très spacieuse avec de grandes avenues, une circulation intense mais reste selon moi une ville très européenne. En effet, la grande majorité de la population argentine est d'origine européenne, surtout espagnole et italienne. L'architecture de la ville a été influencée par plusieurs pays européens. Dans les quartiers les plus anciens comme San Telmo, on retrouve un mélange de style moderne et de style colonial, d'autres nouveaux quartiers comme Puerto Madero, sont beaucoup plus modernes.
San Telmo est le quartier des artistes on y trouve le dimanche un grand marché. Puerto Madero est un quartier très récent, on y retrouve plusieurs restaurants très tendance, des boutiques et également des discothèques.
La plupart des personnes installées à Buenos Aires sont évidemment des argentins, mais il y a également de nombreux boliviens et colombiens. La plupart viennent faire leurs études en Argentine car la ville de Buenos Aires reste une des villes les plus européennes en Amérique latine.

Notre adaptation à la ville a été rapide. Ma colocatrice et moi même avons été accueillies par un ami le temps de trouver un logement. Nous nous sommes rendues dans une agence à Palermo Soho car nous savions que nous voulions vivre dans ce quartier car plusieurs étudiants de l'ISG nous l'avaient recommandé. On a pu visiter un des appartements proches de Plazza Armenia. Lors de la signature du contrat, nous avons remarqué qu'ici les étrangers payent tous en dollars ou en euros. Le propriétaire nous a expliqué qu'il est difficile de se procurer des dollars ou des euros en Argentine et on les accepte donc facilement des étrangers. Nous nous sommes ainsi installées dans le quartier de Palermo Soho, un quartier où vivent de nombreux étudiants étrangers et où la vie bouge énormément. Le quartier est entouré de restaurants, bars, boîtes mais on y trouve également des parcs où la plupart des argentins aiment se détendre après une journée de travail ou en weekend pour faire du sport. Le parc que nous fréquentons le plus est celui de Palermo, proche de la Plaza Italia. De nombreux jeunes viennent se retrouver le weekend pour faire du roller, du sport ou même danser sur des musiques argentines.
Les argentins sont des personnes très accueillantes et sympathiques. Toutefois l'accent espagnol en Argentine est assez différent de celui de l'Espagne ou de l'accent latino-américain et il est parfois difficile de les comprendre, d'autant plus qu'ils parlent assez vite.

Au niveau des rencontres, nous habitons dans le quartier jeune mais également le quartier ou se trouve énormément d'étrangers. Palermo Soho  est une petite partie de Palermo Viejo, à côté de Palza Serrano et de Plaza Armenia. C'est une partie très « fashion », « design » de Palermo où l'on trouve plusieurs restaurants, bars et  plusieurs cafés très tendance. Les anciennes maisons sont transformées en boutiques ou bars branchés. Le week-end, les bars se transforment en boutiques «  hippies » et attirent de nombreuses personnes car les prix sont assez raisonnables.

Découvrir les us et coutumes
Les argentins ont aussi une boisson typique qu'ils boivent à longueur de journée : le maté. C'est une boisson chaude à base d'herbes et très amère, un peu comme le thé japonais. Les argentins boivent cela dans un maté, calebasse évidée, à l'aide d'une bombilla comme une pipette métallique. On s'habitue donc à voir cette boisson partout, dans la rue, dans les parcs, dans le métro. Les locaux sirotent leur maté et ont toujours à portée de main de l'eau chaude pour le recharger.
Nous avons également découvert  la gastronomie argentine. Nous avons remarqué que la viande reste un des principaux repas des argentins (appelée ici « asados» ou « parilla»). Généralement c'est de la viande de bœuf toujours servie en grande portion avec des pommes de terres ou une purée de citrouille.
Parmi les plats typiques, nous avons pu tester également l'empanada (feuilleté farci de bœuf, de fromage ou autre garniture), les escalopes de bœuf à la milanaise panées accompagnées d'œufs frits et de pommes de terre. C'est un des plats que l'on trouve dans tous les restaurants de Buenos Aires. Les pizzas font également partie de la culture argentine. La gastronomie argentine a fortement été influencée par la gastronomie italienne. Au niveau des desserts, les argentins mangent à toute les sauces du « dulce de leche », une sorte de confiture de lait, que ce soit de la glace ou à l'intérieur de gâteaux ou de churros (beignet argentin).

Difficile de parler de parler de Buenos Aires sans mentionner le tango. Cette danse est née à la fin du XIXème siècle dans les quartiers défavorisés. Cette danse était une sorte de mélange entre la valse européenne, la habanna cubaine et les danses africaines. A l'époque le tango était dansé dans les bordels et les bars des quartiers populaires. Cette danse a fortement évolué grâce à des filles de bonnes familles et a pu se faire connaître à travers le monde notamment à Paris. Nous avons vu à plusieurs reprises des personnes en train de danser le tango dans les rue de Buenos Aires. Peu importe l'âge des danseurs, l'émotion dégagée par cette danse est exceptionnelle. Lors des jours fériés en Argentine, des « ferias » sont organisées dans les quartiers de Buenos Aires. On y retrouve plusieurs activités, des marchands, et des personnes qui dansent.L'émotion et l'ambiance que l'on trouve dans les ferias de Buenos Aires est exceptionnelle.

Le sport le plus pratiqué en Argentine est le football. Les deux clubs les plus renommés se trouvent dans la ville de Buenos Aires : le club Atlético Boca Juniors et le club Atlético River Plate. La ville possède plusieurs stades et le célèbre Maradona a grandi dans un des quartiers les plus pauvres de Buenos Aires. J'ai pu m'inscrire dans un club de football proche de mon quartier. En effet, ce club propose à des personnes intéressées par le football de s'inscrire pour un match organisé dans la semaine. Cette expérience est très enrichissante tant au niveau sportif qu'au niveau social. On y retrouve des personnes venant de pays différents, colombiens, américains, argentins et l'on partage un bon moment en faisant une partie de football qui dure en général une heure. Les matches sont mixtes mais on peut choisir également de jouer juste entre filles. Le polo et le tennis sont également des sports très appréciés à Buenos aires.

Quelques idées de visites autour de Buenos Aires
Au niveau de nos voyages, nous avons visité les chutes d'Iguazu. Puerto Iguazu est une ville située au nord de l'Argentine au niveau de la frontière du Brésil. Pour s'y rendre nous avons du prendre un bus, appelé ici « collectivo ». Le trajet dure environ 18h, mais le voyage vaut la peine. Nous sommes restées 2 jours et nous avons découvert les 3 rios. Ce sont trois fleuves qui viennent du Brésil, du Paraguay et de l'Argentine et se rencontrent ici. Le deuxième jour, nous nous sommes rendues aux chutes d'Iguazu et nous avons fait une visite entière du parc, qui est inscrit au patrimoine mondial par l'UNESCO depuis 1984. De chaque côté de la frontière, les chutes font partie d'une réserve naturelle. Du côté argentin, il y a plusieurs circuits de visite qui ont été aménagés au milieu de la forêt et des différentes chutes via des passerelles. Nous avons également pu prendre un bateau et nous rendre en bas des chutes.

Nous nous sommes également rendu à Miramar, une ville qui se trouve au sud de Buenos Aires. Il y a lieu de dire que lorsqu'il y a un jour férié à Buenos Aires, généralement le lundi, tout le monde part dans sa maison secondaire. Pourtant  il n'est pas évident de quitter Buenos Aires. Toutes les villes, provinces de Buenos Aires se trouvent à minimum 5h de trajet. Nous avons accompagné une amie argentine qui possède une maison de campagne à Miramar. Cette ville est une station balnéaire de la province de Buenos Aires. Elle est située à environ 5 h de Buenos Aires et à une heure de Mar dePlata, sur l'Océan Atlantique.

Un des quartiers très touristiques à Buenos Aires que nous avons également pu découvrir est le quartier de la Boca. Un quartier proche du centre de Buenos Aires, de San Telmo et de Puerto Madero. Ce quartier est aujourd'hui  très prisé par les touristes. Nous nous sommes rendues dans ce quartier pour admirer les maisons colorées et regarder également des spectacles de tango. C'est un quartier très pauvre de Buenos Aires, il est donc recommandé de ne pas s'y rendre tard le soir mais la journée, le quartier est très animé et très authentique."

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Redécouvrir la Tunisie après le Printemps Arabe

Fatma Ben Debba étudiante en troisième année du Master Grande Ecole a choisi de faire son stage en Tunisie, son pays d'origine. Elle partage avec nous ses premières impressions sur ce pays qui a connu de nombreux bouleversements.

Le pays que j'ai choisi pour le stage est certes mon pays natal, celui ou j'ai vécu jusqu'à l'âge de 19 ans avant de poursuivre mes études en France, mais ce n'est plus le même depuis la Révolution du Jasmin. En effet, en revenant à Tunis après les évènements du 14 janvier 2011, j'ai découvert un autre visage de ce pays. C'est ce qui m'a motivé et encouragé à choisir ce pays où j'ai vécu toute mon enfance et ma jeunesse, à y revenir, y faire mon stage et d'essayer de m'y réadapter.

Les premières impressions
Dès mon arrivée ici, j'ai senti que le pays était plongé dans un climat de tension. Il régnait une atmosphère pesante car dans certaines villes il y a énormément d'affrontements entre démocrates et islamistes radicaux.
En revanche, Tunis où j'effectue mon stage, reste relativement calme. Il y a certes quelques grèves et manifestations mais cela reste tout de même un environnement où l'on peut travailler.

La grosse différence avec la Tunisie d'avant c'est qu'aujourd'hui la vie politique est très présente dans le quotidien de tous les tunisiens et que c'est un sujet courant et sur lequel tout le monde discute et débat. Le peuple tunisien n'a jamais été habitué à autant de liberté d'expression ce qui engendre parfois des abus dans le sens où les gens ne connaissent plus leurs limites.

Pour ce qui est de mon installation, je vis chez moi dans la maison familiale. J'ai vécu durant cinq ans à Paris où je me suis habituée à la vie parisienne et à vivre seule, ce qui me change complètement ici.
Contrairement à Paris, la vie n'est pas du tout chère. On est toujours étonné par le prix des courses ou la restauration, on peut donc avoir une très bonne qualité de vie sans pour autant trop dépenser.

Présentation du stage
J'effectue mon stage à DME.SA. DME « Diagnostic méditerranée » est une société anonyme totalement exportatrice implantée à Tunis et à Mornag. Le secteur d'activité de la société est la fabrication des produits de diagnostics des maladies parasitaires, détermination de groupage humain ABO/Rh, montage de petits instruments de diagnostic et injection plastique.
Ma mission dans le cadre du stage est tout d'abord celle d'assister la directrice du département finance et contrôle de gestion et qualité de l'entreprise, en adéquation avec ma spécialisation en comptabilité, audit et contrôle de gestion. Mes tâches consistent à informer la direction des prestations du système management qualité et des améliorations qu'il faut y faire ; veiller ensuite à ce que les processus nécessaires au système de management qualité soient réalisés et maintenus dans la société ; assister à l'élaboration des rapports sur la qualité et un rapport sur la situation de la société et les remettre à la direction ; et enfin participer à la réalisation des audits.

La bavière : terre d'accueil

Tom Fontaine est en dernière année du Master Grande Ecole (Parcours Associatif) et passe six mois à Munich dans le cadre d'un stage.

Pour moi, « mon aventure professionnelle », comme j'aime à l'appeler, a maintenant commencé depuis trois mois. Je me trouve en Allemagne à Munich dans l'entreprise WACKER. Si je me suis vite adapté au mode de vie allemand, celui-ci est cependant assez différent du nôtre. Je vais ici vous décrire les différences majeures que j'ai remarquées en  Bavière.

Munich est une merveilleuse ville pour les amoureux à la fois de la ville et du grand air, car la ville se situe à 30 min des Alpes et de nombreux lacs l'entourent. D'autre part, la ville en elle-même est moderne et dynamique. Les amateurs d'arts ne seront pas déçus avec de nombreux musées, dont un triptyque de Pinacothèques.


En ce qui concerne la nourriture, l'eau sera remplacée par la bière qui est plus économique ici et le porc sera revisité à toutes les sauces (sans mauvais jeu de mots) souvent accompagné de « Kartoffeln ». N'espérez pas manger de bœuf, vous n'en trouverez nulle part à mon grand regret. Pour acheverce portrait gastronomique, vous serez obligé de vous laisser tenter par le fameux Bretzel qui se déguste sans modération.


Ce qui frappe le plus en arrivant, c'est l'honnêteté des allemands ainsi que leur respect pour les autres. On sent que la collectivité prime sur l'individu. Les rues sont propres car les gens font attention, et tout le monde vous aide en cas de soucis. J'ai d'ailleurs reçu un excellent accueil de la part de mes collègues et je me suis très vite senti intégré. Un climat de confiance règne, pas de portillons dans le métro, des caisses où mettre de l'argent en échange de fleurs ou de légumes; nous sommes dans un système qui s'autogère, ce qui est très agréable. Le revers de la médaille est qu'il ne faut jamais trahir un allemand. Si vous ne respectez pas les règles, les sanctions seront importantes. Les différences avec la France sont donc nombreuses, même si l'on reste dans une culture occidentale avec un héritage commun.

Il faut noter - et c'est pour moi le point le plus important - que malgré les différends passés entre nos pays, le traumatisme post-seconde guerre mondiale est enfin passé; ce qui est une réelle source d'optimisme pour l'Europe. Quoi de plus beaux que des gens qui se respectent et qui peuvent avoir une discussion sur le nazisme sans que cela ne soit tabou ?


Pour conclure j'aimerais m'attarder sur la qualité de vie allemande. Les pistes cyclables sont aussi nombreuses que nos couloirs de bus parisiens, le Bio est abordable et surtout les gens touchent de meilleurs salaires pour un coût de la vie plus faible. La « Deutche Qualität » est donc recherchée par tous, aussi bien au travail qu'en termes de qualité de vie.

La meilleure façon de découvrir étant de la visiter, je vous recommande la Bavière, qui est pour moi une des plus belles régions d'Europe.

Différences culturelles : quelques spécificités irlandaises

Edgar, étudiant de troisième année en Master Grande Ecole, parti en échange universitaire à Dublin, nous apporte son témoignage.

Edgar.jpgDublin est la capitale de l'Irlande, qui est indépendante du Royaume-Uni (à la différence de l'Irlande du Nord et de sa capitale, Belfast). Dublin est peuplée d'environ 1,2 million d'habitants et compte plus de 1000 pubs ! La monnaie est l'euro mais, comme en Grande Bretagne, on roule à gauche !

Dublin est coupée en 2 par une rivière : la Liffey, qui marque la différence entre Dublin Sud etDublin Nord. La différence était plus marquée il y a 20 ans, du fait de l'écart de niveau de vie entre les deux rives. Le Sud était riche et le Nord plus populaire. Aujourd'hui la disparité entre le Nord et le Sud de Dublin est moins marquée.

En marchant dans Dublin, il est impossible de ne pas remarquer la présence des pubs et des publicités liées à la bière. La bière fait entièrement partie de la culture irlandaise à tel point que la Guinness est une sorte de symbole national. D'ailleurs, pour l'anecdote, le symbole de la République d'Irlande qui est la harpe, a été emprunté à la Guinness et non l'inverse ! Ainsi, le pub irlandais est une véritable institution. En sortant du travail, les Irlandais ont pour habitude de s'y retrouver. A la différence de la France, tous les pubs offrent la même qualité de service et ne visent pas une clientèle particulière. On peut y croiser des touristes, des hommes d'affaires, des retraités ou des étudiants.

Le sport a une place importante en Irlande. A la différence de la France, où le football a une nette prédominance, l'Irlande a de nombreux sports nationaux. Les irlandais pratiquent le football, le rugby mais aussi des sports gaéliques assez étranges et dont les règles ne sont pas toujours faciles à cerner ! La GAA, « Gaelic Athletic Association », est composée de 2 sports : le hurling et le foot gaélique. Le hurling se joue à l'aide d'une crosse et chaque match à Cork Park réunit 82 000 supporters. Le foot gaélique se joue avec une sorte de balle de basket et avec des règles empruntées à la fois au football et au rugby. Dans le sport aussi, on retrouve la différence entre le Nord et le Sud de Dublin car le rugby se joue uniquement au Sud alors que les sports gaéliques se jouent au Nord. La culture irlandaise est également marquée par les courses de lévriers : dograce. J'ai eu la chance d'assister à l'une d'entre elles. Quelques touristes comme moi se divertissaient en regardant cette pratique peu courante alors que les nombreux Irlandais présents se concentraient sur leurs paris, ce qui rendait l'ambiance très électrique.

Je tiens à dire que beaucoup de préjugés n'ont pas lieux d'être. Premièrement, le ragoût n'est pas le seul plat servi. Ensuite, il ne pleut pas si souvent, et d'ailleurs, les averses sont suivies de belles éclaircies. Et enfin, l'ensemble de la population n'est pas constitué que de roux !

Benjamin Lassalle nous raconte ses premiers pas à San Diego

Benjamin Lassalle, étudiant de 3ème année du parcours associatif, nous raconte ses premiers moments à San Diego où il est parti en échange universitaire.

« Mon désir d'aller étudier aux Etats-Unis a été motivé par l'excellent niveau pédagogique de l'université de San Diego mais aussi par l'attirance que j'ai et que j'ai d'ailleurs toujours eu pour les Etats-Unis !  En effet, depuis tout petit, je suis fasciné par ce pays qui est et demeure malgré la concurrence de nouveaux pays tels que la Chine ou l'Inde, la première puissance mondiale. Pourtant ce qui me fascine le plus aux Etats-Unis ce n'est pas leur puissance économique mais bel et bien leur culture, leur art de vivre. En effet, « The American way of life » n'est pas une légende ! Ils ont véritablement une façon très particulière d'appréhender la vie.

La première chose qui m'a frappé lors de mon arrivée à San Diego est la taille des autoroutes, des voitures, des centres commerciaux. Tout est beaucoup plus grand qu'en Europe. Même les portions de nourritures sont vraiment surprenantes car elles sont tout simplement énormes. L'alimentation est d'ailleurs une composante majeure de la culture américaine. Le fameux McDonald's est véritablement omniprésent à San Diego. On en trouve partout. Il y a également de très nombreuses autres enseignes de restauration rapide tels que Subway, Chipotle, Burger lounge... Ainsi, on peut trouver de la nourriture à chaque coin de rue. De plus, les californiens n'ont pas d'heures fixes pour prendre leurs repas et donc on peut voir des gens se nourrir en continu durant toute la journée. Pour le français que je suis (et qui mange donc généralement aux mêmes horaires) ce phénomène est très surprenant.

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Le rythme de vie des californiens m'a également beaucoup surpris. En effet, ils se couchent très tôt (entre 20 heures 30 et 21 heures) et se réveillent également très tôt (généralement entre 5 heures 30 et 6 heures). Ce rythme est donc très différent du rythme européen. De plus, de nombreux étudiants californiens sont très soucieux de leur image (ce qui s'explique probablement par le fait qu'ils passent beaucoup de temps à la plage). Beaucoup d'étudiants pratiquent donc de nombreux sports (et notamment la musculation) et ce avant que les cours ne commencent c'est-à-dire avant huit heures. Il y a un véritable culte qui est voué au corps en Californie. L'expression « un esprit sain dans un corps sain » est très représentative de la vision californienne de l'étudiant modèle.  Ainsi, la pratique du sport est très valorisée dans l'état de Californie mais les résultats scolaires demeurent l'élément majeur de valorisation pour les étudiants californiens. Et heureusement !

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Le climat à San Diego est assez exceptionnel puisque pour le moment la température minimum a été de 25 degré. De plus, les nuages sont très rares et la pluie semble ne pas exister à San Diego. Ce climat conditionne également beaucoup la manière de vivre des habitants de San Diego puisque du fait de ce climat très favorable, les différents quartiers sont très animés. En effet, la plupart des californiens mangent en dehors de chez eux, ce qui créent une atmosphère très conviviale dans les rues.
A très bientôt pour de nouvelles aventures !!!! »


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Hong Kong : Premières impressions et premières découvertes

Anna Chardon, étudiante en Master Grande Ecole (Parcours Associatif) à l'ISG, est partie effectuer un stage à Hong Kong dans le cadre de sa troisième année. Anna nous livre ses premières sensations.

Anna chardon.jpgQuelles ont été tes premières impressions en arrivant ?

     "A mon arrivée, plusieurs sentiments m'animent : Tout d'abord, l'excitation parce que j'ai hâte de découvrir cette ville mais aussi un grand sentiment d'appréhension car je ne connais rien ni personne à Hong Kong. Je ressens également une grande joie d'être ici, seule, à voler de mes propres ailes mais j'ai aussi très peur, que ce qui m'attend ne soit pas ce que j'avais imaginé. J'ai fait le choix d'arriver seulement une journée avant de débuter mon stage, pensant que de me mettre au travail dès mon arrivée serait le meilleur moyen de m'acclimater rapidement."

Comment s'est passé ton installation ?

    "Après quelques complications concernant l'appartement - un 6m2 qui me coûte une vraie petite fortune - que j'ai loué depuis la France via un site internet , je peux enfin poser mes valises. On est samedi soir et j'ai rendez-vous lundi matin à 9h30 chez SINOWELL, l'entreprise dans laquelle je vais travailler pendant 4 mois.Mon entreprise n'est pas une multinationale, c'est une petite structure composée de 10 personnes, avec à sa tête un français, installé en Chine depuis 20 ans. Mes collègues de travail sont tous chinois et je dois donc m'adapter à leur culture qui est, comme j'ai pu le découvrir, très différente de la nôtre. Ma première journée dans la ville a donc consisté à m'occuper des choses indispensables à mon installation : m'acheter un portable chinois,  me renseigner sur les moyens de transport les plus adaptés pour me rendre au bureau, faire le tour de mon quartier et quelques courses. J'habite à Wan Chai, un quartier situé entre Causeway bay, l'endroit ou je vais travailler et Central, qui est selon ce que l'on m'a dit, le quartier le plus animé de l'île (et le plus européen). Après cette première journée, tout s'est enchaîné très vite. Je travaille beaucoup et le temps passe à une vitesse surprenante."

Mymy lemay Hong kong1.jpg(Photo prise par Myriam Lemay, étudiante en Master Grande Ecole/ Parcours Multinational)

Quel élément t'a marquée ?

"J'ai été amusée de voir toutes ces femmes, assises à même le trottoir en train de pic-niquer sur des nappes et envahissant littéralement tout le quartier de Causeway Bay. On m'a expliqué plus tard qu'il ne s'agissait pas de Hong-kongaises mais de Philippines qui viennent travailler à Hong Kong, le plus souvent comme femmes de ménages et qui sont logées chez leur patron. Le dimanche étant le seul jour de repos dont elles disposent, elles se retrouvent toutes et s'assoient dans les rues pour profiter de la journée. Pour tout vous dire, j'ai trouvé assez triste de savoir que ces femmes n'ont nulle part où aller, qu'elles ont interdiction se s'installer dans les nombreux parcs que compte la ville et que leur seule alternative est de trouver un petit emplacement sur le béton pour pouvoir déjeuner."

Quelles différences culturelles as-tu remarquées ?

"La chose la plus étrange et surtout la plus difficile pour moi en tant qu'européenne est qu'ici en Chine on ne parle pas de sa vie personnelle. Ainsi,  des collègues de travail qui se connaissent depuis 10 ans et déjeunent ensemble tous les jours peuvent ignorer le nombre d'enfants qu'ils ont les uns les autres. On parle donc « de la pluie et du beau temps » et le plus souvent on ne parle d'ailleurs pas du tout. L'ambiance est extrêmement studieuse, pas de pause, pas de bruit et presque pas de communication. Tout se passe par mail. Au moment du déjeuner, nous partons tous ensemble dans un restaurant où chacun mange quand son plat arrive à une vitesse record et ne demande pas son reste quand il a terminé. Il quitte simplement la table. Dans tous les endroits que nous fréquentons, je suis toujours la seule européenne, ce qui me donne l'agréable sensation de m'immerger complètement et d'avoir la chance de comprendre un peu mieux l'art de vivre chinois."

As-tu réussi à t'intégrer facilement?

"Concernant mes rencontres, j'ai rapidement compris que les expatriés de cette ville et en l'occurrence les nombreux français qui sont installés ici, ne fréquentent pratiquement pas de Hong-kongais. Les différences entre nos deux cultures sont trop importantes pour la plupart des gens. J'ai donc la chance de vivre entre les deux... La journée, comme les chinois et le Weekend, un peu plus comme les expatriés. Malheureusement, mon travail ne me permet presque pas de participer aux activités qu'organisent les personnes que j'ai rencontrées ici car je travaille le samedi et je n'ai donc pas l'opportunité de partir en weekend dans les îles alentours ou en excursions avec eux.

De plus, j'ai remarqué que beaucoup de français vivent ici en ignorant la Chine et les chinois. Ils se sont recrées un « petit Paris » au milieu de la ville et ne s'en éloigne que très rarement. Je trouve ça dommage et considérant que je ne suis là que pour très peu de temps, j'essaie d'éviter le plus possible ce genre d'endroit, qui me font totalement oublier le fait que je me trouve à Hong-Kong.

     En conclusion, je m'adapte petit à petit, j'apprends sur les gens et découvre la ville un peu plus chaque jour. Nous avons beaucoup à apprendre d'eux mais il y a également beaucoup d'autres choses que nous n'avons pas à leur envier. Je me sens bien dans cette ville mais ce n'est pas non plus facile tous les jours. C'est simplement différent."

Immersion au coeur de la culture taïwanaise

Ophélie, étudiante en Parcours Associatif à l'ISG, nous livre quelques particularités de la culture taïwanaise.

"Le pays est avant tout apprécié pour sa sécurité (assurée à la fois par l'armée américaine et la police taïwanaise) et l'éducation organisée et très respectueuse des règles : vous pouvez vous déplacer en toute quiétude toute la nuit, vous absenter et laisser votre sac sur une table de restaurant.

Un taïwanais enlèvera ses chaussures pour entrer dans une demeure, il fait la queue pour entrer dans le métro, dans les musées, les cinémas. Faire le tour de l'île avec sac à dos, dormir à la belle étoile ne pose aucune problème. Non pas que la délinquance et la criminalité n'existent pas à Taïwan, mais elles ne sont pas visibles dans les rues et c'est la culture taïwanaise qui veut cela.

Si vous êtes étranger, il faut noter que ce mot à Taïwan est remplacé par invité, il vous suffit de sourire et un taïwanais vous proposera naturellement son aide. Les rapports entre les individus sont fortement basés sur la confiance et l'obligation de service. Mais la communication n'est pas toujours facile : en effet, nous européens sommes souvent directs, voire agressifs et autoritaires, alors que les Taïwanais sont beaucoup plus subtils et utilisent volontiers des images, des indices ou font des allusions. Ils sont humbles et obéissants, ne montrent pas leurs émotions tant dans leur vie personnelle que professionnelle (peur de perdre la face), alors qu'en Europe être trop obéissant ou soumis est considéré comme une faiblesse.
Néanmoins, un taïwanais n'accorde pas facilement sa confiance : il préfère vivre dans la crainte et l'incertitude et déléguer aux autres plutôt que d'affronter des difficultés ou conflits. Avant de conclure un marché, celui-ci doit être convaincu qu'il peut faire confiance son interlocuteur : cela peut donc prendre un certain temps avant qu'un climat de confiance optimal soit atteint, ce qui implique souvent des repas ou même des sorties avec les clients et/ou fournisseurs.
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Par ailleurs les taïwanais ne sont pas individualistes, mais orientés groupes et familles (ex : les prénoms sont délaissés au profit de titres comme «patron», «petit frère», «jeune fill » etc.); ils ne prennent pas de décisions seuls. Les enfants sont élevés dans la famille jusqu'au mariage et jusqu'à ce que les parents aient pu économiser suffisamment pour qu'ils s'installent avec leur conjoint. Ainsi, on trouve beaucoup d'appartements avec un grand nombre de colocataires à Taïwan (d'où l'inexistence du mot «intimité» en Chinois). L'importance de la famille et de l'amitié est telle qu'un Taïwanais n'hésitera pas à inviter une relation professionnelle chez lui pour la lui présenter (expérience vécue !)

Lorsque vous rejoignez une entreprise, ce n'est pas votre poste qui intéresse vos collègues taïwanais, mais votre rang et votre rémunération (contrairement à nos habitudes en France où la question de la rémunération est taboue). L'ancienneté est également un critère très important : tout comme la famille est essentielle, le Taïwanais considère l'entreprise qui l'emploie comme sa seconde famille. Et respect, fidélité et travail sont les caractéristiques indispensables du parfait employé.

Taïwan est un pays où l'impact de la doctrine de Confucius est omniprésent et où les valeurs telles qu'obéissance, travail acharné et respect de l'éducation sont primordiales.

Ci-dessous quelques illustrations de Yang Liu, artiste chinoise ayant vécu en Europe. A gauche, les Occidentaux, à droite les Chinois. (vie quotidienne, réseaux sociaux, résolution des problèmes, opinion)
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