école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Montréal : Étudier au Canada

Virginie Parisot, étudiante en dernière année du Master Grande École à l'ISG, est partie à Montréal, au Canada dans le cadre de son échange académique. Virginie partage avec nous ses premiers jours sur place.

Mon arrivée

MONTREAL.pngMontréal est la deuxième plus grande ville du Canada après Toronto en termes de superficie et de population. Elle est située dans la région francophone du pays, au Québec. C'est une ville réputée pour son dynamisme, ses festivals et sa grande communauté française.
Je suis arrivée à Montréal, voilà presque un an déjà, j'ai donc pu voir toutes les saisons du Québec, en commençant par l'hiver qui est bien plus rigoureux qu'en France. Avant d'arriver, j'appréhendais la température. Et j'avais raison de m'inquiéter, je suis arrivée le 20 décembre 2015 et il faisait déjà -15 degrés, avec 30 centimètres de neige tombant chaque jour. Plus on avançait dans l'hiver, plus il faisait froid. On a atteint les -40 degrés en janvier, j'ai tenu 5 minutes dehors avant que mes cils ne commencent à geler et ma respiration à se bloquer. Mes craintes sur les déplacements en ville se sont vite estompées car la ville est adaptée à ces températures, tous les magasins et habitations sont surélevés avec un "sas" en guise d'entrée pour maintenir la chaleur à l'intérieur.
L'été, Montréal est complétement différent, certaines rues deviennent piétonnes, les terrasses envahissent les trottoirs, les parcs sont verdoyants et la température peut grimper jusque 35 degrés.


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La ville est un parfait mélange entre la France et les États-Unis. C'est très résidentiel, les buildings du quartier des affaires ne sont pas très hauts et la ville est organisée par blocks et quadrillages à l'image des grandes villes américaines. On peut retrouver comme "blocks" connus : le village gay, le quartier latin, le quartier juif, le quartier chinois... Le Montréal Est est plus anglophone que l'Ouest, qui est principalement francophone.

La ville de Montréal est un véritable melting-pot culturel : 30% de la population de la ville est d'origine étrangère et 12% de la population étrangère du Canada réside à Montréal.
Les Québécois sont des gens très ouverts et chaleureux, il y a une proximité immédiate avec eux, presque amicale. Mais c'est en réalité une marque de politesse.

Mon installation

Depuis que je suis à Montréal, j'ai eu deux appartements, le premier était un 3½ (c'est comme ça qu'on classe les appartements ici), on ne parle pas en superficie mais en pièces fermées, la salle de bain comptant pour ½. Cet appartement était dans le quartier latin, à deux pas du centre-ville et n'était vraiment pas cher comparé aux loyers parisiens. Trouver un logement à Montréal est facile, le flux d'entrants et de sortants est très important. J'ai passé les six premiers mois de mon expatriation dans cet appartement puis, fin juin, pendant la période des déménagements, j'ai loué un duplex dans le quartier gay, à deux stations du centre-ville et de l'université. Je me suis mis en colocation pour la première fois et c'est assez difficile de partager son espace avec deux autres personnes que l'on connaît à peine.

FALLS.pngA Montréal, j'ai découvert les pharmacies canadiennes, similaires à leurs voisines américaines, on peut y trouver de tout, des pizzas, des chips, du shampoing et même des vêtements. Les supermarchés quant à eux, sont classés par prix et qualité, on peut donc choisir son supermarché en fonction de son budget.
Au Canada, les prix affichés en magasin sont hors taxes, il faut donc ajouter systématiquement 15% au prix de vente, sinon on peut vite dépasser son budget. C'est également le cas au restaurant et dans les bars, où il faut ajouter les frais de service, les Français sont d'ailleurs connus pour oublier ce pourboire créant une certaine animosité chez les serveurs.
Au niveau des transports, le métro coûte aussi cher qu'en France, les temps d'attente entre les métros sont longs, ce qui n'est vraiment pas pratique quand on est souvent en retard comme moi. La ville n'est pas desservie partout, le centre-ville est le point central, sinon pour le reste il y a le bus. L'hiver, le réseau souterrain est vraiment pratique pour ne pas à avoir à affronter le froid canadien, les centres commerciaux et l'université sont reliés directement au métro ce qui nous permet de ne pas sortir à l'extérieur.

Durant mon stage, j'ai eu la chance de travailler dans le milieu du stand-up montréalais. Tous les bars branchés de la ville proposent des soirées humour. Cela permet de passer une bonne soirée entre amis et de découvrir chaque semaine de nouveaux artistes. J'ai assisté à de nombreuses représentations, travaillé avec pas mal d'humoristes, ça m'a permis d'apprécier ce milieu et de commencer à me créer un réseau.
CANADA.jpgLa communauté française est vraiment bien représentée à Montréal, donc inévitablement, j'ai rencontré pas mal de Français là-bas et davantage depuis que je suis arrivée à l'université.
Le Canada est vraiment un pays magnifique, chacune de ses régions est culturellement très différente. Plus on s'approche des États-Unis, plus les villes s'américanisent. Dans certaines régions, les habitants ne parlent pas un mot d'anglais et dans d'autre, ils ne parlent pas le français.
Pour découvrir un peu plus le pays, j'ai visité quelques villes aux alentours de Montréal comme par exemple Toronto, la plus grande ville du Canada, Ottawa, la capitale du pays avec son Parlement ainsi que Niagara Falls city, située à la frontière des USA, connue pour ses célèbres chutes. Au Canada, tu as des activités pour chaque saison, ce qui m'a permis de réaliser un de mes rêve, faire du chien de traîneau sur la montagne du Mont Tremblant.

Nottingham : immersion dans les Midlands

Clémence Lajoinie, étudiante en dernière année du Master Grande École à l'ISG, est partie dans l'Est des Midlands en Angleterre et plus particulièrement à Nottingham dans le cadre de son échange académique. Clémence partage avec nous ses premiers jours là-bas.

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Mon arrivée

Mon arrivée à Nottingham s'est très bien passée, ce qui marque le plus quand on arrive, c'est à quel point la ville semble pensée pour les étudiants. On bénéficie de nombreuses réductions et la ville regorge d'activités. Le centre-ville de Nottingham est le lieu idéal pour se détendre et sortir du cadre de l'université. Il y en a pour tous les goûts, shopping, restaurants, activités. Et tout ça à une dizaine de minutes en bus !

e.pngLe campus de l'université de Nottingham s'étend sur trois sites principaux et constitue une véritable petite ville dans la ville. On peut donc trouver sur le campus, de nombreux magasins, cafés, pharmacies et des équipements sportifs. Les cafés et associations sont parfaits pour faire de nouvelles rencontres et de s'évader après les cours. C'est très agréable de flâner à pied ou à vélo sur ce campus très "vert" qui compte également un lac, sur lequel on peut se balader en barque.

Mon installation

z-ConvertImage.jpgLes gens sont très accueillants et la qualité de vie est quasi irréprochable. L'installation et l'adaptation sont donc assez faciles. Une semaine avant les cours, chaque étudiant profite de la "Freshers week" qui permet de rencontrer ses voisins, de faire la fête et de découvrir les activités sur le campus: associations étudiantes, culturelles, sportives ou professionnelles... Cette semaine est aussi l'occasion de s'installer correctement (l'université organise des "virées IKEA") et de prendre ses marques. Chaque étudiant logé sur le campus universitaire a un Hall attribué (exemple : Cripps Hall - 300 étudiants) lui-même réparti en blocks (15 blocks de 18 chambres à Cripps). Chaque Hall a ses propres managers et tuteurs qui organisent des évènements comme les "formal dinners" pour Halloween et Noël par exemple.
Faire partie d'un Hall, c'est comme faire partie d'une petite communauté, au sein de laquelle on se connaît tous de près ou de loin. Seul effort d'adaptation à prévoir : le petit déjeuner est à l'anglaise et le dîner est servi entre 17:30 et 18:30, il vaut mieux être prévenu...

a-ConvertImage.jpgDe très nombreux évènements sont organisés sur le site de l'université et dans le centre-ville de Nottingham, il est donc facile de faire des rencontres. Sur le campus, il y a une grande communauté internationale, ce qui permet de découvrir de nouvelles cultures.
Les évènements organisés sur le campus peuvent être liés à des projets professionnels (soirée organisée par une entreprise ou "workshops") et préparer aux entretiens téléphoniques ou de groupes par exemple. De nombreux évènements sont également liés à des associations comme un club de boxe ou encore d'économie. Sinon, si on veut faire la fête, des soirées étudiantes sont organisées tous les soirs de la semaine.
On a aussi la possibilité de faire des visites dans le centre de Nottingham : musée d'art contemporain, Château de Nottigham, balade dans le Wollaton Park, concerts, "gigs" dans les pubs du centre-ville...

À la découverte de "Big Apple"

De l'autre côté de l'Atlantique, New York. C'est ici que Julia Alfonsi, en dernière année de Master Grande École à l'ISG, a décidé de poser ses valises dans le cadre de son échange académique. Elle partage avec nous son expérience.

Mon arrivée

Brooklyn it is.jpgMon arrivée à New York s'est très bien passée, ce n'était pas une première pour moi. Il y a trois ans, j'étais déjà partie pour y vivre pendant un mois et demi, dans le but d'améliorer mon anglais et de découvrir la ville. J'habitais à l'époque dans le Queens, en immersion dans une famille américaine, et je prenais des cours d'anglais en plein centre de Manhattan. New York était vraiment un rêve pour moi. Je me souviens encore de la première fois où je suis arrivée à Manhattan, par la si célèbre et magnifique gare : Grand Central.

J'ai tellement apprécié cette ville que j'ai décidé de renouveler l'aventure et d'y repartir pour mon année d'échange. Mon choix universitaire s'est porté sur Brooklyn College pour vivre pleinement l'expérience d'un campus américain, qui m'était encore inconnue à ce jour.

Brooklyn-College.jpgAprès huit heures de vol et une attente interminable au guichet de l'immigration, je suis enfin arrivée à destination. Par chance, je savais déjà où j'allais habiter, ce qui était un énorme soulagement. A New York, la recherche d'un appartement est le parcours du combattant, l'immobilier est extrêmement cher et beaucoup d'immeubles sont très vieux, parfois à la limite de l'insalubrité. J'ai eu énormément de chance que mon amie Diane, étudiante en International Track à l'ISG, ait trouvé deux chambres libres pour nous dans un appartement de Park Slope, quartier très agréable de Brooklyn. Nous partageons cet appartement avec une étudiante américaine originaire de Washington, mais malheureusement notre colocataire américaine n'est pas très bavarde et passe le plus clair de son temps dans sa chambre.

Mon immersion

Pour débuter mon immersion new yorkaise comme il se doit, j'ai passé ma première soirée à déguster un hamburger dans le quartier populaire et branché de Williamsburg à Brooklyn. Le lendemain, journée d'orientation pour les "exchange students" à Brooklyn College. C'était l'occasion pour moi de découvrir un magnifique campus sur lequel ont été tourné plusieurs films et séries comme Gossip Girl ou la dernière publicité de Victoria Secret Pink.

Sans titre2.jpgCe que je préfère à New York, c'est qu'on ne s'ennuie jamais. Chaque jour, il y a des concerts, des matchs... Et les quartiers sont extrêmement différents les uns des autres. A New York, il y en a pour tous les goûts, c'est une ville en constante effervescence. Ce n'est pas pour rien qu'elle est surnommée "the city that never sleeps". Tout y est grand et démesuré. Si bien que Manhattan peut être étouffant avec ses immenses gratte-ciels, son trafic incroyable et ses rues débordantes de passants.

Lorsqu'on pense à New York, on pense tout de suite à Manhattan. Mais New York ne se limite pas seulement à cette île. J'ai découvert des quartiers de la ville dont je n'imaginais même pas l'existence, comme la surprenante et dépaysante plage de Rockaway Beach à Long Island. L'État de New York est lui aussi méconnu et dans l'ombre de "Big Apple". Nous avons donc décidé de découvrir un autre visage en visitant le magnifique Harriman State Park.

talk show.jpgManhattan et Brooklyn regorgent d'activités et de lieux à visiter. Il y a tout d'abord les musées tels que le MET, le MoMa ou le Guggenheim, les gratte-ciels et monuments tels que l'Empire State Building, le Rockefeller Center Observation Deck ou la Statue de la Liberté, mais aussi Central Park pour ne citer qu'eux. On peut également assister à un match de baseball au Yankees Stadium, à un match de basket au Madison Square Garden ou bien encore à un concert au Barclays Center. Durant l'été, nous avons eu la chance de pouvoir profiter d'un cinéma en plein air gratuit lors du Festival du Film de Central Park. Septembre quant à lui, est le mois de la fameuse New York Fashion Week, au cours de laquelle nous avons assisté à de nombreux défilés. Enfin, nous avons eu la chance d'assister au tournages de célèbres Talk Shows américains, The Tonight Show avec Jimmy Fallon et The Daily Show avec Trevor Noah. Une expérience incroyable !

Immersion en Australie

Arthur Guez, étudiant en dernière année du Master Grande École à l'ISG, est parti à l'autre bout du monde et plus précisément à Melbourne dans le cadre de son échange universitaire. Arthur partage avec nous son expérience.

Mon arrivée

Ce qui m'a poussé à aller à Melbourne, c'est son attractivité. Cette ville a beau être moins populaire que Sydney, elle n'est pas pour autant moins attractive qu'elle, au contraire. Ce n'est pas pour rien que l'on retrouve Melbourne en tête de nombreux classements en matière de qualité de vie ("The most liveable city in the world"). Les transports dans le centre-ville (le "CBD") sont gratuits, et on retrouve des fontaines à eau à tous les coins de rues. Ça peut paraître anodin, mais ça démontre une certaine différence de mentalité. La misère est aussi moins visible qu'à Paris. Par ailleurs, l'angoisse permanente qui existe en France, et en Belgique (où j'ai vécu les six premiers mois de 2016), d'un éventuel risque terroriste, est ici inexistante.


Avant d'arriver en Australie, je ne me doutais pas à quel point la société australienne était aussi multiculturelle. La proximité avec les frontières asiatiques fait que beaucoup immigrent vers l'Australie. Tout comme la communauté hispanique qui est très représentée ici.

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Mon installation

Beaucoup vous le diront, à Melbourne, et plus globalement sur le territoire australien, la vie est chère, même lorsqu'on est habitué aux standards parisiens. D'un autre côté, les emplois, même les plus basiques, sont bien mieux rémunérés qu'en France. Grâce à mon expérience dans la restauration ("hospitality"), il m'a été assez facile de trouver un job dans ce domaine.

A l'inverse, j'ai rencontré quelques difficultés à trouver un logement correct. Après avoir vécu pendant trois mois dans deux colocations différentes, et visiter un nombre incalculable de maisons et appartements, j'ai fini par trouver la colocation rêvée à Fitzroy, le quartier ("suburb") arty de Melbourne. Je ne vis qu'avec des anglophones, ce qui est parfait pour améliorer mon anglais. Malgré les quelques difficultés que j'ai dû affronter, je suis convaincu que toutes ces expériences sont formatrices.

les-australiens-tous-fous-dun-sport-chelou-le-footy-1475234231.jpgCe qui m'a vraiment marqué en Australie, est l'addiction au sport des australiens mais surtout des "melbournians". Ce sont de vrais mordus de sport. Dans l'état de Victoria (dont Melbourne est la capitale), la finale de "footy" (football australien) et la Melbourne Cup (course hippique) sont tous deux des jours fériés ("public holiday").

J'ai eu l'occasion de me rendre à Brisbane, situé dans l'Etat du Queensland, ville très similaire à Melbourne, mais en plus petite, et plus ensoleillée. En visitant le City Hall, j'ai appris sur l'histoire de la ville, sa fondation, son évolution et même sur les nombreuses inondations qu'elle a subi.

Ne connaissant personne à Melbourne, et étant le seul étudiant de l'ISG à avoir choisi l'Australie cette année, une des personnes avec qui je partageai ma chambre dans une auberge m'a conseillé de me rendre dans le bar le CBD. Chaque mercredi soir, sont organisées des soirées d'échanges linguistiques. L'occasion parfaite pour pratiquer son anglais, mais aussi son espagnol, tout en faisant de nouvelles rencontres toutes plus enrichissantes les unes que les autres.

Voyage sur les terres celtes

Bérengère Fau, étudiante en dernière année du Master Grande École à l'ISG, est partie en Irlande et plus particulièrement à Dublin dans le cadre de son échange académique. Bérengère partage avec nous ses premiers jours sur les terres celtes.

Mon arrivée

Dublin voyage sur les terres celtes.jpgAprès avoir passé les six derniers mois en stage en Allemagne, mon arrivée en Irlande m'a réservé beaucoup de surprises. Je suis partie fin août à Dublin et la première surprise a été la météo. Lorsque je suis montée dans l'avion, il faisait beau et chaud alors qu'à mon arrivée, pluie, vent et fraîcheur m'attendaient de pied ferme.
Je n'avais pas encore trouvé mon logement, j'ai donc réservé un Airbnb à Temple Bar, le quartier le plus réputé d'Irlande, pour ses nombreuses activités nocturnes. J'ai eu quelques difficultés à trouver un appartement. J'ai dû faire neuf visites au total, soit les propriétaires ne louent pas aux étudiants soit les logements sont trop insalubres. J'ai enfin réussi à trouver un appartement dans un quartier résidentiel à deux kilomètres de mon école, Griffith College.

Mon installation

ob_9e3384_the-poolbeg-lighthouseimg-2671.jpgLa ville de Dublin n'est pas très grande, ça incite à tout faire à pied. Je pourrais me promener dans cette ville durant des heures. On finit toujours par dénicher un petit endroit sympathique au détour d'une ruelle. Il y a de très beaux paysages. J'ai d'ailleurs été très étonnée de voir le phare de Dublin et de pouvoir me promener sur la plage.

dublin.pngQuand on parle de Dublin, on s'imagine dans un pub, entouré d'Irlandais, bière et Fish and Chips à la main, avec une musique celtique en fond sonore... Et bien, en fait, c'est exactement comme ça que tout s'est passé pour moi. Les Irlandais sont très chaleureux et accueillants. Il est facile de nouer des contacts et de s'intégrer à des conversations.
Autre élément indissociable de la culture irlandaise, le rugby ! J'ai eu la chance d'assister à un match national et de me laisser emporter par l'ambiance survoltée dans le stade. C'était une bonne première approche avant les matchs internationaux.
Les Irlandais ont vraiment la culture de la fête. Ils mettent un point d'honneur à célébrer les fêtes telles que Noël, Halloween ou encore la Saint Patrick. Les habitants ont l'habitude de décorer méticuleusement leurs maisons à l'approche de celles-ci ce qui rend les rues vraiment féériques.

Shangai : rendez-vous dans l'une des plus grandes mégalopoles mondiale

Etudiante en deuxième année du Master Grande Ecole à l'ISG, Salomé Soussi a choisi de s'envoler pour Shangaï le temps d'un semestre universitaire. Elle nous fait part de son quotidien et de son expérience à l'université dans une ville où les différences culturelles sont marquantes.

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Mes premières impressions

Ce semestre est pour moi une grande première. Avoir l'occasion de partir aussi longtemps à l'étranger, m'a permis d'exploiter au maximum les connaissances que j'ai pu acquérir ces dernières années à de l'ISG. J'ai toujours voulu partir à Shanghai pour mon semestre universitaire, sans jamais hésiter. Mes craintes sont apparues avant mon départ où mes a priori vis à vis de la culture chinoise et de leur mentalité se faisait ressentir. Lorsque je suis arrivée, mes sentiments étaient partagés entre l'excitation d'une nouvelle vie et l'appréhension de vivre dans un autre pays. La météo n'était pas au rendez-vous et le pic de pollution était au plus haut, ce qui n'arrangeait pas la situation. Cependant, plus les jours avancaient et plus cette ville ma conquise ! Mes premiers jours ont été rythmés par le nouvel an chinois, évènement traditionnel basé sur l'astrologie : discipline millénaire et très ancrée dans leur culture. Shanghai était presque vide et très calme car la plupart des citadins quittent les grandes villes pour célébrer le nouvel an avec leurs familles dans les campagnes.

Une installation sur la durée

Il m'a fallu du temps pour m'habituer au décalage horaire et pour prendre mes repères. Je suis arrivée deux semaines en avance, ce qui m'a permis de découvrir davantage la ville avant de commencer les cours. En chine, la plupart des locaux ne parlent pas anglais, ce qui crée un véritable problème de communication. Malgré mes deux années de cours de chinois à l'ISG, cela n'est pas suffisant pour pouvoir dialoguer et se faire comprendre. De ce fait, j'ai mis un peu plus de temps à faire certaines choses comme la location d'un appartement, l'achat d'un titre de transport... Je garde de bons souvenirs de ces instants qui parfois ont déclenché des fou rires, car les chinois restent très accueillants et serviables.
Pour le logement, j'ai choisi de faire de la colocation avec d'autres étudiants étrangers afin de partager encore plus de moments et d'enrichir mon séjour. Nous sommes installés à Jing'an, un quartier agréable et dynamique, où se trouve la rue commerçante la plus réputée de Shanghai : Nanjing Road. Les expatriés l'appellent même « les Champs Elysées de Shanghai ».

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Découverte d'une ville haute en couleur

Shanghai attire chaque année de nombreux touristes venus des quatre coins du monde pour y découvrir une ville au charme mystérieux et à la fois haute en couleur. Dès le premier jour, je suis partie me balader sur "le Bound", berges se situant le long de la rivière qui traverse la mégalopole et où la vue de Shangai est la plus emblématique. On y admire ces hauts gratte-ciel reflètant la puissance et la richesse économique de cette ville, capitale économique de la Chine. Cette ville est surprenante et regorge de multiples facettes, d'un côté nous avons les géants de verre et de l'autre le charme des petites ruelles, au beau milieu du quartier de la French Concession. Ce lieu me fait penser à la France par l'architecture mais également par son nom.

Il y a de nombreux cafés en terrasse, des boulangeries portant le nom de « Farine », passage incontournable lorsque l'on vit ici ainsi que de nombreuses petites boutiques me rappelant les quartiers comme Saint-Germain ou le Marais à Paris. Je m'y rend souvent le week-end pour bruncher et me balader avec mes colocataires car on y respire l'air quasi frais. Je suis très agréablement surprise de la beauté de cette ville, on y retrouve un mélange entre le charme de la Chine traditionnelle et contemporaine. En me promenant dans les rues de Shanghai, j'ai découvert un côté artistique que je ne connaissais pas chez les Chinois avec des rues remplies de dessins sur les murs, des tags et des statues.

Berlin : une ville cosmopolite

Lucas Schnyder, étudiant en deuxième année du Master Grande Ecole à l'ISG, s'est expatrié le temps d'un semestre d'échange académique à Berlin et nous dévoile ses impressions à chaud sur ce séjour tant attendu.

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Mes premiers pas dans la sphère berlinoise

Lorsque j'ai vu Berlin sur la liste des universités partenaires, mon choix a été vite fait. J'ai toujours rêvé de passer quelques mois dans la capitale allemande, pour m'imprégner de la culture alémanique, pour progresser en allemand mais également pour l'univers musical de cette ville. L'esprit embrumé par les adieux, je me suis envolé pour Berlin quelques semaines avant le début de mon semestre. N'ayant pas trouvé de logement, j'avais pris soin de réserver un Airbnb pour m'atteler par la suite à la recherche d'une colocation ou "WG" comme on dit ici, "Wohnungsgemeinschaft". La tâche est rude, c'est une ville où il est assez complexe de trouver un logement en tant qu'étudiant. Quoi qu'il en soit, la meilleure façon de trouver une colocation reste encore le bouche à oreille. J'ai finalement trouvé une chambre dans un logement que je partage avec une étudiante allemande et un berlinois. L'appartement étant situé en plein coeur de Berlin, cela me permet d'avoir accès rapidement à tous les points majeurs de la ville.

Berlin est ancré dans le dynamisme d'une Allemagne réunifiée, cela se sent dans le caractère cosmopolite de la ville. Il n'est pas obligatoire de savoir parler allemand pour y vivre et apprécier les lieux car l'anglais est largement partagé par la majorité de la population. Mais il indispensable de connaître certaines notions car les allemands apprécient qu'un étranger sache parler leur langue, surtout un français ! Cette ville cosmopolite est devenue une terre d'accueil, le tiers des berlinois est originaire d'autres pays. La communauté turque est fortement représentée, faisant du kebab la star des food-streets berlinois ! Berlin propose une grande variété culinaire. Une spécialité locale, les barbecues ! Il est possible d'en faire dans n'importe quel lieu même sur la pelouse. Ainsi, il n'est pas rare d'humer l'odeur de grillades dans les parcs.

Une adaptation à la vie berlinoise réussie

L'adaptation n'a pas été très compliquée dans mon cas comme j'ai des origines germano-suisse. Cette capitale a une culture à part entière où le maître mot est tolérance ! On peut donc retrouver beaucoup de styles décalés et non conformistes. Un jour, je suis allé à l'hôpital pour des analyses suite à une allergie à un médicament, j'ai été confronté à un médecin urgentiste avec des écarteurs d'oreilles. Chose que l'on ne verrait jamais en France. J'ai même eu un professeur de l'université avec plusieurs tatouages, le côté décalé est présent partout à Berlin. Pour les coutumes allemandes, vous verrez qu'ici on se serre toujours la main lors de la première rencontre car la bise n'a pas sa place, mais ce léger froid s'estompe avec la conversation. Je me suis souvent retrouvé dans des situations pour le moins inconfortable surtout avec la gente féminine. Dois-je serrer la main ? Faire un « hug » ? Tenter une bise ? Fidèle à mes origines, je fais toujours la bise à la grande surprise de ces dames.

Ce qui m'a aussi marqué, c'est la propreté de la ville. Les allemands sont connus pour être très respectueux de l'environnement et attachés au tri des déchets. Il n'est pas rare de se retrouver face à des poubelles publiques à neuf bacs, un procédé que je trouve révolutionnaire. Leurs bouteilles de verre et de plastique sont consignées, ce qui veut dire que n'importe quelle personne peut les déposer en magasin en échange de bons ou d'argent. Ainsi, le tri devient une véritable aubaine pour chacun !

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"Berlin est une ville qui m'a fait, me fait et continuera à me faire rêver"

Une capitale très dynamique

Berlin est une ville où il fait bon se balader car elle regorge de lieux cachés dans des cours et parfois des immeubles. Le street art est très présent, certaines fresques ou tags me laissent pantois, des façades d'immeubles aux portes d'entrée, tout endroit est un terrain d'expression. On ressent beaucoup plus la patte artistique à l'est de la ville notamment dans les quartiers de Kreuzberg et Neukölln. Une fresque a particulièrement retenu mon attention ou du moins ce qu'il en reste. Elle était présente sur la façade de deux immeubles, situés à côté d'un squat. Cette œuvre était l'une des plus connue du street art berlinois. Elle l'était, car l'artiste a lui-même détruit son œuvre en la recouvrant de peinture noire.

J'ai également assisté à une fête nationale, celle du 1er mai, très célébrée à Berlin. Tout le monde sort dans les rues, entièrement piétonnes pour l'occasion, des concerts sont organisés et des stands de food trucks sont installés. Tout est mis en place pour passer un bon moment. Cette journée m'a permis de lier d'amitié avec des étudiants de mon université, pour la plupart allemands. Arrivant seul et sans aucune connaissance, j'ai également retrouvé des étudiants français et il est vrai que c'était plutôt sympathique d'avoir un réseau d'amis avec qui sortir de temps à autre. Le petit plus de ce séjour est qu'étant DJ amateur, j'ai pu rencontrer quelques DJ berlinois dans un bar du nord de la ville, appelé Humboldthain, où on est libre de venir mixer en s'inscrivant simplement sur une liste. Trente minutes sont ainsi accordées à chaque volontaire, j'essaie de m'y rendre tous les mardis afin de pouvoir tester la scène berlinoise !

Shangai Express 3 : Fight club

Grégoire Doxat, étudiant en Master Grande Ecole à l'ISG, actuellement en échange académique à Shangai, nous relate la suite de ses aventures, assaisonnées d'un humour helvétique au 10ème degré.

photo retouchée_Grégoire Doxat.jpgComme le disait Confucius, la mondialisation est un train en marche qui ne s'arrêtera qu'en déraillant. Ou, pour citer les Guignols de l'info, "les chinois vont nous dérouiller".

En débarquant à Shanghai, je m'imaginais pénétrer le système éducatif chinois, tel le Messie. Préjugés obligent, je me voyais déjà assister à des cours austères, basés sur les enseignements de Mao Zedong, dans une université décorée de faucilles et de marteaux. Alors qu'en réalité, je suis arrivé sur un immense campus à l'américaine, avec une touche Shinto. Les classes, toutes les infrastructures sont à la pointe de la modernité, sauf pour Windows qui s'est arrêté à la version de 98. Par conséquent, mon immeuble style bourgeois gentilhomme du XVIème arrondissement parisien et ses meubles post René Coty d'Ikea me manquent moins.

L'admission au sein des universités chinoises est l'aboutissement d'une véritable méritocratie, comme me l'a expliqué mon ami chinois Win Ki Peng Dia (attention, jeu de mot suisse). En effet, chaque étudiant subit 3 sélections pour obtenir les meilleures universités. Autant dire que j'aurai fini dans une mine de charbon sans notre bon vieux système français qui laisse sa chance à tous. Finalement, la France est le seul pays communiste fonctionnel.

Mes cours ont été dispensés par des professeurs maîtrisant parfaitement l'anglais, ce qui m'a permis de comprendre que mes professeurs d'anglais en maternelle, au collège, au lycée, en prépa et en école de commerce avaient peut-être raison sur deux ou trois points au sujet de l'importance de la langue de Shakespeare. Et dire qu'avant le français était international. Mais ça c'était avant. Ce qui tend à confirmer que je suis né bien trop tardivement et que je suis condamné à poursuivre la lutte contre mes vieux amis, les verbes irréguliers.

Une pensée m'effleure et m'effraie. Le nombre d'étudiants chinois avoisinent les 27 millions, pour 2 millions en France. Une rapide division et j'obtiens ce nombre terrifiant : 13,5. Je vais devoir faire face à 13 chinois plus une personne à verticalité contrariée, au cours de ma future vie professionnelle. Heureusement, je ne me décourage pas et je me dis que je commencerai par cette dernière. Ou alors j'apprendrai à fabriquer des baskets...

Pour lire les épisodes précédents : L'espoir - Les 2 Tours

Sydney, au coeur d'une vie multiculturelle

Juliette Lefebvre, étudiante en troisième année de Master Grande Ecole (International Track) est actuellement en échange académique à Sydney et nous raconte sa vision d'une culture totalement différente de la nôtre.

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Découverte d'une culture à part entière

L'identité et les racines, sont des notions fortes au sein des différentes communautés. En effet, la population étant issue de différentes vagues d'immigration, la plupart des Australiens abordent leurs origines lorsqu'ils se présentent. On note une forte diaspora de populations d'Asie du Sud et de Chine. Les différentes communautés maintiennent les pratiques et coutumes de leur pays d'origine mais surtout leur langue. Il n'est pas rare d'entendre parler d'autres langues que l'anglais ! Pour l'anecdote, il est possible de vivre en Australie dans certains quartiers de Sydney ou Melbourne, sans savoir parler anglais.

Mon adaptation à l'université

Les travaux de groupe m'ont permis d'apprendre à m'adapter à d'autre manière de faire et de penser. L'ouverture d'esprit des Australiens est très agréable, leur nature sociable les amènent facilement à engager la discussion avec un inconnu dans la rue, au supermarché ou dans les transports en commun. Cette facilité d'accès se ressent également à l'université où professeurs et élèves échangent sur un pied d'égalité. Les Australiens sont plus souples et peu soucieux des apparences. Il n'est pas rare de croiser des collègues en tongs voire pieds nus ! A l'exception de certains domaines d'activités comme la banque où la tenue de rigueur est exigée bien sûr.

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Un style de vie dépaysant

L'Australie, c'est aussi un climat agréable et un taux d'ensoleillement élevé garanti ! Ce qui permet aux Australiens de pratiquer de nombreuses activités en extérieur, grâce également à leurs horaires de travail, spécialement aménagés. L'attachement au sport fait partie intégrante de la culture locale : cricket, surf, course à pied ou rugby font partie du quotidien.

Sofia Oulkadda, dans la peau d'une étudiante californienne

Sofia Oulkadda est étudiante en deuxième année du Master Grande École de l'ISG. Elle a choisit de passer son semestre d'échange académique à San Diego sur la côte sud-ouest des États-Unis et partage avec nous son quotidien californien.

Mes premiers pas aux USA

Je suis arrivée à San Diego un lundi soir et par chance ma future colocataire m'attendait à l'aéroport ! En effet, je mettais organisée pour trouver mon logement avant de partir afin d'arriver plus sereinement. Premier changement culturel aux Etats-Unis, c'est leur manière de se saluer. J'allais dire au revoir à la fameuse bise car ici les californiens se disent bonjour par une accolade qu'ils appellent "Hug". Ma première journée s'est clotûrée par la découverte de "Pacific Beach by night" et de mon nouveau quartier lorsque je suis rentrée en voiture dans mon nouveau nid, où j'allais passer les 3 prochains mois. Il se situe dans un petit quartier jeune en bord de mer avec beaucoup de charme, on y trouve également des petites maisons très sympathiques.

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Mon quotidien à San Diego

La ville de San Diego est très étendue, les transports en commun se font rares, j'ai donc opté pour le vélo ou les taxis privés comme Uber et Lyft. Dès le lendemain de mon arrivée, ma colocataire m'avait laissé une petite note attentionnée concernant les commerces de proximités, ce qui m'a permis de m'adapter plus rapidement à mon quartier. Je suis tout de suite tombée sous le charme de Pacific Beach car dès mes premiers jours le soleil était au rendez-vous avec des températures estivales. Par chance, mon appartement se trouvait à 2 minutes à pied de la plage, j'ai pu profiter pleinement du cadre qui s'offrait à moi et prendre mes marques aisément. Les photos parlent d'elles mêmes, je vous laisse contempler un des nombreux coucher de soleil que j'ai pu voir au cours de ces derniers mois !

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Une université grandeur nature


L'Université de Californie San Diego est une vraie petite ville, il m'a fallu un mois pour me repérer dans le campus et connaître tous les recoins. Le plus souvent les gens se déplacent en vélo ou en skateboard afin de pouvoir rejoindre les différents UFR et arriver à temps en classe. Quand on sait qu'il me faut 20 minutes de marche pour aller du restaurant universitaire à mon UFR Rady Management School, on comprend mieux pourquoi c'est utile ! Le campus se démarquait surtout par sa localisation, perché sur une colline rocheuse donnant sur la mer, nous permettant de profiter entre deux cours de la plage soit pour contempler ces beaux paysages, s'aventurer dans les vagues de l'océan pacifique le temps d'une petite session de surf ou tout simplement profiter d'un magnifique coucher de soleil.


Pour le choix des cours, le système américain fonctionne au " premier arrivé premier servi ", la priorité de choix étant accordée aux étudiants permanents. Encore une fois, ma bonne étoile veillait sur moi, j'ai pu avoir les cours qui m'intéressaient sans devoir rejoindre de liste d'attente ou suivre plusieurs cours provisoirement en attendant que les étudiants permanents se décident sur leurs choix définitifs. Les professeurs sont très attentifs sur la participation des étudiants en classe, j'ai dû très vite prendre le pli mais cela m'a été utile pour une meilleure compréhension du cours. Il faut savoir que très souvent la note accordée à l'oral compte pour plus d'un quart de la note finale. Je garderai un très bon souvenir de ce semestre dépaysant et culturellement parlant enrichissant !

Santiago : un semestre enrichissant

Maxime de Beauchesne est étudiant en deuxième du Master Grande Ecole de l'ISG. Il a choisit de nous faire partager son expérience actuelle au Chili entre sa vie à Santiago et son quotidien à l'université.

Un accueil chilien très chaleureux

Dès mon arrivée, les chiliens ont tout de suite été très accueillant. Dès que j'avais besoin d'indications, ils ont tout fait pour m'aider afin qu'il ne m'arrive rien et que je trouve mon auberge. Cela m'a agréablement surpris, mon séjour débute donc sous les meilleurs auspices ! Plus généralement, je trouve que les personnes qui m'entourent ici, se mobilisent beaucoup pour nous accompagner et nous rassurer. La barrière de la langue met parfois une distance entre nous car ils ont leur propre vocabulaire, avec un espagnol différent de celui que l'on apprend à l'école. En revanche, lorsqu'ils voient qu'on ne comprend pas ou qu'on a du mal à s'exprimer, ils font des efforts et c'est très agréable !

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Un rythme de vie détendu

A Santiago, le rythme de vie est plutôt calme et détendu. Pour l'heure des rendez-vous, par exemple, c'est plus approximatif et moins souvent respecté. L'adaptation a été assez difficile au début car je n'avais pas l'habitude d'attendre une personne, surtout pour une démarche administrative telle que la location d'un appartement. Avec le temps, on prend du recul, on apprécie ce mode de vie et on s'y adapte assez bien ! Au final, c'est plutôt agréable de raisonner de cette manière car on est beaucoup moins stressé. Lorsque je pars de chez moi en retard, je sais que je n'ai pas à courir pour aller à un RDV, je suis ainsi plus détendu à la fois pendant le trajet et le rendez-vous.

Une université multiculturelle

Le campus de l'université Centrale est très grand et regroupe plusieurs disciplines comme les sciences de l'éducation, le droit, les sciences politiques.... Il y a environ 20 000 étudiants, de toutes les nationalités, vous imaginez donc la taille du campus. Un bâtiment est même spécialement dédié au sport, on y trouve des terrains de basket, de foot en salle, une piscine semi-olympique et bien d'autres structures. Pour ce qui est des cours, la plupart des professeurs sont très accueillant avec nous. J'ai l'impression que les élèves ont une certaine proximité avec eux puisqu'ils les appellent "oh profe, profe", ce qui nous amusent d'un oeil extérieur. Certains enseignants, ayant déjà fait un échange universitaire à l'étranger, sont plus attentifs envers nous étudiants étrangers, du fait qu'ils ont déjà vécu cette expérience : cela est appréciable et rassurant lorsqu'on découvre une autre culture. Dans les classes, nous sommes bien intégrés avec les étudiants chiliens, très curieux de connaitre notre culture et souvent émerveillé lorsqu'on leur dit que nous sommes français, c'est aussi une fierté pour nous !

Innsbruck : un échange dépaysant

Charles Bouche, étudiant en deuxième année du Master Grande Ecole à l'ISG, nous livre ses impressions sur son quotidien en Autriche lors de son échange académique.

Un début sous le signe de l'aventure

Je suis actuellement en échange universitaire au MCI (Management Center Innsbruck) qui se situe à Innsbruck, deuxième ville d'Autriche au coeur des Alpes autrichiennes. Pour s'y rendre depuis Paris, plusieurs solutions sont envisageables, telles que l'avion, le train ou la voiture. J'ai personnellement privilégié cette dernière solution afin de m'assurer d'être le plus mobile possible.
Mon aventure commence alors. J'ai d'abord parcouru l'Est de la France en passant par le Jura, puis j'ai traversé toute la Suisse via Mulhouse, Zurich et Saint-Gall. Il faut savoir que pour traverser la Suisse et l'Autriche, il est impératif d'acheter une vignette, sous peine d'amande. Dans les trois jours suivants l'arrivée, il est obligatoire d'aller se déclarer aux autorités et de remplir un certificat de résidence appelé «Meldezettel». Une fois cette démarche effectuée, les autorités attestent donc votre résidence dans le pays. Ce papier est indispensable pour toutes les démarches administratives, telle que l'ouverture d'un compte en banque. Il faut également savoir que si l'on reste plus de quatre mois dans le pays, il faut s'inscrire sur les registres de l'immigration.

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Un accueil bien encadré et chaleureux

Le jour de mon arrivée, j'ai pris contact avec ma tutrice de l'université qui est une étudiante autrichienne, afin qu'elle m'aide et me conseille pour les démarches administratives. Cela m'a également aidé à prendre mes repères pour mon quotidien. Pour le logement, les prix sont moins élevés qu'en France. J'ai personnellement opté pour la location d'une chambre dans un logement étudiant afin de mieux m'intégrer et de profiter pleinement de ce séjour pour rencontrer d'autres nationalités. Le site sur lequel j'ai trouvé ma chambre s'appelle Housing Office, j'ai rapidement trouvé ce qu'il me fallait parmis les nombreuses résidences de la ville. Ma résidence est plutôt sympathique, elle se compose de cinq étages proposant chacun une dizaine de chambres équipées d'une cuisine, d'un lieu commun pour manger et elle est également bien desservie par les bus. Nous disposons d'un salon avec une télévision et d'une salle de sport, ainsi que d'un parking, bien pratique pour les gens venus en voiture.

Au niveau des plats typiques, les autrichiens ont une culture culinaire bien ancrée avec plusieurs spécialités que j'ai testé durant mon séjour. J'ai pu goûter leur fameux knödels au lard, une sorte de boulettes de viandes très appréciés là-bas. J'ai également testé les Wiener Schnitzel, plat à base d'escalope de dinde pânée. Pour les amateurs de sucré, il existe de nombreux desserts dont le plus connu l'Apple Strudel, une tarte aux pommes typiquement tyrolienne dont les autrichiens raffolent et que je vous la recommande !

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Un rythme de vie différent

A l'université, les journées sont courtes mais intenses, elles commencent à 9h et se terminent à 16h45 avec une pause déjeuner. Lors de ma première semaine, j'ai pu faire connaissance avec de nombreuses personnes de nationalités différentes : indienne, américaine, canadienne, japonaise... avec qui nous avons échangé sur nos différents projets, nos premières impressions sur l'Autriche et nos différences culturelles. Cela m'a permis, d'aller le week-end suivant notre rencontre, skier avec eux et découvrir de magnifiques paysages. L'université nous a également proposé une visite guidée de la ville, nous présentant les monuments et musée principaux ainsi que promenade au sein du campus afin que nous puissions nous repérer rapidement.

Mon adaptation à Innsbruck s'est fait très vite comme nos cultures respectives ont beaucoup de similitudes. La majorité des autrichiens parlent très bien anglais ce qui m'a aidé et a facilité les échanges. Pour mon temps libre, il n'y a pas de quoi s'ennuyer, Innsbruck est à proximité de nombreuses stations de ski qui sont ouvertes de décembre à mai de 8h30 à 16h avec parfois des nocturnes. Il est donc possible d'y aller après une journée de cours ce qui est très agréable et permet de se changer les idées !

Shangai Express 2 : les deux tours

Grégoire Doxat, étudiant en Master Grande Ecole à l'ISG, actuellement en échange académique à Shangai, nous relate la suite de ses aventures, assaisonnées d'un humour helvétique au 10ème degré.

Il est minuit en France lorsque je me lève pour me rendre à mon premier cours du semestre en Chine. Un matin du soir comme les autres, finalement. Après une bonne douche et une tasse de thé vert, je descends acheter ma dose de nicotine au tabac le plus proche pour affronter cette première journée. C'est une jeune fille de 8 ans, qui lève le nez de ses livres de cours, pour me tendre mon paquet de cigarette. Il serait peut-être temps que j'arrête de fumer, moi.

Jiatong University

Mon premier cours a lieu à Jiatong University. Je suis parti avec une heure d'avance, heureusement pour moi, car les chinois voient toujours les choses en grand. J'ai eu l'impression d'entrer dans un temple shintoïste. Je dois dire qu'aller en cours et arriver devant un portail gigantesque, gardé par deux tigres et un vigile, était une première pour moi.

Après m'être égaré sur un immense campus verdoyant, je trouvais enfin ma classe, et ma professeure de chinois, Nelly. Drôle de nom pour une chinoise, me direz-vous, mais en fait non, elle nous apprit que bon nombre de Chinois se choisissent un prénom anglais, qu'ils utilisent ensuite couramment. Dire que si j'étais né en Chine, on m'appellerait peut-être Bruce Willis ou Johnny Deep.

Le premier cours fût ardu, consacré à la phonétique chinoise, difficilement compatible avec mon anatomie linguale. Mais utile, un défaut de prononciation ayant expédié un de nos camarades isgéen de Shanghai à l'université de Jiatong en dehors de la ville. Apprendre cette nouvelle langue ne sera pas facile mais avec de la motivation, j'y arriverai. Je maîtrise déjà le mot le plus important "taigale", qui veut dire trop cher.

Fudan University

Grégoire Doxat_PC2017_Shangai 2.jpgJe prends également des cours à Fudan University. Ici, l'entrée et les bâtiments sont plus modernes. On y respire la culture, le savoir et surtout pendant un mois, nous avons été accueillis avec le petit déjeuner, ce qui est très motivant après une heure de transport. Notre premier cours portait sur le e-commerce, marché en pleine expansion en Chine, avec 600 millions d'internautes. Il faut savoir qu'en un "marché de niche" en Chine, c'est au moins 1 million de personnes... Avoir le quart des consommateurs terriens sur son territoire aide forcément les entreprises locales et attire la convoitise de l'envahisseur blanc aux yeux ronds (ou Hibou).

Après avoir assimilé les différents moyens de devenir un businessman chinois, je décidais de me balader sur cet immense campus. Il y a des terrains de sport gigantesques, des cafétérias immenses, un dortoir sans fin, un magnifique jardin chinois et surtout deux tours d'une trentaine d'étages, plantées là au milieu. J'imaginais tout en haut les réunions que pouvait avoir l'administration dans une salle digne du Docteur No.

Il est agréable de voir quand on se balade des Espagnoles, des Américaines, des Suédoises et des Italiennes. Le multiculturalisme est présent à Fudan et tout ceci est dit en toute objectivité sachant que je ne sais pas qui peut lire ces lignes et que j'aimerais éviter tout problème en rentrant à la maison.

Une approche pédagogique différente

La méthode d'enseignement est particulière, nous avons un nouveau cours chaque semaine. C'est une méthode intéressante car durant chaque période d'enseignement, on est focalisé sur une seule matière.

Pour conclure, j'ai été très bien accueilli dans ces universités et l'apprentissage de la langue est nécessaire pour lmieux s'intégrer. Les cours sont très bien enseignés et il est souvent passionnant d'avoir un point de vue culturel différent, sur le thème l'entreprise et son environnement.

Pour lire l'épisode précédent : L'espoir

Kristianstad : le début d'une aventure suédoise

Simon Fannière, étudiant en deuxième année de Master Grande Ecole, est actuellement en échange en Suède pour un semestre et nous livre ses premières impressions sur la vie nordique.

Un accueil chaleureux

7 janvier 2016 : c'est là que mon aventure commence. Avec une semaine d'avance sur la rentrée, j'ai pu poser bagage et m'acclimater en douceur. Pour me rendre à Kristianstad, j'ai choisi de prendre un avion de Paris à Copenhague, puis le train. Au cours de cette journée, la première chose m'ayant frappé, en dehors du froid et de la neige, c'est la gentillesse des Suédois. Mon premier contact avec les habitants, passage incontournable, a été lors du contrôle des passeports. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient aussi souriants et accueillants. La difficulté principale a été de m'habituer non pas au temps froid, mais à la nuit tombant très tôt. Lors de mes premiers jours en Suède, le soleil se couchait entre 15 et 16 heures. Mon corps n'étant pas habitué, j'étais épuisé dès 22h

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Un système éducatif très différent

Depuis le début de mon semestre en Suède, l'un des principaux changements a été le système éducatif, qui est totalement différent du nôtre. Les Suédois ne suivent en général qu'un ou deux cours en même temps. Ces enseignements sont très intenses et durent de quatre à cinq semaines, à la suite desquelles ils ont un examen. Pour ce qui est de la charge de travail, il y a peu d'heures de cours, environ trois heures par semaine. Cependant, les professeurs nous donnent beaucoup de devoirs en parallèle et ils sont exigeants. Le premier mois, je me suis senti accablé par la charge de travail mais j'ai fini par m'adapter à leur rythme. La Suède et les pays nordiques sont généralement réputés pour le bon niveau de leurs programmes éducatifs mais aussi pour le bon encadrement des étudiants tout au long de leur cursus scolaire.

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Premier bilan de ces quelques mois

Aujourd'hui, trois mois après mon arrivée en Suède, j'ai eu le temps de m'habituer et je peux dresser un premier bilan. J'habite dans la ville d'Ahus, qui se situe à environ dix-huit kilomètres de Kristianstad. Le moyen de transport principalement utilisé ici est le bus, il y a environ 40 minutes de bus entre les deux villes. La maison où je vis est une résidence de vacances, Ahus Resort, dans laquelle vivent environ 90 étudiants étrangers. Chaque logement de 65m² est habité par 4 étudiants en colocation. Les nationalités présentes sont très diversifiées : chinoise, coréenne, turque, lettone, lituanienne,italienne, américaine, mexicaine... Cela donne un melting pot très intéressant dans une ambiance chaleureuse.

Madrid, une capitale où il fait bon vivre

Thibaut Carmona, étudiant en deuxième année du Master Grande Ecole, a choisi de s'expatrier le temps d'un semestre d'échange académique à l'Université Carlos III de Madrid. Il nous raconte son quotidien durant ces quelques mois.

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Mes premiers pas chez les Madrilènes

Je suis arrivé à Madrid avec un peu d'avance afin de trouver mes repères avant le début des cours. J'ai passé deux nuits en auberge de jeunesse avant de me lancer à la recherche d'un logement et je dois avouer que cela a été assez complexe. J'ai finalement trouvé l'habitation rêvée pour mon séjour Erasmus ! Un joli appartement que je partage avec cinq étudiants de différentes nationalités : espagnole, péruvienne et américaine. Nous sommes à un emplacement idéal puisque nous sommes situés à cinq minutes à pied du campus et de la gare Getafe Central, qui nous relie en 20 minutes au centre de Madrid.

Je n'ai eu aucun mal à m'intégrer au groupe, autant vous dire que l'ambiance est fantastique. Nous avons trouvé des activités communes, notamment sportives et j'ai partagé d'excellents moments avec l'un d'entre eux : Joaquin, un étudiant en commerce international. Cette ambiance chaleureuse a tout de suite éveillé ma curiosité et mon enthousiasme pour les groupes d'amis des uns et des autres, notamment les groupes Erasmus qui sont les plus festifs !

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Carlos III : une université prestigieuse

L'architecture des bâtiments et les messages élogieux postés sur les forums étudiants, ont fait partie des critères qui m'ont aidé à choisir cette Carlos III. J'ai également noté que c'était une université assez réputée, apparaissant dans le QS Worldwide University Ranking Top 50, presque chaque année. Je voyais donc ce séjour comme un challenge que je devais absolument réussir !

Le campus est vaste et c'est ce qui m'a tout de suite séduit, j'ai toujours plaisir à y aller. Ce changement d'espace de travail a stimulé mon désir d'apprendre et a éveillé en moi un sentiment de béatitude qui correspond parfaitement à mon désir d'aventure. Pour le choix des cours, j'ai décidé de sélectionner toutes mes matières en espagnol afin de profiter au maximum de cette expérience. Je reconnais qu'il n'est pas toujours facile de participer et d'interagir en classe mais les progrès linguistiques sont au rendez-vous !

Un retour aux origines

J'ai choisi cette destination car comme vous avez pu le deviner en regardant mon nom de famille, je suis d'origine espagnole. N'ayant jamais pratiqué la langue petit, j'ai décidé de devenir un véritable hispanophone, et de faire profiter mon frère et ma soeur de mes nouvelles compétences, à mon retour.

Grâce à cette immersion totale via les cours enseignés en espagnol et au quotidien vécu avec mes colocataires, j'ai pu atteindre les objectifs linguistiques que je m'étais fixé pour mon séjour Erasmus.

Tokyo : rendez-vous en terres nippones

Sélim Badra, étudiant en deuxième année du Master Grande Ecole, s'est envolé de l'autre côté de la planète pour un semestre d'échange académique. Il partage avec nous son quotidien au Japon.

Le départ vers l'inconnu

Tout commence au moment où je prends l'avion pour aller à Tokyo. Le vol dure douze heures et je n'ai pas pu dormir pendant toute la durée du vol car j'étais très impatient d'arriver. Heureusement que pendant le voyage, j'étais assis à côté de mon camarade Maevrik et d'un monsieur japonais du nom de Taro qui m'a donné quelques précieux conseils pour notre séjour. Une fois sorti de l'avion, j'ai dû passer par les formalités de police et de douane japonaises, j'ai été très étonné par la rapidité pour l'obtention de ma carte de résident qui prouve le sérieux du travail effectué en amont par les services de l'ambassade du Japon.

Je me souviens des premières images que j'ai eues de Tokyo, avec d'impressionnantes infrastructures et des rues bondées par la foule. Nous nous sommes ensuite rendus à l'agence immobilière « Sakura-House » afin de procéder à la remise des clefs de mon petit appartement, réservé et payé préalablement. L'accès à mon logement n'a pas été simple mais grâce à un plan et à l'aide apportée par les habitants, d'une gentillesse et d'une disponibilité remarquables, j'ai finalement atterri à bon port. Cette capitale est juste grandiose et on s'y sent pleinement en sécurité. Les Japonais sont des personnes très disciplinées et attachées au respect de leur environnement.

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Un campus au coeur de Tokyo

Notre campus est situé au centre de Tokyo avec deux stations de métro à proximité, Ichigaya et Iidabashi. Les bâtiments, les équipements et les salles de cours sont modernes, ce qui rend notre semestre plus agréable. Les membres de l'université et le corps professoral sont toujours à notre écoute lorsque nous avons des questions, avec le souci de se rendre disponible pour intégrer au mieux les étudiants étrangers. Je suis très heureux d'être ici et de rencontrer autant de personnes intéressantes. L'université Hosei proposait une pré-rentrée, dans un géant de verre qui surplombe le campus appelé "Boissonade Tower". Cette première rencontre, m'a permis de m'acclimater en douceur, de rencontrer tous mes camarades de promotion et de commencer à me lier d'amitié avec certains étudiants japonais. Concernant les cours qui nous sont proposés, les programmes sont captivants et vraiment instructifs. Les cours d'anglais et de japonais m'ont permis de m'améliorer que ce soit dans la matière étudiée ou dans la langue elle-même. Je pense sincèrement que cette expérience m'apportera beaucoup.

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Une culture à part entière

Plusieurs différences culturelles m'ont marqué lors de mon séjour, notamment la discipline et la politesse des Japonais. Ils font toujours le maximum pour aider un étranger et n'hésitent pas à demander à d'autres passants autour d'eux pour s'assurer de leurs réponses. Il ne faut pas oublier que Tokyo est la plus grande métropole du monde mais cela ne les empêche pas d'être aimables, disponibles et accueillants. Une autre chose marquante chez les Japonais, c'est leur manière de se saluer. Ils ne serrent pas la main comme en Europe, mais s'inclinent pour se dire bonjour ou se remercier. De même qu'une femme et un homme ne s'embrassent jamais en public et surtout pas dans la rue.

Il me semblait intéressant de partager ces quelques codes via ce témoignage afin que cela puisse servir pour les futurs étudiants. Je garde un excellent souvenir de cette expérience, surtout du dépaysement culturel nous donnant le sentiment de nous retrouver sur une autre planète. Ce semestre m'a permis, sans aucun doute, d'acquérir une plus grande ouverture d'esprit qui me permettra de développer des idées et des perspectives nouvelles à l'avenir.

Alexandre Scarano, une expatriation réussie

Etudiant en troisième année du Master Grande Ecole en International Track, Alexandre nous fait partager son échange académique à l'université de Brooklyn College à New York.

Immersion dans la culture américaine

J'ai pu passer une année en immersion totale dans un pays très différent par sa culture et son environnement. Ce défi s'est révélé être une formidable opportunité. Cette aventure de 10 mois a été formatrice et enrichissante au niveau personnel et professionnel. Aujourd'hui, j'envisage mon entrée dans le monde du travail d'une autre manière.

Ici, toutes les populations cohabitent et les différences culturelles s'évanouissent pour laisser place à la fraternité. Les différences sont perçues comme une chance et chacun souhaite connaître la culture de l'autre. Cela m'a permis de découvrir des modes de vie qui m'étaient inconnus auparavant et de partager ma culture française.

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Mon quotidien new-yorkais

Concernant la vie quotidienne, mon appréhension était liée à mon rapport et à ma façon de communiquer avec la population locale. Nos sociétés sont différentes et il est toujours difficile d'imaginer la manière dont nous serons accueillis dans un autre pays. Mais ces doutes se sont vite dissipé car les New Yorkais font preuve d'une très grande ouverture d'esprit et cela a conforté l'image que j'avais du melting pot à l'américaine.

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Mes premiers pas à l'université

En arrivant au Brooklyn College, mes craintes portaient sur les attentes de l'école et la manière dont les différentes matières seraient enseignées. Je n'étais plus un étudiant « résident » mais un étudiant étranger et cette différence se ressent vite, puisque j'étais majoritairement entouré d'étudiants américains durant les cours.
Mais cette université est l'une de celles qui accueillent le plus d'étudiants étrangers à New York et leurs programmes sont bien adaptés. A notre arrivée, nous avons été encadrés et accompagnés afin de nous familiariser avec ce nouvel environnement. Cela m'a permis de me sentir à l'aise dès mes premières semaines de cours et de pouvoir travailler de manière efficace.

Paris-Sydney : 16 961 km

Antoine Defline est étudiant en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG, au sein de l'International Track, parcours 100% anglophone. Il effectue 2 semestres en échange académique au sein de l'Australian Catholic University à Sydney. Il partage avec nous ses premières impressions dans cette ville à l'autre bout du monde où règnent diversité culturelle, sport et nature.

"Quand on vous dit « Australie », la première chose qui vous vient à l'esprit ce sont les surfeurs aux cheveux blonds et les kangourous. Et bien sachez que ce n'est pas un cliché ! Ici la nature et la culture du sport sont omniprésentes. Sydney regorge de plages magnifiques et les espaces verts ne forment qu'un avec la ville, il n'est pas rare de voir voler des perroquets au beau milieu des buildings. Les australiens sont des gens très détendus, chaleureux et aimables. Sydney se révèle très empreinte de culture occidentale bien que l'on soit à l'autre bout du monde, le dépaysement et le choc culturel ne sont pas si importants que l'on pourrait s'y attendre. La ville est des plus plaisantes à vivre, les transports en commun sont globalement bien organisés, le climat est très agréable et le mélange culturel (européens, sud-américains et une dominance d'asiatiques due à la proximité géographique) permet de se sentir intégré très rapidement. L'Australie est un pays jeune et attractif qui accueille énormément d'expatriés.

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Mon installation s'est révélée des plus faciles, ayant fait le choix de la résidence étudiante proposée aux étudiants de l'Australian Catholic University (ACU). Cette résidence a ouvert ses portes il y a tout juste 1 an et demi et est très agréable, elle propose notamment des salles communes avec billard, ping-pong, télévision, jeux vidéo, piano... Un des autres avantages est qu'elle n'est pas située directement sur le campus, ce dernier étant excentré au Nord de la ville, mais proche du centre ce qui me permet de contempler l'Opera House à chaque fois que je me rends en cours. J'avais 2 souhaits en rejoignant cette résidence : le premier était d'être dans une collocation et non dans un studio et le second était de vivre sans francophones (étant partis à 17.000 km de chez moi, mon objectif n'était pas de pratiquer la langue de Molière). Grâce à cette collocation j'ai pu échanger avec mes roommates australiens et étrangers et également tenter de m'imprégner de la culture du pays et de l'accent local, ce qui au début n'était pas chose aisée.
Pour ce qui est de l'adaptation, comme je vous le disais plus haut, Sydney ressemble à s'y méprendre à une capitale européenne au bord de la mer et arriver en plein hiver, la température ne descendant pas en dessous de 10 degrés, n'a pas le moins du monde entamé mon enthousiasme. Par ailleurs je n'étais pas le seul à arriver à cette période car toute une flopée d'étudiants internationaux (allemands, italiens, américains...) nouveaux comme moi, ont par la suite composé mon groupe d'amis avec qui découvrir la vie trépidante australienne.

Pour ce qui est des découvertes, Sydney dispose d'innombrables plages accessibles en transport en commun (bus, train et même ferry) et faire l'aller-retour dans la journée se révèle très facile. Il n'est pas rare d'aller se baigner ou bien d'aller surfer après sa journée de travail. La ville compte également bon nombre de musées et d'espaces verts où les australiens adorent se retrouver pour faire du sport (rugby, cricket) ou bien simplement pour discuter entre amis."

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Marie Blay dans la peau d'une étudiante irlandaise

Dans le cadre de la 3ème année du Master Grande Ecole au sein de l'International Track, Marie Blay est à Dublin afin d'effectuer un MSc Accounting & Finance Management, grâce au partenariat avec le Griffith College, première université privée d'Irlande. Elle partage les débuts de cette expérience.

Je suis arrivée à Dublin une semaine avant le début de l'année universitaire, afin de pouvoir découvrir la ville et m'installer.
Dublin est une capitale européenne plus grande que Paris (115km² pour Dublin et 105km² pour Paris) mais la première impression que m'a faite la ville est tout autre. En effet, l'architecture de Dublin est basée sur le modèle britannique : des immeubles en centre-ville (4 à 5 étages maximum) et des maisons basses et identiques dès qu'on sort du cœur de la ville. C'est pourquoi les premiers jours, je n'ai pas eu l'impression d'être dans une grande ville et il est assez troublant de voir des rues entières avec toutes les maisons à l'identique.

Marie Blay1.jpgJ'ai eu la possibilité de trouver un logement à une centaine de mètres de l'université et suis donc située dans le centre-ville, à 15 minutes à pied du cœur de ville. Je vis dans une maison dublinoise qui a été aménagée pour accueillir jusqu'à 16 étudiants, en chambre simple ou double. Pour ce premier semestre, nous étions 3 Français (dont un autre ISG), 5 Espagnols, 5 Allemands, 2 Néerlandaises et un Saoudien, tous étudiants dans différentes universités de Dublin et dans des sections différentes (business, ingénieur, langues, etc.). Vivant encore chez mes parents, c'est une expérience extraordinaire d'apprendre à vivre en communauté avec des personnes de différentes cultures, langues et religions.
Afin de mieux comprendre les habitudes alimentaires de chaque pays, nous avons organisé des repas nationaux où chaque nationalité a cuisiné pour toute la colocation.

La vie des jeunes dublinois est semblable à la vie française : les universités organisent beaucoup d'évènements, la nourriture et les sorties ont les même tarifs, etc. Pareillement, la météo est quasiment la même : même les dublinois ont été surpris par le beau temps de cet automne où nous n'avons pas eu beaucoup de pluie, seulement le vent provenant de la mer.
M'adapter à la vie quotidienne n'a pas été très compliqué car les irlandais sont très accueillants et serviables, ce qui a facilité mon installation.

Bien que la vie dublinoise ne soit pas très différente de la vie française, j'ai eu quelques problèmes lors de mon installation dans la ville :
• Le transport en commun principal est le bus et les tarifs sont assez chers (minimum 2,5 euros) ce qui complique par exemple les sorties en centre-ville ou les courses
• L'agence par laquelle je suis passée pour le logement n'est pas très réceptive et plutôt lente à réagir aux problèmes de la maison. Il n'y avait pas de chauffage pendant mes trois premières semaines, puis des soucis d'internet, d'eau chaude et d'électricité.
• La nourriture : par ses origines colonisatrice, l'Irlande et le Royaume-Uni en général ont une forte population indienne et pakistanaise, ce qui se répercute sur le régime alimentaire, très épicé.

Paul Henry, à la conquête du Nouveau Monde

Paul Henry, étudiant en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG au sein de l'International Track, témoigne de son expérience internationale. Pour son échange académique, il a choisi de passer 2 semestres au sein du Brooklyn College de New York.

J'étais par le passé, déjà venu aux Etats-Unis, mais en qualité de touriste et je n'avais que 16 ans. Je n'étais d'ailleurs resté à New York que 10 jours. Je pense tout d'abord que la possibilité d'avoir pu étudier en anglais durant 2 ans et demi au sein de l'International Track de l'ISG, est une réelle chance et un réel atout avant une telle expérience. De plus, le stage de 4 mois que j'ai accompli à Dublin, fut la parfaite suite de ces 3 années en International Track. Fort de ces 3 années à pratiquer l'Anglais, j'ai naturellement choisi Brooklyn College à New York. Tous les éléments étaient réunis pour y connaître une bonne expérience, la ville de New York, l'école en elle-même, les cours proposés au sein de l'école.

L'arrivée au pays de l'Oncle Sam

Comme beaucoup le savent, les américains sont assez pointilleux avec la documentation nécessaire pour arriver sur leur territoire. Il a donc fallu commencer par faire une demande de visa auprès de l'ambassade des Etats-Unis à Paris, ce fut bref pour moi contrairement à certains de mes amis ici.
L'une des expériences difficiles que j'ai eues, fut de trouver un logement car aucune agence ne vous prend réellement au sérieux si vous ne disposez pas d'un sponsor sur le territoire américain. J'ai donc passé plusieurs jours à aller d'agence en agence afin de trouver un logement et ce fut infructueux. Finalement, c'est via diverses applications de location de logement que la situation s'est débloquée. Nous avons finalement trouvé un logement mes deux colocataires et moi et avons pu emménager dans une maison à Brooklyn se situant à environ 15 minutes de Brooklyn College.

Les premières impressions

Mes premières impressions concernant la ville, furent très positives, les gens sont très accueillants et vous reçoivent de manière agréable en général. La richesse de cette ville est sa diversité, des gens du monde entier y vivent, y travaillent et y cohabitent en harmonie. Chaque jour est une nouvelle expérience, une nouvelle découverte. Au sein de la ville, beaucoup de commerces sont ouverts tous les jours de la semaine, ainsi que très tard, voir 24/24 heures. Cela permet de pouvoir apprécier les restaurants, les commerces à tout moment. Il est très facile d'occuper ses journées entre musées, visites de la ville et des monuments célèbres. La carte étudiant permet également de recevoir des remises sur les entrées pour le musée, ce qui favorise la fréquence des visites au musée.
Après plusieurs mois sur place, il est très facile de comprendre pourquoi les Etats-Unis comptent parmi les plus gros pollueurs de la planète. Les véhicules sont tous de grandes tailles, le carburant y est très peu cher ce qui contribue à la pollution. De plus, à l'heure où nous supprimons les sacs plastiques en supermarchés en France, il est courant de se retrouver avec 10 à 20 sacs plastiques pour les courses d'une seule semaine.

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L'accueil au Brooklyn College

Peu après mon arrivée, je me suis rendu à l'école avec l'un de mes colocataires, afin d'y signaler notre arrivée aux Etats-Unis et compléter le document DS-2019, qui accompagne les visas. Les personnes travaillant à l'administration de Brooklyn College ont été très efficaces, en une heure nous avions rempli nos documents et nous obtenions notre carte étudiante.
Nous nous sommes rendus aux deux journées d'orientation qui étaient proposées par l'université. Nous avons donc visité l'ensemble des infrastructures qui sont très vastes et assez modernes. Grâce à notre carte étudiante, nous pouvons profiter de l'ensemble des infrastructures de l'université, à savoir : un terrain de basket, une piscine, une salle de sport, une bibliothèque.
Lors de la deuxième journée d'orientation, nous avons rencontré d'autres étudiants internationaux, qui sont aujourd'hui dans notre cercle d'amis. L'adaptation à l'université, aux cours et aux gens sur place s'est très bien passée. Nous avons rencontré beaucoup d'étudiants provenant de divers pays : Allemagne, Italie, Brésil, Suède, Italie, mais très peu d'étudiants américains. En effet, la plupart d'entre eux viennent en classe et partent directement après les cours et ne s'attardent pas, il est donc difficile de discuter, d'échanger et donc d'établir des liens avec eux.

Visites et découvertes culturelles

Durant les deux premières semaines sur place j'ai beaucoup visité New York. Nous avons visité le musée d'histoire naturelle, le musée d'art moderne, plus communément appelé MoMa, mais aussi la Statue de la Liberté et Ellis Island.
Nous avons fait les deux principaux parcs de Manhattan et de Brooklyn, à savoir : le très célèbre Central Park et Prospect Park. Ces deux lieux sont toujours aussi impressionnants, ces espaces verts cohabitent avec un urbanisme surdéveloppé.
Nous sommes allés voir les quartiers de Chinatown et Little Italy. Le constat est que Little Italy est en train de disparaître petit à petit, car le « quartier » ne tient plus que sur une seule rue, alors que Chinatown s'agrandit. Par la suite, nous sommes allés à l'incontournable Broadway Avenue, Times Square et différents quartiers de Manhattan comme Brooklyn (Soho, Upper and Lower East and West side, Williamsburg, Park Slope...).
Nous avons fait les principaux ponts reliant Brooklyn à Manhattan ; le Brooklyn Bridge ainsi que le Manhattan Bridge qui offrent de magnifique vues sur l'Hudson et sur Brooklyn et Manhattan.
Je me suis également rendu au Mémorial du 11 septembre, la première fois que j'étais venu, tout n'était encore que chantier. Aujourd'hui la tour est terminée, la Freedom Tower, impressionnante et magnifique d'en bas comme en haut. De plus, deux fontaines ont été construites au niveau où se trouvait la structure des deux tours originelles. Tout autour de ces fontaines se trouvent les noms des nombreuses victimes de ce terrible événement, c'est assez spécial de se trouver face à ce mémorial.

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Les Etats-Unis, terre de sport

Les gens pratiquent et apprécient énormément le sport aux Etats-Unis et en particulier à New-York. Dès le début de mon séjour, je suis allé une journée à l'Us Open en compagnie de mon colocataire, ce fut impressionnant, car le court central est le plus grand des quatre grands chelems sur le circuit mondial.
Nous sommes allés il y a peu à Central Park afin d'assister au Marathon de New York, un autre événement incontournable, car c'est le plus couru au monde, le nombre de nationalités y participant est incroyable. La ville est paralysée autour de ce parcours le temps d'une journée et c'est une fête. Beaucoup de gens viennent encourager leurs proches comme les inconnus. Il y a un réel engouement autour de cet événement.
Je me suis rendu à deux reprises dans l'antre mythique des Yankees, le Yankee Stadium afin d'assister à des rencontres de football de l'équipe de New York. Ce fut deux belles expériences, car le football est tout juste émergent aux Etats-Unis et les fans commencent à s'y intéresser réellement.
Pour finir au niveau sportif, en compagnie de mes colocataires nous nous sommes rendus à deux matchs de Basketball ensemble, une fois au sein d'une salle également mythique : le Madison Square Garden pour voir les Knicks de New-York. La seconde fois, fut dans une toute nouvelle enceinte dernière génération : le Barclays Center pour y voir les Nets de Brooklyn.

Cette expérience est unique et que le fait d'y participer est une chance inouïe. La ville est fantastique, les résultats en cours sont très positifs et j'ai commencé à avoir quelques contacts pour mon stage de fin d'année.

Installation à Cologne : mission accomplie pour Méryl !

Méryl Claramunt est actuellement en troisième année du Master Grande Ecole de l'ISG, après avoir effectué une année de césure durant l'année universitaire 2014-2015. Elle raconte ses premières semaines en échange académique à la Fachhoschule de Cologne.

Méryl Claramunt 1.jpgMes premières impressions du pays et de la ville

L'Allemagne a toujours été un pays qui m'a inspiré. J'apprécie la rigueur des habitants, leur respect des normes, leur droiture... Les allemands sont des personnes très accueillantes et festives. Ils sont toujours prêts à rendre service, ce qui quand on emménage dans un nouveau pays, est assez appréciable.
J'ai tout de suite trouvé que la ville de Cologne est une très belle ville et qu'elle est reposante. Il y a énormément de parcs et d'espaces verts avec des points d'eau. Une chose qui m'a également enchantée est l'importance des vélos et des installations prévues pour les cyclistes. Il y a de grandes pistes cyclables dans toute la ville, ce qui compense largement la différence en termes d'offre de transports avec la ville de Paris.

Mon installation et mon adaptation

L'installation a été très compliquée pour moi... En effet, 3 semaines avant mon départ de France pour l'Allemagne, la personne devant me louer son appartement ne m'a plus donné de nouvelles ... J'ai donc du chercher un nouveau logement, ce qui fut assez stressant et déstabilisant. Au début, je me suis retrouvée durant 1 semaine dans un logement temporaire. Cet appartement était très bien situé dans Cologne mais il devait être loué à une autre personne peu de temps après. De ce fait, il n'était ni meublé ni aménagé puisque la personne me sous-louant le lieu avait déjà déménagé. Ce fut assez épique, je l'avoue, de camper dans cet appartement ! Mais heureusement en milieu de semaine j'ai pu me trouver mon appartement actuel.
Au quotidien, le plus difficile est la pratique de l'allemand pour faire des courses, se déplacer, s'orienter... Je n'ai pas trouvé évident non plus l'utilisation de la poste allemande et l'achat d'une ligne internet et mobile. Cependant, je me suis très bien acclimatée au fait d'attendre avant de traverser, à l'utilisation des vélos, à l'omniprésence des discounters... Malgré mon adaptation je ne peux pas nier qu'il m'arrive encore d'avoir le mal du pays et que je donnerais tout pour manger une baguette de pain !

Mes premiers pas sur le campus

A Cologne, je suis inscrite à la Fachhoschule, ce qui en français signifie « Université des Sciences Appliquées ». C'est une petite faculté, mais le bureau international y est très dynamique. Il organise, conjointement avec une association d'intégration des étudiants étrangers (KARIBU), de nombreux évènements. C'est pourquoi dès mon arrivée mi-septembre sur le campus j'ai eu la chance de pouvoir participer à 3 journées d'intégration.
Le premier jour nous avons fait un speed-networking. Cet évènement reprenait le principe des speed-dating : nous avions 6 minutes pour discuter avec un groupe de personnes (en moyenne 4 personnes) et lorsque la cloche sonnait, nous changions de place. Cela a été très enrichissant pour moi car j'ai ainsi pu me rendre compte de la variété d'étudiants étrangers que Cologne regroupe (français, espagnols, chinois, coréens, mexicains, indiens, brésiliens ...). Le deuxième jour était organisé un jeu de piste dans la ville de Cologne. Nous étions divisés en 3 groupes et nous devions trouver des endroits historiques et touristiques précis dans la ville. Nous avions également une liste de questions auxquelles nous devions répondre et l'obligation d'illustrer nos découvertes par des photos. C'est ce jour-là que j'ai vraiment découvert Cologne pour la première fois (le Dom, la place Neumarkt, la place Heumarkt, la passerelle du Musée du Chocolat...). Le dernier jour nous sommes allés dans un bar pour trinquer à la fraternité, aux différences culturelles et à l'humanité en général.


Méryl Claramount 2.jpgL'Association KARIBU met également en relation des étudiants allemands et des étudiants étrangers sous forme de tutorat. Chaque Erasmus ou Exchange Student se voit attribuer un BUDDY, étudiant allemand volontaire, en fonction de son âge, ses études, ses centres d'intérêt... Ce dernier est là pour aider le nouvel arrivant dans sa vie à Cologne, aussi bien en termes de démarches administratives qu'en termes de découverte de la ville. C'est ainsi que j'ai rencontré Jana, ma Buddy. Elle est étudiante en 3ème année de Bachelor Banking à la Fachhochschule. Ensemble, nous sommes allées à la soirée d'intégration organisée en l'honneur des étudiants étrangers de Cologne mais nous avons également participé à la nuit des musées de Cologne, au cours de laquelle nous en avons visité 5.
Par la suite, j'ai découvert le Zoo de Cologne, qui jouit d'une belle réputation en Allemagne, la ville de Bonn et celle de Brühl. J'ai aussi pris part à une soirée organisée par la faculté sur le thème d'Halloween et suis allée à une fête foraine sur les bords du Rhin, réputée quant à elle pour son feu d'artifice.
Cela fait seulement 2 mois que je suis arrivée mais j'ai déjà rencontré plus de gens d'horizons et de cultures différentes que dans toute ma vie.

Etudier à Dublin : une opportunité enrichissante

Guillaume Seignol est en dernière année de Master Grande Ecole au sein de l'International Track. Il partage avec nous son expérience en échange académique au Griffith College, à Dublin.

Dublin

dublin 1.jpgJe suis arrivé à Dublin mi-septembre pour une année universitaire au Griffith College. C'est une ville à taille humaine - tout ou presque peut se faire à pied - et plutôt silencieuse, avec beaucoup de vélos. Le centre-ville se situe au Sud de la Liffey, le fleuve traversant Dublin, autour de Grafton Street, rue piétonne où se trouvent la plupart des grands magasins, et Temple Bar où l'on trouve une multitude des bars et boîtes de nuit. En attendant de trouver une chambre dans une colocation, j'ai loué une chambre chez un jeune couple via Airbnb pour les deux premières semaines. J'ai appris à mes dépens que se loger à Dublin est devenu extrêmement compliqué depuis la reprise économique. Les gens cherchent des professionnels plutôt que des étudiants et les loyers sont devenus beaucoup plus chers.

N'ayant toujours pas trouvé au bout de deux semaines, j'ai prolongé mon séjour chez le couple, puis en auberge de jeunesse pendant trois semaines. Sans résultats après deux mois, je suis finalement retourné chez eux en tant que colocataire jusqu'à mon retour à Paris.

Griffith College

Griffith College dispose de trois campus dans : Dublin, Cork dans le Sud du pays et Limerick à l'Ouest. Le campus de Griffith College Dublin où j'ai étudié est situé au bord du canal Sud de Dublin. A taille humaine, il se compose d'un espace vert entouré de plusieurs bâtiments qui contiennent des salles de cours, les bureaux de l'administration et une bibliothèque. J'y ai suivi le programme Graduate Business School en Master of Science in International Business, soit 13 cours, répartis sur deux semestres : Business Planning and Entrepeneurship, e-Business and e-Marketing, Corporate Responsibility, Global Marketing Methods and Mindsets, Globalisation, International Marketing Management, International Strategy, Legal Environment and Corporate Governance, Leadership and Management Development, Management Accounting and Control, Strategic Human Resources Management, Technology and Business Innovation et enfin Business Research Methods, pour préparer la rédaction du mémoire de fin d'études. Malgré l'absence de contrôle continu avec uniquement des examens à la fin de chaque semestre dans chaque matière, l'université nous demandait énormément de travail personnel puisque nous avions des travaux, individuels ou en groupe, dans chaque matière. Griffith College est axé sur l'international et accueille de nombreux étudiants d'horizons différents : une grande partie vient d'Inde et de Chine et le reste vient d'Europe, des Etats Unis, du Brésil et de Russie. Cela crée un melting pot culturel en cours, qui est très enrichissant !

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Différences culturelles

Malgré la proximité de l'Irlande de la France, la culture est différente. Le premier contact est très agréable et on s'aperçoit immédiatement de l'accueil chaleureux des Irlandais dès l'atterrissage à l'aéroport. Ce sens de l'accueil est toujours présent dans les rues de Dublin ou les personnes âgées notamment sont toujours prêtes à échanger quelques mots pour vous parler du temps merveilleux qu'il fait. L'accent irlandais est assez compliqué à comprendre et variable selon les régions. L'un des symboles de l'Irlande est évidemment la bière Guinness, dont l'usine est située à Dublin et peut être visitée. On trouve aussi le musée Jameson, fameux whisky irlandais réputé dans le monde entier, avec dégustation lors de la visite. Les Irlandais ont pour habitude d'aller au pub seul ou entre amis. C'est le meilleur endroit pour se sociabiliser puisque les gens y sont très accueillants et toujours prêts à avoir une discussion avec vous.

Au niveau de la cuisine, elle est très riche. Au petit déjeuner, on mange des saucisses, des œufs et du bacon ce qui constitue un gros petit déjeuner. Au déjeuner, un sandwich suffit et au dîner, on mange de nouveau un gros repas avec comme spécialité le Guinness stew, ragoût de boeuf à la Guinness. Enfin, la différence avec la France se trouve aussi dans la façon de se saluer. Lors d'un premier contact avec une fille, le serrage de main est de mise. Faire la bise à quelqu'un qu'on ne connaît pas personnellement est inimaginable et pour ceux qui se connaissent, c'est l'accolade qui est de mise, comme en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Vivre à l'étranger est évidemment un challenge puisqu'il faut sans cesse s'adapter à la culture du pays d'accueil. Etudier aux côtés d'étudiants de dizaines de nationalités différentes sur le campus de Griffith College, m'a apporté une vision différente, une plus grande ouverture et des connaissances approfondies sur les sujets du monde de l'entreprise qui sont primordiaux pour s'introduire sur le marché du travail. Cet apport se fait en complément de la formation déjà reçue à l'ISG à Paris dont les cours en anglais ont été un énorme atout pour la suite.

São Paulo : voyager au delà des idées préconçues

Loïc Vives a choisi le Brésil et plus particulièrement São Paulo comme destination lors de son échange académique en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG. Une fois les premières appréhensions dissipées, il partage ses découvertes.

Appréhension du départ
Vous arriverez forcément à São Paulo avec une certaine angoisse. Tout le monde vous aura raconté ce qu'il pense être la vie là-bas. On vous aura parlé de kidnapping, on vous aura dit que si vous portez une montre vous risquez de vous faire arracher le bras en pleine rue et on vous aura promis qu'à votre retour vous aurez quelques organes en moins. Heureusement, une fois sur place, il n'en est rien. Alors certes, quand l'avion approchera de la piste d'atterrissage, vous aurez envie de faire demi-tour. La ville s'étend littéralement à perte de vue et il n'y a aucun repère. Le taxi ne sera pas forcément plus rassurant. Comme l'écrivent les différents guides touristiques de la ville « Les Brésiliens se sentent obligés, par leur conduite, de rendre hommage à feu le héros national Ayrton Senna ». Et c'est vrai, en taxi, en bus, partout, tout le temps !

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Premières impressions
Je suis ici depuis maintenant 2 mois et je peux l'affirmer, les Brésiliens sont adorables, très ouverts et serviables. Dès mon arrivée l'un des colocs de la maison a entrepris de me montrer le quartier et les divers services. Ma première visite a été pour le supermarché (enseigne Pão de Açucar ou « Pain de Sucre » en Français, nom très Brésilien...) qui donne l'impression d'être revenu en France. Tout est semblable, et comme la chaîne appartient au groupe Casino, tous les produits MDD ont des étiquettes Casino en français, cela n'empêche tout de même pas certaines erreurs de compréhension sur le nom des autres produits. En revenant à la maison, je me suis rendu compte qu'il y a tout de même une grande méfiance dans les rues. Je vis dans un quartier résidentiel assez bourgeois, où toutes les maisons sont entourées de hautes grilles surmontées de fils électriques et ornées de caméras. Tous les immeubles ont leur gardien enfermé dans sa maisonnette aux vitres teintées et détenteur du bouton d'ouverture des portes du sas de sécurité. Les conseils de l'université lors de la rentrée sont révélateurs : « ne vous baladez jamais seul une fois la nuit tombée ». Bon finalement, vous pouvez le faire si vous évitez certains quartiers ;-)

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Visite de la ville
Je suis arrivé une dizaine de jours avant la rentrée, j'en ai profité pour visiter. Il y a dans cette ville des contrastes énormes entre les quartiers. J'ai commencé par le centre, infréquentable la nuit et hyper dynamique en journée. Se côtoient au milieu des grandes tours, les cadres des grandes banques qui ont leurs bureaux ici et les miséreux, vendeurs à la sauvette. Il y a du monde partout, ça va vite, c'est bruyant, mais l'impression d'être littéralement au cœur de la ville est géniale. A quelques encablures de là, on trouve l'Avenue Paulista. Une sorte de mélange entre La Défense pour les tours et les Champs Elysées pour l'aspect rectiligne. C'est une immense avenue bordée par de grands centres commerciaux et des tours de bureaux. Le dimanche, les vélos et promeneurs prennent le pouvoir et ça devient un lieu de flânerie très agréable.
De l'autre côté de l'avenue se trouve le quartier des Jardins, centre névralgique de la vie mondaine pauliste. Rues bordées de luxueux magasins et jolis restaurants. Ici, le Brésil fantasmé est visible, tout le monde est beau, bronzé, on boit des cocktails en terrasse... La rue Oscar Freire est le centre de ce quartier, comparable à une Avenue Montaigne, en moins guindée.

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Pour les adeptes d'un mode de vie plus décontracté, Vila Madalena et Pinheiros, deux autres quartiers sont idéaux. Vous y trouverez de nombreux bars, même le dimanche soir. On y boit de la bière très froide (à tel point que les tuyaux des tireuses à bière sont recouverts d'une couche de glace) et dans de petits verres. C'est très convivial !
Le dimanche, vous ne manquerez pas de passer par le parc d'Ibirapuera, que beaucoup comparent à Central Park. Effectivement on est au milieu de la ville, il y a un monde fou, on y fait de la capoeira ou son footing. Les vélos sont ici nombreux - en dehors du parc, ce serait suicidaire - et roulent sur des files bien définies.

S'installer à Sao Paulo
Je suis plutôt chanceux car j'ai trouvé mon logement avant d'arriver ici. Il y a de nombreuses colocations d'étudiants partout en ville mais peu de studios. Si vous êtes avec des étrangers, tout est possible, mais les colocs de Brésiliens ne sont généralement pas mixtes. Je suis donc dans une immense maison masculine, retranchée derrière une grande grille, que l'on partage à 10. Comme la majorité des autres Brésiliens, mes colocataires sont adorables. Ils m'ont fait découvrir des lieux sympas de la ville où il me semble que tout est beaucoup plus décontracté qu'en France. Le réseau de transports étant assez particulier, je ne peux que vous conseiller de vous installer à proximité de votre lieu de travail. Dans les rues, vous vous perdrez forcément à un moment ou à un autre. Vous aurez à peine le temps de vous décider à demander le chemin à quelqu'un qu'on vous aura déjà aidé et parfois même accompagné. C'est une autre qualité des Brésiliens, la serviabilité. A l'université, un des profs a été jusqu'à traduire ses diaporamas en français pour que je puisse les comprendre. Au supermarché, la caissière vous aidera probablement à remplir vos sacs, allant parfois jusqu'à vous interdire de participer en vous mettant une petite tape sur les mains. A la station-service, le plein sera fait par un employé...
Mes appréhensions du début sont oubliées et je suis vraiment heureux de découvrir ce pays. En plus, et bien que les Brésiliens soient convaincus que leur pays est le meilleur du monde, ils ont une bonne image des français, et sont curieux de notre langue et de notre culture.

Cologne : Marion présente son université d'accueil

Marion Pelché, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG nous parle de son expérience en échange académique à la Cologne Business School.

koln.jpgMon installation
Je me suis installée à Cologne une semaine avant la rentrée universitaire. La locataire de l'appartement, également étudiante à la Cologne Business School, partait en échange universitaire à Boston et devait me remettre les clés à cette date. C'est donc ce jour-là et pour la première fois que j'ai stationné mon vélo devant l'entrée de l'immeuble... Premier geste d'intégration !!! Je vis seule dans un appartement en centre-ville, à une minute à pied du quartier de Zulpicher. Quartier très commerçant, très animé, où vivent majoritairement des étudiants et où foisonnent bars, restaurants, fast-food et cinémas. Une autre étudiante de l'ISG ayant également choisi d'effectuer son échange académique à Cologne à la CBS, j'étais rassurée de déjà connaître au moins une personne sur place. Dès son arrivée, nous nous sommes promenées dans le quartier de la cathédrale, partagées entre la joie des quelques mois que nous allions vivre ici et l'appréhension d'un environnement inconnu.

Semaine d'intégration
La rentrée a eu lieu fin août et a débuté par une cérémonie à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Cologne, où nous avons assisté à la présentation de l'école et aux discours des principaux intervenants. Nous avons passé le reste de la journée à l'école, afin de faire connaissance avec les étudiants allemands et étrangers. Deux jours après, nous étions tous réunis au stade de Cologne pour la journée d'intégration qui nous a permis de nous connaître. Nous avons également eu l'occasion de visiter la cathédrale et ses environs avec un guide et de découvrir l'histoire de sa construction.

Le campus

La Cologne Business School est située dans un quartier calme, à proximité d'un grand parc et bien desservie par les transports en commun. Les étudiants ont l'occasion de se croiser tous les jours sur le campus. La cafétéria et la cour intérieure de l'école sont des endroits réservés aux étudiants et propices à de nouvelles rencontres. Des événements sont régulièrement organisés afin de faciliter les échanges entre les étudiants allemands et internationaux. La 1ère soirée a permis à chaque étudiant international de rencontrer son « study buddy » (référent parmi les étudiants des promotions antérieures). Un dîner a également été proposé, au cours duquel chaque étudiant a apporté une spécialité culinaire de son pays, afin de la faire découvrir aux autres. Plus récemment, j'ai participé à un voyage organisé à Berlin avec une vingtaine d'étudiants internationaux. Outre les étudiants allemands, des étudiants de diverses nationalités fréquentent le campus :
- étudiants asiatiques, venant du Japon, de Chine ou encore de Corée
- étudiants d'Amérique latine, venant essentiellement du Mexique et du Chili
- étudiants européens, venant de Finlande, d'Autriche, des Pays-Bas, du Luxembourg, de Suisse, d'Espagne et bien évidemment de France.
Cette diversité permet de découvrir et de côtoyer de nouvelles cultures et de développer une plus grande d'ouverture d'esprit.

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Le système d'enseignement supérieur
Dans le système éducatif allemand, il n'y a pas de dualité entre les universités et les grandes écoles. Les études supérieures, « tertiäre Ausbildung », peuvent se dérouler dans deux types d'écoles :
- « Universitäten », est le terme utilisé pour désigner les universités classiques
- « Fachhochschulen », est le terme utilisé pour désigner les universités de sciences appliquées, qui sont très axées sur la pratique
En 2011, l'Allemagne comptait 421 établissements d'enseignement supérieur, qui proposaient 15 278 cursus.

Bilan
Ce semestre à l'étranger m'a permis de grandir et de m'ouvrir au monde. En effet, lorsque l'on est loin de chez soi, il faut savoir aller vers les autres et apprendre à vivre avec eux. Personnellement, je pense que cette expérience m'a changé et m'a donné envie de profiter davantage de la vie et des opportunités offertes. Les gens que j'ai côtoyés pendant ces quatre mois ont été le moteur de ces changements. Leurs conseils m'ont aidée à être plus tournée vers les autres et à relativiser. Aujourd'hui, je me sens plus mûre et plus indépendante. Je sais que Cologne restera un souvenir important pour moi, grâce aux moments exceptionnels que j'y ai vécu.

Astrid dans la peau d'une étudiante américaine

Astrid Mac Garry est étudiante au sein de l'International Track, le parcours 100% anglophone du Master Grande Ecole de l'ISG. Dans le cadre de l'échange académique de 2 semestres en dernière année, elle a choisi de vivre une expérience à l'américaine sur le campus de la Californian State University Monterey Bay.

La Californie
pont.jpgJ'ai vécu huit ans aux Etats-Unis en Arkansas avec ma famille, j'ai donc eu la chance de connaître une partie des Etats-Unis. Mon choix de destination pour cet échange académique s'est construit, non seulement en tenant compte des atouts de la Californian State University Monterey Bay, mais également des attraits de la ville elle-même. La Californie décrite comme le paradis ensoleillé de la classe moyenne américaine, demeure l'Etat le plus riche des Etats-Unis, grâce à une économie diversifiée et innovante. Mais la Californie est également constituée de parcs nationaux comme Yosemite et de villes extraordinaires, comme San Francisco avec ses maisons au style victorien. Monterey Bay est très européanisée. Cela fut un point très agréable et je pense moins dépaysant pour beaucoup d'étudiants internationaux. En effet, on peut y trouver des boulangeries et restaurants français, allemand... et une population européenne installée Monterey et aux alentours. En dehors de la ville, le comté de Monterey regorge de paysages magiques, de plages de sable fin et d'immenses falaises à couper le souffle. Je ne me fatigue pas de les explorer.

Mon adaptation
J'imagine que le fait d'avoir déjà vécu aux Etats-Unis m'a considérablement aidé dans mon adaptation sur le campus. Néanmoins, c'était la première fois que je vivais seule et l'idée d'étudier dans une université américaine et de vivre sur le campus avec des étudiants inconnus était très nouvelle pour moi. Les premiers jours ont été difficiles et mouvementés. Je ne connaissais personne et je suis arrivée tard le soir, je n'avais donc pas de logement avant le lendemain. Puis, j'ai appris que je partagerai ma chambre et vivrai avec trois autres étudiantes dans un appartement, une allemande et deux américaines. Au début, j'étais assez stressée à cette idée mais une fois que je les ai rencontré, je me suis tout de suite sentie moins seule et plus à l'aise. Un des aspects compliqués était les transports, car le seul moyen de locomotion pour la plupart des étudiants sans voiture sont les bus. Et les horaires sont difficiles à comprendre... Mais comme à toute chose, on s'y habitue et ce qui est rassurant c'est qu'on n'est jamais seul. L'avantage d'habiter sur un campus, c'est qu'on est entouré d'autres étudiants et les américains sont toujours prêts à aider les étudiants internationaux.

monterrey.jpgLa vie sur un campus américain
Il y a beaucoup d'activités proposées par l'université afin que les étudiants puissent s'occuper, se divertir et découvrir la région : randonnées, camping, surf... Il y a tellement d'opportunités pour visiter, il faut juste savoir les saisir. La plage est à 5 minutes, il est facile d'aller surfer ou se balader. J'ai campé une nuit à Big Sur (Andrews Moleras State Park), un endroit vraiment magnifique. Je suis souvent allée me promener le long des plages, comme celle de sable blanc de Carmel, en regardant les couchers de soleil et les dauphins sautant dans les vagues. J'ai aussi eu l'occasion de visiter Santa Cruz plusieurs fois car cette ville se trouve à seulement 45 minutes du campus en voiture. Puis, j'ai voyagé à Los Angeles et Las Vegas avec un groupe d'étudiants. Nous avons tiré au pistolet dans un ranch, traversé la mémorable Highway 1, parcouru le fameux Hollywood Boulevard et enfin visité les hôtels et les casinos gigantesques de Las Vegas.

Bilan de mon expérience
Les américains sont plutôt ouverts, la conversation se fait naturellement, que ce soit avec un étudiant en cours ou un passant à l'arrêt de bus. Ils sont toujours prêts à aider les étudiants internationaux. J'ai également eu l'opportunité de travailler sur le campus. Avec de la persévérance, j'ai été embauchée chez Starbucks. J'ai adoré mon travail, même si le rythme était intense. C'est agréable de travailler avec d'autres étudiants, dans une bonne ambiance. On prend vite le rythme des cours et des sorties le weekend. Les étudiants pratiquent des activités sportives entre eux et sont très soudés. Nous avons organisé de nombreuses soirées, les logements sont très proches les uns des autres, les étudiants internationaux étant pratiquement tous logés sur East Campus. L'université organise également des soirées dans une salle tous les vendredis avec un DJ. Au niveau académique, il y avait de nombreux projets de groupe à mener et avoir appris à travailler en équipe est probablement un des aspects qui m'a été le plus bénéfique durant cet échange académique. J'ai évidemment amélioré mon anglais à l'écrit et je me suis adaptée au système d'éducation américain. J'ai enfin appris à mieux organiser mon temps. Cette expérience a donc été très bénéfique tant au niveau personnel que professionnel.

Etudier un semestre à l'étranger : bilan d'une expérience enrichissante

Camille Lamy, étudiante en 3ème année du Master Grande Ecole de l'ISG, a intégré l'université Carlos III de Madrid en échange académique.

Camille Lamy-3.pngLes apports en termes de connaissances et de compétences
Le but premier de mon expérience était d'acquérir certaines compétences linguistiques et d'en compléter d'autres. Ce semestre m'a permis de renforcer mon anglais et d'augmenter mon vocabulaire en espagnol en échangeant avec les étudiants Erasmus et locaux. En plus de ces acquis, j'ai développé des qualités d'écoute et suis aujourd'hui en mesure d'alterner entre une langue et l'autre rapidement. La compétence que chaque étudiant Erasmus développe en premier lieu est sa capacité d'adaptation : sortie de sa « zone de confort », on comprend très vite qu'il faut s'adapter au mode de vie local pour s'en imprégner et optimiser son apprentissage. J'ai développé mon ouverture d'esprit et beaucoup appris de la culture espagnole. Ceci a été rendu possible par la durée de mon échange : la compréhension approfondie d'une culture demande du temps, de l'observation et est donc difficilement applicable lors d'un séjour touristique.

On gagne également en persévérance puisque l'on ne peut compter que sur soi. J'illustrerais cette nécessité d'être opiniâtre avec deux exemples simples : arrivée sur place, il faut trouver un logement, il est donc impossible d'échouer et de rester sans hébergement. Ceci allié avec un désir d'optimiser son budget, il faut savoir garder un moral d'acier en toutes circonstances et ne pas baisser les bras. En second lieu, il ne faut jamais abandonner son envie d'apprendre et c'est un défi ambitieux de réussir à étudier comme si l'on était dans la peau d'un étudiant espagnol lambda. Les nombreux défis auxquels j'ai été confrontée m'ont aidée à mieux me connaître afin d'appréhender sereinement la suite de mon échange. Enfin, il est formateur de découvrir un système éducatif différent du nôtre. J'ai noté le crédit accordé à l'apprentissage des langues qui me semble plus important en Espagne. Les étudiants que j'ai côtoyés pendant mon semestre étaient, pour la majorité, totalement bilingues en anglais et maitrisaient au moins deux autres langues.

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Mes appréhensions de l'expatriation
Dès le départ, j'ai perçu mon échange comme une réelle opportunité d'assurer mon développement personnel. Ce nouveau challenge devait me permettre de consolider mes acquis et de développer mes aptitudes professionnelles. Forte de cette expérience, j'appréhende la recherche d'un stage de fin d'études avec plus de sérénité. Je n'avais pas de réels doutes en m'envolant vers l'Espagne. La culture y est très similaire à la nôtre et leur mode de vie est tout à fait adapté à une vie étudiante. Je savais que je ne serai pas confrontée à une manière de vivre trop éloignée de la mienne et c'est un des facteurs qui a motivé mon choix de destination. Je me suis rapidement sentie à l'aise : les espagnols sont des personnes très chaleureuses et notre université partenaire est habituée à accueillir des étudiants étrangers.
J'avais plus de craintes sur le fait d'étudier dans une université, qui me semblait être un système très différent des écoles de commerce telles que l'ISG. J'ai été surprise de constater que malgré la taille importante de l'université Carlos III (19 000 étudiants), nos professeurs nous connaissaient comme c'est le cas à l'ISG. Ils se rendent très disponibles, aussi bien par mail qu'aux bureaux qui leurs sont assignés durant leurs « office hours ».

Les opportunités et les perspectives d'avenir apportées par cet échange
L'université partenaire que j'ai fréquentée lors de mon échange est mondialement reconnue. Bien que n'ayant passé qu'un semestre dans celle-ci, je considère qu'elle apportera une valeur ajoutée et pourra potentiellement faire la différence lors du processus de recrutement en entreprise. De plus, une meilleure maîtrise de l'espagnol et un renforcement de mon anglais me permettent de prétendre à des postes ayant une envergure internationale. Dans une perspective d'insertion professionnelle, j'ai relevé que pour bon nombre d'annonces de recrutement françaises, la maîtrise ces deux langues est un pré-requis. Être ouverte d'esprit et s'adapter rapidement à un nouvel environnement sont également des compétences recherchées en entreprise. Enfin, je suis plus apte à travailler au sein d'une équipe multiculturelle. C'est un point que je me mettrai en avant, car dans l'espace mondialisé qui m'attend, les collaborations interculturelles sont permanentes.

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L'enrichissement personnel et l'apport de connaissances qui découlent de mon échange à l'étranger sont incontestables. Cette expérience m'a permis d'apprendre sur moi-même, de mieux prendre conscience de mes forces, de mes faiblesses et d'être plus à l'aise en société. J'ai pu me lier d'amitié avec des personnes de nationalités différentes, ce qui n'aurait pas pu être fait aussi naturellement en France. Je me considère aujourd'hui comme encore plus curieuse envers les valeurs et cultures étrangères. Étudier en Espagne m'a également permis de rencontrer des étudiants qui seront demain mes collègues ou mes concurrents. Bien que déjà consciente de ce point, j'ai été frappée par l'importance de parler plusieurs langues et l'impact que cela peut avoir sur une carrière professionnelle. Une fois encore, cette expérience m'a démontré qu'il est bénéfique de se rendre directement dans le pays pour apprendre rapidement une langue et la pratiquer.


Le choix de Madrid était réfléchi et je suis aujourd'hui persuadée que c'est une destination idéale pour un échange. Le côté chaleureux et accueillant des espagnols est une réalité. Tout au long de mon séjour j'ai compris pourquoi c'est l'une des destinations préférées par les étudiants de toutes origines pour leur échange. J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette ville, historiquement et architecturalement riche.

Bienvenue à Buenos Aires

Etudiant en 3ème année du Master Grande Ecole, Adrien Budor est en échange académique à Buenos Aires. Découvrez le récit de ses premières semaines au pays du tango et des icônes du football, Diego Maradona et Lionel Messi.

drapeau argentin.jpgPremiers pas
En arrivant à Buenos Aires, je ne connaissais personne car le seul contact que j'avais, était en voyage. Par conséquent, j'ai réservé une chambre via Airbnb dans le quartier de la Boca. C'est un quartier pauvre de Buenos Aires, mais malgré tout assez touristique grâce aux maisons très colorées du chemin, surnommé Caminito. Ce quartier est connu aussi pour être le lieu de la Bombonera qui est le stade mythique des Bocas Juniors, une des plus grandes équipes de Buenos Aires. Dans ce quartier de la Boca, on sent toute la passion des gens pour ce club. En effet, énormément de personnes sont habillées aux couleurs du club dans la rue.

Une semaine plus tard, j'ai trouvé un logement, pour un mois via Internet, dans le quartier de Palermo. C'est une grande maison où vivent d'autres étudiants étrangers. C'est un quartier touristique, très agréable avec de nombreux restaurants et bars et relativement proche de mon université : Maimonides.

Quand je suis arrivé à Buenos Aires, j'avais plutôt l'impression d'être en Europe qu'en Amérique du Sud. En effet, Buenos Aires est une ville très européanisé tant au niveau de l'architecture que du style de vie.
Cependant, il y a des choses très différentes de notre culture. Tout d'abord le mode de vie est plus calme, plus tranquille, les argentins prennent plus le temps de faire les choses. Les horaires sont décalés, la journée commence et termine plus tard. En effet, il n'est pas rare de voir des restaurants ouverts jusqu'à deux heures du matin. Dans le même sens, un coiffeur va ouvrir seulement à 15h00.
Les argentins sont très gentils, très serviables lorsqu'il s'agit de leur demander des renseignements. D'ailleurs la France est un pays très apprécié et les gens s'amusent à essayer de parler français. C'est un rythme de vie différent, plus calme et très agréable.
Les gens dans Buenos Aires sont très gentils et les étudiants de mon université d'accueil ont été très accueillants dès mon arrivée. Les professeurs sont également très à l'écoute et proposent de leur aide dès qu'il y a un souci de compréhension.

Adrien Budor-2.jpgLes particularités argentines
Ce qui m'a marqué aussi quand je suis arrivé c'est la diversité d'origine de population. L'Argentine est un pays très ouvert en terme d'immigration. Ainsi beaucoup d'immigrants viennent en Argentine travailler ou faire leurs études. Il y a beaucoup de Colombiens, de Péruviens, de Paraguayens qui viennent vivre en Argentine. Malgré cette diversité, on sent une véritable union autour d'un même pays. En effet, les différentes origines sont très bien intégrées dans la population et ainsi on sent que les gens sont fiers d'être argentins, il est très fréquent de voir dans les maisons ou les magasins le drapeau argentin. Il faut savoir que le MERCOSUR est un peu à l'origine de cette migration actuelle des Colombiens, Péruviens, Paraguayens car il est très facile d'obtenir un DNI (document de nationalité).

Le sport le plus pratiqué, aussi bien à Buenos Aires que dans toute l'Argentine, est le football. En se baladant dans Buenos Aires, il est impossible de ne pas se rendre compte de la passion des gens pour ce sport. Il y a un club par quartier et les habitants vont supporter le club de leur quartier. C'est également une histoire de famille puisque chaque famille à son club favori et personne n'a intérêt à la trahir en supportant un autre club.
Au niveau de la gastronomie, on mange très bien et pour pas très cher. Je trouve que la gastronomie argentine ressemble à la gastronomie italienne avec beaucoup de pizzas mais aussi des empanadas, petits chaussons farcis de viande, de tomate, mozzarella, œuf et maïs... Une autre spécialité est l'asado, une sorte de barbecue à l'Argentine. Enfin, les Argentins boivent le maté, une sorte de thé mais avec une saveur plus forte. Ils en boivent énormément durant toute la journée se baladant avec leur maté et leur thermos dans la rue ou au travail. Par exemple, dans mon université beaucoup d'étudiants boivent le maté pendant les cours. Il y a même un distributeur d'eau chaude dans l'université pour recharger à nouveau le maté.

Sorties et loisirs
Buenos Aires est une ville très festive. Ainsi pour sortir il y a beaucoup d'options que ce soit dans des bars, boite de nuit, ou concerts... J'ai la chance de vivre avec d'autres étudiants étrangers c'est plus facile pour m'intégrer car ils sont dans la même situation que moi. D'une manière générale, la vie nocturne est très développée et les argentins sortent beaucoup. Le quartier dans lequel je vis, c'est à dire Palermo est idéal pour sortir car il y a beaucoup d'évènements à proximité.
Pour mes visites, pour le moment j'ai visité le Téatro Colon qui est magnifique et impressionnant, le caminito et je suis passé devant la Bombonera. J'ai aussi visité le quartier de la Recoleta et son fameux cimetière. J'ai été à San Telmo et à son marché d'antiquaires et je me suis rendu à la feria de los Mataderos qui est un très grand marché, où les éleveurs de la Pampa viennent vendre leurs viandes. J'ai aussi assisté à un match de football de Vélez Sarsfiel.

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En échange universitaire à Guadalajara

En échange académique à l'université mexicaine ITESM, Hugo de la Houssaye, étudiant en dernière année du Master Grande Ecole, nous envoie une carte postale de son pays d'accueil.

A l'arrivée à l'aéroport Don Miguel Hidalgo y Costilla International de Guadalajara, malgré la mise en garde de nombreuses personnes concernant les formalités de douane, celles-ci se sont déroulées très rapidement. Le premier contact a été avec l'agent de change qui m'a gentiment effectué la conversion de mes derniers euros à un taux de 14 pesos pour 1 euro au lieu de 17 et m'a remis un billet de 500 pesos contrefait.
J'ai finalement pris un taxi en direction du centre de Guadalajara. Sur la route j'étais un peu angoissé par la découverte de l'architecture type bidonville qui m'entourait ; cependant quand je suis arrivé dans le centre j'ai été agréablement surpris de voir une ville particulièrement moderne comparable à une ville de Californie.

Hugo de la Houssaye-1.JPGVie/culture
Lors de mon arrivé, j'ai été accueilli par une jeune ingénieure mexicaine rencontrée sur un site internet spécialisé dans le logement entre particuliers. Dès les premières visites de la ville on peut se rendre compte que Guadalajara est très sure comparé à ce que l'on peut lire sur le pays, avec la présence des narcos. Cependant la police est corrompue et la plupart des interactions avec un agent se termine par un pot de vins.
Le rythme de vie mexicain est très différent du rythme de la France. En effet les centres commerciaux par exemple, ouvrent à 11h et il est rare de voir quelqu'un déjeuner avant 16H.
Les rues sont très animées ; de nombreuses personnes se retrouvent pour danser la salsa chaque semaine. On peut aussi voir des orchestres de musique typique du pays.

Economie.
L'économie mexicaine est touchée de plein fouet par la crise mondiale notamment en raison de ses relations proches avec les USA. Depuis mon arrivés j'ai eu le temps de voir plusieurs commerces et restaurants fermer. Il existe un nombre très important de commerces non déclarés, sans doute lié au fort taux de chômage.
J'ai pu discuter avec un employé de l'immeuble où j'habite et celui-ci m'a expliqué gagner 60 pesos par jour pour une journée de 8h soit moins de 0,50€ par heure. Cela correspond à 2 pesos de plus que le salaire minimum qui est de 58 pesos par jour. Pourtant, par exemple un tacos dans la rue qui est le repas le moins onéreux, est de 30 pesos. Le prix d'un coca-cola est entre 10 et 20 pesos et un ticket de bus est de 6 pesos. L'eau courante n'est pas potable et même les plus pauvres doivent se procurer de l'eau minérale. Il parait donc assez compliqué de vivre avec 58 pesos par jours.

Immobilier
Avec l'évaluation forte de l'euro par rapport au peso mexicain, il est possible de vivre dans une résidence avec piscine, gardiens et salle de sport pour le prix d'un studio de 10m² à Paris.
Il y a beaucoup d'organismes proposant des logements pour étudiants étrangers, avec en option des sorties culturelles et des voyages autour du Mexique.

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Destination Amsterdam et Hogeschool Tio

Quentin Monnier est étudiant en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG. En échange universitaire aux Pays-Bas, il nous raconte la découverte de sa ville d'accueil, Amsterdam.

Une ville agréable à vivre
Je suis actuellement en échange universitaire à Amsterdam, à Hogeschool Tio. Je suis arrivé aux Pays-Bas par la route, après être passé par la Belgique. Cela m'a permis de me rendre compte que le pays est d'une surface géographique modeste. Il est facile de le parcourir en voiture, les distances entre les villes sont assez petites.
La première chose qui m'a interpelé quand je suis arrivé à Amsterdam, c'est le nombre impressionnant de personnes qui se déplacent à vélos. Plus qu'un sport ou un loisir, le vélo est pour les amstellodamois, un véritable moyen de déplacement. Ils effectuent beaucoup de leur déplacement à vélo, et toute la ville est parcourue de pistes cyclables. Du fait de l'usage par tous du vélo, je n'ai pas encore constaté d'embouteillage de voitures ou de transport en commun rempli.
Avec ses canaux et toutes les personnes qui se déplacent à vélo, la ville semble calme. On a la sensation que personne n'est jamais pressé.
Les maisons et les immeubles en briques, mélangés aux canaux, font de la ville une très belle capitale.

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Mon installation facilitée par l'université d'accueil
Grâce à l'école qui m'accueille, je bénéficie d'un logement étudiant situé à une distance raisonnable de l'école et du centre d'Amsterdam. Le studio est à proximité des nombreux commerces, et surtout d'un Albert Heijn, leur chaîne de supermarché locale.
A l'aide des cours de langue et culture néerlandaises dispensés par Hogeschool Tio, j'ai pu rapidement m'adapter à la culture locale, même si elle est semblable à la culture française, du fait d'une proximité géographique et d'une histoire passée commune.
L'école est dotée de tableaux numériques, de nombreux ordinateurs et imprimantes en libre service, ce qui est très agréable pour étudier dans de bonnes conditions. Ils ont aussi des espaces de travail très bien aménagés. De plus, les professeurs et l'équipe administrative sont très accessibles. Enfin, l'école m'a affecté une marraine, ce qui m'a aidé dans mon installation.

1ères visites : les incontournables
Grâce à notre professeur de néerlandais, on a pu profiter d'une promenade, en bateau, sur les canaux d'Amsterdam. Ce fut une très bonne expérience qui m'a permis de découvrir la ville sous un angle différent. Pour l'instant, je n'ai pu visiter que certains quartiers de la ville, comme le VondelPark, le quartier Joordan et le centre historique de la ville. J'ai pu voir Centraal Station, la Museumplein et le Dam. J'ai aussi visité la Beurs van Berlage, qui est l'équivalent du Palais Bourbon, ainsi que le musée Van Gogh.
Mes prochaines visites seront la maison d'Anne Frank et le Rijksmuseum.
L'essentiel des rencontres ont eu lieu entre étudiants étrangers.

A la découverte de la capitale chilienne

André-Marie Maggiar, étudiant en dernière année du Master Grande Ecole, est à Santiago du Chili pour son échange académique. Après les premières semaines de découverte et d'installation, il se sent comme chez lui.

Mes premières impressions du pays
La première journée a été « amusante » puisque que Thomas Langlois (mon ami de promo) et moi, avions comme objectif de visiter des appartements dès notre arrivée. Malheureusement pour nous, le 16 juillet est férié au Chili. Tout est fermé à Santiago et personne n'est dans la rue, pour une ville de plus de 7 millions d'habitants c'était assez étrange.

Mon installation, mon adaptation à la vie quotidienne
L'installation avec mon ami de l'ISG a été assez facile car l'Université Autonoma de Chile nous a conseillé des sites internet pour trouver des appartements. Dès le 3ème jour nous étions dans notre appartement en centre ville et heureusement près de l'université, car le métro aux heures de pointe est pire que le métro parisien...
La nourriture chilienne ressemble à la nourriture européenne (viande, poisson, fruit), hormis tout ce qui est nourriture rapide, l'ingrédient le plus mangé au Chili est la palta (de l'avocat) et les chiliens mettent de la palta dans tout, les chiliens ont tendance à abuser de la palta...
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Mes découvertes : sorties, visites, rencontres
Il y a peu de choses à visiter dans Santiago, mais autour de Santiago il y a les montagnes où il est possible de skier, la mer avec la très belle ville de Valparaiso qui est à 1h30 de Santiago en voiture et Concón qui est la ville qui a les meilleurs empanadas du Chili.
Du fait de l'étendue du Chili, nous pouvons découvrir de multiples paysages : au Nord, le désert d'Atacama, Santiago au centre et la Patagonie au sud, ainsi que la fameuse île de Pâques (avec les Rapa Nui).
Il est facile d'entendre parler français à Santiago, de rencontrer des étudiants étrangers. Il est possible de faire des trekkings près de Santiago, de faire du sport, ou faire des visites culturelles entre étudiants.

Cela fait 2 mois que j'habite à Santiago et j'ai l'impression que je suis arrivé hier. J'ai mes petites habitudes, mon supermarché, mon marché de fruits et légumes, tout simplement mon train train, comme si j'étais à Paris.

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Madrid, la ville qui ne dort jamais

Mélody Lejeune-Français, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole s'est installée à Madrid pour effectuer un semestre en échange universitaire. Elle nous apporte son témoignage sur son installation et la découverte du rythme espagnol.

Mélodie Lejeune-2.JPGLe départ à l'étranger était pour moi une épreuve ! Petite normande qui commençait à peine à faire ses marques à Paris (après 4 ans), me revoilà partie à l'aventure. Une ville qui ne m'était pas complètement inconnue grâce à de nombreux voyages mais entre visiter une ville et s'installer pour 6 mois, il y a une grande différence et surtout une autre approche.
J'ai choisi de faire mon échange à Madrid parce que je voulais à la fois trouver un pays assez proche de la France, un critère qui peut sembler « léger » mais avec une grande importance pour moi, et un pays où la vie Erasmus est réputée pour être sympathique.
L'Espagne bénéficie de tous ces avantages, c'est un pays choisi par des étudiants du monde entier, les rencontres sont donc nombreuses, et la culture reste très différente.
Je ne suis pas partie seule mais avec un ami de l'ISG et trois autres « isgéens ». Nous nous connaissions peu à Paris, mais étudiants solidaires à l'étranger nous apprenons à mieux nous connaître chaque jour.
De plus nous avons eu la chance d'avoir été acceptés tous les cinq, dans la même université à Carlos III de Madrid. Même si nous avons chacun nos centres d'intérêts et nos modes de vie, les premiers pas de notre vie étudiante à Madrid furent tout de même plus facile.

Madrid, la ville qui ne dort jamais
On m'avait dit que New York était la ville qui ne dort jamais, j'ai le sentiment que Madrid peut lui faire forte concurrence de ce côté-là. Les madrilènes et les étrangers déambulent à n'importe quelle heure du jour et de la nuit dans cette ville, allant d'un bar à un bar à tapas à une boîte.
Beaucoup de bruits, du mouvement, de l'agitation,... Ce fut ma première impression en arrivant en cette fin de mois d'août dans cette ville.

Les magasins ou services de proximité sont ouverts tard le soir, ainsi que le dimanche. Je fus étonnée que ce pays très catholique où l'institution de la messe du dimanche est sacrée, soit si vivant même ce jour-là. Je m'attendais à une journée « en berne » comme dans nos provinces le jour du seigneur, et là non, tout vit sauf les administrations. C'est un contraste lorsque l'on repense aux diverses polémiques dans notre pays sur l'ouverture des commerces le dimanche.
Je fus très agréablement surprise par la quantité de petits commerces vivants. Ainsi que de l'attitude des commerçants, doux et patient avec les étrangers... Par contre, si les prix sont bons marchés, la qualité des produits présentés dans la plupart des commerces de la ville est de bas de gamme. Pour les produits « hauts de gamme » ou pour la haute couture, il est alors nécessaire de sortir du centre de Madrid et de ses quartiers animés pour rejoindre le Sud, plus calme et distingué.

Ayant déjà été à Madrid et en Espagne en général, j'avais souvenir de ces rues animées par des vendeurs ambulants et des comédiens.
Cependant lors de mes premières promenades, je me suis dit que la crise avait laissé des marques. Dans les rues, un bon nombre de petits métiers de spectacle et de services ressurgissent du passé, et surtout, il ne s'agit pas d'étudiants en art à la recherche de leur voie, mais des personnes de tout âge, des deux sexes, essayant de gagner quelques pièces pour compenser une perte d'emploi.
Les restaurants, boites de nuit, bars emploient des rabatteurs en nombre impressionnant, ces personnes viennent vous chercher dans la rue et ne vous laissent pas un seul instant de répit.
Certes cela crée de l'animation mais j'ai parfois un pincement au cœur devant le nombre de personnes âgées obligées de travailler comme rabatteur ou de faire le « guignol » pour survivre ...

Mélodie Lejeune-3.JPGL'ambiance estudiantine est géniale, il y a beaucoup de choses organisées pour les Erasmus (soirées, sorties culturelles, bars, boites, voyages). J'attends beaucoup de Carlos III et de notre insertion dans cette immense université.
Un réel plaisir d'être à Madrid dans ces mois d'été indien. Le proverbe dit : « Nueve meses de invierno, tres meses de inferno » (9 mois d'hiver, 3 mois d'enfer). Il fait très chaud dans cette capitale, plongée au cœur de la péninsule, une aubaine pour quelqu'un de frileux comme moi. Les températures dépassent allègrement et fréquemment les 35°C. J'espère que l'hiver ne va pas être aussi rigoureux que certains madrilènes le prétendent ....

D'un point de vue architectural, ou tout simplement de décor de vie, Madrid ressemble à un immense patchwork de différents styles, rappelant ça et là différentes villes du monde entier. Le côté New Yorkais de la Gran Via, l'architecture arabe de certains quartiers, dans les faubourgs les maisons en briques rouges peuvent évoquer nos villes du nord de la France, des immeubles au style haussmannien ... Un peu comme si la ville n'avait pas su se trouver une identité propre, ou simplement une ville qui se dessine et se transcrit par son histoire et sa diversité.

La recherche d'un logement et mon installation
Lorsque je suis arrivée à Madrid, environ deux semaines avant la rentrée, j'avais une réservation pour 4 nuits d'hôtel. Par rapport aux divers blogs que je consultais sur le net et aux expériences racontés par d'ancien ISG, j'étais optimiste et je pensais que cela serait bien suffisant.
Avant de partir, j'avais déjà commencé à prospecter sur internet, sur les sites conseillés pour les Erasmus : segundamano.es, idealista, ...
J'ai très vite remarqué que les espagnols (du moins, ceux qui répondent au téléphone) sont très laconiques. Les réponses téléphoniques étaient toujours à peu près dans le même esprit : « Non, mais ne t'inquiètes pas, on ne se prend pas la tête tout de suite, quand tu arrives à Madrid, appelle». J'ai donc laissé tomber la prospection depuis la France, en essayant de ne pas m'angoisser et en me disant que j'aviserai sur place.
Malheureusement, sur place plus grand-chose n'était disponible. Arthur et moi, futurs colocataires, avons dû nous activer à la recherche d'un appartement qui répondait à notre cahier des charges, à savoir deux chambres et une machine à laver, rien de bien compliqué. Mais la pépite n'était pas facile à trouver, rien n'était disponible pour moins d'une année complète, alors pour 5 mois ...
Nous avons tout essayé : les sites, le bouche à oreille, le « je connais quelqu'un qui connait quelqu'un... », les petites annonces... Nos recherches étaient vaines, lorsque nous sommes tombés sur une agence immobilière un peu particulière : spécialisée pour les étudiants Erasmus. Un miracle de facilité et de simplicité, pas de contrainte niveau durée du contrat et pas de contrainte de contrat. Avec des frais relativement modestes (la moitié du 1er loyer), l'agence s'occupe de tout, enfin à la manière espagnole, quand ils ont le temps...
L'agence nous a proposé un choix, certes limité, mais correspondant à nos contraintes. Nous avons fait quelques visites avant de tomber d'accord sur un appartement, de type « souplex », d'un style partagé entre un vieil appartement de style Louis XVI (avec son mobilier dans le même jus) et un loft, le tout dans l'esprit « pop art » avec des murs de couleurs différentes. Cet appartement ne fera jamais la une des catalogues de décoration, et ne sera sans doute jamais un modèle pour la mode mais nous avions un toit pour les cinq prochains mois et pour notre vie étudiante à Madrid, avec l'avantage d'être proche du centre-ville et de permettre la colocation entre deux amis tout en préservant l'intimité et le rythme de chacun , c'est l'essentiel. L'aventure peut donc commencer...

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Macao : entre patrimoine portugais et modernité chinoise

Josiane HE, étudiante en 3ème année du Master Grande Ecole de l'ISG, nous apporte son témoignage sur ses premières semaines en Chine et notamment à Macao, ville qu'elle a choisie pour effectuer son échange universitaire.

Petite halte à Hong Kong
Etant passée par la ville de Hong Kong et hébergée par ma tante pendant la première semaine, j'ai pu apprécier l'immensité de la capitale, son dynamisme, et surtout la diversité culinaire offerte par cette dernière. En effet, ce fut la première différence culturelle qui a attiré mon attention : les consommateurs peuvent trouver leur bonheur à tout moment. Tous les restaurants proposent leurs services sans interruption, durant toute la journée, variant ainsi leurs menus en fonction de l'heure (des menus pour le petit‐déjeuner, le déjeuner ou pour le dîner). Cette habitude de consommation s'explique principalement par des heures de repas non fixes des salariés et surtout par le fait de grignoter systématiquement entre les différentes pauses.

Arrivée à Macao
Macao est une ville beaucoup moins peuplée (567 000 habitants en 2013 contre 7,2 millions à Hong Kong, soit 13 fois moins peuplée), mais les coutumes ne sont pas totalement différentes. Aller à Macao, en passant par Hong Kong, reste très pratique grâce aux compagnies de ferry qui relient les deux villes toutes les 15 minutes pendant la journée, en une heure de trajet. L'université d'accueil a proposé aux étudiants en échange universitaire, d'être accueillis et accompagnés par le personnel de l'établissement dès leur arrivée. J'ai beaucoup apprécié cette initiative car cela m'a permis d'éviter d'attendre avant de pouvoir m'installer dans la résidence universitaire et d'avoir quelques conseils concernant l'emplacement des épiceries, des banques, des établissements pour se procurer une carte SIM et une carte de transport...

Premières découvertes et curiosités...
Josiane HE1.JPGEn l'absence de métro, le principal moyen de transport reste le bus. Les habitants de Macao, les Macanais, traversent la ville en marchant, en bus, en scooter (moyen fortement apprécié par les habitants) ou encore en taxi. Même avec le Portugais comme une des langues officielles (les noms des rues sont en portugais et chinois), les Macanais sont majoritairement des chinois cantonais. Ne pouvant pas leur parler en anglais, j'avais quelques difficultés à trouver mon chemin... Certains refusaient catégoriquement de me répondre lorsque je parlais en anglais. Mais à partir du moment où j'ai commencé à communiquer en cantonnais, ils m'ont répondu de manière très enthousiaste et chaleureuse, allant jusqu'à m'accompagner jusqu'à destination. Il ne faut donc pas émettre de jugements dès les premiers échanges. Par contre, les règles de bonnes conduites sont complètement différentes. Par exemple, ne vous attendez pas à ce qu'on vous tienne la porte le temps que vous arriviez. Vous pouvez éructer sans vous excuser puisque dans la tradition chinoise, cela veut dire que vous avez apprécié la nourriture.

On ressent une influence occidentale dans l'architecture des immeubles et des petites ruelles pavées et jalonnées d'églises, souvenir du Portugal, qui a administré le pays durant plus de 400 ans.

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Relié aux îles de Taipa et Coloane, les hôtels et casinos à Macao sont très impressionnants et très nombreux. Nous pouvons en trouver au minimum un sur chaque rue. L'économie de la ville se base principalement sur les activités des grands casinos et hôtels luxueux. Voici un des plus grands casinos à visiter : The Venetian, sur l'île de Taipa, reconnu comme le jumeau du Venetian de Las Vegas.

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Premiers pas au Mexique

Anaïs Aiach est étudiante en dernière année de Master Grande Ecole, au sein du Parcours Associatif. Elle a choisi le Mexique pour son échange académique et partage avec nous ses premières impressions.

Anais AIACH-1.jpgArrivée au Mexique
Lorsque je suis arrivée à l'aéroport de Guadalajara au Mexique, il faisait nuit. J'étais anxieuse, avant mon départ nombreux sont ceux qui m'avaient mise en garde contre ce pays. J'ai rapidement trouvé une station de taxi et découvert un système assez intéressant pour nous les étrangers. Pour éviter les arnaques, il faut acheter un billet au comptoir à l'intérieur du Terminal, ensuite le prix est fixe selon la zone de la ville où l'on souhaite aller.

Quête d'un logement
N'ayant pas encore de logement - on m'avait conseillé de le chercher sur place - j'avais réservé une chambre chez une habitante, pour quatre nuits, grâce au site Airbnb. Mon hôtesse m'a été d'une aide précieuse : Guadalajara est cinq fois plus grand que Paris, il est difficile de savoir dans quel quartier habiter, comment se déplacer, où souscrire à un forfait mobile... Après avoir eu un numéro mexicain, j'ai pu obtenir des rendez-vous pour visiter différents appartements. Bien que 80% des étudiants étrangers privilégient des colocations en maison à plus de dix personnes, j'ai choisi un appartement. En effet, les colocations proposées sont bien souvent des lieux de rassemblement pour faire la fête, la propreté n'est pas toujours le mot d'ordre... Finalement, un étudiant italien est venu me proposer d'habiter avec lui dans un appartement avec trois chambres. J'ai accepté, avec un autre étudiant de l'ISG. Nous avons été charmés par le quartier (en plein centre de Guadalajara), la modernité, les services (salle de Gym, barbecue,piscine) et la sécurité de la résidence. Situé à une heure de l'école en bus (0,35€ le ticket) ou trente minutes en taxi (5,80€ le trajet) j'ai préféré habiter « loin » de l'école car le campus est très excentré.

Découverte de la ville et du mode de vie
Après mon installation, j'ai pu commencer à découvrir la ville. Je me souviens avoir été marquée par la gentillesse des mexicains. Dès qu'ils m'entendaient parler, ils me présentaient des mexicains parlant français, pour m'aider. Il est important pour eux de savoir si on se sent bien au Mexique et les raisons qui nous ont poussé à choisir leur pays comme destination. Le sentiment de sécurité dans les rues de Guadalajara m'a également marqué ! La police est très présente et contrairement aux idées reçues, se balader dans la rue portable en main n'a rien de dangereux. Cependant, il semblerait que ce ne soit pas le cas dans tous les états du pays...


Tous les 30 mètres des marchands ambulants proposent des tacos, des tortillas et surtout des fruits exotiques déjà découpés dans des gobelets. Concernant la nourriture, certains habitudes sont déroutantes pour une française : tacos au petit déjeuner, du piment tant bien dans les fruits que dans les bonbons ou encore l'heure du déjeuner, vers 15-16h. Quasiment tous les 100 mètres, on aperçoit des enseignes « Farmacias » ouvertes 24h/24, 7 jours/7. Ce sont de petits supermarchés, avec à l'intérieur une pharmacie.On peut consulter un médecin sur place (40 pesos mexicains soit 2,50€ la consultation), et acheter sur place les médicaments prescrits. C'est très pratique !

Le dimanche, la rue principale est fermée aux voitures, offrant ainsi des possibilités de spectacles de rue, des balades en vélo, des concerts...

En résumé, une impression plus que positive dès les premiers jours !

Voyage au pays de la samba et du football pour Lorène Lemarié: premières impressions

RIODEJANEIRO PAYSAGE.jpgLorène Lemarié, étudiante en Master Grande Ecole, est actuellement au Brésil pour un échange universitaire. C'est depuis l'Universidade Federal do Rio de Janeiro, située à Sao Paolo, qu'elle nous fait partager son expérience.

Embarquement immédiat pour Rio de Janeiro:

Mardi 5 août 2014, 5 heures du matin, arrivée à l'aéroport international de Rio de Janeiro après 12 heures de vol. L'expérience peut commencer...

J'ai choisi de partir au Brésil et plus précisément à Rio de Janeiro car j'avais besoin de changer radicalement de culture, de mode de fonctionnement. Cela fait plusieurs années que l'idée de partir en échange me « parle ». Mais il y a eu mon cursus universitaire, une année de césure parisienne très enrichissante du point de vue professionnel. Alors quand l'opportunité de partir s'est présentée, j'ai choisi de partir loin et dans une ville en totale rupture. Ce sera Rio de Janeiro, quitte à apprendre le portugais en express. Je suis partie avec Louise, une amie de promo ayant fait une année de césure également. Et ce qui n'était au début que des « plans sur la comète » est aujourd'hui bien réel, je suis actuellement dans ma chambre à côté d'elle, à Rio en train de rédiger ce post « Planète Ouverte ».

Les premiers pas en terre inconnue

Me voici à Rio depuis maintenant 3 semaines, le temps de m'adapter à une multitude de changements. L'arrivée dans un pays aussi éloigné que le Brésil - bien que touristique - demande patience et attention. Ces trois premières semaines n'ont été qu'une multitude de surprises et de changements de plans. Mais l'excitation de la nouveauté et de « l'arrivée en terre inconnue » nous ont vite fait oublier les côtés pénibles. Tout d'abord, il y a eu cet appartement que nous avions loué avec un portugais, rencontré sur internet, et qui s'est avéré être délabré. Puis pendant une semaine, la recherche d'un nouvel appartement où se loger. Sachant que les brésiliens ne parlent pour la plupart pas un mot d'anglais, que la ville compte plus de 6 millions d'habitants intra-muros, et que nous ne connaissions absolument pas la culture de la ville. Et effectivement ce qui me paraît « normal » aujourd'hui, ne l'était pas en arrivant. Après deux semaines de recherche, de visites et de démarches administratives, nous avons fini par trouver une colocation à 7 étudiants dans le quartier central de Flamengo. « Praia do Flamengo » évidemment puisque nous avons à traverser la rue pour aller sur la plage !

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Un accueil chaleureux

Avant d'emménager nous avons eu la chance d'habiter pendant une semaine chez une connaissance brésilienne. Cette semaine était ultra enrichissante, en plus d'être agréable. Gabriela et sa famille nous ont accueillies les bras ouverts dans leur quartier du Jardim Botanico, quartier très aisé de Rio. Il est courant d'entendre que les brésiliens sont très chaleureux mais j'ai réellement été touchée et surprise par cet accueil. Nous avons alors vécu en réelles cariocas, baignées dans la langue et la culture. Apprentissage des spécialités culinaires (feijoada, tapioca, moqueca, brigadeiro et'd'autres), argo, sorties incontournables des cariocas... Mais aussi débats enflammés sur la politique sociale du pays, les favelas, la drogue, les us et coutumes des cariocas et des brésiliens, le boom économique du Brésil, la Coupe du Monde...

La vie étudiante à l'Universidade Federal do Rio de Janeiro

Pour ce qui est de notre installation en tant qu'étudiant en échange à Rio, la phase administrative n'est toujours pas terminée : il nous reste encore beaucoup de démarches à faire, je ne pensais pas que cela prendrait autant de temps (inscription à la Police Fédérale par exemple). Les brésiliens savent prendre leur temps et sont souvent assez mal organisés... L'inscription à l'UFRJ a également été assez longue, le campus étant le plus grand du Brésil. J'ai été très surprise du peu d'administratifs et professeurs parlant anglais. Nous savions que les cours nous seraient donnés en portugais mais de manière générale, les brésiliens ne parlent vraiment que très peu anglais. Le campus est gigantesque et les bâtiments entourés de la végétation tropicale sont vraiment charmants.

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Au bout de trois semaines, j'ai l'impression d'être arrivée hier et en même temps d'habiter ici depuis longtemps; les enseignes des magasins et restaurants me parlent; je me localise très bien les différents quartiers; manger des fruits exotiques est devenu habituel; je ne sens plus la friture des empadas et pasteis dans les rues; le portier de l'immeuble me fait des blagues; la colocation à sept prend vie, les sorties et visites se mettent en place; nous commençons à avoir des travaux de groupes à faire en cours...

Dubai : voyage à l'autre bout du monde

Gregory Meichel, étudiant en Parcours Associatif, découvre Dubaï lors de son échange académique au sein de l'IMT (Institut de Management Technologique). Il partage son expérience avec nous.

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Echange académique

Une expérience à l'étranger est un atout indéniable sur un CV. Cela peut faire la différence et démontre la capacité de l'étudiant à s'intégrer, à s'adapter à une nouvelle culture mais aussi à développer sa pratique des langues étrangères dans un cadre extra-scolaire. Cette expérience m'a permis d'approfondir mes connaissances au sein d'un système d'enseignement différent, dans lequel la théorie doit être acquise par l'étudiant seul, grâce aux livres. Les cours sont dispensés pour approfondir cette théorie sous forme de cas pratiques et permettre les échanges entre étudiants de plusieurs pays. Dubaï est un grand melting-pot de culture. Aussi, chaque matière intègre sa part de cross cultural management. Que cela concerne la supply-chain, la gestion de projets ou le marketing, les professeurs mettent en avant, en plus des méthodes, des recommandations concernant la mise en oeuvre dans chaque culture.

La chaleur, qui peut être un frein sur la période de juin à août, devient clairement un avantage le reste de l'année avec une température constante de 25 degrés. Il est très agréable de se réveiller le matin sans avoir à se poser la question d'emmener ou non son parapluie. Avec la plage à proximité, les commerces à l'intérieur même des immeubles d'habitation, les piscines et salles de sport sur les toits, Dubaï propose une qualité de vie, que j'ai vraiment appréciée. Et si la France vous manque, il est tout à fait possible d'aller manger une raclette dans un restaurant français après une descente de ski dans un centre commercial ! Seul bémol, la vie culturelle est encore peu développée.


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Perspectives d'avenir

Les nombreux échanges avec les expatriés et mon expérience personnelle au cours de ces 4 derniers mois m'ont permis de me forger ma propre opinion sur cette ville et ses nombreux avantages. Le marché du travail permet d'évoluer et de changer de fonction facilement. Contrairement à la France, où chaque compétence correspond à un métier, le marché du travail de Dubaï est calqué sur le modèle américain, où l'expérience prime sur les diplômes. La communauté d'expatriés est très développée et accueillante, par exemple, j'ai décroché un entretien d'embauche dans une entreprise simplement en discutant avec un inconnu lors d'une soirée. Cela permet de diversifier son portefeuille de compétences et de se créer très facilement un réseau. Malheureusement, il m'a été impossible de cumuler mes horaires de cours avec ceux du poste proposé. Même si j'aspire à commencer ma carrière professionnelle en France, je n'exclue pas de retourner à Dubaï un jour. L'absence de taxes ou d'impôts, le climat agréable, les salaires élevés des expatriés et la sécurité sont autant d'avantages motivants.

Bilan personnel

Je retiens de ce semestre une formidable expérience. Outre le fait de découvrir un nouveau pays et une nouvelle culture, ces 4 mois d'expatriation m'ont permis de m'intégrer dans un univers inconnu et d'y prendre mes marques. Je suis convaincu que cela a développé mon ouverture d'esprit et mes capacités d'adaptation et m'a donc préparé à mon entrée dans le monde professionnel.

Mes nombreuses rencontres m'ont également beaucoup apporté. Les locaux sont très fiers de leur ville et toujours présents pour vous faire visiter des endroits ou vivre des moments, que vous n'auriez pu connaître sans eux : déguster un repas typique de riz et de poulet uniquement avec la main droite, visiter le vieux Dubaï et ses boutiques typiques...

Bilan de mon échange académique à Dublin

Etudiant en International Track (Master Grande Ecole en anglais), Michel Chauvin a passé 1 an à Dublin en échange académique. Il dresse le bilan de son expérience.

 Ireland_Dublin_Night.JPGEtudier à Dublin

L'année universitaire 2013/2014 au sein du Griffith College à Dublin a été l'occasion pour moi d'acquérir et de renforcer des compétences essentielles dans le monde du travail. En effet, le système de contrôle continu consiste en une série d' « assignments » divers et variés spécialement conçus pour permettre aux étudiants d'acquérir des notions dans des matières comme : entrepreneuriat, e-business, e-marketing, innovation technologique appliquée au commerce international, business research methods...

Le corps professoral accompagne vraiment le travail des étudiants et les aiguille sur les directions à prendre.  L'élaboration d'un business plan, d'une thèse et de nombreux rapports appliqués à des études de cas permettent aux étudiants de se professionnaliser mais également de découvrir les domaines, dans lesquels ils sont les plus performants. Les cours de « Business Planning and Entrepreneurship » m'ont permis de réaliser un business plan cohérent, professionnel, alliant plan financier, étude de faisabilité et analyse du secteur. Certains séminaires portant sur l'étude de la responsabilité sociale dans le monde du travail ont donné suite à des présentations orales au cours desquelles les équipes d'étudiants ont été choisies par le corps professoral pour privilégier des équipes multiculturelles.

J'ai acquis des connaissances et des compétences que je peux utiliser de manière innovante dans toute activité professionnelle, c'est en effet le plus grand avantage : ma vision s'est élargie et je conçois mon avenir professionnel de manière structurée en avançant pas à pas vers la spécialisation qui m'intéresse. A titre d'exemple, nous avons appris à utiliser le logiciel Zotero. Il s'agit d'un logiciel qui structure le référencement des sources utilisées dans les rapports. La maîtrise de ce logiciel m'a permis d'apprendre à concevoir des documents structurés, professionnels et référencés selon le mode Harvard Business Format, format indispensable à maîtriser dans le monde anglo-saxon.

Les principales difficultés rencontrées concernent les rendus de rapports. Les dates butoirs des « assignments » sont regroupés durant deux périodes correspondant à la fin des deux semestres : fin Novembre/Décembre et fin Avril/Mai. Durant ces périodes, la surcharge de travail étant élevée, il est difficile de conjuguer l'élaboration de nombreux rapports avec des soutenances orales annexes aux projets analysés dans les rapports. Une organisation minutieuse est primordiale pour parvenir à accomplir l'ensemble des tâches requises...

   

Vivre à DublinMoore_Street_market,_Dublin.jpg

Il est primordial d'organiser la vie quotidienne de manière équilibrée autour d'activités sportives, culturelles, loisirs. J'ai donc profité de cette opportunité pour m'inscrire dans des clubs sportifs situés dans les environs du Griffith College. Je me suis inscrit dans un club de boxe situé dans le quartier de l'université, en plus de participer à certains matchs de football organisés par le Student Union de Griffith.

De nombreux évènements culturels ont lieu à Dublin, des expositions d'art comme « The Art of The Brick » ainsi que des rencontres sportives. Il m'a aussi été possible de participer à de nombreuses excursions en dehors de Dublin afin de visiter le pays. C'est un grand plus de pouvoir visiter un pays, d'apprendre sur sa culture en plus de participer aux évènements organisés par l'université. Certaines soirées sont également organisées par le BDE de l'université, le Griffith Ball 2014 fut particulièrement réussi...

L'expatriation est enrichissante sur de nombreux points de vue ; l'existence de communautés étrangères telles que polonaise, brésilienne, italienne, indienne permet d'échanger et de faire des rencontres très intéressantes qui peuvent s'avérer importantes par la suite dans la vie professionnelle.

 

Dublin1-articleLarge.jpgBilan

Cette expérience a été très enrichissante à de nombreux points de vue, j'ai pu me familiariser avec la culture anglo-saxonne, me professionnaliser grâce à l'enseignement, très axé sur le partage des connaissances et l'échange international.

J'ai également noué de nombreux liens avec des personnes ayant les mêmes intérêts et aspirations que moi. J'estime aujourd'hui avoir un premier réseau de contacts professionnels à l'étranger, me permettant d'envisager plus sereinement un début de carrière à l'étranger.

Le bilan de cette année est très positif sur le plan personnel, académique et professionnel, j'ai même arrêté de fumer grâce à l'ensemble des activités sportives auxquels j'ai pris part ! Mon niveau d'anglais a fortement progressé en plus des compétences acquises. J'ai également amélioré mon aisance à l'oral durant ces deux semestres, en plus d'avoir rédigé de nombreux rapports qui m'ont permis d'affûter mon esprit d'analyse et de l'adapter au commerce international. J'ai également pu nouer des liens avec de nombreuses personnes, ce qui m'aide à entrevoir les opportunités professionnelles et personnelles qui s'offrent à moi. Je suis également heureux d'avoir pu étudier dans une ambiance multiculturelle, où l'échange entre les étudiants permet véritablement de mieux comprendre les réalités du monde d'aujourd'hui dans les domaines professionnel, culturel et sociétal.

Turin : Système universitaire et différences culturelles

dim.jpgPour son semestre à l'étranger, Dimitri Delacroix a atterri à Turin, en Italie. De retour en France, il nous décrit le système universitaire italien et revient sur les principales différences culturelles.

Peux-tu nous décrire le système universitaire italien ?

Tous les pays européens signataires de la Déclaration de la Sorbonne (1998) et de la déclaration de Bologne (1999) ont modifié l'architecture de leur système universitaire afin de construire une Europe homogène au niveau des structures des enseignements et établir des objectifs communs.
A la différence du système français, l'enseignement supérieur italien n'est pas divisé entre universités d'une part et grandes écoles de l'autre. Les universités sont moins nombreuses en Italie qu'en France, mais elles regroupent un plus grand nombre d'étudiants. Chaque université est, administrativement et pédagogiquement, divisée en facultés dont le nombre et l'intitulé varient selon les différents sites universitaires.
En accord avec les mesures européennes issues du processus de Bologne l'enseignement universitaire italien propose trois diplômes successifs Laurea di primo Livello ( 3 années universitaires = licence en France) , Laurea Magistrale ( 2 années supplémentaires = master en France) et Dottorato ( 3 années supplémentaires = doctorat en france) . Pour chacun d'eux, il faut valider un certain nombre de crédits appelés ECTS (European Credit Transfer System) qui permettent de sanctionner des unités d'enseignement (UE). Ces crédits ont la même valeur dans tous les pays - utilisant ce système - et permettent ainsi la mobilité des étudiants et la reconnaissance des diplômes.

Quelles sont les principales différences culturelles ?

Vous avez une carte bancaire, vous pouvez payer et retirer à l'étranger sans frais, mais tout cela ne vous sert pas à grand chose à Turin ou en Italie de manière générale. Il est très difficile pour ne pas dire impossible de payer par carte bancaire ou de trouver un distributeur car toutes les transactions se font en liquide. L'explication peut venir du fait que par habitude les italiens épargnaient beaucoup et gardaient l'argent dans leurs maisons, sous le matelas du lit par exemple, et payaient en liquide toutes les transactions.

D'origine latine le français et l'italien sont deux langues très proches dans leur structure mais il est très intéressant d'observer les différences. Prenons l'exemple du vouvoiement, inexistant pour les américains, réel en français et italien avec une différenciation qui prend deux formes et une multitude de formes de politesse - plus de 10 pour les coréens selon l'âge, le statut social .... Sous cette proximité apparente, les deux formes sont très différentes; en effet l'italien utilise la troisième personne du singulier féminin : "Vous-allez bien ?" devient "Est ce qu'elle va bien ?" Et tous les adjectifs s'accordent au féminin. L'italien a donc gardé la formule de politesse comme si les personnes s'adressaient à sa majesté.

Que retiens-tu de cette expérience ?

Cette période d'expatriation  a pu concrétiser et renforcer un lien que j'avais avec l'Italie et la langue italienne. Au delà de l'apport de connaissances et de compétences acquis, ce qui est fondamental c'est la relation directe avec le pays et ses habitants, très enrichissante. En effet le fait d'avoir pu vivre, échanger, partager des expériences avec eux s'inscrit dans la durée. Je ne peux dresser qu'un bilan très positif de cette expérience tant sur le plan académique que personnel. Cette expérience a confirmé le fait qu'il est essentiel pour moi de vivre des expériences internationales, au sens large, car ce contexte est très stimulant et enrichissant : l'apport de chacun à travers son spectre d'interprétation du fait de sa culture, de sa vie est formidable et la découverte des autres extraordinaires. En espérant donc que ces aventures puissent se poursuivre...

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Un an dans la peau d'une New Yorkaise

ny.jpgAprès avoir passé six mois à Buenos Aires, Pauline Gillot, étudiante en dernière année d'International Track a posé ses valises à New York pour un an d'échange universitaire. De retour en France, elle nous raconte le début de sa vie New Yorkaise.

Parle-nous de ton arrivée à New York ? Tes premières impressions ?

J'ai posé le pied sur le sol de John Fitzegarld Kennedy le 19 août 2013 pour la deuxième fois de ma vie, sous une chaleur étouffante. Concernant la ville de New York, je m'étonne de voir à quel point elle peut être entraînante. Tout le monde est pressé, on est noyé dans une marée humaine incroyablement diversifiée. On retrouve un mélange de toutes les cultures, des « workers », des touristes, des religieux et tout cela dans un tourbillon de voitures plus pressées les unes que les autres.

Mon point de chute se situe alors chez une amie d'enfance qui est à New York pour un stage depuis quelques mois. Je me retrouve donc à Brooklyn, par chance pas loin de Brooklyn College, où je suis en échange universitaire. Le début de ma vie à New York se caractérise par une visite de la ville : Brooklyn Bridge, Empire State Building, de nombreux « roof top » balades dans les quartiers de Financial District, Soho, Chinatown, Little Italy, et surtout le poumon de New York : Central Park. Puis quelques musées : le MoMA, et le MET. Les rencontres avec les Américains sont difficiles au début, la communauté française étant très présente à New York.

Quelles sont les différentes culturelles ?

Le problème ou l'avantage de la ville de New York c'est qu'elle n'est absolument pas représentative des États-Unis. C'est pour cela que l'aspect culturel de la ville de New York est très intéressant à analyser. En effet, New York est une ville ultra cosmopolite, elle intègre des éléments de multiples nationalités. New York est divisé en cinq grands quartiers : Manhattan, le Queens, Le Bronx, Brooklyn et le moins connu Staten Island. Dans chacun de ces quartiers des minorités ethniques se sont installées au fil des années, c'est ce qui a créé la richesse de la ville de New York. La population noire-américaine est très présente, au premier semestre je vivais à Brooklyn (au centre, dans le quartier de Bedford-Stuyvesant) et la majorité de la population noire venait d'Afrique et parlait français.

S'adapter à New York est donc très facile, les Etats-Unis sont un pays d'immigrants, on ne se sent pas à l'écart. Malheureusement, et c'est ce que je regrette un peu en vivant ici, il est très difficile de connaître une relation durable avec des américains. Ils ont une vision et une approche des choses très différente de nous autres européens, que ce soit sur les études, l'avenir ou les règles de savoir-vivre. La richesse de New York est donc que l'on peut rencontrer des personnes de tous horizons, Anglais, suédois, polonais, et beaucoup de gens d'Amérique latine, j'ai eu la chance de vivre en Argentine avant d'arriver à New York donc je me suis beaucoup rapprochée de cette communauté ce qui me fait vivre une expérience encore plus riche depuis que je suis à New York.

Un semestre à l'UCSD à San Diego : environnement atypique et campus animé

Pour son semestre à l'étranger, Caroline Guillot choisit de se rendre à San Diego, aux Etats-Unis, pays qu'elle affectionne particulièrement pour y avoir voyagé plusieurs fois. Attirée par l'UCSD, sa prestigieuse université, elle y pose ses valises.

Quelles sont tes premières impressions?

San Diego est une ville ou il fait bon vivre, avec un temps agréable, de magnifiques paysages, mais également des habitants chaleureux et un harmonieux mélange de la culture américaine et de la culture mexicaine. Etant de nature très stressée, je me suis tout de suite sentie à l'aise dans ma nouvelle ville. Les Etats-Unis sont décrits comme le pays des fast-foods mais il s'avère qu'à San Diego, les produits peu recommandés pour la santé sont les plus chers en magasin. Dans les supermarchés, les trois quarts des produits sont des plats cuisinés. Il est par ailleurs de coutume ici de déjeuner le midi dans des snacks et de dîner dehors le soir.

image-à-la-une-vague-lumineuse.jpgL'environnement de la ville est atypique. Nous avons un temps du désert, il fait très chaud la journée au soleil mais dès que le soleil se couche la température diminue extrêmement rapidement. Le paysage est magnifique. Les plages sont également superbes surtout au coucher du soleil lorsque l'on peut apercevoir les vagues luminescentes de San Diego (petits planctons qui s'illuminent avec les mouvements de l'eau).

Comment s'est passée ton installation ?

Les premiers jours sont difficiles car j'emménage dans un appartement non-meublé. Ne connaissant pas du tout d'organismes ni de magasins d'ameublement je dois vivre sans meubles pendant une semaine. Je dois également me procurer une carte SIM américaine pour communiquer sur le territoire américain. J'ai découvert comment prendre les transports en commun (réseau de bus et tramway uniquement, à San Diego), comment rester en règle en ce qui concerne le VISA, mais aussi les démarches et procédures à suivre si l'on souhaite sortir du pays pendant une courte durée puis y revenir.

Je m'adapte rapidement à la vie quotidienne à San Diego. Comme les Etats-Unis sont un pays occidental il est vrai que la plupart des commodités sont presque identiques à celles de l'Europe (transports, supermarchés...), de même que les habitudes des individus comme leur tenue vestimentaire ou leur manière de se comporter dans la vie de tous les jours.

Geisel-Library-UCSD.jpgEt l'université?

Je suis dans l'université UC San Diego,  classée dans les 10 premières universités américaines. Je choisis d'étudier les matières économiques, en rapport avec le domaine dans lequel je souhaiterais travailler à l'issue de l'ISG à savoir la comptabilité ou le contrôle de gestion. Les cours sont très complets et approfondis, et me permettent d'apprendre les termes financiers en anglais.

Le campus est très animé, il existe de nombreuses fraternités et sororités ainsi que toutes sortes d'associations : humanitaires, danse, musique, sport, et même des associations religieuses !  Chaque jour, l'allée principale du campus s'anime et se transforme en lieu de communication pour ces associations qui récoltent des fonds, font de la publicité pour des évènements à venir, proposent des activités telles que l'évaluation de notre humeur du jour, des quizz et bien d'autres.

Il y a également des entreprises qui viennent faire des démonstrations de leurs produits, comme Samsung, pour proposer des jeux concours autour de sa nouvelle tablette tactile et ainsi la faire découvrir aux étudiants, ou Amazon qui proposait de remporter des lots à travers de petites activités.

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En termes d'infrastructures destinées à la vie étudiante, le campus comporte une dizaine de restaurants allant du fast-food américain au restaurant chinois en passant par des snacks mexicains. La plus belle et impressionnante des infrastructures est la bibliothèque Geisel fondée en 1970 qui est le fruit de la créativité de l'architecte William Pereira. Elle offre 8 étages de connaissances dans tous les domaines enseignés à l'université, mais expose également des ouvrages de collection datant de plusieurs milliers d'années.

 

A la découverte de Dubaï en échange académique

Sébastien Nagau, étudiant en Parcours Associatif, découvre Dubaï lors de son échange académique au sein de l'IMT (Institut de Management Technologique). Il nous fait partager sa fabuleuse expérience.

dubai.jpgTes premières impressions ?

A l'arrivée dans l'aéroport DXB, j'ai tout de suite été transporté par la magie et la frénésie du pays, la beauté du lieu et la mixité des différentes nationalités présentes. Dans cet imposant aéroport, on trouve même des distributeurs de lingots d'or. Peu à peu, mon anxiété s'est transformée en enthousiasme avec une seule hâte, celle de gagner l'extérieur pour découvrir Dubaï. Lorsque j'ai franchi la porte du terminal, j'ai été écrasé par une vague de chaleur. La température avoisine les 40°C. Lors de mon trajet en taxi pour rejoindre mon logement, j'ai commencé à découvrir l'architecture de la ville impressionnante par la concentration de buildings et leurs tailles démesurées. J'ai eu l'impression d'être dans un gigantesque casino à ciel ouvert.

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Dès le lendemain, j'ai entamé une visite marathon avant le commencement des cours. J'ai été surpris par la propreté du métro ; il n'y a pas un papier au sol, pas un tag sur les murs. Les stations de métros ont une architecture assez futuriste. J'ai vraiment vu mon premier changement culturel dans le métro, car il existe une 1ère classe avec des sièges plus imposants, ainsi qu'un wagon exclusivement réservé aux femmes et aux enfants. Il faut donc bien veiller à ne pas se tromper si on veut éviter de payer une amende de 1 500 dirhams soit environ 300 euros. A mon arrivée au Dubaï Mall, j'ai été impressionné par l'immensité des lieux et le nombre impressionnant de boutiques. Il y avait un gigantesque aquarium où l'on peut admirer, où on peut faire une pause pendant son shopping, pour admirer des requins et des poissons exotiques nageant autour d'une barrière de corail. En se promenant dans le Mall, on perçoit 'une autre différence culturelle, qui touche à l'habillement. Les femmes portent l'Abaya et un Hijab, le premier étant une longue robe noire et le second un foulard noir couvrant les cheveux, le cou et la plupart du temps également la bouche, pour ne laisser paraître que les yeux. Quant aux hommes, ils portent le Taoud avec un Keffieh ; c'est une longue robe blanche avec un foulard sur la tête maintenu par un long turban noir. Juste à la sortie du centre commercial, il y a un spectacle de fontaines toutes les demi-heures avec une vue imprenable sur le « Burj Khalifa ».

kiii.jpgCe qui t'a le plus marqué ?

Le jeudi soir arrivé, j'ai décidé d'accompagner quelques amis français dans les night-clubs pour découvrir le monde de la nuit à Dubaï. Notre première destination est l'"Armani Privé". Nous assistons à un défilé de voitures de luxe, et de jeunes mannequins montées sur des échasses de 15 cm. Une fois à l'intérieur de la discothèque, j'ai découvert un lieu magnifique avec de gigantesques lustres au plafond.Je suis bien loin de l'image de Dubaï vue jusque là. Les tenues du jour laissent place à la belle robe de soirée pour les filles et au fameux pantalon chemise pour les garçons. Il y a un grand contraste entre le Dubaï du jour et celui de la nuit.

Immersion à Taïwan : pattes de poules et soupe au sang de canard

Image1.pngMargaux Vartabedian, étudiante en Parcours Associatif à l'ISG, est partie à Taïwan dans le cadre d'un échange universitaire. De retour en France, elle nous livre ses impressions.

Comment s'est passée ton installation ?
Je suis arrivée à Taïwan après 23 heures de voyage, accompagnée de trois amis de l'ISG, eux aussi en échange universitaire pour 5 mois. J'appréhende car c'est la première fois que je pars aussi longtemps loin de ma famille dans un pays dont la culture est aussi différente de la mienne. Lorsque je suis descendue de l'avion, j'ai du trouver la station de bus qui m'amène à Taichung, ville dans laquelle se trouve l'Université. Après deux heures de trajet, je rencontre Mingli, mon correspondant attribué par l'école dont le rôle est de m'aider dans toutes mes premières démarches d'installation. A peine mes valises déposées, il m'emmène manger puis acheter un téléphone avec une puce taïwanaise. Après une semaine passée à découvrir la ville, visiter les endroits incontournables et aller à mes premiers cours, j'emmenage dans une résidence à deux pas de l'école.

Que peux-tu nous dire à propos de Taichung ?

Taichung est la troisième ville la plus importante de l'île de Taïwan. Elle est surtout occupée par les nombreux étudiants des deux grandes universités qui y sont implantées. La plus grande animation de cette ville reste le « Feng Chia Night Market ». Ce marché entoure l'Université de 16 heures à 2 heures du matin car les taiwanais ont pour habitude de vivre la nuit. Les commerces ouvrent à partir de 11 heures ou midi ce qui donne l'impression d'une ville "morte" le matin. Cependant, contrairement à la France, les supermarchés sont ouverts tous les jours et 24 heures sur 24.

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Et les taïwanais ?
Mis à part les étudiants, très peu de taïwanais parlent anglais c'est pourquoi la communication se fait souvent grâce au langage des signes. Si vous êtes étranger, il vous suffit de sourire pour qu'un taïwanais vous propose naturellement son aide. Mais la communication n'est pas toujours facile : alors que les français sont autoritaires voir trop directs, les taïwanais sont beaucoup plus subtils. Il faut savoir trouver un juste milieu.

Qu'as tu mangé pendant ton séjour ?
A Taichung, se nourrir est bon marché. On peut se faire un très bon restaurant pour 3 ou 4 euros. La plupart des restaurants proposent du riz avec un œuf et du porc pané, mais on peut trouver quelques brochettes de poulpes, des pattes de poules, des brochettes de cœurs de poules, une soupe au sang de canard ou encore de la tête de canard. Contrairement à ce que je pensais, il y a très peu de poissons et de fruits de mer, alors que nous sommes sur une île. Cependant, il y a beaucoup de fruits exotiques. On peut acheter par exemple 15 fruits de la passion pour seulement 1,80 euros ou encore des fruits du dragon.

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La carte est généralement uniquement en chinois, mais ne vous inquiétez pas, le cuisinier ira trois rues plus loin chercher un ami qui parle anglais et qui vous traduira la carte. Il y a beaucoup de restaurants asiatiques et italiens. J'ai même réussi à trouver une pizzeria avec un véritable pizzaiolo né à Bologne. Il y a également quelques restaurants français.

 

Un semestre d'étude en Suède: Une expérience plus qu'enrichissante

Sans titre 2.pngPartir à l'étranger est une expérience très enrichissante sur le plan culturel, académique mais aussi personnel. Victoire Pochon, étudiante en dernière année du Programme Grande École au sein de l'ISG est partie le temps d'un semestre d'étude à Kristianstad en Suède. Cette expérience restera l'une des plus intéressantes et la plus formatrice de son parcours.

« Je suis partie 5 mois en Suède dans l'Université de Kristianstad où j'avais des cours avec des Suédois ainsi qu'avec d'autres étudiants Erasmus. Cela m'a permis de découvrir un nouveau système éducatif et une autre façon de travailler. Les suédois travaillent énormément à l'aide de livres, j'ai donc dû m'habituer à lire des chapitres de livres comme travail personnel. Les cours sont facultatifs à part quelques-uns appelés « seminar », qui sont l'équivalent des TD en France. En Suède, il y a peu de cours magistraux mais énormément de travaux personnels et en groupes à réaliser. C'était donc pour moi la première fois qu'il fallait rendre un travail de groupe en anglais et sans un français dans mon groupe.

Un des principaux bénéfices que j'ai tiré de mon séjour à Kristianstad fut d'étudier des cours de management, de business et de marketing dans une approche différente de celle proposée à l'ISG. En effet l'université possédait une approche plus orientée sur les différences culturelles. Ce programme m'a permis de revoir et d'approfondir des concepts que j'avais étudiés à l'ISG, en y intégrant une dimension culturelle.
Le cross cultural management était omniprésent. Concrètement, cela m'a permis d'intégrer le contexte culturel dans mon apprentissage. Les travaux de groupe renforçaient l'omniprésence du cross cultural management, il fallait s'habituer aux différences culturelles des uns et des autres.

Cette expérience m'a surtout appris à me débrouiller seule et à me sociabiliser, car j'ai choisi d'effectuer mon échange académique dans une université, dans laquelle il n'y avait aucun autre étudiant de l'ISG. J'ai donc appris à communiquer dans une autre langue et cela est essentiel, voire même vital dans le monde d'aujourd'hui.

Je n'ai pas eu trop de mal à me familiariser avec d'autres étudiants étrangers. En effet, nous avons eu une semaine d'intégration durant laquelle on a pu rencontrer les autres étudiants étrangers. Au bout d'une semaine, plusieurs groupes s'étaient déjà formés. La majorité des étudiants étrangers vivait sur le campus de l'université, ce qui était très pratique pour se retrouver et partager des moments ensemble. Ce fut pour moi la première fois que je vivais seule, et bizarrement cela ne m'a pas fait un grand choc. J'ai facilement pris le rythme. La responsable des étudiants étrangers était à nos soins, si on avait le moindre problème on pouvait aller la voir et elle essayait au maximum d'arranger la situation pour nous. C'est très rassurant lorsqu'on est dans un pays étranger. L'université était très grande, nous avions à disposition une infirmerie, une salle « d'écoute » où plusieurs représentants de différentes religions étaient à notre disposition, si nous avions un problème. Je pense que cette structure m'a inconsciemment rassurée. J'ai donc vécu mon expérience au maximum n'ayant pas peur de me retrouver dans une situation « dangereuse ».

Grâce à ce semestre j'ai gagné en assurance car je n'ai plus de problème pour m'exprimer en anglais devant un auditoire. Aujourd'hui l'anglais n'est plus un atout mais une nécessité en entreprise et cette expérience valorise mon CV. Lors des entretiens pour mon stage de fin d'études, les recruteurs faisaient toujours allusion à mon semestre à l'étranger. En effet ce semestre d'échange a renforcé ma capacité à travailler en anglais dans un environnement international. Au niveau personnel cette expérience était très enrichissante car elle a permis une totale ouverture d'esprit, et le fait d'être dans un environnement multiculturel m'a fait prendre conscience de l'importance de la culture et de l'identité culturelle propre à chaque pays.

Je me souviendrais toute ma vie de cette expérience, ce fut la première fois que je partais aussi longtemps de France, et j'ai rencontré de nombreuses personnes avec qui je souhaite garder contact. Je suis fière d'avoir fais vécu cette expérience seule. Ce qui me manque est la vue de ma chambre, quand il neigeait. Je suis ravie que l'ISG m'aie donné l'opportunité de partir à l'étranger. »

Cinq mois de stage à Los Angeles: Le début d'une nouvelle vie

Los Angeles.pngDans le cadre du voyage du Programme Grande École de l'ISG, Jennifer Amselek, étudiante en dernière année du parcours associatif, a dû faire un choix entre partir dans une université partenaire ou bien effectuer un stage dans une entreprise étrangère.

Après réflexion, Jennifer a opté pour un stage afin de pouvoir mettre en pratique les connaissances acquises durant sa formation, et notamment durant sa spécialisation en marketing. Elle nous raconte donc les 5 mois qu'elle a passé à entre son bureau et les rue de Los Angeles en Californie.

Pour trouver mon stage, j'ai envoyé mon CV à une dizaine d'entreprises à travers le monde, de l'Europe à l'Amérique en passant par l'Asie et l'Australie sans avoir la moindre réponse ! Enfin, après plusieurs tentatives, une agence de communication et de publicité située sur la côte ouest des Etats Unis, plus exactement à Los Angeles m'a contactée.

Je n'avais encore jamais vécue seule, et encore moins loin de ma famille et de mes proches. Ce qui me rassurait un peu c'est que j'allais retrouver sur place une amie de longue date installée là-bas depuis deux ans et qui acceptait de me recevoir le temps de trouver un appartement. Je n'avais qu'une semaine entre mon arrivée et le début du stage en entreprise pour découvrir une ville parfaitement inconnue et y prendre mes marques. J'ai pu m'apercevoir que les dix heures de décalage horaire entre la côte ouest des Etats Unis et la France réduisait considérablement le temps de communication avec mes proches.

Mon premier contact avec l'entreprise m'a agréablement surprise. Mon impression d'ensemble était excellente : le lieu de travail était un immense Open-Space sur deux étages très moderne et tout confort.
Les employés m'ont tous accueillie chaleureusement et la Direction m'a tout de suite accompagnée au bureau qui m'était réservé. Cette expérience a été l'occasion d'une immersion totale dans un style de management bien différent de celui de la France. Par exemple, le premier jour je suis arrivée vêtue d'un tailleur pensant faire bonne impression mais je me suis vite sentie ridicule étant donné que tout le personnel y compris la Directrice portaient des tenues très décontractées et beaucoup plus conformes au climat californien.

Ce qui m'a le plus appris a été de mettre en application ma créativité en participant à des rédactions de scripts pour des productions de publicités télévisuelles. J'ai, par ailleurs, assisté au tournage d'une vidéo publicitaire ainsi qu'à la réalisation du casting. J'étais également chargée de coordonner les relations entre l'agence et les équipes de tournage. Enfin, j'ai participé à la réalisation du clip avec la présence d'équipes de caméras hollywoodiennes. J'ai découvert à quel point il était complexe et coûteux de réaliser un spot d'une durée d'à peine 32 secondes (cela a pris plus de douze heures).

D'une manière générale, le bilan de mon expérience est très positif, tant du point de vue humain que professionnel. Du point de vue humain, j'ai pris plaisir à découvrir une autre culture et une manière de vivre à la californienne très détendue et bon enfant. J'ai également parfait ma connaissance de l'anglais, que ce soit dans le domaine professionnel ou dans la pratique au quotidien, ce qui est de nos jours indispensable dans la perspective d'une carrière.

Aujourd'hui je me sens tout à fait apte à intégrer une nouvelle entreprise, française ou non. Depuis mon retour, j'ai compris que cette expérience constituait un sérieux atout dans ma recherche de stage de fin d'étude. Il s'agit d'une garantie de compétences aux yeux des entreprises française. De plus, je pense avoir mûri étant donné que j'ai appris à vivre seule en gérant un budget limité et en organisant moi-même mon temps et mes loisirs. J'ai aussi eu l'opportunité de rencontrer des jeunes venu de divers pays et j'ai gardé des contacts intéressants qui me permettront encore de voyager et de découvrir de nouvelles cultures.

Cinq mois d'échange académique à Buenos Aires, Argentine

Buenos Aires.pngEugénie Mussche, jeune étudiante de l'ISG au sein du Programme Grande École, est partie étudier durant un semestre en Argentine dans le cadre de la dernière année du parcours associatif. De retour en France, elle nous raconte sa formidable expérience.

Le départ s'est fait un peu soudainement et nous n'étions pas rassurées de partir à l'autre bout du monde, seules avec ma camarade Soukayna Lecheheb. Cependant, nous avions quelques contacts pour nous héberger et nous accommoder à ce nouveau mode de vie. De plus, nous appréhendions les cours en espagnol puisque les seules notions que j'avais étaient celles étudiées en classe. Il y a également une différence d'accent et de vocabulaire entre l'Argentine et l'Espagne.

Au niveau culturel, l'Argentine est le pays d'Amérique latine où la culture européenne est la plus présente : la population a été estimée à 40,2 millions d'habitants en 2009, dont la moitié résidant dans la capitale fédérale et la province de Buenos Aires. 85% de la population est d'origine européenne.  Buenos Aires est une ville très européanisée donc, qui se rapproche fortement de notre culture, de nos habitudes. Nous avons eu la chance de rencontrer beaucoup de monde : Français, Argentins ou Anglais. Ainsi l'intégration a été faite de manière très agréable. Nous nous sommes tout d'abord installées dans le quartier qui nous correspondait le plus : Palermo Soho. Puis notre vie s'est rythmée de façon très naturelle.

L'éducation est plus développée en Argentine que partout ailleurs en Amérique latine. Le président Domingo Faustino Sarmiento est l'initiateur de cette progression. En effet, il a incité l'immigration des professeurs nord-américains en instaurant une éducation européanisée. Il a installé des centres culturels tel que des écoles et des bibliothèques afin de permettre aux argentins de s'instruire. Nous avons été affectées à l'université Maimonides, située dans le quartier de Caballito. C'est une université privée, fondée en 1990 par Philip Fiorellino.

Nous avons suivi pendant quatre mois l'enseignement Argentin, qui est quelque peu différent du nôtre: A Maimonides, il n'y a pas qu'un seul professeur. En général, le cours est composé de trois personnes : le professeur qui fait son cours via des power-point ou tout simplement de façon traditionnelle, une assistante pour remplir l'intranet, s'assurer que les travaux sont rendus en temps et en heure, et corriger les travaux rendus. Et enfin, une deuxième assistante pour respecter l'ordre et aider la première assistante dans ses missions. Il faut savoir que Buenos Aires est la capitale de l'enseignement en Amérique latine, ainsi de nombreux étudiants brésiliens, mexicains, uruguayens...viennent y étudier. De plus, la majorité des écoles détiennent des contrats avec d'autres écoles pour des échanges universitaires. Maimonides fait partie de celles-ci. L'école accueille de nombreux étrangers mais principalement des étudiants d'Amérique latine. De plus, l'école véhicule des valeurs multiculturelles. Ce qui enlève les tabous de différences sociales, de religion, de différences physiques... Il y avait peu d'européens, cela vient sûrement du fait que nous sommes venues étudier au second semestre, cela n'est pas évident d'arriver en cours d'année. Heureusement que nous avons rencontré d'autres étudiants pour nous expliquer les différents devoirs et autres obligations au sein de l'université.

Nous nous sommes très bien intégrées au sein d'une université accueillante. Au niveau du système éducatif, l'école ne nous dépayse pas de l'ISG puisqu'il y a énormément de travaux à faire à la maison, en groupe, de recherche ou d'apprentissage.  L'Argentine véhicule un enseignement varié et de qualité, idéal pour les étudiants étrangers. En effet, les programmes sont enrichissants et le fait de choisir ses matières permet à l'étudiant de s'épanouir complètement : Il n'étudie pas une matière qui lui semble importante et privilégie ses préférences. De plus, un programme de bourse réformé permet à bon nombre d'argentins n'ayant pas les mêmes chances que d'autres de pouvoir se réaliser. 

L'Argentine a été pour moi la découverte d'un nouveau continent et d'une culture différente. Cela a été pour moi l'opportunité de m'épanouir pleinement dans cet échange universitaire. Ce séjour a été une découverte constante. J'ai eu la chance de pouvoir voyager et de découvrir de multiples endroits splendides comme les chutes d'Iguazu: Las cataratas, situées au beau milieu de la foret subtropicale, à la frontière du Brésil et de l'Argentine, où se trouve un ensemble de 275 cascades (inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 1984). La plus impressionnante, nommé « la gorge du diable » atteint 90 mètres de hauteur. On y a accès par un ensemble de ponts aménagés.

Pour finir, cette expérience a été un épanouissement personnel, culturel, relationnel. C'est une expérience que je conseille à bon nombre d'entre nous. Étudier en université partenaire est une expérience extraordinaire. En effet, cela permet de voyager, et découvrir une nouvelle culture, un nouveau pays, un nouveau système éducatif, de nouvelles personnes et de sortir de la sphère parisienne. La convivialité rythme la vie de tous les jours en Argentine par opposition au stress de la vie quotidienne parisienne.

Echange universitaire à Dubaï: 5 mois qui ont marqué ma vie

dubai.pngEn fin de cursus du Parcours Grande École, Mamoune Krafess a fait le choix d'étudier le temps d'un semestre à l'Institut of Management Technology de Dubaï, dans le cadre d'un échange universitaire avec l'ISG. Aujourd'hui de retour en France, il nous livre ses impressions.

L'expérience acquise durant ce semestre à Dubaï fut très enrichissante, d'un point de vue relationnel tout autant que professionnel. En effet, cela m'a permis de rencontrer des personnes issues de cultures différentes, de compléter et d'acquérir des connaissances dans les domaines que j'ai choisis au sein de l'IMT Dubaï. Mon choix de cours était axé sur le Management et le Marketing, mon cours d'Opérations Management m'a permis d'étoffer mes connaissances au niveau opérationnel et également au niveau de la planification stratégique. Pour cela nous avons appris à mettre en évidence certaines théories étudiées pendant le cours au travers de présentations d'études de cas analysant la main d'œuvre ou la productivité d'entreprises. Voulant approfondir également mes connaissances en termes de gouvernance, le cours de Strategic Management m'a permis d'acquérir une nouvelle vision de la compétitivité en prenant en considération les problèmes éthiques afin d'implanter au mieux une stratégie dans une entreprise. D'autres cours m'ont également appris de nouvelles notions et permis d'approfondir mes connaissances.

Avant de m'installer, j'ai tenu à m'informer sur la qualité de vie aux Émirats-Arabes Unis. En effet, avant mon départ, mon impression sur le pays étaient mitigés, en effet le contraste entre la vision d'un pays ouvert à la culture occidentale mais où la loi musulmane est appliquée avait piqué ma curiosité.C'est après m'y être installé que je me suis rendu compte que l'Émirat de Dubaï est une vraie ville occidentale avec une architecture orientale. C'est une ville en perpétuelle construction, avec ses buildings, toujours plus hauts, et ses mosquées resplendissantes.
En sortant et en fréquentant des personnes habitant la ville, j'ai eu l'occasion de faire la rencontre de gens très courtois et ouverts d'esprit, le fait que Dubaï accueille un grand nombre d'étrangers fait que la population forme un mélange de cultures et transforme la ville en une cité où l'on peut découvrir et partager toutes sortes de visions et de pensées. C'est un cocktail de traditions et de modernité unique au monde.

De nos jours, avoir la possibilité d'effectuer un échange à l'étranger est une chance, et il ne faut vraiment pas la manquer. Cet échange contribue à l'enrichissement et à la réussite sociale et professionnelle grâce au développement personnel qui en découle. Ce semestre m'a permis de découvrir la culture indienne et j'ai pu ouvrir mon esprit et acquérir de nouvelles connaissances. Un apport majeur dans ma vie que je n'aurai jamais pu acquérir aussi vite sans avoir tenté cette expérience.

Pour conclure, j'ai l'intention de retourner à Dubaï lorsque j'aurai décroché mon diplôme afin de mettre en pratique toutes mes connaissances dans cette ville incroyable. De plus je voudrai simplement mentionner que toute expérience est enrichissante, et celle-ci plus qu'une autre car j'en suis sorti plein de souvenirs mémorables, avec de nouveaux amis et une nouvelle façon de voir les choses. C'est pourquoi je recommanderai à tous les étudiants voulant effectuer une expérience à l'étranger d'en profiter et de saisir la chance qu'on leur offre.

Clara Millon en échange académique à Dublin

Sans titre 4.pngClara Millon, étudiante de l'ISG promo 2013 en parcours associatif a passé 5 mois en Irlande, dans le cadre d'un semestre d'échange universitaire. Elle y a rencontré une nouvelle culture, une nouvelle façon de vivre  et se souviendra toute sa vie de cette expérience. Elle s'est confié à nous:

« Les cinq mois que j'ai passé à Dublin ont été d'une richesse remarquable. J'ai fais la rencontre de nombreux irlandais et de leurs coutumes. J'ai aussi découvert les plus beaux paysages irlandais en dehors de la vie citadine dublinoise, lors de nos balades dans la campagne et les montagnes irlandaises. »

La vie quotidienne

« A mon arrivée, j'ai dû rapidement me confronter à la réalité extérieure en cherchant mon appartement. J'ai donc dû développer mes capacités d'adaptation et de compréhension à l'accent irlandais.
Nous avons ensuite eu la chance de découvrir l'école et l'univers universitaire irlandais grâce à deux semaines d'intégration entre étudiants Erasmus. C'est pendant cette période que nous avons rencontré nos ami(e)s allemands, espagnols et suédois.

L'adaptation à la vie quotidienne est sûrement plus simple qu'ailleurs, mais il existe des différences culturelles majeures entre nos deux pays. Il a fallu s'adapter au rythme de vie (heures des repas, passage au pub dans l'après-midi, journée de travail différente...). Concernant le climat, cela a été une très bonne surprise, nous avons eu de superbes journées et peu de semaines pluvieuses. »

Les difficultés rencontrées

« Elles concernent surtout le domaine de l'enseignement et la manière dont j'ai du m'adapter à de nouvelles méthodes de travail. J'avais déjà eu l'occasion de travailler en équipe, mais jamais avec des étudiants allemands, espagnols ou suédois, d'où la difficulté à trouver un juste milieu eDublin.pngntre les différentes méthodes de travail et à se faire comprendre. Mais une fois ces difficultés réglées, nous avons appris à nous connaître et à découvrir de nouvelles langues et cultures grâce à des travaux en équipe qui ont permis de faciliter la communication entre des étudiants de cultures différentes. »

Bilan du voyage

« Cette expérience restera très importante pour moi. J'ai pu découvrir une vie étudiante à l'étranger, participer à des cours en anglais et découvrir d'autres cultures. Ce séjour en Irlande m'a donc fait grandir tant sur le plan personnel que professionnel. Cette étape phare dans l'enseignement de l'ISG m'a permis de me poser les bonnes questions au bon moment pour m'orienter vers la voie professionnelle qui me convient le plus. »

Lola Khentache : retour sur l'échange académique à Dubaï

Sans titre.pngLola Khentache est partie étudier à l'IMT, grâce au programme d'échange d'étudiants du cursus Grande École de l'ISG. Cette ville qui l'impressionnait tant par son aspect "grandiose et gigantesque" a été le théâtre d'une émancipation totale pour la jeune fille qui en revient « changée humainement ».



  • Acte I: Transition radicale

Un semestre d'échange est une période plutôt courte, mais néanmoins intense en terme d'apprentissage. La première chose à laquelle je pense est la compétence linguistique. Ayant à la base un bon niveau d'anglais, je devais tout de même faire répéter mes interlocuteurs et devais moi-même m'y reprendre à plusieurs fois pour m'exprimer et me faire comprendre correctement.
Étant en colocation avec des américains et anglais, j'ai énormément amélioré mon anglais oral, jusqu'à ne plus me rendre compte que je m'exprimais dans une langue différente de ma langue maternelle. C'est en fait une mécanique qui se met en marche très rapidement.
De plus, j'ai aussi été confrontée à la gestion de mon propre budget, en fonction de mes priorités (logement, déplacements, nourriture), j'ai du faire des choix importants et décisifs qui ont ajouté une difficulté supplémentaire à l'expérience de vivre dans un pays qui nous est totalement étranger. En effet, il a été un peu difficile de trouver un logement car le bail de moins d'un an n'existe pas à Dubaï, c'est ce genre d'imprévu qui bouleverse totalement un budget et qui met en situation tout étudiant en gestion.

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  • Acte II: Changement progressif de ma vie quotidienne

Il m'a fallu un certain temps avant de bien discerner la culture des Émirats Arabes Unis. Les premières semaines ont été faites d'ajustements au niveau comportemental, vestimentaire (important lorsqu'on est une fille à Dubaï), relationnel, etc. J'ai finalement constaté que ce mode de vie correspondait totalement à mes valeurs. Il faut savoir que l'on côtoie deux modes de vie bien distinct: Celui des locaux et celui des occidentaux. Les locaux sont discrets, polis, souriants et ouvert alors que les expatriés sont la plupart du temps assez mal-polis, extravagants et parfois même sans-gêne (un comportement à déconseiller donc).
Quant aux rapports homme-femmes, j'ai vraiment été surprise de voir que dans le "business", les femmes ont autant de pouvoir que les hommes.
Au final, c'est une culture qui mélange tradition et modernité et qui m'a vraiment séduite. Et surtout par le fait de voir que les femmes ont l'occasion d'avoir "du pouvoir", elles sont libres de faire leurs propres choix.

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  • Acte III: Évolution de ma manière de travailler

L'Institute of Management Technology (IMT), notre Université, est une Université indienne. C'est à dire que c'était encore une autre culture qu'il a fallu appréhender et découvrir au quotidien. La culture indienne y est omniprésente, plus que la culture arabe. Mais au final, tous les étudiants, qu'ils soient garçon ou fille, se mélangent naturellement et j'ai pu me faire de nombreux amis parmi les étudiants indiens.
Les méthodes d'enseignements et de notations étaient par contre radicalement opposées aux usages français. La plupart du temps, on nous demandait de rendre une présentation Power Point, sans note sur un sujet vague sur lequel nous devions effectuer les recherches en amont. Il était parfois difficile de comprendre les consignes des professeurs parlant anglais (avec un accent indien) très rapidement et à la fin des cours. Mais présenter à l'oral n'a pas représenté une grosse difficulté pour moi, je me suis d'ailleurs rendu compte grâce à ces exercices qu'il était beaucoup plus simple de présenter un projet sans lire ses notes. Un exercice donc très efficace, non seulement pour la mémoire mais aussi pour se perfectionner en anglais.

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  • Acte final: Bouleversement personnel

Cette expérience représente un réel exercice sur la connaissance de soi. Je sors changée humainement de cette aventure, avec une forte envie de découvrir de nouveaux horizons. Avoir découvert les EAU m'a amené à une réelle réflexion sur les réalités françaises en terme de pauvreté, de problèmes sociaux. Dubaï est une ville où la sécurité règne en permanence et où la pauvreté n'existe que peu voire pas du tout.
Cela a également été le théâtre de rencontres et d'expériences humaines toujours plus enrichissantes. J'ai eu la chance de côtoyer des dizaines de cultures et civilisations différentes dans une harmonie et un bien être omniprésent.

Un an d'échange universitaire à Sydney pour Stéphane Touroute

Sydney 9.pngAprès une aventure de plus de 5 mois en territoire australien, Stéphane Touroute, étudiant  en 3ème année du Master Grande Ecole / Parcours Associatif, livre ses impressions sur ce qu'il appelle "une expérience humaine".

  •  Ma vie à l'Université de Macquarie

Tout d'abord, j'ai suivi 15 semaines de cours répartis en 3 blocs de 5 semaines. Dans des classes culturellement très diversifiées, j'étudiais la business comptabilité, l'économie et l'anglais le matin entre 8h et 13h. Ce qui me permettait d'avoir tous mes après-midi de libre pour découvrir la merveilleuse ville de Sydney. Durant ces 15 semaines, j'ai appris à travailler en groupe avec des élèves de cultures différentes, j'ai amélioré mes qualités de réflexion et d'organisation ainsi que bien sûr que mon niveau d'anglais.


Quant à la vie sur un campus s'étendant sur près de 130 hectares, cela m'a fait découvrir une ambiance détendue du matin au soir, un cadre d'étude idyllique avec des conditions de travail optimales, des centre sportifs et culturels en abondance... Un univers vraiment accueillant dans lequel les étudiants s'entraident, se conseillent et se soutiennent mutuellement. D'un point de vue général, j'ai compris que que les universités australiennes tiennent comptent de l'épanouissement personnel de l'étudiant et mettent l'accent sur la corrélation qui existe entre succès scolaire et vie épanouie sur le campus.

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  • Ma vie en tant qu'étudiant-employé

Sydney 4.pngIl est de notoriété publique qu'en Australie, le monde du travail brille par un taux de chômage très bas et une économie prospère. Dans de nombreux secteurs, il y a souvent plus d'offres d'emploi que de demandes, c'est pourquoi trouver un emploi étudiant à Sydney est plutôt chose aisée. C'est donc après avoir démarché tous les bars et restaurants du quartier que j'ai finalement été embauché chez Messina, le fabriquant et vendeur de glaces le plus connu de la ville. J'y ai rencontré une équipe formidable, au sein de laquelle tout le monde se respecte et s'apprécie, sans aucune barrière hiérarchique. Il était d'ailleurs fréquent que le patron nous invite tous à un "afterwork' en discothèque en fin de la journée. Pour un métier comme celui-ci, le taux de rémunération horaire se situe entre $23 et $30, ce qui permet aux expatriés comme moi d'en vivre aisément.
De plus cela m'a permis de mettre en pratique mon anglais tous les jours dans un milieu professionnel avec une clientèle exigeante et souhaitant un service de qualité.
Après seulement 3 semaines, mes responsabilités ainsi que celles de mes collègues augmentèrent car en Australie, on accorde moins d'importance à la formation. Une fois embauché, un employé a toutes ses chances de monter en grade en saisissant de multiples opportunités de promotion s'il arrive à faire ses preuves en étant performant dans son travail.

  • Ma vie au contact des autres

Sydney 5.pngLa communauté française étant très importante à Sydney, il aurait été très facile de tisser des liens amicaux avec mes compatriotes. Même s'il est plaisant de retrouver des français à l'autre bout du monde, mon optique était bel et bien de vivre à fond une aventure de 5 mois dans une culture inconnue. Et d'essayer au maximum de me détacher de mes habitudes, de mon confort et de mes repères de français.
C'est pourquoi je me suis mis en quête d'intégrer un groupe d'amis australiens. Bien que les australiens soient plutôt de nature "friendly" et ouverte de prime abord, ils sont très difficiles d'accès pour des discussions plus profondes. J'ai néanmoins eu la chance de rencontrer un australien ayant l'habitude de voyager, appréciant les étrangers et faisant preuve d'une grande générosité.
Il m'a ainsi fait découvrir des lieux typiques, inconnus des touristes, m'a permis d'appréhender le mode de vie australien "de l'intérieur" et m'a fait intégrer son groupe d'amis. Nous faisions régulièrement des soirées privées, des escapades en bateau et j'ai découvert des sports traditionnels de Sydney.

  • Ma vie après 5 mois à Sydney

Cette expérience a été bénéfique tant au point de vue personnel que professionnel. J'ai eu une formidable occasion de découvrir la culture australienne ainsi que ses habitants en profondeur. J'ai vécu une expérience incroyable qui m'a permis d'être en immersion totale du fait des milliers de kilomètres qui me séparaient de ma famille, mes proches et de mon train de vie parisien. Dans un cadre magnifique, sans parler du mode de vie et des paysages époustouflants.
Je remercie donc l'ISG de m'avoir donné l'opportunité de découvrir un pays dans lequel je ne serai probablement jamais allé en tant que touriste.

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Bilan d'une année « extraordinaire » en échange universitaire à San Diego, Californie

San Diego.pngA l'issue de son année à l'Université de San Diego en Californie, Virginie Bresson nous livre ses ultimes impressions en termes d'acquis, d'expériences ainsi que de perspectives d'avenir qu'elle entrevoit après cette expérience durant laquelle elle dit avoir trouvé sa voie.


Tout d'abord, j'ai rejoint l'Université de San Diego, Californie, sans vraiment m'attendre à ce que j'y ai vécu.



  • Ce que j'ai pu acquérir

Mon objectif premier était d'obtenir une maîtrise parfaite de l'anglais aussi bien oral qu'écrit. Aujourd'hui je peux sans difficulté tenir une conversation avec un américain ou un anglophone et m'exprimer comme je le souhaite en utilisant un vocabulaire varié et adapté à mon interlocuteur.
Bien qu'étant arrivée avec cet objectif, j'ai suivi des cours correspondant à ma spécialisation marketing. Des cours inattendus qui m'ont, la plupart du temps, passionnée non pas forcément par la matière enseignée, mais par les professeurs dont la pédagogie donnait envie d'étudier. Grâce à ces cours très enrichissants, je me suis découvert une affinité pour le planning stratégique qui va forcément influencer ma future recherche de stage et il est clair que je pourrai m'appuyer sur ces supports tout au long de ma vie professionnelle.

  • Ce qui va me manquer

Mon mode de vie à San Diego était
extrêmement plaisant.San Diego 4.pngLa culture là-bas est centrée autour des sports aquatiques, les natifs se lèvent tôt afin de surfer au lever du soleil puis à la tombée de la nuit pour éviter la foule. Le soleil y est omniprésent, et les températures son douces y compris en hiver. La simplicité des californiens, dont la mentalité est très éloignée de la nôtre, est telle qu'il est beaucoup plus facile de faire des rencontres. Je n'ai donc pas rencontré de difficultés d'adaptation, bien que la majorité des rencontres ne duraient que quelques minutes, j'ai cherché à échanger au maximum en m'intéressant à chaque nouvelle personne que je rencontrais.
J'ai ainsi pu faire de nombreuses rencontres, les gens sont tous très ouverts et désireux de communiquer. J'ai aussi vécu des expériences humaines sans précédent, noué des liens extrêmement forts avec des gens venant des 4 coins du monde avec qui j'ai énormément partagé notamment lors de dîners organisés autour des saveurs de nos pays respectifs.

  • Ce que cela m'a apporté au niveau personnel

J'ai découvert le plaisir de la San Diego.pngliberté en repartant de Zéro. Je me suis construit ma propre vie et mes connaissances dans un tout nouvel environnement. Seule au milieu de milliers d'élèves, j'ai du me faire une place malgré la barrière de la langue. Et cela à plutôt bien marché ! J'ai acquis l'indépendance que je recherchais depuis longtemps, ce qui m'a permis de prendre davantage confiance en moi. Et cela c'est ressenti au fil des relations que j'ai nouées durant ces 4 mois.
Par rapport à mes cours, j'ai obtenu des résultats satisfaisants sur toute la ligne, j'ai progressé dans tous les cours, en dépassant la barrière de la langue. Cela m'a permis d'éliminer le stress récurrent lors de mes entretiens où je suis dorénavant bien plus détendue.

  • Ce que cela va m'apporter au quotidien

University San Diego.jpgAvoir acquis un niveau quasi-bilingue en anglais représente une réelle opportunité dans le marketing. Les rapports, les études, tous les plus grands groupes internationaux utilisent l'anglais couramment. De plus, même le poste de planneur stratégique, que je souhaite occuper plus tard, repose sur une culture anglophone. Par ailleurs, UCSD fait partie des meilleures universités au monde, c'est donc un atout de taille sur un CV.

Grâce à cette expérience, j'ai enfin trouvé ma voie, le planning stratégique qui correspond à mes connaissances et mes envies et me permettra de développer des compétences correspondant à ma personnalité.
Je souhaite maintenant vivre une expérience professionnelle à l'étranger. Car ma seule envie depuis je suis rentrée à Paris est de repartir. Je désire rejoindre un grand groupe de communication implanté à l'international pour mon stage de fin d'études. Ce qui constituerait une chance pour moi car j'aurai le choix de vivre ma vie à l'étranger ensuite pour commencer ma carrière professionnelle.

  • Mon Bilan de cette expérience

Cela a sans aucun doute été l'expérience la plus enrichissante de ma vie tant au niveau professionnel que personnel. Et je pense que c'est ce qui explique mon désir de repartir. Ce séjour a chamboulé tout ce que j'avais mis en place durant ma vie d'étudiante, mes projets, mes sentiments, mes amitiés. C'est une nouvelle moi qui en ressort et je suis très fière de l'avoir fait.

Le système d'enseignement supérieur américain

Lorenzo Addabbo, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole, en échange académique à New-York décrypte le fonctionnement du système éducatif aux Etats-Unis.

Le système d'enseignement supérieur aux Etats-Unis comporte divers types d'établissements supérieurs. Les universités aussi appelées Colleges sont le fer de lance de l'enseignement américain supérieur. Toutefois, il faut apporter quelques précisions à ceci, l'enseignement supérieur gratuit n'existe pas aux Etats-Unis, ainsi même des structures telles que les « Community Colleges » dont nous détaillerons les spécificités ultérieurement, ne sont pas à la portée de tous.

Les Etats-Unis font de l'enseignement une véritable priorité. Lorsqu'on constate qu'Harvard possède un capital de plus de 30 milliards de dollars, oui j'ai bien dit milliards cela en dit long. En revanche, il est vrai que de manière générale l'enseignement aux Etats-Unis est extrêmement coûteux. En moyenne le montant des frais d'inscriptions dans une université public basique est d'environ 6600$, quant au privé ce chiffre s'élève à près de 25000$. De toute évidence, il est très difficile pour tous les étudiants que leurs parents puissent financer leurs études en totalité. C'est pourquoi, les bourses, les « student part-time jobs », ainsi que les emprunts sont monnaie courante ici. Les bourses attribuées au mérite sont également très nombreuses, cela permet un système plus juste. Des bourses attribuées en fonction de critères sociaux sont également présentes dans le système américain, néanmoins elles sont moins conséquentes que celles attribuées au mérite.  Les chiffres de citoyens américains obtenant un diplôme d'études supérieures est en perpétuelle progression depuis les années 70. Chaque état dispose généralement de plusieurs universités privées, et de plusieurs universités publiques. Il existe également un autre système moins connu car moins prestigieux, celui des « Community Colleges » qui enseignent des cours uniquement pour les premières et deuxièmes années, ainsi que des cours professionnels pour des étudiants ayant des résultats insuffisants pour intégrer les autres Colleges.

Aux Etats-Unis, la plupart des décisions concernant le système éducatif sont prises au niveau local par les « school boards » c'est-à-dire que chaque état fixe ses propres exigences quant au niveau requis pour chaque classe. Ceci entraîne indéniablement des différences de niveau entre états ce qui peut paraître quelque peu inopportun. En revanche, cela a également des points positifs puisque grâce à cette souplesse ils sont libres de mettre en place de nombreux projets. Aux Etats-Unis, l'Etat à l'échelle nationale joue un rôle important dans le financement de tout cet ensemble, mais il n'intervient que très peu dans les prises de décisions. Les écoles privées sont quant à elles libres d'établir la totalité de leurs programmes et d'y inclure les matières qu'elles jugent indispensables. Les assemblées législatives de chaque Etat imposent simplement un socle de connaissance commun minimum pour chacun des programmes. Aux Etats-Unis, près de 90% des étudiants sont scolarisés dans le public, malheureusement le prix de l'enseignement public est quasiment équivalent au prix de la scolarité dans le privé en France. A noter que l'école est gratuite pour les enfants jusqu'à l'âge de 12 ans.

D'après les statistiques de l'OCDE, les Etats-Unis représentent 4% de la population âgée de 5 à 25 ans, toutefois ils dépensent environ 28% du budget mondial alloué à l'éducation. Ces dépenses sont bien visibles, les étudiants sont véritablement dans les meilleures conditions pour réussir. Les infrastructures sont adaptées à chacun de leurs besoins, ce qui leur permet un épanouissement dans leurs études, et leur donne cette volonté de s'investir pleinement dans leurs études et dans la vie de leurs universités à tous les niveaux.

Regard français sur le mode de vie américain

Virginie Bresson en troisième année du Master Grande Ecole en échange académique détaille pour nous les particularités du mode de vie américain.

I. Vie quotidienne

Accueil

J'ai été particulièrement marquée dès mes premiers instants en Californie par l'accueil des locaux, beaucoup plus enclin à parler au premier inconnu. Les américains ont beaucoup plus de facilités à entrer en contact avec les autres, notamment les étrangers. Je ne pourrais compter le nombre de personnes m'ayant abordé pour me questionner quant aux raisons de mon séjour à San Diego. On retrouve ce sens de l'accueil dans les métiers de service. Hôtesses, chauffeurs de bus ou encore serveurs vous accueillent avec un large sourire, vous demandant automatiquement comment vous vous portez aujourd'hui. Que ce soit un automatisme ou une obligation professionnelle, cette différence est très agréable. Cela peut agacer certains percevant cela comme de l'hypocrisie. J'ai toutefois pu apprécier la sincérité de nombreux travailleurs. Je n'avais encore jamais rencontré de chauffeur de bus descendant de son siège pour expliquer le chemin à un couple de touristes.

 Patriotisme

Le drapeau américain est omniprésent dans le paysage californien, ce qui représente une autre différence culturelle majeure. L'amour des américains pour leur pays est tout autre qu'en France. Ce patriotisme est une réalité et non un simple cliché ; il existe une réelle fierté d'être américain. Cette fierté comporte parfois des limites. Penser que les Etats-Unis sont seuls et loin devant les autres nations peut paraître égocentrique et conduire à des comportements irrespectueux.

 Respect et hommage

J'ai noté un réel respect pour les personnes âgées et handicapés. Alors qu'à Paris, l'incivilité envers les personnes âgées est un problème de société, la Californie pourrait être montrée en exemple. Les jeunes générations laissent sans broncher leurs places dans les transports publics et n'hésitent pas à aider une personne dans le besoin. Il existe un réel soutien entre la population. Il existe par ailleurs un respect envers les vétérans. De nombreux dispositifs sont mis en place pour les accompagner. Le trajet que j'effectuais quotidiennement pour me rendre à mon université, s'arrêtait à un hôpital soignant prioritairement les vétérans. Drapeaux et affiches étaient installés autour du bâtiment pour rendre hommage à ces hommes et femmes.

Le rapport à l'argent

L'argent n'est pas un tabou, on parle librement de son revenu ou du prix de ses loisirs, vêtements etc. Le panneau d'une église indiquant: « soyez riche mais n'oubliez pas Dieu » a marqué mon attention car il représente selon moi la mentalité générale.

Mode de consommation

La consommation énergétique et la consommation alimentaire sont très élevées. Le consumérisme est un trait majeur de la société américaine. Le dimanche n'est pas un jour de repos, les magasins ferment simplement quelques heures plus tôt que les autres jours de la semaine. La population est accro aux petits prix y compris celle issue des milieux riches. Les américains achètent en large volume pour économiser sur les prix. Il est impossible d'acheter un shampoing ou pot de mayonnaise à une taille individuelle. Le mouvement « inverse » qui a débuté en France, prônant des produits locaux, régionaux et valorisant la qualité est moins visible aux Etats-Unis. La folie des grandeurs caractérise la société américaine. Les voitures de taille gigantesque permettent d'afficher sa richesse.

 Sport

Le sport est au cœur de la vie quotidienne des Américains. Le nombre de salles de sport et de boutiques vendant des produits énergétiques est impressionnant. Aux Etats-Unis «tout est business». On peut voir des publicités pour des dentistes, avocats ou même des « docteurs de cannabis ». Il n'y à pas de tabou pour tout ce qui est relatif à l'argent.

 Système dénonciateur et méfiance envers les individus

Ce qui m'a étonné négativement est la méfiance envers les individus. On vérifie à tout va l'identité des personnes. On demande à toute personne, qu'elle ait 22 ans ou 70 ans, ses papiers car il faut avoir 21 ans pour se rendre dans un pub. De plus, il n'est pas question de présenter une carte d'identité nationale française ou une photocopie de son passeport, seule le passeport représente une preuves valide de son identité ; ce qui est loin d'être sans risque pour un étudiant étranger. Par ailleurs, la société fonctionne par un système de dénonciation que je n'ai pu apprécier que sous certains aspects. Ma mère travaillant pour une compagnie aérienne américaine me l'avait signalé, les employés peuvent se plaindre du comportement de leurs collègues ou bien de leurs supérieurs anonymement en appelant des numéraux spéciaux. Dans le bus, des publicités nous proposent de gagner de l'argent en dénonçant un criminel. Sur la route, des numéros sont à notre disposition pour dénoncer un conducteur dont la conduite est jugée dangereuse.

Politique

Je me trouvais aux Etats-Unis durant l'élection présidentielle. Là aussi de nombreuses différences peuvent être soulignées. Les américains affichent pour qui ils votent sur leur voiture ou même dans leur jardin alors qu'en France l'appartenance politique relève de la vie privée des individus.

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II. Entreprise et université

Les stages semblent extrêmement valorisés en Californie car les étudiants ont un semestre de libre dans l'année. Les petits emplois étudiants sont aussi très communs du fait du prix extrêmement élevé des études.

Au sein de l'université, je n'ai pu noter que quelques comportements différents. Les étudiants sont libres d'arriver en retard en cours sans donner d'explication ainsi que de quitter le cours à leur bon vouloir. Les professeurs sont moins regardants sur l'absentéisme des élèves du fait de leur nombre important.

 

III. Adaptation

Je me suis adaptée très rapidement à la culture américaine. Les différences avec la culture française sont mineures. La bise n'est pas répendue pour saluer, une simple bise accompagnée d'un « hug » pour les amis les plus proches sont plus courants. Comme je l'ai déjà souligné, l'accueil chaleureux m'a agréablement surprise et permis mon adaptation rapide. Quatre mois passent à une allure incroyable, je n'ai ressenti aucun mal du pays. L'adaptation à la nourriture, à la personnalité des américains et à leur culture a été une expérience unique pour moi.

Sur les traces de "l'auberge espagnole"

Arthur Verkinderen, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole de l'ISG, découvre Barcelone en échange académique.

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"J'attendais avec hâte ce départ car j'avais soif de découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture et de rencontrer des gens venant de différents coins du globe. Je suis parti à Barcelone le 6 septembre, soit une dizaine de jours avant ma rentrée, afin de mieux préparer mon installation. Ce départ s'est fait avec une autre étudiante de l'ISG en échange à Barcelone, avec qui j'avais décidé de me mettre en colocation. Dès notre arrivée, notre premier objectif a été de trouver un appartement convenant à chacun et non loin de l'école. Cette quête s'est avérée rapide, car facilité par les recherches antérieures à notre départ. Ainsi, le surlendemain nous avions déjà emménagé dans un bel appartement parfait pour nous deux. Cependant cette démarche m'a confronté à la première difficulté de mon adaptation : la langue que je maîtrisais peu. Heureusement, celle de Shakespeare m'a permis de surmonter cet obstacle.

Une fois installé, je trépignais d'impatience à l'idée de découvrir cette ville bouillonnante. Me voilà donc parti avec ma colocataire, Guide du routard en main, à l'assaut de Barcelone. Parc Guël, Sagrada Famiia, musée Pablo Picasso ont donc pimenté de couleurs, d'admiration et de découverte les jours suivants. Mais sous une météo estivale, plages et rafraîchissements se sont invités au programme. Barcelone est comme je l'avais imaginée : une ville chaude, conviviale qui regorge de choses à découvrir. En effet, au milieu des nombreux édifices et musées qui me subjuguaient, je déambulais dans les ruelles qui accueillent de petits restaurant, où se mêlent tapas et fruits de mer, et des marchés où les odeurs d'épices et de légumes me faisaient voyager.

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Après avoir flâné tel un touriste, dans un souci d'adaptation, j'ai essayé de calquer ma vie sur celle des espagnols afin de mieux m'imprégner de leur culture. Exit l'anglais, je me débrouillerai dorénavant en espagnol, vivrai comme eux et mangerai comme eux, ce qui n'était pas pour me déplaire. Me voilà donc embarqué en dehors des sentiers battus, plus de touristes mais la culture espagnole me mena au Nou Camp, le magnifique Stade du FC Barcelona, qui d'une clameur me fais frémir tout entier tant les espagnols sont sincères et expressifs.

Cependant après ce moment de liesse sportive, je devais me préparer à effectuer ma rentrée que  j'attendais avec impatience afin de pouvoir rencontrer des gens à la fois très différents venant de partout, mais ayant les mêmes envies que moi : bondir sur chaque lieu, chaque occasion et chaque découverte que nous offre cette ville."

Cologne à l'image de l'Allemagne, une ville accueillante et bien organisée !

Etudiante en 3ème année du Master Grande Ecole, Fanny Binot est en échange académique à Cologne et nous raconte ses premières semaines en Allemagne.

"Mon arrivée à Cologne, surnommée la « métropole du Rhin », 4ème plus grande ville d'Allemagne avec son million d'habitants, n'a pas été de tout repos. Je ne savais que peu de choses sur cette ville du Land Rhénanie-du-Nord-Westphalie, avant de m'y rendre pour y vivre. Après 3h15 de Thalys, la première image que l'on aperçoit, est celle des clochers du « Dom », la cathédrale de Cologne, bordant le Rhin, surplombant majestueusement la ville depuis 1322 et construite pour accueillir les reliques des rois mages. C'est actuellement la deuxième plus haute église au monde.

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Une fois cette sensation de grandeur dépassée, il faut alors se mettre à la recherche d'un appartement. Je suis en effet arrivée à Cologne sans savoir où loger. La compréhension du marché de l'immobilier et de la façon dont s'effectuent les recherches et les transactions dans le pays, ne fût pas simple. La ville brasse énormément d'étudiants, son université étant l'une des plus grandes et reconnues d'Allemagne. Peu d'appartements sont donc disponibles, et rarement pour des périodes concordantes. Mais après une semaine périlleuse, rythmée par les recherches de tous les réseaux Wifi de Cologne (les agences de locations se trouvant uniquement sur internet), j'ai réussi à signer un contrat.

Débute alors l'installation, le déménagement, et l'appréhension de la vie quotidienne au sein d'une ville inconnue, dans une langue qui n'est pas la sienne. C'est ainsi que l'on se rend compte que même dans un pays si proche du nôtre, tout est différent. Chaque chose du quotidien prend beaucoup plus de temps et d'énergie à accomplir dans un premier temps. Comme ouvrir un compte, régler les assurances maladies, se procurer une connexion internet, acheter des billets de train, faire des courses ... Mais une fois la phase de surprise passée, ce que je retiens de ces deux premières semaines, à part le stress et la fatigue, c'est avant tout l'efficacité.

L'organisation de l'administration, les temps d'attente, les papiers à fournir, tout y est optimisé et rigoureux. La plupart des gens s'expriment dans un anglais irréprochable, et sont serviables, prêts à aider, même s'ils doivent pour cela empiéter sur leur propre temps. On peut retenir aussi que le climat y est différent (continental), que la ville est assez importante pour avoir son propre dialecte, ses propres chaînes de télévision et stations de radio, et bien sûr, sa propre bière, la Kölsch. C'est aussi la ville qui concentre le plus d'immigration en Allemagne, et la capitale homosexuelle du pays.
C'est la plus ancienne cité d'Allemagne, car elle fut érigée à l'époque romaine, d'ou la présence de nombreux vestiges architecturaux de diverses périodes, façonnant l'esthétique de la ville depuis des siècles. 

Pour conclure ; l'Allemagne semble être un pays accueillant et bien en place à la fois en interne et sur la scène internationale, comme le prouvent ses performances économiques, mais tout cela n'est qu'une constatation de surface. Il faut du temps pour appréhender un pays en profondeur."

Incroyable New-York

Gautier Picq, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole nous fait part de ses premières impressions sur New-York où il a choisi de partir en échange académique.

Je suis arrivé à New York le 24 août 2012. Mes premières impressions sont celles de toute personne se rendant dans la « big apple » : c'est immense. Cette immensité est de plus mise en évidence par le multi-culturalisme de cette ville qui ne dort jamais.
Le premier élément marquant fut mon arrivée à l'aéroport John F. Kennedy, avec les fameuses douanes américaines qui nous ont fait patienter près de trois heures. Puis à la sortie de l'aéroport, les fameux « yellow cab » si dépaysants. Et enfin l'incroyable « skyline » de l'ile de Manhattan, encore plus impressionnante que je ne l'imaginais, qui retrouve qui plus est, de sa superbe avec la nouvelle « Freedom Tower » en lieu et place des anciennes tours jumelles.

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Un élément important de la vie à New York est l'aspect « melting pot » de cette mégalopole. J'ai déjà visité les différents quartiers de Manhattan de nombreuses fois, ainsi que ceux de Brooklyn et on y croise toutes sortes de personnes. Les gens viennent du monde entier pour voir cette ville magnifique, on y croise des chinois, des sud-américains, des européens, et même des américains (le pays est grand et tout américain n'est pas New Yorkais !). La présence irlandaise, depuis les grandes vagues d'immigrations, est visible par le grand nombre de pubs., mais aussi d'autres communautés et notamment dans les quartiers de Little Italy ou Chinatown. Du coté de Brooklyn, les communautés présentent sont majoritairement des personnes originaires des iles caraïbes.

Mon arrivée au Brooklyn College fut très bonne, les responsables du service international m'ont immédiatement mis à l'aise et m'ont aidé dans la sélection de mes cours, et dans mes premiers pas à New York. Grâce à la City University of New York, les étudiants de l'ISG ont assisté à un évènement 100% américain, un match de baseball à Coney Island (Célèbre « station balnéaire » et parc d'attraction au sud de Brooklyn). Le baseball est le sport emblématique des Etats-Unis, où la principale occupation du spectateur est de manger des hot-dog en attendant que quelque chose se passe... 

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L'ouragan Sandy est arrivé sur la côte est des Etats-Unis lundi 29 octobre en fin de journée. Bien qu'il ne soit entré en contact avec les côtes que plusieurs centaines de kilomètres au sud de New York, nous avons ressenti de façon très importante les effets de la tempête. L'état d'urgence a été décrété par le maire M. Bloomberg, nous sommes donc restés chez nous en attendant que cela passe. Ce fût très impressionnant, tous les transports en communs étaient coupés, les tunnels de métro étant inondés et une partie de la ville sans électricité. Depuis ma chambre, j'entendais le raffut permanant du vent qui soufflait extrêmement fort envoyant la pluie par vagues successives sur les fenêtres dans un vacarme impressionnant. Nous nous étions préparés en faisant des réserves d'eau potable ainsi que de denrées alimentaires afin de palier la possible longue durée de la tempête. Nous avions ordre de rester éloignés des fenêtres en cas de débris volumineux à l'extérieur, et toute sortie était proscrite. Tout ceci entraina l'annulation des cours pendant toute la semaine par mesure de sécurité mais également car une bonne partie des élèves et professeurs ne pouvaient tout simplement pas rejoindre le College.

Découvrir Madrid et les Madrilènes

Emilie Aziz, étudiante en troisième année du Master Grande Ecole a choisi de découvrir Madrid pour son échange académique. Attrayante, ouverte et festive, telles sont les premières caractéristiques de la capitale espagnole.

1) L'arrivée
Je suis arrivée avec mes futures colocataires le 28 août 2012 à l'aéroport BARAJAS Madrid. Nous nous sommes rendues pour quelques jours dans l'hôtel que nous avions réservé sur Gran Via, l'avenue principale du centre de Madrid. A notre arrivée, j'ai été agréablement surprise par la ville. J'avais déjà visité Barcelone et je me suis retrouvée face à Madrid, plus travaillée dans les architectures et des bâtiments propres, une ville vraiment à l'image de ses habitants : vivante et soignée.
Nous nous sommes installées à l'hôtel et avons commencé à prospecter sur internet en vue de trouver un appartement à louer... Les sites défilaient sans vraiment d'aboutissement, la location pour moins d'un an n'est pas souhaitée par la plupart des particuliers vue la situation économique actuelle. Nous avons finalement décidé de prendre le premier appartement que nous avions visité, situé à quelques minutes de la place Callao, du Corte Inglès et de la place Sol. Un bel appartement de 140m², mais petit hic, la décoration Espagnole... pleine d'orange, d'ocre, d'excentricité. Au moins cela nous a permis de nous immerger totalement dans la vie Madrilène ! Consciente de nos difficultés, la propriétaire a accepté de nous laisser les clés de l'appartement dès la deuxième visite et avant même d'avoir réglé les questions de contrat, de loyer, de caution... Premières impressions de Madrid : une ville attrayante, pleine de bonheur, de personnes avenantes et compréhensives.

2) Notre installation
L'installation fut un peu plus laborieuse. Nous avions littéralement craqué sur la localisation en omettant l'appartement lui-même. Notifié comme étant meublé nous nous sommes retrouvées avec un seul lit sur 3 souhaités et des canapés probablement là depuis plus de 30 ans. Lors de la signature du contrat initialement prévu pour 6 mois, nous avons négocié avec la propriétaire de raccourcir la location à 5 mois et en échange d'investir nous mêmes dans le mobilier.
L'adaptation à la vie quotidienne a été plus dure. La vie quotidienne Madrilène n'a absolument rien à voir avec la vie Parisienne, je dirais même que les deux se situent à l'opposé. A Paris, nous avons l'habitude de vivre à 100km/h, de courir, se dépêcher, ne pas communiquer, le métro est d'ailleurs le lieu bien représentatif de la vie parisienne. Alors qu'à Madrid, les gens prennent leur temps, marchent à allure modérée dans la rue, sans se presser, les gens sont souriants, avenants, la communication est un outil principal de la vie. D'ailleurs cette communication est parfois exacerbée par la présence importante du street-marketing pour les restaurants et/ou bar et parfois même des magasins. La cohabitation au sein d'un même immeuble avec des Espagnols est très particulière. Le bruit fait partie de leur vie de tous les jours, ils recoivent beaucoup, et contrairement aux habitudes Parisiennes, des soirées sont organisées dès le mercredi soir, jusqu'au dimanche inclus.

3) Visites & sorties
Notre installation a laissé place petit à petit aux visites et à la découverte de la vie madrilène. C'est une ville qui regorge d'endroits magnifiques.
La Plaza Major est une grande place située au coeur du centre-ville de Madrid où l'on trouve de nombreux restaurants et terrasses. C'est l'endroit le plus emblématique de Madrid.
La Puerta del Sol est une place, anciennement porte historique de la ville de Madrid, d'où son appellation. On y trouve également le km zéro, point à partie duquel toutes les distances de la péninsule sont mesurées. C'est également le lieu de beaucoup de manifestations et de spectacles de rue.
- Le musée Reina Sofia est un musée d'art moderne et contemporain, on y retrouve de nombreuses oeuvres de Picasso, notamment le très connu Guernica.
Le Parc du Retiro est un immense parc de 118 Hectares où les Madrilènes passent des après-midi et profitent du beau temps.
- Et quelques soirées avec des étudiants Erasmus et les élèves de l'ISG en échange à Madrid !!

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Installation à Dubaï et premières impressions

Mamoune Krafess est en dernière année du parcours Grande Ecole (parcours associatif) . Parti en échange académique à Dubaï, il nous apporte son témoignage.

Dubai_Mamoune.pngArrivé au début du mois de septembre, après 6h30 de vol, j'ai été très agréablement surpris dès mon atterrisage à l'aéroport. En effet l'univers grandiose que l'on m'a décrit de Dubaï, débute dès cet endroit. Je parle ici d'un aéroport où l'on marche sur des moquettes, situées un peu partout, et où l'on peut se balader en traversant des zones dotées de réels palmiers...Cela me donne donc un avant goût de ce que je découvrirai pendant mon séjour dans cette ville magnifique. Après avoir récupéré mes valises et passé l'ensemble des contrôles d'identité, me voilà sous une température de 30° avec un taux élevé d'humidité à 1h du matin, autant vous dire que l'on étouffe carrément.

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Les habitants de Dubaï sont très courtois et très ouverts aux étrangers. A part les produits de luxe la vie quotidienne n'est pas très chère, en effet les prix des produits courants comme l'eau sont 80% moins chers qu'en France. Les transports en commun, tous climatisés, sont également peu coûteux et desservent l'ensemble de la ville.

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Dubaï a plus d'une ville à l'américaine que d'une ville orientale. Elle est dotée de buildings hors du commun par leur architecture, de Malls gigantesques ( centre commerciaux ), d'hôtels très luxueux mais également de lieux sortants des contes des Milles et un Nuit. Je pense tout particulièrement à un endroit appelé "Madinat Jumeirah" où l'on peut se balader à la belle étoile sur une sorte de pirogue à travers des chemins illuminés par des chandelles.


Pour visiter complètement la ville et faire le tour des incontournables à Dubaï, il faut compter une semaine. Afin d'avoir un bon aperçu de la ville il ne faut pas manquer :

  • La Burj Khalifa Tower :
    • 828 mètres de haut soit quasiment 3 fois la hauteur de la Tour Eiffel. C'est le record de la plus haute structure jamais construite par l'homme,
    • 160 étages habitables dont le dernier culmine à 636 mètres. La flèche au sommet mesure donc près de 200 mètres.
    • La tour est visible à une distance de 95 Kms

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  • Burj El Arab Dubaï : l'hôtel le plus luxeux du monde

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  • Aquaventure et Wild Wadi sont les plus grands parcs aquatiques. Le plus visité est celui situé tout près du Burj al Arab ( Wild Wadi), très conccurencé par celui de l'hôtel Atlantis (Aquaventure) car il donne accès aux visiteurs à l'aquarium de l'hôtel, ainsi qu'à un bassin permettant de nager avec des dauphins.
  • Palm Jumeirath et l'Atantis : La Palm Jumeirath est une presqu'île artificielle en forme de palmier. Au sommet de ce palmier se trouve l'hôtel Atlantis. C'est l'un des hôtels les plus majestueux des Emirats; montrant encore une fois la folie des grandeurs que l'on trouve dans ce pays.

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  • Ski Dubaï : la piste de ski de Dubaï est l'une des attractions touristiques les plus connues des Emirats Arabes Unis. C'est vrai que faire du ski dans un pays connu pour son désert et sa température élevée, est une activité plutôt hors du commun; mais il est important d'indiquer que cela ne vaut pas les vraies pistes de ski françaises ou suisses.

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Les Emirats Arabes ont une culture très riche et très ancienne mais qui a considérablement changé avec la découverte du pétrole dans les années 1970. Aujourd'hui, les Emirats Arabes Unis sont un mélange entre tradition et modernité occidentale. On trouve aux Emirats, et plus particullièrement à Dubaï et Abu Dhabi :

  • Une majorité d'indiens et de pakistanais
  • Une part importante d'asiatiques représentés principalement par les communautés de Philippines et d'Indonésie
  • Une minorité provenant des pays arabes ( Egypte, Syrie et Liban )
  • Une minorité d'européens, principalement des anglais
  • Les locaux quant à eux ne représentent que 10% à 15% de la population.

Mélodie nous raconte ses premiers jours à Cologne en Allemagne

Mélodie OUZANI, étudiante de 3ème année du parcours associatif, est partie à Cologne dans le cadre d'un échange universitaire. Mélodie nous livre ses premières impressions. 

"Cologne est une ville située dans l'un des 16 länders que comporte l'Allemagne : Rhénanie-Du-Nord-Westphalie (RNW). Il s'agit de la plus grande ville de la RNW avec plus d'un million d'habitants. La ville est très proche de Paris soit 3 heures et 15 minutes par train Thalys. En cas de « Heimweh », c'est à dire « mal du pays », on peut facilement rentrer en France.

Le choix de la destination n'a pas été évident : pays anglophone ou pays germanique ? Après mûre réflexion et suite à ma volonté d'améliorer mon allemand, j'ai choisi l'Allemagne. Avant mon départ, je me suis inscrite dans une école de langue en Allemagne : Carl Duisberg Centrum ( CDC ), il s'agit d'une école existant depuis 50 ans et se trouvant dans plusieurs villes allemande notamment à Cologne. Mon inscription s'est faite en dernière minute (vers le 01 Juillet 2012 pour un cours commençant le 06 Août 2012). Après 2 semaines d'attente et sans conviction quant à une réponse positive, j'ai eu une place. J'ai rapidement opté pour une colocation avec une étudiante allemande, acheté mon billet de train et préparé ma valise. Le 03 août je me suis ainsi retrouvée à Cologne. Premiers pas en dehors de la gare, je vois une église géante et particulièrement impressionnante : c'est le Dom de Cologne. J'ai eu un réel coup de cœur pour cette ville, j'avais l'impression d'être « chez moi » ou comme on dirait en allemand dans ma « Heimat ».

Le mois passé au CDC s'est très bien déroulé, je regrette même de ne pas y avoir passé trois mois. De plus, j'avais cette soif d'améliorer mon allemand et d'apprendre toujours plus. J'ai eu la chance d'avoir été la seule étudiante française, cela m'a poussé à m'exprimer en allemand et parfois en anglais. Je me suis également aperçue qu'il était merveilleux de rencontrer des étudiants du monde entier, d'apprendre sur d'autres cultures, sur d'autres pays et ce au delà des stéréotypes que l'on peut avoir. En restant un mois à Cologne, j'ai eu l'occasion de trouver mon logement : chose difficile car je ne restais que cinq mois (j'ai envoyé quelques 150 mails et obtenu à peine 5 réponses).

Le 31 août, je suis rentrée à Paris avant de retourner le 15 septembre à Cologne pour la pré-rentrée à la Fachhochschule de Cologne. Ce temps passé à Cologne m'a permis de découvrir quelques points sur la culture allemande et les allemands en général :

     " Seules les bouteilles en plastique et en verre tu recycleras "
Lorsque vous achetez une bouteille d'eau affichée à 1,10 €, vous la paierez 1,35 € soit 25 centimes d'euros consacrés à l'achat de la bouteille. Si vous jetez cette bouteille, quelqu'un se fera le plaisir de la ramasser (généralement un sans-abri) afin de la mettre dans un appareil qui permet de récupérer les 0,25 €. D'un autre côté, il n'y a pas de tri des poubelles ... tout est mélangé : quel est l'intérêt de recycler uniquement les bouteilles ? Pourquoi rien n'est fait pour les cartons et autres matériaux afin d'atteindre la perfection... Je répondrai à cette question dans quelques mois.

     " Direct tu seras "
Il n'y a pas vraiment d'hypocrisie et de diplomatie chez les allemands, ils sont relativement directs dans leurs propos.

     "Les Français tu aimeras "
Pour avoir vécu quatre ans à Paris, il m'a fallu une année pour connaître deux voire trois voisins. En Allemagne, en l'espace d'une semaine, j'ai rencontré la moitié des habitants de l'immeuble. Ils m'ont proposé leur aide de façon spontanée, certains m'ont même invité chez eux.

     " Un vélo tu achèteras "
Lors de mon arrivée à Cologne, j'ai eu envie de m'adapter rapidement et de me sentir allemande. J'ai donc acheté un vélo et je n'ai presque pas utilisé les transports en commun. Les routes sont particulièrement bien aménagées pour séparer l'espace réservé aux vélos de celui pour les voitures ou encore des trottoirs.

     " Au feu rouge tu ne traverseras pas "
Un allemand ne traversera pas au rouge et ce même s'il n'y a aucune voiture en vue : il attendra sagement le feu vert. L'explication est simple : traverser au feu rouge vous fait courir le risque d'une amende de 60 € !

    " Contrôleur : invisible tu seras "
Deux dames habillées en civil avec des sacs quelconques entrent et se mettent à contrôler ... Nous avons tous été pris par surprise, nous qui nous sommes habitués aux tenues violettes ou vertes des contrôleurs français.

     " L'alcool dans la rue tu boiras "
Pour s'imprégner de la culture allemande, il faut avoir sa bouteille de bière à la main en pleine rue.

     " Confiance tu feras "
Les allemands sont d'une confiance aveugle, cela donne l'impression qu'ils ne trichent pas et qu'ils sont parfaitement honnêtes : en se rendant dans une boulangerie en self service, personne ne contrôle ce que vous avez mis dans les sachets que vous venez de remplir : le client se charge de dire ce qu'il a pris.

     " Les autres tranquilles tu laisseras "
Si votre tenue vestimentaire sort totalement de l'ordinaire, personne ne vous le fera remarquer, personne ne vous regardera ni se moquera de vous."

Différences culturelles : quelques spécificités irlandaises

Edgar, étudiant de troisième année en Master Grande Ecole, parti en échange universitaire à Dublin, nous apporte son témoignage.

Edgar.jpgDublin est la capitale de l'Irlande, qui est indépendante du Royaume-Uni (à la différence de l'Irlande du Nord et de sa capitale, Belfast). Dublin est peuplée d'environ 1,2 million d'habitants et compte plus de 1000 pubs ! La monnaie est l'euro mais, comme en Grande Bretagne, on roule à gauche !

Dublin est coupée en 2 par une rivière : la Liffey, qui marque la différence entre Dublin Sud etDublin Nord. La différence était plus marquée il y a 20 ans, du fait de l'écart de niveau de vie entre les deux rives. Le Sud était riche et le Nord plus populaire. Aujourd'hui la disparité entre le Nord et le Sud de Dublin est moins marquée.

En marchant dans Dublin, il est impossible de ne pas remarquer la présence des pubs et des publicités liées à la bière. La bière fait entièrement partie de la culture irlandaise à tel point que la Guinness est une sorte de symbole national. D'ailleurs, pour l'anecdote, le symbole de la République d'Irlande qui est la harpe, a été emprunté à la Guinness et non l'inverse ! Ainsi, le pub irlandais est une véritable institution. En sortant du travail, les Irlandais ont pour habitude de s'y retrouver. A la différence de la France, tous les pubs offrent la même qualité de service et ne visent pas une clientèle particulière. On peut y croiser des touristes, des hommes d'affaires, des retraités ou des étudiants.

Le sport a une place importante en Irlande. A la différence de la France, où le football a une nette prédominance, l'Irlande a de nombreux sports nationaux. Les irlandais pratiquent le football, le rugby mais aussi des sports gaéliques assez étranges et dont les règles ne sont pas toujours faciles à cerner ! La GAA, « Gaelic Athletic Association », est composée de 2 sports : le hurling et le foot gaélique. Le hurling se joue à l'aide d'une crosse et chaque match à Cork Park réunit 82 000 supporters. Le foot gaélique se joue avec une sorte de balle de basket et avec des règles empruntées à la fois au football et au rugby. Dans le sport aussi, on retrouve la différence entre le Nord et le Sud de Dublin car le rugby se joue uniquement au Sud alors que les sports gaéliques se jouent au Nord. La culture irlandaise est également marquée par les courses de lévriers : dograce. J'ai eu la chance d'assister à l'une d'entre elles. Quelques touristes comme moi se divertissaient en regardant cette pratique peu courante alors que les nombreux Irlandais présents se concentraient sur leurs paris, ce qui rendait l'ambiance très électrique.

Je tiens à dire que beaucoup de préjugés n'ont pas lieux d'être. Premièrement, le ragoût n'est pas le seul plat servi. Ensuite, il ne pleut pas si souvent, et d'ailleurs, les averses sont suivies de belles éclaircies. Et enfin, l'ensemble de la population n'est pas constitué que de roux !

Mes premiers moments en Corée : témoignage de François

François CLERY-MELIN est un étudiant de troisième année du Master Grande Ecole (Parcours Associatif). Dans le cadre de son échange académique, il a décidé de partir en Corée et nous raconte ses premières impressions.

etudiants Corée.jpg« 안녕하세요! 당신의 머리 받침을 마련 할 수 있습니까? »
Mon premier réveil en Corée. Cela veut dire : « Hello ! Could you please raise your headrest ? ». Mais je ne l'ai pas compris tout de suite, au grand dam de l'hôtesse de l'air qui s'y est prise à plusieurs reprises pour me l'expliquer avec grands sourires. Un coup d'œil à la fenêtre m'indique que l'avion survole Séoul. Apparemment, le soleil ne m'a pas suivi, mais l'anglais non plus, puisque les consignes ne sont plus traduites. Sûrement perdu en vol au passage de la dernière frontière. Cela ne m'empêche pas de baragouiner rapidement quelque chose en anglais et de remercier d'un sourire avant de relever mon siège. Un mois plus tard, c'est toujours mon mode opératoire, qui s'avère indispensable dans les rues de Séoul.  

Après onze heures de vol et d'air climatisé, je me prépare à accueillir ma première bouffée d'air frais à l'aéroport d'Incheon avec soulagement... Seulement voilà, j'ai vite fait de tousser au contact de l'air lourd et moite qui emplit maintenant mes poumons. La chaleur et l'humidité locale s'imposent de façon oppressante. Dehors il pleut à trombes, et un ciel gris sombre s'encadre dans les larges fenêtres de l'aéroport. Je tente de m'orienter parmi la cohue de personnes affairées attendant leurs familles (tout comme dans l'avion, j'ai du mal à distinguer un ou deux visages européens dans la foule) et c'est à peine si j'arrive à repérer les indications menant au retrait des bagages, et aux cars par la suite. Quitté l'aéroport, mes impressions se confirment car plus personne ne semble connaître l'anglais. Après une heure de trajet en car pour rejoindre le centre de Séoul, il me faudra une demi-heure d'errance valise à la main dans des ruelles étroites et de gestes désespérés à quelques aimables passants pour trouver mon chemin, mais je suis enfin arrivé.

visage Corée.jpg

Le goût et l'odeur ...
Si je devais revenir sur un point qui m'a particulièrement surpris lors de mon premier jour à Séoul, ce serait l'odeur. Non pas une seule, diffuse et aisément reconnaissable, mais une myriade de senteurs entremêlées, allant et venant, nauséabondes et exquises à la fois, et ce dans toutes les rues entourant mon hôtel. Des centaines de petites échoppes, cuisinant nuit et jour quelques plats aux recettes communes, (si pimentées !) telles que le Bim-bim-bap, ou des soupes aux fruits de mer, soja ou tofu. Errer dans les rues revient à expérimenter, sentir, voir et entendre, mille façons de se laisser surprendre.

rue Corée2.jpgAlors que certaines avenues empruntées en car ressemblaient étrangement  aux quartiers des affaires new-yorkais, celles où je me trouve, et celles qui s'avéreront constituer la majorité du paysage de Séoul, sont étroites. Là où à Paris les magasins sont grands, les produits mis en valeur dans de grands rayons et espaces de vente, ici tout est réduit et compacté. Surtout, l'ensemble des magasins, sauf rare exception, se trouvent les uns au-dessus des autres. Dans un immeuble de cinq étages, autant de magasins ou offices différents seront visibles, et chaque étage extérieur sera décoré d'un panneau ou une banderole avertissant du nom du lieu. Ainsi les rues de Séoul paraissent toutes bariolées par de nombreux panneaux colorés, et pour trouver son chemin il faut savoir les identifier et emprunter le bon escalier dérobé, la bonne porte donnant accès à trois magasins différents. Il ne sera pas rare de devoir atteindre une terrasse sur un toit au cinquième étage pour aller en discothèque (vécu).

rue Coree1.jpg

Trouver un lieu dans Séoul n'a rien d'une partie de plaisir, les rues étant souvent longues, et les numéros traîtres. Seulement, le coût du transport en commun est très faible, et celui des taxis l'est encore moins. C'en est d'ailleurs intriguant, puisque d'autres coûts tels que le loyer ou encore la nourriture sont souvent plus chers qu'en Europe. Et le plus choquant c'est que le service des transports est bien plus agréable qu'en France. L'utilisation de cartes magnétiques rechargeables en cinq secondes avec lesquelles on paye aussi bien le métro que le taxi, le bon entretien des rames et stations, un système de traduction instantané dans la plupart des taxis,  témoignent d'un sens du service assez poussé à Séoul.

Transport Corée.jpg

Enfin, se perdre dans Séoul n'est perturbant que le premier jour. Cela fait ensuite partie du lot commun, et permet de vivre toute sortes de situations et de rencontres culturelles toutes plus cocasses et improbables les unes que les autres. Ici, entre ruelles et marchés improvisés, se trouvent palaces, jardins et vieilles maisons traduisant les véritables richesses culturelles de la ville, et une identité propre ne tenant pas seulement d'un amalgame d'histoire japonaise et chinoise.

batiment.jpgpeople.jpg

Ce mois a été jonché de moments forts aux côtés des étudiants internationaux rencontrés à Séoul ou à l'université, et de coréens particulièrement accueillants et compréhensifs vis-à-vis de toutes les petites difficultés d'installation que l'on peut rencontrer dans un pays et une culture si différente de notre bonne vieille Europe."

Découverte de l'Argentine par Eugénie Mussche

Eugénie Mussche, étudiante de troisième année, a choisi dans le cadre de son échange académique de partir étudier en Argentine. Elle nous fait part des ses premières sensations.

Pourquoi l'Argentine ?

L'Amérique latine m'a toujours attirée : cette idée vient de l'envie de découvrir un nouveau continent, une nouvelle culture, partir loin de la grisaille parisienne et rencontrer de nouvelles personnes. Le fait de voyager permet de découvrir également de nouvelle opportunités, des idées de travail.

argentine mussche.jpg

                                             

En Argentine, il est possible de se retrouver à l'intersection de trois pays, du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay dans la ville de Puerto Iguazu.

Notons que l'Argentine est un pays d'Amérique du Sud, entouré du Chili, de la Bolivie, du Paraguay, du Brésil et de l'Uruguay. Son nom provient du latin Argentum qui signifie argent. L'origine remonte aux voyages effectués par les premiers explorateurs espagnols sur le fleuve de La Plata

On peut observer des obélisques sur chaque continent représentant le drapeau du pays concerné (de gauche à droite : Paraguay, Brésil et Argentine).

Nous résidons actuellement à Buenos Aires, la capitale fédérale, on y parle espagnol et la monnaie est le peso argentin.
Au niveau culturel, l'Argentine est le pays d'Amérique latine, où la culture européenne est la plus présente : la population est estimée à 40,2 millions d'habitants en 2009, dont la moitié réside dans la capitale fédérale et la province de Buenos Aires. 85% de la population est d'origine européenne. L'Argentine se distingue des autres pays d'Amérique latine par sa faible proportion de métis et d'amérindiens. Les immigrants les plus nombreux ont été les italiens, les espagnols, les allemands puis les slaves et les français, enfin les britanniques. Cela se ressent au niveau des quartiers de Buenos Aires.

Cependant l'aéroport étant à la périphérie de la ville, l'arrivée a été quelque peu décevante. La route menant à la ville est entourée de quartiers pauvres et de « villas miserias », puis de grands buildings gris. C'est en arrivant à Avenida 9 de Julio qu'on ^commence à apprécier le paysage. C'est une des plus large avenue de la planète avec ses 140 mètres de largeur, elle porte son nom en l'honneur du jour de l'indépendance.

Le week-end, le quartier est fréquenté par un bon nombre d'artistes; le quartier est aussi très coloré et très vivant.

Palermo Viejo est un quartier de maisons construites au XXe siècle : on y trouve des cafés, des galeries, des salles de théâtres et de nombreux restaurants.
Palermo Hollywood est le quartier des artistes. Son nom fait référence à la fréquentation de personnes du milieu du cinéma et de la télévision.
Recoleta est également un quartier prestigieux de Buenos Aires, il y est connu pour son intérêt historique et architectural. Dans son cimetière, on peut voir les tombes desfamilles les plus prestigieuses de Buenos Aires. On y trouve également une église datant du XVIIIe siècle et dédiée à Nuestra Senora del Pilar.

San Telmo est un des quartier les plus anciens de la ville. Il compte beaucoup d'antiquaires et de grands marchés, organisés pour la plupart le weekend end :

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Pour finir, la Boqua est un quartier excentré de Buenos Aires. C'est un quartier très vivant dont les façades colorées attirent de nombreux touristes

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Voyage à l'autre bout du monde : L'Australie

Palmyre de Sayve, étudiante de troisième année, a choisi d'étudier à Macquarie University dans le cadre de son échange académique. Palmyre nous raconte ses premiers moments à Sydney.

Nous sommes le 15 Juillet 2012, le grand jour est enfin arrivé. Je me dirige vers la salle d'embarquement, un dernier regard vers la famille, un geste et c'est parti je passe le portique, je monte dans l'avion direction l'autre bout du monde et plus précisément Sydney...

Je vais vous tenter de vous décrire mes premiers pas, mes premières impressions et mes premières découvertes à Sydney.

jpgA l'arrivée. Il est 1 heure du matin. On est le 17 juillet et je descends de l'avion après 48 heures de vol et une escale à Hong-Kong. C'est sur l'allée qui me conduit à mes valises, et où se trouvent de nombreux panneaux me souhaitant la bienvenue à Sydney, que je réalise que j'ai réellement traversé une partie du monde ! Désormais, une nouvelle expérience débute et ce pour les six prochains mois.
Un taxi me conduit jusqu'à mon auberge de jeunesse, que l'on appelle communément « backpacker » en Australie, qui se situe au centre de la City. Je dépose mes valises dans la chambre, et part me coucher sans faire de bruit parce que 6 autres personnes se trouvent déjà là et dorment paisiblement. Je dois reconnaître que la première nuit ne fut pas la meilleure, certainement à cause de la surexcitation d'être dans un lieu nouveau et complètement étranger...

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L'installation.Le programme pour la première semaine est de passer à la Westpac (banque australienne) pour ouvrir un compte, s'informer pour les abonnements téléphoniques, chercher un réseau wifi gratuit, rechercher activement un logement et se familiariser avec Sydney, le tout en combattant le décalage horaire qui est de 9 heures avec la France...

La première surprise, qui peut paraître un petit détail mais qui a son importance, a été de découvrir que les boutiques, aussi bien supermarchés que magasins, ferment relativement tôt (entre 17h et 18h). Pour ce qui est du  réseau Wifi, on peut miser sur les restaurants de restauration rapide pour nous les prodiguer (Merci Macdonald).
Pour le moment, le plus difficile est de prendre de nouvelles marques, de nouveaux repères et de s'adapter à un nouveau style de vie.

Après deux jours sur le territoire australien, il était temps de s'occuper de chercher un logement intensivement ! En débutant mes recherches, je me suis dit qu'il n'y aurait rien de plus simple que de trouver une colocation puisque la ville abonde en appartements, maisons ou chambres à louer... j'étais bien naïve !! Certes, ce ne sont pas les petites annonces qui manquent sur le web. Cependant, attention aux surprises, certaines chambres peuvent parfois être surprenantes et laisser à désirer (une fenêtre cassée, une fuite d'eau non réparée, un rideau en guise de porte, un loyer exorbitant pour une chambre minuscule et j'en passe).
Après deux semaines de recherche intensive et environ une dizaine de chambres visitées, j'ai enfin pu troquer sans regret mon backpacker  pour un peu plus d'intimité. On ne pourra pas dire que ma colocation n'est pas des plus internationales. En effet, nous sommes 4 jeunes, entre 20 et 30 ans, venant de pays différents, un australien, un espagnol, un allemand et moi même... mon anglais ne pourra qu'en bénéficier !

Mes premières impressions : Lors de mon premier matin à Sydney, je saute hors de mon lit, telle une pile électrique, prend un petit déjeuner et sort de mon backpacker bien décidée à contempler la ville en plein jour. En descendant dans la rue, ma première impression a été : Je suis à Sydney, seule à l'autre bout du monde et heureuse, surexcitée et par la même occasion tout de même un peu paniquée. Dès les premières secondes, j'ai senti qu'à chaque regard, j'allais apercevoir quelque chose d'inconnu. Au premier coup d'œil,  la city est somptueuse ! Certains immeubles sont démesurés, les voitures sont immenses, les rues sont propres et bondées de passants ! La ville de Sydney possède un certain charme grâce à une architecture harmonieuse conciliant antiques résidences de l'époque coloniale et gratte-ciels plus contemporains. carte.jpg
Autre point important, Sydney peut se visiter à pied. J'aime pouvoir découvrir une ville en la parcourant de long en large. Selon moi, c'est la meilleure solution pour réellement apprendre à connaître un endroit, ses avenues, ses boutiques...

Me voilà à Sydney depuis un mois maintenant. Je commence enfin à ne plus me perdre constamment en sortant de chez moi et à me familiariser avec la ville et le quartier où j'ai élu domicile, Surry Hills. Il est amusant de constater qu'à Sydney, on ne se dit pas citoyens de Sydney, mais  d'un quartier. Les habitants semblent apporter énormément de crédit à cette appellation : on est de Surry Hills, ou de Darlinghurst, ou de Pyrmont ou de Wolloomooloo...
L'adaptation
Pendant mes premières journées,  je me distrayais à vagabonder dans les rues sans vraiment savoir où aller, pas dans l'objectif de m'égarer car j'avais un plan (voir deux ou trois) dans les mains, mais plus pour repérer les lieux. Au fur et à mesure de paysage2.jpgmes balades, j'ai enfin fini par apercevoir Harbour Bridge. A cet instant précis, on se dit : si ce célèbre pont est ici, alors l'Opéra House n'est forcément plus très loin. Je continue donc à trotter donc dans cette direction. Arrivée en dessous de Harbour Bridge, je me rappelle avoir été surprise par sa taille impressionnante. Et, en avançant de quelques mètres, m'est apparu l'illustre Opéra de Sydney.
    Beaucoup de mes amis et ma famille trouvaient déraisonnable par le fait de s'installer aussi loin de chez soi, sans connaître personne. Argumentation qui selon moi n'est pas à prendre en compte une seule seconde. Tout naturellement car l'Australie est une nation séduisant des personnes venant des quatre coins du monde, et si ces mêmes individus se rassemblent ici, c'est peut être parce qu'elles partagent le même point de vue à propos des relations humaines. Ici, les personnes arrivent et repartent, et l'on peut tout aussi bien passer une heure, un jour, un mois, six mois, un an avec ces mêmes personnes.
Je finirais par vous présenter ma toute dernière rencontre qui date de quelques jours...
En France, nous possédons les Petit Lu, emblème du biscuit classique français. Si l'on devait trouver son homologue en Australie, ce serait sans aucun doute les biscuits Tim Tam. Cela peut paraître étonnant de vous présenter une marque de gâteau, mais sur ce continent, on pourrait presque dire qu'ils sont idolâtrés. Confectionnés par l'entreprise Arnott's, ces gâteaux à base de chocolat sont proposés dans tous les supermarchés et superettes. Suite à son début fructueux, le Tim Tam, qui n'était à la base uniquement au chocolat, a été décliné en une flopée de parfums.

Par ailleurs, les australiens ont inventé une technique pour les grignoter, cette méthode s'appelle le : « Tim Tam Slam ». La démarche consiste à saisir le biscuit comme une paille, et à boire le lait dans le bol. Comment procéder? Tout d'abord, on croque les deux extrémités du biscuit, on le trempe dans le lait et on aspire. Toute personne foulant le sol australien a le devoir de goûter aux Tim Tam !

 

Benjamin Lassalle nous raconte ses premiers pas à San Diego

Benjamin Lassalle, étudiant de 3ème année du parcours associatif, nous raconte ses premiers moments à San Diego où il est parti en échange universitaire.

« Mon désir d'aller étudier aux Etats-Unis a été motivé par l'excellent niveau pédagogique de l'université de San Diego mais aussi par l'attirance que j'ai et que j'ai d'ailleurs toujours eu pour les Etats-Unis !  En effet, depuis tout petit, je suis fasciné par ce pays qui est et demeure malgré la concurrence de nouveaux pays tels que la Chine ou l'Inde, la première puissance mondiale. Pourtant ce qui me fascine le plus aux Etats-Unis ce n'est pas leur puissance économique mais bel et bien leur culture, leur art de vivre. En effet, « The American way of life » n'est pas une légende ! Ils ont véritablement une façon très particulière d'appréhender la vie.

La première chose qui m'a frappé lors de mon arrivée à San Diego est la taille des autoroutes, des voitures, des centres commerciaux. Tout est beaucoup plus grand qu'en Europe. Même les portions de nourritures sont vraiment surprenantes car elles sont tout simplement énormes. L'alimentation est d'ailleurs une composante majeure de la culture américaine. Le fameux McDonald's est véritablement omniprésent à San Diego. On en trouve partout. Il y a également de très nombreuses autres enseignes de restauration rapide tels que Subway, Chipotle, Burger lounge... Ainsi, on peut trouver de la nourriture à chaque coin de rue. De plus, les californiens n'ont pas d'heures fixes pour prendre leurs repas et donc on peut voir des gens se nourrir en continu durant toute la journée. Pour le français que je suis (et qui mange donc généralement aux mêmes horaires) ce phénomène est très surprenant.

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Le rythme de vie des californiens m'a également beaucoup surpris. En effet, ils se couchent très tôt (entre 20 heures 30 et 21 heures) et se réveillent également très tôt (généralement entre 5 heures 30 et 6 heures). Ce rythme est donc très différent du rythme européen. De plus, de nombreux étudiants californiens sont très soucieux de leur image (ce qui s'explique probablement par le fait qu'ils passent beaucoup de temps à la plage). Beaucoup d'étudiants pratiquent donc de nombreux sports (et notamment la musculation) et ce avant que les cours ne commencent c'est-à-dire avant huit heures. Il y a un véritable culte qui est voué au corps en Californie. L'expression « un esprit sain dans un corps sain » est très représentative de la vision californienne de l'étudiant modèle.  Ainsi, la pratique du sport est très valorisée dans l'état de Californie mais les résultats scolaires demeurent l'élément majeur de valorisation pour les étudiants californiens. Et heureusement !

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Le climat à San Diego est assez exceptionnel puisque pour le moment la température minimum a été de 25 degré. De plus, les nuages sont très rares et la pluie semble ne pas exister à San Diego. Ce climat conditionne également beaucoup la manière de vivre des habitants de San Diego puisque du fait de ce climat très favorable, les différents quartiers sont très animés. En effet, la plupart des californiens mangent en dehors de chez eux, ce qui créent une atmosphère très conviviale dans les rues.
A très bientôt pour de nouvelles aventures !!!! »


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Dublin , une ville cosmopolite, jeune et dynamique

Charlotte BONNET est une étudiante de troisième année du parcours associatif. Dans le cadre de son échange académique Charlotte est partie étudier en Irlande dans la ville de Dublin.

Charlotte.jpgLa description que je peux faire de l'Irlande est un peu différente des idées reçues que l'on peut avoir. En effet, l'Irlande n'est pas peuplée que de roux sous un ciel pluvieux. Depuis, mon arrivée, le 6 septembre, je n'ai eu qu'une journée de pluie et les roux se font bien plus rares que ce que l'on peut imaginer. Cependant, les pubs sont eux bien présents et font partie de l'emploi du temps quotidien de l'irlandais. En effet, il n'est pas rare d'en trouver 4 à 5 par rue afin de déguster le fameux breuvage d'Arthur Guinness ! Dans ces pubs, des gens de tous les milieux sociaux se retrouvent et pas question d'aborder des sujets tracassants, ici, on se change les idées. Cette ambiance festive rend la ville très agréable à vivre et chaleureuse.Outre,la guinness, le sport est lui aussi très populaire en Irlande. En effet, le foot et le rugby sont très pratiqués dans ce pays mais aussi d'autres sports plus traditionnels tels que le foot gaélique et le hurling,dont les règles sont encore assez floues dans ma tête. Dublin n'est pas une très grande ville, il suffit seulement de 15 minutes à pied pour traverser le centre, elle est belle et assez lumineuse étant donné que les immeubles ne dépassent jamais trois étages et que les rues sont larges. Dans la rue, on croise toute sorte d'artistes : des groupes de musiques, des « hommes statues », des danseurs... ce qui rend encore une fois la vie à Dublin très conviviale.

dublin rue.pngDublin 1.png

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