école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Direction la Russie !

Étudiante en dernière année du Master Grande École, Johanna Hauser est partie à Saint-Pétersbourg dans le cadre de son échange académique. Johanna partage avec nous ses premiers jours sur place.

Choc climatique

Johanna.pngQuand je suis arrivée à St Pétersbourg, mes premières pensées ont été à la température et au climat. En février, les températures étaient hivernales à Paris, mais rien comparées à celles de St Pétersbourg. Il y avait des tempêtes de neiges et les températures avoisinaient les -30 degrés !
En y repensant, je pense que ça a été le premier vrai choc culturel !

Une fois la barrière du froid passée, un deuxième obstacle s'est imposé à moi, la langue !
On peut penser que dans une grande ville comme celle-ci, la plupart des gens parlent anglais, mais en réalité non ! Les étudiants et quelques jeunes parlent anglais (ou tout du moins réussissent à se faire comprendre) mais dans les commerces, les transports ou les musées, les personnes ne parlent que le russe. La première fois que je suis allée faire des courses dans un supermarché, je cherchais du sucre, j'ai demandé à une employée si elle pouvait m'aider, impossible de communiquer avec elle ! Je l'ai finalement trouvé après avoir cherché pendant 15 minutes dans tout le magasin. Après les petits soucis du quotidien (les courses, le métro, acheter un abonnement téléphonique..), j'ai commencé à parcourir la ville et ses merveilles.

Une ville pleine de surprises

Joahanna 2.pngAvant de partir, j'avais acheté quelques guides pour découvrir ce à quoi je devais m'attendre, j'avais également cherché sur internet, et regardé des photos, mais en réalité, ça n'a absolument rien à voir. Ici, tout est différent ; les gens, les magasins, les musées, les bâtiments.. En centre-ville tous les bâtiments sont colorés, jaunes, rouges, bleus, verts, rares sont les immeubles gris.
En s'éloignant un peu du centre-ville, on s'aperçoit rapidement qu'il y a des vestiges de l'URSS, mais c'est ce qui fait la beauté de St Pétersbourg, le contraste entre les bâtiments à 5 étages qui se ressemblent tous, en briques grisâtres et les splendeurs telles que l'Hermitage, l'Eglise du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé ou bien la cathédrale St Nicolas.

Johanna 3.pngJ'ai eu la chance de voir les différents climats ici. A mon arrivée, St Pétersbourg était couvert de neige. Après une chute de neige, lorsque le soleil réussi à percer les nuages, il n'y a pas de spectacle plus remarquable. On peut voir la Neva complètement gelée sur des dizaines de kilomètres, les Russes et les touristes marchent dessus, font même des parties de football, et se prennent en photo sur cette gigantesque rivière glacée. Aujourd'hui, maintenant que les températures se sont un peu réchauffées, je découvre un nouveau St Pétersbourg. Une ville où il est agréable de se promener en pleine après-midi au soleil sur Nevski Prospect, traverser les innombrables ponts et contempler les splendeurs de cette ville.

Quelques jours après mon arrivée, nous avions rendez-vous à l'école pour un amphi d'accueil où j'ai pu rencontrer les autres étudiants en échange. J'ai alors découvert à ma grande surprise que les Français étaient nombreux. Malgré la facilité qui s'ouvrait à moi, je suis allée vers les autres étudiants étrangers. Ils viennent de toute l'Europe (République Tchèque, Slovénie, Finlande, Allemagne, Italie, Portugal), j'ai ainsi pu découvrir les autres cultures et découvrir pourquoi ils ont eu envie comme moi de venir en Russie.

Aujourd'hui, après avoir déjà passé deux mois ici, je peux voir qu'il y a une réelle cohésion entre tous les exchange students, nous nous voyons souvent en dehors de l'école. Celle-ci a été permise par l'équipe de buddies de l'université, qui, dès notre arrivée nous avait organisé 2 semaines de visites guidées, de découvertes et d'activités en tous genres. Mon adaptation à la vie russe a été assez rapide, je me suis familiarisée avec la culture, les coutumes, les transports, la vie en général ici ; cependant le seul point auquel je ne suis toujours pas habituée est la météo. Il peut y avoir une gigantesque averse qui inonde les trottoirs et les routes et 5 minutes plus tard, un magnifique soleil. Il peut faire très froid dans la rue et une fois rentrée dans le métro ou dans les magasins, la chaleur vous frappe au visage.

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À la découverte de l'Italie

Étudiante en dernière année du Master Grande École, Keayka Hang-Si-Lan est partie à Turin en Italie dans le cadre de son échange académique. Keayka partage avec nous ses premiers jours sur place.

Neige à Turin

turin neige.pngMon arrivée en Italie s'est très bien passée. J'ai décidé de venir quelques jours avant ma rentrée pour pouvoir m'installer. La première chose qui m'a marquée en arrivant, a été le temps : il faisait vraiment froid à mon arrivée. Je ne mettais pas du tout préparée à découvrir Turin sous la neige.

Arrivée sur le sol italien, j'ai pris un taxi, accompagnée de ma mère, direction le 253 via Nizza pour découvrir l'appartement que j'avais loué via AirBnB. Il faut faire extrêmement attention aux arnaques sur internet quand on souhaite louer un appartement donc je n'avais réservé qu'un mois au départ. Après un accueil vraiment chaleureux de Marco, le propriétaire des lieux, j'ai tout de suite décidé de garder ce logement. Il était idéalement situé et vraiment bien équipé !

Pour ma première sortie, je suis allée découvrir les alentours, pour faire quelques courses et souscrire à un abonnement téléphonique. Pas de surprise, un Carrefour Market m'attendait en bas de l'immeuble et pour ce qui est du téléphone, je me suis rendue chez TIM à la Otto Gallery, une grande galerie commerciale avec librairie, pharmacie, boutiques de vêtements... Les vendeurs ne parlant pas très bien anglais, je me suis dit que j'allais profiter de mon échange pour apprendre l'Italien.

Au fil de la Via Roma

trr.pngA quelques stations de métro de mon appartement, se trouve Via Roma, considérée pour beaucoup d'Italiens comme les Champs-Elysées italiens. C'est la rue commerçante la plus fréquentée de la ville. Je n'ai vraiment pas été déçue ! La rue est très grande et une grande partie est piétonne. Cette grande artère est ponctuée par de nombreuses places comme la Piazza Castello ou encore la Piazza Felicie. On peut retrouver dans cette rue, toutes les grandes marques de luxe françaises comme par exemple Hermès ou encore Louis Vuitton mais également les enseignes italiennes : Prada, Gucci, Furla, Armani pour ne citer qu'elles. Un plaisir pour les yeux !

D'un point de vue architectural, la ville de Turin est très différente de Paris. Il y a beaucoup d'arcades qui abritent les piétons. Très pratique quand il pleut ! Mais les immeubles sont moins hauts que nos grands et beaux immeubles haussmaniens. Autre différence avec Paris, les très nombreux parcs en centre-ville.

À table !

J'ai eu l'occasion de goûter à de nombreux plats typiques de la région du Piémonte, notamment la pizza piémontaise, composée de sauce tomate, d'huile d'olive, de mozzarella et de lard grillé, cette pizza est vraiment excellente ! Bien sûr, avant mon départ je connaissais la réputation de la cuisine italienne mais être confrontée à celle-ci tous les jours me permet de me rendre compte à quelle point elle est variée. La gastronomie italienne ne se résume pas aux pâtes et aux pizzas, j'ai pu découvrir de nombreuses pâtisseries dont j'ignorais l'existence.

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Certes, il y a des différences considérables avec la France : pas de baguette, pas de Paris-Brest ou de Saint-Honoré, mais j'ai découvert des douceurs sucrées dont je suis devenue une grande fan comme la "torta della nonna", traduisez "gâteau de grand-mère", à base de farine de maïs et confiture, les panna cotta aux fruits rouges, les cannolis... et bien sûr, le fameux tiramisu italien, qui est délicieux à Turin. Si vous souhaitez découvrir les spécialités italiennes, je peux vous conseiller la chaine "Eataly" qui est spécialisée dans les produits italiens. Le magasin organise souvent des évènements comme le week-end du chocolat ou encore le "Tiramisuday".

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Hola y bienvenido à Barcelona !

Étudiant en dernière année du Master Grande École, Othman Benabdallah est parti à Barcelone en Espagne dans le cadre de son échange académique. Othman partage avec nous ses premiers jours sur place.

las-ramblas-barcelone.jpgVivre à Barcelone est une expérience unique, particulièrement pour moi, qui suis fan de l'équipe du FC Barcelone ;-)

Amoureux de cette ville découverte pendant mes vacances, je me voyais de toute façon y vivre un jour ou l'autre. Mes premiers jours furent magiques. D'abord le climat, j'ai pu profiter d'un soleil omniprésent. Et puis les Espagnols, sont souriants et ouverts, ce qui n'est pas toujours le cas dans d'autres grandes villes européennes.

En revanche, la recherche d'appartement a été difficile, la plupart des logements étant dédiés aux longs séjours. Les découvertes ont été nombreuses, mais évidemment le 1er point qui m'a marqué est le comportement respectueux et festif des supporters de l'équipe de football de la ville. Lors du match face au Paris Saint-Germain où il y a pourtant eu des provocations des Parisiens, il n'y a quasiment pas eu de réaction des catalans. Les festivités ont duré une grande partie de la nuit, sans qu'il y ait d'abus ou de blessés.

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La 2ème chose qui m'a marqué, c'est l'importance du catalan. Ici les cours de catalan sont en grande partie subventionnés par l'Etat, ce qui permet de suivre une année de cours pour 20€. Les Catalans essaient vraiment de mettre en avant leur communauté, leur langue et bien-sûr leur culture dans une ville internationale comme Barcelone et ce sans réellement être limité par l'Espagne.

Enfin, je voulais parler de la population de Barcelone, aujourd'hui cela fait plus de 2 mois que je suis arrivé et une grande partie des personnes, que j'ai rencontrées sont elles-mêmes en échange ou en séjour touristique. Cela montre à quel point la ville comptent de nombreux étudiants, ce qui n'est pas pour me déplaire !

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Découverte de la mégalopole londonienne

Adrien Peter, étudiant en dernière année du Master Grande École à l'ISG, est parti à Londres dans le cadre de son échange académique. Adrien partage avec nous ses premiers jours là-bas.

Mon arrivée

big ben.jpegLondres est la capitale et la plus grande ville du Royaume-Uni, cette mégalopole est tellement vaste qu'il est impossible de tout visiter en une seule vie. J'ai déjà visité Londres mais je n'y suis jamais resté plus d'une semaine, ce semestre est pour moi l'occasion de découvrir plus en détails cette fabuleuse ville.

Londres est une ville facile à vivre. J'ai remarqué quelques différences majeures avec la France. Par exemple, à Londres, il est possible de faire ses courses à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit, et il est également possible de régler des achats avec sa carte bancaire pour n'importe quel montant ce qui est vraiment pratique. Enfin, ici, dimanche ne rime pas avec repos, tous les commerces, restaurants ou autres boutiques sont ouverts ce qui rend cette ville très rythmée. Pour moi, Londres ne dort jamais.
Seul bémol, le coût de la vie, très élevé (environ 14% plus cher qu'à Paris). Résidant au sein du district de Kensington, quartier coté de Londres, les prix peuvent parfois grimper très haut. Il faut donc s'organiser, avoir un budget et calculer ses dépenses pour pouvoir profiter pleinement des plaisirs londoniens.

D'un point de vue culturel, Londres est le paradis. C'est la ville de toutes les modes et extravagances. Ici, toutes les cultures se croisent.
Passionné de photographie, j'ai pu comparer Londres à Paris au niveau des lumières et des couleurs. J'adore passer du temps le long de la Tamise pour photographier cette ville qui ne s'arrête jamais.

Mon installation

L'université dans laquelle j'étudie est située au coeur d'un quartier calme et luxueux. Les bâtiments ne sont pas récents mais extrêmement bien entretenus. Lors de mon arrivée, j'ai été agréablement surpris par la propreté et le confort des lieux. Et en ce qui concerne la direction, tout le monde est à notre écoute.
J'ai fait le choix de louer une chambre sur le campus que je partage avec des amis de l'ISG. halloween.jpegCertes, le fait de vivre en "communauté" n'est pas toujours évident, mais cela permet d'en apprendre un peu plus sur ses camarades, de partager et je l'espère, de garder des liens forts une fois mon échange terminé. Les repas proposés sont vraiment bons, et des animations sont organisées au sein du campus comme par exemple des projections de films ou encore des tournois de jeux vidéos afin de créer des liens entres les étudiants.

Mon immersion

Mon premier mois à Londres a été rythmé par une envie de découverte. C'est pour cela que je suis parti, avec des amis découvrir différents quartiers de cette mégalopole.

Si je devais faire un classement, je dirais que le quartier de Sorditch est le plus bel endroit de la capitale. Ce quartier est un musée à ciel ouvert. Des artistes viennent y faire des graffitis de qualité qu'il est possible d'admirer simplement en marchant dans les ruelles. Légal ou illégal, la réponse reste floue mais la tolérance est de rigueur.
Le quartier abrite également le « Pump Street Food Market » où il est possible de venir déguster des plats de diverses nationalités pour un budget très raisonnable. Rendez-vous incontournable des bobos de la ville.

camden.jpegCamden Town est un quartier que j'affectionne particulièrement. Ce quartier est réputé pour ses nombreux marchés et comme étant un haut-lieu des cultures dites alternatives telles que les cultures punks, gothiques, rock'n'roll, disco ou encore altermondialistes.

pump street.jpegMais un de mes lieux favoris se trouve dans le Southwark, au sud-est de Londres. Il se nomme Borough Market. C'est un des plus grands et vieux marchés alimentaires du monde. Il est considéré par beaucoup comme le meilleur marché du Royaume-Uni, proposant une grande variété d'aliments provenant du monde entier. Il est possible de trouver une variété importante de produits français tels que la tomme de Savoie, le saucisson auvergnat ou les pâtisseries françaises comme le fraisier par exemple. Mais je vous conseille d'y aller la semaine car c'est beaucoup trop bondé le week-end. Il m'est arrivé d'y faire des découvertes insolites : on m'a un jour proposé de boire des shots d'herbe fraîchement tondue.

Londres est une ville incroyable et je recommanderais sans hésitation cette destination aux étudiants. Les opportunités sont nombreuses et la culture riche. J'y ai découvert un autre rythme de vie et des personnes exceptionnelles.

Nottingham : immersion dans les Midlands

Clémence Lajoinie, étudiante en dernière année du Master Grande École à l'ISG, est partie dans l'Est des Midlands en Angleterre et plus particulièrement à Nottingham dans le cadre de son échange académique. Clémence partage avec nous ses premiers jours là-bas.

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Mon arrivée

Mon arrivée à Nottingham s'est très bien passée, ce qui marque le plus quand on arrive, c'est à quel point la ville semble pensée pour les étudiants. On bénéficie de nombreuses réductions et la ville regorge d'activités. Le centre-ville de Nottingham est le lieu idéal pour se détendre et sortir du cadre de l'université. Il y en a pour tous les goûts, shopping, restaurants, activités. Et tout ça à une dizaine de minutes en bus !

e.pngLe campus de l'université de Nottingham s'étend sur trois sites principaux et constitue une véritable petite ville dans la ville. On peut donc trouver sur le campus, de nombreux magasins, cafés, pharmacies et des équipements sportifs. Les cafés et associations sont parfaits pour faire de nouvelles rencontres et de s'évader après les cours. C'est très agréable de flâner à pied ou à vélo sur ce campus très "vert" qui compte également un lac, sur lequel on peut se balader en barque.

Mon installation

z-ConvertImage.jpgLes gens sont très accueillants et la qualité de vie est quasi irréprochable. L'installation et l'adaptation sont donc assez faciles. Une semaine avant les cours, chaque étudiant profite de la "Freshers week" qui permet de rencontrer ses voisins, de faire la fête et de découvrir les activités sur le campus: associations étudiantes, culturelles, sportives ou professionnelles... Cette semaine est aussi l'occasion de s'installer correctement (l'université organise des "virées IKEA") et de prendre ses marques. Chaque étudiant logé sur le campus universitaire a un Hall attribué (exemple : Cripps Hall - 300 étudiants) lui-même réparti en blocks (15 blocks de 18 chambres à Cripps). Chaque Hall a ses propres managers et tuteurs qui organisent des évènements comme les "formal dinners" pour Halloween et Noël par exemple.
Faire partie d'un Hall, c'est comme faire partie d'une petite communauté, au sein de laquelle on se connaît tous de près ou de loin. Seul effort d'adaptation à prévoir : le petit déjeuner est à l'anglaise et le dîner est servi entre 17:30 et 18:30, il vaut mieux être prévenu...

a-ConvertImage.jpgDe très nombreux évènements sont organisés sur le site de l'université et dans le centre-ville de Nottingham, il est donc facile de faire des rencontres. Sur le campus, il y a une grande communauté internationale, ce qui permet de découvrir de nouvelles cultures.
Les évènements organisés sur le campus peuvent être liés à des projets professionnels (soirée organisée par une entreprise ou "workshops") et préparer aux entretiens téléphoniques ou de groupes par exemple. De nombreux évènements sont également liés à des associations comme un club de boxe ou encore d'économie. Sinon, si on veut faire la fête, des soirées étudiantes sont organisées tous les soirs de la semaine.
On a aussi la possibilité de faire des visites dans le centre de Nottingham : musée d'art contemporain, Château de Nottigham, balade dans le Wollaton Park, concerts, "gigs" dans les pubs du centre-ville...

Voyage sur les terres celtes

Bérengère Fau, étudiante en dernière année du Master Grande École à l'ISG, est partie en Irlande et plus particulièrement à Dublin dans le cadre de son échange académique. Bérengère partage avec nous ses premiers jours sur les terres celtes.

Mon arrivée

Dublin voyage sur les terres celtes.jpgAprès avoir passé les six derniers mois en stage en Allemagne, mon arrivée en Irlande m'a réservé beaucoup de surprises. Je suis partie fin août à Dublin et la première surprise a été la météo. Lorsque je suis montée dans l'avion, il faisait beau et chaud alors qu'à mon arrivée, pluie, vent et fraîcheur m'attendaient de pied ferme.
Je n'avais pas encore trouvé mon logement, j'ai donc réservé un Airbnb à Temple Bar, le quartier le plus réputé d'Irlande, pour ses nombreuses activités nocturnes. J'ai eu quelques difficultés à trouver un appartement. J'ai dû faire neuf visites au total, soit les propriétaires ne louent pas aux étudiants soit les logements sont trop insalubres. J'ai enfin réussi à trouver un appartement dans un quartier résidentiel à deux kilomètres de mon école, Griffith College.

Mon installation

ob_9e3384_the-poolbeg-lighthouseimg-2671.jpgLa ville de Dublin n'est pas très grande, ça incite à tout faire à pied. Je pourrais me promener dans cette ville durant des heures. On finit toujours par dénicher un petit endroit sympathique au détour d'une ruelle. Il y a de très beaux paysages. J'ai d'ailleurs été très étonnée de voir le phare de Dublin et de pouvoir me promener sur la plage.

dublin.pngQuand on parle de Dublin, on s'imagine dans un pub, entouré d'Irlandais, bière et Fish and Chips à la main, avec une musique celtique en fond sonore... Et bien, en fait, c'est exactement comme ça que tout s'est passé pour moi. Les Irlandais sont très chaleureux et accueillants. Il est facile de nouer des contacts et de s'intégrer à des conversations.
Autre élément indissociable de la culture irlandaise, le rugby ! J'ai eu la chance d'assister à un match national et de me laisser emporter par l'ambiance survoltée dans le stade. C'était une bonne première approche avant les matchs internationaux.
Les Irlandais ont vraiment la culture de la fête. Ils mettent un point d'honneur à célébrer les fêtes telles que Noël, Halloween ou encore la Saint Patrick. Les habitants ont l'habitude de décorer méticuleusement leurs maisons à l'approche de celles-ci ce qui rend les rues vraiment féériques.

Londres: capitale dynamique

À quelques heures de Paris, Londres. Capitale fascinante et dynamique. C'est ici que Salomé Rousset en dernière année de Master Grande Ecole de l'ISG est partie vivre quelques mois. Salomé nous livre aujourd'hui ses premières impressions sur son aventure londonienne.

Londres apparaît aujourd'hui comme une des capitales les plus dynamiques et les plus cosmopolites d'Europe. C'est une ville fascinante où les traces d'un majestueux passé cohabitent parfaitement avec les constructions actuelles. La ville est en perpétuelle évolution. Lorsque l'on regarde le long de la Tamise, on peut remarquer des bureaux et des appartements sortir de terre chaque jour tels des champignons. Je ressens fortement ce dynamisme chez les Londoniens. De jour comme de nuit, un trafic dense règne dans les grandes artères. Le soir, les gens sortent boire un verre entre amis ou simplement se promener. Certains magasins restent ouverts jusque tard dans la nuit pour répondre aux besoins des noctambules. Dans cette ville, j'éprouve une chose étrange, je ressens moins la fatigue à Londres qu'à Paris. Un peu comme si cette ville me communiquait son énergie.

Mon installation

Le campus de l'université où je réside est idéalement situé. Il est en plein coeur du quartier Kensington, quartier résidentiel très aisé au sud de Hyde Park. C'est un quartier familial où la tranquillité règne. Les rues sont bordées de maisons au style identique et aux petites haies biens taillées. Au bout de ce quartier et sans aucune transition, on atteint rapidement High Street Kensington, grande artère commerçante pleine de vie et d'activités. C'est ici que je vais prendre le bus ou le métro pour rejoindre deux places emblématiques et importantes de cette ville, "Oxford Circus" et "Trafalgar Square".

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L'expérience du "tube"

La capitale britannique a beau avoir quelques similitudes avec Paris, elle n'a rien à voir avec son homologue française. Je me suis très vite habituée aux quelques particularités insulaires comme la circulation à gauche et la traversée des rues moins disciplinée qu'en France. Ce qui m'a le plus surprise à Londres est le métro. Son coût, bien plus élevé qu'à Paris, les distances entre les stations, l'étendue du réseau mais le plus marquant est le flux impressionnant de voyageurs à certaines périodes de la journée. Des couloirs spécifiques pour entrer et sortir de certains quais ont même été mis en place.

Richesses culturelles incomparables.

londres3.pngSi les grandes attractions touristiques sont chères, Londres reste une des capitales ou la culture reste accessible à tous. De très nombreux musées comme le British Museum, la National Gallery ou encore Victoria & Albert sont gratuits. Ces musées étant immenses, cela nous laisse l'opportunité d'en profiter sur plusieurs jours. On y retrouve des collections tellement incroyables qu'il serait dommage d'en louper une partie. J'ai d'ailleurs une petite préférence pour le Victoria & Albert, plus grand musée des arts décoratifs au monde qui comprend dans ses collections, sculptures, meubles, vêtements, ou encore porcelaines du Moyen-Age jusqu'à aujourd'hui.

Mais ce que j'aime par-dessus tout à Londres, est me promener, flâner dans les rues et les ruelles. Pour moi, c'est le meilleur moyen de m'imprégner de l'ambiance d'une ville. Quitter les grandes artères passantes et commerçantes et partir explorer les rues désertes, découvrir les différents passages et les cours en tout genre. Tomber sur la maison d'un auteur célèbre, sur une belle porte ou encore sur une petite cours fleurie m'émerveille tous les jours...

Berlin : une ville cosmopolite

Lucas Schnyder, étudiant en deuxième année du Master Grande Ecole à l'ISG, s'est expatrié le temps d'un semestre d'échange académique à Berlin et nous dévoile ses impressions à chaud sur ce séjour tant attendu.

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Mes premiers pas dans la sphère berlinoise

Lorsque j'ai vu Berlin sur la liste des universités partenaires, mon choix a été vite fait. J'ai toujours rêvé de passer quelques mois dans la capitale allemande, pour m'imprégner de la culture alémanique, pour progresser en allemand mais également pour l'univers musical de cette ville. L'esprit embrumé par les adieux, je me suis envolé pour Berlin quelques semaines avant le début de mon semestre. N'ayant pas trouvé de logement, j'avais pris soin de réserver un Airbnb pour m'atteler par la suite à la recherche d'une colocation ou "WG" comme on dit ici, "Wohnungsgemeinschaft". La tâche est rude, c'est une ville où il est assez complexe de trouver un logement en tant qu'étudiant. Quoi qu'il en soit, la meilleure façon de trouver une colocation reste encore le bouche à oreille. J'ai finalement trouvé une chambre dans un logement que je partage avec une étudiante allemande et un berlinois. L'appartement étant situé en plein coeur de Berlin, cela me permet d'avoir accès rapidement à tous les points majeurs de la ville.

Berlin est ancré dans le dynamisme d'une Allemagne réunifiée, cela se sent dans le caractère cosmopolite de la ville. Il n'est pas obligatoire de savoir parler allemand pour y vivre et apprécier les lieux car l'anglais est largement partagé par la majorité de la population. Mais il indispensable de connaître certaines notions car les allemands apprécient qu'un étranger sache parler leur langue, surtout un français ! Cette ville cosmopolite est devenue une terre d'accueil, le tiers des berlinois est originaire d'autres pays. La communauté turque est fortement représentée, faisant du kebab la star des food-streets berlinois ! Berlin propose une grande variété culinaire. Une spécialité locale, les barbecues ! Il est possible d'en faire dans n'importe quel lieu même sur la pelouse. Ainsi, il n'est pas rare d'humer l'odeur de grillades dans les parcs.

Une adaptation à la vie berlinoise réussie

L'adaptation n'a pas été très compliquée dans mon cas comme j'ai des origines germano-suisse. Cette capitale a une culture à part entière où le maître mot est tolérance ! On peut donc retrouver beaucoup de styles décalés et non conformistes. Un jour, je suis allé à l'hôpital pour des analyses suite à une allergie à un médicament, j'ai été confronté à un médecin urgentiste avec des écarteurs d'oreilles. Chose que l'on ne verrait jamais en France. J'ai même eu un professeur de l'université avec plusieurs tatouages, le côté décalé est présent partout à Berlin. Pour les coutumes allemandes, vous verrez qu'ici on se serre toujours la main lors de la première rencontre car la bise n'a pas sa place, mais ce léger froid s'estompe avec la conversation. Je me suis souvent retrouvé dans des situations pour le moins inconfortable surtout avec la gente féminine. Dois-je serrer la main ? Faire un « hug » ? Tenter une bise ? Fidèle à mes origines, je fais toujours la bise à la grande surprise de ces dames.

Ce qui m'a aussi marqué, c'est la propreté de la ville. Les allemands sont connus pour être très respectueux de l'environnement et attachés au tri des déchets. Il n'est pas rare de se retrouver face à des poubelles publiques à neuf bacs, un procédé que je trouve révolutionnaire. Leurs bouteilles de verre et de plastique sont consignées, ce qui veut dire que n'importe quelle personne peut les déposer en magasin en échange de bons ou d'argent. Ainsi, le tri devient une véritable aubaine pour chacun !

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"Berlin est une ville qui m'a fait, me fait et continuera à me faire rêver"

Une capitale très dynamique

Berlin est une ville où il fait bon se balader car elle regorge de lieux cachés dans des cours et parfois des immeubles. Le street art est très présent, certaines fresques ou tags me laissent pantois, des façades d'immeubles aux portes d'entrée, tout endroit est un terrain d'expression. On ressent beaucoup plus la patte artistique à l'est de la ville notamment dans les quartiers de Kreuzberg et Neukölln. Une fresque a particulièrement retenu mon attention ou du moins ce qu'il en reste. Elle était présente sur la façade de deux immeubles, situés à côté d'un squat. Cette œuvre était l'une des plus connue du street art berlinois. Elle l'était, car l'artiste a lui-même détruit son œuvre en la recouvrant de peinture noire.

J'ai également assisté à une fête nationale, celle du 1er mai, très célébrée à Berlin. Tout le monde sort dans les rues, entièrement piétonnes pour l'occasion, des concerts sont organisés et des stands de food trucks sont installés. Tout est mis en place pour passer un bon moment. Cette journée m'a permis de lier d'amitié avec des étudiants de mon université, pour la plupart allemands. Arrivant seul et sans aucune connaissance, j'ai également retrouvé des étudiants français et il est vrai que c'était plutôt sympathique d'avoir un réseau d'amis avec qui sortir de temps à autre. Le petit plus de ce séjour est qu'étant DJ amateur, j'ai pu rencontrer quelques DJ berlinois dans un bar du nord de la ville, appelé Humboldthain, où on est libre de venir mixer en s'inscrivant simplement sur une liste. Trente minutes sont ainsi accordées à chaque volontaire, j'essaie de m'y rendre tous les mardis afin de pouvoir tester la scène berlinoise !

Innsbruck : un échange dépaysant

Charles Bouche, étudiant en deuxième année du Master Grande Ecole à l'ISG, nous livre ses impressions sur son quotidien en Autriche lors de son échange académique.

Un début sous le signe de l'aventure

Je suis actuellement en échange universitaire au MCI (Management Center Innsbruck) qui se situe à Innsbruck, deuxième ville d'Autriche au coeur des Alpes autrichiennes. Pour s'y rendre depuis Paris, plusieurs solutions sont envisageables, telles que l'avion, le train ou la voiture. J'ai personnellement privilégié cette dernière solution afin de m'assurer d'être le plus mobile possible.
Mon aventure commence alors. J'ai d'abord parcouru l'Est de la France en passant par le Jura, puis j'ai traversé toute la Suisse via Mulhouse, Zurich et Saint-Gall. Il faut savoir que pour traverser la Suisse et l'Autriche, il est impératif d'acheter une vignette, sous peine d'amande. Dans les trois jours suivants l'arrivée, il est obligatoire d'aller se déclarer aux autorités et de remplir un certificat de résidence appelé «Meldezettel». Une fois cette démarche effectuée, les autorités attestent donc votre résidence dans le pays. Ce papier est indispensable pour toutes les démarches administratives, telle que l'ouverture d'un compte en banque. Il faut également savoir que si l'on reste plus de quatre mois dans le pays, il faut s'inscrire sur les registres de l'immigration.

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Un accueil bien encadré et chaleureux

Le jour de mon arrivée, j'ai pris contact avec ma tutrice de l'université qui est une étudiante autrichienne, afin qu'elle m'aide et me conseille pour les démarches administratives. Cela m'a également aidé à prendre mes repères pour mon quotidien. Pour le logement, les prix sont moins élevés qu'en France. J'ai personnellement opté pour la location d'une chambre dans un logement étudiant afin de mieux m'intégrer et de profiter pleinement de ce séjour pour rencontrer d'autres nationalités. Le site sur lequel j'ai trouvé ma chambre s'appelle Housing Office, j'ai rapidement trouvé ce qu'il me fallait parmis les nombreuses résidences de la ville. Ma résidence est plutôt sympathique, elle se compose de cinq étages proposant chacun une dizaine de chambres équipées d'une cuisine, d'un lieu commun pour manger et elle est également bien desservie par les bus. Nous disposons d'un salon avec une télévision et d'une salle de sport, ainsi que d'un parking, bien pratique pour les gens venus en voiture.

Au niveau des plats typiques, les autrichiens ont une culture culinaire bien ancrée avec plusieurs spécialités que j'ai testé durant mon séjour. J'ai pu goûter leur fameux knödels au lard, une sorte de boulettes de viandes très appréciés là-bas. J'ai également testé les Wiener Schnitzel, plat à base d'escalope de dinde pânée. Pour les amateurs de sucré, il existe de nombreux desserts dont le plus connu l'Apple Strudel, une tarte aux pommes typiquement tyrolienne dont les autrichiens raffolent et que je vous la recommande !

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Un rythme de vie différent

A l'université, les journées sont courtes mais intenses, elles commencent à 9h et se terminent à 16h45 avec une pause déjeuner. Lors de ma première semaine, j'ai pu faire connaissance avec de nombreuses personnes de nationalités différentes : indienne, américaine, canadienne, japonaise... avec qui nous avons échangé sur nos différents projets, nos premières impressions sur l'Autriche et nos différences culturelles. Cela m'a permis, d'aller le week-end suivant notre rencontre, skier avec eux et découvrir de magnifiques paysages. L'université nous a également proposé une visite guidée de la ville, nous présentant les monuments et musée principaux ainsi que promenade au sein du campus afin que nous puissions nous repérer rapidement.

Mon adaptation à Innsbruck s'est fait très vite comme nos cultures respectives ont beaucoup de similitudes. La majorité des autrichiens parlent très bien anglais ce qui m'a aidé et a facilité les échanges. Pour mon temps libre, il n'y a pas de quoi s'ennuyer, Innsbruck est à proximité de nombreuses stations de ski qui sont ouvertes de décembre à mai de 8h30 à 16h avec parfois des nocturnes. Il est donc possible d'y aller après une journée de cours ce qui est très agréable et permet de se changer les idées !

Kristianstad : le début d'une aventure suédoise

Simon Fannière, étudiant en deuxième année de Master Grande Ecole, est actuellement en échange en Suède pour un semestre et nous livre ses premières impressions sur la vie nordique.

Un accueil chaleureux

7 janvier 2016 : c'est là que mon aventure commence. Avec une semaine d'avance sur la rentrée, j'ai pu poser bagage et m'acclimater en douceur. Pour me rendre à Kristianstad, j'ai choisi de prendre un avion de Paris à Copenhague, puis le train. Au cours de cette journée, la première chose m'ayant frappé, en dehors du froid et de la neige, c'est la gentillesse des Suédois. Mon premier contact avec les habitants, passage incontournable, a été lors du contrôle des passeports. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient aussi souriants et accueillants. La difficulté principale a été de m'habituer non pas au temps froid, mais à la nuit tombant très tôt. Lors de mes premiers jours en Suède, le soleil se couchait entre 15 et 16 heures. Mon corps n'étant pas habitué, j'étais épuisé dès 22h

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Un système éducatif très différent

Depuis le début de mon semestre en Suède, l'un des principaux changements a été le système éducatif, qui est totalement différent du nôtre. Les Suédois ne suivent en général qu'un ou deux cours en même temps. Ces enseignements sont très intenses et durent de quatre à cinq semaines, à la suite desquelles ils ont un examen. Pour ce qui est de la charge de travail, il y a peu d'heures de cours, environ trois heures par semaine. Cependant, les professeurs nous donnent beaucoup de devoirs en parallèle et ils sont exigeants. Le premier mois, je me suis senti accablé par la charge de travail mais j'ai fini par m'adapter à leur rythme. La Suède et les pays nordiques sont généralement réputés pour le bon niveau de leurs programmes éducatifs mais aussi pour le bon encadrement des étudiants tout au long de leur cursus scolaire.

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Premier bilan de ces quelques mois

Aujourd'hui, trois mois après mon arrivée en Suède, j'ai eu le temps de m'habituer et je peux dresser un premier bilan. J'habite dans la ville d'Ahus, qui se situe à environ dix-huit kilomètres de Kristianstad. Le moyen de transport principalement utilisé ici est le bus, il y a environ 40 minutes de bus entre les deux villes. La maison où je vis est une résidence de vacances, Ahus Resort, dans laquelle vivent environ 90 étudiants étrangers. Chaque logement de 65m² est habité par 4 étudiants en colocation. Les nationalités présentes sont très diversifiées : chinoise, coréenne, turque, lettone, lituanienne,italienne, américaine, mexicaine... Cela donne un melting pot très intéressant dans une ambiance chaleureuse.

Madrid, une capitale où il fait bon vivre

Thibaut Carmona, étudiant en deuxième année du Master Grande Ecole, a choisi de s'expatrier le temps d'un semestre d'échange académique à l'Université Carlos III de Madrid. Il nous raconte son quotidien durant ces quelques mois.

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Mes premiers pas chez les Madrilènes

Je suis arrivé à Madrid avec un peu d'avance afin de trouver mes repères avant le début des cours. J'ai passé deux nuits en auberge de jeunesse avant de me lancer à la recherche d'un logement et je dois avouer que cela a été assez complexe. J'ai finalement trouvé l'habitation rêvée pour mon séjour Erasmus ! Un joli appartement que je partage avec cinq étudiants de différentes nationalités : espagnole, péruvienne et américaine. Nous sommes à un emplacement idéal puisque nous sommes situés à cinq minutes à pied du campus et de la gare Getafe Central, qui nous relie en 20 minutes au centre de Madrid.

Je n'ai eu aucun mal à m'intégrer au groupe, autant vous dire que l'ambiance est fantastique. Nous avons trouvé des activités communes, notamment sportives et j'ai partagé d'excellents moments avec l'un d'entre eux : Joaquin, un étudiant en commerce international. Cette ambiance chaleureuse a tout de suite éveillé ma curiosité et mon enthousiasme pour les groupes d'amis des uns et des autres, notamment les groupes Erasmus qui sont les plus festifs !

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Carlos III : une université prestigieuse

L'architecture des bâtiments et les messages élogieux postés sur les forums étudiants, ont fait partie des critères qui m'ont aidé à choisir cette Carlos III. J'ai également noté que c'était une université assez réputée, apparaissant dans le QS Worldwide University Ranking Top 50, presque chaque année. Je voyais donc ce séjour comme un challenge que je devais absolument réussir !

Le campus est vaste et c'est ce qui m'a tout de suite séduit, j'ai toujours plaisir à y aller. Ce changement d'espace de travail a stimulé mon désir d'apprendre et a éveillé en moi un sentiment de béatitude qui correspond parfaitement à mon désir d'aventure. Pour le choix des cours, j'ai décidé de sélectionner toutes mes matières en espagnol afin de profiter au maximum de cette expérience. Je reconnais qu'il n'est pas toujours facile de participer et d'interagir en classe mais les progrès linguistiques sont au rendez-vous !

Un retour aux origines

J'ai choisi cette destination car comme vous avez pu le deviner en regardant mon nom de famille, je suis d'origine espagnole. N'ayant jamais pratiqué la langue petit, j'ai décidé de devenir un véritable hispanophone, et de faire profiter mon frère et ma soeur de mes nouvelles compétences, à mon retour.

Grâce à cette immersion totale via les cours enseignés en espagnol et au quotidien vécu avec mes colocataires, j'ai pu atteindre les objectifs linguistiques que je m'étais fixé pour mon séjour Erasmus.

Paris-Londres : 343 km

Elisabeth est étudiante au sein du Master Grande Ecole. Elle effectue sa dernière année à Londres, en échange académique et nous raconter son installation dans la capitale britanique.

Dans le cadre du parcours International Track, j'ai eu la chance de pouvoir effectuer ma dernière année à l'étranger. De toutes les destinations possibles, Londres m'a semblée l'une des plus attractives, aussi bien pour sa qualité de vie, son dynamisme culturel que ses perspectives professionnelles.

Mes premières impressions
Londres est tout simplement exceptionnelle et unique au Royaume-Uni. Bien que située à quelques heures de Paris à peine, la capitale anglaise n'a absolument rien à voir avec son homologue française. La différence la plus flagrante est certainement l'ambiance qui y règne. Très dynamique, Londres est une ville pleine de vie, qui regorge de quartier aux styles très différents. Des communautés issues de toutes les origines ethniques et sociales cohabitent harmonieusement en permanence, ce qui donne une énergie et un aspect unique à la capitale anglaise. Une autre chose très surprenante pour une parisienne est le respect qui règne dans la ville. Ici, les personnes sont extrêmement tolérantes et respectueuses des différences de chacun. Le harcèlement de rue y est pour ainsi dire absent et les incivilités ne sont absolument pas tolérées par la population. De fait, les gens sont beaucoup plus patients, positifs et agréables les uns envers les autres, car tous partent du présupposé que les inconnus ne sont en aucun cas des agresseurs potentiels (ceci est particulièrement visible le soir, lorsqu'en tant que jeune femme j'ai pu rentrer à 3h du matin seule chez moi, sans avoir peur une seule fois).


Londres1.jpgLe seul véritable bémol que je pourrais donner à mon expérience londonienne est le coût de la vie extrêmement élevé. Outre le taux de change désavantageux pour l'euro, Londres est une ville globalement plus chère que Paris, et l'impact de cette différence sur le budget est très important. Pour ma part, l'argent que je pensais dédier aux loisirs a dû être dépensé en consommation quotidienne. Mais une fois l'effort d'adaptation à cette contrainte fait, Londres redevient une ville très agréable dans laquelle on apprend à profiter de son budget différemment.


Une installation 100% réussie
L'installation s'est faite extrêmement facilement. Je connaissais déjà Londres, je n'ai aucune difficulté avec l'anglais et j'ai eu la chance de trouver un logement dans l'un des plus beaux quartiers de Londres, Notting Hill. J'ai eu la chance de trouver un logement à la semaine proche de Richmond University à un prix compétitif pour Londres, mais qui reste objectivement très cher.
Pour ce qui est de la vie quotidienne, je n'ai pas eu de mal à trouver mes marques. En effet, au bout d'une dizaine de jours, je me sentais réellement chez moi et avais déjà mes petites habitudes. L'adaptation a aussi été facilitée par la chaleur et la camaraderie qui règne dans mon logement. Abritant une centaine de personnes originaires de toute l'Europe, les chambres y sont individuelles mais les petits déjeuners et dîners sont pris dans une salle commune. J'ai donc pu éviter un sentiment de solitude et rapidement me faire de nouveaux amis partageant la même expérience que moi et ayant le même besoin de recréer des « habitudes ».

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De nombreuses découvertes
Londres est une ville que j'adore visiter et qui regorge d'activités. Pendant les mois de septembre et octobre (profitant d'une météo encore clémente), j'ai pu découvrir les plus beaux monuments londoniens et faire de longues balades au cœur de la ville et de ses parcs. J'en ai aussi profité pour bénéficier du dynamisme culturel anglais en visitant des expos ou en sortant au théâtre. Au cœur de la ville, il est possible de danser tous les soirs en boîte de nuit jusqu'à l'aube. Dans le reste de la ville, les gens sortent beaucoup plus tôt et tous les pubs ferment à minuit. Pour ma part, je préfère suivre les horaires imposés par les pubs, et profiter plus amplement de la ville en journée. Pour ce qui est des rencontres, j'ai eu la chance d'en faire beaucoup dès mon arrivée sur Londres : étant dans une résidence très chaleureuse, j'ai pu rapidement sympathiser avec les autres locataires de Vincent House, originaires de toute l'Europe. J'ai aussi pu profiter des activités organisées par mon école pour rencontrer énormément d'élèves, y compris en dehors de mon cursus. Enfin, mon job étudiant m'a également permis de rencontrer des londoniens, qui me guident dans ma découverte de la ville. Mes premiers mois à Londres ont été exceptionnels et c'est une destination que je recommande vivement aux autres étudiants. Moins « exotique » que d'autres pays comme les USA ou l'Australie, passer une année à Londres n'en reste pas moins une expérience unique et extrêmement dépaysante.

Marie Blay dans la peau d'une étudiante irlandaise

Dans le cadre de la 3ème année du Master Grande Ecole au sein de l'International Track, Marie Blay est à Dublin afin d'effectuer un MSc Accounting & Finance Management, grâce au partenariat avec le Griffith College, première université privée d'Irlande. Elle partage les débuts de cette expérience.

Je suis arrivée à Dublin une semaine avant le début de l'année universitaire, afin de pouvoir découvrir la ville et m'installer.
Dublin est une capitale européenne plus grande que Paris (115km² pour Dublin et 105km² pour Paris) mais la première impression que m'a faite la ville est tout autre. En effet, l'architecture de Dublin est basée sur le modèle britannique : des immeubles en centre-ville (4 à 5 étages maximum) et des maisons basses et identiques dès qu'on sort du cœur de la ville. C'est pourquoi les premiers jours, je n'ai pas eu l'impression d'être dans une grande ville et il est assez troublant de voir des rues entières avec toutes les maisons à l'identique.

Marie Blay1.jpgJ'ai eu la possibilité de trouver un logement à une centaine de mètres de l'université et suis donc située dans le centre-ville, à 15 minutes à pied du cœur de ville. Je vis dans une maison dublinoise qui a été aménagée pour accueillir jusqu'à 16 étudiants, en chambre simple ou double. Pour ce premier semestre, nous étions 3 Français (dont un autre ISG), 5 Espagnols, 5 Allemands, 2 Néerlandaises et un Saoudien, tous étudiants dans différentes universités de Dublin et dans des sections différentes (business, ingénieur, langues, etc.). Vivant encore chez mes parents, c'est une expérience extraordinaire d'apprendre à vivre en communauté avec des personnes de différentes cultures, langues et religions.
Afin de mieux comprendre les habitudes alimentaires de chaque pays, nous avons organisé des repas nationaux où chaque nationalité a cuisiné pour toute la colocation.

La vie des jeunes dublinois est semblable à la vie française : les universités organisent beaucoup d'évènements, la nourriture et les sorties ont les même tarifs, etc. Pareillement, la météo est quasiment la même : même les dublinois ont été surpris par le beau temps de cet automne où nous n'avons pas eu beaucoup de pluie, seulement le vent provenant de la mer.
M'adapter à la vie quotidienne n'a pas été très compliqué car les irlandais sont très accueillants et serviables, ce qui a facilité mon installation.

Bien que la vie dublinoise ne soit pas très différente de la vie française, j'ai eu quelques problèmes lors de mon installation dans la ville :
• Le transport en commun principal est le bus et les tarifs sont assez chers (minimum 2,5 euros) ce qui complique par exemple les sorties en centre-ville ou les courses
• L'agence par laquelle je suis passée pour le logement n'est pas très réceptive et plutôt lente à réagir aux problèmes de la maison. Il n'y avait pas de chauffage pendant mes trois premières semaines, puis des soucis d'internet, d'eau chaude et d'électricité.
• La nourriture : par ses origines colonisatrice, l'Irlande et le Royaume-Uni en général ont une forte population indienne et pakistanaise, ce qui se répercute sur le régime alimentaire, très épicé.

Installation à Cologne : mission accomplie pour Méryl !

Méryl Claramunt est actuellement en troisième année du Master Grande Ecole de l'ISG, après avoir effectué une année de césure durant l'année universitaire 2014-2015. Elle raconte ses premières semaines en échange académique à la Fachhoschule de Cologne.

Méryl Claramunt 1.jpgMes premières impressions du pays et de la ville

L'Allemagne a toujours été un pays qui m'a inspiré. J'apprécie la rigueur des habitants, leur respect des normes, leur droiture... Les allemands sont des personnes très accueillantes et festives. Ils sont toujours prêts à rendre service, ce qui quand on emménage dans un nouveau pays, est assez appréciable.
J'ai tout de suite trouvé que la ville de Cologne est une très belle ville et qu'elle est reposante. Il y a énormément de parcs et d'espaces verts avec des points d'eau. Une chose qui m'a également enchantée est l'importance des vélos et des installations prévues pour les cyclistes. Il y a de grandes pistes cyclables dans toute la ville, ce qui compense largement la différence en termes d'offre de transports avec la ville de Paris.

Mon installation et mon adaptation

L'installation a été très compliquée pour moi... En effet, 3 semaines avant mon départ de France pour l'Allemagne, la personne devant me louer son appartement ne m'a plus donné de nouvelles ... J'ai donc du chercher un nouveau logement, ce qui fut assez stressant et déstabilisant. Au début, je me suis retrouvée durant 1 semaine dans un logement temporaire. Cet appartement était très bien situé dans Cologne mais il devait être loué à une autre personne peu de temps après. De ce fait, il n'était ni meublé ni aménagé puisque la personne me sous-louant le lieu avait déjà déménagé. Ce fut assez épique, je l'avoue, de camper dans cet appartement ! Mais heureusement en milieu de semaine j'ai pu me trouver mon appartement actuel.
Au quotidien, le plus difficile est la pratique de l'allemand pour faire des courses, se déplacer, s'orienter... Je n'ai pas trouvé évident non plus l'utilisation de la poste allemande et l'achat d'une ligne internet et mobile. Cependant, je me suis très bien acclimatée au fait d'attendre avant de traverser, à l'utilisation des vélos, à l'omniprésence des discounters... Malgré mon adaptation je ne peux pas nier qu'il m'arrive encore d'avoir le mal du pays et que je donnerais tout pour manger une baguette de pain !

Mes premiers pas sur le campus

A Cologne, je suis inscrite à la Fachhoschule, ce qui en français signifie « Université des Sciences Appliquées ». C'est une petite faculté, mais le bureau international y est très dynamique. Il organise, conjointement avec une association d'intégration des étudiants étrangers (KARIBU), de nombreux évènements. C'est pourquoi dès mon arrivée mi-septembre sur le campus j'ai eu la chance de pouvoir participer à 3 journées d'intégration.
Le premier jour nous avons fait un speed-networking. Cet évènement reprenait le principe des speed-dating : nous avions 6 minutes pour discuter avec un groupe de personnes (en moyenne 4 personnes) et lorsque la cloche sonnait, nous changions de place. Cela a été très enrichissant pour moi car j'ai ainsi pu me rendre compte de la variété d'étudiants étrangers que Cologne regroupe (français, espagnols, chinois, coréens, mexicains, indiens, brésiliens ...). Le deuxième jour était organisé un jeu de piste dans la ville de Cologne. Nous étions divisés en 3 groupes et nous devions trouver des endroits historiques et touristiques précis dans la ville. Nous avions également une liste de questions auxquelles nous devions répondre et l'obligation d'illustrer nos découvertes par des photos. C'est ce jour-là que j'ai vraiment découvert Cologne pour la première fois (le Dom, la place Neumarkt, la place Heumarkt, la passerelle du Musée du Chocolat...). Le dernier jour nous sommes allés dans un bar pour trinquer à la fraternité, aux différences culturelles et à l'humanité en général.


Méryl Claramount 2.jpgL'Association KARIBU met également en relation des étudiants allemands et des étudiants étrangers sous forme de tutorat. Chaque Erasmus ou Exchange Student se voit attribuer un BUDDY, étudiant allemand volontaire, en fonction de son âge, ses études, ses centres d'intérêt... Ce dernier est là pour aider le nouvel arrivant dans sa vie à Cologne, aussi bien en termes de démarches administratives qu'en termes de découverte de la ville. C'est ainsi que j'ai rencontré Jana, ma Buddy. Elle est étudiante en 3ème année de Bachelor Banking à la Fachhochschule. Ensemble, nous sommes allées à la soirée d'intégration organisée en l'honneur des étudiants étrangers de Cologne mais nous avons également participé à la nuit des musées de Cologne, au cours de laquelle nous en avons visité 5.
Par la suite, j'ai découvert le Zoo de Cologne, qui jouit d'une belle réputation en Allemagne, la ville de Bonn et celle de Brühl. J'ai aussi pris part à une soirée organisée par la faculté sur le thème d'Halloween et suis allée à une fête foraine sur les bords du Rhin, réputée quant à elle pour son feu d'artifice.
Cela fait seulement 2 mois que je suis arrivée mais j'ai déjà rencontré plus de gens d'horizons et de cultures différentes que dans toute ma vie.

Etudier à Dublin : une opportunité enrichissante

Guillaume Seignol est en dernière année de Master Grande Ecole au sein de l'International Track. Il partage avec nous son expérience en échange académique au Griffith College, à Dublin.

Dublin

dublin 1.jpgJe suis arrivé à Dublin mi-septembre pour une année universitaire au Griffith College. C'est une ville à taille humaine - tout ou presque peut se faire à pied - et plutôt silencieuse, avec beaucoup de vélos. Le centre-ville se situe au Sud de la Liffey, le fleuve traversant Dublin, autour de Grafton Street, rue piétonne où se trouvent la plupart des grands magasins, et Temple Bar où l'on trouve une multitude des bars et boîtes de nuit. En attendant de trouver une chambre dans une colocation, j'ai loué une chambre chez un jeune couple via Airbnb pour les deux premières semaines. J'ai appris à mes dépens que se loger à Dublin est devenu extrêmement compliqué depuis la reprise économique. Les gens cherchent des professionnels plutôt que des étudiants et les loyers sont devenus beaucoup plus chers.

N'ayant toujours pas trouvé au bout de deux semaines, j'ai prolongé mon séjour chez le couple, puis en auberge de jeunesse pendant trois semaines. Sans résultats après deux mois, je suis finalement retourné chez eux en tant que colocataire jusqu'à mon retour à Paris.

Griffith College

Griffith College dispose de trois campus dans : Dublin, Cork dans le Sud du pays et Limerick à l'Ouest. Le campus de Griffith College Dublin où j'ai étudié est situé au bord du canal Sud de Dublin. A taille humaine, il se compose d'un espace vert entouré de plusieurs bâtiments qui contiennent des salles de cours, les bureaux de l'administration et une bibliothèque. J'y ai suivi le programme Graduate Business School en Master of Science in International Business, soit 13 cours, répartis sur deux semestres : Business Planning and Entrepeneurship, e-Business and e-Marketing, Corporate Responsibility, Global Marketing Methods and Mindsets, Globalisation, International Marketing Management, International Strategy, Legal Environment and Corporate Governance, Leadership and Management Development, Management Accounting and Control, Strategic Human Resources Management, Technology and Business Innovation et enfin Business Research Methods, pour préparer la rédaction du mémoire de fin d'études. Malgré l'absence de contrôle continu avec uniquement des examens à la fin de chaque semestre dans chaque matière, l'université nous demandait énormément de travail personnel puisque nous avions des travaux, individuels ou en groupe, dans chaque matière. Griffith College est axé sur l'international et accueille de nombreux étudiants d'horizons différents : une grande partie vient d'Inde et de Chine et le reste vient d'Europe, des Etats Unis, du Brésil et de Russie. Cela crée un melting pot culturel en cours, qui est très enrichissant !

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Différences culturelles

Malgré la proximité de l'Irlande de la France, la culture est différente. Le premier contact est très agréable et on s'aperçoit immédiatement de l'accueil chaleureux des Irlandais dès l'atterrissage à l'aéroport. Ce sens de l'accueil est toujours présent dans les rues de Dublin ou les personnes âgées notamment sont toujours prêtes à échanger quelques mots pour vous parler du temps merveilleux qu'il fait. L'accent irlandais est assez compliqué à comprendre et variable selon les régions. L'un des symboles de l'Irlande est évidemment la bière Guinness, dont l'usine est située à Dublin et peut être visitée. On trouve aussi le musée Jameson, fameux whisky irlandais réputé dans le monde entier, avec dégustation lors de la visite. Les Irlandais ont pour habitude d'aller au pub seul ou entre amis. C'est le meilleur endroit pour se sociabiliser puisque les gens y sont très accueillants et toujours prêts à avoir une discussion avec vous.

Au niveau de la cuisine, elle est très riche. Au petit déjeuner, on mange des saucisses, des œufs et du bacon ce qui constitue un gros petit déjeuner. Au déjeuner, un sandwich suffit et au dîner, on mange de nouveau un gros repas avec comme spécialité le Guinness stew, ragoût de boeuf à la Guinness. Enfin, la différence avec la France se trouve aussi dans la façon de se saluer. Lors d'un premier contact avec une fille, le serrage de main est de mise. Faire la bise à quelqu'un qu'on ne connaît pas personnellement est inimaginable et pour ceux qui se connaissent, c'est l'accolade qui est de mise, comme en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Vivre à l'étranger est évidemment un challenge puisqu'il faut sans cesse s'adapter à la culture du pays d'accueil. Etudier aux côtés d'étudiants de dizaines de nationalités différentes sur le campus de Griffith College, m'a apporté une vision différente, une plus grande ouverture et des connaissances approfondies sur les sujets du monde de l'entreprise qui sont primordiaux pour s'introduire sur le marché du travail. Cet apport se fait en complément de la formation déjà reçue à l'ISG à Paris dont les cours en anglais ont été un énorme atout pour la suite.

Cologne : Marion présente son université d'accueil

Marion Pelché, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG nous parle de son expérience en échange académique à la Cologne Business School.

koln.jpgMon installation
Je me suis installée à Cologne une semaine avant la rentrée universitaire. La locataire de l'appartement, également étudiante à la Cologne Business School, partait en échange universitaire à Boston et devait me remettre les clés à cette date. C'est donc ce jour-là et pour la première fois que j'ai stationné mon vélo devant l'entrée de l'immeuble... Premier geste d'intégration !!! Je vis seule dans un appartement en centre-ville, à une minute à pied du quartier de Zulpicher. Quartier très commerçant, très animé, où vivent majoritairement des étudiants et où foisonnent bars, restaurants, fast-food et cinémas. Une autre étudiante de l'ISG ayant également choisi d'effectuer son échange académique à Cologne à la CBS, j'étais rassurée de déjà connaître au moins une personne sur place. Dès son arrivée, nous nous sommes promenées dans le quartier de la cathédrale, partagées entre la joie des quelques mois que nous allions vivre ici et l'appréhension d'un environnement inconnu.

Semaine d'intégration
La rentrée a eu lieu fin août et a débuté par une cérémonie à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Cologne, où nous avons assisté à la présentation de l'école et aux discours des principaux intervenants. Nous avons passé le reste de la journée à l'école, afin de faire connaissance avec les étudiants allemands et étrangers. Deux jours après, nous étions tous réunis au stade de Cologne pour la journée d'intégration qui nous a permis de nous connaître. Nous avons également eu l'occasion de visiter la cathédrale et ses environs avec un guide et de découvrir l'histoire de sa construction.

Le campus

La Cologne Business School est située dans un quartier calme, à proximité d'un grand parc et bien desservie par les transports en commun. Les étudiants ont l'occasion de se croiser tous les jours sur le campus. La cafétéria et la cour intérieure de l'école sont des endroits réservés aux étudiants et propices à de nouvelles rencontres. Des événements sont régulièrement organisés afin de faciliter les échanges entre les étudiants allemands et internationaux. La 1ère soirée a permis à chaque étudiant international de rencontrer son « study buddy » (référent parmi les étudiants des promotions antérieures). Un dîner a également été proposé, au cours duquel chaque étudiant a apporté une spécialité culinaire de son pays, afin de la faire découvrir aux autres. Plus récemment, j'ai participé à un voyage organisé à Berlin avec une vingtaine d'étudiants internationaux. Outre les étudiants allemands, des étudiants de diverses nationalités fréquentent le campus :
- étudiants asiatiques, venant du Japon, de Chine ou encore de Corée
- étudiants d'Amérique latine, venant essentiellement du Mexique et du Chili
- étudiants européens, venant de Finlande, d'Autriche, des Pays-Bas, du Luxembourg, de Suisse, d'Espagne et bien évidemment de France.
Cette diversité permet de découvrir et de côtoyer de nouvelles cultures et de développer une plus grande d'ouverture d'esprit.

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Le système d'enseignement supérieur
Dans le système éducatif allemand, il n'y a pas de dualité entre les universités et les grandes écoles. Les études supérieures, « tertiäre Ausbildung », peuvent se dérouler dans deux types d'écoles :
- « Universitäten », est le terme utilisé pour désigner les universités classiques
- « Fachhochschulen », est le terme utilisé pour désigner les universités de sciences appliquées, qui sont très axées sur la pratique
En 2011, l'Allemagne comptait 421 établissements d'enseignement supérieur, qui proposaient 15 278 cursus.

Bilan
Ce semestre à l'étranger m'a permis de grandir et de m'ouvrir au monde. En effet, lorsque l'on est loin de chez soi, il faut savoir aller vers les autres et apprendre à vivre avec eux. Personnellement, je pense que cette expérience m'a changé et m'a donné envie de profiter davantage de la vie et des opportunités offertes. Les gens que j'ai côtoyés pendant ces quatre mois ont été le moteur de ces changements. Leurs conseils m'ont aidée à être plus tournée vers les autres et à relativiser. Aujourd'hui, je me sens plus mûre et plus indépendante. Je sais que Cologne restera un souvenir important pour moi, grâce aux moments exceptionnels que j'y ai vécu.

Etudier un semestre à l'étranger : bilan d'une expérience enrichissante

Camille Lamy, étudiante en 3ème année du Master Grande Ecole de l'ISG, a intégré l'université Carlos III de Madrid en échange académique.

Camille Lamy-3.pngLes apports en termes de connaissances et de compétences
Le but premier de mon expérience était d'acquérir certaines compétences linguistiques et d'en compléter d'autres. Ce semestre m'a permis de renforcer mon anglais et d'augmenter mon vocabulaire en espagnol en échangeant avec les étudiants Erasmus et locaux. En plus de ces acquis, j'ai développé des qualités d'écoute et suis aujourd'hui en mesure d'alterner entre une langue et l'autre rapidement. La compétence que chaque étudiant Erasmus développe en premier lieu est sa capacité d'adaptation : sortie de sa « zone de confort », on comprend très vite qu'il faut s'adapter au mode de vie local pour s'en imprégner et optimiser son apprentissage. J'ai développé mon ouverture d'esprit et beaucoup appris de la culture espagnole. Ceci a été rendu possible par la durée de mon échange : la compréhension approfondie d'une culture demande du temps, de l'observation et est donc difficilement applicable lors d'un séjour touristique.

On gagne également en persévérance puisque l'on ne peut compter que sur soi. J'illustrerais cette nécessité d'être opiniâtre avec deux exemples simples : arrivée sur place, il faut trouver un logement, il est donc impossible d'échouer et de rester sans hébergement. Ceci allié avec un désir d'optimiser son budget, il faut savoir garder un moral d'acier en toutes circonstances et ne pas baisser les bras. En second lieu, il ne faut jamais abandonner son envie d'apprendre et c'est un défi ambitieux de réussir à étudier comme si l'on était dans la peau d'un étudiant espagnol lambda. Les nombreux défis auxquels j'ai été confrontée m'ont aidée à mieux me connaître afin d'appréhender sereinement la suite de mon échange. Enfin, il est formateur de découvrir un système éducatif différent du nôtre. J'ai noté le crédit accordé à l'apprentissage des langues qui me semble plus important en Espagne. Les étudiants que j'ai côtoyés pendant mon semestre étaient, pour la majorité, totalement bilingues en anglais et maitrisaient au moins deux autres langues.

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Mes appréhensions de l'expatriation
Dès le départ, j'ai perçu mon échange comme une réelle opportunité d'assurer mon développement personnel. Ce nouveau challenge devait me permettre de consolider mes acquis et de développer mes aptitudes professionnelles. Forte de cette expérience, j'appréhende la recherche d'un stage de fin d'études avec plus de sérénité. Je n'avais pas de réels doutes en m'envolant vers l'Espagne. La culture y est très similaire à la nôtre et leur mode de vie est tout à fait adapté à une vie étudiante. Je savais que je ne serai pas confrontée à une manière de vivre trop éloignée de la mienne et c'est un des facteurs qui a motivé mon choix de destination. Je me suis rapidement sentie à l'aise : les espagnols sont des personnes très chaleureuses et notre université partenaire est habituée à accueillir des étudiants étrangers.
J'avais plus de craintes sur le fait d'étudier dans une université, qui me semblait être un système très différent des écoles de commerce telles que l'ISG. J'ai été surprise de constater que malgré la taille importante de l'université Carlos III (19 000 étudiants), nos professeurs nous connaissaient comme c'est le cas à l'ISG. Ils se rendent très disponibles, aussi bien par mail qu'aux bureaux qui leurs sont assignés durant leurs « office hours ».

Les opportunités et les perspectives d'avenir apportées par cet échange
L'université partenaire que j'ai fréquentée lors de mon échange est mondialement reconnue. Bien que n'ayant passé qu'un semestre dans celle-ci, je considère qu'elle apportera une valeur ajoutée et pourra potentiellement faire la différence lors du processus de recrutement en entreprise. De plus, une meilleure maîtrise de l'espagnol et un renforcement de mon anglais me permettent de prétendre à des postes ayant une envergure internationale. Dans une perspective d'insertion professionnelle, j'ai relevé que pour bon nombre d'annonces de recrutement françaises, la maîtrise ces deux langues est un pré-requis. Être ouverte d'esprit et s'adapter rapidement à un nouvel environnement sont également des compétences recherchées en entreprise. Enfin, je suis plus apte à travailler au sein d'une équipe multiculturelle. C'est un point que je me mettrai en avant, car dans l'espace mondialisé qui m'attend, les collaborations interculturelles sont permanentes.

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L'enrichissement personnel et l'apport de connaissances qui découlent de mon échange à l'étranger sont incontestables. Cette expérience m'a permis d'apprendre sur moi-même, de mieux prendre conscience de mes forces, de mes faiblesses et d'être plus à l'aise en société. J'ai pu me lier d'amitié avec des personnes de nationalités différentes, ce qui n'aurait pas pu être fait aussi naturellement en France. Je me considère aujourd'hui comme encore plus curieuse envers les valeurs et cultures étrangères. Étudier en Espagne m'a également permis de rencontrer des étudiants qui seront demain mes collègues ou mes concurrents. Bien que déjà consciente de ce point, j'ai été frappée par l'importance de parler plusieurs langues et l'impact que cela peut avoir sur une carrière professionnelle. Une fois encore, cette expérience m'a démontré qu'il est bénéfique de se rendre directement dans le pays pour apprendre rapidement une langue et la pratiquer.


Le choix de Madrid était réfléchi et je suis aujourd'hui persuadée que c'est une destination idéale pour un échange. Le côté chaleureux et accueillant des espagnols est une réalité. Tout au long de mon séjour j'ai compris pourquoi c'est l'une des destinations préférées par les étudiants de toutes origines pour leur échange. J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir cette ville, historiquement et architecturalement riche.

Expérience professionnelle chez nos voisins belges

Maxime Caulier, étudiant en 3ème année du Master Grande Ecole de l'ISG, a choisi d'effectuer un stage à Bruxelles, au sein d'une enseigne de vêtements pour enfants et femmes enceintes et articles de puériculture. Il partage avec nous ses premières impressions.

Mes débuts professionnels
J'ai débuté mon stage par une semaine à Montpellier dans les locaux historiques de la marque, afin de m'imprégner de la culture d'entreprise et du fonctionnement de l'activité textile, gérée à Montpellier. Je suis donc arrivé dans mon pays d'accueil (pas très lointain) le week-end du 22 août pour débuter le 25 août dans les locaux de Bruxelles.
Ayant passé une semaine à Montpellier au milieu de salariés en shorts et t-shirts (le soleil peut être ?), je me suis rendu au siège de Bruxelles le lundi matin en jeans t-shirt... erreur ! Le siège ayant été racheté en 2012, les salariés ne sont pas aussi jeunes (ni sudiste ?) que les salariés de Montpellier. Mardi matin, je me suis rendu en voiture au travail - j'habite dans le quartier sympa de Bruxelles : Ixelles - et j'ai découvert les premiers bouchons ! En effet, Bruxelles est une des villes les plus embouteillées du monde.

Il y a peu de français parmi les salariés du siège, j'ai donc été en contact avec des belges bruxellois (3 régions en Belgique : la Wallonie, la Flandres, Bruxelles). Le savoir vivre est sans faille en Belgique, les habitants sont détendus aussi bien au travail que sur la route ou dans les magasins mais cela n'enlève rien à leur conscience professionnelle. La langue française mélangé à la rigueur Allemande et au calme Suisse, bienvenue en Belgique !


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L'ambiance au sein de l'entreprise est bonne et certains collègues sont jeunes, ce qui permet de découvrir la ville avec des bruxellois natif lors de soirée après le travail. Etant donné les responsabilités que l'on m'a confiées rapidement, mes horaires de travail sont variables mais généralement les 35 heures sont atteintes le jeudi midi, me laissant peu de temps pour rencontrer d'autres personnes que mes collègues, et même peu de temps pour faire autre chose que de travailler. D'ailleurs, peu de Belges font des heures supplémentaires puisqu'elles ne sont pas payées en Belgique. Ils ont donc des contrats de 36 heures et ne sont pas flexibles professionnellement. Sans procrastiner, ils s'en vont et reprennent le lendemain matin sans stresser, contrairement aux entreprises françaises ou la hiérarchie met souvent la pression afin d'obtenir les documents en temps et en heure.

Peu de différences ?
La langue est presque la même (excepté septante, nonante...) avec un léger accent chez les Bruxellois. Motard depuis peu, je me sens en sécurité en Belgique puisque 95 % des belges mettent leurs clignotants avant de tourner, et ne sont pas agressifs sur la route. Ayant déjà vu des accrochages entre voitures, j'étais étonné de la réaction des victimes, sortant de leur voiture pour faire paisiblement le constat au milieu de la circulation embouteillée. A noter, le patriotisme s'exprime dans le domaine des fast-food, Quick qui est une chaîne de restauration belge - est implanté à tous les coins de rues, alors que Mac Do est très peu présent...

Je n'ai pas été ébloui par Bruxelle, qui est un mélange de bâtiments du siècle dernier et de bâtiments gris des années 50-60, assez peu réussi. Mais les belges savent le rendre beau grâce à leur bonne humeur et leur gentillesse, j'ai apprécié ma vie au quotidien et les responsabilités, qui m'ont été confiées lors de mon stage.

Vivre au Luxembourg : au coeur de l'Europe

Antoine Demarque, étudiant en dernière année du Master Grande Ecole a effectué un stage au Luxembourg. Il partage avec nous ses impressions sur ce pays qui attire de nombreux travailleurs européens.

drapeau luxembourg.jpgLa ville de Luxembourg est totalement unique, elle a réussi à se bâtir l'image d'une métropole cosmopolite tout d'abord grâce au flux journalier de population qui amène leur propre culture. Cette image lui a permis d'avoir une notoriété internationale malgré le faible attrait qu'elle aurait pu susciter au premier abord.
Vivre au Luxembourg ou découvrir le Luxembourg aurait pu sembler moins attrayant quand on connait les différentes merveilles que peut nous offrir l'Europe, cependant j'ai été agréablement surpris par la mentalité des luxembourgeois, leur hospitalité et la richesse culturelle que propose le pays.
Il est situé au cœur de l'Europe, entouré par la France, l'Allemagne et la Belgique, ce qui lui permet d'avoir une culture diversifiée et stimulante. Avec pas moins de 4 langues parlées, le Luxembourg s'affiche comme un lieu d'accueil très privilégié avec des communautés qui ne cessent d'affluer, les plus récentes étant les communautés italienne et irlandaise.

En ce qui concerne la culture luxembourgeoise, je vais commencer par une anecdote que me collègues m'ont racontée dès les premiers jours en ce qui concerne le travail ferroviaire. Utilisant souvent les transports en commun à Paris, j'ai eu de nombreux problèmes tout au long de ma scolarité avec le trafic. Ils m'ont certifié que les employés du CFL (chemin de fer luxembourgeois) ne peuvent pas se mettre en grève, de même que les belges. Ils m'ont aussi dit que la ponctualité est une vertu au Luxembourg et que tout retard pour les bus ou les trains est exclu. J'ai vérifié ces propos lors de mon premier mois où j'ai habité en Belgique et il est vrai que je n'ai pas eu un seul problème sur ma ligne. Pour les bus, un horaire est prévu et aucun passager n'est pris une minute plus tard même si la personne attend devant la porte.

Je dirais que l'hospitalité est une vertu importante pour les luxembourgeois et elle est obligatoire puisque la ville double sa population la journée et de nombreux événements ont lieu à travers la ville pour montrer les plus belles valeurs qu'elle offre. J'ai participé avec mes collègues à de nombreuses choses et cela m'a permis de m'intégrer plus facilement au sein de cette entreprise. L'accueil envers les frontaliers est extrêmement bon et la culture luxembourgeoise s'enrichit avec les cultures des autres pays. J'ai été ravi de participer à de nombreux événements au Luxembourg qui mettaient en avant leur culture culinaire et artistique.

Voyage au coeur de l'Europe : Bruxelles

Arthur Brami, étudiant en dernière année du Master Grande Ecole témoigne de son expérience internationale puisqu'il effectue un stage en Belgique.

Après quatre années de vie parisienne, me voilà de retour dans la ville de Bruxelles en Belgique. Cette dernière m'est familière, car j'y ai habité de l'âge de 13 ans jusqu'à mes 18 ans. J'avais choisi Paris et notamment l'ISG pour effectuer mon cycle universitaire. C'est donc en septembre 2010 que j'ai échangé ma vie bruxelloise contre un environnement selon moi beaucoup plus dynamique, celui de la capitale française. Et c'est 4 ans plus tard que je reviens et que je décide, par opportunité, de faire mon stage à Bruxelles. Il est vrai que j'ai des points de repère dans cette ville et que je ne me sens pas totalement étranger. Un nouveau quotidien s'ouvre à moi, rythmé par le travail et la motivation de mon évolution professionnelle.

Bruxelles, une ville étudiante et multiculturelle
Les belges ont un rythme de vie beaucoup plus calme que les parisiens et l'environnement à Bruxelles y est plus vert et plus reposant qu'à Paris. En seulement dix minutes de voiture du centre ville, on se retrouve à la campagne. En effet je n'habite pas dans le centre de Bruxelles, mais plutôt sur la première ceinture, à Uccle qui est l'une des 19 communes de Bruxelles. Une commune est l'équivalent d'un arrondissement parisien.
Bruxelles est une ville qui accueille beaucoup de jeunes étudiants. Nous pouvons observer cette ambiance étudiante, sur le campus de l'université libre de Belgique et dans ses alentours, près du centre ville. Beaucoup de français y viennent également pour faire des études de médecines car ils y sont acceptés sans concours d'entrée. Beaucoup d'endroits y sont aménagés comme des bars, petits restaurants et salles de sport pour améliorer le quotidien de ces étudiants.
La Belgique est un des rares petits pays où l'on parle trois langues, le Français, le Néerlandais et l'Allemand. Le parlement Européen se trouve à Bruxelle et beaucoup de personnes de différents pays, travaillent à la Commission Européenne, c'est donc une ville multiculturelle, hétéroclite et donc très enrichissante.

Je vois Bruxelles comme une ville ambitieuse et qui a une vision sur le long terme. Cette ville est sans cesse en travaux, les années passent et Bruxelles évolue de manière constante. Certains quartiers sont en reconstruction totale, des espaces verts se créent avec des matériaux de plus en plus écologiques. J'observe en allant au bureau le nombre de chantiers et de déviations obligatoires à emprunter pour contourner les travaux et rénovations. Bruxelles se déforme pour mieux se reformer tout en gardant de magnifiques bâtiments datant de sa création. Je pense qu'il y a un véritable potentiel qui va permettre d'attirer de nouveaux habitants et de ce fait, une augmentation et valorisation des biens immobilier.

Arthur Brami-1.JPGLes changements dans mon quotidien
A Paris, j'avais l'habitude de me déplacer à pieds et en transports en communs. Mais à Bruxelles les transports en communs sont difficilement accessibles. Pour aller au travail et à mes différents rendez-vous, je suis obligé de prendre la voiture. Mais avoir une voiture à Bruxelles n'est pas synonyme de contraintes. La circulation y est plus fluide et les embouteillages y sont plus rares qu'à Paris. Il est beaucoup plus facile de se garer, car la ville y aménage des places et les motards y sont beaucoup moins présents.
A Bruxelles les magasins ferment plus tôt qu'à Paris, en majorité à 18h00. Ce n'est donc pas facile de faire ses courses après le travail. Cela demande de l'organisation pour les faire certains jours à l'heure du déjeuner.
En soirée j'ai l'habitude de sortir avec des collègues et amis étudiants pour brainstormer sur l'application que j'ai développée et d'autres projets. Changer de décor pour parler start-up, améliorations du produit, prospection clients et marketing est très coutume au sein de l'équipe et permet d'être créatif. Nous devons sans cesse challenger et remettre en question notre application pour que le produit corresponde au mieux à la demande des utilisateurs. Ces réunions « corporate » dans des pubs de la ville montrent la motivation de l'équipe et l'importance de notre travail qui rythme notre vie.

La découverte d'Anvers
J'ai aussi eu l'occasion de visiter la ville d'Anvers qui se trouve en région flamande à environ 50 kilomètres de Bruxelles. Anvers à tous les attributs d'une grande ville. De beaux endroits, restaurants, musées et magasins de luxe. A seulement 45 minutes de voiture, nous sentons un tel dépaysement, une autre langue, une autre culture et aussi une architecture différente. Anvers est vraiment une belle ville dynamique et agréable.

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Destination Amsterdam et Hogeschool Tio

Quentin Monnier est étudiant en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG. En échange universitaire aux Pays-Bas, il nous raconte la découverte de sa ville d'accueil, Amsterdam.

Une ville agréable à vivre
Je suis actuellement en échange universitaire à Amsterdam, à Hogeschool Tio. Je suis arrivé aux Pays-Bas par la route, après être passé par la Belgique. Cela m'a permis de me rendre compte que le pays est d'une surface géographique modeste. Il est facile de le parcourir en voiture, les distances entre les villes sont assez petites.
La première chose qui m'a interpelé quand je suis arrivé à Amsterdam, c'est le nombre impressionnant de personnes qui se déplacent à vélos. Plus qu'un sport ou un loisir, le vélo est pour les amstellodamois, un véritable moyen de déplacement. Ils effectuent beaucoup de leur déplacement à vélo, et toute la ville est parcourue de pistes cyclables. Du fait de l'usage par tous du vélo, je n'ai pas encore constaté d'embouteillage de voitures ou de transport en commun rempli.
Avec ses canaux et toutes les personnes qui se déplacent à vélo, la ville semble calme. On a la sensation que personne n'est jamais pressé.
Les maisons et les immeubles en briques, mélangés aux canaux, font de la ville une très belle capitale.

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Mon installation facilitée par l'université d'accueil
Grâce à l'école qui m'accueille, je bénéficie d'un logement étudiant situé à une distance raisonnable de l'école et du centre d'Amsterdam. Le studio est à proximité des nombreux commerces, et surtout d'un Albert Heijn, leur chaîne de supermarché locale.
A l'aide des cours de langue et culture néerlandaises dispensés par Hogeschool Tio, j'ai pu rapidement m'adapter à la culture locale, même si elle est semblable à la culture française, du fait d'une proximité géographique et d'une histoire passée commune.
L'école est dotée de tableaux numériques, de nombreux ordinateurs et imprimantes en libre service, ce qui est très agréable pour étudier dans de bonnes conditions. Ils ont aussi des espaces de travail très bien aménagés. De plus, les professeurs et l'équipe administrative sont très accessibles. Enfin, l'école m'a affecté une marraine, ce qui m'a aidé dans mon installation.

1ères visites : les incontournables
Grâce à notre professeur de néerlandais, on a pu profiter d'une promenade, en bateau, sur les canaux d'Amsterdam. Ce fut une très bonne expérience qui m'a permis de découvrir la ville sous un angle différent. Pour l'instant, je n'ai pu visiter que certains quartiers de la ville, comme le VondelPark, le quartier Joordan et le centre historique de la ville. J'ai pu voir Centraal Station, la Museumplein et le Dam. J'ai aussi visité la Beurs van Berlage, qui est l'équivalent du Palais Bourbon, ainsi que le musée Van Gogh.
Mes prochaines visites seront la maison d'Anne Frank et le Rijksmuseum.
L'essentiel des rencontres ont eu lieu entre étudiants étrangers.

Madrid, la ville qui ne dort jamais

Mélody Lejeune-Français, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole s'est installée à Madrid pour effectuer un semestre en échange universitaire. Elle nous apporte son témoignage sur son installation et la découverte du rythme espagnol.

Mélodie Lejeune-2.JPGLe départ à l'étranger était pour moi une épreuve ! Petite normande qui commençait à peine à faire ses marques à Paris (après 4 ans), me revoilà partie à l'aventure. Une ville qui ne m'était pas complètement inconnue grâce à de nombreux voyages mais entre visiter une ville et s'installer pour 6 mois, il y a une grande différence et surtout une autre approche.
J'ai choisi de faire mon échange à Madrid parce que je voulais à la fois trouver un pays assez proche de la France, un critère qui peut sembler « léger » mais avec une grande importance pour moi, et un pays où la vie Erasmus est réputée pour être sympathique.
L'Espagne bénéficie de tous ces avantages, c'est un pays choisi par des étudiants du monde entier, les rencontres sont donc nombreuses, et la culture reste très différente.
Je ne suis pas partie seule mais avec un ami de l'ISG et trois autres « isgéens ». Nous nous connaissions peu à Paris, mais étudiants solidaires à l'étranger nous apprenons à mieux nous connaître chaque jour.
De plus nous avons eu la chance d'avoir été acceptés tous les cinq, dans la même université à Carlos III de Madrid. Même si nous avons chacun nos centres d'intérêts et nos modes de vie, les premiers pas de notre vie étudiante à Madrid furent tout de même plus facile.

Madrid, la ville qui ne dort jamais
On m'avait dit que New York était la ville qui ne dort jamais, j'ai le sentiment que Madrid peut lui faire forte concurrence de ce côté-là. Les madrilènes et les étrangers déambulent à n'importe quelle heure du jour et de la nuit dans cette ville, allant d'un bar à un bar à tapas à une boîte.
Beaucoup de bruits, du mouvement, de l'agitation,... Ce fut ma première impression en arrivant en cette fin de mois d'août dans cette ville.

Les magasins ou services de proximité sont ouverts tard le soir, ainsi que le dimanche. Je fus étonnée que ce pays très catholique où l'institution de la messe du dimanche est sacrée, soit si vivant même ce jour-là. Je m'attendais à une journée « en berne » comme dans nos provinces le jour du seigneur, et là non, tout vit sauf les administrations. C'est un contraste lorsque l'on repense aux diverses polémiques dans notre pays sur l'ouverture des commerces le dimanche.
Je fus très agréablement surprise par la quantité de petits commerces vivants. Ainsi que de l'attitude des commerçants, doux et patient avec les étrangers... Par contre, si les prix sont bons marchés, la qualité des produits présentés dans la plupart des commerces de la ville est de bas de gamme. Pour les produits « hauts de gamme » ou pour la haute couture, il est alors nécessaire de sortir du centre de Madrid et de ses quartiers animés pour rejoindre le Sud, plus calme et distingué.

Ayant déjà été à Madrid et en Espagne en général, j'avais souvenir de ces rues animées par des vendeurs ambulants et des comédiens.
Cependant lors de mes premières promenades, je me suis dit que la crise avait laissé des marques. Dans les rues, un bon nombre de petits métiers de spectacle et de services ressurgissent du passé, et surtout, il ne s'agit pas d'étudiants en art à la recherche de leur voie, mais des personnes de tout âge, des deux sexes, essayant de gagner quelques pièces pour compenser une perte d'emploi.
Les restaurants, boites de nuit, bars emploient des rabatteurs en nombre impressionnant, ces personnes viennent vous chercher dans la rue et ne vous laissent pas un seul instant de répit.
Certes cela crée de l'animation mais j'ai parfois un pincement au cœur devant le nombre de personnes âgées obligées de travailler comme rabatteur ou de faire le « guignol » pour survivre ...

Mélodie Lejeune-3.JPGL'ambiance estudiantine est géniale, il y a beaucoup de choses organisées pour les Erasmus (soirées, sorties culturelles, bars, boites, voyages). J'attends beaucoup de Carlos III et de notre insertion dans cette immense université.
Un réel plaisir d'être à Madrid dans ces mois d'été indien. Le proverbe dit : « Nueve meses de invierno, tres meses de inferno » (9 mois d'hiver, 3 mois d'enfer). Il fait très chaud dans cette capitale, plongée au cœur de la péninsule, une aubaine pour quelqu'un de frileux comme moi. Les températures dépassent allègrement et fréquemment les 35°C. J'espère que l'hiver ne va pas être aussi rigoureux que certains madrilènes le prétendent ....

D'un point de vue architectural, ou tout simplement de décor de vie, Madrid ressemble à un immense patchwork de différents styles, rappelant ça et là différentes villes du monde entier. Le côté New Yorkais de la Gran Via, l'architecture arabe de certains quartiers, dans les faubourgs les maisons en briques rouges peuvent évoquer nos villes du nord de la France, des immeubles au style haussmannien ... Un peu comme si la ville n'avait pas su se trouver une identité propre, ou simplement une ville qui se dessine et se transcrit par son histoire et sa diversité.

La recherche d'un logement et mon installation
Lorsque je suis arrivée à Madrid, environ deux semaines avant la rentrée, j'avais une réservation pour 4 nuits d'hôtel. Par rapport aux divers blogs que je consultais sur le net et aux expériences racontés par d'ancien ISG, j'étais optimiste et je pensais que cela serait bien suffisant.
Avant de partir, j'avais déjà commencé à prospecter sur internet, sur les sites conseillés pour les Erasmus : segundamano.es, idealista, ...
J'ai très vite remarqué que les espagnols (du moins, ceux qui répondent au téléphone) sont très laconiques. Les réponses téléphoniques étaient toujours à peu près dans le même esprit : « Non, mais ne t'inquiètes pas, on ne se prend pas la tête tout de suite, quand tu arrives à Madrid, appelle». J'ai donc laissé tomber la prospection depuis la France, en essayant de ne pas m'angoisser et en me disant que j'aviserai sur place.
Malheureusement, sur place plus grand-chose n'était disponible. Arthur et moi, futurs colocataires, avons dû nous activer à la recherche d'un appartement qui répondait à notre cahier des charges, à savoir deux chambres et une machine à laver, rien de bien compliqué. Mais la pépite n'était pas facile à trouver, rien n'était disponible pour moins d'une année complète, alors pour 5 mois ...
Nous avons tout essayé : les sites, le bouche à oreille, le « je connais quelqu'un qui connait quelqu'un... », les petites annonces... Nos recherches étaient vaines, lorsque nous sommes tombés sur une agence immobilière un peu particulière : spécialisée pour les étudiants Erasmus. Un miracle de facilité et de simplicité, pas de contrainte niveau durée du contrat et pas de contrainte de contrat. Avec des frais relativement modestes (la moitié du 1er loyer), l'agence s'occupe de tout, enfin à la manière espagnole, quand ils ont le temps...
L'agence nous a proposé un choix, certes limité, mais correspondant à nos contraintes. Nous avons fait quelques visites avant de tomber d'accord sur un appartement, de type « souplex », d'un style partagé entre un vieil appartement de style Louis XVI (avec son mobilier dans le même jus) et un loft, le tout dans l'esprit « pop art » avec des murs de couleurs différentes. Cet appartement ne fera jamais la une des catalogues de décoration, et ne sera sans doute jamais un modèle pour la mode mais nous avions un toit pour les cinq prochains mois et pour notre vie étudiante à Madrid, avec l'avantage d'être proche du centre-ville et de permettre la colocation entre deux amis tout en préservant l'intimité et le rythme de chacun , c'est l'essentiel. L'aventure peut donc commencer...

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Découvrir le monde professionnel à Florence

Maria-Stella Massimi, étudiante en dernière année de Master Grande Ecole de l'ISG, a choisi l'Italie pour effectuer un stage de quatre mois. Elle partage les difficultés rencontrées et les bénéfices de cette expérience.

J'ai choisi d'effectuer un stage en Italie dans un hôtel 5 étoiles. C'est en Septembre que j'ai posé mes valises à Florence, en Toscane pour un stage de quatre mois à la « Villa Tolomei Hotel & Resort » où j'ai pu analyser la satisfaction des clients dans un établissement de catégorie supérieure qui a ouvert ses portes en mars 2013. Les missions marketing qui m'ont été confiées m'ont permis d'aborder dans un environnement international, le domaine d'activité dans lequel je souhaiterai travailler à la fin de mes études. A travers ce stage j'ai pu connaître les différents aspects d'une expérience à l'internationale, les atouts comme les difficultés.

florence 1.jpgAppréhension de l'expatriation
J'ai beaucoup appréhendé mon départ car je partais seule dans un pays étranger, n'ayant plus pratiqué la langue italienne depuis quelques années. Je suis partie directement de Bastia, en Corse par bateau avec ma voiture. Après avoir débarqué à Livourne j'ai pu découvrir la conduite à l'italienne, très impressionnante mais très effrayante aussi. Au bout de deux heures de conduite me voilà enfin arrivée à Florence.
J'ai d'abord passé quelques nuits dans un hôtel car l'appartement que j'avais réservé sur internet n'était disponible que la semaine suivante. J'appréhendais de découvrir mon logement car je n'avais pu le voir seulement qu'à travers quelques photos. Les prix des appartements sont assez élevés à Florence et il a été assez difficile de trouver un appartement avec un parking. Florence est une ville piétonne, l'accès en voiture dans le centre ville est très limité et règlementé. L'hôtel dans lequel j'ai effectué mon stage était inaccessible par les transports en commun, encore peu développés à Florence. A première vue l'appartement que j'avais réservé sur Internet me paraissait très correct bien qu'à un prix plutôt élevé, mais il est difficile de trouver des appartements pour seulement quatre mois.
A mon arrivée, Florence ne paraissait pas être une ville très jeune ce qui peut intimider. Les touristes affluent dans le centre historique de Florence. J'ai par la suite fait de très belles rencontres tant au sein de l'entreprise qu'avec les étudiants des villes voisines.

Après quelques jours passés à m'installer dans cette nouvelle ville, j'ai pu débuter mon stage au sein de la « Villa Tolomei Hotel&Resort ». Ma première appréhension était de me faire comprendre. En contact direct avec la clientèle et n'ayant pas étudié l'italien depuis mon baccalauréat, la pratique correcte de cette langue me paraissait bien lointaine. De plus, je n'avais jamais effectué de stage dans l'hôtellerie et ne connaissais en aucun cas les attributs de ce métier. Cet hôtel de catégorie supérieure a des exigences bien définies à l'égard de son personnel. Ma principale appréhension a été de m'intégrer dans l'équipe avec laquelle je travaillais, je savais avant mon départ que j'étais l'unique stagiaire au sein de l'établissement mais également la seule personne à ne pas parler couramment l'italien.

florence 2.jpgApports et difficulté du semestre
Ce stage m'a beaucoup apporté notamment en terme de maturité. J'ai appris à vivre seule dans un environnement étranger. Grace à mon stage, j'ai pu m'intégrer dans une entreprise avec une culture différente de celle qu'on peut avoir en France. J'ai également pu réapprendre la langue italienne et rencontrer de nombreux clients étrangers et échanger avec eux. J'ai appris à travers ce stage les exigences d'un hôtel de catégorie supérieure.
J'ai pu également fait de belles rencontres sur mon lieu de travail, même si les employés de l'hôtel étaient tous un peu plus âgés que moi, ils m'ont rapidement intégrée au sein de leur équipe et j'ai pu ainsi évoluer grâce aux différentes missions que j'ai effectuées. Ces dernières m'ont permis d'appréhender des aspects du marketing que je n'avais jamais pu mettre en pratique. J'ai observé les différents métiers du secteur de l'hôtellerie, métiers que je ne connaissais pas.
J'ai également connu quelques difficultés et me suis rendu compte que le « machisme » était très présent dans cette entreprise. Il est très difficile de parler au directeur de l'hôtel qui est rarement présent au sein de l'établissement. Les conditions de travail sont assez difficiles pour les salariés, la réglementation n'est pas une chose qui impressionne les italiens. Les patrons ont d'ailleurs tendance à profiter de la période de crise que traverse l'Italie pour « abuser » de ces derniers qui sont prêts à beaucoup pour ne pas perdre leur emploi en cette période économique difficile.

Côté logement, j'ai connu quelques difficultés avec mon propriétaire. Pendant mes heures de travail, il rentrait dans mon appartement et se permettait de fouiller dans mes affaires. Je rentrais le soir et trouvais très souvent mes affaires déplacées, sorties de l'armoire ou encore les meubles déplacés. Cela a été difficile car il m'était impossible d'avoir une discussion avec cette personne qui niait s'introduire s'y introduire. Je n'avais pas de possibilités de déménager car il refusait de me rendre la caution que je lui avais payée lors de la réservation.

Perspective d'avenir
A travers ce stage j'ai pu me rendre compte que l'hôtellerie est un secteur de travail difficile et exigeant. J'ai trouvé le rapport avec la clientèle intéressant car on a un contact direct avec des étrangers du monde entier. Ma mission au sein de cet établissement a été très constructive mais ne correspondait pas réellement à mes attentes professionnelles. Avant ce stage je souhaitais travailler dans l'évènementiel d'entreprise et intégrer un hôtel de catégorie supérieure où de nombreux séminaires sont organisés ne pouvait être qu'une expérience positive. J'ai également pu analyser pendant mon stage la satisfaction des clients au sein de cet établissement, j'ai travaillé sur la gestion des différents sites de réservations internet ou encore participé à des séminaires d'entreprise au sein de l'hôtel.

Je ne souhaite pourtant pas retourner en Italie à la fin de mes études. Il est très difficile de s'insérer dans la vie professionnelle en Italie, le chômage y est très important et a encore augmenté cette année. Les jeunes sont les plus touchés par le chômage. Je ne souhaite plus non plus travailler dans le secteur de l'hôtellerie, bien que cette expérience ait été profondément enrichissante. Ce stage m'a permis d'éclaircir mes prospectives d'avenir. Pour mon stage de fin d'études j'ai donc choisi d'intégrer une entreprise d'évènementiel sur Paris. Cette expérience reste enrichissante et me sert chaque jour au sein des missions de mon stage de fin d'études.

Bilan de mon échange académique à Dublin

Etudiant en International Track (Master Grande Ecole en anglais), Michel Chauvin a passé 1 an à Dublin en échange académique. Il dresse le bilan de son expérience.

 Ireland_Dublin_Night.JPGEtudier à Dublin

L'année universitaire 2013/2014 au sein du Griffith College à Dublin a été l'occasion pour moi d'acquérir et de renforcer des compétences essentielles dans le monde du travail. En effet, le système de contrôle continu consiste en une série d' « assignments » divers et variés spécialement conçus pour permettre aux étudiants d'acquérir des notions dans des matières comme : entrepreneuriat, e-business, e-marketing, innovation technologique appliquée au commerce international, business research methods...

Le corps professoral accompagne vraiment le travail des étudiants et les aiguille sur les directions à prendre.  L'élaboration d'un business plan, d'une thèse et de nombreux rapports appliqués à des études de cas permettent aux étudiants de se professionnaliser mais également de découvrir les domaines, dans lesquels ils sont les plus performants. Les cours de « Business Planning and Entrepreneurship » m'ont permis de réaliser un business plan cohérent, professionnel, alliant plan financier, étude de faisabilité et analyse du secteur. Certains séminaires portant sur l'étude de la responsabilité sociale dans le monde du travail ont donné suite à des présentations orales au cours desquelles les équipes d'étudiants ont été choisies par le corps professoral pour privilégier des équipes multiculturelles.

J'ai acquis des connaissances et des compétences que je peux utiliser de manière innovante dans toute activité professionnelle, c'est en effet le plus grand avantage : ma vision s'est élargie et je conçois mon avenir professionnel de manière structurée en avançant pas à pas vers la spécialisation qui m'intéresse. A titre d'exemple, nous avons appris à utiliser le logiciel Zotero. Il s'agit d'un logiciel qui structure le référencement des sources utilisées dans les rapports. La maîtrise de ce logiciel m'a permis d'apprendre à concevoir des documents structurés, professionnels et référencés selon le mode Harvard Business Format, format indispensable à maîtriser dans le monde anglo-saxon.

Les principales difficultés rencontrées concernent les rendus de rapports. Les dates butoirs des « assignments » sont regroupés durant deux périodes correspondant à la fin des deux semestres : fin Novembre/Décembre et fin Avril/Mai. Durant ces périodes, la surcharge de travail étant élevée, il est difficile de conjuguer l'élaboration de nombreux rapports avec des soutenances orales annexes aux projets analysés dans les rapports. Une organisation minutieuse est primordiale pour parvenir à accomplir l'ensemble des tâches requises...

   

Vivre à DublinMoore_Street_market,_Dublin.jpg

Il est primordial d'organiser la vie quotidienne de manière équilibrée autour d'activités sportives, culturelles, loisirs. J'ai donc profité de cette opportunité pour m'inscrire dans des clubs sportifs situés dans les environs du Griffith College. Je me suis inscrit dans un club de boxe situé dans le quartier de l'université, en plus de participer à certains matchs de football organisés par le Student Union de Griffith.

De nombreux évènements culturels ont lieu à Dublin, des expositions d'art comme « The Art of The Brick » ainsi que des rencontres sportives. Il m'a aussi été possible de participer à de nombreuses excursions en dehors de Dublin afin de visiter le pays. C'est un grand plus de pouvoir visiter un pays, d'apprendre sur sa culture en plus de participer aux évènements organisés par l'université. Certaines soirées sont également organisées par le BDE de l'université, le Griffith Ball 2014 fut particulièrement réussi...

L'expatriation est enrichissante sur de nombreux points de vue ; l'existence de communautés étrangères telles que polonaise, brésilienne, italienne, indienne permet d'échanger et de faire des rencontres très intéressantes qui peuvent s'avérer importantes par la suite dans la vie professionnelle.

 

Dublin1-articleLarge.jpgBilan

Cette expérience a été très enrichissante à de nombreux points de vue, j'ai pu me familiariser avec la culture anglo-saxonne, me professionnaliser grâce à l'enseignement, très axé sur le partage des connaissances et l'échange international.

J'ai également noué de nombreux liens avec des personnes ayant les mêmes intérêts et aspirations que moi. J'estime aujourd'hui avoir un premier réseau de contacts professionnels à l'étranger, me permettant d'envisager plus sereinement un début de carrière à l'étranger.

Le bilan de cette année est très positif sur le plan personnel, académique et professionnel, j'ai même arrêté de fumer grâce à l'ensemble des activités sportives auxquels j'ai pris part ! Mon niveau d'anglais a fortement progressé en plus des compétences acquises. J'ai également amélioré mon aisance à l'oral durant ces deux semestres, en plus d'avoir rédigé de nombreux rapports qui m'ont permis d'affûter mon esprit d'analyse et de l'adapter au commerce international. J'ai également pu nouer des liens avec de nombreuses personnes, ce qui m'aide à entrevoir les opportunités professionnelles et personnelles qui s'offrent à moi. Je suis également heureux d'avoir pu étudier dans une ambiance multiculturelle, où l'échange entre les étudiants permet véritablement de mieux comprendre les réalités du monde d'aujourd'hui dans les domaines professionnel, culturel et sociétal.

Mon année à Dublin : harmonie et dynamisme collectif

Grafton_St,_Dublin.jpgL'Irlande ou République de L'Eire est un pays mondialement connu pour son attractivité et son dynamisme économique ainsi que pour la beauté de ses paysages tels que les falaises de Moher ou encore la baie de Galway. C'est donc avec plaisir et envie de découverte que Vladimir Pacheny a décidé de passer l'année scolaire 2013-2014 à Griffith College, à Dublin.

Description du pays d'accueil

Dublin ou Baile Atha Cliath en Gaélique est une capitale européenne qui regorge de surprises. En effet, les irlandais sont fiers de leur culture ancestrale et heureux de faire découvrir leurs richesses aux étrangers. Je n'ai donc pas hésité à aller braver pluies et  vents, afin de découvrir cette citée composée de 14 districts et d'environ 1,3 millions d'habitants. Le château de Dublin, le national museum of Ireland ainsi que le « Spire of Dublin » sont des éléments incontournables à Dublin, ils vous permettent de comprendre la philosophie ainsi que l'histoire de l'Irlande. Il est extrêmement agréable de se promener le long des différents canaux qui traversent la ville, afin d'apprécier le style de vie dublinois. En tant que pur produit parisien, j'ai trouvé qu'il faisait bon vivre à Dublin, l'harmonie y règne et un dynamisme collectif, j'ai rencontré de nombreuses personnes de tous les coins du monde. C'est presque mieux qu'à la maison !

Ton installation ?

Grâce à l'entraide entre étudiants étrangers, j'ai pu me trouver un logement étudiant appelé « student house ». Joie de vivre et nouvelles rencontres créent une atmosphère à la fois paisible et mouvementée. Allemands, espagnols, italiens ou encore Chinois forment des communautés d'horizons totalement contrastés mais prônent un multiculturalisme profitable à tous. Afin de m'adapter à cette nouvelle vie, j'ai appris à déguster des nouilles aux poulets en guise de petit déjeuner, une choucroute au déjeuner et des spaghettis à la romaine le soir. A mon grand émerveillement, il est facile de se prêter au jeu Dublinois qui est à chaque fois valorisé par cette soif de connaissance.

Description des différences culturelles arton281.jpg

Le fossé culturel entre la France et l'Irlande est réel, on y expérimente des comportements et valeurs inconnus dans notre pays...
En terme de comportements, les Irlandais sont très avenants, sympathiques, toujours là pour vous aider et vous guider à travers la vie étudiante à Dublin. En effet, la joie de vivre se ressent vraiment dans les rues irlandaises. En revanche, la gastronomie et les spécialités irlandaises se constituent majoritairement de pommes de terre :-(. Il est important de rappeler qu'entre 1845 et 1852 le peuple Irlandais a été très gravement touché par la crise de la patate due à la rigueur de la politique agricole de l'empire Britannique. Grâce à l'ouverture internationale et à la multi-culturalité prônée par les Irlandais, il est possible de découvrir les cuisines du monde entier. De plus, les Irlandais sont très fiers de la Guinness (bière brune) et du Jameson (Whiskey), dont j'aipu découvrir ici les différentes méthodes de distillation et de production.

Bilan de mon expérience chez Roger Dubuis

Romain Gourdain, étudiant de l'ISG, décide de poser ses valises en Suisse, à Genève, afin de réaliser son stage dans l'entreprise horlogère Roger Dubuis. Après nous avoir raconté le début de son expérience, il revient sur les principales différences culturelles et fait le point sur son aventure.

Quelles  différences culturelles as-tu notées ?

La Suisse est un pays mitoyen à la France et plus particulièrement le canton de Genève où la langue officielle est le français. Cela explique qu'il y ait peu de différences culturelles. Cependant, il existe quelques points divergents.

Tout d'abord, les salariés sont mieux rémunérés. Début 2014 a été votée par voie référendaire l'instauration d'un salaire minimum. Ceci n'existait pas encore. Le montant fixé par l'Union Syndicale Suisse (USS) est de 4000.- CHF bruts (3260 euros). Soit 88% de plus que le SMIC français en 2014 (1445,38€ bruts), si l'on calcule avec le même volume horaire hebdomadaire. Celui-ci étant de 35h en France et de 42h en Suisse. Il est difficile de trouver un magasin encore ouvert à 18h00 un samedi après-midi ! Et inutile de venir à 17h59, la porte ne vous sera pas ouverte. Tout cela traduit une plus grande rigidité des horaires qu'en France. Vous êtes obligé de vous y conformer car on ne vous laisse pas le choix.

Cependant, la Suisse ne se cantonne pas au Canton de Genève. On rencontre 4 langues dans ce pays : le français, le suisse alémanique (proche de l'allemand mais avec des intonations différentes), l'italien et le romanche. Cette dernière langue est très peu pratiquée, quasiment uniquement dans le Canton des Grisons, au sud-est de la Suisse.
D'un côté plus politique, notons que la fête nationale en Suisse est le 1er août, date du Pacte Fédéral suisse.


La Suisse est caractérisée par un système de démocratie semi-directe voire directe dans les petits cantons. Le peuple est amené assez régulièrement à se prononcer par la voie référendaire. Pour information, il n'y a pas de péage en Suisse. Nous payons l'autoroute par la voie d'une vignette qui coûte 40.- CHF par an. Si un jour vous comptez traverser la Suisse via l'autoroute, vous serez contraint de payer cette vignette sous peine d'amende.

suisse.jpgQuel est le bilan de votre expérience ?

Ce stage m'a permis de développer mes capacités à organiser des projets. Pour cela, il faut pouvoir penser à tout de A à Z. Par exemple, j'ai été chargé d'organiser la soirée du personnel après le le salon professionnel SIHH. Il a fallu trouver un lieu, demander un devis auprès d'un traiteur, solliciter une personne pour l'animation, commander les boissons auprès de différents fournisseurs, prévoir les transports pour toutes ces marchandises, etc. Pour qu'un tel évènement se déroule correctement, il faut le prévoir suffisamment en amont, pour être capable d'anticiper les problèmes qui pourraient survenir quelques jours avant le jour J. Cela nécessite une gestion quotidienne de chacun de ses projets car il est évident qu'on est rarement sur un seul projet. Il est nécessaire de s'organiser pour pouvoir tout gérer en même temps.

Cette expérience m'aura apporté d'avoir tout simplement une première expérience concrète dans le marketing horloger et plus particulièrement dans une maison de haute horlogerie. Par ailleurs, j'ai pu accroître mes capacités à travailler en équipe. J'y ai été habitué à l'ISG grâce à tous les travaux en groupe mais chez Roger Dubuis, j'ai pu l'expérimenter dans un cadre professionnel pour la 1ère fois. Et j'ai constater à quel point les compétences et les expériences de chaque membre de mon département était complémentaires et précieuses.

Turin : Système universitaire et différences culturelles

dim.jpgPour son semestre à l'étranger, Dimitri Delacroix a atterri à Turin, en Italie. De retour en France, il nous décrit le système universitaire italien et revient sur les principales différences culturelles.

Peux-tu nous décrire le système universitaire italien ?

Tous les pays européens signataires de la Déclaration de la Sorbonne (1998) et de la déclaration de Bologne (1999) ont modifié l'architecture de leur système universitaire afin de construire une Europe homogène au niveau des structures des enseignements et établir des objectifs communs.
A la différence du système français, l'enseignement supérieur italien n'est pas divisé entre universités d'une part et grandes écoles de l'autre. Les universités sont moins nombreuses en Italie qu'en France, mais elles regroupent un plus grand nombre d'étudiants. Chaque université est, administrativement et pédagogiquement, divisée en facultés dont le nombre et l'intitulé varient selon les différents sites universitaires.
En accord avec les mesures européennes issues du processus de Bologne l'enseignement universitaire italien propose trois diplômes successifs Laurea di primo Livello ( 3 années universitaires = licence en France) , Laurea Magistrale ( 2 années supplémentaires = master en France) et Dottorato ( 3 années supplémentaires = doctorat en france) . Pour chacun d'eux, il faut valider un certain nombre de crédits appelés ECTS (European Credit Transfer System) qui permettent de sanctionner des unités d'enseignement (UE). Ces crédits ont la même valeur dans tous les pays - utilisant ce système - et permettent ainsi la mobilité des étudiants et la reconnaissance des diplômes.

Quelles sont les principales différences culturelles ?

Vous avez une carte bancaire, vous pouvez payer et retirer à l'étranger sans frais, mais tout cela ne vous sert pas à grand chose à Turin ou en Italie de manière générale. Il est très difficile pour ne pas dire impossible de payer par carte bancaire ou de trouver un distributeur car toutes les transactions se font en liquide. L'explication peut venir du fait que par habitude les italiens épargnaient beaucoup et gardaient l'argent dans leurs maisons, sous le matelas du lit par exemple, et payaient en liquide toutes les transactions.

D'origine latine le français et l'italien sont deux langues très proches dans leur structure mais il est très intéressant d'observer les différences. Prenons l'exemple du vouvoiement, inexistant pour les américains, réel en français et italien avec une différenciation qui prend deux formes et une multitude de formes de politesse - plus de 10 pour les coréens selon l'âge, le statut social .... Sous cette proximité apparente, les deux formes sont très différentes; en effet l'italien utilise la troisième personne du singulier féminin : "Vous-allez bien ?" devient "Est ce qu'elle va bien ?" Et tous les adjectifs s'accordent au féminin. L'italien a donc gardé la formule de politesse comme si les personnes s'adressaient à sa majesté.

Que retiens-tu de cette expérience ?

Cette période d'expatriation  a pu concrétiser et renforcer un lien que j'avais avec l'Italie et la langue italienne. Au delà de l'apport de connaissances et de compétences acquis, ce qui est fondamental c'est la relation directe avec le pays et ses habitants, très enrichissante. En effet le fait d'avoir pu vivre, échanger, partager des expériences avec eux s'inscrit dans la durée. Je ne peux dresser qu'un bilan très positif de cette expérience tant sur le plan académique que personnel. Cette expérience a confirmé le fait qu'il est essentiel pour moi de vivre des expériences internationales, au sens large, car ce contexte est très stimulant et enrichissant : l'apport de chacun à travers son spectre d'interprétation du fait de sa culture, de sa vie est formidable et la découverte des autres extraordinaires. En espérant donc que ces aventures puissent se poursuivre...

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Londres, ville dynamique et cosmopolite

80.jpgDéborah Madar, expatriée, nous fait découvrir Londres, une ville riche et cosmopolite.

Quelles sont tes premières impressions ?

Londres est une ville riche de part ses choix dans tous les domaines : culturels, politiques, économique... Londres est une ville hyperactive. En effet, au niveau mondial, elle occupe la deuxième place financière grâce à son quartier d'affaires communément appelé « la City » et celui qu'on assimilerait à notre quartier de la Défense, « Canary Wharf ». Les londoniens ne s'arrêtent jamais, le métro le reflète aisément car il est toujours bondé. La marche doit également être rapide et ordonnée que ce soit dans le métro ou sur les trottoirs. En effet, il y a un sens de marche à Londres... Pour être honnête, j'étais un peu perdue au début, peur de ne pas suivre le rythme, peur de ne pouvoir me faire une place, mais j'ai su peu à peu me créer un chemin, un rythme de vie pendant quatre mois et enfin pouvoir me balader avec confiance telle une londonienne avérée.

La communauté française est très présente à Londres. En effet, beaucoup de financiers français viennent s'installer dans cette ville pour faire fructifier leur argent. La politique d'imposition étant plus généreuse à Londres, elle est donc avantageuse pour des jeunes financiers en quête de réussite.

Parles-nous de ton intégration ?

Ayant déjà un petit cercle de connaissances à Londres, j'ai pu m'intégrer assez rapidement. Durant mon premier mois, un ami m'a prêté son appartement dans le quartier « posh » (bourgeois) de Chelsea, j'ai pu découvrir la population aisée de Londres, avec des défilés de voitures de luxe tous les jours, défilés auxquels je n'étais absolument pas habituée dans ma vie ordinaire de parisienne. En effet, les richesses sont davantage exposées qu'en France, tout le monde assume son statut, il n'y a pas de jalousie perceptible. Puis, je me suis déplacée un peu plus dans l'ouest de Londres dans le quartier de Earls Court, quartier animé et dynamique, proche du grand casino et toujours actif. Je ne me sentais jamais seule.

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Les quartiers de Londres sont cosmopolites, d'une rue à une autre, je pouvais sentir les odeurs de chaque pays, parfois j'avais l'impression de me retrouver en Inde dans l'est de Londres avec des senteurs épicées puis en Chine dans le quartier de Soho et enfin dans les quartiers bourgeois de l'ouest londonien. J'ai rencontré des promoteurs français et anglais, qui m'ont fait découvrir la vie nocturne de Londres. Tout est différent de Paris, les gens sont plus avenants, les styles sont plus originaux, chacun impose une personnalité singulière et atypique. J'ai rencontré des personnes de tous les horizons, même improbables comme des islandais par exemple. C'était extraordinaire de découvrir toutes ces cultures, cela m'a permis d'enrichir ma culture et d'ouvrir davantage mon esprit.

Bruxelles, esprit médiéval et bon accueil assuré

Jérémy Perseille a choisi d'effectuer un stage à Bruxelles au sein de l'entreprise Orpea. Après quatre années à étudier sur les bancs de l'ISG et à assimiler un certain nombre de théories dans bien des domaines, il éprouvait le besoin de se confronter à la réalité du terrain. Cette expérience restera un événement marquant de sa scolarité dans l'enseignement supérieur.

bruxelles_940x705.jpgA la découverte de la Belgique et de sa capitale

En descendant du Thalys à la gare de Bruxelles Midi, on s'attend à être plongé immédiatement dans l'euphorie et l'empressement caractéristiques des grandes capitales. A titre personnel, je m'attendais d'autant plus à une forme de frénésie que j'assimilais jusqu'à présent « Bruxelles » aux grandes réunions européennes et à l'affluence de politiques au parlement européen. Pourtant, il n'en est rien. La gentillesse et la courtoisie des belges tranchent avec le côté froid et distant qu'ont les français au premier abord. Là, où un étranger aurait certainement été confronté à la nonchalance française, j'ai pu constater que l'ensemble des personnes à qui je demandais des informations (commerçants ou simple passant) prenait réellement le temps de m'orienter et me donner des informations. Cette première approche contribue à nous rassurer et à nous permettre de nous sentir vite à l'aise dans ce pays.

Tes premières impressions ?

J'ai été surpris de constater que les belges connaissent aussi bien - voire mieux - la vie politique française que les français eux-même alors que nous ignorons tout de leur système politique. Il me semble également, mais peut-être s'agit-il d'une impression trompeuse, que les belges maîtrisent assez bien différentes langues, ce qui leur confère une ouverture sur le monde conséquente. Il n'a pour moi pas été rare de fréquenter des belges qui parlaient indistinctement trois voire quatre langues : le francais, l'anglais, l'allemand, le néerlandais et.....le belge. Outre les fameux « nonante » et « septante » certains termes et expressions utilisés sont assez déroutants. Je pense notamment à l'usage du verbe « savoir » en lieu et place de « pouvoir » (« tu sais m'envoyer un mail ? »). Si ce vocabulaire peut nous sembler étranger, il n'en est pas moins juste ! Il s'agit là, d'un héritage du « vieux » français.... Les belges parleraient donc mieux la langue française que leurs voisins gaulois ! Un comble.

Au-delà, du cadre convivial et humain bruxellois, les aspects pratiques m'ont tout de suite séduit. Les moyens de transports sont excessivement nombreux. Ne serait-ce qu'à la gare de Bruxelles Midi, on ne dénombre pas moins de 2 lignes de métro, 8 lignes de TRAMWAY et 6 lignes de Bus en plus des trains de banlieue.... Il est donc aisé de se déplacer dans Bruxelles et sa périphérie, ce qui était pour moi une crainte. En effet, mon stage ne se déroulant pas à Bruxelles même mais à Uccle (ville souvent comparée à notre Neuilly-sur-Seine avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée), j'appréhendais de devoir subir de longs temps de transport pour visiter la capitale. Mes appréhensions ont vite été dissipées puisque bon nombre des lignes sont en service jusque tard dans la nuit (jusqu'à 3h du matin pour les Noctis équivalents des Noctiliens parisiens) et à priori propres et sûrs. Il me semble d'ailleurs qu'on se sent plus en sécurité dans la capitale belge qu'à Paris.

Tes découvertes ?

Si Bruxelles ne recèle probablement pas autant de secrets que Paris, certains sites demeurent incontournables et d'une beauté qui n'a rien à envier à ses homologues européens. La Grande Place non loin du célèbre bar « Délirium » -  qui propose plus de 3 000 bières - est d'ailleurs le premier site à visiter avec le célèbre et emblématique Manneken-pis, symbole de la liberté. Il est quand même étonnant de constater qu'une si petite statue (pas plus de quelques dizaines de centimètres de hauteur) peut-être le centre de toutes les attentions. La période des fêtes de fin d'année a d'ailleurs été propice à la découverte de ce quartier fort animé. L'esprit médiéval de la grande place était aussi renforcé par le marché de noël et des « spectacles de sons et lumières » (les plaisirs d'hiver). C'était également pour moi l'occasion de tester les quelques spécialités locales qui ont fait la réputation de la Belgique : la bière, les chocolats, les gaufres et les frites sont de pures merveilles. Outre les diverses attractions communes aux grandes villes comme les cinémas et les rues marchandes pour faire du shopping (notamment avenue louise et le quartier «Debrouckère» adjacent à la Grande Place), Bruxelles dispose également de parcs et jardins où il est agréable de se promener et de faire du sport. Le bois de la Cambre, une sorte de « bois de Boulogne » est particulièrement agréable et conserve - je trouve - une âme sauvage que je me plais à retrouver le week-end.

Tes premiers pas en entreprise ?

Fort de mes quelques expériences professionnelles passées, notamment dans le secteur bancaire, je sais qu'il est toujours « difficile » de s'habituer immédiatement à la nouvelle entreprise dans laquelle on entre. Apprendre les méthodes de travail de l'entreprise, son activité, ses processus et surtout apprendre à connaître le personnel qui y travaille. J'ai été accueilli par la responsable filiale et la directrice financière avec qui nous avons pu échanger sur nos attentes respectives. Cette première journée a également été le moment pour moi de m'installer dans ma chambre réservée dans un des établissements du groupe et de faire, ici aussi, connaissance avec l'ensemble du personnel. Les premiers pas dans l'entreprise, que ce soit sur le lieu de travail où dans la résidence où je loge se sont donc passés sans accrocs et ont probablement été facilités par l'absence de barrière linguistique.

Torino, une ville merveilleuse

delacroix.jpgPour son semestre à l'étranger, Dimitri Delacroix choisit de poser ses valises à Turin, en Italie. Arrivé il y a quelques mois, il nous livre ses impressions.

Située à 245 mètres au-dessus du niveau de la mer, Turin est la ville de Fiat, mais aussi du Museo Egizio, du Vermuth et de Gianduja. Les Turinois ont su faire coexister tradition et innovation, les belles choses du passées avec la nécessaire révolution du modernisme; la Mole Antonelliana en est un exemple, aujourd'hui elle abrite le musée du cinéma. Cette dualité est une très grande richesse de la ville. A Turin, des oeuvres comme la Mole Antonelliana coexistent avec l'architecture sublime des édifices baroques, les frivolités du Liberty et les réalisations des artistes modernes. Tous ces éléments créent une richesse unique.

Sous l'aile des arcades

A Turin, les arcades n'ont pas qu'une visée esthétique, elles sont aussi une solution architecturale. Les formes unissent les maisons-immeubles et les rues-cours dans une harmonie parfaite. Les arcades constituent une partie majeure du paysage de la ville, elles atteignent en effet 17 kilomètres. Sous les arcades, il y a toujours une place pour tout le monde; on peut y voir des enfants qui jouent, des défilés d'hommes d'affaires, des sans abris, des jeunes parlant à une table de restaurant... Quel lieu insolite où la lumière et l'air s'infiltrent rendant cet univers incroyablement ouvert : c'est un microcosme de la ville. C'est un décor de théâtre où l'ombre et la lumière finissent par se confondre créant des couleurs à caractère virtuel et changeant. Les arcades sont aussi un lieu de rencontre et de commerce villageois. "Les Zingai del libro" vous offrent un peu de culture à un petit prix très souvent négociable. C'est un lieu de démocratie sans barrière sociale. Et pour ceux qui souhaitent découvrir la ville de Turin tout en côtoyant cet univers incroyable - ou pour échapper à la pluie - vous pouvez parcourir une très grande partie de la ville en découvrant toutes les richesses de cette ville, sans interruption, sous ces arcades.

saa.jpgLa SAA : Un campus accueillant, chaleureux et international

Le campus de la SAA est un campus très familial où tout le monde se connaît - étudiants, professeurs, personnel de l'administration - et échange en permanence. Il est donc très facile, pour nous étudiant internationaux d'aller vers les étudiants italiens et étrangers et ces interactions sont très enrichissantes. Cette proximité permet de vivre une belle expérience internationale à la fois entre étudiants mais aussi avec les personnes qui nous encadrent à savoir le bureau des relations internationales et les professeurs. En effet, avant même d'arriver sur le campus, les membres du bureau des relations internationales nous prennent en charge en nous aidant à trouver un logement. L'accueil à Turin a également été très chaleureux, nous avons assisté à une première présentation, durant laquelle tous les éléments concernant le déroulement du séjour universitaire nous ont été expliqués. Nous avons aussi eu droit à des explications pratiques concernant la vie de tous les jours très utiles pour les étudiants : restaurants universitaires, cartes de transport, création du "codice fiscale", lieux importants de la ville... Et si nous avons la moindre interrogation, nous sommes toujours les bienvenus au bureau. Quant aux professeurs, ils sont toujours disponibles pour répondre à nos questions et nous faire découvrir l'Italie et ses richesses.

La "multiculturalité" se vit au quotidien durant les différents cours car beaucoup de nationalités sont présentes sur le campus. Mais celle-ci se vit aussi durant les activités extra-scolaires; nous nous retrouvons tous pour des visites de la ville (musées, places, monuments) mais aussi pour des voyages de deux ou trois jours qui permettent de découvrir l'Italie et de mieux se connaître mieux entre nous... Les photos ci-dessus par exemple ont été prises lors d'un voyage à Cinque Terre; nous avons pu nous retrouver entre étudiants étrangers pendant deux jours pour parcourir ces magnifiques paysages.

Installation au coeur de la capitale anglaise

parlement-londres.jpgPartir vivre à l'étranger est une expérience qui permet de prendre conscience du monde qui nous entoure et des différences culturelles entre les pays. Paul Dussart, arrivé à Londres il y a quelques mois, nous raconte ses débuts au coeur de la capitale anglaise.

Quelles sont tes premières impressions ?
J'ai été amené à plusieurs reprises à aller à Londres. Je suis donc plutôt familiarisé à la ville, son rythme, ses quartiers, son fonctionnement et au mode de vie anglais en général. Londres est une ville dynamique et multiculturelle. La diversité se fait sentir à tous les coins de rues, rien n'est choquant ni provocant, toutes les excentricités font partie intégrante du paysage londonien. Les habitants s'acceptent les uns les autres, sans prêter attention à leurs accoutrements et aux différences qui les séparent. On retrouve la mentalité américaine basée sur une société dite "de services", ce qui permet d'offrir un emploi à quiconque souhaite travailler. Malgré un coût de la vie très élevé, des transports en communs parmi les plus coûteux du monde et une bulle immobilière impliquant que les gens doivent se loger soit en colocation, soit en banlieue lointaine, on retrouve à Londres un dynamisme à faire pâlir de nombreuses capitales d'Europe, surtout depuis la crise de 2008. Que l'on soit anglais ou étudiant étranger en année de césure pour apprendre l'anglais, le temps moyen pour décrocher un travail dans la restauration ou en tant que vendeur est de l'ordre de 10 jours. Même si les fins de mois ne semblent pas toujours évidentes pour tout le monde, les gens sont heureux et souriants car cette ville offre bien des surprises. Bien entendu Londres et tout particulièrement le centre sont les plus épargnées par la crise, en comparaison des autres villes du pays où la situation économique et le niveau de vie sont nettement inférieurs.  

Ton installation et l'adaptation à la vie quotidienne ?

Après 3 jours à visiter des appartements, le choix fût difficile. Rien de bien attrayant ou de bien situé, j'ai reformulé ma volonté d'avoir un salon pour pouvoir échanger et partager des moments avec mes futurs colocataires. Nouvelle proposition de notre agent immobilier indépendant : une chambre dans une maison de 9 personnes. Un salon, un jardin, 4 salles de bains et trois frigos, une chambre propre et spacieuse et une nuit pour donner notre réponse. Ce sera bien entendu un grand oui qui témoigne de mon soulagement. Deux Espagnols, deux Danoises et deux Français. Bien que l'on pratique toute la journée au bureau ou dans la rue, le fait de parler anglais chez soi permet de ressentir un vrai dépaysement. On en apprend beaucoup sur les différentes manières de vivre dans nos pays voisins.

Découvertes, sorties, rencontres ?Peckham_landscape.jpg

Lorsqu'on part s'installer et travailler dans un pays pour une durée de 6 mois, les attentes ne sont pas les mêmes que pour de simples vacances. Le grand avantage à Londres est que les musées sont majoritairement gratuits. Il y a toujours quelque chose de nouveau à aller voir, la ville regorge d'artistes et de galeries d'art. Nous avons donc visité nombre d'entre eux. Mon désir le plus fort était d'éviter les sorties jugées trop touristiques et de nous concentrer sur des quartiers atypiques et moins connus. C'est ainsi que je me suis baladé à Peckham au Sud Est de Londres. Il y a encore quelques années, ce quartier était le plus criminel de Londres. Les émeutes de 2009 y ont lourdement affecté la population, elles visaient à dénoncer le chômage qui touchent de plus en plus de personnes et la « gentrification » (embourgeoisement) du quartier. Ce coin de la ville est en pleine mutation et de nombreux artistes ont investi ce district pour lui insuffler une nouvelle dynamique. La diversité des différents quartiers de Londres et la grande superficie de la ville permet de découvrir de nouveaux endroits insolites, artistiques et très vivants. De nombreux marchés en plein air ouvrent leur portes le weekend, attirants touristes et personnes en quête de bonnes affaires. 

A la découverte de Genève : Installation et horlogerie

drapeau suisse.jpgRomain Gourdain, étudiant de l'ISG, décide de poser ses valises en Suisse, à Genève, afin de réaliser son stage dans l'entreprise horlogère Roger Dubuis. Il nous raconte son aventure.

Quelles sont tes premières impressions ?

Mes premières impressions sur la Suisse sont plutôt mitigées. En effet, c'est un pays neutre et non membre de l'Union Européenne. Par conséquent, ils limitent un peu l'ouverture, à la fois au niveau de l'emploi et du logement. En effet, j'ai eu du mal à trouver un stage et également à louer un appartement dans le centre de Genève. Concernant le stage, les entreprises suisses sont incitées à recruter sur le sol helvétique. En effet, en cas de recrutement d'un étranger, l'entreprise doit fournir la preuve des recherches « infructueuses sur le marché du travail suisse » (issu du formulaire de ressortissant de l'Union Européenne). Concernant le logement, la difficulté est due aux conditions de garantie, qui sont difficiles à réunir pour les régies (équivalent des agences immobilières).

geneve2.jpgQuelles sont les grosses différences avec la France ?

A Genève, l'accentuation des syllabes n'est pas la même qu'en France. De plus, certains mots divergent et les plus connus sont les nombres soixante-dix et quatre-vingt dix qui deviennent respectivement septante et nonante. Il faut un certain temps pour s'habituer à cette façon de parler. Il y a d'autres termes qui sont différents et qui parfois sont issus d'autres cantons de la Suisse. Par ailleurs, Genève est une ville internationale donc on entend régulièrement parler français, allemand, anglais, italien ou encore espagnol.

Autre grande différence avec la France, la rémunération d'un stagiaire, et notamment dans le groupe Richemont. Celle-ci est aussi élevée que pour un jeune cadre en France. Je suis tellement étonné que je pensais que mon salaire était pour les 6 mois et non chaque mois ! En Suisse, le temps de travail hebdomadaire est de 40 heures.

Genève est une petite ville. On s'y déplace à pied ou en transports en commun, qui sont assez nombreux et largement favorisés. En effet, la voiture est interdite dans un certain nombre de rues. Il faut faire attention lorsqu'on conduit dans la ville car le marquage au sol est primordial, on se retrouve vite dans la mauvaise file.

A quoi faut-il s'adapter ?geneve1.jpg

Dans la vie quotidienne, il faut s'adapter aux magasins locaux. A Genève, pas de Carrefour Market ou de Monoprix, il faut aller chez Migros ou la Coop pour faire ses courses. Le label « fait en Suisse » est important. En effet, la Suisse est connue pour l'horlogerie mais aussi pour son lait, son fromage et son chocolat. Sur beaucoup de produits on trouve le « Swiss made » avec la croix suisse. A titre de comparaison, certains produits sont de meilleure qualité que ceux que l'on peut trouver en France. Cependant, le coût est plus élevé.

La monnaie suisse est le Franc Suisse, CHF. Le taux est d'environ 1€=1,3CHF donc les produits paraissent plus chers quand on est habitué à l'euro. Cependant, dans beaucoup de magasins de Genève, on peut payer en euros en raison du grand nombre de frontaliers, les « pendulaires ».

rogerdubuis.jpgParle-nous de ton stage ?

Je réalise mon stage dans l'entreprise horlogère Roger Dubuis, qui produit et vend des montres de haute horlogerie. La marque, connue pour ses tourbillons et notamment son double tourbillon squelette, est la seule à avoir le Poinçon de Genève sur 100% de ses montres . Son PDG est un français issu d'une école de commerce, Monsieur Jean-Marc Pontroue. Je travaille au sein du service Marketing-Communication. Ma mission concerne essentiellement le SIHH (Salon International de la Haute Horlogerie), organisé par la FHH (Fondation de la Haute Horlogerie). Je suis chargé d'assister la coordinatrice et d'organiser les évènements pré-SIHH tels que la réunion des brand managers (responsables des marchés à travers le monde) et la soirée du staff pour souder l'équipe avant ce fameux salon.

Je suis également chargé de l'organisation du séminaire annuel de la marque, où tous les marchés internationaux se réunissent, pour la présentation des nouveaux produits et de la stratégie de l'année à venir. Ainsi, j'ai souvent eu l'occasion d'appeler dans des pays étrangers tels que l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, etc. pour effectuer mes recherches de lieux pour cet évènement. Me trouvant dans un open space, je suis amené à toucher à tous les domaines du marketing.

Un semestre d'étude en Suède: Une expérience plus qu'enrichissante

Sans titre 2.pngPartir à l'étranger est une expérience très enrichissante sur le plan culturel, académique mais aussi personnel. Victoire Pochon, étudiante en dernière année du Programme Grande École au sein de l'ISG est partie le temps d'un semestre d'étude à Kristianstad en Suède. Cette expérience restera l'une des plus intéressantes et la plus formatrice de son parcours.

« Je suis partie 5 mois en Suède dans l'Université de Kristianstad où j'avais des cours avec des Suédois ainsi qu'avec d'autres étudiants Erasmus. Cela m'a permis de découvrir un nouveau système éducatif et une autre façon de travailler. Les suédois travaillent énormément à l'aide de livres, j'ai donc dû m'habituer à lire des chapitres de livres comme travail personnel. Les cours sont facultatifs à part quelques-uns appelés « seminar », qui sont l'équivalent des TD en France. En Suède, il y a peu de cours magistraux mais énormément de travaux personnels et en groupes à réaliser. C'était donc pour moi la première fois qu'il fallait rendre un travail de groupe en anglais et sans un français dans mon groupe.

Un des principaux bénéfices que j'ai tiré de mon séjour à Kristianstad fut d'étudier des cours de management, de business et de marketing dans une approche différente de celle proposée à l'ISG. En effet l'université possédait une approche plus orientée sur les différences culturelles. Ce programme m'a permis de revoir et d'approfondir des concepts que j'avais étudiés à l'ISG, en y intégrant une dimension culturelle.
Le cross cultural management était omniprésent. Concrètement, cela m'a permis d'intégrer le contexte culturel dans mon apprentissage. Les travaux de groupe renforçaient l'omniprésence du cross cultural management, il fallait s'habituer aux différences culturelles des uns et des autres.

Cette expérience m'a surtout appris à me débrouiller seule et à me sociabiliser, car j'ai choisi d'effectuer mon échange académique dans une université, dans laquelle il n'y avait aucun autre étudiant de l'ISG. J'ai donc appris à communiquer dans une autre langue et cela est essentiel, voire même vital dans le monde d'aujourd'hui.

Je n'ai pas eu trop de mal à me familiariser avec d'autres étudiants étrangers. En effet, nous avons eu une semaine d'intégration durant laquelle on a pu rencontrer les autres étudiants étrangers. Au bout d'une semaine, plusieurs groupes s'étaient déjà formés. La majorité des étudiants étrangers vivait sur le campus de l'université, ce qui était très pratique pour se retrouver et partager des moments ensemble. Ce fut pour moi la première fois que je vivais seule, et bizarrement cela ne m'a pas fait un grand choc. J'ai facilement pris le rythme. La responsable des étudiants étrangers était à nos soins, si on avait le moindre problème on pouvait aller la voir et elle essayait au maximum d'arranger la situation pour nous. C'est très rassurant lorsqu'on est dans un pays étranger. L'université était très grande, nous avions à disposition une infirmerie, une salle « d'écoute » où plusieurs représentants de différentes religions étaient à notre disposition, si nous avions un problème. Je pense que cette structure m'a inconsciemment rassurée. J'ai donc vécu mon expérience au maximum n'ayant pas peur de me retrouver dans une situation « dangereuse ».

Grâce à ce semestre j'ai gagné en assurance car je n'ai plus de problème pour m'exprimer en anglais devant un auditoire. Aujourd'hui l'anglais n'est plus un atout mais une nécessité en entreprise et cette expérience valorise mon CV. Lors des entretiens pour mon stage de fin d'études, les recruteurs faisaient toujours allusion à mon semestre à l'étranger. En effet ce semestre d'échange a renforcé ma capacité à travailler en anglais dans un environnement international. Au niveau personnel cette expérience était très enrichissante car elle a permis une totale ouverture d'esprit, et le fait d'être dans un environnement multiculturel m'a fait prendre conscience de l'importance de la culture et de l'identité culturelle propre à chaque pays.

Je me souviendrais toute ma vie de cette expérience, ce fut la première fois que je partais aussi longtemps de France, et j'ai rencontré de nombreuses personnes avec qui je souhaite garder contact. Je suis fière d'avoir fais vécu cette expérience seule. Ce qui me manque est la vue de ma chambre, quand il neigeait. Je suis ravie que l'ISG m'aie donné l'opportunité de partir à l'étranger. »

5 mois à Madrid : une aventure exceptionnelle...

Madrid.pngArrivé à Madrid, David Roucheray ne connaissait rien ou presque de l'Espagne. Cet étudiant du Programme Grande École en parcours associatif raconte son aventure de 5 mois d'échange académique à Madrid.

« Les clichés que les gens ont en tête sur l'Espagne : le foot, les corridas, la culture de la fête s'avèrent bien réels. A Madrid, on ressent en permanence l'envie de s'amuser, de vivre chaque instant à son maximum malgré le climat économique défavorable. La différence culturelle qui m'a le plus impressionné est la solidarité, dont font preuve les espagnols.

Madrid est aussi une capitale culturelle importante, en plus d'être la capitale économique du pays. De nombreux musées, narrant l'histoire de l'art à travers les âges, sont à découvrir. Le weekend, pour occuper notre temps libre, nous sommes donc partis à la découverte de ces différents lieux d'intérêt touristique. Nous avons visité en premier le Palacio Real, résidence officielle du roi d'Espagne. Nous avons ensuite découvert le fameux musée Prado qui comporte une très importante collection de tableaux de maîtres espagnols tels que Goya, Velázquez ou encore Picasso. Un musée qu'il faut impérativement visiter !

Ce que j'ai le plus retenu et apprécié durant cette expérience, ce sont les très belles rencontres effectuées sur le campus universitaire. Je pense qu'il s'agit là du point le plus important de cet échange : les rencontres ! Et nous savons tous qu'aujourd'hui il est important de créer son réseau professionnel dès maintenant. Je pense que vivre au quotidien dans une école comme l'ISG m'aura permis de mieux préparer ce périple car même si je ne suis pas le meilleur élève de ma promotion, le savoir et la capacité d'adaptation que nous inculque l'école m'aura permis de profiter pleinement de cette formidable aventure.

Enfin, que dire de plus si ce n'est que cette expérience m'a transformé, m'a fait évoluer, m'a fait grandir, m'a ouvert les yeux, l'esprit et le cœur. Dès notre premier jour à Madrid, nous avons tout de suite compris que cette aventure serait extraordinaire. Mais nous étions à des kilomètres de nous imaginer ce que nous allions vivre. Chaque instant était fort et intense. Et au-delà de cela, nous avons vécu tous ensemble (mes 4 colocataires et moi), dans une ambiance hors du commun, une aventure humaine absolument incroyable ! »

Six mois d'échange académique aux Pays-Bas.

Hollande 2.pngÉtudiante en parcours associatif du Programme Grande École, Marine Levrat a choisi Fontys University, à Venlon aux Pays-Bas pour son semestre d'échange académique. Six mois après son départ, elle nous raconte les expériences qu'elle a vécu durant son voyage.

Bien que la manière de vivre soit similaire au nôtre, le rythme de vie est cependant différent en Hollande sur certains  points. En effet, je fus très surprise de constater que les magasins fermaient à 18 heures. De plus, bien que l'Université se trouve dans Venlo et que de nombreux élèves en Erasmus habitent cette ville, la vie nocturne y est très calme. Mais heureusement il existe un centre d'étudiant appelé "le hub" donnant accès à de nombreuses activités sportives, extra-scolaires et à des soirées étudiantes.

Hollande 1.pngLors de notre semaine d'intégration, je fus agréablement surprise de constater que toute la ville prenait part à cet événement.
En effet, de nombreuses activités se déroulaient dans la ville pour les 200 nouveaux étudiants : course de canoë sur le fleuve Maas (la Meuse), tournoi de foot, volley et basket, visite d'un bar traditionnel et photographie avec des costumes d'époque...

En ce qui concerne la vie sur le campus universitaire, je pense que ma classe est un bon échantillon représentatif de la population du campus. 25 étudiants dont une dizaine en Erasmus, les 15 autres étaient tous allemands. Compte tenu de la possibilité de suivre un cursus entièrement en anglais, cela incite de nombreux étudiants allemands à passer de l'autre côté de la frontière pour poursuivre leur scolarité.

Hollande 3.pngCe semestre aux Pays-Bas m'a beaucoup apporté d'un point de vue académique, personnel mais également professionnel. J'ai eu l'occasion d'étudier des matières que je n'avais jamais abordées auparavant. J'ai aussi constaté que l'enseignement académique diffère du nôtre et offre aux étudiants étrangers une formation complémentaire et une ouverture d'esprit très appréciable. De plus, l'insertion au sein de cette université fut très facile. Tout d'abord le contact est très aisé entre élèves d'Erasmus mais aussi grâce au weekend d'intégration qui permet de rencontrer des étudiants de tous les cursus.

Pour conclure, je suis très satisfaite de cette expérience à l'étranger et regrette quelle n'ait duré que six mois. Je fus charmée par l'expérience Erasmus en elle-même mais aussi par le pays d'accueil dans lequel j'étais. La découverte des Pays-Bas au cours de cette période m'a enchantée. Cela m'a permis d'élargir mes horizons et m'a octroyé des opportunités quant à ma future carrière professionnelle.

Echange académique à Barcelone, un semestre riche en expériences

Barcelone 3.pngPartir vivre à l'étranger pendant 5 mois est une expérience qui permet de prendre conscience du monde qui nous entoure et des différences culturelles entre les pays. Pauline Lavisse, étudiante en Programme Grande École à l'ISG, nous en dit plus sur son échange académique à Barcelone.

« Au début, il a fallu trouver un logement, ouvrir un compte bancaire, acheter un téléphone espagnol, et toutes ces petites choses importantes pour commencer une nouvelle vie.

Puis, je suis partie à la découverte de cette magnifique ville qui regorge de surprise à chaque coin de rue. C'est en visitant tous ces musées et sites exceptionnels que je me suis fait cette réflexion, pourquoi ne pas en faire autant à Paris ?

Barcelone 1.pngQuand on part à la découverte d'une ville quasiment inconnue, on a envie de la connaître dans les moindres détails. Cela nous apprend à nous ouvrir l'esprit et à nous intéresser au monde extérieur. C'est comme ça que je me suis imprégnée de la culture espagnole et catalane.
De plus, apprendre à vivre comme les gens qui nous entourent est nécessaire si on veut s'adapter aux valeurs et aux traditions du pays. Je pense que pour vivre à fond son aventure, il faut savoir changer ses petites habitudes. Vivre une expérience comme celle-ci nous fait grandir et nous fait prendre conscience que les relations entre individus sont très importantes.

Dans le cadre scolaire, les cours sont vivants, les professeurs nous font participer au maximum afin de créer des liens entre les gens de la classe afin que chacun puisse s'exprimer. Dès les premiers jours, je me suis dit que cela allait être une très belle expérience qui m'apporterait autant culturellement qu'intellectuellement, car tout était sujet à découvrir, à apprécier et à partager.

Barcelone 2.pngTout ceci a fait de mon semestre une réelle expérience. La barrière de la langue n'a été présente qu'au début et je conseillerais à tout le monde de tenter l'aventure. En effet, aujourd'hui je peux dire que je parle français, anglais, allemand et espagnol.  Et c'est grâce à tout ce que j'ai appris que je peux enfin analyser ces cinq mois passés en Espagne. Avec du recul, je me rends compte que j'ai gagné en assurance, que je me sens plus ouverte et plus épanouie.

Suite à ce semestre en université à Barcelone, j'ai beaucoup appris sur moi-même, sur la culture catalane et espagnole et aussi progressé au niveau scolaire. Cette expérience m'a également rappelé des principes essentiels dans la vie tels que le respect, la connaissance, le savoir et l'amitié. C'est une chance de pouvoir partir et de revenir en ayant appris sur soi-même et des souvenirs plein la tête."

Clara Millon en échange académique à Dublin

Sans titre 4.pngClara Millon, étudiante de l'ISG promo 2013 en parcours associatif a passé 5 mois en Irlande, dans le cadre d'un semestre d'échange universitaire. Elle y a rencontré une nouvelle culture, une nouvelle façon de vivre  et se souviendra toute sa vie de cette expérience. Elle s'est confié à nous:

« Les cinq mois que j'ai passé à Dublin ont été d'une richesse remarquable. J'ai fais la rencontre de nombreux irlandais et de leurs coutumes. J'ai aussi découvert les plus beaux paysages irlandais en dehors de la vie citadine dublinoise, lors de nos balades dans la campagne et les montagnes irlandaises. »

La vie quotidienne

« A mon arrivée, j'ai dû rapidement me confronter à la réalité extérieure en cherchant mon appartement. J'ai donc dû développer mes capacités d'adaptation et de compréhension à l'accent irlandais.
Nous avons ensuite eu la chance de découvrir l'école et l'univers universitaire irlandais grâce à deux semaines d'intégration entre étudiants Erasmus. C'est pendant cette période que nous avons rencontré nos ami(e)s allemands, espagnols et suédois.

L'adaptation à la vie quotidienne est sûrement plus simple qu'ailleurs, mais il existe des différences culturelles majeures entre nos deux pays. Il a fallu s'adapter au rythme de vie (heures des repas, passage au pub dans l'après-midi, journée de travail différente...). Concernant le climat, cela a été une très bonne surprise, nous avons eu de superbes journées et peu de semaines pluvieuses. »

Les difficultés rencontrées

« Elles concernent surtout le domaine de l'enseignement et la manière dont j'ai du m'adapter à de nouvelles méthodes de travail. J'avais déjà eu l'occasion de travailler en équipe, mais jamais avec des étudiants allemands, espagnols ou suédois, d'où la difficulté à trouver un juste milieu eDublin.pngntre les différentes méthodes de travail et à se faire comprendre. Mais une fois ces difficultés réglées, nous avons appris à nous connaître et à découvrir de nouvelles langues et cultures grâce à des travaux en équipe qui ont permis de faciliter la communication entre des étudiants de cultures différentes. »

Bilan du voyage

« Cette expérience restera très importante pour moi. J'ai pu découvrir une vie étudiante à l'étranger, participer à des cours en anglais et découvrir d'autres cultures. Ce séjour en Irlande m'a donc fait grandir tant sur le plan personnel que professionnel. Cette étape phare dans l'enseignement de l'ISG m'a permis de me poser les bonnes questions au bon moment pour m'orienter vers la voie professionnelle qui me convient le plus. »

A l'heure irlandaise

Marie Vernier étudiante en troisième année du Master Grande Ecole a choisi l'Irlande comme destination à l'international.

Bien que la ville de Dublin ne soit située qu'à 1h30 de Paris en avion, quelques variances culturelles sont à noter et induisent ainsi une façon de vivre légèrement différente de la France.

La première différence flagrante a été pour moi, le « décalage horaire », non pas lié au fuseau (Dublin, comme Londres, présente 1 heure de décalage avec l'heure française)  mais celui lié à l'heure des repas, et notamment le repas du soir ! En effet, les irlandais commencent à diner aux alentours de 17 heures ; de ce fait, il est fréquent de voir ses voisins de table se faire servir un « Irish stew » (célèbre ragout irlandais à base d'agneau et de légumes) ou un plat de pâtes quand nous, français, prenons un café et des muffins pour le goûter.

Sortir à Dublin

De ce décalage horaire découle des horaires d'ouvertures des établissements tels que restaurants, bars, pubs et boites de nuit en effet, les pubs et bars stoppent le service de boissons vers minuit et ferment leurs portent vers 1 heure, de même pour les boites de nuits qui sont ouvertes généralement jusqu'à 3 heures. Il est à noter que les prix pratiqués sont beaucoup moins chers qu'en France puisque les entrées sont souvent gratuites, ou s'élèvent au maximum à 10€, et les verres/pintes de bière sont autour de 5€... Les Irlandais ou autres étrangers ayant déjà séjourné à Paris s'accordent d'ailleurs sur le fait que les soirées parisiennes sont extrêmement couteuses. Pour terminer sur les soirées dublinoises, il est fréquent que des établissements soient réservés à une catégorie de personnes bien spécifique ; par exemple, de nombreux clubs ne sont accessibles qu'à partir de 23 ans, ce qui n'est pas le cas en France.

Les différences dans l'enseignement supérieur

D'autre part, ayant étudié pendant tout le semestre dans une université dublinoise, j'ai pu constater des différences entre les systèmes éducatifs et notamment les façons d'enseigner des deux pays ; dans un premier temps, l'université ou « college » privée, qui est donc l'équivalent d'une école de commerce française, propose un nombre de cursus beaucoup plus important qu'en France. Un étudiant peut y suivre des études de commerce, de journalisme, de droit, de stylisme, d'informatique, de marketing, d'architecture ou encore de photographie, ce qui présente l'avantage de réunir des étudiants d'horizons différents, aussi bien du point de vue des études que des pays, puisque le nombre d'étudiants Erasmus y est très  élevé. Cela favorise donc les rencontres et l'ouverture d'esprit. Concernant l'enseignement, l'une des différences majeures avec l'ISG est que nous ne travaillions pas sur nos ordinateurs, qui ne sont pas tolérés en classe, mais à partir de livrets (handbooks), rédigés par les professeurs eux-mêmes, composés de cours, d'exercices et d'anciens examens avec les corrections, couvrant l'ensemble du programme. Ces livrets sont très pratiques et détaillent de façon simple chaque notion étudiée ; de plus, il est rassurant d'avoir tous les cours à disposition lors des révisions. Enfin, la dernière différence notable concerne les examens finaux que j'ai passé récemment : ceux-ci durent 3 heures, et présentent deux particularités que je n'avais pas rencontré en France. Premièrement, il est interdit de quitter la salle durant la 1ère heure ou durant la dernière heure, ce que j'ai fortement apprécié car les étudiants restant jusqu'à la fin de l'épreuve ne sont pas dérangés par le flot continu d'étudiants allant rendre leur copie. Enfin, les épreuves sont notées sur 100, mais les élèves peuvent choisir entre 5, voir 6 questions sur 25 points (l'examen est donc sur 125 ou sur 150) ; ainsi, seules 4 questions doivent être prises en compte, mais le fait de pouvoir choisir les exercices dans lesquels on se sent le plus à l'aise est rassurant.

J'ai beaucoup aimé mon semestre à Dublin, les différences culturelles sur le mode de vie n'étant pas incommodantes, et les différences liées à l'enseignement plutôt avantageuses pour des étudiants français.

Intégrer une entreprise à Londres, une expérience humaine et professionnelle enrichissante

Nacer Benjelloun effectue un sage en Angleterre et revient sur les caractéristiques culturelles de ce pays dans le monde professionnel.

"Je suis en stage depuis près de 2 mois maintenant à Londres, et vous ne serez pas surpris d'apprendre que les différences culturelles entre la France et l'Angleterre sont multiples.

L'intégration dans l'entreprise

En ce qui concerne le monde de l'entreprise, dès le premier jour, mon intégration s'est déroulée à merveille. En effet, mon manager et mes collègues se sont tous mis au diapason en me proposant une visite des lieux et en m'expliquant les différentes taches auxquelles je serai confronté et les attentes qu'ils plaçaient en moi. Ceci dit, ce qui m'a tout de suite surpris et intrigué, c'est l'aisance, la disponibilité et le chaleureux accueil dont ont fait preuve mes collègues. Ainsi, tout le stress accumulé à cause de cette première expérience professionnelle à l'étranger, loin des miens et des éventuelles difficultés que je pourrais avoir en anglais s'est immédiatement dissipé. Autre fait notable, l'intégration des employés de la banque. Elle se fait entre autres par leur incorporation dans les différentes activités extra-professionnelles. De ce fait, j'ai tout de suite fait partie de l'équipe de football et nous nous retrouvons tous les mercredis après le travail à quelques mètres de la banque sur un terrain mis à disposition par celle-ci. L'intégration se fait également autour de déjeuners, de sorties dans les bars près du lieu de travail ainsi que de conférences où la parole est donnée à des économistes, directeurs généraux de la banque... et qui contribuent à renforcer l'adaptation et l'intégration.

Les relations hiérarchiques sont assez différentes de la France. En effet, ici, la relation avec son supérieur hiérarchique est -n'ayons pas peur des mots- "amicale". Je m'explique. Le ton employé, les sujets abordés et même les activités extra-professionnelles partagées sont similaires à ceux que l'on pourrait avoir avec un stagiaire, par exemple. Mais, il est important de souligner que ceci n'enlève en rien le respect dû à la fonction et à la personne. En revanche, en France il est inenvisageable qu'un directeur puisse disputer une partie de football ou prendre un "pot" après le travail avec l'un de ses subordonnés. Je pense que ceci s'explique en partie par le fait qu'en anglais le "vouvoiement" n'existe pas. Dès lors, cela met indubitablement moins de "distance" entre une personne (quelle qu'elle soit) et son interlocuteur et cela se traduit par une proximité dans l'échange. Je pense que dans la culture anglo-saxonne en général, on est plus dans la coopération et la concertation, chose qui contribue à la progression de tous les employés. la prise d'initiative et d'autonomie dans le travail est valorisée, car ici, on ne reste pas dans le cercle restreint des taches que l'on nous confie. Sortir du cadre prédéfini est encouragé

Rythme de travail

Autre fait marquant qui témoigne encore une fois d'une différence culturelle importante entre les deux pays : c'est le rapport aux horaires de travail. En effet, en France, les horaires quotidiens sont rigides et préalablement définis. Ici, les horaires sont également prédéfinis dans le contrat de travail mais beaucoup plus flexibles. En Angleterre, même si dans ton contrat les horaires vont de 9h a 17h, tu peux quitter le lieu de travail à  16h si tu estimes que ton travail est fait. En France, une telle chose ne serait pas bien perçue et l'heure de sortie dans un secteur comme la banque est plus proche de 19-20h que de 17h. Néanmoins, en France les déjeuners durent plus longtemps alors que les anglo-saxons en général, mangent des sandwichs devant leur écran d'ordinateur mais comme ils sortent plus tôt cela leur laisse le temps d'aller chercher leurs enfants à l'école ou de faire du sport."

 

Madrid, la ville qui ne dort jamais

Emmanuel Azria en échange académique à Madrid vie au rythme espagnol.

Une des premières grosses différences culturelles qui nous saute aux yeux lorsque nous emménageons à Madrid est le rythme de vie. Il n'y a pourtant pas de décalage sur l'heure solaire, mais on peut ressentir 2 à 3 heures de décalage dans les horaires de  la vie quotidienne. En effet, ici, la vie active ne commence que vers 10h (surtout dans les quartiers touristiques), pour se poursuivre jusqu'à 22h. Puis les boutiques laissent place aux fastes de la vie nocturne. Les restaurants n'ouvrent leurs portes que vers 20h30, et ne sont rempli qu'à partir de 22h environ. Ils sont ouverts jusqu'à 2h du matin. Il n'est pas rare de voir les rues encore bondées lorsque sonnent les 12 coups de minuit, même en pleine semaine. Non seulement les espagnols vivent tard, mais ils vivent surtout en dehors de chez eux.

Une discussion que j'ai eue avec un de mes camarades de classe espagnol m'a fait réaliser à quel point notre rythme de vie est différent du leur. Il m'a d'abord demandé s'il était vrai qu'en France, nous nous couchons à 21h. Je lui ai répondu par la négative avant qu'il me demande à quelle heure nous dinons. En lui répondant que les français dinaient vers 20h, il a paru surpris et m'a demandé en insistant : « Non mais votre PREMIER diner ». En effet, même au niveau alimentaire, leur rythme est différent. Ils prennent juste un café ou un thé le matin avant de partir au travail. Puis vers 11h, ils prennent un petit déjeuner plus conséquent (le desayuno) composé de churros et de tartines. Ils déjeunent ensuite vers 15h. Dans les régions du sud, il n'est pas rare d'avoir, aussi bien en entreprise qu'en université, un temps de sieste accordé pendant les heures les plus chaudes de la journée. Enfin, vers 19-20h, ils se retrouvent entre amis pour déguster des tapas autour d'une bière ou d'un tinto de verano (verre de vin roue coupé à la limonade). Ils terminent ensuite la journée en dinant en famille vers 22h, heure à laquelle le programme télé du soir commence (leur JT passant à 21h). L'audience télé reste d'ailleurs importante jusqu'à 2h du matin.

Le week-end est encore plus décalé. Le samedi soir, la fête est de mise dans toute la capitale, toute la nuit. Le dimanche matin, les madrilènes se retrouvent au Rastro, marché aux puces dans le quartier de la Latina. Les restaurants du quartier se remplissent vers 16h ils continuent à fêter leur fin de semana jusqu'à la fin de la journée avant de reprendre une semaine au rythme du soleil et de la vida española.

Nottingham : so amazing !

Laura Navick, étudiante en troisième année du Master Grande Ecole a choisi le Royaume-Uni comme destination pour son échange académique. Entre découvertes et surprises, elle nous raconte cette expérience enrichissante.

J'ai choisi d'étudier au Royaume-Uni, notamment parce que la culture atypique de cette île m'intéressait particulièrement. En effet, ayant visité régulièrement ce pays auparavant, l'humour anglais et l'excentricité dont fait constamment preuve la population m'ont tout de suite séduite, mais surtout intriguée. Il m'a toujours semblé étonnant que de si grandes différences culturelles puissent exister, alors que ce pays ne se situe qu'à une cinquantaine de kilomètres à la nage des frontières de l'hexagone.

L'Installation et les premiers jours

Arrivée à  destination, le dépaysement est de rigueur. Fini la retenue et la discrétion, place à l'inhabituel et à la différence. Allez demander à un anglais si cela le gêne de s'habiller si différemment, il vous répondra que c'est une vertu de savoir faire la différence. Quant à l'humour anglais, si en France il ne nous fait pas particulièrement rire, ici il fait l'objet des conversations quotidiennes, mais l'on s'y habitue. La politesse reste inévitable sur les terres britanniques, à croire que même si l'on se fait écraser, il faut répondre « Thank you, my dear friend ! ». Enfin la reine est partout, même sur les paquets de corn flakes et de Weetabix figure le royal warant : « By appointment of Her Majesty the Queen ». C'est presque si l'on retrouve le « God Save the Queen », à chaque coin de rue, sans parler de la période du Jubilé de la reine. Que des us et coutumes qui nous égarent, nous autres français.

Arrivée à Nottingham via l'Eurotunnel et une longue journée de voiture dans les pattes, me voici partie en quête de mon logement : logement étudiant ou résidentiel ? « This is the question ? », nous dirait Shakespeare. Le temps est pluvieux, maussade, comment dire déjà ? Ah oui, anglais... Je me dis alors : « Pas grave, il faut donner du temps au temps ». A mon grand désespoir, la météo ne m'était guère plus favorable les jours suivants. D'agence en agence, je visite maisons en briques, appartements, cottages et autres. L'hygiène n'est pas tout le temps au rendez-vous, mais je finis par décrocher « The residential flat » : près du canal de Nottingham, la fameuse ville de Robin des Bois, à quelques miles de le rivière Trent et à cinq minutes à pieds du centre-ville et de la forêt de Sherwood. Je commence à voir la vie en rose. Mais je suis très vite ramenée à la dure réalité de la vie : que de négociations avec l'agence, ne serait-ce que pour obtenir l'appartement en collocation, une demande de guarantor, que nous prenons à tort pour une demande de caution... Disons que les anglais n'ont pas la même logique... Je finis par obtenir les clés, après avoir versé le fameux deposit. Le lendemain matin, je réalise que la chaudière ne fonctionne pas : douche écossaise, frissons garantis, j'appelle la « land lady »...

La découverte de la ville

Problème résolu, quelques jours après, je décide de m'intéresser à la ville et de passer outre les looks quelques peu farfelus adoptés par certains (tatouages, cheveux roses, piercings clinquants, le musée des horreurs ? Non, mais presque...). Je réalise alors que le château près duquel est sculptée la magnifique silhouette de Robin des Bois était en fait celui de Guillaume Le Conquérant et que la ville de Nottingham possède le plus vieux pub et Inn de toute l'île britannique, le fameux « Ye Old Inn to Jerusalem ». J'apprends aussi que la ville possède une longue histoire anglo-normande et que le Lace Market n'est autre que l'endroit où étaient fabriqués toutes les dentelles d'Angleterre (à l'époque où femmes comme hommes portaient des jupons). Nottingham, marquée par son industrie très développée au XXème siècle fut aussi le siège social de nombreuses entreprises, notamment celle des vélos Raleigh (qui ont tant marqué notre enfance). 

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Après quelques visites culturelles, je me rends à l'université, dont je trouve le campus « amazing », tellement il est grand. La vie universitaire là-bas est très américanisée, à moins que cela soit l'inverse, les campus sont juste énormes et grandioses, les étudiants très « friendly », et les soirées excessivement bruyantes et arrosées. Disons que les anglais ont la culture de la boisson (bières, Jägerbombs ou autres, tout y passe). Les soirées sont pour la plupart déguisées. Eh oui, nous qui trouvons cela particulièrement ringard en France. Ici, personne n'a honte de s'habiller en Sailor Moon et autres personnages de fiction. Encore une fois, au début cela choque, mais on finit par s'y habituer et s'en amuser.

Enfin, un dernier détour sur la culture alimentaire de nos chers amis anglais. On y retient, le Full English Breakfast avec ses petits baked beans à la sauce tomate, le Fish & Chips, les cupcakes et le fameux Roast du dimanche soir, « but this is it, I'm affraid ! ». Les restaurants d'origine étrangère sont excellents, à couper le souffle et, à des prix défiants toute concurrence : cuisine indienne, pakistanaise, népalaise, coréenne, chinoise et japonaise.... Enfin, le nombre de biens et services mis à la disposition du consommateur est démentiel, les anglais ne font qu'acheter et consommer (bien évidemment en mangeant continuellement et à n'importe quelle heure de la journée), tout comme nos amis d'Outre-Atlantique. C'est la consommation de masse qui prend tout son sens.

Prochaine escale, la vie universitaire dans son ensemble...

Départ immédiat pour Madrid

Emmanuel Azria en troisième année du Master Grande Ecole, en échange académique, nous fait part de ses premières impressions sur sa ville et son université d'accueil.

L'installation à Madrid

Le décor change si vite. A peine avons-nous passé les hauts reliefs de notre frontière commune avec l'Espagne que les verts pâturages de nos chères campagnes bien dessinés se transforment en champs de tons jaune et ocre, découpés aléatoirement. Les températures aussi marquent le début de notre nouvelle vie dans ce pays du sud de l'Europe.   Nous avions prévu de séjourner quelques jours dans un hôtel simple proche de la gare d'Atocha, afin de nous laisser le temps de trouver un logement satisfaisant. La tache fut plus difficile que ce à quoi je m'attendais. L'immobilier espagnol est, comme chacun le sais, en crise. Pourtant, concernant les locations, la période du début de l'année universitaire voit la demande croitre de façon assez exceptionnelle. Les loyers, bien que plus bas qu'à Paris sont assez élevés, compte tenu de la taille des logements. Ce n'est qu'après 4 jours de recherche acharnée que nous avons trouvé la perle rare dans le quartier historique de la Latina, à quelques centaines de mètres des célèbres places Plaza Mayor et Puerta del Sol.

Il ne nous restait plus qu'à nous fournir en nourriture et autres denrées indispensables à notre confort. Les commerces sont nombreux, fournis, mais les produits sont bien différents de ceux que l'on a l'habitude de trouver en France. C'est à ce moment-là que je me suis rendu compte à quel point notre esprit est formaté à l'image que nous avons de nos marques et habitudes de consommation. Et ce formatage est puissant, long à mettre en place. Il nous a donc été assez difficile de trouver nos repères dans les nouvelles marques, et nouvelles façons de consommer.

Après cette installation, nous avons entamé notre visite de la capitale castillane. J'ai choisi ici de ne m'attardé que sur un des faits qui m'a marqué : le tableau Guernica de Pablo Picasso au musée Reina Sofia. Il faut absolument le voir pour se rendre compte de l'importance de ce chef-d'œuvre de Picasso. Mesurant près de 3,5 mètres de haut, pour 7,76 mètres de large. Son histoire l'est tout autant. Commandé par le gouvernement espagnol pour l'exposition universelle de Paris, il est peint par Picasso en 1 mois. Il représente le bombardement de Guernica par les Allemands en 1937. Pour l'histoire, lorsque, à Paris, Picasso reçoit la visite de l'ambassadeur nazi qui lui demande au sujet du tableau « C'est vous qui avez fait ça ? », il répondra « Non...Vous. ». Ainsi, nous nous sommes adaptés à la vie madrilène, au décalage horaire (activité de 10h à 1h du matin), aux corridas, aux tapas. Bref, nous sommes devenus espagnols.

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Universidad Carlos III de Madrid

Le campus de Carlos III est exceptionnel, bien qu'un peu excentré (Getafe se trouve à 1h de transport du centre de Madrid). Il regroupe une quinzaine de bâtiments, tous pourvus de salles informatiques, de salles de cours modernes et bien équipées. Un complexe sportif exceptionnel, digne de la NASA, est à notre disposition (moyennant inscription). Le campus est pourvu de deux cafétérias et d'une bibliothèque.

Nous sommes pour la plupart intégré à l'UFR  « Gestión de empresa », qui est l'un des plus importants du campus. Il y a aussi un UFR de Droit. Mais la spécialité de ce campus en particulier est l'UFR d'études de journalisme. En visitant les bâtiments, on découvre des salles de cours spécialisés ressemblant plus à des studios de télévision, des salles de production. On croise fréquemment des étudiants avec une caméra de télé sur l'épaule, suivi d'un jeune perchman.

Sur le plan multiculturel, nous sommes près de 800 étudiants étrangers sur le campus, de tous les continents. Nous avons même croisé des anciens étudiants espagnols de l'ISG. Les journées sur le campus sont assez calmes. Les étudiants assistent à leurs cours et les espaces communs ne se remplissent que le temps d'une pause déjeuné ou entre deux cours. Nous passons une bonne partie du temps libre entre deux cours dans le bâtiment dédié aux activités sportives, où nous profitons de la salle de sport, de terrains de tennis, d'un terrain de football, mais aussi d'une piscine et d'un Spa.

 

Dépaysement et bon accueil assurés en Belgique !

Alexandre ASGARINIA, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole de l'ISG, a choisi d'effectuer un stage en Belgique dans une entreprise mondialement connue. Il nous raconte sa première journée.

"A mon arrivée, le 15 août 2012, je suis surpris par la politesse, la délicatesse et le respect des Bruxellois. Je n'attends alors qu'une chose, pouvoir étendre ces bonnes impressions à la Belgique entière, et notamment à Charleroi, mon lieu de travail où je vais passer mes journées. L'emmenagement à Bruxelles est plus simple qu'espéré. Un appartement meublé avec parking (chose rare mais indispensable à Bruxelles), quelques affaires et commissions, et le tour est joué : pour la première fois, je me retrouve face à mon propre logement.

Mon premier jour de stage confirme le sens de l'accueil que j'ai déjà pressenti chez les Belges. Ce 20 août 2012 marquera à jamais mon esprit. Je prends le train de 7h34 qui me transporte à Charleroi en une petite heure. En arrivant dans cette ville, je fais un bond dans le passé, tant ce lieu est marqué par l'histoire. Des usines immenses dont certaines fonctionnent encore, s'élèvent dans le paysage. Au gré de mes pas, entre la gare de Charleroi-sud et les usines, j'imagine mon futur poste.

Ici en Wallonie, on parle français, mais pas de doute nous sommes tout de même sur une autre planète. Soudain, une pancarte Alstom m'indique où se trouve l'usine. J'arrive alors dans ce hall d'entrée qui marque la séparation quotidienne entre les ouvriers et le personnel dirigeant, à savoir la partie financière et ingénierie du site. Cet endroit est le seul où les cols blancs croisent les ouvriers. Mais n'allez pas imaginer des ouvriers travaillant à la chaîne en sifflant, nous avons affaire, pour l'usine Alstom à des ouvriers très bien formés aux métiers de l'électronique. Le travail à la chaîne n'existe plus ici. Sur le site de Charleroi, on fabrique essentiellement de la signalisation ferroviaire et embarquée. Le site compte 1200 personnes dont 300 ouvriers travaillant directement sur la production et 40 financiers. En termes de chiffre d'affaires, cela représente une petite part d'Alstom mais en réalité, il s'agit de toute la valeur ajoutée qui fait que le savoir-faire d'Alstom Transport est reconnu et envié dans le monde entier dans la large gamme de trains et métros que l'entreprise propose.

Dès mon arrivée, je suis pris en charge par la responsable des project controllers, qui me présente l'ensemble de l'équipe finance du site, une quarantaine de personne. Pour avoir déjà travaillé plusieurs fois chez Alstom sur d'autres sites, celui-ci a quelque chose de particulier, une âme empreinte d'une histoire forte. Le midi, je déjeune avec mon équipe composée de huit personnes, toutes belges, françaises ou italiennes.  Au menu du jour (et de tous les jours), frites, pâtes, bref, une cuisine de cantine d'usine mais plutôt acceptable. La différence culturelle n'est pas immense sur ce point. L'après-midi, je retourne à mon travail, et c'est parti jusqu'à 18h. La différence culturelle avec la France est notable à cet égard. Lorsqu'un belge a fini son travail, il peut rentrer chez lui, il n'est pas obligé de faire des heures pour montrer à ses collègues qu'il est bien présent, même s'il ne fait rien. Avant de rentrer, j'entame une conversation avec deux collègues wallonnes d'origine. Elles m'ont promis de me faire déguster les frites les plus connues de Wallonie, celles de Robert La Frite, à Charleroi, ouvert 24h/24. Le soir je rentre à Bruxelles, et tombe sur la chocolaterie Galler, la meilleure de toutes selon moi, même s'il faudrait des années pour toutes les tester, et j'achète le fameux chocolat belge. Sur ce point il n'y a pas de doute, la chocolaterie belge est vraiment exceptionnelle.


Ainsi s'achève une journée qui représente assez bien la journée type d'un français installé en Belgique et travaillant dans une ville industrielle. Passer de Bruxelles, centre de l'Europe  à Charleroi, ville en pleine reconversion, donne l'impression de remonter le temps jusqu'au  XIXème siècle en quelques instants.  Dépaysement et bon accueil assurés !"

Sur les traces de "l'auberge espagnole"

Arthur Verkinderen, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole de l'ISG, découvre Barcelone en échange académique.

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"J'attendais avec hâte ce départ car j'avais soif de découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture et de rencontrer des gens venant de différents coins du globe. Je suis parti à Barcelone le 6 septembre, soit une dizaine de jours avant ma rentrée, afin de mieux préparer mon installation. Ce départ s'est fait avec une autre étudiante de l'ISG en échange à Barcelone, avec qui j'avais décidé de me mettre en colocation. Dès notre arrivée, notre premier objectif a été de trouver un appartement convenant à chacun et non loin de l'école. Cette quête s'est avérée rapide, car facilité par les recherches antérieures à notre départ. Ainsi, le surlendemain nous avions déjà emménagé dans un bel appartement parfait pour nous deux. Cependant cette démarche m'a confronté à la première difficulté de mon adaptation : la langue que je maîtrisais peu. Heureusement, celle de Shakespeare m'a permis de surmonter cet obstacle.

Une fois installé, je trépignais d'impatience à l'idée de découvrir cette ville bouillonnante. Me voilà donc parti avec ma colocataire, Guide du routard en main, à l'assaut de Barcelone. Parc Guël, Sagrada Famiia, musée Pablo Picasso ont donc pimenté de couleurs, d'admiration et de découverte les jours suivants. Mais sous une météo estivale, plages et rafraîchissements se sont invités au programme. Barcelone est comme je l'avais imaginée : une ville chaude, conviviale qui regorge de choses à découvrir. En effet, au milieu des nombreux édifices et musées qui me subjuguaient, je déambulais dans les ruelles qui accueillent de petits restaurant, où se mêlent tapas et fruits de mer, et des marchés où les odeurs d'épices et de légumes me faisaient voyager.

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Après avoir flâné tel un touriste, dans un souci d'adaptation, j'ai essayé de calquer ma vie sur celle des espagnols afin de mieux m'imprégner de leur culture. Exit l'anglais, je me débrouillerai dorénavant en espagnol, vivrai comme eux et mangerai comme eux, ce qui n'était pas pour me déplaire. Me voilà donc embarqué en dehors des sentiers battus, plus de touristes mais la culture espagnole me mena au Nou Camp, le magnifique Stade du FC Barcelona, qui d'une clameur me fais frémir tout entier tant les espagnols sont sincères et expressifs.

Cependant après ce moment de liesse sportive, je devais me préparer à effectuer ma rentrée que  j'attendais avec impatience afin de pouvoir rencontrer des gens à la fois très différents venant de partout, mais ayant les mêmes envies que moi : bondir sur chaque lieu, chaque occasion et chaque découverte que nous offre cette ville."

Cologne à l'image de l'Allemagne, une ville accueillante et bien organisée !

Etudiante en 3ème année du Master Grande Ecole, Fanny Binot est en échange académique à Cologne et nous raconte ses premières semaines en Allemagne.

"Mon arrivée à Cologne, surnommée la « métropole du Rhin », 4ème plus grande ville d'Allemagne avec son million d'habitants, n'a pas été de tout repos. Je ne savais que peu de choses sur cette ville du Land Rhénanie-du-Nord-Westphalie, avant de m'y rendre pour y vivre. Après 3h15 de Thalys, la première image que l'on aperçoit, est celle des clochers du « Dom », la cathédrale de Cologne, bordant le Rhin, surplombant majestueusement la ville depuis 1322 et construite pour accueillir les reliques des rois mages. C'est actuellement la deuxième plus haute église au monde.

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Une fois cette sensation de grandeur dépassée, il faut alors se mettre à la recherche d'un appartement. Je suis en effet arrivée à Cologne sans savoir où loger. La compréhension du marché de l'immobilier et de la façon dont s'effectuent les recherches et les transactions dans le pays, ne fût pas simple. La ville brasse énormément d'étudiants, son université étant l'une des plus grandes et reconnues d'Allemagne. Peu d'appartements sont donc disponibles, et rarement pour des périodes concordantes. Mais après une semaine périlleuse, rythmée par les recherches de tous les réseaux Wifi de Cologne (les agences de locations se trouvant uniquement sur internet), j'ai réussi à signer un contrat.

Débute alors l'installation, le déménagement, et l'appréhension de la vie quotidienne au sein d'une ville inconnue, dans une langue qui n'est pas la sienne. C'est ainsi que l'on se rend compte que même dans un pays si proche du nôtre, tout est différent. Chaque chose du quotidien prend beaucoup plus de temps et d'énergie à accomplir dans un premier temps. Comme ouvrir un compte, régler les assurances maladies, se procurer une connexion internet, acheter des billets de train, faire des courses ... Mais une fois la phase de surprise passée, ce que je retiens de ces deux premières semaines, à part le stress et la fatigue, c'est avant tout l'efficacité.

L'organisation de l'administration, les temps d'attente, les papiers à fournir, tout y est optimisé et rigoureux. La plupart des gens s'expriment dans un anglais irréprochable, et sont serviables, prêts à aider, même s'ils doivent pour cela empiéter sur leur propre temps. On peut retenir aussi que le climat y est différent (continental), que la ville est assez importante pour avoir son propre dialecte, ses propres chaînes de télévision et stations de radio, et bien sûr, sa propre bière, la Kölsch. C'est aussi la ville qui concentre le plus d'immigration en Allemagne, et la capitale homosexuelle du pays.
C'est la plus ancienne cité d'Allemagne, car elle fut érigée à l'époque romaine, d'ou la présence de nombreux vestiges architecturaux de diverses périodes, façonnant l'esthétique de la ville depuis des siècles. 

Pour conclure ; l'Allemagne semble être un pays accueillant et bien en place à la fois en interne et sur la scène internationale, comme le prouvent ses performances économiques, mais tout cela n'est qu'une constatation de surface. Il faut du temps pour appréhender un pays en profondeur."

S'installer à Londres : l'expérience de Tamara.

Tamara GROZDOFF en stage à Londres nous fait part de ses premiers pas dans la capitale anglaise.

J'ai été amenée à plusieurs reprises à aller à Manchester et à Londres. Je suis donc plutôt familiarisée à la ville, son rythme, ses quartiers, son fonctionnement et au mode de vie anglais en général. Mon adaptation fut donc plutôt celle du quotidien, en tant que résidente à Londres, et celle du rythme professionnel. Londres est une ville très agréable, très verte. Il y est facile d'y vivre et de s'y déplacer. Les magasins sont ouverts tard le soir, et le dimanche. Tout est pratique et facile pour le consommateur. De plus, les anglais sont accueillants et très serviables. Ils respectent les règles établies, pas de fraude dans le métro, ils ne doublent jamais dans les files d'attente... Les premières impressions sont donc positives et enthousiastes.Vivre à Londres m'a cependant fait prendre conscience de la réalité du quotidien pour l'ensemble de la population. Je me suis rendue compte, une fois passés outre la facilité de la vie et l'enthousiasme affiché des Anglais, que la vie n'y est pas toujours facile. Tout y est très cher et la différence entre les différents niveaux de vie y est visible.

Je suis arrivée à Londres une semaine avant le début de mon stage. Cette semaine m'a permis de faire toutes les démarches nécessaires avant mon installation : rendez-vous avec l'agence de location, achat d'une carte SIM anglaise, achat de la carte de transport, aménagement de mon lieu de vie etc.S'agissant du logement, il est difficile de trouver une location dans le centre à un prix raisonnable, c'est pourquoi je me suis rapidement tournée vers la colocation, système très développé à Londres. J'ai eu la chance d'avoir une amie de L'ISG qui était déjà installée à Londres depuis deux mois. Une chambre se libérait dans l'appartement qu'elle occupait au moment où je devais débuter mon stage. Nous partageons un petit appartement duplex pour quatre personnes. Nous sommes trois françaises et une américano‐iranienne. La vie en communauté exige une certaine adaptation, beaucoup de flexibilité et de tolérance. La colocation m'a permis d'acquérir plus d'autonomie et d'indépendance. Nous avons fixé les règles de fonctionnement (répartition des taches) dès le début. Nous parlons français et anglais à la maison. La pratique de la langue anglaise à la maison ne fut pas automatique pour moi dès le début. Nous sommes toutes en stage ou en CDD. Ce qui nous permet d'échanger nos expériences et de prodiguer certains conseils en cas de difficultés rencontrées sur notre lieu de travail. La colocation est une expérience humaine enrichissante qui nous permet de connaître d'autres modes de vie et de culture.
Je vis dans le quartier d'Hammersmith au sud ‐Ouest de Londres à 30 mn du centre (Station Oxford Circus, Picadilly). C'est un quartier dynamique en pleine restauration, populaire, très vivant et très jeune. La Tamise est très proche de notre appartement. Il est très agréable de se promener le long des quais bordés de « pubs « tout en regardant les courses d'aviron. Le contraste entre le coeur du quartier et le calme au bord de la Tamise y est très appréciable. L'appartement que j'occupe se trouve dans un quartier bien desservi par les transports, avec de nombreux commerces de proximité (supermarché, pharmacies) ce qui est vraiment appréciable après une journée de travail.

Londres est une ville très européenne, voire internationale. Je pense donc qu'il n'est pas nécessaire de parler d'adaptation mais de prise de rythme. Nous avons relativement le même mode de vie et les même commerces et boutiques que les anglais. Ayant déjà occupé des postes de stagiaire en France je ne percevais pas qu'une réelle adaptation serait nécessaire par rapport au rythme professionnel. Les horaires anglais sont différents des heures de travail en France. Ma journée commence à 9h et se termine à 17h30. Ma pause déjeuner consiste souvent à aller acheter un sandwich que je déguste devant mon ordinateur tout en continuant à travailler. J'ai dû m'adapter à ce rythme assez rapidement. Ayant les mêmes horaires que les travailleurs, mon adaptation fut aussi celle des transports. Le métro est bondé à toute heure, les couloirs sont noirs de monde. J'étais et reste impressionnée par cette foule qui ne cesse d'affluer. J'ai même du faire la queue pour pouvoir rentrer dans une station !

Le weekend est propice aux sorties et aux visites. Nous essayons de varier les sorties, entre expositions, promenades dans les rues et découvertes de quartiers plus insolites. Londres est une ville très culturelle. Il y a de nombreuses expositions permanentes et temporaires dans les musées, galeries et autres évènements culturels. Le coût d'entrée est beaucoup plus abordable qu'à Paris. Londres est également une ville propice aux sorties. Il y a de nombreux bars, clubs, restaurants. Etant une ville très européenne/internationale, les rencontres sont multiples. La communauté française y est aussi très importante. La plupart de mes amis sont français. L'adage « les amis de mes amis sont mes amis » s 'applique parfaitement à Londres. En effet, nous aimons et favorisons le fait que nos amis respectifs se rencontrent.

Un français à Genève, suivez les conseils d'un initié

Thibault Degommier, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole de l'ISG a choisi d'effectuer un stage à Genève, ville qu'il connait déjà par ailleurs depuis longtemps et dont il peut d'autant mieux vous parler.

1. L'installation en Suisse
S'installer en Suisse s'avère être un parcours du combattant. Les démarches administratives sont longues et strictes, mais permettent d'acquérir un précieux sésame : le Permis de Séjour.

Le permis de séjour :
Il faut obtenir un permis de séjour pour prétendre résider sur le territoire suisse et avoir un travail.
Cependant les démarches administratives liées à l'obtention de ce papier peuvent être effectuées par l'employeur qui en a l'habitude. Les délais sont souvent longs (un de mes collaborateurs a ainsi dû attendre 5 mois avant de le recevoir). Néanmoins, il est possible de travailler et de chercher un appartement dès que la demande de permis est faite.

Le logement :
Le marché de l'immobilier est très cher en Suisse. Il est comparable au marché parisien. Néanmoins, Genève est une ville qui, par son caractère très international, est sujette à une importante mobilité de ses habitants. Les appartements se vident et se remplissent très rapidement. Il faut donc se pencher sérieusement sur la question lorsqu'on souhaite s'installer à Genève car la demande est de plus en plus importante.

S'adapter à la vie suisse :
Genève a beau être une ville frontalière avec la France, les différences culturelles sont présentes, et elles s'intensifient à mesure que l'on s'enfonce dans le pays.
La langue : le français est la langue utilisée à Genève mais il n'est pas rare d'entendre plus d'allemand ou d'anglais dans certains quartiers d'affaires. Genève est une ville très internationale, on y trouve de nombreux sièges de multinationales et d'organisations internationales. Par ailleurs, même la langue française change. Les soixante-dix et quatre-vingt dix sont remplacés par Septante et Nonante (voir même huitante pour quatre-vingt dans le canton de Vaud - Lausanne -). Et des mots de français courant sont remplacés par d'autres mots comme « cornet » pour « sac plastique » lorsqu'on va faire des courses... De nombreuses expressions existent aussi et sautent à l'oreille lorsqu'on les entend pour la première fois (les suisses disent « ça joue » pour dire « ok » et disent « ou bien » à la fin de leurs phrases).
Le rythme de vie et le climat : la Suisse jouit d'un climat continental. Il fait chaud l'été et très froid l'hiver. Les abords du Lac Léman et des montagnes alentours provoquent des vents puissants et froids qu'on appelle « la bise ». Les variations de températures sont importantes aux différentes heures de la journée. En ce qui concerne le rythme de vie à Genève, il est marqué par les saisons d'été et d'hivers. La ville est très vivante en été en raison des nombreuses plages au bord du Lac, mais éteinte l'hiver. En effet entre décembre et mars, la ville est désertée le week-end par ses habitants qui vont en montagne pratiquer les sports d'hiver. Le cadre de vie offre donc de nombreuses possibilités pour la pratique de sports en plein air.
Le Franc Suisse : il ne faut pas oublier que la Suisse ne fait pas partie de la zone Euro. La devise utilisée est donc le Franc Suisse (CHF). Le pays étant entouré de pays utilisant l'euro comme devise, il faut s'habituer à la gymnastique Euro-CHF, et profiter des taux de change lorsqu'ils sont favorables.
La position frontalière de Genève et un Franc très fort ces derniers temps sont autant de circonstances qui entraînent les résidents suisses à aller faire leurs courses en France.

2. L'art de vivre suisse
La Suisse est un pays qui fait partie des pays les plus agréables à vivre. Plusieurs villes de Suisse sont classées dans les 10 villes offrant la meilleure qualité de vie (Zurich 2ème, Genève 8ème, Berne 9ème).

Le lac Léman :
Long de plus de 80 km, il offre la possibilité de pratiquer de nombreuses activités nautiques (bateau, ski nautique, aviron, planche à voile). Le lac est bordé d'un côté par les Alpes et de l'autre par le Jura. Cet encaissement rend la navigation très technique, c'est pourquoi les Suisses font partie des meilleurs navigateurs du monde. Le lac est également une frontière naturelle entre la France et la Suisse. J'ai déjà eu l'occasion de participer à des régates sur le lac. Tous les mardis, il est possible de régater sur des bateaux typiques du lac : le Surprise ou le Grand Surprise. Il y a aussi le championnat de la catégorie Grand Surprise auquel j'ai la chance de participer et qui me permet de naviguer au moins 2 week-ends par mois, parfois même pour des régates qui durent plus de 24 heures.

La montagne :
Jura ou Alpes ? Les habitants de Genève n'ont que l'embarras du choix lorsqu'il s'agit de choisir une station pour aller skier à la journée. De très belles stations sont en effet accessibles à 40 minutes seulement de voiture. Il n'est donc pas étonnant de voir la ville se vider tous les week-ends l'hiver. La proximité de toutes ces masses montagneuses permet aux Genevois d'admirer de magnifiques points de vue sur leur ville et de profiter de couchers de soleil sur le Mont Blanc.

La campagne Genevoise :
Genève est entourée d'une campagne riche en belles demeures, en plages au bord du lac, en vignes sur les coteaux du Jura. Il y règne un certain calme et une sérénité qui contribuent à l'amélioration de la qualité de vie. De nombreux centres sportifs ont également installé leurs locaux dans cette région.
Genève est une ville qui, grâce à sa situation géographique, offre de nombreuses occasions d'exercer une activité sportive de plein air.

3. Sortir à Genève

Une ville active professionnellement
Genève est bien connue pour ses nombreuses banques et autres institutions financières. On prend conscience de cette réalité lorsqu'on se promène près du centre ville, un quartier aussi appelé « quartier des banques ». Vous y trouverez toutes les banques que vous connaissez et bien d'autres. La présence de toutes ces institutions financières entraîne une migration des entreprises étrangères vers la Suisse. En continuant de déambuler dans les rues de Genève, vous trouverez les sièges de grandes multinationales ou alors le siège social européen de celle-ci. La Suisse est aussi un pays placé au centre du monde de temps en temps en raison de la présence de nombreuses organisations internationales :
- l'ONU
- l'OCDE
- l'OMS
- le Forum Economique Mondial à Davos

Une ville nocturne
Genève est une ville au caractère international. De nombreux jeunes diplômés s'y rendent pour chercher un emploi. La ville est jeune et dynamique en fin de semaine. La vieille ville de Genève et les magnifiques places piétonnes sont l'endroit idéal pour profiter des soirées et du week-end.

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Découvrir Madrid et les Madrilènes

Emilie Aziz, étudiante en troisième année du Master Grande Ecole a choisi de découvrir Madrid pour son échange académique. Attrayante, ouverte et festive, telles sont les premières caractéristiques de la capitale espagnole.

1) L'arrivée
Je suis arrivée avec mes futures colocataires le 28 août 2012 à l'aéroport BARAJAS Madrid. Nous nous sommes rendues pour quelques jours dans l'hôtel que nous avions réservé sur Gran Via, l'avenue principale du centre de Madrid. A notre arrivée, j'ai été agréablement surprise par la ville. J'avais déjà visité Barcelone et je me suis retrouvée face à Madrid, plus travaillée dans les architectures et des bâtiments propres, une ville vraiment à l'image de ses habitants : vivante et soignée.
Nous nous sommes installées à l'hôtel et avons commencé à prospecter sur internet en vue de trouver un appartement à louer... Les sites défilaient sans vraiment d'aboutissement, la location pour moins d'un an n'est pas souhaitée par la plupart des particuliers vue la situation économique actuelle. Nous avons finalement décidé de prendre le premier appartement que nous avions visité, situé à quelques minutes de la place Callao, du Corte Inglès et de la place Sol. Un bel appartement de 140m², mais petit hic, la décoration Espagnole... pleine d'orange, d'ocre, d'excentricité. Au moins cela nous a permis de nous immerger totalement dans la vie Madrilène ! Consciente de nos difficultés, la propriétaire a accepté de nous laisser les clés de l'appartement dès la deuxième visite et avant même d'avoir réglé les questions de contrat, de loyer, de caution... Premières impressions de Madrid : une ville attrayante, pleine de bonheur, de personnes avenantes et compréhensives.

2) Notre installation
L'installation fut un peu plus laborieuse. Nous avions littéralement craqué sur la localisation en omettant l'appartement lui-même. Notifié comme étant meublé nous nous sommes retrouvées avec un seul lit sur 3 souhaités et des canapés probablement là depuis plus de 30 ans. Lors de la signature du contrat initialement prévu pour 6 mois, nous avons négocié avec la propriétaire de raccourcir la location à 5 mois et en échange d'investir nous mêmes dans le mobilier.
L'adaptation à la vie quotidienne a été plus dure. La vie quotidienne Madrilène n'a absolument rien à voir avec la vie Parisienne, je dirais même que les deux se situent à l'opposé. A Paris, nous avons l'habitude de vivre à 100km/h, de courir, se dépêcher, ne pas communiquer, le métro est d'ailleurs le lieu bien représentatif de la vie parisienne. Alors qu'à Madrid, les gens prennent leur temps, marchent à allure modérée dans la rue, sans se presser, les gens sont souriants, avenants, la communication est un outil principal de la vie. D'ailleurs cette communication est parfois exacerbée par la présence importante du street-marketing pour les restaurants et/ou bar et parfois même des magasins. La cohabitation au sein d'un même immeuble avec des Espagnols est très particulière. Le bruit fait partie de leur vie de tous les jours, ils recoivent beaucoup, et contrairement aux habitudes Parisiennes, des soirées sont organisées dès le mercredi soir, jusqu'au dimanche inclus.

3) Visites & sorties
Notre installation a laissé place petit à petit aux visites et à la découverte de la vie madrilène. C'est une ville qui regorge d'endroits magnifiques.
La Plaza Major est une grande place située au coeur du centre-ville de Madrid où l'on trouve de nombreux restaurants et terrasses. C'est l'endroit le plus emblématique de Madrid.
La Puerta del Sol est une place, anciennement porte historique de la ville de Madrid, d'où son appellation. On y trouve également le km zéro, point à partie duquel toutes les distances de la péninsule sont mesurées. C'est également le lieu de beaucoup de manifestations et de spectacles de rue.
- Le musée Reina Sofia est un musée d'art moderne et contemporain, on y retrouve de nombreuses oeuvres de Picasso, notamment le très connu Guernica.
Le Parc du Retiro est un immense parc de 118 Hectares où les Madrilènes passent des après-midi et profitent du beau temps.
- Et quelques soirées avec des étudiants Erasmus et les élèves de l'ISG en échange à Madrid !!

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Mélodie nous raconte ses premiers jours à Cologne en Allemagne

Mélodie OUZANI, étudiante de 3ème année du parcours associatif, est partie à Cologne dans le cadre d'un échange universitaire. Mélodie nous livre ses premières impressions. 

"Cologne est une ville située dans l'un des 16 länders que comporte l'Allemagne : Rhénanie-Du-Nord-Westphalie (RNW). Il s'agit de la plus grande ville de la RNW avec plus d'un million d'habitants. La ville est très proche de Paris soit 3 heures et 15 minutes par train Thalys. En cas de « Heimweh », c'est à dire « mal du pays », on peut facilement rentrer en France.

Le choix de la destination n'a pas été évident : pays anglophone ou pays germanique ? Après mûre réflexion et suite à ma volonté d'améliorer mon allemand, j'ai choisi l'Allemagne. Avant mon départ, je me suis inscrite dans une école de langue en Allemagne : Carl Duisberg Centrum ( CDC ), il s'agit d'une école existant depuis 50 ans et se trouvant dans plusieurs villes allemande notamment à Cologne. Mon inscription s'est faite en dernière minute (vers le 01 Juillet 2012 pour un cours commençant le 06 Août 2012). Après 2 semaines d'attente et sans conviction quant à une réponse positive, j'ai eu une place. J'ai rapidement opté pour une colocation avec une étudiante allemande, acheté mon billet de train et préparé ma valise. Le 03 août je me suis ainsi retrouvée à Cologne. Premiers pas en dehors de la gare, je vois une église géante et particulièrement impressionnante : c'est le Dom de Cologne. J'ai eu un réel coup de cœur pour cette ville, j'avais l'impression d'être « chez moi » ou comme on dirait en allemand dans ma « Heimat ».

Le mois passé au CDC s'est très bien déroulé, je regrette même de ne pas y avoir passé trois mois. De plus, j'avais cette soif d'améliorer mon allemand et d'apprendre toujours plus. J'ai eu la chance d'avoir été la seule étudiante française, cela m'a poussé à m'exprimer en allemand et parfois en anglais. Je me suis également aperçue qu'il était merveilleux de rencontrer des étudiants du monde entier, d'apprendre sur d'autres cultures, sur d'autres pays et ce au delà des stéréotypes que l'on peut avoir. En restant un mois à Cologne, j'ai eu l'occasion de trouver mon logement : chose difficile car je ne restais que cinq mois (j'ai envoyé quelques 150 mails et obtenu à peine 5 réponses).

Le 31 août, je suis rentrée à Paris avant de retourner le 15 septembre à Cologne pour la pré-rentrée à la Fachhochschule de Cologne. Ce temps passé à Cologne m'a permis de découvrir quelques points sur la culture allemande et les allemands en général :

     " Seules les bouteilles en plastique et en verre tu recycleras "
Lorsque vous achetez une bouteille d'eau affichée à 1,10 €, vous la paierez 1,35 € soit 25 centimes d'euros consacrés à l'achat de la bouteille. Si vous jetez cette bouteille, quelqu'un se fera le plaisir de la ramasser (généralement un sans-abri) afin de la mettre dans un appareil qui permet de récupérer les 0,25 €. D'un autre côté, il n'y a pas de tri des poubelles ... tout est mélangé : quel est l'intérêt de recycler uniquement les bouteilles ? Pourquoi rien n'est fait pour les cartons et autres matériaux afin d'atteindre la perfection... Je répondrai à cette question dans quelques mois.

     " Direct tu seras "
Il n'y a pas vraiment d'hypocrisie et de diplomatie chez les allemands, ils sont relativement directs dans leurs propos.

     "Les Français tu aimeras "
Pour avoir vécu quatre ans à Paris, il m'a fallu une année pour connaître deux voire trois voisins. En Allemagne, en l'espace d'une semaine, j'ai rencontré la moitié des habitants de l'immeuble. Ils m'ont proposé leur aide de façon spontanée, certains m'ont même invité chez eux.

     " Un vélo tu achèteras "
Lors de mon arrivée à Cologne, j'ai eu envie de m'adapter rapidement et de me sentir allemande. J'ai donc acheté un vélo et je n'ai presque pas utilisé les transports en commun. Les routes sont particulièrement bien aménagées pour séparer l'espace réservé aux vélos de celui pour les voitures ou encore des trottoirs.

     " Au feu rouge tu ne traverseras pas "
Un allemand ne traversera pas au rouge et ce même s'il n'y a aucune voiture en vue : il attendra sagement le feu vert. L'explication est simple : traverser au feu rouge vous fait courir le risque d'une amende de 60 € !

    " Contrôleur : invisible tu seras "
Deux dames habillées en civil avec des sacs quelconques entrent et se mettent à contrôler ... Nous avons tous été pris par surprise, nous qui nous sommes habitués aux tenues violettes ou vertes des contrôleurs français.

     " L'alcool dans la rue tu boiras "
Pour s'imprégner de la culture allemande, il faut avoir sa bouteille de bière à la main en pleine rue.

     " Confiance tu feras "
Les allemands sont d'une confiance aveugle, cela donne l'impression qu'ils ne trichent pas et qu'ils sont parfaitement honnêtes : en se rendant dans une boulangerie en self service, personne ne contrôle ce que vous avez mis dans les sachets que vous venez de remplir : le client se charge de dire ce qu'il a pris.

     " Les autres tranquilles tu laisseras "
Si votre tenue vestimentaire sort totalement de l'ordinaire, personne ne vous le fera remarquer, personne ne vous regardera ni se moquera de vous."

La bavière : terre d'accueil

Tom Fontaine est en dernière année du Master Grande Ecole (Parcours Associatif) et passe six mois à Munich dans le cadre d'un stage.

Pour moi, « mon aventure professionnelle », comme j'aime à l'appeler, a maintenant commencé depuis trois mois. Je me trouve en Allemagne à Munich dans l'entreprise WACKER. Si je me suis vite adapté au mode de vie allemand, celui-ci est cependant assez différent du nôtre. Je vais ici vous décrire les différences majeures que j'ai remarquées en  Bavière.

Munich est une merveilleuse ville pour les amoureux à la fois de la ville et du grand air, car la ville se situe à 30 min des Alpes et de nombreux lacs l'entourent. D'autre part, la ville en elle-même est moderne et dynamique. Les amateurs d'arts ne seront pas déçus avec de nombreux musées, dont un triptyque de Pinacothèques.


En ce qui concerne la nourriture, l'eau sera remplacée par la bière qui est plus économique ici et le porc sera revisité à toutes les sauces (sans mauvais jeu de mots) souvent accompagné de « Kartoffeln ». N'espérez pas manger de bœuf, vous n'en trouverez nulle part à mon grand regret. Pour acheverce portrait gastronomique, vous serez obligé de vous laisser tenter par le fameux Bretzel qui se déguste sans modération.


Ce qui frappe le plus en arrivant, c'est l'honnêteté des allemands ainsi que leur respect pour les autres. On sent que la collectivité prime sur l'individu. Les rues sont propres car les gens font attention, et tout le monde vous aide en cas de soucis. J'ai d'ailleurs reçu un excellent accueil de la part de mes collègues et je me suis très vite senti intégré. Un climat de confiance règne, pas de portillons dans le métro, des caisses où mettre de l'argent en échange de fleurs ou de légumes; nous sommes dans un système qui s'autogère, ce qui est très agréable. Le revers de la médaille est qu'il ne faut jamais trahir un allemand. Si vous ne respectez pas les règles, les sanctions seront importantes. Les différences avec la France sont donc nombreuses, même si l'on reste dans une culture occidentale avec un héritage commun.

Il faut noter - et c'est pour moi le point le plus important - que malgré les différends passés entre nos pays, le traumatisme post-seconde guerre mondiale est enfin passé; ce qui est une réelle source d'optimisme pour l'Europe. Quoi de plus beaux que des gens qui se respectent et qui peuvent avoir une discussion sur le nazisme sans que cela ne soit tabou ?


Pour conclure j'aimerais m'attarder sur la qualité de vie allemande. Les pistes cyclables sont aussi nombreuses que nos couloirs de bus parisiens, le Bio est abordable et surtout les gens touchent de meilleurs salaires pour un coût de la vie plus faible. La « Deutche Qualität » est donc recherchée par tous, aussi bien au travail qu'en termes de qualité de vie.

La meilleure façon de découvrir étant de la visiter, je vous recommande la Bavière, qui est pour moi une des plus belles régions d'Europe.

Différences culturelles : quelques spécificités irlandaises

Edgar, étudiant de troisième année en Master Grande Ecole, parti en échange universitaire à Dublin, nous apporte son témoignage.

Edgar.jpgDublin est la capitale de l'Irlande, qui est indépendante du Royaume-Uni (à la différence de l'Irlande du Nord et de sa capitale, Belfast). Dublin est peuplée d'environ 1,2 million d'habitants et compte plus de 1000 pubs ! La monnaie est l'euro mais, comme en Grande Bretagne, on roule à gauche !

Dublin est coupée en 2 par une rivière : la Liffey, qui marque la différence entre Dublin Sud etDublin Nord. La différence était plus marquée il y a 20 ans, du fait de l'écart de niveau de vie entre les deux rives. Le Sud était riche et le Nord plus populaire. Aujourd'hui la disparité entre le Nord et le Sud de Dublin est moins marquée.

En marchant dans Dublin, il est impossible de ne pas remarquer la présence des pubs et des publicités liées à la bière. La bière fait entièrement partie de la culture irlandaise à tel point que la Guinness est une sorte de symbole national. D'ailleurs, pour l'anecdote, le symbole de la République d'Irlande qui est la harpe, a été emprunté à la Guinness et non l'inverse ! Ainsi, le pub irlandais est une véritable institution. En sortant du travail, les Irlandais ont pour habitude de s'y retrouver. A la différence de la France, tous les pubs offrent la même qualité de service et ne visent pas une clientèle particulière. On peut y croiser des touristes, des hommes d'affaires, des retraités ou des étudiants.

Le sport a une place importante en Irlande. A la différence de la France, où le football a une nette prédominance, l'Irlande a de nombreux sports nationaux. Les irlandais pratiquent le football, le rugby mais aussi des sports gaéliques assez étranges et dont les règles ne sont pas toujours faciles à cerner ! La GAA, « Gaelic Athletic Association », est composée de 2 sports : le hurling et le foot gaélique. Le hurling se joue à l'aide d'une crosse et chaque match à Cork Park réunit 82 000 supporters. Le foot gaélique se joue avec une sorte de balle de basket et avec des règles empruntées à la fois au football et au rugby. Dans le sport aussi, on retrouve la différence entre le Nord et le Sud de Dublin car le rugby se joue uniquement au Sud alors que les sports gaéliques se jouent au Nord. La culture irlandaise est également marquée par les courses de lévriers : dograce. J'ai eu la chance d'assister à l'une d'entre elles. Quelques touristes comme moi se divertissaient en regardant cette pratique peu courante alors que les nombreux Irlandais présents se concentraient sur leurs paris, ce qui rendait l'ambiance très électrique.

Je tiens à dire que beaucoup de préjugés n'ont pas lieux d'être. Premièrement, le ragoût n'est pas le seul plat servi. Ensuite, il ne pleut pas si souvent, et d'ailleurs, les averses sont suivies de belles éclaircies. Et enfin, l'ensemble de la population n'est pas constitué que de roux !

Dublin , une ville cosmopolite, jeune et dynamique

Charlotte BONNET est une étudiante de troisième année du parcours associatif. Dans le cadre de son échange académique Charlotte est partie étudier en Irlande dans la ville de Dublin.

Charlotte.jpgLa description que je peux faire de l'Irlande est un peu différente des idées reçues que l'on peut avoir. En effet, l'Irlande n'est pas peuplée que de roux sous un ciel pluvieux. Depuis, mon arrivée, le 6 septembre, je n'ai eu qu'une journée de pluie et les roux se font bien plus rares que ce que l'on peut imaginer. Cependant, les pubs sont eux bien présents et font partie de l'emploi du temps quotidien de l'irlandais. En effet, il n'est pas rare d'en trouver 4 à 5 par rue afin de déguster le fameux breuvage d'Arthur Guinness ! Dans ces pubs, des gens de tous les milieux sociaux se retrouvent et pas question d'aborder des sujets tracassants, ici, on se change les idées. Cette ambiance festive rend la ville très agréable à vivre et chaleureuse.Outre,la guinness, le sport est lui aussi très populaire en Irlande. En effet, le foot et le rugby sont très pratiqués dans ce pays mais aussi d'autres sports plus traditionnels tels que le foot gaélique et le hurling,dont les règles sont encore assez floues dans ma tête. Dublin n'est pas une très grande ville, il suffit seulement de 15 minutes à pied pour traverser le centre, elle est belle et assez lumineuse étant donné que les immeubles ne dépassent jamais trois étages et que les rues sont larges. Dans la rue, on croise toute sorte d'artistes : des groupes de musiques, des « hommes statues », des danseurs... ce qui rend encore une fois la vie à Dublin très conviviale.

dublin rue.pngDublin 1.png

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