école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Etudier à Dublin : une opportunité enrichissante

Guillaume Seignol est en dernière année de Master Grande Ecole au sein de l'International Track. Il partage avec nous son expérience en échange académique au Griffith College, à Dublin.

Dublin

dublin 1.jpgJe suis arrivé à Dublin mi-septembre pour une année universitaire au Griffith College. C'est une ville à taille humaine - tout ou presque peut se faire à pied - et plutôt silencieuse, avec beaucoup de vélos. Le centre-ville se situe au Sud de la Liffey, le fleuve traversant Dublin, autour de Grafton Street, rue piétonne où se trouvent la plupart des grands magasins, et Temple Bar où l'on trouve une multitude des bars et boîtes de nuit. En attendant de trouver une chambre dans une colocation, j'ai loué une chambre chez un jeune couple via Airbnb pour les deux premières semaines. J'ai appris à mes dépens que se loger à Dublin est devenu extrêmement compliqué depuis la reprise économique. Les gens cherchent des professionnels plutôt que des étudiants et les loyers sont devenus beaucoup plus chers.

N'ayant toujours pas trouvé au bout de deux semaines, j'ai prolongé mon séjour chez le couple, puis en auberge de jeunesse pendant trois semaines. Sans résultats après deux mois, je suis finalement retourné chez eux en tant que colocataire jusqu'à mon retour à Paris.

Griffith College

Griffith College dispose de trois campus dans : Dublin, Cork dans le Sud du pays et Limerick à l'Ouest. Le campus de Griffith College Dublin où j'ai étudié est situé au bord du canal Sud de Dublin. A taille humaine, il se compose d'un espace vert entouré de plusieurs bâtiments qui contiennent des salles de cours, les bureaux de l'administration et une bibliothèque. J'y ai suivi le programme Graduate Business School en Master of Science in International Business, soit 13 cours, répartis sur deux semestres : Business Planning and Entrepeneurship, e-Business and e-Marketing, Corporate Responsibility, Global Marketing Methods and Mindsets, Globalisation, International Marketing Management, International Strategy, Legal Environment and Corporate Governance, Leadership and Management Development, Management Accounting and Control, Strategic Human Resources Management, Technology and Business Innovation et enfin Business Research Methods, pour préparer la rédaction du mémoire de fin d'études. Malgré l'absence de contrôle continu avec uniquement des examens à la fin de chaque semestre dans chaque matière, l'université nous demandait énormément de travail personnel puisque nous avions des travaux, individuels ou en groupe, dans chaque matière. Griffith College est axé sur l'international et accueille de nombreux étudiants d'horizons différents : une grande partie vient d'Inde et de Chine et le reste vient d'Europe, des Etats Unis, du Brésil et de Russie. Cela crée un melting pot culturel en cours, qui est très enrichissant !

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Différences culturelles

Malgré la proximité de l'Irlande de la France, la culture est différente. Le premier contact est très agréable et on s'aperçoit immédiatement de l'accueil chaleureux des Irlandais dès l'atterrissage à l'aéroport. Ce sens de l'accueil est toujours présent dans les rues de Dublin ou les personnes âgées notamment sont toujours prêtes à échanger quelques mots pour vous parler du temps merveilleux qu'il fait. L'accent irlandais est assez compliqué à comprendre et variable selon les régions. L'un des symboles de l'Irlande est évidemment la bière Guinness, dont l'usine est située à Dublin et peut être visitée. On trouve aussi le musée Jameson, fameux whisky irlandais réputé dans le monde entier, avec dégustation lors de la visite. Les Irlandais ont pour habitude d'aller au pub seul ou entre amis. C'est le meilleur endroit pour se sociabiliser puisque les gens y sont très accueillants et toujours prêts à avoir une discussion avec vous.

Au niveau de la cuisine, elle est très riche. Au petit déjeuner, on mange des saucisses, des œufs et du bacon ce qui constitue un gros petit déjeuner. Au déjeuner, un sandwich suffit et au dîner, on mange de nouveau un gros repas avec comme spécialité le Guinness stew, ragoût de boeuf à la Guinness. Enfin, la différence avec la France se trouve aussi dans la façon de se saluer. Lors d'un premier contact avec une fille, le serrage de main est de mise. Faire la bise à quelqu'un qu'on ne connaît pas personnellement est inimaginable et pour ceux qui se connaissent, c'est l'accolade qui est de mise, comme en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Vivre à l'étranger est évidemment un challenge puisqu'il faut sans cesse s'adapter à la culture du pays d'accueil. Etudier aux côtés d'étudiants de dizaines de nationalités différentes sur le campus de Griffith College, m'a apporté une vision différente, une plus grande ouverture et des connaissances approfondies sur les sujets du monde de l'entreprise qui sont primordiaux pour s'introduire sur le marché du travail. Cet apport se fait en complément de la formation déjà reçue à l'ISG à Paris dont les cours en anglais ont été un énorme atout pour la suite.

Dubai : voyage à l'autre bout du monde

Gregory Meichel, étudiant en Parcours Associatif, découvre Dubaï lors de son échange académique au sein de l'IMT (Institut de Management Technologique). Il partage son expérience avec nous.

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Echange académique

Une expérience à l'étranger est un atout indéniable sur un CV. Cela peut faire la différence et démontre la capacité de l'étudiant à s'intégrer, à s'adapter à une nouvelle culture mais aussi à développer sa pratique des langues étrangères dans un cadre extra-scolaire. Cette expérience m'a permis d'approfondir mes connaissances au sein d'un système d'enseignement différent, dans lequel la théorie doit être acquise par l'étudiant seul, grâce aux livres. Les cours sont dispensés pour approfondir cette théorie sous forme de cas pratiques et permettre les échanges entre étudiants de plusieurs pays. Dubaï est un grand melting-pot de culture. Aussi, chaque matière intègre sa part de cross cultural management. Que cela concerne la supply-chain, la gestion de projets ou le marketing, les professeurs mettent en avant, en plus des méthodes, des recommandations concernant la mise en oeuvre dans chaque culture.

La chaleur, qui peut être un frein sur la période de juin à août, devient clairement un avantage le reste de l'année avec une température constante de 25 degrés. Il est très agréable de se réveiller le matin sans avoir à se poser la question d'emmener ou non son parapluie. Avec la plage à proximité, les commerces à l'intérieur même des immeubles d'habitation, les piscines et salles de sport sur les toits, Dubaï propose une qualité de vie, que j'ai vraiment appréciée. Et si la France vous manque, il est tout à fait possible d'aller manger une raclette dans un restaurant français après une descente de ski dans un centre commercial ! Seul bémol, la vie culturelle est encore peu développée.


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Perspectives d'avenir

Les nombreux échanges avec les expatriés et mon expérience personnelle au cours de ces 4 derniers mois m'ont permis de me forger ma propre opinion sur cette ville et ses nombreux avantages. Le marché du travail permet d'évoluer et de changer de fonction facilement. Contrairement à la France, où chaque compétence correspond à un métier, le marché du travail de Dubaï est calqué sur le modèle américain, où l'expérience prime sur les diplômes. La communauté d'expatriés est très développée et accueillante, par exemple, j'ai décroché un entretien d'embauche dans une entreprise simplement en discutant avec un inconnu lors d'une soirée. Cela permet de diversifier son portefeuille de compétences et de se créer très facilement un réseau. Malheureusement, il m'a été impossible de cumuler mes horaires de cours avec ceux du poste proposé. Même si j'aspire à commencer ma carrière professionnelle en France, je n'exclue pas de retourner à Dubaï un jour. L'absence de taxes ou d'impôts, le climat agréable, les salaires élevés des expatriés et la sécurité sont autant d'avantages motivants.

Bilan personnel

Je retiens de ce semestre une formidable expérience. Outre le fait de découvrir un nouveau pays et une nouvelle culture, ces 4 mois d'expatriation m'ont permis de m'intégrer dans un univers inconnu et d'y prendre mes marques. Je suis convaincu que cela a développé mon ouverture d'esprit et mes capacités d'adaptation et m'a donc préparé à mon entrée dans le monde professionnel.

Mes nombreuses rencontres m'ont également beaucoup apporté. Les locaux sont très fiers de leur ville et toujours présents pour vous faire visiter des endroits ou vivre des moments, que vous n'auriez pu connaître sans eux : déguster un repas typique de riz et de poulet uniquement avec la main droite, visiter le vieux Dubaï et ses boutiques typiques...

6 mois à Casablanca : un semestre riche en apports

L'internationalisation est au coeur du Programme Grande Ecole de l'ISG. Rim Laraki, étudiante en 3ème année, a décidé de s'expatrier à Casablanca, au Maroc. De retour en France, elle dresse le bilan de son expérience.

casa.jpgApports en terme de compétences

Compétences en stratégie et en gestion : chaque prise de décision doit être justifiée, puis évaluée. Ainsi par le calcul du seuil de rentabilité, du retour sur investissement prévu et la détermination de la conséquence espérée de chaque décision, j'ai pu apprendre à prendre du recul et à modérer mon enthousiasme pour privilégier une approche rationnelle. J'ai analysé les résultats et les résultantes de mes décisions pour construire une réflexion stratégique plus aboutie. Je me réfère à une célèbre phrase de Napoléon Bonaparte : « Se faire battre est excusable, se faire surprendre est impardonnable » !

Compétences en communication : optimiser les ressources d'un petit budget. Stuart H.Britt a dit « Pour une entreprise, ne pas réaliser de la publicité, c'est comme faire de l'oeil à une fille dans le noir. Vous savez ce que vous faites mais personne d'autre ne le sait ». Mon challenge durant ce projet a été de faire connaître une jeune marque française, créée en 2010, à notre cible marocaine, avec un petit budget de communication. Ainsi la nécessité d'optimiser les ressources pour créer un impact de notoriété m'a permis de développer ma créativité, ainsi qu'un sens de l'observation et d'analyse des ressources non pécuniaires à exploiter, et enfin d'utiliser mon sens du relationnel. Dans ce contexte, j'ai développé une alternative à l'affichage, nous avons utilisé la façade supérieure de la vitrine pour placer une affiche de la marque Bobbies. Pour faire connaître la marque aux clients de la boutique, j'ai organisé une journée de présentation de la collection sous forme de cocktail. J'ai également envoyé un communiqué de presse aux magazines de mode, ce qui a été fructueux puisque le célèbre magazine « L'Officiel Maroc » a relayé l'information.

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Durant ce semestre, j'ai réalisé la nécessité de clarifier mes idées, d'aller jusqu'au bout d'un raisonnement, de m'appuyer sur des données rationnelles et de rester fidèle à mon éthique. J'ai également pris confiance en moi.

Au cours de mes lectures, une phrase de Warren Buffet a particulièrement retenu mon attention et représente bien ma philosophie personnelle et professionnelle : « Vous n'avez pas raison ou tort parce que d'autres sont d'accord avec vous. Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et votre raisonnement est juste ».

Je souhaite effectuer 4 mois supplémentaires de stage pour développer la marque « Bobbies Paris » au Maroc. Après avoir investi sur deux collections, les bénéfices réalisés ont été réinvestis pour cette collection d'été et le projet est en passe de devenir autonome financièrement. C'est dans cette perspective que je vais gérer la marque pour cette saison d'été et débuter la prospection de boutiques dans une autre ville du Maroc, Marrakech, pour commercialiser la marque de chaussure.

Bilan personnel

Ce stage a été pour moi un concentré d'expériences, non seulement sur le plan professionnel mais aussi sur le plan humain. J'ai eu la chance de faire des rencontres enrichissantes et stimulantes. Je me suis ainsi dévouée à gérer un projet qui me tenait à coeur et pour lequel j'étais maître à bord, et mes efforts ont été concluants. Dans ce contexte, j'ai pu expérimenter une réelle approche de l'entrepreneuriat et je suis aujourd'hui confortée dans mon désir de créer mon entreprise. Mon bilan de cette aventure est une fierté de réalisation de soi, et une reconnaissance envers l'ISG pour ce cursus qui a parfaitement répondu à mes attentes et à mon quotidien.

Londres, ville dynamique et cosmopolite

80.jpgDéborah Madar, expatriée, nous fait découvrir Londres, une ville riche et cosmopolite.

Quelles sont tes premières impressions ?

Londres est une ville riche de part ses choix dans tous les domaines : culturels, politiques, économique... Londres est une ville hyperactive. En effet, au niveau mondial, elle occupe la deuxième place financière grâce à son quartier d'affaires communément appelé « la City » et celui qu'on assimilerait à notre quartier de la Défense, « Canary Wharf ». Les londoniens ne s'arrêtent jamais, le métro le reflète aisément car il est toujours bondé. La marche doit également être rapide et ordonnée que ce soit dans le métro ou sur les trottoirs. En effet, il y a un sens de marche à Londres... Pour être honnête, j'étais un peu perdue au début, peur de ne pas suivre le rythme, peur de ne pouvoir me faire une place, mais j'ai su peu à peu me créer un chemin, un rythme de vie pendant quatre mois et enfin pouvoir me balader avec confiance telle une londonienne avérée.

La communauté française est très présente à Londres. En effet, beaucoup de financiers français viennent s'installer dans cette ville pour faire fructifier leur argent. La politique d'imposition étant plus généreuse à Londres, elle est donc avantageuse pour des jeunes financiers en quête de réussite.

Parles-nous de ton intégration ?

Ayant déjà un petit cercle de connaissances à Londres, j'ai pu m'intégrer assez rapidement. Durant mon premier mois, un ami m'a prêté son appartement dans le quartier « posh » (bourgeois) de Chelsea, j'ai pu découvrir la population aisée de Londres, avec des défilés de voitures de luxe tous les jours, défilés auxquels je n'étais absolument pas habituée dans ma vie ordinaire de parisienne. En effet, les richesses sont davantage exposées qu'en France, tout le monde assume son statut, il n'y a pas de jalousie perceptible. Puis, je me suis déplacée un peu plus dans l'ouest de Londres dans le quartier de Earls Court, quartier animé et dynamique, proche du grand casino et toujours actif. Je ne me sentais jamais seule.

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Les quartiers de Londres sont cosmopolites, d'une rue à une autre, je pouvais sentir les odeurs de chaque pays, parfois j'avais l'impression de me retrouver en Inde dans l'est de Londres avec des senteurs épicées puis en Chine dans le quartier de Soho et enfin dans les quartiers bourgeois de l'ouest londonien. J'ai rencontré des promoteurs français et anglais, qui m'ont fait découvrir la vie nocturne de Londres. Tout est différent de Paris, les gens sont plus avenants, les styles sont plus originaux, chacun impose une personnalité singulière et atypique. J'ai rencontré des personnes de tous les horizons, même improbables comme des islandais par exemple. C'était extraordinaire de découvrir toutes ces cultures, cela m'a permis d'enrichir ma culture et d'ouvrir davantage mon esprit.

Différences culturelles : quelques spécificités malgaches

ll.jpgCaroline Ranaivo, étudiante du Programme Grande Ecole de l'ISG, nous livre quelques particularités de la culture malgache.

Travailler à Madagascar

Travailler à Madagascar, quand on vient d'un pays européen, c'est avant tout faire face à des conditions de travail différentes. Le salaire minimum y est de 30€ par mois et un cadre supérieur peut toucher l'équivalent de 400€. Le niveau de vie est pourtant assez élevé, il va sans dire que vivre avec 30€ par mois signifie tout simplement être pauvre. A titre d'exemple, le Directeur Général d'une société commerciale peut toucher l'équivalent de 10 000€ par mois alors que le salaire le plus bas dans la société est de 40€.
La semaine de travail est de 40h et non de 35h comme en France et la pause déjeuner dure 2h. Au début de mon stage, l'adaptation n'a pas été facile. Quand on travaille dans un cabinet d'audit, on ne travaille pas 8h par jour mais plutôt 12h par jour, et on enchaîne aussi quelques samedi de temps en temps, sans que cela soit comptabilisé en heures supplémentaires.

Les télécommunications ranaivo.jpg

Une des choses à laquelle il faut s'adapter à Madagascar concerne les télécommunications, et plus précisément Internet et la téléphonie. Car à Madagascar, il n'existe pas d'Internet illimité ni de haut débit. Plus exactement, l'Internet illimité et le haut débit existent mais à un coût très élevé, et la qualité du réseau n'est pas du tout la même qu'en France. D'ailleurs, celle-ci varie énormément selon l'opérateur ou le lieu (la connexion est meilleure au travail par exemple). Concernant la téléphonie, il n'existe pas non plus d'appels et de sms illimités. La majorité des malgaches ont opté pour des cartes prépayées, à recharger très souvent donc. Il existe trois opérateurs à Madagascar, et la plupart des personnes disposent donc de 3 cartes à puces afin d'utiliser chacune d'entre elles selon le numéro de téléphone à appeler. Quand une personne ne dispose pas de crédits pour appeler, elle se dirige généralement vers les « taxis-­phones ». Ce sont tout simplement des lieux où l'on peut appeler, acheter des recharges...Il suffit d'avoir une petite table, un parasol et des téléphones portables pour ouvrir un « taxi-­phone ».

Les moyens de transport

Les bus : Concernant les bus, ce ne sont pas de gros engins comme il en existe en France. Ce sont plutôt de "petits" véhicules qui peuvent contenir 25 personnes environ, où le confort est plutôt sommaire et les places étriquées. Comptez 400 Ariary par trajet, que vous paierez à un receveur qui encaissera la somme due. Pour donner un ordre d'idée, c'est comme si on prenait un bus de la Ratp, et que, pendant le trajet le receveur nous demandait de payer une certaine somme, et qu'à chaque arrêt du bus, celui-­ci appelait les clients en détaillant le trajet du bus.

Les taxis : Vous vous êtes toujours demandé ce que devenaient les vieilles 4L et 2 CV des années 70 ? A Madagascar, la majorité des taxis sont des 2 CV ou des 4 L. Avec un petit côté vintage, ces véhicules à qui l'on a donné une seconde vie sont une alternative aux bus. On ne facture pas le trajet selon les kilomètres parcourus, comme en France. Avant chaque course, le chauffeur vous propose un prix que vous allez bien entendu marchander comme il est de coutume de le faire là-­bas. Mais dans la capitale, le prix ne sera jamais inférieur à un litre d'essence et dépendra de l'heure du trajet, du trafic... Autre point, on ne donne pas une adresse au chauffeur, mais plutôt un endroit symbolique situé à côté de votre destination. Enfin, pendant les heures de pointe, partager son taxi est monnaie courante.

ranai.jpgLa nourriture

La première chose qui choque un étranger venu faire son marché, ce sont les normes sanitaires. Elles sont très différentes de celles des pays européens si vous achetez au marché. On achète des
produits de saison pour les légumes et les fruits, et pour la viande, on va chez le « boucher » sans être trop regardant sur les normes d'hygiène. D'ailleurs, les malgaches ne mangent pas de viande de boeuf, mais du zébu, de la même famille. Pour le reste, on va soit dans les supermarchés, soit dans les épiceries. Il y en a à chaque coin de rue, et contrairement aux petites épiceries de quartier que nous avons en France, le prix n'est pas exorbitant. On y trouve de tout : à boire, à manger, des produits pour la maison, des cigarettes, du pain... Le riz est l'aliment principal des malgaches auxquels ils associent de la viande ou autres accompagnements. Au travail, très peu d'entreprises disposent d'une cantine donc les salariés mangent dehors, dans des restaurants au standing varié. On les appelle des « gargottes » : les salariés viennent y manger le midi, le service est rapide, les plats sont variés et les prix sont très bas.

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Cologne à l'image de l'Allemagne, une ville accueillante et bien organisée !

Etudiante en 3ème année du Master Grande Ecole, Fanny Binot est en échange académique à Cologne et nous raconte ses premières semaines en Allemagne.

"Mon arrivée à Cologne, surnommée la « métropole du Rhin », 4ème plus grande ville d'Allemagne avec son million d'habitants, n'a pas été de tout repos. Je ne savais que peu de choses sur cette ville du Land Rhénanie-du-Nord-Westphalie, avant de m'y rendre pour y vivre. Après 3h15 de Thalys, la première image que l'on aperçoit, est celle des clochers du « Dom », la cathédrale de Cologne, bordant le Rhin, surplombant majestueusement la ville depuis 1322 et construite pour accueillir les reliques des rois mages. C'est actuellement la deuxième plus haute église au monde.

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Une fois cette sensation de grandeur dépassée, il faut alors se mettre à la recherche d'un appartement. Je suis en effet arrivée à Cologne sans savoir où loger. La compréhension du marché de l'immobilier et de la façon dont s'effectuent les recherches et les transactions dans le pays, ne fût pas simple. La ville brasse énormément d'étudiants, son université étant l'une des plus grandes et reconnues d'Allemagne. Peu d'appartements sont donc disponibles, et rarement pour des périodes concordantes. Mais après une semaine périlleuse, rythmée par les recherches de tous les réseaux Wifi de Cologne (les agences de locations se trouvant uniquement sur internet), j'ai réussi à signer un contrat.

Débute alors l'installation, le déménagement, et l'appréhension de la vie quotidienne au sein d'une ville inconnue, dans une langue qui n'est pas la sienne. C'est ainsi que l'on se rend compte que même dans un pays si proche du nôtre, tout est différent. Chaque chose du quotidien prend beaucoup plus de temps et d'énergie à accomplir dans un premier temps. Comme ouvrir un compte, régler les assurances maladies, se procurer une connexion internet, acheter des billets de train, faire des courses ... Mais une fois la phase de surprise passée, ce que je retiens de ces deux premières semaines, à part le stress et la fatigue, c'est avant tout l'efficacité.

L'organisation de l'administration, les temps d'attente, les papiers à fournir, tout y est optimisé et rigoureux. La plupart des gens s'expriment dans un anglais irréprochable, et sont serviables, prêts à aider, même s'ils doivent pour cela empiéter sur leur propre temps. On peut retenir aussi que le climat y est différent (continental), que la ville est assez importante pour avoir son propre dialecte, ses propres chaînes de télévision et stations de radio, et bien sûr, sa propre bière, la Kölsch. C'est aussi la ville qui concentre le plus d'immigration en Allemagne, et la capitale homosexuelle du pays.
C'est la plus ancienne cité d'Allemagne, car elle fut érigée à l'époque romaine, d'ou la présence de nombreux vestiges architecturaux de diverses périodes, façonnant l'esthétique de la ville depuis des siècles. 

Pour conclure ; l'Allemagne semble être un pays accueillant et bien en place à la fois en interne et sur la scène internationale, comme le prouvent ses performances économiques, mais tout cela n'est qu'une constatation de surface. Il faut du temps pour appréhender un pays en profondeur."

Découvrez les multiples visages de Los Angeles

Jennifer Amselek, étudiante en troisième année du Master Grande Ecole partage ses premières expériences et impressions de Los Angeles où elle effectue un stage.

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J'ai toujours été fascinée par « l'American Way of Life », autrement dit le mode de vie américain véhiculé par le cinéma mais aussi au travers des produits que l'on consomme quotidiennement. Les Etats

Unis représentent à mes yeux un pays incontournable pour bâtir une expérience professionnelle à l'étranger et développer ses connaissances en anglais des affaires, ce qui est de nos jours indispensable.C'est pourquoi j'y ai choisi d'y faire mon stage.

Mon installation et mes premiers jours dans le pays
J'avais une semaine pour m'installer et découvrir la ville avant de commencer mon stage dans une des agences de marketing les plus réputées de Los Angeles. Une amie de longue date, Diane, installée sur place depuis près d'un an, m'a tout naturellement proposé de m'héberger le temps de trouver un appartement. Je suis donc logée chez elle avec son colocataire, un étudiant américain.
L'appartement est un quatre pièces situé dans un immeuble typique Californien de West Hollywood tout près de Bervely Hills un des quartiers les plus prisés de la ville.
J'y ai très vite pris mes marques et après quelques jours ils m'ont proposé de m'y installer durant mes quatre mois de stage. J'ai tout de suite accepté car d'une part l'idée d'habiter seule dans un pays étranger me faisait un peu peur, mais également parce que le quartier me plaisait beaucoup.J'ai d'ailleurs pu faire des rencontres dans le voisinage notamment grâce à une boulangerie française située tout près de l'appartement appelée « Les Champs Elysées ». Cet endroit est très convivial et est un peu le point de rendez-vous pour les français de la ville qui restent tout

de même très attachés à leurs croissants le matin ! Je tiens quand même à signaler que les croissants font ici deux à trois fois la taille française.

La découverte de la ville
Une métropole s'étalant sur plus de 1200km² avec soleil et palmiers au rendez-vous, on se croirait dans un film Hollywoodien ! Ma seule déception est qu'il est impossible de se déplacer à pied dans les rues. On m'avait prévenu mais je ne m'attendais vraiment pas à cela ! Les trottoirs sont immenses et quasi déserts, le réseau de transport en commun de la ville est très peu développé. Pour vous donner une idée, en transport il faut 1h30 pour se rendre de l'appartement à l'entreprise dans laquelle j'effectue mon stage et en voiture 12 minutes seulement ! Je n'avais donc pas vraiment le choix et je me suis procuré une voiture que j'ai louée pour quatre mois dès le lendemain de mon arrivée, avec une envie pressante de découvrir la ville et ses quartiers. L

a bonne nouvelle c'est que l'essence est moins chère comparée aux prix européens. En effet, ici un gallon (environ 3litres) coûte 3,60$ en moyenne. Il est également très facile de se garer dans la ville et presque chaque magasin possède un parking réservé à la clientèle. Ce qui explique sans doute pourquoi il n'est pas rare de trouver ici des voitures que je qualifierais de « géantes ».
Je me suis également très vite aperçue qu'il était possible de faire ses courses sans même sortir de son véhicule, en effet, il n'est pas rare de trouver des restaurants proposant ce service appelé « Drive-in », mais le plus surprenant est qu'il y a ici des pharmacies ou des distributeurs d'argent qui le proposent.
Mon amie Diane m'a introduit dans son cercle d'amis composé de français installés sur place mais également d'américains avec lesquels je me suis très bien entendue. Elle s'est montrée très enthousiaste à l'idée de me faire visiter Los Angeles avant que je démarre mon stage.

Ici les quartiers de par leur grandeur et leurs différences ressemblent à une ville à part entière. Je suis tout d'abord aller découvrir les plages, c'est très fidèle à ce que l'on peut voir dans les films. En effet, à Malibu ou encore à Santa Monica, les maîtres nageurs appelés ici « Life Guard » surveillent d'avantage les surfeurs que les baigneurs et sont vêtus d'un maillot rouge exactement similaires à ceux de la série « Alerte à Malibu ». Cependant, la plage qui m'a le plus marquée est sans aucun doute celle de Venice réputée pour abriter des artistes en tout genre.On y trouve une promenade aux immeubles colorés et décorés par du « Street Art » sur laquelle les artistes vendent et exposent leurs oeuvres. A Venice il y a aussi de quoi satisfaire les sportifs avec de longues pistes cyclables, un skate park, mais aussi la célèbre « Muscle Beach », semblable à une salle de sport en plein air dans laquelle des célébrités comme Arnold Scwarzenegger ont leurs habitudes.

Le quartier de Down Town, le quartier des affaires de la ville qui avec ses grands buildings fait pensé à un Manhattan version miniature. Mon amie ne m'y a pas emmené pour découvrir le quartier mais pour aller dans un stand de tir ! Oui un stand de tir et pas n'importe lequel ! Il s'agit du « Los Angeles Gun Club », le plus connu de la ville pour son large choix d'armes. Ici, dès 18 ans on peut se rendre dans des stands comme celui-ci et tirer avec les armes de notre choix. Ce fut une expérience assez effrayante mais très excitante.

J'ai également visiter le quartier de Beverly Hills où je me suis promenée sur la prestigieuse Rodeo Drive avenue qui abrite toutes les marques de luxe. A Beverly Hills, j'ai également pu apprécier la propreté des rues arborées de palmiers. Cependant, à ma plus grande déception, les maisons de stars ne sont pas au rendez-vous, en effet, ces dernières y sont très cachées et protégées des regards.

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Naturellement, dans une ville comme Los Angeles, les visites culturelles liées au cinéma sont incontournables ! Je suis allée sur Hollywood Boulevard découvrir le fameux sol étoilé et les empreintes de stars, j'ai d'ailleurs eu le plaisir d'y croiser Zinedine Zidane, comme quoi il y a vraiment des célébrités sur Hollywood Boulevard ! J'ai également pu apercevoir sur les hauteurs du quartier le fameux « Hollywood sign » de plus près.
Ma plus belle visite dans la ville du cinéma a, sans aucun doute, été la découverte
des studios Universal. J'ai pu y voir des effets spéciaux en direct, notamment ceux
de films que je connaissais. J'ai été fascinée de voir dans quelles conditions sont tournés les films et les séries. On reproduit des morceaux de ville entiers en studio pour un tournage, cela a l'air d'être une véritable ville.

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S'installer à Londres : l'expérience de Tamara.

Tamara GROZDOFF en stage à Londres nous fait part de ses premiers pas dans la capitale anglaise.

J'ai été amenée à plusieurs reprises à aller à Manchester et à Londres. Je suis donc plutôt familiarisée à la ville, son rythme, ses quartiers, son fonctionnement et au mode de vie anglais en général. Mon adaptation fut donc plutôt celle du quotidien, en tant que résidente à Londres, et celle du rythme professionnel. Londres est une ville très agréable, très verte. Il y est facile d'y vivre et de s'y déplacer. Les magasins sont ouverts tard le soir, et le dimanche. Tout est pratique et facile pour le consommateur. De plus, les anglais sont accueillants et très serviables. Ils respectent les règles établies, pas de fraude dans le métro, ils ne doublent jamais dans les files d'attente... Les premières impressions sont donc positives et enthousiastes.Vivre à Londres m'a cependant fait prendre conscience de la réalité du quotidien pour l'ensemble de la population. Je me suis rendue compte, une fois passés outre la facilité de la vie et l'enthousiasme affiché des Anglais, que la vie n'y est pas toujours facile. Tout y est très cher et la différence entre les différents niveaux de vie y est visible.

Je suis arrivée à Londres une semaine avant le début de mon stage. Cette semaine m'a permis de faire toutes les démarches nécessaires avant mon installation : rendez-vous avec l'agence de location, achat d'une carte SIM anglaise, achat de la carte de transport, aménagement de mon lieu de vie etc.S'agissant du logement, il est difficile de trouver une location dans le centre à un prix raisonnable, c'est pourquoi je me suis rapidement tournée vers la colocation, système très développé à Londres. J'ai eu la chance d'avoir une amie de L'ISG qui était déjà installée à Londres depuis deux mois. Une chambre se libérait dans l'appartement qu'elle occupait au moment où je devais débuter mon stage. Nous partageons un petit appartement duplex pour quatre personnes. Nous sommes trois françaises et une américano‐iranienne. La vie en communauté exige une certaine adaptation, beaucoup de flexibilité et de tolérance. La colocation m'a permis d'acquérir plus d'autonomie et d'indépendance. Nous avons fixé les règles de fonctionnement (répartition des taches) dès le début. Nous parlons français et anglais à la maison. La pratique de la langue anglaise à la maison ne fut pas automatique pour moi dès le début. Nous sommes toutes en stage ou en CDD. Ce qui nous permet d'échanger nos expériences et de prodiguer certains conseils en cas de difficultés rencontrées sur notre lieu de travail. La colocation est une expérience humaine enrichissante qui nous permet de connaître d'autres modes de vie et de culture.
Je vis dans le quartier d'Hammersmith au sud ‐Ouest de Londres à 30 mn du centre (Station Oxford Circus, Picadilly). C'est un quartier dynamique en pleine restauration, populaire, très vivant et très jeune. La Tamise est très proche de notre appartement. Il est très agréable de se promener le long des quais bordés de « pubs « tout en regardant les courses d'aviron. Le contraste entre le coeur du quartier et le calme au bord de la Tamise y est très appréciable. L'appartement que j'occupe se trouve dans un quartier bien desservi par les transports, avec de nombreux commerces de proximité (supermarché, pharmacies) ce qui est vraiment appréciable après une journée de travail.

Londres est une ville très européenne, voire internationale. Je pense donc qu'il n'est pas nécessaire de parler d'adaptation mais de prise de rythme. Nous avons relativement le même mode de vie et les même commerces et boutiques que les anglais. Ayant déjà occupé des postes de stagiaire en France je ne percevais pas qu'une réelle adaptation serait nécessaire par rapport au rythme professionnel. Les horaires anglais sont différents des heures de travail en France. Ma journée commence à 9h et se termine à 17h30. Ma pause déjeuner consiste souvent à aller acheter un sandwich que je déguste devant mon ordinateur tout en continuant à travailler. J'ai dû m'adapter à ce rythme assez rapidement. Ayant les mêmes horaires que les travailleurs, mon adaptation fut aussi celle des transports. Le métro est bondé à toute heure, les couloirs sont noirs de monde. J'étais et reste impressionnée par cette foule qui ne cesse d'affluer. J'ai même du faire la queue pour pouvoir rentrer dans une station !

Le weekend est propice aux sorties et aux visites. Nous essayons de varier les sorties, entre expositions, promenades dans les rues et découvertes de quartiers plus insolites. Londres est une ville très culturelle. Il y a de nombreuses expositions permanentes et temporaires dans les musées, galeries et autres évènements culturels. Le coût d'entrée est beaucoup plus abordable qu'à Paris. Londres est également une ville propice aux sorties. Il y a de nombreux bars, clubs, restaurants. Etant une ville très européenne/internationale, les rencontres sont multiples. La communauté française y est aussi très importante. La plupart de mes amis sont français. L'adage « les amis de mes amis sont mes amis » s 'applique parfaitement à Londres. En effet, nous aimons et favorisons le fait que nos amis respectifs se rencontrent.

Mélodie nous raconte ses premiers jours à Cologne en Allemagne

Mélodie OUZANI, étudiante de 3ème année du parcours associatif, est partie à Cologne dans le cadre d'un échange universitaire. Mélodie nous livre ses premières impressions. 

"Cologne est une ville située dans l'un des 16 länders que comporte l'Allemagne : Rhénanie-Du-Nord-Westphalie (RNW). Il s'agit de la plus grande ville de la RNW avec plus d'un million d'habitants. La ville est très proche de Paris soit 3 heures et 15 minutes par train Thalys. En cas de « Heimweh », c'est à dire « mal du pays », on peut facilement rentrer en France.

Le choix de la destination n'a pas été évident : pays anglophone ou pays germanique ? Après mûre réflexion et suite à ma volonté d'améliorer mon allemand, j'ai choisi l'Allemagne. Avant mon départ, je me suis inscrite dans une école de langue en Allemagne : Carl Duisberg Centrum ( CDC ), il s'agit d'une école existant depuis 50 ans et se trouvant dans plusieurs villes allemande notamment à Cologne. Mon inscription s'est faite en dernière minute (vers le 01 Juillet 2012 pour un cours commençant le 06 Août 2012). Après 2 semaines d'attente et sans conviction quant à une réponse positive, j'ai eu une place. J'ai rapidement opté pour une colocation avec une étudiante allemande, acheté mon billet de train et préparé ma valise. Le 03 août je me suis ainsi retrouvée à Cologne. Premiers pas en dehors de la gare, je vois une église géante et particulièrement impressionnante : c'est le Dom de Cologne. J'ai eu un réel coup de cœur pour cette ville, j'avais l'impression d'être « chez moi » ou comme on dirait en allemand dans ma « Heimat ».

Le mois passé au CDC s'est très bien déroulé, je regrette même de ne pas y avoir passé trois mois. De plus, j'avais cette soif d'améliorer mon allemand et d'apprendre toujours plus. J'ai eu la chance d'avoir été la seule étudiante française, cela m'a poussé à m'exprimer en allemand et parfois en anglais. Je me suis également aperçue qu'il était merveilleux de rencontrer des étudiants du monde entier, d'apprendre sur d'autres cultures, sur d'autres pays et ce au delà des stéréotypes que l'on peut avoir. En restant un mois à Cologne, j'ai eu l'occasion de trouver mon logement : chose difficile car je ne restais que cinq mois (j'ai envoyé quelques 150 mails et obtenu à peine 5 réponses).

Le 31 août, je suis rentrée à Paris avant de retourner le 15 septembre à Cologne pour la pré-rentrée à la Fachhochschule de Cologne. Ce temps passé à Cologne m'a permis de découvrir quelques points sur la culture allemande et les allemands en général :

     " Seules les bouteilles en plastique et en verre tu recycleras "
Lorsque vous achetez une bouteille d'eau affichée à 1,10 €, vous la paierez 1,35 € soit 25 centimes d'euros consacrés à l'achat de la bouteille. Si vous jetez cette bouteille, quelqu'un se fera le plaisir de la ramasser (généralement un sans-abri) afin de la mettre dans un appareil qui permet de récupérer les 0,25 €. D'un autre côté, il n'y a pas de tri des poubelles ... tout est mélangé : quel est l'intérêt de recycler uniquement les bouteilles ? Pourquoi rien n'est fait pour les cartons et autres matériaux afin d'atteindre la perfection... Je répondrai à cette question dans quelques mois.

     " Direct tu seras "
Il n'y a pas vraiment d'hypocrisie et de diplomatie chez les allemands, ils sont relativement directs dans leurs propos.

     "Les Français tu aimeras "
Pour avoir vécu quatre ans à Paris, il m'a fallu une année pour connaître deux voire trois voisins. En Allemagne, en l'espace d'une semaine, j'ai rencontré la moitié des habitants de l'immeuble. Ils m'ont proposé leur aide de façon spontanée, certains m'ont même invité chez eux.

     " Un vélo tu achèteras "
Lors de mon arrivée à Cologne, j'ai eu envie de m'adapter rapidement et de me sentir allemande. J'ai donc acheté un vélo et je n'ai presque pas utilisé les transports en commun. Les routes sont particulièrement bien aménagées pour séparer l'espace réservé aux vélos de celui pour les voitures ou encore des trottoirs.

     " Au feu rouge tu ne traverseras pas "
Un allemand ne traversera pas au rouge et ce même s'il n'y a aucune voiture en vue : il attendra sagement le feu vert. L'explication est simple : traverser au feu rouge vous fait courir le risque d'une amende de 60 € !

    " Contrôleur : invisible tu seras "
Deux dames habillées en civil avec des sacs quelconques entrent et se mettent à contrôler ... Nous avons tous été pris par surprise, nous qui nous sommes habitués aux tenues violettes ou vertes des contrôleurs français.

     " L'alcool dans la rue tu boiras "
Pour s'imprégner de la culture allemande, il faut avoir sa bouteille de bière à la main en pleine rue.

     " Confiance tu feras "
Les allemands sont d'une confiance aveugle, cela donne l'impression qu'ils ne trichent pas et qu'ils sont parfaitement honnêtes : en se rendant dans une boulangerie en self service, personne ne contrôle ce que vous avez mis dans les sachets que vous venez de remplir : le client se charge de dire ce qu'il a pris.

     " Les autres tranquilles tu laisseras "
Si votre tenue vestimentaire sort totalement de l'ordinaire, personne ne vous le fera remarquer, personne ne vous regardera ni se moquera de vous."

Voyage à l'autre bout du monde : L'Australie

Palmyre de Sayve, étudiante de troisième année, a choisi d'étudier à Macquarie University dans le cadre de son échange académique. Palmyre nous raconte ses premiers moments à Sydney.

Nous sommes le 15 Juillet 2012, le grand jour est enfin arrivé. Je me dirige vers la salle d'embarquement, un dernier regard vers la famille, un geste et c'est parti je passe le portique, je monte dans l'avion direction l'autre bout du monde et plus précisément Sydney...

Je vais vous tenter de vous décrire mes premiers pas, mes premières impressions et mes premières découvertes à Sydney.

jpgA l'arrivée. Il est 1 heure du matin. On est le 17 juillet et je descends de l'avion après 48 heures de vol et une escale à Hong-Kong. C'est sur l'allée qui me conduit à mes valises, et où se trouvent de nombreux panneaux me souhaitant la bienvenue à Sydney, que je réalise que j'ai réellement traversé une partie du monde ! Désormais, une nouvelle expérience débute et ce pour les six prochains mois.
Un taxi me conduit jusqu'à mon auberge de jeunesse, que l'on appelle communément « backpacker » en Australie, qui se situe au centre de la City. Je dépose mes valises dans la chambre, et part me coucher sans faire de bruit parce que 6 autres personnes se trouvent déjà là et dorment paisiblement. Je dois reconnaître que la première nuit ne fut pas la meilleure, certainement à cause de la surexcitation d'être dans un lieu nouveau et complètement étranger...

Australie.jpg

L'installation.Le programme pour la première semaine est de passer à la Westpac (banque australienne) pour ouvrir un compte, s'informer pour les abonnements téléphoniques, chercher un réseau wifi gratuit, rechercher activement un logement et se familiariser avec Sydney, le tout en combattant le décalage horaire qui est de 9 heures avec la France...

La première surprise, qui peut paraître un petit détail mais qui a son importance, a été de découvrir que les boutiques, aussi bien supermarchés que magasins, ferment relativement tôt (entre 17h et 18h). Pour ce qui est du  réseau Wifi, on peut miser sur les restaurants de restauration rapide pour nous les prodiguer (Merci Macdonald).
Pour le moment, le plus difficile est de prendre de nouvelles marques, de nouveaux repères et de s'adapter à un nouveau style de vie.

Après deux jours sur le territoire australien, il était temps de s'occuper de chercher un logement intensivement ! En débutant mes recherches, je me suis dit qu'il n'y aurait rien de plus simple que de trouver une colocation puisque la ville abonde en appartements, maisons ou chambres à louer... j'étais bien naïve !! Certes, ce ne sont pas les petites annonces qui manquent sur le web. Cependant, attention aux surprises, certaines chambres peuvent parfois être surprenantes et laisser à désirer (une fenêtre cassée, une fuite d'eau non réparée, un rideau en guise de porte, un loyer exorbitant pour une chambre minuscule et j'en passe).
Après deux semaines de recherche intensive et environ une dizaine de chambres visitées, j'ai enfin pu troquer sans regret mon backpacker  pour un peu plus d'intimité. On ne pourra pas dire que ma colocation n'est pas des plus internationales. En effet, nous sommes 4 jeunes, entre 20 et 30 ans, venant de pays différents, un australien, un espagnol, un allemand et moi même... mon anglais ne pourra qu'en bénéficier !

Mes premières impressions : Lors de mon premier matin à Sydney, je saute hors de mon lit, telle une pile électrique, prend un petit déjeuner et sort de mon backpacker bien décidée à contempler la ville en plein jour. En descendant dans la rue, ma première impression a été : Je suis à Sydney, seule à l'autre bout du monde et heureuse, surexcitée et par la même occasion tout de même un peu paniquée. Dès les premières secondes, j'ai senti qu'à chaque regard, j'allais apercevoir quelque chose d'inconnu. Au premier coup d'œil,  la city est somptueuse ! Certains immeubles sont démesurés, les voitures sont immenses, les rues sont propres et bondées de passants ! La ville de Sydney possède un certain charme grâce à une architecture harmonieuse conciliant antiques résidences de l'époque coloniale et gratte-ciels plus contemporains. carte.jpg
Autre point important, Sydney peut se visiter à pied. J'aime pouvoir découvrir une ville en la parcourant de long en large. Selon moi, c'est la meilleure solution pour réellement apprendre à connaître un endroit, ses avenues, ses boutiques...

Me voilà à Sydney depuis un mois maintenant. Je commence enfin à ne plus me perdre constamment en sortant de chez moi et à me familiariser avec la ville et le quartier où j'ai élu domicile, Surry Hills. Il est amusant de constater qu'à Sydney, on ne se dit pas citoyens de Sydney, mais  d'un quartier. Les habitants semblent apporter énormément de crédit à cette appellation : on est de Surry Hills, ou de Darlinghurst, ou de Pyrmont ou de Wolloomooloo...
L'adaptation
Pendant mes premières journées,  je me distrayais à vagabonder dans les rues sans vraiment savoir où aller, pas dans l'objectif de m'égarer car j'avais un plan (voir deux ou trois) dans les mains, mais plus pour repérer les lieux. Au fur et à mesure de paysage2.jpgmes balades, j'ai enfin fini par apercevoir Harbour Bridge. A cet instant précis, on se dit : si ce célèbre pont est ici, alors l'Opéra House n'est forcément plus très loin. Je continue donc à trotter donc dans cette direction. Arrivée en dessous de Harbour Bridge, je me rappelle avoir été surprise par sa taille impressionnante. Et, en avançant de quelques mètres, m'est apparu l'illustre Opéra de Sydney.
    Beaucoup de mes amis et ma famille trouvaient déraisonnable par le fait de s'installer aussi loin de chez soi, sans connaître personne. Argumentation qui selon moi n'est pas à prendre en compte une seule seconde. Tout naturellement car l'Australie est une nation séduisant des personnes venant des quatre coins du monde, et si ces mêmes individus se rassemblent ici, c'est peut être parce qu'elles partagent le même point de vue à propos des relations humaines. Ici, les personnes arrivent et repartent, et l'on peut tout aussi bien passer une heure, un jour, un mois, six mois, un an avec ces mêmes personnes.
Je finirais par vous présenter ma toute dernière rencontre qui date de quelques jours...
En France, nous possédons les Petit Lu, emblème du biscuit classique français. Si l'on devait trouver son homologue en Australie, ce serait sans aucun doute les biscuits Tim Tam. Cela peut paraître étonnant de vous présenter une marque de gâteau, mais sur ce continent, on pourrait presque dire qu'ils sont idolâtrés. Confectionnés par l'entreprise Arnott's, ces gâteaux à base de chocolat sont proposés dans tous les supermarchés et superettes. Suite à son début fructueux, le Tim Tam, qui n'était à la base uniquement au chocolat, a été décliné en une flopée de parfums.

Par ailleurs, les australiens ont inventé une technique pour les grignoter, cette méthode s'appelle le : « Tim Tam Slam ». La démarche consiste à saisir le biscuit comme une paille, et à boire le lait dans le bol. Comment procéder? Tout d'abord, on croque les deux extrémités du biscuit, on le trempe dans le lait et on aspire. Toute personne foulant le sol australien a le devoir de goûter aux Tim Tam !

 

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