école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Santiago du Chili : à la découverte de l'Amérique latine

Johanna Di Mauro, étudiante en dernière année de Master Grande Ecole à l'ISG a décidé de se rendre dans la capitale chilienne, Santiago du Chili, dans le cadre de son échange académique, Johanna partage avec nous son expérience.

Après avoir survolé la moitié du globe durant plus de 14 heures, me voici arrivée dans la capitale chilienne, Santiago du Chili. Le choix de cette destination s'est fait naturellement. Avide de paysages somptueux et de nouvelles cultures, cela faisait déjà quelques temps que l'Amérique latine me tendait les bras. Entre Océan Pacifique et Andes chiliennes, entre désert et forêts, le Chili se trouve être un carrefour aux frontières du Pérou, de la Bolivie et de l'Argentine. Tout est ici réuni afin que je me familiarise au mieux avec l'Amérique latine dans la nation la plus développée du continent.

Mes premiers pas au Chili

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Dès mon arrivée dans la ville, j'ai senti que j'allais me plaire au Chili. Une fois passé l'équateur en avion, l'hiver et l'été s'inversent, il faisait donc un temps radieux à Santiago par rapport à la capitale française que je venais de quitter !

N'ayant pas encore de logement pour mes six mois d'études à Santiago du Chili, j'ai bénéficié de la gentillesse des Chiliens. Accueillants et rassurants, ils m'ont rapidement mis à l'aise et proposé de l'aide dans mes recherches. J'avais un tuteur chilien qui m'avait été présenté avant mon départ pour m'aider à m'intégrer plus facilement. Ce tuteur a été un réel atout, il était joignable dès ma sortie de l'avion, c'était très rassurant.

J'ai logé dans une auberge de jeunesse durant quelques jours. Cela m'a permis de rencontrer des étudiants d'autres nationalités. Après dix jours passés dans cette auberge et après de nombreuses rencontres, j'ai trouvé un colocataire. Nous avons pris contact avec une association locale, l'association Santiago Exchange Network (SEN) qui nous a permis de trouver une maison rapidement. Cette association nous a aussi permis de visiter Santiago et de participer à différentes sorties.

Notre maison se trouve dans le quartier de Providencia, quartier très sympathique, où les rues sont bordées d'arbres, très bien desservi par les transports en commun. Nous sommes neuf dans la maison, un Allemand, un Bolivien, une Chilienne, une Italienne, deux Anglais, une Equatorienne, un Péruvien et nous deux. Cette colocation répond parfaitement à ce que j'espérais, il était inconcevable pour moi de n'habiter qu'avec des Français. C'est un réel plaisir de pouvoir discuter en anglais ou en espagnol, d'apprendre de leurs expériences, de leurs cultures et de connaître leurs visions des choses.

chili 3.jpgEn ce qui concerne mon adaptation à la vie chilienne, tout s'est fait relativement rapidement. Au début, il fallait surtout s'adapter à ce nouveau mode de vie, loin de sa famille. Mais tout s'est enchaîné très rapidement, recherche de logement, sorties, nouvelles rencontres, je me suis facilement acclimatée au style de vie chilien, aux horaires, à la cuisine et aux événements de Santiago.

Etudier à Dublin : une opportunité enrichissante

Guillaume Seignol est en dernière année de Master Grande Ecole au sein de l'International Track. Il partage avec nous son expérience en échange académique au Griffith College, à Dublin.

Dublin

dublin 1.jpgJe suis arrivé à Dublin mi-septembre pour une année universitaire au Griffith College. C'est une ville à taille humaine - tout ou presque peut se faire à pied - et plutôt silencieuse, avec beaucoup de vélos. Le centre-ville se situe au Sud de la Liffey, le fleuve traversant Dublin, autour de Grafton Street, rue piétonne où se trouvent la plupart des grands magasins, et Temple Bar où l'on trouve une multitude des bars et boîtes de nuit. En attendant de trouver une chambre dans une colocation, j'ai loué une chambre chez un jeune couple via Airbnb pour les deux premières semaines. J'ai appris à mes dépens que se loger à Dublin est devenu extrêmement compliqué depuis la reprise économique. Les gens cherchent des professionnels plutôt que des étudiants et les loyers sont devenus beaucoup plus chers.

N'ayant toujours pas trouvé au bout de deux semaines, j'ai prolongé mon séjour chez le couple, puis en auberge de jeunesse pendant trois semaines. Sans résultats après deux mois, je suis finalement retourné chez eux en tant que colocataire jusqu'à mon retour à Paris.

Griffith College

Griffith College dispose de trois campus dans : Dublin, Cork dans le Sud du pays et Limerick à l'Ouest. Le campus de Griffith College Dublin où j'ai étudié est situé au bord du canal Sud de Dublin. A taille humaine, il se compose d'un espace vert entouré de plusieurs bâtiments qui contiennent des salles de cours, les bureaux de l'administration et une bibliothèque. J'y ai suivi le programme Graduate Business School en Master of Science in International Business, soit 13 cours, répartis sur deux semestres : Business Planning and Entrepeneurship, e-Business and e-Marketing, Corporate Responsibility, Global Marketing Methods and Mindsets, Globalisation, International Marketing Management, International Strategy, Legal Environment and Corporate Governance, Leadership and Management Development, Management Accounting and Control, Strategic Human Resources Management, Technology and Business Innovation et enfin Business Research Methods, pour préparer la rédaction du mémoire de fin d'études. Malgré l'absence de contrôle continu avec uniquement des examens à la fin de chaque semestre dans chaque matière, l'université nous demandait énormément de travail personnel puisque nous avions des travaux, individuels ou en groupe, dans chaque matière. Griffith College est axé sur l'international et accueille de nombreux étudiants d'horizons différents : une grande partie vient d'Inde et de Chine et le reste vient d'Europe, des Etats Unis, du Brésil et de Russie. Cela crée un melting pot culturel en cours, qui est très enrichissant !

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Différences culturelles

Malgré la proximité de l'Irlande de la France, la culture est différente. Le premier contact est très agréable et on s'aperçoit immédiatement de l'accueil chaleureux des Irlandais dès l'atterrissage à l'aéroport. Ce sens de l'accueil est toujours présent dans les rues de Dublin ou les personnes âgées notamment sont toujours prêtes à échanger quelques mots pour vous parler du temps merveilleux qu'il fait. L'accent irlandais est assez compliqué à comprendre et variable selon les régions. L'un des symboles de l'Irlande est évidemment la bière Guinness, dont l'usine est située à Dublin et peut être visitée. On trouve aussi le musée Jameson, fameux whisky irlandais réputé dans le monde entier, avec dégustation lors de la visite. Les Irlandais ont pour habitude d'aller au pub seul ou entre amis. C'est le meilleur endroit pour se sociabiliser puisque les gens y sont très accueillants et toujours prêts à avoir une discussion avec vous.

Au niveau de la cuisine, elle est très riche. Au petit déjeuner, on mange des saucisses, des œufs et du bacon ce qui constitue un gros petit déjeuner. Au déjeuner, un sandwich suffit et au dîner, on mange de nouveau un gros repas avec comme spécialité le Guinness stew, ragoût de boeuf à la Guinness. Enfin, la différence avec la France se trouve aussi dans la façon de se saluer. Lors d'un premier contact avec une fille, le serrage de main est de mise. Faire la bise à quelqu'un qu'on ne connaît pas personnellement est inimaginable et pour ceux qui se connaissent, c'est l'accolade qui est de mise, comme en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Vivre à l'étranger est évidemment un challenge puisqu'il faut sans cesse s'adapter à la culture du pays d'accueil. Etudier aux côtés d'étudiants de dizaines de nationalités différentes sur le campus de Griffith College, m'a apporté une vision différente, une plus grande ouverture et des connaissances approfondies sur les sujets du monde de l'entreprise qui sont primordiaux pour s'introduire sur le marché du travail. Cet apport se fait en complément de la formation déjà reçue à l'ISG à Paris dont les cours en anglais ont été un énorme atout pour la suite.

São Paulo : voyager au delà des idées préconçues

Loïc Vives a choisi le Brésil et plus particulièrement São Paulo comme destination lors de son échange académique en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG. Une fois les premières appréhensions dissipées, il partage ses découvertes.

Appréhension du départ
Vous arriverez forcément à São Paulo avec une certaine angoisse. Tout le monde vous aura raconté ce qu'il pense être la vie là-bas. On vous aura parlé de kidnapping, on vous aura dit que si vous portez une montre vous risquez de vous faire arracher le bras en pleine rue et on vous aura promis qu'à votre retour vous aurez quelques organes en moins. Heureusement, une fois sur place, il n'en est rien. Alors certes, quand l'avion approchera de la piste d'atterrissage, vous aurez envie de faire demi-tour. La ville s'étend littéralement à perte de vue et il n'y a aucun repère. Le taxi ne sera pas forcément plus rassurant. Comme l'écrivent les différents guides touristiques de la ville « Les Brésiliens se sentent obligés, par leur conduite, de rendre hommage à feu le héros national Ayrton Senna ». Et c'est vrai, en taxi, en bus, partout, tout le temps !

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Premières impressions
Je suis ici depuis maintenant 2 mois et je peux l'affirmer, les Brésiliens sont adorables, très ouverts et serviables. Dès mon arrivée l'un des colocs de la maison a entrepris de me montrer le quartier et les divers services. Ma première visite a été pour le supermarché (enseigne Pão de Açucar ou « Pain de Sucre » en Français, nom très Brésilien...) qui donne l'impression d'être revenu en France. Tout est semblable, et comme la chaîne appartient au groupe Casino, tous les produits MDD ont des étiquettes Casino en français, cela n'empêche tout de même pas certaines erreurs de compréhension sur le nom des autres produits. En revenant à la maison, je me suis rendu compte qu'il y a tout de même une grande méfiance dans les rues. Je vis dans un quartier résidentiel assez bourgeois, où toutes les maisons sont entourées de hautes grilles surmontées de fils électriques et ornées de caméras. Tous les immeubles ont leur gardien enfermé dans sa maisonnette aux vitres teintées et détenteur du bouton d'ouverture des portes du sas de sécurité. Les conseils de l'université lors de la rentrée sont révélateurs : « ne vous baladez jamais seul une fois la nuit tombée ». Bon finalement, vous pouvez le faire si vous évitez certains quartiers ;-)

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Visite de la ville
Je suis arrivé une dizaine de jours avant la rentrée, j'en ai profité pour visiter. Il y a dans cette ville des contrastes énormes entre les quartiers. J'ai commencé par le centre, infréquentable la nuit et hyper dynamique en journée. Se côtoient au milieu des grandes tours, les cadres des grandes banques qui ont leurs bureaux ici et les miséreux, vendeurs à la sauvette. Il y a du monde partout, ça va vite, c'est bruyant, mais l'impression d'être littéralement au cœur de la ville est géniale. A quelques encablures de là, on trouve l'Avenue Paulista. Une sorte de mélange entre La Défense pour les tours et les Champs Elysées pour l'aspect rectiligne. C'est une immense avenue bordée par de grands centres commerciaux et des tours de bureaux. Le dimanche, les vélos et promeneurs prennent le pouvoir et ça devient un lieu de flânerie très agréable.
De l'autre côté de l'avenue se trouve le quartier des Jardins, centre névralgique de la vie mondaine pauliste. Rues bordées de luxueux magasins et jolis restaurants. Ici, le Brésil fantasmé est visible, tout le monde est beau, bronzé, on boit des cocktails en terrasse... La rue Oscar Freire est le centre de ce quartier, comparable à une Avenue Montaigne, en moins guindée.

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Pour les adeptes d'un mode de vie plus décontracté, Vila Madalena et Pinheiros, deux autres quartiers sont idéaux. Vous y trouverez de nombreux bars, même le dimanche soir. On y boit de la bière très froide (à tel point que les tuyaux des tireuses à bière sont recouverts d'une couche de glace) et dans de petits verres. C'est très convivial !
Le dimanche, vous ne manquerez pas de passer par le parc d'Ibirapuera, que beaucoup comparent à Central Park. Effectivement on est au milieu de la ville, il y a un monde fou, on y fait de la capoeira ou son footing. Les vélos sont ici nombreux - en dehors du parc, ce serait suicidaire - et roulent sur des files bien définies.

S'installer à Sao Paulo
Je suis plutôt chanceux car j'ai trouvé mon logement avant d'arriver ici. Il y a de nombreuses colocations d'étudiants partout en ville mais peu de studios. Si vous êtes avec des étrangers, tout est possible, mais les colocs de Brésiliens ne sont généralement pas mixtes. Je suis donc dans une immense maison masculine, retranchée derrière une grande grille, que l'on partage à 10. Comme la majorité des autres Brésiliens, mes colocataires sont adorables. Ils m'ont fait découvrir des lieux sympas de la ville où il me semble que tout est beaucoup plus décontracté qu'en France. Le réseau de transports étant assez particulier, je ne peux que vous conseiller de vous installer à proximité de votre lieu de travail. Dans les rues, vous vous perdrez forcément à un moment ou à un autre. Vous aurez à peine le temps de vous décider à demander le chemin à quelqu'un qu'on vous aura déjà aidé et parfois même accompagné. C'est une autre qualité des Brésiliens, la serviabilité. A l'université, un des profs a été jusqu'à traduire ses diaporamas en français pour que je puisse les comprendre. Au supermarché, la caissière vous aidera probablement à remplir vos sacs, allant parfois jusqu'à vous interdire de participer en vous mettant une petite tape sur les mains. A la station-service, le plein sera fait par un employé...
Mes appréhensions du début sont oubliées et je suis vraiment heureux de découvrir ce pays. En plus, et bien que les Brésiliens soient convaincus que leur pays est le meilleur du monde, ils ont une bonne image des français, et sont curieux de notre langue et de notre culture.

Mon année à Dublin : harmonie et dynamisme collectif

Grafton_St,_Dublin.jpgL'Irlande ou République de L'Eire est un pays mondialement connu pour son attractivité et son dynamisme économique ainsi que pour la beauté de ses paysages tels que les falaises de Moher ou encore la baie de Galway. C'est donc avec plaisir et envie de découverte que Vladimir Pacheny a décidé de passer l'année scolaire 2013-2014 à Griffith College, à Dublin.

Description du pays d'accueil

Dublin ou Baile Atha Cliath en Gaélique est une capitale européenne qui regorge de surprises. En effet, les irlandais sont fiers de leur culture ancestrale et heureux de faire découvrir leurs richesses aux étrangers. Je n'ai donc pas hésité à aller braver pluies et  vents, afin de découvrir cette citée composée de 14 districts et d'environ 1,3 millions d'habitants. Le château de Dublin, le national museum of Ireland ainsi que le « Spire of Dublin » sont des éléments incontournables à Dublin, ils vous permettent de comprendre la philosophie ainsi que l'histoire de l'Irlande. Il est extrêmement agréable de se promener le long des différents canaux qui traversent la ville, afin d'apprécier le style de vie dublinois. En tant que pur produit parisien, j'ai trouvé qu'il faisait bon vivre à Dublin, l'harmonie y règne et un dynamisme collectif, j'ai rencontré de nombreuses personnes de tous les coins du monde. C'est presque mieux qu'à la maison !

Ton installation ?

Grâce à l'entraide entre étudiants étrangers, j'ai pu me trouver un logement étudiant appelé « student house ». Joie de vivre et nouvelles rencontres créent une atmosphère à la fois paisible et mouvementée. Allemands, espagnols, italiens ou encore Chinois forment des communautés d'horizons totalement contrastés mais prônent un multiculturalisme profitable à tous. Afin de m'adapter à cette nouvelle vie, j'ai appris à déguster des nouilles aux poulets en guise de petit déjeuner, une choucroute au déjeuner et des spaghettis à la romaine le soir. A mon grand émerveillement, il est facile de se prêter au jeu Dublinois qui est à chaque fois valorisé par cette soif de connaissance.

Description des différences culturelles arton281.jpg

Le fossé culturel entre la France et l'Irlande est réel, on y expérimente des comportements et valeurs inconnus dans notre pays...
En terme de comportements, les Irlandais sont très avenants, sympathiques, toujours là pour vous aider et vous guider à travers la vie étudiante à Dublin. En effet, la joie de vivre se ressent vraiment dans les rues irlandaises. En revanche, la gastronomie et les spécialités irlandaises se constituent majoritairement de pommes de terre :-(. Il est important de rappeler qu'entre 1845 et 1852 le peuple Irlandais a été très gravement touché par la crise de la patate due à la rigueur de la politique agricole de l'empire Britannique. Grâce à l'ouverture internationale et à la multi-culturalité prônée par les Irlandais, il est possible de découvrir les cuisines du monde entier. De plus, les Irlandais sont très fiers de la Guinness (bière brune) et du Jameson (Whiskey), dont j'aipu découvrir ici les différentes méthodes de distillation et de production.

Taïwan : Voyage à 10 000 km de mon quotidien

taiwan.jpgAfin de valider sa dernière année à l'ISG, Marie Lemaire a choisi de s'expatrier à Taïwan. Bien qu'initialement peu attirée par le monde asiatique, Taïwan lui est apparu comme un choix judicieux, où le dépaysement serait assuré, la vie peu onéreuse et les occasions de voyager mutiples. De retour en France, elle nous dévoile ses premières impressions.

Quelles sont tes premières impressions ?

" Partir à quasiment 10 000 km de mon quotidien, ma famille et mes amis était au départ un projet très effrayant, d'autant plus que je n'avais jamais fait de voyage si long. Lorsque je suis sortie de l'aéroport, j'ai été accueillie par une chaleur étouffante, une pollution plus que pesante et une circulation très dense. J'ai pris le bus pour me rendre à Taichung, où m'attendait ma "marraine Taiwanaise" de l'université. La communication avec les habitants est quasiment impossible car l'intonation des mots est tellement importante, que si l'on ne prononce pas correctement un mot, celui-ci devient incompréhensible ou peut signifier autre chose.Taiwan est appréciée pour sa sécurité : je peux me déplacer en toute quiétude toute la nuit ou encore laisser mon sac sur une table de restaurant."

Et concernant ton installation et l'adaptation à la vie quotidienne?

"L'adaptation à mon nouveau lieu de résidence s'est faite assez naturellement, facilitée par ma "marraine Taïwanaise". Le plus difficile est de se nourir à la "mode locale" sans être malade, de supporter le climat très humide et de ne pas se faire bousculer par les scooters. En effet, Taichung est une des villes de Taïwan où les scooters sont le plus présents et circulent de manière très désordonnée.

Les Taïwanais sont néanmoins très accueillants et soucieux de notre bien-être. A l'université, nos enseignants sont également très agréables. Expatriés et Taïwanais sont confondus et tout est mis en oeuvre pour nous mélanger les uns aux autres."

Quelles sont les principales différences culturelles ?

"Vivre et étudier un semestre à Taïwan m'a permis d'identifier de nombreuses différences entre la culture occidentale et la culture asiatique. Parmi elles, la plus marquante, la nourriture. En effet, essentiellement constituée de fritures, de soupes et de toutes les parties du poulet, l'adaptation est très difficile. Les insectes et le chien sont également de mise mais s'apparentent plutôt à une attraction touristique. A Taïwan, les logements ne comprennent pas de cuisine, tous les repas se font à l'extérieur. Il y a des restaurants, mais les locaux privilégient les stands sur le night market.

Au rythme du soleil, la journée des Taïwanais commence tôt et se termine tôt. Il en va de même pour les heures de repas bien qu'ils grignotent toute la journée. Les étudiants habitent chez leurs parents et ne prennent leur indépendance que lorsqu'ils se marient. Les étudiants sortent peu le soir. A Taichung, il n'y a pas de cafés et seulement un bar à ma connaissance. Il y a néanmoins beaucoup de boîtes de nuit.

Travailler avec les étudiants taïwainais n'est pas évident car ils sont très discrets et n'osent pas imposer leurs idées. En revanche, lorsque le travail ne prend pas la tournure qu'ils souhaitent, ils préfèrent se référer au professeur plutôt qu'en discuter avec le reste du groupe. Pas par fourberie, mais il  semble que ce soit leur manière de procéder. "

 

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Installation au coeur de la capitale anglaise

parlement-londres.jpgPartir vivre à l'étranger est une expérience qui permet de prendre conscience du monde qui nous entoure et des différences culturelles entre les pays. Paul Dussart, arrivé à Londres il y a quelques mois, nous raconte ses débuts au coeur de la capitale anglaise.

Quelles sont tes premières impressions ?
J'ai été amené à plusieurs reprises à aller à Londres. Je suis donc plutôt familiarisé à la ville, son rythme, ses quartiers, son fonctionnement et au mode de vie anglais en général. Londres est une ville dynamique et multiculturelle. La diversité se fait sentir à tous les coins de rues, rien n'est choquant ni provocant, toutes les excentricités font partie intégrante du paysage londonien. Les habitants s'acceptent les uns les autres, sans prêter attention à leurs accoutrements et aux différences qui les séparent. On retrouve la mentalité américaine basée sur une société dite "de services", ce qui permet d'offrir un emploi à quiconque souhaite travailler. Malgré un coût de la vie très élevé, des transports en communs parmi les plus coûteux du monde et une bulle immobilière impliquant que les gens doivent se loger soit en colocation, soit en banlieue lointaine, on retrouve à Londres un dynamisme à faire pâlir de nombreuses capitales d'Europe, surtout depuis la crise de 2008. Que l'on soit anglais ou étudiant étranger en année de césure pour apprendre l'anglais, le temps moyen pour décrocher un travail dans la restauration ou en tant que vendeur est de l'ordre de 10 jours. Même si les fins de mois ne semblent pas toujours évidentes pour tout le monde, les gens sont heureux et souriants car cette ville offre bien des surprises. Bien entendu Londres et tout particulièrement le centre sont les plus épargnées par la crise, en comparaison des autres villes du pays où la situation économique et le niveau de vie sont nettement inférieurs.  

Ton installation et l'adaptation à la vie quotidienne ?

Après 3 jours à visiter des appartements, le choix fût difficile. Rien de bien attrayant ou de bien situé, j'ai reformulé ma volonté d'avoir un salon pour pouvoir échanger et partager des moments avec mes futurs colocataires. Nouvelle proposition de notre agent immobilier indépendant : une chambre dans une maison de 9 personnes. Un salon, un jardin, 4 salles de bains et trois frigos, une chambre propre et spacieuse et une nuit pour donner notre réponse. Ce sera bien entendu un grand oui qui témoigne de mon soulagement. Deux Espagnols, deux Danoises et deux Français. Bien que l'on pratique toute la journée au bureau ou dans la rue, le fait de parler anglais chez soi permet de ressentir un vrai dépaysement. On en apprend beaucoup sur les différentes manières de vivre dans nos pays voisins.

Découvertes, sorties, rencontres ?Peckham_landscape.jpg

Lorsqu'on part s'installer et travailler dans un pays pour une durée de 6 mois, les attentes ne sont pas les mêmes que pour de simples vacances. Le grand avantage à Londres est que les musées sont majoritairement gratuits. Il y a toujours quelque chose de nouveau à aller voir, la ville regorge d'artistes et de galeries d'art. Nous avons donc visité nombre d'entre eux. Mon désir le plus fort était d'éviter les sorties jugées trop touristiques et de nous concentrer sur des quartiers atypiques et moins connus. C'est ainsi que je me suis baladé à Peckham au Sud Est de Londres. Il y a encore quelques années, ce quartier était le plus criminel de Londres. Les émeutes de 2009 y ont lourdement affecté la population, elles visaient à dénoncer le chômage qui touchent de plus en plus de personnes et la « gentrification » (embourgeoisement) du quartier. Ce coin de la ville est en pleine mutation et de nombreux artistes ont investi ce district pour lui insuffler une nouvelle dynamique. La diversité des différents quartiers de Londres et la grande superficie de la ville permet de découvrir de nouveaux endroits insolites, artistiques et très vivants. De nombreux marchés en plein air ouvrent leur portes le weekend, attirants touristes et personnes en quête de bonnes affaires. 

Un français à Genève, suivez les conseils d'un initié

Thibault Degommier, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole de l'ISG a choisi d'effectuer un stage à Genève, ville qu'il connait déjà par ailleurs depuis longtemps et dont il peut d'autant mieux vous parler.

1. L'installation en Suisse
S'installer en Suisse s'avère être un parcours du combattant. Les démarches administratives sont longues et strictes, mais permettent d'acquérir un précieux sésame : le Permis de Séjour.

Le permis de séjour :
Il faut obtenir un permis de séjour pour prétendre résider sur le territoire suisse et avoir un travail.
Cependant les démarches administratives liées à l'obtention de ce papier peuvent être effectuées par l'employeur qui en a l'habitude. Les délais sont souvent longs (un de mes collaborateurs a ainsi dû attendre 5 mois avant de le recevoir). Néanmoins, il est possible de travailler et de chercher un appartement dès que la demande de permis est faite.

Le logement :
Le marché de l'immobilier est très cher en Suisse. Il est comparable au marché parisien. Néanmoins, Genève est une ville qui, par son caractère très international, est sujette à une importante mobilité de ses habitants. Les appartements se vident et se remplissent très rapidement. Il faut donc se pencher sérieusement sur la question lorsqu'on souhaite s'installer à Genève car la demande est de plus en plus importante.

S'adapter à la vie suisse :
Genève a beau être une ville frontalière avec la France, les différences culturelles sont présentes, et elles s'intensifient à mesure que l'on s'enfonce dans le pays.
La langue : le français est la langue utilisée à Genève mais il n'est pas rare d'entendre plus d'allemand ou d'anglais dans certains quartiers d'affaires. Genève est une ville très internationale, on y trouve de nombreux sièges de multinationales et d'organisations internationales. Par ailleurs, même la langue française change. Les soixante-dix et quatre-vingt dix sont remplacés par Septante et Nonante (voir même huitante pour quatre-vingt dans le canton de Vaud - Lausanne -). Et des mots de français courant sont remplacés par d'autres mots comme « cornet » pour « sac plastique » lorsqu'on va faire des courses... De nombreuses expressions existent aussi et sautent à l'oreille lorsqu'on les entend pour la première fois (les suisses disent « ça joue » pour dire « ok » et disent « ou bien » à la fin de leurs phrases).
Le rythme de vie et le climat : la Suisse jouit d'un climat continental. Il fait chaud l'été et très froid l'hiver. Les abords du Lac Léman et des montagnes alentours provoquent des vents puissants et froids qu'on appelle « la bise ». Les variations de températures sont importantes aux différentes heures de la journée. En ce qui concerne le rythme de vie à Genève, il est marqué par les saisons d'été et d'hivers. La ville est très vivante en été en raison des nombreuses plages au bord du Lac, mais éteinte l'hiver. En effet entre décembre et mars, la ville est désertée le week-end par ses habitants qui vont en montagne pratiquer les sports d'hiver. Le cadre de vie offre donc de nombreuses possibilités pour la pratique de sports en plein air.
Le Franc Suisse : il ne faut pas oublier que la Suisse ne fait pas partie de la zone Euro. La devise utilisée est donc le Franc Suisse (CHF). Le pays étant entouré de pays utilisant l'euro comme devise, il faut s'habituer à la gymnastique Euro-CHF, et profiter des taux de change lorsqu'ils sont favorables.
La position frontalière de Genève et un Franc très fort ces derniers temps sont autant de circonstances qui entraînent les résidents suisses à aller faire leurs courses en France.

2. L'art de vivre suisse
La Suisse est un pays qui fait partie des pays les plus agréables à vivre. Plusieurs villes de Suisse sont classées dans les 10 villes offrant la meilleure qualité de vie (Zurich 2ème, Genève 8ème, Berne 9ème).

Le lac Léman :
Long de plus de 80 km, il offre la possibilité de pratiquer de nombreuses activités nautiques (bateau, ski nautique, aviron, planche à voile). Le lac est bordé d'un côté par les Alpes et de l'autre par le Jura. Cet encaissement rend la navigation très technique, c'est pourquoi les Suisses font partie des meilleurs navigateurs du monde. Le lac est également une frontière naturelle entre la France et la Suisse. J'ai déjà eu l'occasion de participer à des régates sur le lac. Tous les mardis, il est possible de régater sur des bateaux typiques du lac : le Surprise ou le Grand Surprise. Il y a aussi le championnat de la catégorie Grand Surprise auquel j'ai la chance de participer et qui me permet de naviguer au moins 2 week-ends par mois, parfois même pour des régates qui durent plus de 24 heures.

La montagne :
Jura ou Alpes ? Les habitants de Genève n'ont que l'embarras du choix lorsqu'il s'agit de choisir une station pour aller skier à la journée. De très belles stations sont en effet accessibles à 40 minutes seulement de voiture. Il n'est donc pas étonnant de voir la ville se vider tous les week-ends l'hiver. La proximité de toutes ces masses montagneuses permet aux Genevois d'admirer de magnifiques points de vue sur leur ville et de profiter de couchers de soleil sur le Mont Blanc.

La campagne Genevoise :
Genève est entourée d'une campagne riche en belles demeures, en plages au bord du lac, en vignes sur les coteaux du Jura. Il y règne un certain calme et une sérénité qui contribuent à l'amélioration de la qualité de vie. De nombreux centres sportifs ont également installé leurs locaux dans cette région.
Genève est une ville qui, grâce à sa situation géographique, offre de nombreuses occasions d'exercer une activité sportive de plein air.

3. Sortir à Genève

Une ville active professionnellement
Genève est bien connue pour ses nombreuses banques et autres institutions financières. On prend conscience de cette réalité lorsqu'on se promène près du centre ville, un quartier aussi appelé « quartier des banques ». Vous y trouverez toutes les banques que vous connaissez et bien d'autres. La présence de toutes ces institutions financières entraîne une migration des entreprises étrangères vers la Suisse. En continuant de déambuler dans les rues de Genève, vous trouverez les sièges de grandes multinationales ou alors le siège social européen de celle-ci. La Suisse est aussi un pays placé au centre du monde de temps en temps en raison de la présence de nombreuses organisations internationales :
- l'ONU
- l'OCDE
- l'OMS
- le Forum Economique Mondial à Davos

Une ville nocturne
Genève est une ville au caractère international. De nombreux jeunes diplômés s'y rendent pour chercher un emploi. La ville est jeune et dynamique en fin de semaine. La vieille ville de Genève et les magnifiques places piétonnes sont l'endroit idéal pour profiter des soirées et du week-end.

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L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
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