école de commerce

Diplôme bac+5, Visé par l'État, Grade de Master

Direction l'Inde pour une aventure humaine et professionnelle

Etudiante en 3ème année du Master Grande Ecole de l'ISG, Audrey Woitiez a choisi d'effectuer un stage en Inde dans une ONG afin de vivre une expérience internationale et professionnalisante. De retour en France, elle revient sur cette expérience et ses bénéfices.

Mes premières impressions
Au départ en prenant l'avion pour me rendre à New Delhi, je n'avais aucune appréhension car je venais de passer six mois en Chine. Je réalisais bien entendu que l'Inde était un tout autre pays, mais je partais confiante et pleine d'envie d'apprendre de nouvelles choses. J'avais lu des témoignages de touristes ou d'expatriés en Inde, pour la plupart positifs. Tout s'est finalement très bien déroulé et je réalise à quel point cette expérience a été intense et ma chance d'avoir pu la vivre. En entreprise, j'ai pu être un peu stressée au début, au vu des objectifs à atteindre et du nombre d'informations à assimiler rapidement. Mais j'ai très vite pris mes marques et je me suis sentie en confiance. Dans la vie quotidienne, je me suis tout de suite sentie à l'aise avec la population. Naddi est un petit village de montagne. Les commerçants et les indiens étaient amicaux et le lien tissé avec la communauté n'a cessé de s'étoffer.


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Mon expérience en Inde
Ce stage en Inde m'a beaucoup apporté tant du point de vue professionnel que personnel. J'ai découvert une nouvelle culture, un nouveau pays et des personnes formidables vivant dans des conditions de vies parfois difficiles. Ces six mois ont été l'occasion de m'immerger dans cette culture, d'en apprendre plus et de m'adapter au quotidien. J'ai occupé la fonction de Chargée de recrutement. Les principales missions que j'ai menées ont été d'analyser les besoins en recrutement tout au long de l'année, de les anticiper en rédigeant des annonces correspondant aux différents postes, de les publier sur les réseaux sociaux et sites internet. Ensuite, j'ai sélectionné des candidats via des entretiens téléphoniques et par Skype, puis rédigé des comptes-rendus au Président de l'association. En même temps, j'assurais toutes les tâches administratives : suivi par mail, rédaction des conventions de stage, démarches liées au visa... Par la suite, j'ai également été nommée Coordinatrice des Ressources Humaines. Les nouvelles missions qui m'ont été attribuées étaient de créer un système RH pour améliorer le processus de recrutement. J'ai donc pu engager les membres de l'association en créant une équipe RH, en leur déléguant certaines tâches comme faire passer des entretiens selon leur pays d'origine, en leur expliquant le tout dans un guide et en les formant auparavant sur les différentes tâches et missions que leur nouveau poste requérait. Ce poste m'a beaucoup apporté au niveau du management, j'ai appris à déléguer, organiser mais aussi motiver une équipe. J'ai également été confrontée à la gestion de stress. L'objectif de cette ONG était de doubler ses effectifs en quelques mois. J'ai réalisé que les nouveaux challenges m'aidaient à progresser et que cela me boostait et rendait le travail encore plus motivant. Je sais maintenant que ce métier de Chargée de Recrutement me correspond tout à fait et que je veux continuer dans cette voie.

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L'heure du bilan
Ce que l'on peut retenir de cette expérience est un enrichissement à tout point de vue, aussi bien professionnel que personnel. Mon projet est de trouver un poste de Consultante en Recrutement en France dans un premier temps, puis de travailler dans un pays étranger, où je pourrais continuer à exercer les langues étrangères et à découvrir de nouvelles cultures. J'aimerais vraiment continuer à apprendre de différentes cultures. L'ISG nous permet de voyager durant un semestre, liant études et découverte, ce qui est primordial sur le marché du travail. Au niveau personnel, j'ai beaucoup appris sur moi. De retour en France, je vais changer certaines de mes habitudes et revoir mon mode de vie, en optant pour plus de simplicité. Le fait de s'adapter à un pays et à des coutumes différentes a été très intéressant. Porter la tenue locale ou l'absence du maquillage, par exemple, ont constitué une expérience, riche d'enseignement sur moi et l'image que je souhaitais transmettre aux autres. Je pense avoir acquis une plus grande ouverture d'esprit, une meilleure adaptabilité et avoir développé mon sens de la compassion en Inde. Cette année passée à l'International a renforcé mon désir de voyager et vivre dans un pays étranger.

Une parisienne en Chine

Mélanie Brouste, étudiante en dernière année du Master Grande Ecole de l'ISG a effectué 6 mois de stage en entreprise à Zhuhai, une commune proche de Hong Kong. Elle partage avec nous un témoignage sur son adaptation et sur cette expérience professionnelle particulièrement formatrice.

Mon adaptation à la vie locale
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, s'adapter en Chine n'est pas si difficile, mais il est important de venir avec un esprit ouvert et une envie d'apprendre une autre culture.
Il est difficile d'apprendre le chinois. Connaître un mot ne suffit pas, si le mot n'est pas prononcé avec la bonne intonation, personne ne vous comprendra. Vous vous trouverez dans des situations à quiproquos plutôt comiques ou tout simplement avec quelque chose que vous n'aurez pas commandé. Après quelques temps, cela devient plus facile. Je suis fière de dire que j'arrive à présent à me débrouiller sans encombre en Chine. J'arrive à me faire comprendre et à comprendre ce qui se passe autour de moi, via les quelques mots en cantonais et mandarins que j'ai appris.


"Patience" est le maître mot dans ce pays. Etant parisienne, j'ai l'habitude que tout aille vite. Il a été difficile ou tout au moins stressant de s'adapter à un autre rythme. Par exemple, si au restaurant votre commande arrive rapidement, le processus de commande est souvent laborieux. Dans beaucoup de restaurants, lorsque vous choisissez un plat sur leur carte très fournie, il est courant d'entendre « me yo la » autrement dit : « je n'ai pas ». Cela peut sembler anodin, mais quand il s'agit de la moitié du menu, cela devient très ennuyeux à la longue !

Quant à la nourriture, ce fut l'adaptation la plus difficile. J'aime la nourriture chinoise, mais la nourriture chinoise en France et celle de Chine ne se ressemblent absolument pas. On retrouve bien sûr le riz cantonais et le canard laqué, dont le goût est très différent, mais le reste est à découvrir ! Comme je suis de nature aventureuse, je teste dans les restaurants de nouveaux plats presque tous les jours, en fonction des photos. Il y a des photos dans tous les restaurants sur les murs ou sur le menu, tout le reste est écrit en chinois. Cela me mène souvent à des plats différents du goût européen. Les os dans le canard ou le poulet (aucun restaurant n'enlève les os à la découpe) sont compliqués à déguster dans un pays qui ne fonctionne qu'avec des baguettes ! Les Chinois crachent les os sur la table, mais mon éducation ne m'y a pas préparé... Ils proposent du gras de canard... oui oui, juste du gras en sauce car "cela donne une jolie peau". Mais, cet argument ne me convainct pas !
Fan de nourriture et particulièrement de cuisine française, six mois de nourriture chinoise avec d'occasionnel "McDo" et pizza commencent à me peser. Je me languis d'une blanquette de veau ou d'un bœuf bourguignon... Cependant, j'ai appris à découvrir les traditions culinaires de différentes régions de Chine, tout comme de nouveaux légumes. Il est certain que je les chercherai en France pour pouvoir les cuisiner à nouveau !

Mélanie Brouste1.jpgMon expérience professionnelle
Les connaissances et compétences acquises durant ce stage sont nombreuses.
Ma spécialisation étant le Marketing, j'ai décidé d'approfondir mes connaissances en marketing digital. A l'ISG, j'ai appris les bases au sein d'une association, puis en tant qu'auto-entrepreneuse. Néanmoins, c'est au sein de mon stage en Chine que j'ai pu approfondir mes compétences dans ce domaine.

Tout d'abord, j'ai enrichi mes connaissances en gestion des réseaux sociaux au sein de l'entreprise, un domaine qui peut sembler facile à appréhender, mais dont il est important de comprendre les difficultés. Attirer l'attention des lecteurs, surtout en B2B, peut s'avérer complexe, en particulier sur les réseaux sociaux du type Facebook, Twitter... . J'ai beaucoup appris, que ce soit en rédaction de posts intéressants ou en création d'images.

De plus, j'ai appris à réaliser des vidéos d'animation de A à Z. Une des tâches, qui m'a été confié au sein de l'entreprise, a été de créer des publicités destinées à être diffusée sur leur site internet pour chacun de leurs produits. Aucune contrainte ne m'a été imposée, ils attendaient juste un résultat attractif et professionnel. Mes supérieurs ont été très satisfaits du résultat et ont même décidé d'utiliser une de ces vidéos à l'occasion d'un évènement en Europe, pour le lancement de leur nouveau site internet.

Ils m'ont également confié l'audit de leur site internet, ce qui m'a donné l'occasion d'appréhender le côté utilisateur. Comme il date de quelques années, de nombreuses modifications étaient nécessaires. J'ai pu réaliser concrètement la différence entre besoin et budget et percevoir l'évolution rapide des modes et tendances sur internet.

Grâce à mon séjour en Chine et aux échanges avec des anglophones de toutes les régions de la planète, j'ai pu perfectionner mon anglais. Je n'ai plus aucun problème de compréhension, ni d'expression. Cette capacité me sera utile dans ma carrière que j'envisage à l'International.

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Mon expérience en Chine a été très enrichissante et pleine d'aventures. J'ai eu l'occasion de découvrir un pays et une culture radicalement différente de la mienne, ce qui m'a permis d'ouvrir ma vision sur le monde et sur les perspectives propres à chaque pays. Même si l'adaptation n'a pas été immédiate, je pense m'être très bien intégrée et habituée à la culture et aux coutumes du pays. Je me suis fait de nombreux amis tant Chinois qu'Internationaux et j'ai désormais des contacts dans de nombreux pays de l'Australie au Mexique.
Quant à mon expérience professionnelle, elle est désormais enrichie d'une connaissance plus approfondie du métier dans lequel j'envisage d'évoluer. De nombreuses opportunités s'offrent à moi. J'ai dorénavant une idée plus précise de ce que je veux faire et du pays dans lequel je voudrais habiter, ce qui représente un grand pas dans mon évolution personnelle. Il est désormais certain que je souhaite travailler dans une entreprise développant de nouvelles technologies, pour ensuite créer ma propre entreprise en utilisant les connaissances que j'aurais acquises.
Je suis ravie de ce voyage et de cette expérience et je compte poursuivre cette découverte du monde dans les années à venir.

Expérience professionnelle chez nos voisins belges

Maxime Caulier, étudiant en 3ème année du Master Grande Ecole de l'ISG, a choisi d'effectuer un stage à Bruxelles, au sein d'une enseigne de vêtements pour enfants et femmes enceintes et articles de puériculture. Il partage avec nous ses premières impressions.

Mes débuts professionnels
J'ai débuté mon stage par une semaine à Montpellier dans les locaux historiques de la marque, afin de m'imprégner de la culture d'entreprise et du fonctionnement de l'activité textile, gérée à Montpellier. Je suis donc arrivé dans mon pays d'accueil (pas très lointain) le week-end du 22 août pour débuter le 25 août dans les locaux de Bruxelles.
Ayant passé une semaine à Montpellier au milieu de salariés en shorts et t-shirts (le soleil peut être ?), je me suis rendu au siège de Bruxelles le lundi matin en jeans t-shirt... erreur ! Le siège ayant été racheté en 2012, les salariés ne sont pas aussi jeunes (ni sudiste ?) que les salariés de Montpellier. Mardi matin, je me suis rendu en voiture au travail - j'habite dans le quartier sympa de Bruxelles : Ixelles - et j'ai découvert les premiers bouchons ! En effet, Bruxelles est une des villes les plus embouteillées du monde.

Il y a peu de français parmi les salariés du siège, j'ai donc été en contact avec des belges bruxellois (3 régions en Belgique : la Wallonie, la Flandres, Bruxelles). Le savoir vivre est sans faille en Belgique, les habitants sont détendus aussi bien au travail que sur la route ou dans les magasins mais cela n'enlève rien à leur conscience professionnelle. La langue française mélangé à la rigueur Allemande et au calme Suisse, bienvenue en Belgique !


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L'ambiance au sein de l'entreprise est bonne et certains collègues sont jeunes, ce qui permet de découvrir la ville avec des bruxellois natif lors de soirée après le travail. Etant donné les responsabilités que l'on m'a confiées rapidement, mes horaires de travail sont variables mais généralement les 35 heures sont atteintes le jeudi midi, me laissant peu de temps pour rencontrer d'autres personnes que mes collègues, et même peu de temps pour faire autre chose que de travailler. D'ailleurs, peu de Belges font des heures supplémentaires puisqu'elles ne sont pas payées en Belgique. Ils ont donc des contrats de 36 heures et ne sont pas flexibles professionnellement. Sans procrastiner, ils s'en vont et reprennent le lendemain matin sans stresser, contrairement aux entreprises françaises ou la hiérarchie met souvent la pression afin d'obtenir les documents en temps et en heure.

Peu de différences ?
La langue est presque la même (excepté septante, nonante...) avec un léger accent chez les Bruxellois. Motard depuis peu, je me sens en sécurité en Belgique puisque 95 % des belges mettent leurs clignotants avant de tourner, et ne sont pas agressifs sur la route. Ayant déjà vu des accrochages entre voitures, j'étais étonné de la réaction des victimes, sortant de leur voiture pour faire paisiblement le constat au milieu de la circulation embouteillée. A noter, le patriotisme s'exprime dans le domaine des fast-food, Quick qui est une chaîne de restauration belge - est implanté à tous les coins de rues, alors que Mac Do est très peu présent...

Je n'ai pas été ébloui par Bruxelle, qui est un mélange de bâtiments du siècle dernier et de bâtiments gris des années 50-60, assez peu réussi. Mais les belges savent le rendre beau grâce à leur bonne humeur et leur gentillesse, j'ai apprécié ma vie au quotidien et les responsabilités, qui m'ont été confiées lors de mon stage.

Vivre en Chine : une aventure où tout est possible

Kevin Bouskila, en 3ème année du Master Grande Ecole, effectue un stage en Chine. Cette expérience internationale et professionnelle est synonyme d'aventure et de challenge.

"À la recherche d'un nouveau défi intellectuel, jʼai orienté mes recherches de stage de fin dʼétudes vers un pays en voie de développement, notamment en Chine, dans le but de vivre une expérience enrichissante, à la fois personnellement et professionnellement. Découvrir une nouvelle culture, un nouveau mode de vie, ont été un critère de choix décisif dans lʼorientation de mes recherches. Et cʼest plus précisément dans la ville de Zhuhai que jʼai décidé de vivre cette aventure.

Zhuhai se situe entre Shenzhen, Hong Kong et Macao le long de la côte du sud-est du pays et donne sur une vaste étendue dʼeau bleue et de collines vertes au nord. Avec 1,5 millions dʼhabitants, Zhuhai est une «petite» ville selon les standards Chinois. Grâce à sa localisation géographique idéale et à la douceur du climat, Zhuhai est pour moi, lʼun des endroits les plus agréables à vivre en Chine. À mon arrivée dans le pays, je me croyais dans un autre monde : des gens parlant une langue incompréhensible, des pancartes sur lesquels étaient dessinés des caractères extrêmement difficiles à identifier, mon attention était constamment sollicitée par quelque chose de nouveau comme un enfant qui découvre le monde les yeux grands ouverts.

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Ici tout est différent de ce que lʼon a pu connaître en Europe, que ce soit les paysages, les routes, les villes... Je me suis très vite rendu compte que le simple fait dʼêtre un étranger sur le sol chinois était en soi, une sacrée aventure ! Je ne mʼattendais absolument pas à ce que des inconnus me scrutent uniquement parce que jʼétais étranger et encore moins à ce quʼils me demandent de prendre une photo à leur côté. Se faire dévisager sans la moindre discrétion de la part des chinois fait partie de la vie de tous les jours dʼun étranger en Chine. Mais avec le temps, jʼai compris que cʼétait par curiosité. Au final, on sʼy habitue et cʼest parfois une opportunité de rencontrer de nouvelles personnes. Se faire comprendre pour changer de lʼargent, lire un menu en chinois ou encore essayer dʼidentifier un caractère sur une carte nʼont pas été une mince affaire. Il est rare de trouver à Zhuhai, des chinois anglophones, contrairement à dʼautres villes de Chine plus «occidentalisées», comme Shanghai ou Shenzen. Au fil du temps, on sʼhabitue à se faire servir un pied de poulet bouilli alors qu'on était persuadé d'avoir commandé un «shaofan» (riz frit). Cʼest pourquoi, il est indispensable de connaître quelques mots de chinois pour tenter de se faire comprendre, même si le résultat risque dʼêtre surprenant...

Jʼai demandé à mes collègues de me conseiller un lieu, où me faire masser selon la tradition locale. Une fois devant le centre de massage, je me suis rendu compte quʼil sʼagissait plutôt dʼune clinique de médecine chinoise ou plutôt, de mon point de vue, dʼune salle de torture : une dizaine de tables de massage sur lesquelles étaient allongés quelques habitués se faisant masser par des gros chinois torses nus. Le kit parfait du sérial killer était étalé sur la table : pinces, aiguilles... Une fois ma tête enfoncée dans la table, le masseur sʼest mis à me frotter avec acharnement mʼa proposé de mʼappliquer une lampe à effet chauffant au-dessus du dos. Le massage nʼétait pas très agréable et il était difficile de se faire comprendre, pour lui demander dʼy aller avec plus de délicatesse. Cʼest à ce moment précis que je me suis rendu compte de lʼutilité de savoir parler chinois ! De manière surprenante, le lendemain, ma douleur avait totalement disparu et je me tenais beaucoup plus droit.

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Depuis mon arrivée en Chine, jʼai rencontré des gens extraordinaires, que ce soit des «locaux» ou des personnes venant des Etats-Unis, dʼAngleterre, dʼAustralie, dʼInde, du Mexique ou du reste du monde. Cʼest lʼoccasion pour moi de pratiquer l'anglais et de mʼhabituer à des accents parfois un peu exotiques. Je partage actuellement un appartement avec deux autres stagiaires, lʼun venant de Manchester et lʼautre du Canada, ayant grandi au Congo et étudié à Shanghai. Ce sont des personnes très intéressantes avec qui je mʼentends très bien. La colocation nous permet de sortir en groupe et de rencontrer de nouvelles personnes.

La plupart des rencontres en Chine se font la nuit après les horaires de travail, dans les bars ou les boîtes de nuits dans lesquelles se retrouvent des expatriés et de riches chinois qui nʼhésiteront pas à vous offrir un verre uniquement parce que vous êtes étrangers. Refuser lʼoffre dʼun chinois est perçu comme un manque de respect voir une insulte, tout comme le fait dʼaccepter un cadeau avec une seule main. La réception dʼun cadeau (ou de tout autre objet) se fait avec les deux mains. Ce geste dʼhumilité montre de la reconnaissance et du respect envers le donneur. Au-delà de ces valeurs de vie dont font preuve les chinois, jʼai aussi remarqué lʼimmense serviabilité de cette communauté. Se faire servir systématiquement un verre dʼeau quand on va chez le coiffeur, se faire prêter un parapluie quand il pleut, ou encore se faire suivre de près par un vendeur dans un magasin de vêtements à lʼaffut de vos moindres faits et gestes dans le but de vous servir avec efficacité, sont des choses qui font partie de la vie dʼun étranger en Chine.
Cette expérience mʼa permis de me rendre compte de la beauté du pays mais aussi dʼouvrir les yeux sur la pauvreté, le niveau de vie, le rythme de travail excessif, le fossé économique entre le pouvoir dʼachat des français et des chinois. La Chine reste un pays merveilleux et y vivre est une aventure de tous les jours où tout est possible."

Mon séjour en Israël : de découvertes et découvertes

Lucie Azoulay, étudiante en dernier année du Master Grande Ecole, nous fait part de ses premiers pas à Tel Aviv où elle effectue un stage dans une entreprise de recrutement et de consulting.

Mes premiers pas en Israël
Israël se trouve à seulement 4h30 de Paris avec 1 heure de décalage horaire et pourtant tout est différent de la France. Je suis arrivée début août afin d'avoir une certaine marge de temps pour m'installer et me constituer des repères avant de démarrer mon stage.
En effet, j'ai commencé à apprendre l'hébreu pour pouvoir me débrouiller dans la vie de tous les jours... Je me suis installée dans un appartement proche de la mer et en plein centre ville dans le but de faciliter mon insertion en étant au cœur de la ville. Ayant le contact facile, je me suis vite entourée d'étudiants dans la même situation que moi et venant des quatre coins du monde.
J'ai dû m'adapter au week-end, car ici les jours de la semaine « non travaillés » sont le vendredi et le samedi et non pas le samedi et dimanche.

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Tel Aviv : une ville accueillante, dynamique et multiculturelle
Ce pays fait preuve d'une grande mixité qui m'enthousiasme beaucoup. J'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes venant de Chine, d'Uruguay, de l'Equateur, de Turquie, des Etats-Unis, d'Australie, ce qui me permet de pratiquer aussi bien l'anglais que l'espagnol. Je suis également étonnée de voir l'excellent niveau de la population en anglais, tous les israéliens parlent un anglais soutenu, ce qui facilite grandement les échanges. Je reconnais également qu'une grande communauté française est présente sur le territoire et revendique sa culture, ce qui m'a parfois permis de me sentir moins dépaysée. Ce qui m'a également frappé c'est que les israéliens sont accueillants et très solidaires. Par exemple, quand une personne tombe dans la rue, on peut apercevoir des dizaines d'individus courir pour l'aider.

Je suis émerveillée par la vivacité, la joie et l'énergie dégagées dans ce pays et particulièrement à Tel Aviv. Je peux constater une animation dans les rues, dans les restaurants, dans les bars à toute heure du jour ou de la nuit. Une grande partie des restaurants et supermarchés sont ouverts 24h/24.
Il y a des salles de gym directement sur la plage ouverte au public et la ville est constituée d'un mélange de grands buildings et petits immeubles typiques, ce qui rend la ville attractive. Malgré une nourriture assez grasse, je suis surprise de l'importance du sport et du corps qui préoccupe beaucoup la population. Israël est un pays dans lequel la chaleur et le beau temps sont présents quasiment toute l'année et je constate que les costumes et tailleurs ne sont pas très utilisés au sein des entreprises. Les chemises ont laissé place aux polos et t-shirts, les pantalons de costumes aux bermudas ou pantalons légers et les tailleurs féminins se sont transformés en robes et jupes. Concrètement il n'y a pas de tenue de rigueur imposée dans les entreprises.


Les difficultés rencontrées
Le coût de la vie est particulièrement élevée à Tel Aviv, les israéliens parlent de 2 Israël : Tel Aviv (qui est très cher) et le reste d'Israël (dont le coût de la vie est plus bas). Ainsi, la majorité des habitants de Tel Aviv vont faire leurs courses dans les villes des alentours afin de payer moins cher.
Les études sont assez chères, la majorité des étudiants israéliens bénéficient donc d'une bourse afin de poursuivre leurs études supérieures. Il faut rajouter que le système de santé est régulé par une bureaucratie handicapante. Tout d'abord une première consultation est requise dans un centre médical généralisé qui va lui même statuer de l'importance de la maladie et qui choisira où envoyer le patient. Cependant, pour que le patient aille voir un second médecin il devra attendre de recevoir un papier, ce qui peut prendre plusieurs jours voire semaines.

Lucy Azoulay 2.jpgDécouvrir Israël
Etant arrivée en avance, j'ai pu voyager et me rendre dans plusieurs endroits de ce pays. Je suis donc allée visiter la ville de Jérusalem qui bénéficie d'une luminosité très particulière, en effet on l'appelle la ville « blanche » car la lumière est extrêmement claire. La réverbération est puissante. J'en ai donc profité pour aller plus particulièrement au Mur des lamentations qui accueille chaque année un nombre infini de touristes. Ce Mur est concentré au sein d'une toute petite ville entourée elle même de remparts au sein de Jérusalem. Une émotion profonde est ressentie quand on s'approche du Mur. Je me suis rendue sur un autre site touristique de Jérusalem qui est l'Eglise du St-Sépulcre dans laquelle se trouve le tombeau du Christ. Nous pouvions entendre de ces lieux l'appel à la prière de la Mosquée Al-Aqsa qui est définie comme la plus grande mosquée de Jérusalem. Ce son résonnait comme un chant au milieu de ces sites religieux que l'on distinguait à travers une luminosité très forte et un silence absolu. Je peux alors confirmer que Jérusalem est en effet une ville religieuse où toutes les religions cohabitent.
J'ai également eu l'occasion de me rendre à la Mer Morte qui se trouve plus au sud du pays. Le mois d'août n'était pas le mois conseillé pour y aller car la chaleur était insoutenable. Plusieurs cars de touristes venus du globe tout entier étaient présents également. Certains baigneurs lisaient même un livre, leur corps flottant à la surface. La chaleur était si excessive que l'on ne pouvait pas marcher pieds nus sur le sable et l'eau des douches présentes sur la plage était elle-même très chaude.

Je continuer mes promenades et vais de découverte en découverte, arrivant par exemple dans Yarkon Park, un parc immensément grand, ouvert au public et qui possède un centre aquatique, des jardins botaniques, des salles de concerts en plein air, des installations sportives comme sur les plages publiques, ce qui rend ce lieu extrêmement riche et attractif.
Je suis donc encore en phase de découverte de mon pays d'accueil et même s'il y a de nombreuses différences dans la façon de vivre et de penser par rapport à la France, j'essaie de m'adapter au mieux afin de vivre pleinement cette expérience.





Voyage au coeur de l'Europe : Bruxelles

Arthur Brami, étudiant en dernière année du Master Grande Ecole témoigne de son expérience internationale puisqu'il effectue un stage en Belgique.

Après quatre années de vie parisienne, me voilà de retour dans la ville de Bruxelles en Belgique. Cette dernière m'est familière, car j'y ai habité de l'âge de 13 ans jusqu'à mes 18 ans. J'avais choisi Paris et notamment l'ISG pour effectuer mon cycle universitaire. C'est donc en septembre 2010 que j'ai échangé ma vie bruxelloise contre un environnement selon moi beaucoup plus dynamique, celui de la capitale française. Et c'est 4 ans plus tard que je reviens et que je décide, par opportunité, de faire mon stage à Bruxelles. Il est vrai que j'ai des points de repère dans cette ville et que je ne me sens pas totalement étranger. Un nouveau quotidien s'ouvre à moi, rythmé par le travail et la motivation de mon évolution professionnelle.

Bruxelles, une ville étudiante et multiculturelle
Les belges ont un rythme de vie beaucoup plus calme que les parisiens et l'environnement à Bruxelles y est plus vert et plus reposant qu'à Paris. En seulement dix minutes de voiture du centre ville, on se retrouve à la campagne. En effet je n'habite pas dans le centre de Bruxelles, mais plutôt sur la première ceinture, à Uccle qui est l'une des 19 communes de Bruxelles. Une commune est l'équivalent d'un arrondissement parisien.
Bruxelles est une ville qui accueille beaucoup de jeunes étudiants. Nous pouvons observer cette ambiance étudiante, sur le campus de l'université libre de Belgique et dans ses alentours, près du centre ville. Beaucoup de français y viennent également pour faire des études de médecines car ils y sont acceptés sans concours d'entrée. Beaucoup d'endroits y sont aménagés comme des bars, petits restaurants et salles de sport pour améliorer le quotidien de ces étudiants.
La Belgique est un des rares petits pays où l'on parle trois langues, le Français, le Néerlandais et l'Allemand. Le parlement Européen se trouve à Bruxelle et beaucoup de personnes de différents pays, travaillent à la Commission Européenne, c'est donc une ville multiculturelle, hétéroclite et donc très enrichissante.

Je vois Bruxelles comme une ville ambitieuse et qui a une vision sur le long terme. Cette ville est sans cesse en travaux, les années passent et Bruxelles évolue de manière constante. Certains quartiers sont en reconstruction totale, des espaces verts se créent avec des matériaux de plus en plus écologiques. J'observe en allant au bureau le nombre de chantiers et de déviations obligatoires à emprunter pour contourner les travaux et rénovations. Bruxelles se déforme pour mieux se reformer tout en gardant de magnifiques bâtiments datant de sa création. Je pense qu'il y a un véritable potentiel qui va permettre d'attirer de nouveaux habitants et de ce fait, une augmentation et valorisation des biens immobilier.

Arthur Brami-1.JPGLes changements dans mon quotidien
A Paris, j'avais l'habitude de me déplacer à pieds et en transports en communs. Mais à Bruxelles les transports en communs sont difficilement accessibles. Pour aller au travail et à mes différents rendez-vous, je suis obligé de prendre la voiture. Mais avoir une voiture à Bruxelles n'est pas synonyme de contraintes. La circulation y est plus fluide et les embouteillages y sont plus rares qu'à Paris. Il est beaucoup plus facile de se garer, car la ville y aménage des places et les motards y sont beaucoup moins présents.
A Bruxelles les magasins ferment plus tôt qu'à Paris, en majorité à 18h00. Ce n'est donc pas facile de faire ses courses après le travail. Cela demande de l'organisation pour les faire certains jours à l'heure du déjeuner.
En soirée j'ai l'habitude de sortir avec des collègues et amis étudiants pour brainstormer sur l'application que j'ai développée et d'autres projets. Changer de décor pour parler start-up, améliorations du produit, prospection clients et marketing est très coutume au sein de l'équipe et permet d'être créatif. Nous devons sans cesse challenger et remettre en question notre application pour que le produit corresponde au mieux à la demande des utilisateurs. Ces réunions « corporate » dans des pubs de la ville montrent la motivation de l'équipe et l'importance de notre travail qui rythme notre vie.

La découverte d'Anvers
J'ai aussi eu l'occasion de visiter la ville d'Anvers qui se trouve en région flamande à environ 50 kilomètres de Bruxelles. Anvers à tous les attributs d'une grande ville. De beaux endroits, restaurants, musées et magasins de luxe. A seulement 45 minutes de voiture, nous sentons un tel dépaysement, une autre langue, une autre culture et aussi une architecture différente. Anvers est vraiment une belle ville dynamique et agréable.

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Découvrir Niamey au sein d'une ONG

Pierre-Marie Jouret, étudiant au sein du Master Grande Ecole de l'ISG a choisi de faire un stage à Niamey au Niger, au sein de l'ONG ACTED (Agence d'aide à la coopération technique et au développement). Il partage avec nous ses premiers ressentis et ses premières observations.

Logo Acted.pngLes premières impressions
J'ai eu l'opportunité de faire mon voyage aller au Niger de nuit, j'ai pu admirer du hublot les lumières des villes en France, en Espagne et au Maroc.
C'est cependant durant le second vol de Casablanca à Niamey qu'apparait la première différence entre la France et le Niger : une fois l'Atlas marocain traversé, plus la moindre lumière d'une ville, juste une obscurité persistante jusqu'à ce qu'apparaissent les lumières de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey.
Le Niger en tant que pays du Sahel ne laisse que peu de temps pour s'adapter à son climat chaud et sec (et ce même pendant la saison des pluies). Ma tenue n'est clairement pas adaptée pour les 36°c à la sortie de l'avion à 4h30 du matin. Le trajet en voiture jusqu'à la guest house, à cause de la défaillance de l'éclairage public, ne permet cependant pas d'avoir un premier regard sur la ville.
La guest house en elle-même accueille tous les expatriés de la mission Niger, Occidentaux comme Africains. La vie sur place s'articule entre le bureau, les moments à la guest house ainsi que les sorties avec des connaissances tant expatriées que Nigeriennes.

Les différences culturelles
En tant que pays où la population est à presque 100% de confession islamique, les différences culturelles avec la France sont vites apparentes. Mais à cette dimension s'ajoute aussi les différences culturelles propres à la zone Sahel.
Vivre dans un pays musulman implique une vie rythmée par les appels à la prière des nombreuses mosquées de la ville. De plus pour le staff national les moments de prière dans la journée sont un moment où les informations s'échangent et les relations se nouent : l'intégration passe par un moment d'échange après la prière. Le réveil se fait au son du premier appel à 5h du matin et la dernière prière indique la fin de toutes les activités conventionnelles de la ville.
C'est à la nuit tombée que la dimension Sahélienne du pays prend le relais. La forte chaleur en journée ainsi que le fort taux de chômage a créé une véritable économie nocturne. Ainsi, si les personnes ayant accès à des formations académiques ont la possibilité de travailler de jour dans des bureaux le plus souvent climatisés, la majorité de la population qui n'a pas eu accès à une formation professionnelle, vit la nuit où elle exerce toutes sortes d'activités qui comprennent beaucoup de travaux artisanaux (surtout le métal et le bois).

Dès les premiers jours sur le sol Nigérien il est possible de comprendre les différents enjeux et les différentes contradictions du pays ainsi que la nécessité de l'intervention d'associations humanitaires :
- Le fort taux de natalité (environ 7 enfants/femme)
- Les problèmes liés à l'agriculture et donc à la malnutrition des enfants
- Le fort taux de mortalité avant 20 ans, qui explique une espérance de vie moyenne de 58 ans
- Les tensions inter ethniques sont toujours sous-jacentes dans ce pays où cohabitent 7 grandes ethnies
- Le climat Sahélien qui peut réduire à néant des années d'interventions par une simple mauvaise saison des pluies

A la découverte des 1 000 facettes de l'Inde

Alexandre Pinchon, étudiant en 3ème année du Master Grande Ecole, nous fait part de ses premières aventures et découvertes en Inde, où il a choisi d'effectuer son stage.


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A peine sorti de l'aéroport international Indira-Gandhi de Delhi, vous percevez le fossé culturel qui vous sépare de la France. Vous êtes frappés par l'odeur nauséabonde et une température suffocante, qui rend l'air irrespirable. Delhi avec plus de 25 millions d'habitants est la 2ème agglomération la plus peuplée au monde et n'a pas encore mis en oeuvre de moyens de lutte contre la pollution. Les décharges à ciel ouvert, où les enfants cherchent nourriture ou objets à revendre, sont ici monnaie courante. Sur la route de l'aéroport pour me rendre à mon guest-house en taxi, la pauvreté est partout ; des enfants mendient à chaque carrefour, des hommes et des femmes dorment à même le sol. La circulation routière diffère consadérablement de la France : non-respect des feux rouges et des voies de circulation, conduite très rapide, vaches et chèvres traversant la route à leur guise, klaxons incessants, dépassements rapprochés entre voitures et piétons toujours à la limite de l'accident... « There are no rules, in India all is possible ». Cette phrase énoncée par mon chauffeur de taxi résume parfaitement la culture indienne qui offre une très grande liberté d'action ainsi qu'une facilité pour trouver ce dont on a besoin dans un laps de temps réduit pour pas très cher.

Mon installation et adaptation
Le Guest house où je réside est très sommaire et la nourriture est uniquement composé de plats indiens souvent très épicés. La cuisine indienne, très variée, est le résultat des invasions mughals, portugaises et britanniques. Les menus sont très riches afin de pouvoir assumer un travail physique de longue haleine. Riz, œuf, poulet, mouton, pain indien appelé chapati ou nan, le paneer (fromage local ressemblant à de la mozzarella sans goût) et les mélanges de légumes sont les principaux aliments de base de la cuisine indienne. La gastronomie d'origine persane s'est également largement répandue après les invasions musulmanes avec les biryanis, les kababs, et les tandoori chicken. D'innombrables épices créent une variété infinie de goûts : gingembre, coriandre, poivre noir, cannelle et piments. A noter qu'une partie de la population est végétarienne et que les vaches étant sacrées, il est quasiment impossible de manger du bœuf sans passer par des réseaux de trafiquants. L'ensemble des produits importés que nous pouvons trouver dans nos magasins occidentaux sont surtaxés et sont donc très chers, tout comme l'alcool qui est surtaxé en Inde. Il y a moins de 6 mois, après l'arrivée au pouvoir des conservateurs, une loi a même été promulguée interdisant la vente de boissons alcoolisées après 22h dans les magasins et après 1h en boîte de nuit. Pour mon plus grand malheur, les soirées en Inde finissent à 1 heure du matin, mais heureusement de nombreuses soirées privées d'expatriés prennent le relais.

Mon adaptation à la vie quotidienne s'est faite avec facilité grâce à l'aide de mes collègues de travail indiens ainsi que de mes amis expatriés qui m'ont expliqué les coûts réels (pratique pour les taxis sans compteur), les pièges à éviter (ne jamais boire de l'eau du robinet) et m'ont fait visiter Delhi et ses innombrables marchés ainsi que l'ensemble des temples et monuments indiens. Mes week-ends m'ont permis de découvrir Delhi et de faire la rencontre de nombreux expatriés travaillant dans les plus grandes entreprises françaises ou à l'Ambassade. Cette jeunesse aventureuse et brillante est la voix de la France à l'étranger et son avenir. J'ai visité l'India Gate, le parlement indien, le palais présidentiel et l'ensemble des marchés : Dilli Haat (marché artisanal), Greater Kailash 1 M blok market (sacs, chaussures, vêtements), Khan Market (produits importés pour les expatriés ; marché le plus cher d'Asie), Lajpat Nagar, Central market (vêtements, teinturiers et merceries), Nehru place (marché de tissus et de matériel informatique), Sarojini market (vêtements et linge de maison) et pour finir la maison de Mahatma Gandhi. Après quelques recherches complémentaires sur ce personnage, je voulais partager avec vous ce poème écrit par Gandhi qui m'a touché qui définit parfaitement la culture indienne influencé par les Castes et l'idée que le bonheur se trouve dans la simplicité :

Un sourire

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel

Personne n'est assez riche pour s'en passer
Ni n'est assez pauvre pour ne pas le mériter
Il crée le bonheur au foyer
Il est le signe sensible de l'amitié

Un sourire donne du repos à l'être fatigué
Rend courage aux plus découragés
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler
Car c'est une chose qui n'a de valeur

Qu'à partir du moment où on le donne
Et si parfois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire
Soyez généreux, donnez-lui le vôtre

Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.

Mahatma Gandhi

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Découverte du pays
Lors de mon de deuxième week-end, avec 5 amis français et italiens, nous sommes partis à Jaisalmer, ville fortifiée à 12h de route de Delhi située à 100 km du Pakistan, pour visiter la ville et faire un safari à dos de chameaux dans le désert. Lors de mon troisième week-end j'ai pris un avion pour Bombay afin de visiter la capitale économique où se trouve le plus grand bidonville au monde, Dharavi, où nous avons pu aider des enfants et comprendre l'organisation d'une économie souterraine au sein d'un lieu où la plus grande pauvreté règne. Nous avons aussi visité Eléphant Island et les monuments économiques. Lors de mon quatrième week-end, avec la même fine équipe, nous avons été à Rishikesh, ville située à 3h de Delhi en voiture, au pied de l'Himalaya et qui abrite de nombreux ashrams et temples et où le yoga est enseigné. C'est aussi un lieu dédié au rafting sur le Gange. Mon adaptation, mon intégration et je dirais même dans le souci de respecter mon pays hôte, mon acculturation se sont faites à merveille et je prends un grand plaisir à découvrir chaque jour cette culture à travers les monuments, la nourriture et ses habitants tout en apprenant professionnellement au sein d'une équipe de 6 indiens passionnés par le leur travail.

6 mois à Casablanca : un semestre riche en apports

L'internationalisation est au coeur du Programme Grande Ecole de l'ISG. Rim Laraki, étudiante en 3ème année, a décidé de s'expatrier à Casablanca, au Maroc. De retour en France, elle dresse le bilan de son expérience.

casa.jpgApports en terme de compétences

Compétences en stratégie et en gestion : chaque prise de décision doit être justifiée, puis évaluée. Ainsi par le calcul du seuil de rentabilité, du retour sur investissement prévu et la détermination de la conséquence espérée de chaque décision, j'ai pu apprendre à prendre du recul et à modérer mon enthousiasme pour privilégier une approche rationnelle. J'ai analysé les résultats et les résultantes de mes décisions pour construire une réflexion stratégique plus aboutie. Je me réfère à une célèbre phrase de Napoléon Bonaparte : « Se faire battre est excusable, se faire surprendre est impardonnable » !

Compétences en communication : optimiser les ressources d'un petit budget. Stuart H.Britt a dit « Pour une entreprise, ne pas réaliser de la publicité, c'est comme faire de l'oeil à une fille dans le noir. Vous savez ce que vous faites mais personne d'autre ne le sait ». Mon challenge durant ce projet a été de faire connaître une jeune marque française, créée en 2010, à notre cible marocaine, avec un petit budget de communication. Ainsi la nécessité d'optimiser les ressources pour créer un impact de notoriété m'a permis de développer ma créativité, ainsi qu'un sens de l'observation et d'analyse des ressources non pécuniaires à exploiter, et enfin d'utiliser mon sens du relationnel. Dans ce contexte, j'ai développé une alternative à l'affichage, nous avons utilisé la façade supérieure de la vitrine pour placer une affiche de la marque Bobbies. Pour faire connaître la marque aux clients de la boutique, j'ai organisé une journée de présentation de la collection sous forme de cocktail. J'ai également envoyé un communiqué de presse aux magazines de mode, ce qui a été fructueux puisque le célèbre magazine « L'Officiel Maroc » a relayé l'information.

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Durant ce semestre, j'ai réalisé la nécessité de clarifier mes idées, d'aller jusqu'au bout d'un raisonnement, de m'appuyer sur des données rationnelles et de rester fidèle à mon éthique. J'ai également pris confiance en moi.

Au cours de mes lectures, une phrase de Warren Buffet a particulièrement retenu mon attention et représente bien ma philosophie personnelle et professionnelle : « Vous n'avez pas raison ou tort parce que d'autres sont d'accord avec vous. Vous avez raison parce que vos faits sont exacts et votre raisonnement est juste ».

Je souhaite effectuer 4 mois supplémentaires de stage pour développer la marque « Bobbies Paris » au Maroc. Après avoir investi sur deux collections, les bénéfices réalisés ont été réinvestis pour cette collection d'été et le projet est en passe de devenir autonome financièrement. C'est dans cette perspective que je vais gérer la marque pour cette saison d'été et débuter la prospection de boutiques dans une autre ville du Maroc, Marrakech, pour commercialiser la marque de chaussure.

Bilan personnel

Ce stage a été pour moi un concentré d'expériences, non seulement sur le plan professionnel mais aussi sur le plan humain. J'ai eu la chance de faire des rencontres enrichissantes et stimulantes. Je me suis ainsi dévouée à gérer un projet qui me tenait à coeur et pour lequel j'étais maître à bord, et mes efforts ont été concluants. Dans ce contexte, j'ai pu expérimenter une réelle approche de l'entrepreneuriat et je suis aujourd'hui confortée dans mon désir de créer mon entreprise. Mon bilan de cette aventure est une fierté de réalisation de soi, et une reconnaissance envers l'ISG pour ce cursus qui a parfaitement répondu à mes attentes et à mon quotidien.

Bilan de mon expérience chez Roger Dubuis

Romain Gourdain, étudiant de l'ISG, décide de poser ses valises en Suisse, à Genève, afin de réaliser son stage dans l'entreprise horlogère Roger Dubuis. Après nous avoir raconté le début de son expérience, il revient sur les principales différences culturelles et fait le point sur son aventure.

Quelles  différences culturelles as-tu notées ?

La Suisse est un pays mitoyen à la France et plus particulièrement le canton de Genève où la langue officielle est le français. Cela explique qu'il y ait peu de différences culturelles. Cependant, il existe quelques points divergents.

Tout d'abord, les salariés sont mieux rémunérés. Début 2014 a été votée par voie référendaire l'instauration d'un salaire minimum. Ceci n'existait pas encore. Le montant fixé par l'Union Syndicale Suisse (USS) est de 4000.- CHF bruts (3260 euros). Soit 88% de plus que le SMIC français en 2014 (1445,38€ bruts), si l'on calcule avec le même volume horaire hebdomadaire. Celui-ci étant de 35h en France et de 42h en Suisse. Il est difficile de trouver un magasin encore ouvert à 18h00 un samedi après-midi ! Et inutile de venir à 17h59, la porte ne vous sera pas ouverte. Tout cela traduit une plus grande rigidité des horaires qu'en France. Vous êtes obligé de vous y conformer car on ne vous laisse pas le choix.

Cependant, la Suisse ne se cantonne pas au Canton de Genève. On rencontre 4 langues dans ce pays : le français, le suisse alémanique (proche de l'allemand mais avec des intonations différentes), l'italien et le romanche. Cette dernière langue est très peu pratiquée, quasiment uniquement dans le Canton des Grisons, au sud-est de la Suisse.
D'un côté plus politique, notons que la fête nationale en Suisse est le 1er août, date du Pacte Fédéral suisse.


La Suisse est caractérisée par un système de démocratie semi-directe voire directe dans les petits cantons. Le peuple est amené assez régulièrement à se prononcer par la voie référendaire. Pour information, il n'y a pas de péage en Suisse. Nous payons l'autoroute par la voie d'une vignette qui coûte 40.- CHF par an. Si un jour vous comptez traverser la Suisse via l'autoroute, vous serez contraint de payer cette vignette sous peine d'amende.

suisse.jpgQuel est le bilan de votre expérience ?

Ce stage m'a permis de développer mes capacités à organiser des projets. Pour cela, il faut pouvoir penser à tout de A à Z. Par exemple, j'ai été chargé d'organiser la soirée du personnel après le le salon professionnel SIHH. Il a fallu trouver un lieu, demander un devis auprès d'un traiteur, solliciter une personne pour l'animation, commander les boissons auprès de différents fournisseurs, prévoir les transports pour toutes ces marchandises, etc. Pour qu'un tel évènement se déroule correctement, il faut le prévoir suffisamment en amont, pour être capable d'anticiper les problèmes qui pourraient survenir quelques jours avant le jour J. Cela nécessite une gestion quotidienne de chacun de ses projets car il est évident qu'on est rarement sur un seul projet. Il est nécessaire de s'organiser pour pouvoir tout gérer en même temps.

Cette expérience m'aura apporté d'avoir tout simplement une première expérience concrète dans le marketing horloger et plus particulièrement dans une maison de haute horlogerie. Par ailleurs, j'ai pu accroître mes capacités à travailler en équipe. J'y ai été habitué à l'ISG grâce à tous les travaux en groupe mais chez Roger Dubuis, j'ai pu l'expérimenter dans un cadre professionnel pour la 1ère fois. Et j'ai constater à quel point les compétences et les expériences de chaque membre de mon département était complémentaires et précieuses.

Londres, ville dynamique et cosmopolite

80.jpgDéborah Madar, expatriée, nous fait découvrir Londres, une ville riche et cosmopolite.

Quelles sont tes premières impressions ?

Londres est une ville riche de part ses choix dans tous les domaines : culturels, politiques, économique... Londres est une ville hyperactive. En effet, au niveau mondial, elle occupe la deuxième place financière grâce à son quartier d'affaires communément appelé « la City » et celui qu'on assimilerait à notre quartier de la Défense, « Canary Wharf ». Les londoniens ne s'arrêtent jamais, le métro le reflète aisément car il est toujours bondé. La marche doit également être rapide et ordonnée que ce soit dans le métro ou sur les trottoirs. En effet, il y a un sens de marche à Londres... Pour être honnête, j'étais un peu perdue au début, peur de ne pas suivre le rythme, peur de ne pouvoir me faire une place, mais j'ai su peu à peu me créer un chemin, un rythme de vie pendant quatre mois et enfin pouvoir me balader avec confiance telle une londonienne avérée.

La communauté française est très présente à Londres. En effet, beaucoup de financiers français viennent s'installer dans cette ville pour faire fructifier leur argent. La politique d'imposition étant plus généreuse à Londres, elle est donc avantageuse pour des jeunes financiers en quête de réussite.

Parles-nous de ton intégration ?

Ayant déjà un petit cercle de connaissances à Londres, j'ai pu m'intégrer assez rapidement. Durant mon premier mois, un ami m'a prêté son appartement dans le quartier « posh » (bourgeois) de Chelsea, j'ai pu découvrir la population aisée de Londres, avec des défilés de voitures de luxe tous les jours, défilés auxquels je n'étais absolument pas habituée dans ma vie ordinaire de parisienne. En effet, les richesses sont davantage exposées qu'en France, tout le monde assume son statut, il n'y a pas de jalousie perceptible. Puis, je me suis déplacée un peu plus dans l'ouest de Londres dans le quartier de Earls Court, quartier animé et dynamique, proche du grand casino et toujours actif. Je ne me sentais jamais seule.

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Les quartiers de Londres sont cosmopolites, d'une rue à une autre, je pouvais sentir les odeurs de chaque pays, parfois j'avais l'impression de me retrouver en Inde dans l'est de Londres avec des senteurs épicées puis en Chine dans le quartier de Soho et enfin dans les quartiers bourgeois de l'ouest londonien. J'ai rencontré des promoteurs français et anglais, qui m'ont fait découvrir la vie nocturne de Londres. Tout est différent de Paris, les gens sont plus avenants, les styles sont plus originaux, chacun impose une personnalité singulière et atypique. J'ai rencontré des personnes de tous les horizons, même improbables comme des islandais par exemple. C'était extraordinaire de découvrir toutes ces cultures, cela m'a permis d'enrichir ma culture et d'ouvrir davantage mon esprit.

6 mois à Casablanca : dynamisme et population cosmopolite

Twin_Center,_Boulevard_Mohamed_Zerktouni,_Casablanca.JPGL'internationalisation est aujourd'hui au centre du programme de l'ISG. Rim Laraki, étudiante en Master en Management, a décidé de s'expatrier à Casablanca, au Maroc. Elle nous raconte son aventure à l'étranger.

6 mois à Casablanca, Maroc

Mon stage a débuté en octobre 2013 et se terminera en mars 2014. D'une durée de 6 mois, celui-ci se déroule à Casablanca, capitale économique et véritable incarnation du Maroc par son dynamisme et sa population cosmopolite. L'agglomération concentre 55% des unités productives du pays et près de 60% de la main d'oeuvre industrielle. C'est dans cet environnement propice à la croissance que s'est installée la société L.Z Concept, SARL d'import export, créée en 2001. Dans le cadre de son domaine d'importation, j'ai été chargé de la gestion du projet d'import et de l'implantation de la marque « Bobbies Paris » dans le magasin « Chic-Chic », appartenant à la société, et situé à Casablanca. Lancée en 2010 par deux jeunes parisiens passionnés de mocassins à picots, la marque Bobbies propose une large gamme de chaussures pour hommes et pour femmes. Ma mission se décompose en trois étapes :

- Marketing : Veille concurrentielle et analyse des comportements des consommateurs potentiels

- Logistique : Gestion des stocks et les délais de livraisons

- Communication : sur le lieu de vente, via les réseaux sociaux...

Appréhension de l'expatriation et début de la vie professionnelle

L'appréhension ressentie au départ n'était pas celle de la peur de l'inconnu et de la recherche documentaire sur le pays, mais de la fin de ma vie d'étudiante à l'étranger. Me voilà prête à m'installer ! Ce choix a été mûrement réfléchi, il a été motivé par une volonté d'entreprendre dans ce pays. Cette décision n'a pas été de toute simplicité, d'une part je savais que j'allais voir mes amis partir aux quatre coins du monde, découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles cultures, se faire des amis de toutes les origines. Pour ma part, j'allais faire un pas définitif vers la vie professionnelle. Mon appréhension était de savoir si les consommateurs allaient adhérer à l'esprit de la marque, et si ce développement allait avoir le succès attendu.

J'ai également fait ce choix par volonté d'aller vers l'entrepreneuriat, j'ai tout simplement saisi cette opportunité. George Bernard Shaw, scénariste nobélisé a dit « Vous voyez les choses et vous vous demandez pourquoi. Moi, je rêve des choses qui n'existent pas et je me demande pourquoi pas ».

Quel est ton bilan personnel ?

Ce stage a été pour moi un concentré d'expériences, non seulement sur le plan professionnel mais aussi sur le plan humain. J'ai eu la chance de faire des rencontres enrichissantes et stimulantes. Je me suis ainsi dévouée à gérer un projet qui me tenait à coeur et pour lequel j'étais maître à bord, et mes efforts ont été concluants. Dans ce contexte j'au pu expérimenter une réelle approche de l'entrepreneuriat et je suis aujourd'hui confortée dans mon désir de créer mon entreprise. Mon bilan de cette aventure est une fierté de réalisation de soi, et une reconnaissance envers l'établissement pour ce cursus qui a parfaitement répondu à mes attentes et à mon quotidien.

Bruxelles, esprit médiéval et bon accueil assuré

Jérémy Perseille a choisi d'effectuer un stage à Bruxelles au sein de l'entreprise Orpea. Après quatre années à étudier sur les bancs de l'ISG et à assimiler un certain nombre de théories dans bien des domaines, il éprouvait le besoin de se confronter à la réalité du terrain. Cette expérience restera un événement marquant de sa scolarité dans l'enseignement supérieur.

bruxelles_940x705.jpgA la découverte de la Belgique et de sa capitale

En descendant du Thalys à la gare de Bruxelles Midi, on s'attend à être plongé immédiatement dans l'euphorie et l'empressement caractéristiques des grandes capitales. A titre personnel, je m'attendais d'autant plus à une forme de frénésie que j'assimilais jusqu'à présent « Bruxelles » aux grandes réunions européennes et à l'affluence de politiques au parlement européen. Pourtant, il n'en est rien. La gentillesse et la courtoisie des belges tranchent avec le côté froid et distant qu'ont les français au premier abord. Là, où un étranger aurait certainement été confronté à la nonchalance française, j'ai pu constater que l'ensemble des personnes à qui je demandais des informations (commerçants ou simple passant) prenait réellement le temps de m'orienter et me donner des informations. Cette première approche contribue à nous rassurer et à nous permettre de nous sentir vite à l'aise dans ce pays.

Tes premières impressions ?

J'ai été surpris de constater que les belges connaissent aussi bien - voire mieux - la vie politique française que les français eux-même alors que nous ignorons tout de leur système politique. Il me semble également, mais peut-être s'agit-il d'une impression trompeuse, que les belges maîtrisent assez bien différentes langues, ce qui leur confère une ouverture sur le monde conséquente. Il n'a pour moi pas été rare de fréquenter des belges qui parlaient indistinctement trois voire quatre langues : le francais, l'anglais, l'allemand, le néerlandais et.....le belge. Outre les fameux « nonante » et « septante » certains termes et expressions utilisés sont assez déroutants. Je pense notamment à l'usage du verbe « savoir » en lieu et place de « pouvoir » (« tu sais m'envoyer un mail ? »). Si ce vocabulaire peut nous sembler étranger, il n'en est pas moins juste ! Il s'agit là, d'un héritage du « vieux » français.... Les belges parleraient donc mieux la langue française que leurs voisins gaulois ! Un comble.

Au-delà, du cadre convivial et humain bruxellois, les aspects pratiques m'ont tout de suite séduit. Les moyens de transports sont excessivement nombreux. Ne serait-ce qu'à la gare de Bruxelles Midi, on ne dénombre pas moins de 2 lignes de métro, 8 lignes de TRAMWAY et 6 lignes de Bus en plus des trains de banlieue.... Il est donc aisé de se déplacer dans Bruxelles et sa périphérie, ce qui était pour moi une crainte. En effet, mon stage ne se déroulant pas à Bruxelles même mais à Uccle (ville souvent comparée à notre Neuilly-sur-Seine avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée), j'appréhendais de devoir subir de longs temps de transport pour visiter la capitale. Mes appréhensions ont vite été dissipées puisque bon nombre des lignes sont en service jusque tard dans la nuit (jusqu'à 3h du matin pour les Noctis équivalents des Noctiliens parisiens) et à priori propres et sûrs. Il me semble d'ailleurs qu'on se sent plus en sécurité dans la capitale belge qu'à Paris.

Tes découvertes ?

Si Bruxelles ne recèle probablement pas autant de secrets que Paris, certains sites demeurent incontournables et d'une beauté qui n'a rien à envier à ses homologues européens. La Grande Place non loin du célèbre bar « Délirium » -  qui propose plus de 3 000 bières - est d'ailleurs le premier site à visiter avec le célèbre et emblématique Manneken-pis, symbole de la liberté. Il est quand même étonnant de constater qu'une si petite statue (pas plus de quelques dizaines de centimètres de hauteur) peut-être le centre de toutes les attentions. La période des fêtes de fin d'année a d'ailleurs été propice à la découverte de ce quartier fort animé. L'esprit médiéval de la grande place était aussi renforcé par le marché de noël et des « spectacles de sons et lumières » (les plaisirs d'hiver). C'était également pour moi l'occasion de tester les quelques spécialités locales qui ont fait la réputation de la Belgique : la bière, les chocolats, les gaufres et les frites sont de pures merveilles. Outre les diverses attractions communes aux grandes villes comme les cinémas et les rues marchandes pour faire du shopping (notamment avenue louise et le quartier «Debrouckère» adjacent à la Grande Place), Bruxelles dispose également de parcs et jardins où il est agréable de se promener et de faire du sport. Le bois de la Cambre, une sorte de « bois de Boulogne » est particulièrement agréable et conserve - je trouve - une âme sauvage que je me plais à retrouver le week-end.

Tes premiers pas en entreprise ?

Fort de mes quelques expériences professionnelles passées, notamment dans le secteur bancaire, je sais qu'il est toujours « difficile » de s'habituer immédiatement à la nouvelle entreprise dans laquelle on entre. Apprendre les méthodes de travail de l'entreprise, son activité, ses processus et surtout apprendre à connaître le personnel qui y travaille. J'ai été accueilli par la responsable filiale et la directrice financière avec qui nous avons pu échanger sur nos attentes respectives. Cette première journée a également été le moment pour moi de m'installer dans ma chambre réservée dans un des établissements du groupe et de faire, ici aussi, connaissance avec l'ensemble du personnel. Les premiers pas dans l'entreprise, que ce soit sur le lieu de travail où dans la résidence où je loge se sont donc passés sans accrocs et ont probablement été facilités par l'absence de barrière linguistique.

Mes premiers moments à Hong Kong : Témoignage d'Albane Valtier

hong-kong-nathan-rd.JPGEtudiante en deuxième année du Master Grande Ecole de l'ISG, Albane Valtier a choisi d'effectuer son stage de fin d'études en Asie. Désireuse de mettre en application ses acquis et de s'immerger dans le monde professionnel, elle est arrivée à Hong Kong depuis quelques mois. Elle nous raconte ses premiers moments.


"Hong Kong a un statut particulier ; il s'agit d'une RAS (Région Administrative Spéciale) de la République Populaire de Chine. Ancienne colonie britannique, Hong Kong se démarque du reste de la Chine en ayant l'économie la plus libérale du monde et en étant une plateforme financière et commerciale d'envergure mondiale. Cette indépendance fait de Hong Kong un "pays à deux systèmes", ce qui lui permet à la fois de conserver sa propre monnaie (HKD), son système politique ainsi que ses lois sur l'immigration.

La ville peut se découper en trois zones bien distinctes :

- Hong Kong Island, qui couvre moins de 10% du territoire, est la zone la plus peuplée car il s'agit du coeur politique et commercial de la ville. Dans les quartiers les plus huppés comme Central et Causeway Bay, les prix avoisinent HK$190000/m2.

- Kowloon se situe de l'autre côté de la baie et fait face à Hong Kong Island. Il s'agit d'une zone fortement peuplée dans laquelle le niveau de vie est considérablement moins élevé que celui de l'île.

- Les nouveaux Territoires représentent plus de 80% du territoire de Hong Kong. Il s'agit de la zone la plus faiblement peuplée avec un niveau de vie extrêmement bas.

Quelles ont été tes premières impressions en arrivant ?hong-kong-foggy.JPG

Premièrement, j'ai été étonnée par la petitesse de la ville. L'espace habitable est restreint, si bien que les constructions se font verticalement. La ville est peuplée de gratte-ciel, ce qui permet de réduire les coûts d'occupation de la surface. J'ai également été interpellée par l'héritage britannique, encore très marqué. Les automobilistes conduisent à droite, les double deckers, bus et tramways sillonnent la ville. Pour finir, j'ai été choquée de constater à quel point Hong Kong est une ville à deux vitesses. En effet, l'opulence côtoie la pauvreté, si bien que le gouvernement a pris des mesures draconiennes pour "maquiller" cette réalité. Une Hongkongaise m'a confié que les SDF se faisaient chasser de la rue de manière à ce que Hong Kong conserve une façade idyllique et une image de ville prospère. Les prix des logements sont tellement exorbitants que certains sont contraints de vivre dans des cages leur servant de domicile.

Comment se sont passées ton installation et l'adaptation à la vie quotidienne?

Mon installation a été longue et difficile car je suis arrivée seulement trois jours avant le début de mon stage. Je suis allée vivre à l'hôtel pendant une semaine avant d'emménager dans mon studio.  Je n'ai eu aucun problème à m'habituer à la vie quotidienne. Hong Kong est une ville cosmopolite, peuplée par beaucoup d'expatriés. La ville regorge de restaurants français, d'entreprises ainsi que d'associations françaises.

Des découvertes ?

Depuis mon arrivée à Hong Kong, la majorité des individus rencontrés sont des français. J'ai la chance de faire de nombreuses sorties professionnelles grâce aux événements organisés. Nous sommes allés au premier salon de la Haute Horlogerie en Asie "Watches & Wonders", organisé par nos concurrents. De mon côté, j'ai fait  beaucoup de trekking pour admirer les paysages et profiter des plages paradisiaques.

Welcome to Alabama !

Partir à l'étranger est une expérience très enrichissante sur le plan culturel, mais aussi personnel. Alexandre Ricard a choisi d'atterrir en Alabama, dans la ville de Madison. Quelques mois après le début de son stage, il scrute pour nous les habitudes américaines et nous fait part de ses impressions.

280px-Alabama_in_United_States.svg.png"Je suis arrivé aux Etats-Unis le 20 Juillet 2013. J'ai atterri dans le Sud du pays, entouré par les Etats de la Géorgie, du Mississipi et du Tennessee, en Alabama, et plus précisément dans la ville de Madison. Ce sont des Etats très conservateurs, dont l'influence du parti Républicain y est très importante. La religion y est également centrale. Je me suis donc installé dans un appartement d'environ 60 m² que m'a fourni l'entreprise pour laquelle je travaille, depuis maintenant 3 mois. Tournes Associate LLC m'a également fourni une vieille voiture, une « Crown Victoria » (Ford) car dans la ville où j'ai posé mes bagages il est impossible de vivre sans voiture. Mon installation s'est relativement bien passée, l'appartement était équipé d'un frigidaire, d'une télévision, d'un four, d'un micro-onde, d'un canapé, d'un lit, et d'une connexion internet, je n'ai donc eu qu'à défaire ma valise."

Quelles sont tes premières impressions ?

Ce qui m'a le plus surpris en arrivant dans la ville de Madison, c'est l'importance de la religion dans le quotidien des américains. Il est fréquent qu'invité à dîner chez des amis, avant de commencer à manger, ils récitent le bénédicité, ou même vous demandent à quelle église vous appartenez. La majorité des individus sont de confessions Baptiste, soit une branche du Protestantisme. Il y a également des méthodistes, un peu de catholiques et un peu de juifs. L'église n'est pas qu'un lieu dans lequel les familles se rendent le Dimanche pour prier, mais c'est un lieu où se rencontrent les américains en semaine pour faire des rencontres, pour dîner entre amis. Dans le cadre de mon activité, j'ai vu une manière de consommer totalement différente de celle des français. Les américains vivent à crédits, peu importe le niveau de revenu, ou le niveau social. Les biens que vous possédez se payent à la fin du mois : la voiture en leasing, l'appartement ou la maison en location, les assurances... Ils n'épargnent pas, c'est en ce sens qu'au début du mois les restaurants, les bars sont remplis et en fin de mois sont vides.

Le coût de la vie est moins cher qu'en France. Même si je ne paie pas mon logement, le type d'appartement dans lequel je suis se loue $700/mois, le prix du baril d'essence (car on paye au baril) est de $3,80, ce qui fait $0,95 le litre, soit 0,70€ le litre.  C'est par conséquent, environ deux fois moins cher qu'en France mais les distances sont également beaucoup plus importantes, il n'est pas rare dans une journée de parcourir 60km ou 70km, en particulier dans le cas d'un agent immobilier.

Ton adaptation à la vie quotidienne ?

L'adaptation a dû se faire au niveau culinaire car il y a beaucoup de produits que vous avez du mal à trouver comme le fromage, le bon vin, du saucisson, le pâté... Les américains n'accompagnent pas leur repas de pain, et les bâclent en 10 mins. Au bureau nous déjeunons seul, devant notre ordinateur, dans notre voiture, entre deux rendez-vous. Vous faites donc très peu d'exercice car vous êtes assis en permanence à votre bureau, dans votre voiture, chez vous ou dans un bar, vous ne marchez jamais ce qui, inéluctablement, vous fais grossir. Il faut donc s'accorder deux fois par semaine un passage par la salle de sport si on ne veut pas être touché par le fléau que rencontrent beaucoup d'américains : l'obésité.

Installation au coeur de la capitale anglaise

parlement-londres.jpgPartir vivre à l'étranger est une expérience qui permet de prendre conscience du monde qui nous entoure et des différences culturelles entre les pays. Paul Dussart, arrivé à Londres il y a quelques mois, nous raconte ses débuts au coeur de la capitale anglaise.

Quelles sont tes premières impressions ?
J'ai été amené à plusieurs reprises à aller à Londres. Je suis donc plutôt familiarisé à la ville, son rythme, ses quartiers, son fonctionnement et au mode de vie anglais en général. Londres est une ville dynamique et multiculturelle. La diversité se fait sentir à tous les coins de rues, rien n'est choquant ni provocant, toutes les excentricités font partie intégrante du paysage londonien. Les habitants s'acceptent les uns les autres, sans prêter attention à leurs accoutrements et aux différences qui les séparent. On retrouve la mentalité américaine basée sur une société dite "de services", ce qui permet d'offrir un emploi à quiconque souhaite travailler. Malgré un coût de la vie très élevé, des transports en communs parmi les plus coûteux du monde et une bulle immobilière impliquant que les gens doivent se loger soit en colocation, soit en banlieue lointaine, on retrouve à Londres un dynamisme à faire pâlir de nombreuses capitales d'Europe, surtout depuis la crise de 2008. Que l'on soit anglais ou étudiant étranger en année de césure pour apprendre l'anglais, le temps moyen pour décrocher un travail dans la restauration ou en tant que vendeur est de l'ordre de 10 jours. Même si les fins de mois ne semblent pas toujours évidentes pour tout le monde, les gens sont heureux et souriants car cette ville offre bien des surprises. Bien entendu Londres et tout particulièrement le centre sont les plus épargnées par la crise, en comparaison des autres villes du pays où la situation économique et le niveau de vie sont nettement inférieurs.  

Ton installation et l'adaptation à la vie quotidienne ?

Après 3 jours à visiter des appartements, le choix fût difficile. Rien de bien attrayant ou de bien situé, j'ai reformulé ma volonté d'avoir un salon pour pouvoir échanger et partager des moments avec mes futurs colocataires. Nouvelle proposition de notre agent immobilier indépendant : une chambre dans une maison de 9 personnes. Un salon, un jardin, 4 salles de bains et trois frigos, une chambre propre et spacieuse et une nuit pour donner notre réponse. Ce sera bien entendu un grand oui qui témoigne de mon soulagement. Deux Espagnols, deux Danoises et deux Français. Bien que l'on pratique toute la journée au bureau ou dans la rue, le fait de parler anglais chez soi permet de ressentir un vrai dépaysement. On en apprend beaucoup sur les différentes manières de vivre dans nos pays voisins.

Découvertes, sorties, rencontres ?Peckham_landscape.jpg

Lorsqu'on part s'installer et travailler dans un pays pour une durée de 6 mois, les attentes ne sont pas les mêmes que pour de simples vacances. Le grand avantage à Londres est que les musées sont majoritairement gratuits. Il y a toujours quelque chose de nouveau à aller voir, la ville regorge d'artistes et de galeries d'art. Nous avons donc visité nombre d'entre eux. Mon désir le plus fort était d'éviter les sorties jugées trop touristiques et de nous concentrer sur des quartiers atypiques et moins connus. C'est ainsi que je me suis baladé à Peckham au Sud Est de Londres. Il y a encore quelques années, ce quartier était le plus criminel de Londres. Les émeutes de 2009 y ont lourdement affecté la population, elles visaient à dénoncer le chômage qui touchent de plus en plus de personnes et la « gentrification » (embourgeoisement) du quartier. Ce coin de la ville est en pleine mutation et de nombreux artistes ont investi ce district pour lui insuffler une nouvelle dynamique. La diversité des différents quartiers de Londres et la grande superficie de la ville permet de découvrir de nouveaux endroits insolites, artistiques et très vivants. De nombreux marchés en plein air ouvrent leur portes le weekend, attirants touristes et personnes en quête de bonnes affaires. 

A la découverte de Genève : Installation et horlogerie

drapeau suisse.jpgRomain Gourdain, étudiant de l'ISG, décide de poser ses valises en Suisse, à Genève, afin de réaliser son stage dans l'entreprise horlogère Roger Dubuis. Il nous raconte son aventure.

Quelles sont tes premières impressions ?

Mes premières impressions sur la Suisse sont plutôt mitigées. En effet, c'est un pays neutre et non membre de l'Union Européenne. Par conséquent, ils limitent un peu l'ouverture, à la fois au niveau de l'emploi et du logement. En effet, j'ai eu du mal à trouver un stage et également à louer un appartement dans le centre de Genève. Concernant le stage, les entreprises suisses sont incitées à recruter sur le sol helvétique. En effet, en cas de recrutement d'un étranger, l'entreprise doit fournir la preuve des recherches « infructueuses sur le marché du travail suisse » (issu du formulaire de ressortissant de l'Union Européenne). Concernant le logement, la difficulté est due aux conditions de garantie, qui sont difficiles à réunir pour les régies (équivalent des agences immobilières).

geneve2.jpgQuelles sont les grosses différences avec la France ?

A Genève, l'accentuation des syllabes n'est pas la même qu'en France. De plus, certains mots divergent et les plus connus sont les nombres soixante-dix et quatre-vingt dix qui deviennent respectivement septante et nonante. Il faut un certain temps pour s'habituer à cette façon de parler. Il y a d'autres termes qui sont différents et qui parfois sont issus d'autres cantons de la Suisse. Par ailleurs, Genève est une ville internationale donc on entend régulièrement parler français, allemand, anglais, italien ou encore espagnol.

Autre grande différence avec la France, la rémunération d'un stagiaire, et notamment dans le groupe Richemont. Celle-ci est aussi élevée que pour un jeune cadre en France. Je suis tellement étonné que je pensais que mon salaire était pour les 6 mois et non chaque mois ! En Suisse, le temps de travail hebdomadaire est de 40 heures.

Genève est une petite ville. On s'y déplace à pied ou en transports en commun, qui sont assez nombreux et largement favorisés. En effet, la voiture est interdite dans un certain nombre de rues. Il faut faire attention lorsqu'on conduit dans la ville car le marquage au sol est primordial, on se retrouve vite dans la mauvaise file.

A quoi faut-il s'adapter ?geneve1.jpg

Dans la vie quotidienne, il faut s'adapter aux magasins locaux. A Genève, pas de Carrefour Market ou de Monoprix, il faut aller chez Migros ou la Coop pour faire ses courses. Le label « fait en Suisse » est important. En effet, la Suisse est connue pour l'horlogerie mais aussi pour son lait, son fromage et son chocolat. Sur beaucoup de produits on trouve le « Swiss made » avec la croix suisse. A titre de comparaison, certains produits sont de meilleure qualité que ceux que l'on peut trouver en France. Cependant, le coût est plus élevé.

La monnaie suisse est le Franc Suisse, CHF. Le taux est d'environ 1€=1,3CHF donc les produits paraissent plus chers quand on est habitué à l'euro. Cependant, dans beaucoup de magasins de Genève, on peut payer en euros en raison du grand nombre de frontaliers, les « pendulaires ».

rogerdubuis.jpgParle-nous de ton stage ?

Je réalise mon stage dans l'entreprise horlogère Roger Dubuis, qui produit et vend des montres de haute horlogerie. La marque, connue pour ses tourbillons et notamment son double tourbillon squelette, est la seule à avoir le Poinçon de Genève sur 100% de ses montres . Son PDG est un français issu d'une école de commerce, Monsieur Jean-Marc Pontroue. Je travaille au sein du service Marketing-Communication. Ma mission concerne essentiellement le SIHH (Salon International de la Haute Horlogerie), organisé par la FHH (Fondation de la Haute Horlogerie). Je suis chargé d'assister la coordinatrice et d'organiser les évènements pré-SIHH tels que la réunion des brand managers (responsables des marchés à travers le monde) et la soirée du staff pour souder l'équipe avant ce fameux salon.

Je suis également chargé de l'organisation du séminaire annuel de la marque, où tous les marchés internationaux se réunissent, pour la présentation des nouveaux produits et de la stratégie de l'année à venir. Ainsi, j'ai souvent eu l'occasion d'appeler dans des pays étrangers tels que l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, etc. pour effectuer mes recherches de lieux pour cet évènement. Me trouvant dans un open space, je suis amené à toucher à tous les domaines du marketing.

Shanghai : entre tradition et modernité

shangai.jpgDans le cadre de ses études à l'ISG, Leslie Boudana, étudiante en Parcours Associatif, a décidé d'effectuer un stage de quatre mois a Shanghai. Elle souhaite découvrir une culture inconnue, à l'opposée de la sienne. Deux mois après son arrivée, elle nous raconte son expérience.

Quelles sont tes premières impressions ?
Arrivée à Shanghai une semaine avant le début de mon stage, mes premiers pas dans la ville sont difficiles. La communication avec les chinois est quasiment impossible car l'intonation des mots est tellement importante, que si l'on ne prononce pas correctement un mot, celui-ci devient incompréhensible et peut signifier autre chose.

Lorsque je prends le taxi pour la première fois, je me rends compte que Shangai est une ville sublime mais très polluée, à tel point qu'il est impossible d'ouvrir les fenêtre du véhicule.

Shanghai est avant tout appréciée pour sa sécurité : vous pouvez vous déplacer en toute quiétude toute la nuit, vous absenter et laisser votre sac sur une table de restaurant. Les expatriés installés en Chine depuis longtemps sont surveillés de près, et dès qu'ils ont une position qui peut être influente, téléphones et ordinateurs sont mis sous surveillance.

Et concernant ton installation ?

La première étape de mon séjour est de trouver un logement. Les conditions de location étant plus faciles qu'en France, je trouve mon appartement en seulement trois jours. Les propriétaires ne demandent aucune garantie bancaire ou fiche de paie et le loyer peut être payé tous les deux ou trois mois. Le choc culturel passe principalement par la nourriture car les modes alimentaires sont totalement différents. Les chinois dînent souvent à l'extérieur, car, même si leurs revenus ne sont pas importants, un repas copieux dans un restaurant local coûte moins de deux euros.

phel.jpgQuelles sont tes découvertes ?
Mes horaires de stage étant appréciables, j'ai le temps de visiter Shanghai le soir. J'ai pu admirer la vue du Bund, visiter le Jade Buddha Temple, l'un des plus beaux temples de Shanghai, le quartier d'affaire de Pudong avec ses immenses centres commerciaux, la Pearl Tower, la tour du bottle opener ainsi que la synagogue Ohel Moshé, construite durant la Seconde Guerre Mondiale. Cette ville est incroyable car il est possible de voir la culture et les traditions chinoises d'un côté et de l'autre le luxe et l'occidentalisme. Il existe un tel hétéroclisme que l'on peut manger pour moins de 2 euros ou pour plus de 100 euros par personne, visiter un temple et se retrouver, quelques pas plus loin, dans le centre d'affaires de Shangai.

Parles-nous de ton stage ?ba yan ka la.png

Je travaille pour la marque de cosmétique chinoise Ba Yan Ka La, créée par un français en 2007. Etant responsable de la communication sur les réseaux sociaux, je dois, dans un premier temps, évaluer la présence des concurrents sur ces mêmes réseaux, afin d'adapter notre communication. Ma principale mission est de maintenir l'activité sur les réseaux sociaux, augmenter le nombre de "fans" et ainsi booster les ventes grâce à des offres promotionnelles ou des jeux concours. Il faut que j'analyse la communication chinoise afin d'allier notre mentalité à la leur. Ba Yan Ka La est une petite entreprise où nous travaillons tous ensemble. Bien que les tâches de chacun soient définies, chaque personne s'occupe d'un pôle différent. Les bureaux sont en open space, ce qui nous permet de communiquer librement et de favoriser le travail d'équipe.

Premiers pas en tant que stagiaire à Chicago

CHIAGOO.jpgRaphaële Quattrocchi, étudiante en Parcours Associatif à l'ISG, nous raconte ses premiers pas en tant que stagiaire à Chicago, la troisième plus grande ville des Etats-Unis.

Quelles ont été tes premières impressions ?
Je suis arrivée le 28 août 2013 à Chicago, afin d'effectuer un stage de quatre mois. Travailler dans l'une des plus grandes villes des Etats-Unis est la plus belle opportunité que je puisse avoir pour ma dernière année d'étude à l'ISG. Chicago présente un côté impressionnant par ses grands espaces. L'architecture du Down Town se rapproche de celle de New York mais dès que vous souhaitez aller en banlieue, la voiture devient nécessaire à cause des immenses avenues. J'ai été impressionnée par le panorama que l'on a du 87ème étage de la Hancock. La présence du lac Michigan rend la ville très agréable et sécurisante. Le climat est très différent de celui de la France : il est possible de perdre plus de 20° du jour au lendemain.

 

CHIAGOOOOO.jpgComment s'est passée ton installation ?

Mon installation a été très simple. Dès mon arrivée, j'ai été prise en charge par la famille de mon employeur. Ce sont des personnes très accueillantes, comme la plupart des américains à Chicago. Afin que je puisse effectuer mon stage dans les meilleures conditions, ces derniers m'ont prêté un appartement proche de mon lieu de travail. Je loge actuellement au Nord de Chicago, dans le quartier mexicain. L'adaptation à ma nouvelle vie américaine n'a pas été simple. Je me retrouve dans un cadre totalement différent de celui de Paris. De plus, les rues et les maisons se ressemblent toutes, il est donc très facile de se perdre, mais après avoir découvert la ville, j'ai pris mes marques. Aujourd'hui, j'ai l'impression d'être arrivée il y a un an. Je me déplace en voiture, il est donc plus facile pour moi de visiter cette immense ville.

Tes découvertes  ?

Visiter Chicago ne peut pas se faire en une semaine car la ville cache une multitude d'endroits. J'ai visité Chinatown ainsi que les quartiers mexicains de la ville. Il est possible de se balader près du lac Michigan et même d'aller à la plage à Oak Street Beach. Depuis que je suis arrivée, j'ai visité la ville pour découvrir son architecture. J'ai pour projet de visiter les musées prochainement. J'aime profiter des vues magnifiques en allant sur les roofs top.

Voyage au Québec : "une expérience humaine de très grand richesse"

Jules WINOCOUR, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole a choisi de faire un stage au Québec et nous fait part des points marquants de son séjour.

"Je suis arrivé au Canada dans la province de Québec à Montréal exactement le 28 août 2012. Après un voyage que l'on pourrait qualifier de chaotique (il m'a fallu pas moins de 30h pour arriver) j'ai finalement posé le pied en Amérique du Nord."

Le logement

Avant même d'arriver à Montréal, il avait été convenu que je disposerais d'un appartement en collocation avec une chambre bien a moi et ce, juste au dessus de l'endroit ou j'étais supposé travailler. Ceci paraissait être l'arrangement rêvé. Cependant, à ma grande surprise, on m'apprit à mon arrivée que toutes les chambres du soit disant condo (c'est comme cela que l'on appelle les appartements au Québec) étaient occupées et ce, jusqu'à la fin septembre. Heureusement pour moi, j'étais arrivé plus d'une semaine avant le début de mon stage ce qui me laissait une certaine marge de manœuvre afin de redresser la situation. En ce 29 août ensoleillé à Montréal, j'ai donc commencé ma recherche d'appartements grâce à un site spécialisé dans ce type de demandes. Il m'a été facile de trouver plusieurs annonces intéressantes concernant des chambres à louer qui engloberaient toute la durée de mon stage. Même si certaines de ces annonces ne correspondaient pas toujours à la réalité au moment de la visite, je me suis rapidement rendu compte à quel point il était facile de se loger dans cette ville et cela, avec un budget plus que raisonnable. Cette expérience me permit de constater une différence énorme avec la réalité parisienne, où il y est difficile de s'y trouver un endroit pour loger. Après une vingtaine de visites diverses et variées, j'ai finalement trouvé une collocation à une trentaine de minutes de mon travail. Dans cet appartement, nous étions sept au total, soit quatre Québécois et trois Français. Ceci semblait donc l'endroit parfait pour moi afin de pouvoir y commencer mon immersion et m'imprégner au mieux de la culture du pays. C'était pour moi une première de m'essayer à la vie en collocation et l'expérience a été, je dois l'admettre, d'un succès mitigé, même si j'y ai vécu quelques très bons moments.

Le marché du travail

Pour ce qui est du marché du travail, celui-ci fonctionne bien différemment que sur le vieux continent et encore plus différemment qu'en France. J'ai pu vivre des licenciements éclairs sans aucune procédure juridique basée sur le vrai modèle américain.  Cependant, cela a l'air de plutôt bien fonctionner puisque au Québec le taux de chômage ne dépasse pas les 8% ce qui peut être interprété comme une force surtout en temps de crise économique comme celle que le monde traverse depuis 2008. J'ai aussi remarqué quelque chose d'intéressant : ici, dans le secteur dans lequel je travaille c'est-à-dire la boulangerie, beaucoup de boulangers viennent de France. Cela pourrait faire sourire et nous pourrions nous dire que c'est normal. Mais, force est de constater que c'est l'une des grandes faiblesses du secteur boulanger québécois : il semble y avoir un manque cruel de main d'œuvre et de savoir-faire québécois.  

Vivre à Montréal au quotidien

Mon voyage au Québec reste une expérience humaine d'une très grande richesse. J'ai pu constater une très grande différence au niveau de l'accueil des gens ici  et leur intérêt pour les nouvelles rencontres. Ici les personnes ne restent pas entre eux. J'ai remarqué qu'ils étaient bien plus ouverts que les parisiens en règle générale et ce, moi le premier. Ce qui frappe vraiment lorsque l'on vit dans un pays tel que le Canada, c'est la grandeur des espaces. En effet, rien ne se trouve à proximité, il faut à chaque fois marcher énormément pour se rendre quelque part. Il est aussi important de constater que à Montréal en période hivernale, les risques de tempête de neige restent important. J'ai d'ailleurs vécu ma première tempête qui a été l'une des plus historiques du pays (50cm de neige en une journée).  En plus de la neige j'ai aussi eu le droit à quelque température vraiment glaciale allant de -18 jusqu'à -30 degrés oui oui j'ai bien dit -30°C. Mais cependant en étant bien équipé, cela est vraiment soutenable même si parfois l'air que l'on avale brule un peu les poumons !!!!

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Les incontournables de Buenos Aires

Soukayna Lecheheb, en troisième année de Master Grande Ecole, a choisi Buenos Aires en Argentine pour effectuer son stage et partage ses nombreuses découvertes de la ville et de ses environs.

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"L'installation à Buenos Aires
Lorsque je suis arrivée en Argentine, à Buenos Aires, je ne me suis pas crue en Amérique latine. En effet, la ville de Buenos Aires est une ville très spacieuse avec de grandes avenues, une circulation intense mais reste selon moi une ville très européenne. En effet, la grande majorité de la population argentine est d'origine européenne, surtout espagnole et italienne. L'architecture de la ville a été influencée par plusieurs pays européens. Dans les quartiers les plus anciens comme San Telmo, on retrouve un mélange de style moderne et de style colonial, d'autres nouveaux quartiers comme Puerto Madero, sont beaucoup plus modernes.
San Telmo est le quartier des artistes on y trouve le dimanche un grand marché. Puerto Madero est un quartier très récent, on y retrouve plusieurs restaurants très tendance, des boutiques et également des discothèques.
La plupart des personnes installées à Buenos Aires sont évidemment des argentins, mais il y a également de nombreux boliviens et colombiens. La plupart viennent faire leurs études en Argentine car la ville de Buenos Aires reste une des villes les plus européennes en Amérique latine.

Notre adaptation à la ville a été rapide. Ma colocatrice et moi même avons été accueillies par un ami le temps de trouver un logement. Nous nous sommes rendues dans une agence à Palermo Soho car nous savions que nous voulions vivre dans ce quartier car plusieurs étudiants de l'ISG nous l'avaient recommandé. On a pu visiter un des appartements proches de Plazza Armenia. Lors de la signature du contrat, nous avons remarqué qu'ici les étrangers payent tous en dollars ou en euros. Le propriétaire nous a expliqué qu'il est difficile de se procurer des dollars ou des euros en Argentine et on les accepte donc facilement des étrangers. Nous nous sommes ainsi installées dans le quartier de Palermo Soho, un quartier où vivent de nombreux étudiants étrangers et où la vie bouge énormément. Le quartier est entouré de restaurants, bars, boîtes mais on y trouve également des parcs où la plupart des argentins aiment se détendre après une journée de travail ou en weekend pour faire du sport. Le parc que nous fréquentons le plus est celui de Palermo, proche de la Plaza Italia. De nombreux jeunes viennent se retrouver le weekend pour faire du roller, du sport ou même danser sur des musiques argentines.
Les argentins sont des personnes très accueillantes et sympathiques. Toutefois l'accent espagnol en Argentine est assez différent de celui de l'Espagne ou de l'accent latino-américain et il est parfois difficile de les comprendre, d'autant plus qu'ils parlent assez vite.

Au niveau des rencontres, nous habitons dans le quartier jeune mais également le quartier ou se trouve énormément d'étrangers. Palermo Soho  est une petite partie de Palermo Viejo, à côté de Palza Serrano et de Plaza Armenia. C'est une partie très « fashion », « design » de Palermo où l'on trouve plusieurs restaurants, bars et  plusieurs cafés très tendance. Les anciennes maisons sont transformées en boutiques ou bars branchés. Le week-end, les bars se transforment en boutiques «  hippies » et attirent de nombreuses personnes car les prix sont assez raisonnables.

Découvrir les us et coutumes
Les argentins ont aussi une boisson typique qu'ils boivent à longueur de journée : le maté. C'est une boisson chaude à base d'herbes et très amère, un peu comme le thé japonais. Les argentins boivent cela dans un maté, calebasse évidée, à l'aide d'une bombilla comme une pipette métallique. On s'habitue donc à voir cette boisson partout, dans la rue, dans les parcs, dans le métro. Les locaux sirotent leur maté et ont toujours à portée de main de l'eau chaude pour le recharger.
Nous avons également découvert  la gastronomie argentine. Nous avons remarqué que la viande reste un des principaux repas des argentins (appelée ici « asados» ou « parilla»). Généralement c'est de la viande de bœuf toujours servie en grande portion avec des pommes de terres ou une purée de citrouille.
Parmi les plats typiques, nous avons pu tester également l'empanada (feuilleté farci de bœuf, de fromage ou autre garniture), les escalopes de bœuf à la milanaise panées accompagnées d'œufs frits et de pommes de terre. C'est un des plats que l'on trouve dans tous les restaurants de Buenos Aires. Les pizzas font également partie de la culture argentine. La gastronomie argentine a fortement été influencée par la gastronomie italienne. Au niveau des desserts, les argentins mangent à toute les sauces du « dulce de leche », une sorte de confiture de lait, que ce soit de la glace ou à l'intérieur de gâteaux ou de churros (beignet argentin).

Difficile de parler de parler de Buenos Aires sans mentionner le tango. Cette danse est née à la fin du XIXème siècle dans les quartiers défavorisés. Cette danse était une sorte de mélange entre la valse européenne, la habanna cubaine et les danses africaines. A l'époque le tango était dansé dans les bordels et les bars des quartiers populaires. Cette danse a fortement évolué grâce à des filles de bonnes familles et a pu se faire connaître à travers le monde notamment à Paris. Nous avons vu à plusieurs reprises des personnes en train de danser le tango dans les rue de Buenos Aires. Peu importe l'âge des danseurs, l'émotion dégagée par cette danse est exceptionnelle. Lors des jours fériés en Argentine, des « ferias » sont organisées dans les quartiers de Buenos Aires. On y retrouve plusieurs activités, des marchands, et des personnes qui dansent.L'émotion et l'ambiance que l'on trouve dans les ferias de Buenos Aires est exceptionnelle.

Le sport le plus pratiqué en Argentine est le football. Les deux clubs les plus renommés se trouvent dans la ville de Buenos Aires : le club Atlético Boca Juniors et le club Atlético River Plate. La ville possède plusieurs stades et le célèbre Maradona a grandi dans un des quartiers les plus pauvres de Buenos Aires. J'ai pu m'inscrire dans un club de football proche de mon quartier. En effet, ce club propose à des personnes intéressées par le football de s'inscrire pour un match organisé dans la semaine. Cette expérience est très enrichissante tant au niveau sportif qu'au niveau social. On y retrouve des personnes venant de pays différents, colombiens, américains, argentins et l'on partage un bon moment en faisant une partie de football qui dure en général une heure. Les matches sont mixtes mais on peut choisir également de jouer juste entre filles. Le polo et le tennis sont également des sports très appréciés à Buenos aires.

Quelques idées de visites autour de Buenos Aires
Au niveau de nos voyages, nous avons visité les chutes d'Iguazu. Puerto Iguazu est une ville située au nord de l'Argentine au niveau de la frontière du Brésil. Pour s'y rendre nous avons du prendre un bus, appelé ici « collectivo ». Le trajet dure environ 18h, mais le voyage vaut la peine. Nous sommes restées 2 jours et nous avons découvert les 3 rios. Ce sont trois fleuves qui viennent du Brésil, du Paraguay et de l'Argentine et se rencontrent ici. Le deuxième jour, nous nous sommes rendues aux chutes d'Iguazu et nous avons fait une visite entière du parc, qui est inscrit au patrimoine mondial par l'UNESCO depuis 1984. De chaque côté de la frontière, les chutes font partie d'une réserve naturelle. Du côté argentin, il y a plusieurs circuits de visite qui ont été aménagés au milieu de la forêt et des différentes chutes via des passerelles. Nous avons également pu prendre un bateau et nous rendre en bas des chutes.

Nous nous sommes également rendu à Miramar, une ville qui se trouve au sud de Buenos Aires. Il y a lieu de dire que lorsqu'il y a un jour férié à Buenos Aires, généralement le lundi, tout le monde part dans sa maison secondaire. Pourtant  il n'est pas évident de quitter Buenos Aires. Toutes les villes, provinces de Buenos Aires se trouvent à minimum 5h de trajet. Nous avons accompagné une amie argentine qui possède une maison de campagne à Miramar. Cette ville est une station balnéaire de la province de Buenos Aires. Elle est située à environ 5 h de Buenos Aires et à une heure de Mar dePlata, sur l'Océan Atlantique.

Un des quartiers très touristiques à Buenos Aires que nous avons également pu découvrir est le quartier de la Boca. Un quartier proche du centre de Buenos Aires, de San Telmo et de Puerto Madero. Ce quartier est aujourd'hui  très prisé par les touristes. Nous nous sommes rendues dans ce quartier pour admirer les maisons colorées et regarder également des spectacles de tango. C'est un quartier très pauvre de Buenos Aires, il est donc recommandé de ne pas s'y rendre tard le soir mais la journée, le quartier est très animé et très authentique."

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Redécouvrir la Tunisie après le Printemps Arabe

Fatma Ben Debba étudiante en troisième année du Master Grande Ecole a choisi de faire son stage en Tunisie, son pays d'origine. Elle partage avec nous ses premières impressions sur ce pays qui a connu de nombreux bouleversements.

Le pays que j'ai choisi pour le stage est certes mon pays natal, celui ou j'ai vécu jusqu'à l'âge de 19 ans avant de poursuivre mes études en France, mais ce n'est plus le même depuis la Révolution du Jasmin. En effet, en revenant à Tunis après les évènements du 14 janvier 2011, j'ai découvert un autre visage de ce pays. C'est ce qui m'a motivé et encouragé à choisir ce pays où j'ai vécu toute mon enfance et ma jeunesse, à y revenir, y faire mon stage et d'essayer de m'y réadapter.

Les premières impressions
Dès mon arrivée ici, j'ai senti que le pays était plongé dans un climat de tension. Il régnait une atmosphère pesante car dans certaines villes il y a énormément d'affrontements entre démocrates et islamistes radicaux.
En revanche, Tunis où j'effectue mon stage, reste relativement calme. Il y a certes quelques grèves et manifestations mais cela reste tout de même un environnement où l'on peut travailler.

La grosse différence avec la Tunisie d'avant c'est qu'aujourd'hui la vie politique est très présente dans le quotidien de tous les tunisiens et que c'est un sujet courant et sur lequel tout le monde discute et débat. Le peuple tunisien n'a jamais été habitué à autant de liberté d'expression ce qui engendre parfois des abus dans le sens où les gens ne connaissent plus leurs limites.

Pour ce qui est de mon installation, je vis chez moi dans la maison familiale. J'ai vécu durant cinq ans à Paris où je me suis habituée à la vie parisienne et à vivre seule, ce qui me change complètement ici.
Contrairement à Paris, la vie n'est pas du tout chère. On est toujours étonné par le prix des courses ou la restauration, on peut donc avoir une très bonne qualité de vie sans pour autant trop dépenser.

Présentation du stage
J'effectue mon stage à DME.SA. DME « Diagnostic méditerranée » est une société anonyme totalement exportatrice implantée à Tunis et à Mornag. Le secteur d'activité de la société est la fabrication des produits de diagnostics des maladies parasitaires, détermination de groupage humain ABO/Rh, montage de petits instruments de diagnostic et injection plastique.
Ma mission dans le cadre du stage est tout d'abord celle d'assister la directrice du département finance et contrôle de gestion et qualité de l'entreprise, en adéquation avec ma spécialisation en comptabilité, audit et contrôle de gestion. Mes tâches consistent à informer la direction des prestations du système management qualité et des améliorations qu'il faut y faire ; veiller ensuite à ce que les processus nécessaires au système de management qualité soient réalisés et maintenus dans la société ; assister à l'élaboration des rapports sur la qualité et un rapport sur la situation de la société et les remettre à la direction ; et enfin participer à la réalisation des audits.

Découvrez les multiples visages de Los Angeles

Jennifer Amselek, étudiante en troisième année du Master Grande Ecole partage ses premières expériences et impressions de Los Angeles où elle effectue un stage.

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J'ai toujours été fascinée par « l'American Way of Life », autrement dit le mode de vie américain véhiculé par le cinéma mais aussi au travers des produits que l'on consomme quotidiennement. Les Etats

Unis représentent à mes yeux un pays incontournable pour bâtir une expérience professionnelle à l'étranger et développer ses connaissances en anglais des affaires, ce qui est de nos jours indispensable.C'est pourquoi j'y ai choisi d'y faire mon stage.

Mon installation et mes premiers jours dans le pays
J'avais une semaine pour m'installer et découvrir la ville avant de commencer mon stage dans une des agences de marketing les plus réputées de Los Angeles. Une amie de longue date, Diane, installée sur place depuis près d'un an, m'a tout naturellement proposé de m'héberger le temps de trouver un appartement. Je suis donc logée chez elle avec son colocataire, un étudiant américain.
L'appartement est un quatre pièces situé dans un immeuble typique Californien de West Hollywood tout près de Bervely Hills un des quartiers les plus prisés de la ville.
J'y ai très vite pris mes marques et après quelques jours ils m'ont proposé de m'y installer durant mes quatre mois de stage. J'ai tout de suite accepté car d'une part l'idée d'habiter seule dans un pays étranger me faisait un peu peur, mais également parce que le quartier me plaisait beaucoup.J'ai d'ailleurs pu faire des rencontres dans le voisinage notamment grâce à une boulangerie française située tout près de l'appartement appelée « Les Champs Elysées ». Cet endroit est très convivial et est un peu le point de rendez-vous pour les français de la ville qui restent tout

de même très attachés à leurs croissants le matin ! Je tiens quand même à signaler que les croissants font ici deux à trois fois la taille française.

La découverte de la ville
Une métropole s'étalant sur plus de 1200km² avec soleil et palmiers au rendez-vous, on se croirait dans un film Hollywoodien ! Ma seule déception est qu'il est impossible de se déplacer à pied dans les rues. On m'avait prévenu mais je ne m'attendais vraiment pas à cela ! Les trottoirs sont immenses et quasi déserts, le réseau de transport en commun de la ville est très peu développé. Pour vous donner une idée, en transport il faut 1h30 pour se rendre de l'appartement à l'entreprise dans laquelle j'effectue mon stage et en voiture 12 minutes seulement ! Je n'avais donc pas vraiment le choix et je me suis procuré une voiture que j'ai louée pour quatre mois dès le lendemain de mon arrivée, avec une envie pressante de découvrir la ville et ses quartiers. L

a bonne nouvelle c'est que l'essence est moins chère comparée aux prix européens. En effet, ici un gallon (environ 3litres) coûte 3,60$ en moyenne. Il est également très facile de se garer dans la ville et presque chaque magasin possède un parking réservé à la clientèle. Ce qui explique sans doute pourquoi il n'est pas rare de trouver ici des voitures que je qualifierais de « géantes ».
Je me suis également très vite aperçue qu'il était possible de faire ses courses sans même sortir de son véhicule, en effet, il n'est pas rare de trouver des restaurants proposant ce service appelé « Drive-in », mais le plus surprenant est qu'il y a ici des pharmacies ou des distributeurs d'argent qui le proposent.
Mon amie Diane m'a introduit dans son cercle d'amis composé de français installés sur place mais également d'américains avec lesquels je me suis très bien entendue. Elle s'est montrée très enthousiaste à l'idée de me faire visiter Los Angeles avant que je démarre mon stage.

Ici les quartiers de par leur grandeur et leurs différences ressemblent à une ville à part entière. Je suis tout d'abord aller découvrir les plages, c'est très fidèle à ce que l'on peut voir dans les films. En effet, à Malibu ou encore à Santa Monica, les maîtres nageurs appelés ici « Life Guard » surveillent d'avantage les surfeurs que les baigneurs et sont vêtus d'un maillot rouge exactement similaires à ceux de la série « Alerte à Malibu ». Cependant, la plage qui m'a le plus marquée est sans aucun doute celle de Venice réputée pour abriter des artistes en tout genre.On y trouve une promenade aux immeubles colorés et décorés par du « Street Art » sur laquelle les artistes vendent et exposent leurs oeuvres. A Venice il y a aussi de quoi satisfaire les sportifs avec de longues pistes cyclables, un skate park, mais aussi la célèbre « Muscle Beach », semblable à une salle de sport en plein air dans laquelle des célébrités comme Arnold Scwarzenegger ont leurs habitudes.

Le quartier de Down Town, le quartier des affaires de la ville qui avec ses grands buildings fait pensé à un Manhattan version miniature. Mon amie ne m'y a pas emmené pour découvrir le quartier mais pour aller dans un stand de tir ! Oui un stand de tir et pas n'importe lequel ! Il s'agit du « Los Angeles Gun Club », le plus connu de la ville pour son large choix d'armes. Ici, dès 18 ans on peut se rendre dans des stands comme celui-ci et tirer avec les armes de notre choix. Ce fut une expérience assez effrayante mais très excitante.

J'ai également visiter le quartier de Beverly Hills où je me suis promenée sur la prestigieuse Rodeo Drive avenue qui abrite toutes les marques de luxe. A Beverly Hills, j'ai également pu apprécier la propreté des rues arborées de palmiers. Cependant, à ma plus grande déception, les maisons de stars ne sont pas au rendez-vous, en effet, ces dernières y sont très cachées et protégées des regards.

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Naturellement, dans une ville comme Los Angeles, les visites culturelles liées au cinéma sont incontournables ! Je suis allée sur Hollywood Boulevard découvrir le fameux sol étoilé et les empreintes de stars, j'ai d'ailleurs eu le plaisir d'y croiser Zinedine Zidane, comme quoi il y a vraiment des célébrités sur Hollywood Boulevard ! J'ai également pu apercevoir sur les hauteurs du quartier le fameux « Hollywood sign » de plus près.
Ma plus belle visite dans la ville du cinéma a, sans aucun doute, été la découverte
des studios Universal. J'ai pu y voir des effets spéciaux en direct, notamment ceux
de films que je connaissais. J'ai été fascinée de voir dans quelles conditions sont tournés les films et les séries. On reproduit des morceaux de ville entiers en studio pour un tournage, cela a l'air d'être une véritable ville.

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S'installer à Londres : l'expérience de Tamara.

Tamara GROZDOFF en stage à Londres nous fait part de ses premiers pas dans la capitale anglaise.

J'ai été amenée à plusieurs reprises à aller à Manchester et à Londres. Je suis donc plutôt familiarisée à la ville, son rythme, ses quartiers, son fonctionnement et au mode de vie anglais en général. Mon adaptation fut donc plutôt celle du quotidien, en tant que résidente à Londres, et celle du rythme professionnel. Londres est une ville très agréable, très verte. Il y est facile d'y vivre et de s'y déplacer. Les magasins sont ouverts tard le soir, et le dimanche. Tout est pratique et facile pour le consommateur. De plus, les anglais sont accueillants et très serviables. Ils respectent les règles établies, pas de fraude dans le métro, ils ne doublent jamais dans les files d'attente... Les premières impressions sont donc positives et enthousiastes.Vivre à Londres m'a cependant fait prendre conscience de la réalité du quotidien pour l'ensemble de la population. Je me suis rendue compte, une fois passés outre la facilité de la vie et l'enthousiasme affiché des Anglais, que la vie n'y est pas toujours facile. Tout y est très cher et la différence entre les différents niveaux de vie y est visible.

Je suis arrivée à Londres une semaine avant le début de mon stage. Cette semaine m'a permis de faire toutes les démarches nécessaires avant mon installation : rendez-vous avec l'agence de location, achat d'une carte SIM anglaise, achat de la carte de transport, aménagement de mon lieu de vie etc.S'agissant du logement, il est difficile de trouver une location dans le centre à un prix raisonnable, c'est pourquoi je me suis rapidement tournée vers la colocation, système très développé à Londres. J'ai eu la chance d'avoir une amie de L'ISG qui était déjà installée à Londres depuis deux mois. Une chambre se libérait dans l'appartement qu'elle occupait au moment où je devais débuter mon stage. Nous partageons un petit appartement duplex pour quatre personnes. Nous sommes trois françaises et une américano‐iranienne. La vie en communauté exige une certaine adaptation, beaucoup de flexibilité et de tolérance. La colocation m'a permis d'acquérir plus d'autonomie et d'indépendance. Nous avons fixé les règles de fonctionnement (répartition des taches) dès le début. Nous parlons français et anglais à la maison. La pratique de la langue anglaise à la maison ne fut pas automatique pour moi dès le début. Nous sommes toutes en stage ou en CDD. Ce qui nous permet d'échanger nos expériences et de prodiguer certains conseils en cas de difficultés rencontrées sur notre lieu de travail. La colocation est une expérience humaine enrichissante qui nous permet de connaître d'autres modes de vie et de culture.
Je vis dans le quartier d'Hammersmith au sud ‐Ouest de Londres à 30 mn du centre (Station Oxford Circus, Picadilly). C'est un quartier dynamique en pleine restauration, populaire, très vivant et très jeune. La Tamise est très proche de notre appartement. Il est très agréable de se promener le long des quais bordés de « pubs « tout en regardant les courses d'aviron. Le contraste entre le coeur du quartier et le calme au bord de la Tamise y est très appréciable. L'appartement que j'occupe se trouve dans un quartier bien desservi par les transports, avec de nombreux commerces de proximité (supermarché, pharmacies) ce qui est vraiment appréciable après une journée de travail.

Londres est une ville très européenne, voire internationale. Je pense donc qu'il n'est pas nécessaire de parler d'adaptation mais de prise de rythme. Nous avons relativement le même mode de vie et les même commerces et boutiques que les anglais. Ayant déjà occupé des postes de stagiaire en France je ne percevais pas qu'une réelle adaptation serait nécessaire par rapport au rythme professionnel. Les horaires anglais sont différents des heures de travail en France. Ma journée commence à 9h et se termine à 17h30. Ma pause déjeuner consiste souvent à aller acheter un sandwich que je déguste devant mon ordinateur tout en continuant à travailler. J'ai dû m'adapter à ce rythme assez rapidement. Ayant les mêmes horaires que les travailleurs, mon adaptation fut aussi celle des transports. Le métro est bondé à toute heure, les couloirs sont noirs de monde. J'étais et reste impressionnée par cette foule qui ne cesse d'affluer. J'ai même du faire la queue pour pouvoir rentrer dans une station !

Le weekend est propice aux sorties et aux visites. Nous essayons de varier les sorties, entre expositions, promenades dans les rues et découvertes de quartiers plus insolites. Londres est une ville très culturelle. Il y a de nombreuses expositions permanentes et temporaires dans les musées, galeries et autres évènements culturels. Le coût d'entrée est beaucoup plus abordable qu'à Paris. Londres est également une ville propice aux sorties. Il y a de nombreux bars, clubs, restaurants. Etant une ville très européenne/internationale, les rencontres sont multiples. La communauté française y est aussi très importante. La plupart de mes amis sont français. L'adage « les amis de mes amis sont mes amis » s 'applique parfaitement à Londres. En effet, nous aimons et favorisons le fait que nos amis respectifs se rencontrent.

Un français à Genève, suivez les conseils d'un initié

Thibault Degommier, étudiant en troisième année du Master Grande Ecole de l'ISG a choisi d'effectuer un stage à Genève, ville qu'il connait déjà par ailleurs depuis longtemps et dont il peut d'autant mieux vous parler.

1. L'installation en Suisse
S'installer en Suisse s'avère être un parcours du combattant. Les démarches administratives sont longues et strictes, mais permettent d'acquérir un précieux sésame : le Permis de Séjour.

Le permis de séjour :
Il faut obtenir un permis de séjour pour prétendre résider sur le territoire suisse et avoir un travail.
Cependant les démarches administratives liées à l'obtention de ce papier peuvent être effectuées par l'employeur qui en a l'habitude. Les délais sont souvent longs (un de mes collaborateurs a ainsi dû attendre 5 mois avant de le recevoir). Néanmoins, il est possible de travailler et de chercher un appartement dès que la demande de permis est faite.

Le logement :
Le marché de l'immobilier est très cher en Suisse. Il est comparable au marché parisien. Néanmoins, Genève est une ville qui, par son caractère très international, est sujette à une importante mobilité de ses habitants. Les appartements se vident et se remplissent très rapidement. Il faut donc se pencher sérieusement sur la question lorsqu'on souhaite s'installer à Genève car la demande est de plus en plus importante.

S'adapter à la vie suisse :
Genève a beau être une ville frontalière avec la France, les différences culturelles sont présentes, et elles s'intensifient à mesure que l'on s'enfonce dans le pays.
La langue : le français est la langue utilisée à Genève mais il n'est pas rare d'entendre plus d'allemand ou d'anglais dans certains quartiers d'affaires. Genève est une ville très internationale, on y trouve de nombreux sièges de multinationales et d'organisations internationales. Par ailleurs, même la langue française change. Les soixante-dix et quatre-vingt dix sont remplacés par Septante et Nonante (voir même huitante pour quatre-vingt dans le canton de Vaud - Lausanne -). Et des mots de français courant sont remplacés par d'autres mots comme « cornet » pour « sac plastique » lorsqu'on va faire des courses... De nombreuses expressions existent aussi et sautent à l'oreille lorsqu'on les entend pour la première fois (les suisses disent « ça joue » pour dire « ok » et disent « ou bien » à la fin de leurs phrases).
Le rythme de vie et le climat : la Suisse jouit d'un climat continental. Il fait chaud l'été et très froid l'hiver. Les abords du Lac Léman et des montagnes alentours provoquent des vents puissants et froids qu'on appelle « la bise ». Les variations de températures sont importantes aux différentes heures de la journée. En ce qui concerne le rythme de vie à Genève, il est marqué par les saisons d'été et d'hivers. La ville est très vivante en été en raison des nombreuses plages au bord du Lac, mais éteinte l'hiver. En effet entre décembre et mars, la ville est désertée le week-end par ses habitants qui vont en montagne pratiquer les sports d'hiver. Le cadre de vie offre donc de nombreuses possibilités pour la pratique de sports en plein air.
Le Franc Suisse : il ne faut pas oublier que la Suisse ne fait pas partie de la zone Euro. La devise utilisée est donc le Franc Suisse (CHF). Le pays étant entouré de pays utilisant l'euro comme devise, il faut s'habituer à la gymnastique Euro-CHF, et profiter des taux de change lorsqu'ils sont favorables.
La position frontalière de Genève et un Franc très fort ces derniers temps sont autant de circonstances qui entraînent les résidents suisses à aller faire leurs courses en France.

2. L'art de vivre suisse
La Suisse est un pays qui fait partie des pays les plus agréables à vivre. Plusieurs villes de Suisse sont classées dans les 10 villes offrant la meilleure qualité de vie (Zurich 2ème, Genève 8ème, Berne 9ème).

Le lac Léman :
Long de plus de 80 km, il offre la possibilité de pratiquer de nombreuses activités nautiques (bateau, ski nautique, aviron, planche à voile). Le lac est bordé d'un côté par les Alpes et de l'autre par le Jura. Cet encaissement rend la navigation très technique, c'est pourquoi les Suisses font partie des meilleurs navigateurs du monde. Le lac est également une frontière naturelle entre la France et la Suisse. J'ai déjà eu l'occasion de participer à des régates sur le lac. Tous les mardis, il est possible de régater sur des bateaux typiques du lac : le Surprise ou le Grand Surprise. Il y a aussi le championnat de la catégorie Grand Surprise auquel j'ai la chance de participer et qui me permet de naviguer au moins 2 week-ends par mois, parfois même pour des régates qui durent plus de 24 heures.

La montagne :
Jura ou Alpes ? Les habitants de Genève n'ont que l'embarras du choix lorsqu'il s'agit de choisir une station pour aller skier à la journée. De très belles stations sont en effet accessibles à 40 minutes seulement de voiture. Il n'est donc pas étonnant de voir la ville se vider tous les week-ends l'hiver. La proximité de toutes ces masses montagneuses permet aux Genevois d'admirer de magnifiques points de vue sur leur ville et de profiter de couchers de soleil sur le Mont Blanc.

La campagne Genevoise :
Genève est entourée d'une campagne riche en belles demeures, en plages au bord du lac, en vignes sur les coteaux du Jura. Il y règne un certain calme et une sérénité qui contribuent à l'amélioration de la qualité de vie. De nombreux centres sportifs ont également installé leurs locaux dans cette région.
Genève est une ville qui, grâce à sa situation géographique, offre de nombreuses occasions d'exercer une activité sportive de plein air.

3. Sortir à Genève

Une ville active professionnellement
Genève est bien connue pour ses nombreuses banques et autres institutions financières. On prend conscience de cette réalité lorsqu'on se promène près du centre ville, un quartier aussi appelé « quartier des banques ». Vous y trouverez toutes les banques que vous connaissez et bien d'autres. La présence de toutes ces institutions financières entraîne une migration des entreprises étrangères vers la Suisse. En continuant de déambuler dans les rues de Genève, vous trouverez les sièges de grandes multinationales ou alors le siège social européen de celle-ci. La Suisse est aussi un pays placé au centre du monde de temps en temps en raison de la présence de nombreuses organisations internationales :
- l'ONU
- l'OCDE
- l'OMS
- le Forum Economique Mondial à Davos

Une ville nocturne
Genève est une ville au caractère international. De nombreux jeunes diplômés s'y rendent pour chercher un emploi. La ville est jeune et dynamique en fin de semaine. La vieille ville de Genève et les magnifiques places piétonnes sont l'endroit idéal pour profiter des soirées et du week-end.

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La bavière : terre d'accueil

Tom Fontaine est en dernière année du Master Grande Ecole (Parcours Associatif) et passe six mois à Munich dans le cadre d'un stage.

Pour moi, « mon aventure professionnelle », comme j'aime à l'appeler, a maintenant commencé depuis trois mois. Je me trouve en Allemagne à Munich dans l'entreprise WACKER. Si je me suis vite adapté au mode de vie allemand, celui-ci est cependant assez différent du nôtre. Je vais ici vous décrire les différences majeures que j'ai remarquées en  Bavière.

Munich est une merveilleuse ville pour les amoureux à la fois de la ville et du grand air, car la ville se situe à 30 min des Alpes et de nombreux lacs l'entourent. D'autre part, la ville en elle-même est moderne et dynamique. Les amateurs d'arts ne seront pas déçus avec de nombreux musées, dont un triptyque de Pinacothèques.


En ce qui concerne la nourriture, l'eau sera remplacée par la bière qui est plus économique ici et le porc sera revisité à toutes les sauces (sans mauvais jeu de mots) souvent accompagné de « Kartoffeln ». N'espérez pas manger de bœuf, vous n'en trouverez nulle part à mon grand regret. Pour acheverce portrait gastronomique, vous serez obligé de vous laisser tenter par le fameux Bretzel qui se déguste sans modération.


Ce qui frappe le plus en arrivant, c'est l'honnêteté des allemands ainsi que leur respect pour les autres. On sent que la collectivité prime sur l'individu. Les rues sont propres car les gens font attention, et tout le monde vous aide en cas de soucis. J'ai d'ailleurs reçu un excellent accueil de la part de mes collègues et je me suis très vite senti intégré. Un climat de confiance règne, pas de portillons dans le métro, des caisses où mettre de l'argent en échange de fleurs ou de légumes; nous sommes dans un système qui s'autogère, ce qui est très agréable. Le revers de la médaille est qu'il ne faut jamais trahir un allemand. Si vous ne respectez pas les règles, les sanctions seront importantes. Les différences avec la France sont donc nombreuses, même si l'on reste dans une culture occidentale avec un héritage commun.

Il faut noter - et c'est pour moi le point le plus important - que malgré les différends passés entre nos pays, le traumatisme post-seconde guerre mondiale est enfin passé; ce qui est une réelle source d'optimisme pour l'Europe. Quoi de plus beaux que des gens qui se respectent et qui peuvent avoir une discussion sur le nazisme sans que cela ne soit tabou ?


Pour conclure j'aimerais m'attarder sur la qualité de vie allemande. Les pistes cyclables sont aussi nombreuses que nos couloirs de bus parisiens, le Bio est abordable et surtout les gens touchent de meilleurs salaires pour un coût de la vie plus faible. La « Deutche Qualität » est donc recherchée par tous, aussi bien au travail qu'en termes de qualité de vie.

La meilleure façon de découvrir étant de la visiter, je vous recommande la Bavière, qui est pour moi une des plus belles régions d'Europe.

Hong Kong : Premières impressions et premières découvertes

Anna Chardon, étudiante en Master Grande Ecole (Parcours Associatif) à l'ISG, est partie effectuer un stage à Hong Kong dans le cadre de sa troisième année. Anna nous livre ses premières sensations.

Anna chardon.jpgQuelles ont été tes premières impressions en arrivant ?

     "A mon arrivée, plusieurs sentiments m'animent : Tout d'abord, l'excitation parce que j'ai hâte de découvrir cette ville mais aussi un grand sentiment d'appréhension car je ne connais rien ni personne à Hong Kong. Je ressens également une grande joie d'être ici, seule, à voler de mes propres ailes mais j'ai aussi très peur, que ce qui m'attend ne soit pas ce que j'avais imaginé. J'ai fait le choix d'arriver seulement une journée avant de débuter mon stage, pensant que de me mettre au travail dès mon arrivée serait le meilleur moyen de m'acclimater rapidement."

Comment s'est passé ton installation ?

    "Après quelques complications concernant l'appartement - un 6m2 qui me coûte une vraie petite fortune - que j'ai loué depuis la France via un site internet , je peux enfin poser mes valises. On est samedi soir et j'ai rendez-vous lundi matin à 9h30 chez SINOWELL, l'entreprise dans laquelle je vais travailler pendant 4 mois.Mon entreprise n'est pas une multinationale, c'est une petite structure composée de 10 personnes, avec à sa tête un français, installé en Chine depuis 20 ans. Mes collègues de travail sont tous chinois et je dois donc m'adapter à leur culture qui est, comme j'ai pu le découvrir, très différente de la nôtre. Ma première journée dans la ville a donc consisté à m'occuper des choses indispensables à mon installation : m'acheter un portable chinois,  me renseigner sur les moyens de transport les plus adaptés pour me rendre au bureau, faire le tour de mon quartier et quelques courses. J'habite à Wan Chai, un quartier situé entre Causeway bay, l'endroit ou je vais travailler et Central, qui est selon ce que l'on m'a dit, le quartier le plus animé de l'île (et le plus européen). Après cette première journée, tout s'est enchaîné très vite. Je travaille beaucoup et le temps passe à une vitesse surprenante."

Mymy lemay Hong kong1.jpg(Photo prise par Myriam Lemay, étudiante en Master Grande Ecole/ Parcours Multinational)

Quel élément t'a marquée ?

"J'ai été amusée de voir toutes ces femmes, assises à même le trottoir en train de pic-niquer sur des nappes et envahissant littéralement tout le quartier de Causeway Bay. On m'a expliqué plus tard qu'il ne s'agissait pas de Hong-kongaises mais de Philippines qui viennent travailler à Hong Kong, le plus souvent comme femmes de ménages et qui sont logées chez leur patron. Le dimanche étant le seul jour de repos dont elles disposent, elles se retrouvent toutes et s'assoient dans les rues pour profiter de la journée. Pour tout vous dire, j'ai trouvé assez triste de savoir que ces femmes n'ont nulle part où aller, qu'elles ont interdiction se s'installer dans les nombreux parcs que compte la ville et que leur seule alternative est de trouver un petit emplacement sur le béton pour pouvoir déjeuner."

Quelles différences culturelles as-tu remarquées ?

"La chose la plus étrange et surtout la plus difficile pour moi en tant qu'européenne est qu'ici en Chine on ne parle pas de sa vie personnelle. Ainsi,  des collègues de travail qui se connaissent depuis 10 ans et déjeunent ensemble tous les jours peuvent ignorer le nombre d'enfants qu'ils ont les uns les autres. On parle donc « de la pluie et du beau temps » et le plus souvent on ne parle d'ailleurs pas du tout. L'ambiance est extrêmement studieuse, pas de pause, pas de bruit et presque pas de communication. Tout se passe par mail. Au moment du déjeuner, nous partons tous ensemble dans un restaurant où chacun mange quand son plat arrive à une vitesse record et ne demande pas son reste quand il a terminé. Il quitte simplement la table. Dans tous les endroits que nous fréquentons, je suis toujours la seule européenne, ce qui me donne l'agréable sensation de m'immerger complètement et d'avoir la chance de comprendre un peu mieux l'art de vivre chinois."

As-tu réussi à t'intégrer facilement?

"Concernant mes rencontres, j'ai rapidement compris que les expatriés de cette ville et en l'occurrence les nombreux français qui sont installés ici, ne fréquentent pratiquement pas de Hong-kongais. Les différences entre nos deux cultures sont trop importantes pour la plupart des gens. J'ai donc la chance de vivre entre les deux... La journée, comme les chinois et le Weekend, un peu plus comme les expatriés. Malheureusement, mon travail ne me permet presque pas de participer aux activités qu'organisent les personnes que j'ai rencontrées ici car je travaille le samedi et je n'ai donc pas l'opportunité de partir en weekend dans les îles alentours ou en excursions avec eux.

De plus, j'ai remarqué que beaucoup de français vivent ici en ignorant la Chine et les chinois. Ils se sont recrées un « petit Paris » au milieu de la ville et ne s'en éloigne que très rarement. Je trouve ça dommage et considérant que je ne suis là que pour très peu de temps, j'essaie d'éviter le plus possible ce genre d'endroit, qui me font totalement oublier le fait que je me trouve à Hong-Kong.

     En conclusion, je m'adapte petit à petit, j'apprends sur les gens et découvre la ville un peu plus chaque jour. Nous avons beaucoup à apprendre d'eux mais il y a également beaucoup d'autres choses que nous n'avons pas à leur envier. Je me sens bien dans cette ville mais ce n'est pas non plus facile tous les jours. C'est simplement différent."

Immersion au coeur de la culture taïwanaise

Ophélie, étudiante en Parcours Associatif à l'ISG, nous livre quelques particularités de la culture taïwanaise.

"Le pays est avant tout apprécié pour sa sécurité (assurée à la fois par l'armée américaine et la police taïwanaise) et l'éducation organisée et très respectueuse des règles : vous pouvez vous déplacer en toute quiétude toute la nuit, vous absenter et laisser votre sac sur une table de restaurant.

Un taïwanais enlèvera ses chaussures pour entrer dans une demeure, il fait la queue pour entrer dans le métro, dans les musées, les cinémas. Faire le tour de l'île avec sac à dos, dormir à la belle étoile ne pose aucune problème. Non pas que la délinquance et la criminalité n'existent pas à Taïwan, mais elles ne sont pas visibles dans les rues et c'est la culture taïwanaise qui veut cela.

Si vous êtes étranger, il faut noter que ce mot à Taïwan est remplacé par invité, il vous suffit de sourire et un taïwanais vous proposera naturellement son aide. Les rapports entre les individus sont fortement basés sur la confiance et l'obligation de service. Mais la communication n'est pas toujours facile : en effet, nous européens sommes souvent directs, voire agressifs et autoritaires, alors que les Taïwanais sont beaucoup plus subtils et utilisent volontiers des images, des indices ou font des allusions. Ils sont humbles et obéissants, ne montrent pas leurs émotions tant dans leur vie personnelle que professionnelle (peur de perdre la face), alors qu'en Europe être trop obéissant ou soumis est considéré comme une faiblesse.
Néanmoins, un taïwanais n'accorde pas facilement sa confiance : il préfère vivre dans la crainte et l'incertitude et déléguer aux autres plutôt que d'affronter des difficultés ou conflits. Avant de conclure un marché, celui-ci doit être convaincu qu'il peut faire confiance son interlocuteur : cela peut donc prendre un certain temps avant qu'un climat de confiance optimal soit atteint, ce qui implique souvent des repas ou même des sorties avec les clients et/ou fournisseurs.
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Par ailleurs les taïwanais ne sont pas individualistes, mais orientés groupes et familles (ex : les prénoms sont délaissés au profit de titres comme «patron», «petit frère», «jeune fill » etc.); ils ne prennent pas de décisions seuls. Les enfants sont élevés dans la famille jusqu'au mariage et jusqu'à ce que les parents aient pu économiser suffisamment pour qu'ils s'installent avec leur conjoint. Ainsi, on trouve beaucoup d'appartements avec un grand nombre de colocataires à Taïwan (d'où l'inexistence du mot «intimité» en Chinois). L'importance de la famille et de l'amitié est telle qu'un Taïwanais n'hésitera pas à inviter une relation professionnelle chez lui pour la lui présenter (expérience vécue !)

Lorsque vous rejoignez une entreprise, ce n'est pas votre poste qui intéresse vos collègues taïwanais, mais votre rang et votre rémunération (contrairement à nos habitudes en France où la question de la rémunération est taboue). L'ancienneté est également un critère très important : tout comme la famille est essentielle, le Taïwanais considère l'entreprise qui l'emploie comme sa seconde famille. Et respect, fidélité et travail sont les caractéristiques indispensables du parfait employé.

Taïwan est un pays où l'impact de la doctrine de Confucius est omniprésent et où les valeurs telles qu'obéissance, travail acharné et respect de l'éducation sont primordiales.

Ci-dessous quelques illustrations de Yang Liu, artiste chinoise ayant vécu en Europe. A gauche, les Occidentaux, à droite les Chinois. (vie quotidienne, réseaux sociaux, résolution des problèmes, opinion)
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Résolution des problèmes Taiwan.jpgvie quotidienne taiwan.jpg

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L'Institut Supérieur de Gestion (ISG), membre IONIS Education Group, créé il y a plus 40 ans est une Grande Ecole de Commerce, visée par l'Etat, membre de la Conférence des Grandes Ecoles et du Chapitre des Ecoles de Management. Le diplôme Programme grande école de l’ISG est visé bac+5 et confère le Grade de Master. Sa pédagogie innovante et en phase avec les entreprises est au service de sa mission : former des managers responsables, créatifs, entreprenants et aptes à évoluer à l’International. L’ISG s’appuie sur un réseau de 88 universités partenaires dans 35 pays et sur son association d’anciens élèves, comptant 19300 diplômés. L'ISG propose des formations pour tous les profils, de Bac à Bac+5, mais aussi des programmes de formation continue et de VAE pour les personnes ayant déjà une expérience professionnelle. L’ISG forme chaque année 1 650 étudiants au sein de ses programmes. Depuis sa création il y a plus de 40 ans, l'ISG a acquis une reconnaissance internationale grâce à l’accréditation ACBSP , il est aussi membre de l'EFMD et CLADEA. L'école est également membre de l'American Chamber of Paris, et partenaire de l'UNIDO. Son laboratoire de recherche, le GRiiSG, a pour thèmes de recherche principaux : entrepreneuriat et marché, management et innovation et management des risques.
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