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I. LE CONTEXTE GENERAL

L’origine de la campagne parmi les préférées des Américains depuis des décennies « Got Milk » vient naturellement du constat d’une baisse de consommation d’un produit pourtant adoré, consommé de manières plus variées et plus nombreuses qu’en France (le verre de lait des enfants, les corn-flakes, les recettes particulières avec des gâteaux…). L’association des producteurs de lait devait renverser une situation dangereuse car tendancielle (près de 3 à 4% de baisse chaque année, soit davantage qua dans presque tous les autres pays comparables) alors que les tendances semblaient jouer contre eux, alors que de nombreuses campagnes, puissantes et onéreuses, semblaient ne rien changer à la situation et surtout aux mentalités.

II. LES FONDEMENTS DE LA CAMPAGNE

Jeff Manning, le « père » de cette campagne « culte » disposait d’un atout exceptionnel, le niveau budgétaire important et durable qui avait été alloué à cette démarche car les problèmes à surmonter étaient avant tout structurels.

La résolution stratégique est née d’un important travail d’études qui démontrait en premier lieu le fort attachement des Américains pour le lait, la reconnaissance quasi unanime de ses bienfaits et de ses avantages (en conséquence une quinzaine d’années à expliquer que « milk is good for you » n’avait servi qu’à enfoncer des portes ouvertes et renforcer des convictions déjà acquises). 96% le reconnaissaient et plus de la moitié déclarait qu’ils devraient en boire plus.
Il fallait donc passer par un angle plus inattendu, plus surprenant, créant davantage de prise de conscience et donnant un impact puissant dans la forme mais aussi sur le fond à la démarche. Le levier ou « l’insight » est né des études approfondies qui permirent de mettre en évidence l’importante gêne de l’absence de lait, ce qui fut nommé la « deprivation strategy » aboutissant sur « Got Milk » (en réalité ou autrement dit…imaginez votre quotidien sans lait…) : finalement les Américains aimaient le lait quand ils en avaient mais l’adoraient encore plus quand ils n’en avaient pas… ».

Cette stratégie était juste sur le fond, différente de celles déployées par le passé, susceptible de favoriser une démarche créative impactante et durable, universelle puisqu’elle touchait toutes les catégories, compétitive vis-à-vis de produits concurrents…

La grande « Idée » n’était donc pas de se servir de « people » pour médiatiser la campagne et pour en faire un évènement permanent (en fonction de l’actualité, des référents, des « coups » et des opérations spéciales) mais d’avoir compris que le « Got Milk » pouvait être supporté par tous, que la justification était évidente, incontestable.

III. LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS.

La campagne a atteint un taux de notoriété et de reconnaissance exceptionnelle (au-delà des 90%). Elle a été choisie comme l’une des préférées des Américains. Si le niveau global de consommation a été maintenu en termes de pénétration (70% des foyers), son usage a été multiplié (occasions d’utilisation et de consommation) et surtout les tendances de ventes ont été inversées.
Au-delà de l’idée même de la campagne on constate :

  1. Que la notoriété de la campagne a largement été fondée sur les choix très judicieux des « people » utilisés (légendes, personnages mythiques, vedettes des séries TV pour adolescents…)…créant ainsi un « buzz » largement repris par les titres de presse et les media pour jeunes. Si le sujet n’était paq nouveau ni médiatique, le lait, la campagne « Got Milk » l’était largement, favorisant de fructueux contacts en PR.
  2. Une campagne universelle puisqu’elle s’adressait à toutes les catégories de clientèle de l’annonceur, les producteurs de lait de Californie…avec une insistance auprès de clientèles jusqu’alors sous contactés, la communauté hispanique.
  3. Une campagne fortement axée sur la démultiplication des partenariats. D’une part des demandes de multiples marques (Barbie…), magazines, distributeurs, de s’associer à la campagne elle-même ; d’autre part des propositions de partenariats plus directement fondées sur le produit lui-même et les moments de consommation (Oreo, diverses marques de corn flakes…).

 

 

 

 

 

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I. LE CONTEXTE GENERAL DE LA CAMPAGNE

L’office du tourisme du Queensland, province australienne, avait besoin de donner à ses destinations une plus forte notoriété et donc une plus forte attractivité. Ce besoin opère dans un contexte de plus forte concurrence due à l’internationalisation des destinations, à la baisse des coûts des transports, aux achats de dernière minute, à la diversité des emetteurs et des sources de communication…Faire la différence et se faire remarquer, pour une destination qui ne repose pas sur un élément mondialement connu (une ville, un lieu, une œuvre, une histoire, un monument….même si la grande barrière de corails est connue) est d’autant plus compliqué.

II. PROBLEMATIQUES ET  OBJECTIFS

L’objectif de notoriété de la campagne était destiné à conduire un travail qui maximiserait le potentiel évènementiel de l’action…Il ne s’agissait clairement pas d’une campagne d’image traditionnelle ou de réassurance, encore moins d’une action traditionnelle dans le tourisme et destinée à souligner la diversité des offres et des services ou des types de vacances. Il fallait davantage « faire parler » du Queensland que de « parler » de la destination d’autant que les moyens financiers étaient restreints. En conséquence comment médiatiser suffisamment une destination pour qu’elle devienne un sujet d’actualité sur une dizaine de marchés qui représentent des centaines de millions d’individus avec des moyens inférieurs aux principaux concurrents ?

III. LES PARTI-PRIS STRATEGIQUES/CREATIFS

De la même manière que la stratégie choisie, « faire parler plutôt que de parler de soi », la traduction créative de cette dernière avait pour ambition de montrer celui qui travaille dans le cadre et non le cadre, en misant sur le fait que les gens seraient suffisamment malins pour découvrir le caractère enchanteur…En proposant de recruter quelqu’un pour accomplir le « best job in the world », ces 6 mois comme gardien de phare dans un cadre exceptionnel à tous les points de vue, la campagne créait un effet de halo…Ce qui était formidable dans le job ce n’était pas seulement le travail en soi que les conditions de travail (les lieux, la mer, la destination, les activités)…

CONCLUSIONS 

La meilleure campagne pour le tourisme depuis plus de vingt ans, menée sur le plan international avec moins d’un million d’euros, a conduit à plus de 20.000 participants, une couverture médiatique estimée lors de la compétition des Moins de Cannes (qui vit la victoire dans la catégorie RP de cette campagne) de plus de cent millions de dollars.
Plusieurs raisons peuvent expliquer cet engouement :

  1. L’idée elle-même est en soi passionnante pour des milliers de jeunes dans le monde qui rêvent de voyages, d’aventures, d’insolite, de découvertes…Plusieurs centaines de milliers s’inscrivirent au départ et plus de vingt mille envoyèrent leurs video…Puisque l’intelligence de cette campagne est aussi d’avoir parfaitement compris la puissance des systèmes viraux, du buzz, des relais d’opinion représentés par les bloggeurs, par facebook (chaque jeune essayant de créer autour de lui des groupes d’encouragements, des relais avec des blogs, des films et videos sur Youtube ou Daily Motion…). Il ne s’agit pas seulement d’une idée créative originale mais surtout motivante.
  2. La valorisation de la notion de travail avec l’idée elle-même de « best job of the world » et surtout l’ambiguité entre le sérieux de la démarche de recrutement et le formidable « fun » de la proposition, dans un contexte de travail pas toujours existant pour les jeunes de cette planète, a assurément participé de l’envie, du bruit médiatique.
  3. La destination était par elle-même motivante et disposait du potentiel de faire rêver…sauf que des dizaines d’autres ont le même potentiel et qu’il ne suffit plus de montrer des belles plages…il aura fallu une idée simple mais puissante, tout focaliser sur le relais d’opinion, sur la parole des autres, pour gagner en puissance médiatique…Quand d’autres dépensent des millions de dollars à promettre le luxe et le rêve (la campagne ClubMed par exemple), celle du Queensland abordait tout…sauf les vacances merveilleuses sur place (mais ce n’est pas la première fois : le film le Taxi Mauve aura fait davantage pour le tourisme en Irlande que bien des campagnes publicitaires…que dire de Notting Hill ou d’autres cas de même nature…).

 

 

 

 

Nespresso, leader du marché.

Nestlé Nespresso SA est la société du groupe Nestlé ayant la croissance la plus rapide. En 1986, celle-ci a introduit le café haut de gamme en portions sur les marchés suisse et italien. Au cours des huit dernières années, Nestlé Nespresso a affiché des taux de croissance situés entre 35 et 40%. En 2008, la société a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2 milliards de francs. Nespresso exploite 170 boutiques dans le monde, dans lesquelles les clients peuvent acheter ou boire du café. Le siège de Nestlé Nespresso se trouve à Paudex (Suisse), l’entreprise employant plus de 2500 collaborateurs dans le monde entier.

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I. LE CONTEXTE GENERAL

Le café est simultanément un produit élitiste, il existe indiscutablement une culture café et une vraie classification des terroirs et des crus, mais également une offre banalisée et tirée vers le bas par les usages, les modes de distribution, la guerre des prix, la qualité même de l’offre.
La question à résoudre pour Nestlé, l’un des leaders et l’un des principaux acheteurs de café dans le monde, propriétaire de Nescafé, est de rechercher une contribution forte à son chiffre d’affaires par une valorisation innovatrice dans le domaine de l’offre au sens, large, au-delà de la seule qualité produit.
Nespresso n’est pas une offre supplémentaire mais un système totalement novateur, une logique en soi, une approche novatrice du marché, du client, du produit, du marketing, de la communication.

I. LES FONDEMENTS DE LA CAMPAGNE

La nature révolutionnaire du système Nespresso tient en 5 points :

  1. Une offre produits qui passe par l’intermédiaire de machines qui transforment la consommation de café en un acte de dégustation d’un café (avec la capacité à démultiplier les offres, les diversifications, les « crus »…). En conséquence l’innovation qui est à l’essence de Nespresso reste sa colonne vertébrale puisqu’elle peut miser sur une diversité de variables : les lieux de vente et leur dynamique propre ; les offres cafés et leur diversité ; les machines et leur sophistication technologique et design.
  2. Un positionnement de marque volontairement « high premium » et une e offre produits très haut de gamme par le principe de la consommation individuelle (la dose en opposition au paquet ou au bocal) avec un système parfaitement marketé : doses, tubes, boites, crus…et une identité graphique quasi révolutionnaire quand on la compare aux codes « mass market » des concurrents.
  3. Un système marchand révolutionnaire puisque Nestlé se libère des contraintes si pesantes de la grande distribution en adoptant un double système très « club » : des lieux d’achat qui sont avant tout des lieux de représentation de la marque et qui permettent ainsi de remplir une multiplicité de mission (réputation, contact, recrutement, fidélisation, dégustation, pédagogie produits, vente des machines…) et un abonnement individuel avec livraison qui garantit un marketing relationnel de haut niveau et une capacité d’individualisation de la relation.
  4. Un marketing volontairement fondé – et en premier lieu – sur la fidélisation du client avec une politique régulière de contacts, de mailings personnalisés, un magazine haut de gamme, des offres exclusives, des séries limitées, des réductions sur de nouvelles machines…C’est ainsi que les clients de Nespresso deviennent généralement les meilleurs ambassadeurs de la marque, les meilleurs propagandistes.
  5. Une politique de communication remarquable parce qu’elle est en totale cohérence avec la marque. Dès le départ, avec les premières campagnes dont il faut signaler qu’elles n’étaient pas la priorité de la marque (pendant plusieurs années la croissance de la marque a joué par le « bouche à oreille » et la recommandation) la valorisation de l’offre a permis de comprendre « La » différence Nespresso. Il ne s’agissait pas seulement d’une alternative technologique, d’un très grand café meilleur que les autres existantes et rappelant le traditionnel espresso. Non, ce qui fait la marque c’est qu’elle ne s’adresse pas aux « acheteurs de café, aux « buveurs de café, mais aux amateurs de café, à celles et ceux qui prennent le temps de déguster de bonnes chances (parce qu’il n’y a rien de meilleur…. »what else »)…La saga G. Clooney correspond bien, par le style du personnage et son caractère, son physique et son image, par le décalage et l’humour, à un positionnement haut de gamme moderne et valorisant.

III. LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS

Pour des étudiants futurs créateurs / créatifs, l’enseignement du cas Nespresso repose sur trois dimensions principales :

  1. La puissance d’un système « total » : Nespresso n’est pas l’addition de techniques, le succès cumulé d’actions marketing…c’est une offre totale, pensée depuis le début selon un modèle alternatif qui prend en compte tous les paramètres…pour se différencier il faut revenir à l’essence de la dégustation du café, l’espresso, puis construire un système général : machine + doses + distribution différente + personnalisation et relationnel prioritaire + sélectivité (offres, points de vente, machines, accessoires et mêmes clients)…
  2. L’impact de Nespresso tient aussi à une très forte rigueur sur le plan des signes qui signifient la dégustation, la culture café, le raffinement, le haut de gamme…Les points de vente et les aménagements des espaces, le design des dosettes et des boîtes, les machines sélectionnés, les accessoires crées par la marque, la qualité des mailings et le graphisme, le nom des crus et cafés…tout se rejoint pour donne à la marque une puissance liée à son unité…Sa cohérence fait sa performance.
  3. L’importance accordée à tout « ce qui n’est pas la pub » car cette dernière a permis de fonctionner comme un accélérateur (notoriété, image internationale, conquête de nouveaux pays…) mais le modèle initial était déjà installée et ne dépendait pas du discours publicitaire…Celui-ci ne remplaçait pas le manque mais apportait une valeur ajoutée sur des composantes déjà solides et fortes d’un pouvoir de différenciation.

Mais l’originalité et le « secret de réussite » de Nespresso tient par-dessus tout à une valeur clé qui couvre toutes les autres, celle de l’expérience de marque qu’elle offre et que les autres concurrents n’apportent pas :

  • Une expérience produit naturellement depuis la manière d’acheter à celle de choisir son type de café, à le préparer dans la machine, à le servir.
  • Une expérience client et acheteur tant au moment de la connaissance des offres, de la commande, de la réception des produits ou de leur achat qu’à l’occasion des multiples rencontres avec cette dernière (mailings, magazine…).
  • Une expérience consommateur et amateur par la diversité des crus, par les accessoires qui renforcent le cérémonial de la préparation et de la dégustation, par le renouvellement des offres et des séries limitées…Et donc par une expérience induite d’ambassadeur et d’initiateur, celui qui « sait » apporte à celui qui ne sait pas le savoir…

  1.  Obama for America
  2. Ten marketing lessons from the Barack Obama Presidential campaign
  3. How Obama reinvented campaign finance
  4. Obama's Media Maven
  5. OBAMA, Un homme, Une campagne de communication
  6. Case Study: The Barack Obama Strategy (voir slides ci-dessous)
  7. Lessons from 'Brand Obama'  Use the president's message control strategies to command attention.
  8. The Obama Brand: A retrospective
  9. Branding Obama. Perfect storm?
     

 

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>> Support de cours :  Evaluer une communication ... Comment ?

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Références

http://adsoftheworld.com/
Ads of the World is an advertising archive and community.
The archive showcases campaigns  from around the world
categorized and updated daily. In the forum you can discuss
your professional  life and post your work for critique.
The blog features advertising stories…INDISPENSABLE

http://www.adforum.com/index.asp
Adforum.com is an impartial, advanced and up-to-date source
of information on the advertising  industry. The adforum.com
interactive database services. LA Base de données indispensable
pour  tout étudiant qui se respecte !

http://adage.com/century/campaigns.html
A lire et à étudier sérieusement…le jugement par le magazine
Advertising Age des 100 meilleures Campagnes de lhistoire de la
publicité même si très orientée USA…

http://www.graphic-exchange.com/exellence/adverts.htm
Le choix judicieux d’un blogger ou 150 affiches de pub récentes et
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http://10steps.sg/inspirations/artworks/44-advertising-posters-with-clever-ideas/
Un site sans prétentions mais de belles créations

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Campaign…The Must de la presse de la communication en Grande-Bretagne.

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l'actualité  de la création publicitaire en télévision, radio, presse,
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communication. Agence conseil,  annonceur, régie, média…Et tout
sur le Grand prix Stratégies.

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Indispensable aussi pour l’historique des cas de campagnes ayant
remporté le Prix Effie depuis quinze ans.

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aussi pour consulter les 25 laureats du Grand Prix de l’APPM donné depuis
25 ans à la meilleure campagne presse magazine de l’année.

A Propos

Directeur général, chargé du marketing, de la communication et des relations médias de IONIS Education Group, leader français de l’enseignement supérieur privé, Marc Drillech a passé plus de vingt-cinq années dans l’univers de la communication et de la publicité dont 15 ans chez Publicis, jusqu’en 2005,  où il a été successivement Manager Associé de Publicis Conseil, président de Publicis Etoile puis de Publicis Dialog ainsi que vice-président du Groupe.

Il a pu exercer son métier sur des marques parmi les plus prestigieuses et surtout les plus passionnantes du marché (Renault, Perrier, ClubMed, Nescafé, Jet Tours, Free, Levi’s, Libération, Groupe Marie-Claire, Maggi, Le Coq Sportif, L’Equipe, Casino, Galeries Lafayette…).

Il a rempli plusieurs années la mission de vice président de l’AACC, Association professionnelle des agences de communication en présidant la commission medias.

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