Nina Segura : "Des études qui me permettent de trouver ma voie"
Nina Segura a 21 ans, elle est en 4ème année à Sup'Biotech, en option marketing. Comment être sûre d'avoir emprunté la bonne voie en sortant du bac ? Comment ne pas faire fausse route ? Les stages effectués par les élèves sur le terrain, en France et à l'étranger sont souvent déterminants...et peuvent apporter quelques surprises de taille. Les envies d'un "premier année" ne sont pas celles d'un futur professionnel à quelques semaines de son diplôme.
- Qu'est-ce qui a motivé votre candidature à Sup'Biotech ?
Je voulais faire de la biologie, plus précisément dans les biotechnologies, en R&D. Mais j'ai dévié au fur et à mesure, je me suis moins retrouvée dans le côté technique de la recherche, je ne m'épanouissais pas vraiment. Je ne me projetais pas dans cette branche et j'ai eu la chance de pouvoir opter dans l'école pour une branche tout aussi pointue, dans le même domaine, demandant d'autres compétences. C'est une chance d'avoir une formation aussi riche car elle n'est pas en cul-de-sac pour un étudiant qui se rend compte d'une erreur d'aiguillage ou, qui évolue tout simplement.
- Justement, quelles évolutions personnelles avez-vous constatées en cinq années ?
Nous murissons énormément sur le campus et mes désirs après le bac, une fois confrontés à la réalité du terrain, ont évolué. J'ai donc pris un autre chemin en choisissant l'option Marketing.
- Comment s'est passé pour premier stage sur le terrain, où êtes vous allée ?
J'ai choisi d'effectuer un stage à IDIS l'an dernier, une société de marketing et accompagnement d'entreprise où j'étais dans la branche IDIS EVENT, qui ne fait que de l'évènementiel. IDIS fait du marketing pour les entreprises, du developpement de marché dans le secteur santé et le secteur pharma.
Pendant ces trois mois, j'étais sur plusieurs projets avec plusieurs clients qui nous demandaient d'organiser une journée séminaire, une conférence ou une soirée "connecting bussiness" dans le secteur de la pharma. L'avantage de connaître les biotechs est énorme : je connais des sujets pertinents, en pointe qui vont intéresser et faire venir du monde. Par exemple je me suis énormément investie sur le projet "Polepharma", un pôle de compétivité en Eure et Loire. J'ai organisé une première soirée, "Polepharma Bussiness Club", qui mettait en relation les professionnels de la pharmacie via des "speed-bussiness meetings" sur des tables de huit, où tout le monde changeait de table toutes les dix minutes pendant deux heures.
- Pour cette dernière année, quelle entreprise avez vous choisi comme terrain de stage ?
J'ai volontairement opté pour une grande entreprise cette année, Bio Springer, basée à Maisons-Alfort, qui fabrique des extraits de levure pour faire pousser des milieux bactériens. Je suis en charge d'une étude de marché pour développer un nouveau secteur dans l'environnement. Durant ces quatre mois à venir, je vais défricher le terrain et proposer régulièrement des pistes à mon maitre de stage et, selon mes recherches, je vais rendre mon travail en fin de stage de façon à ce que l'entreprise puisse en tirer un bénéfice immédiat.
- Quelle orientation professionnelle allez-vous prendre une fois diplômée ?
Dans quelques années, je me vois bien travailler dans l'Agro Alimentaire car l'aspect nutrition/santé me séduit : aider à developper des aliments pour un groupe de clients (diabétiques, par exemple, ou pour des personnes obèses) comme les alicaments."


Poussées par des règlementations contraignantes et des politiques volontaristes publiques et privées, les entreprises saisissent les opportunités de l'économie verte. Un pari prometteur à long terme, malgré la crise. Représentant un formidable levier de croissance, dopé par le Grenelle de l’environnement, le domaine écologique constitue un formidable gisement d’emplois.
Cette experience m'a énormément appris. Même si au depart je n’étais pas venue à Sup’Biotech pour faire du commerce dans les biotechnologies, j’ai acquis au fil des années une connaissance certaine des produits, de leurs origines, de leurs propriétés. J’ai très vite compris les tenants et les aboutissants de ce secteur.
Ainsi, trouver l’emplacement optimum des antennes Wifi dans un aéroport ou sélectionner les sous ensemble optimaux de réactifs pour une expérience de chimie combinatoire n’est qu’une variante d’un même algorithme.
Le design de la société a découlé de cette charte, j’ai donc poursuivi par la création de brochures (commerciales et techniques) et de flyers (publicité distribuée lors d’évènements). Il y a enfin eu une phase de publication dans plusieurs magazines : j’ai participé aux interviews, à leur mise en forme, à la relecture.
Je trouve l’Inde intéressante car c’est un pays en plein développement dans l’industrie des biotechnologies. Ils sont par exemple très en avance dans le secteur des médicaments génériques. Après une première rencontre, j’ai pu prendre connaissance du programme scolaire. Cet institut propose des cours pour des médecins, des pharmaciens et des ingénieurs comme le management du risque dans un environnement hospitalier, le développement de A à Z d’un nouveau médicament, la conduite d’essais cliniques… 















Par William Bolle






























en février 2002, la lettre Info Veille Biotech a acquis une certaine notoriété dans le domaine de l'accès et de la diffusion d'informations du domaine des biotechs en France et à l'étranger. Elle tire son succès d'une combinaison particulière entre la veille, l'information biotech et l'utilisation des technologies de l'information pour en assurer leur diffusion.


















Les étudiants de SupBiotech ont une formation de haut niveau en biologie et ont des connaissances en commerce et en marketing. Leur double compétence intéresse les grandes marques de la cosmétique. Mr Roguet, qui est venu avec l’idée que " les anciens doivent communiquer, aiguillonner les jeunes et les intéresser à la chose industrielle ", a commencé son intervention en proposant aux étudiants de candidater dans son entreprise. Florent Yvergnaux s’est adressé directement aux étudiants pour leur dire que leur double compétence est " une porte d’entrée très intéressante, à l’interface entre recherche et marketing. " 