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Des tomates mauves pour lutter contre le cancer

 

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Après les tomates rouges, les tomates vertes et les tomates jaunes, voici les tomates mauves. Une nouvelle variété génétiquement modifiée créée par des chercheurs du John Innes Centre au Royaume-Uni. 

 

La tomate mauve contient de l’anthocyanine, un pigment qui aide à lutter contre le cancer

L’anthocyanine, pigment abondant dans les végétaux bleus et mauves (raisin noir, mûres, airelles, aubergines...), est connu pour ses propriétés antioxydantes ainsi que pour sa capacité à protéger contre certains types de cancers, des maladies dégénératives liées à l'âge et des problèmes cardiovasculaires.
 

Naturellement, la tomate est riche en lycopène, un autre antioxydant aux effets bénéfiques prouvés, mais elle ne contient pas d'anthocyanine. Les chercheurs ont donc introduit dans ces légumes deux gènes provenant de la fleur "gueule-de-loup". Ils ont réussi à obtenir la plus forte teneur en anthocyanes décrite jusqu'à présent dans des tomates.
 

Des tests ont ensuite été effectués sur des souris élevées pour être sensibles au cancer. Les résultats ont indiqué que les sujets dont l’alimentation était complétée avec des tomates GM avaient une durée de vie sensiblement plus longue que ceux qui ont reçu des tomates normales : 30 % en moyenne, des animaux nourris avec des tomates mauves vivent plus longtemps.

Bientôt des tests sur les hommes

Les chercheurs déclarent vouloir étudier les effets chez des hommes volontaires et tenter de découvrir d'autres substances voisines des anthocyanines, susceptibles de protéger également contre certains cancers ou d'autres maladies chroniques. Ce qui leur permettrait d'émettre des recommandations précises en matière de nutrition. Toutefois, Paul Kroon du Food Research Institute au Royaume-Uni émet quelques réserves. Selon lui, il serait faux de supposer que les effets bénéfiques sur la santé observés chez la souris vont nécessairement se produire chez l’homme.


La recherche a été publiée dans la revue Nature Biotechnology.
 

Clonage : Des souris ressuscitées !

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Par Johannes Braun

Une équipe de chercheurs japonais est parvenue à cloner des souris mortes congelées depuis 16 ans. Une technique qui pourrait être développée pour faire revivre des animaux éteints comme les mammouths.

Des chercheurs japonais de l’Institut de recherche Riken de Yokohama au Japon ont réussi à cloner des souris mortes conservées depuis 16 ans à - 20 °C. Jusqu’alors, les cellules endommagées par le gel s’étaient révélées impropres à produire des clones en bonne santé [...]

 

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Microalgues : L'aliment-santé du futur ?

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Naturellement riches en protéines, vitamines, acides gras oméga 3 et antioxydants, les microalgues pourraient s’avérer très précieuses, à l’avenir, pour améliorer le statut nutritionnel et la santé des populations. C’est en tout cas le pari du groupe Roquette, premier producteur français de l’industrie amidonnière, spécialisée dans la chimie du végétal, qui coordonne le vaste programme de recherche européen « AlgoHub », soutenu par Oseo Innovation.


« Parce que l’alimentation est au cœur de nombreuses problématiques de santé publique (maladies chroniques, obésité…) et que le désir de santé de la société va croissant, sur fond de vieillissement de la population et de carences alimentaires, Roquette a choisi de se positionner sur un secteur encore peu développé en Europe : l’utilisation de microalgues à des fins de nutrition, santé, pharmaceutique, cosmétique et aquaculture  » a annoncé hier, Marc Roquette, PDG du groupe du même nom, à l’occasion d’une conférence de presse. Naturellement riches en protéines, vitamines, acides gras oméga 3 et antioxydants, les microalgues pourraient s’avérer très précieuses, à l’avenir, pour améliorer le statut nutritionnel et la santé des populations. C’est en tout cas le pari de l’entreprise Roquette, basée à Lestrem (Pas-de-Calais) et spécialisée dans la chimie du végétal qui se présente comme étant le premier producteur français et quatrième producteur mondial de l’industrie amidonnière.

Chef de file d’un programme européen d’envergure

Déjà expert dans la transformation des matières premières agricoles, Roquette a racheté en janvier dernier, la société allemande BPS (Bioprodukte Prof.Steinberg) dotée d’un solide savoir-faire dans la culture des microalgues (notamment la chlorelle très riche en nutriment, vitamines et minéraux et actuellement premier complément alimentaire utilisé au Japon) à des fins alimentaires, et coordonne le vaste programme de recherche européen « AlgoHub ». Labellisé par les deux pôles nationaux de compétitivité « Nutrition Santé Longévité » et « Filière produits aquatiques » basés dans la région Nord-Pas-de-Calais, et soutenu par Oseo Innovation à hauteur de 10 millions d’euros, le projet, d’un coût total de presque 28,5 M€, regroupe pas moins de 14 partenaires publics (Institut Pasteur de Lille) et privés (Bonduelle, Pierre Fabre…). Objectif final : développer une filière intégrée microalgues en Europe et dans le monde afin d’exploiter les propriétés nutritives de ces micro-organismes.

Une alternative au poisson

« Face à la raréfaction et à l’augmentation du prix du poisson, riche en oméga 3, en protéines et en vitamines, la production massive de microalgues et leurs utilisations pourraient permettre d’enrichir des aliments et d’améliorer ainsi l’alimentation ou de pallier aux carences des populations défavorisées. [...]

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SB-Consulting, "pour éprouver ses compétences professionnelles"

 

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Pour amener encore plus de professionnalisation dans le cursus Sup’Biotech, un groupe d’étudiants s’est lancé dans la construction de SB-Consulting. Et c’est derrière ce nom que tout son programme apparaît.

« Pourquoi les lettres S et B ? Tout simplement pour marquer notre appartenance à l’école Sup’Biotech, mais aussi pour affirmer notre double compétence inhérente à notre cursus : Sciences et Business, explique Enguerrand Habran, président de l’association ».

 C’est bien en adéquation avec leurs domaines de compétences que SB-Consulting permettra aux étudiants de répondre à des demandes émanant d’entreprises extérieures. « Pour acquérir de l’expérience et payer leurs études, les étudiants seront rémunérés pour les missions que nous leur proposerons ».

Déjà rodés grâce à leur propres stages et à leurs expériences personnelles, les cadres de l’association ont exploré et  développé un panel de clients impressionnant (1200 contacts directs). « Toutes les entreprises du domaine des Biotechnologies sont susceptibles d’avoir besoin de nous », affirme son président. En effet, SB-Consulting peut assurer des missions dans beaucoup de domaines : fort du cursus de Sup’Biotech et des partenariats développés avec les leaders nationaux et  européens du conseil (en gestion des couts, marketing, communication, intelligence économique, business devlopment, etc.), SB-Consulting propose toutes les expertises nécessaires à la croissance et au bon fonctionnement d’une entreprise.

Travaillant dans 2 start-ups et ayant été membre du BDE de l’école, le président de SB-Consulting a déjà une grande expérience dans l’organisationnel. Il connait les besoins des start-ups, et sait manager une équipe. Il peut également compter  sur une équipe dirigeante compétente issue des deux options de l’école : Romain Lagarde (Marketing), Etienne Subil (Marketing), Gaëlla Azzi (Marketing) et Samy Chebbah (Recherche & Développement).

Avec l’aide de M. Ougen, professeur à Sup’Biotech (voir son portrait), SB-Consulting est bien partie pour remplir ses objectifs ! C’est en tous cas une parfaite mise en œuvre de la variété des compétences des étudiants de Sup’Biotech.

Colloque traçabilité et biotechnologies

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Pour rassembler les acteurs concernés par la sécurité dans le domaine de la santé, Sup'Biotech est partenaire d'Adebiotech et du Pôle de Traçabilité dans l'organisation du colloque "Biotechnologies et Traçabilité", dans le parc d’activités Biocitech, le 21 octobre 2008.

 

 

 

Les produits de la santé et les produits biologiques en général sont sensibles et influent directement sur le bien-être des individus. Malgré les précautions prises dans les différentes chaines de production ou de distribution  de ces produits, des disfonctionnements existent et les conséquences peuvent être graves.  De la contrefaçon des médicaments à la mauvaise conservation des échantillons humains, sanguins…, comment peut-on garantir une parfaite transparence ? Quels sont les outils dont on dispose pour assurer la sécurité dans les domaines de la santé ?

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En rassemblant les principaux acteurs impliqués dans cette problématique essentielle,, Adebiotech, le Pôle de traçabilité et Sup’Biotech vont tenter d’y apporter des solutions concrètes en mettant en relation la traçabilité et les Biotechnologies. Développer la sécurité des produits de Santé pour le bénéfice et le bien-être de tous sera le leitmotiv du colloque « Biotechnologie et traçabilité ».

Les professionnels partageront leurs idées et échangeront sur les technologies disponibles. Les laboratoires, appelés à prendre des mesures de sécurisation, feront ainsi table commune avec les industriels qui mettent en place des systèmes de traçabilité. Le code matriciel, la signature numérique, les marqueurs ADN, la traçabilité robotique, la RFID (radio-identification des objets, produits ou même des organismes vivants), ou les microorganismes, sont autant de solutions biotechnologiques apportées pour les besoins de traçabilité et d’identification.

Sup’Biotech, fidèle à sa formation transversale et à sa volonté de provoquer le partage d’idées et de connaissances sur les biotechnologies, soutien de façon active les évenements qui visent à rassembler les différents acteurs impliqués dans les biotechnologies : des industriels de la biotechnologie, des laboratoires pharmaceutiques et de diagnostic, de la recherche publique, des Centres de Ressources Biologiques, et de tous les acteurs concernés par la sécurité dans le domaine de la Santé.

 

  • Programme :

9h00 - Accueil des participants
9h30 - Accueil par M. C. Bartolone, Président du Conseil Général de Seine-St-Denis
M. G. Bologna Directeur des affaires publiques, LFB
9h45 - Introduction : Mme Bachelot-Narquin, Ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. (sous réserve de confirmation)

Session A : La traçabilité au service des biotechnologies
10h00 - La réglementation, contrainte et levier de croissance, AFNOR (nom de l’intervenant à confirmer)
10h30 - Les points clés de la traçabilité (1)
- La chaîne du médicament, François Blanot, Sanofi Aventis
- La chaîne des réactifs de diagnostic, Jean-Christophe Frot, Menarini Diagnostic France

11h00 - Pause, Affichage scientifique, exposition

11h30 - Les points clés de la traçabilité (2)
- Produits biologiques et dérivés du sang, J-C. Mongrenier, Réseaumatique
-Suivi de la conservation (biobanques, CRB…), Marie-Lise Daufresne, Institut Paoli Calmette
- Les outils informatiques (LIMS, logiciels de traçabilité), Moïse Bitton, MB Consultant ; Raynald de Lahondes, Sibio

13h00 - Déjeuner, Affichage scientifique, exposition

14h30 - Retours d’expérience
- Les limites actuelles de la traçabilité, François Bidet ,Macopharma ; Jérôme Coulon, RFIDEA
- Les besoins, Louis-François Plassa, Hôpital St Louis
15h00 - Les nouveaux outils
- Du code à barres à la RFID, Jean-Michel Loubry, Pôle Traçabilité
- Cas d’usage de la RFID, Eric Grosdemange, BSS

Session B : Les biotechnologies au service de la traçabilité
15h45 - L’apport des biotechnologies
- Marquage ADN, Paul Roquette, Tracetag Europe
- Marquage et authentification d ’objets manufacturés, Charles Calzolari, ACKROZ
- Utilisation de microorganismes, Didier Montet, CIRAD
16h30 - Table Ronde : Quelles avancées les techniques de traçabilité ont apporté depuis 10 ans, quels avantages pour la Médecine personnalisée de demain ? Eric Bertrand, Gestion du Risque, représentant de l ’Hôpital Ambroise Paré; Louis-François Plassa, Hôpital St Louis
17h30 - Conclusion / Adebiotech - Pôle Traçabilité
17h45 - Clôture : Monsieur Luc Chatel, Secrétaire d ’Etat chargé de l ’Industrie et de la consommation. (sous réserve de confirmation)

 

  • Lieu :
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Parc d’activités Biocitech

102 avenue Gaston Roussel
( ex Route de Noisy)
93230 Romainville

IONIS Mag n°3 est en ligne

ionis mag 3.jpgLe 1er numéro de la rentrée du IONIS Mag est disponible.

 

Venez y découvrir les nouveaux partenariats, l'actualité des écoles du groupe (ISEG, ISG, ISTH, EPITA, EPITECH, ESME Sudria, IPSA, Sup Biotech, e-artsup, ICS Bégué, ISEFAC Bachelor, ISEFAC Alternance, Etna, IONIS Tutoring) et ce que deviennent les anciens.

 

Pour ceux intéressés par la version papier n'hésitez pas à en faire la demande en cliquant ici

 

 

 

Nous vous souhaitons une agréable lecture.


Sup'Biotech sera au coeur de l'EuroBIO 2008

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Sup’Biotech participera activement à l’EuroBiO 2008, l’événement européen majeur du secteur des biotechnologies, du 7 au 9 octobre, au Palais des Congrès.


C’est à l’interface des biosciences et des bioindustries, que l’EuroBIO 2008, la 12ème édition de l’événement phare des sciences du vivant de la présidence de l’Union Européenne, va réunir 5000 experts internationaux de toutes les communautés composant le secteur des biotechnologies : celles de la recherche, de l'industrie et de la finance.

A l’occasion de la présidence française de l’Union Européenne, c’est à la France que revient cette année l’honneur de recevoir cet événement créée en 1997 d’une initiative française. La Région et la ville de Paris met donc tout en œuvre pour créer l’état des lieux annuel des défis que connaissent la bioindustrie et les biosciences.

EuroBiO 2008 traitera des biotechnologies dans leurs trois grands domaines d'application que sont la santé, l’environnement, et l’agro-industrie. Et c’est autour du parcours de conférences, du salon, de la convention d'affaires et de la convention de recrutement que les 5000 participants, 150 conférenciers internationaux et 500 exposants vont se réunir pour dynamiser le secteur des biotechnologies et rassembler tous ses acteurs : entreprises de biotechnologies, projets en incubation, étudiants, chercheurs, institutions de recherche publique, grandes entreprises des secteurs pharmaceutiques, diagnostic, agroalimentaire et environnement, collectivités locales, clusters, biopôles et bio incubateurs, pouvoirs publics et autorités réglementaires.
 

Déjà convaincu depuis plusieurs années que pour faire avancer les biotechnologies et être au cœur de l’innovation il faut réunir les différents secteurs qui recouvrent ce domaine, la formation de Sup’Biotech associe étroitement les compétences scientifiques, techniques et en gestion d’entreprise, et le savoir-faire industriel, dans un contexte international.

Sup’Biotech, l’école qui forme les futurs experts en biotechnologies, capables d’intégrer des postes d’ingénieurs dans les différents départements des entreprises internationales dans les secteurs de la santé, de la cosmétologie, de l’environnement et de l’agro-alimentaire, participera donc activement à cet événement.

 

Retrouvez Sup'Biotech à l'EuroBio du 7 au 9 octobre, sur son stand à l'emplacement A1 du Palais des Congrès (porte Maillot) :

Comment y aller

 

 

Biocarburants : Avec Futurol, la France passe la seconde

arton3255-200.jpgPar William Bolle

Avec le projet « Futurol », la France entre de plain-pied dans la course aux biocarburants de seconde génération. D’un montant total de 74 millions d’euros, ce projet lancé par le pôle de compétitivité IAR doit aboutir à la mise en service en 2016 d’une raffinerie capable de produire chaque jour 500 000 litres de bioéthanol à partir de divers résidus agricoles, forestiers ou de déchets urbains végétaux.

Accusés de tous les maux, et notamment d’avoir amplifié la crise alimentaire mondiale, les biocarburants de première génération ne sont plus en odeur de sainteté. Alors que les eurodéputés revoient les objectifs de l’Union concernant leur développement, la France a décider de miser désormais sur les biocarburants de deuxième génération. Un important projet de R&D destiné à mettre au point des carburants à partir de végétaux qui n’entrent pas en compétition avec les cultures alimentaires a en effet été lancé hier. Il s’agit du programme « Futurol ».

Proposé par le pôle de compétitivité à vocation mondiale Industries et agro-ressources (IAR), Futurol est porté par le consortium Procethol 2G, qui regroupe 11 partenaires(1) scientifiques, industriels et financiers. Parmi eux, on compte notamment l’INRA, l’Office National des Forêts (ONF), l’Institut Français du Pétrole (IFP), ou les entreprises Total et Tereos.
Le montant global du projet s’élève à 74 millions d’euros sur huit ans (2008-2016), dont près de 30 millions d’euros apportés par Oseo.

Des matières premières diversifiées

Futurol doit mettre sur pied d’ici à 2016 la première raffinerie française capable de produire chaque jour 500 000 litres de bioéthanol à partir de résidus agricoles, forestiers ou de déchets urbains « verts ». C’est ce que l’on appelle la « biomasse lignocellulosique ». Or, la transformation en éthanol de celle-ci est un véritable défi scientifique, comme l’explique Marion Guillou, PDG de l’INRA, partenaire de Procethol 2G. « Aujourd’hui, quand on travaille sur la lignocellulose du bois ou des tiges de blé, toute la difficulté consiste à atteindre la cellulose, ce sucre que l’on essaye de transformer en éthanol. Il est en effet emprisonné dans un matériau rigide, la « lignine », qu’il est difficile de dégrader.  »
Les chercheurs de Procethol 2G vont donc devoir mettre au point des enzymes de dégradation de la lignine, mais aussi des procédés d’extraction de la cellulose, ainsi que des levures et différentes méthodes de fermentation de ce sucre en alcool. Les procédés mis au point dans les huit ans qui viennent devront permettre de produire, à un prix compétitif, un éthanol ayant les meilleures performances environnementales et énergétiques. [...]

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Des cellules reprogrammées contre le diabète

arton3202-250.jpgPar Johannes Braun

Une équipe de chercheurs américains a reprogrammé des cellules pancréatiques de souris pour leur faire produire de l'insuline. Une technique qui pourrait constituer nouveau traitement contre le diabète.

Des scientifiques américains de l'Institut de recherches sur les cellules souches d'Harvard ont
réussi à reprogrammer des cellules pancréatiques de souris pour leur faire produire de l'insuline. Une injection de protéines a permis d'activer un trio de gènes permettant aux cellules de se transformer, comme des cellules souches embryonnaires. Le professeur Doug Melton qui dirige les recherches espère pouvoir expérimenter cette technique sur des diabétiques d'ici deux à cinq ans pour pallier leur manque d'insuline. [...]

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Paris région, vers l'innovation thérapeutique

Dans une économie mondiale de plus en plus concurrentielle, la France a lancé en 2005 à travers ses pôles de compétitivité, une nouvelle politique industrielle qui mobilise les facteurs clefs de la compétitivité, au premier rang desquels figure la capacité d'innovation.


Un pôle de compétitivité est, sur un territoire donné, l'association d'entreprises, de centres de recherche et d'organismes de formation, engagés dans une démarche partenariale (stratégie commune de développement), destinée à dégager des synergies autour de projets innovants conduits en commun en direction d'un (de) marché(s) donné(s). Cette politique vise à susciter puis soutenir les initiatives émanant des acteurs économiques et académiques présents sur un territoire.
 
poles-competitivite-logo.jpgMedicen Paris Région :
Dans la région parisienne*, l'un de ces 71 pôles de compétitivité vise à fédérer toutes les forces autour des domaines des sciences du vivant, des technologies de la santé et du médicament. Medicen Paris Région a en effet été labellisé pôle de compétitivité mondial par le Comité interministériel à l'aménagement et à la compétitivité des territoires (CIACT) le 12 juillet 2005. Son but étant de regrouper les forces vives en vue de favoriser la dynamique de l'innovation thérapeutique et de renforcer la compétitivité, la visibilité et l'attractivité de Paris et de sa Région.

Après avoir défini des thématiques de travail**, son objectif est de construire et mener des grands projets fédérateurs. De façon transversale, tous les partenaires impliqués sont mobilisés pour établir des relations nouvelles entre grands industriels, entrepreneurs innovants, chercheurs/enseignants du monde académique et médecins hospitaliers, accompagner les jeunes entreprises du secteur des biotechnologies dans le montage de leurs projets collaboratifs et dans leur recherche de financements, mutualiser les équipements et les savoirs et savoir-faire, susciter la création de nouvelles entreprises et donc favoriser l'emploi.

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Le résultat est un énorme melting-pot de forces vives qui travaillent ensemble. Ainsi, près de 830 entreprises pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux et sociétés de biotechnologies, employant plus de 45 000 personnes y côtoient d'autres grands groupes, PME, organismes de recherche et de formation, collectivités locales...

Pour plus d'informations, consultez www.medicen.org

 

Sup'Biotech : l'innovation transversale
En tant qu'école qui forme des futurs experts en biotechnologies, capables d'intégrer des postes d'ingénieurs dans les différents départements des entreprises internationales dans le domaine de la santé, la cosmétologie, l'environnement, et l'agro-alimentaire, Sup'Biotech est l'un des membres associés de Medicen Paris Région depuis avril 2008. La formation de Sup'Biotech, transversale tout comme le pôle de compétitivité, associe étroitement les compétences scientifiques et techniques, les compétences en gestion d'entreprise et le savoir-faire industriel, dans un contexte international, et est, elle aussi, centrée sur l'innovation.

 

* Territoire : Région de Paris : Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine- Saint-Denis, le Val-de-Marne, l'Essonne, les Yvelines et le Val-d'Oise.

**Trois thématiques à visée thérapeutique : Neurosciences, Oncologie, Infectiologie. Trois thématiques à visée technologique : Médecine moléculaire et cellulaire, Imagerie biomédicale, Sciences et techniques du médicament.

Recherche : Araignées, un venin thérapeutique ?

Par Fabienne Berthet

arton3025-200.jpgVénome Tech, une jeune pousse située dans l'incubateur Paca Est de Sophia Antipolis travaille à utiliser les peptides comprises dans les venins d'animaux, d'araignées plus particulièrement, pour trouver de nouvelles molécules thérapeutiques.

A peine accueillie dans l'incubateur Paca Est située à Sophia Antipolis, la jeune pousse Venome Tech a déjà été distinguée. Le concours organisé par les CCI de Marseille Provence et de Nice Côte d'Azur en juin dernier « Cap Innovation » lui a accordé le prix coup de pouce des organisateurs. Elle vient également d'être sélectionnée comme lauréate du prix tremplin entreprises du Sénat. Des récompenses qui valorisent le travail de Pierre Escoubas, maître de conférence, toxiconologue, qui a fait ses armes aux Etats-Unis et au Japon avant de revenir dans l'hexagone donner corps à une ambition peu concurrencée en France comme à l'international. Vénome Tech propose en effet à des fins thérapeutiques, d'exploiter les venins animaux, plus particulièrement ceux d'araignées. « Ce sont de véritables bibliothèques de molécules. Les venins d'araignées contiennent 20 millions de peptides. Avec celles-ci, il est possible de bloquer de nombreux récepteurs cellulaires impliqués dans diverses pathologies humaines telle que la douleur, les maladies du système nerveux ainsi que divers cancers  », évoque Pierre Escoubas. Il est possible d'utiliser les peptides naturelles ou alors comme modèle. Les exemples de passage de la toxine au médicament sont encore rares, même si certains ont d'ores et déjà reconnus comme le Ziconotide appelé Prialp utilisé dans le traitement de la douleur chez les malades en phase terminale. C'est aussi le Captopril, un antihypertenseur qui, lui, est utilisé comme modèle, à partir des peptides de venins de serpent.

Peu de concurrence

 «  Venome Tech cible les pathologies du système nerveux. Les venins d'animaux permettent d'effectuer une proche plus focalisée en ciblant mieux les récepteurs. Le concept de « toxine-médicament » offre par ailleurs de nouvelles molécules pour des récepteurs jusqu'alors dépourvus de remèdes. Il existe, de plus, une très grande marge de manœuvre dans ce domaine car si la France a longtemps été à la pointe dans le domaine de la toxiconologie, les activités académiques sont décroissantes », assure Pierre Escoubas.[...]

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Biotechnologie : A pétrole, pétrole et demi

Par Thibaud Delavigne

bactopetrole-250.jpgLs9, entreprise américaine de biotechnologie, fabrique du pétrole à partir de matières premières agricoles transformées par des bactéries génétiquement modifiées.

La Silicone Valley, au sud de San Francisco, accueille depuis quelques années plusieurs entreprises de biotechnologie. L'une d'elles, Ls9, a basé ses activités sur la recherche d'une alternative au pétrole... par le pétrole. Le procédé consiste à créer un biocarburant grâce à la digestion de matières premières agricoles, principalement le sucre de canne et le blé, par des microbes génétiquement modifiés. Les bactéries ne servent qu'une fois et sont ensuite détruites. Selon Ls9, le biocarburant affiche un bilan carbone neutre tout en ayant les mêmes propriétés énergétiques que le pétrole. Sa composition chimique, très proche de l'éthanol, permet, après passage en raffinerie, de le rendre compatible avec tous les types de machines existantes.[...]

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Agroalimentaire : Les Trophées Louis Pasteur encouragent l'innovation

Pasteur-200.jpgPar Cécile Fléchon

L'Institut des sciences, des biotechnologies et de l'agroalimentaire commence déjà à organiser les Trophées Pasteur de l'innovation de l'année prochaine. En partenariat avec l'Inra et l'Académie des sciences, les trophées récompensent les étudiants ayant inventé un produit alimentaire inédit.

Les Trophées Louis Pasteur 2009 de l'Institut des sciences, des biotechnologies et de l'agroalimentaire de Franche-Comté sont déjà sur les rails. Organisés en partenariat avec l'Académie des Sciences et l'Inra, les trophées récompensent des étudiants ayant créé un produit alimentaire innovant par son concept, sa formulation ou son mode de fabrication. Cette année, le jury de professionnels avait par exemple récompensé une boisson à base de glucose fermenté et une glace au vin. [...]

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Recherche : Un champignon glouton, espoir des biocarburants

Henrissat-200.jpgPar Céline Bétoulières

Si les agrocarburants, fabriqués par l'agriculture, ont montré leurs limites, les biocarburants de deuxième génération, réalisés à partir de débris végétaux, représentent un nouvel espoir dans ce domaine. Un champignon glouton, dont le génome a récemment été décrypté par des chercheurs du CNRS (Université de la Méditerranée et de Provence), pourrait être la solution.

Le champignon Trichoderma reecei a livré ses secrets. Son génome vient d'être décrypté à Marseille par une équipe de chercheurs dirigée par Bernard Henrissat, du laboratoire Architecture et fonction des macromolécules biologiques (CNRS/Université de la Méditerranée et de Provence), en collaboration avec une équipe américaine. Cette découverte offre de nouvelles perspectives pour la fabrication de biocarburants de deuxième génération. Comment fonctionne ce champignon ? : Ses enzymes aux propriétés catalytiques performantes transforment les végétaux en sucres simples, dont il se nourrit. Des sucres qui vont ensuite fermenter, facilitant la transformation en éthanol, un biocarburant utilisable dans un moteur à essence. Une révolution pour le développement des biocarburants, car ses filières de production actuelles, élaborés à partir de céréales et de betteraves sucrières, ne représentent pas des solutions viables à terme. [...]

 

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Embryologie : L'Angleterre autorise les chimères humains-animaux

  Chimere-200.jpgPar Johannes Braun

Lundi 19 mai, le Parlement britannique s'est prononcé à une large majorité en faveur de l'autorisation des embryons hybrides humains-animaux à des fins de recherche. Cette légalisation était demandée par les chercheurs qui luttent contre les maladies type Alzheimer, Parkinson, ou mucoviscidose. Mais les opposants à cette loi s'inquiètent des dérives possibles.

Le Parlement britannique a rejeté, lundi 19 mai, à 336 voix contre 176, un amendement interdisant la recherche sur les embryons hybrides humains-animaux. Après un intense débat autour du projet de loi sur la fertilisation et l'embryologie humaines, cette autorisation doit permettre, d'insérer des noyaux de cellules humaines dans un ovocyte animal. But du jeu : produire des cellules souches, afin d'élaborer de nouveau traitements contre les maladies telles qu'Alzheimer, Parkinson, ou la mucoviscidose. La Grande-Bretagne confirme ainsi son avance en matière de recherche sur les cellules souches, jusqu'alors principalement obtenues par la culture d'ovules humains. L'hybridation va permettre de pallier le manque d'œufs, le don d'ovules étant assez marginal.

L'hybridation, un moyen d'éluder les questions éthiques ?

Mais cette avance se fait sur un terrain glissant. En effet, la recherche se heurte toujours à des résistances éthiques. Le tollé produit par les annonces de clonage d 'embryons humains en Corée du Sud, en Angleterre, et plus récemment la création d'un embryon humain génétiquement modifié aux Etats-Unis en atteste. Plusieurs limitations interviennent donc pour éviter des dérives dans l'utilisation de chimères humains-animaux. [...]

 

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Alimentation : Produire de la viande sans animaux

viande-200.jpgpar William Bolle

Mangera-t-on un jour des steaks hachés « élevés » en laboratoires ? Il est techniquement possible, répondent les biologistes du « New Harvest », de produire de la viande synthétique à partir de cultures de cellules musculaires. Encouragées par les défenseurs des animaux ces recherches pourraient aboutir rapidement. L'élevage ne pourra faire face à la croissance de la demande mondiale d'aliments carnés.

Les mots « entrecôte » ou « rumsteak » évoqueront-ils un jour dans l'esprit du consommateur l'image d'une grande cuve pleine de cellules dans un laboratoire ? C'est en tout cas ce que souhaiterait l'association de défense des animaux Peta. Pour mettre un terme à l'abattage annuel de 40 milliards d'animaux d'élevage, celle-ci a annoncé fin avril qu'elle offrirait un million de dollars au scientifique qui parviendrait à produire d'ici à 2012 une viande de poulet de synthèse aussi goûteuse et nutritive que l'originale.
Une chimère ? Pas pour les biologistes membres du New Harvest (nouvelle moisson).
Fondée en 2004, cette association promeut les recherches sur la viande « in vitro », c'est-à-dire produite en laboratoire à partir de cellules musculaires prélevées sur des animaux.
Partant du principe que celles-ci peuvent se multiplier de façon infinie lorsqu'elles sont placées dans une solution nutritive, les chercheurs s'efforcent de créer de toutes pièces une viande de substitution en organisant la prolifération des cellules musculaires autour de microstructures.
Et selon eux, ça marche.

Des « nuggets » synthétiques plus vrais que nature

Alors, bien sûr, pas question de produire d'ici à 2012 une viande en tous points semblable au filet mignon ou à la cuisse de poulet, qui combinent de façon complexe plusieurs muscles, de la graisse, et d'autres tissus.
Mais les chercheurs du « New Harvest » estiment que le développement des technologies existantes permettrait de fabriquer en laboratoire une viande capable de soutenir la comparaison avec les viandes hachées qui composent les hamburgers, les saucisses et autres « nuggets ».
À condition d'y ajouter une bonne dose d'aromates.
Et, surtout, d'envisager une production à l'échelle industrielle, seul moyen pour la viande synthétique d'être compétitive par rapport à la viande d'élevage et d'atterrir effectivement dans les assiettes.

La vraie viande, bientôt un produit de luxe

Or, selon une étude économique présentée à l'occasion du premier congrès sur la viande « in vitro », organisé en Norvège début avril, le prix de la tonne de viande synthétique pourrait aisément être amené à 3200 euros - soit un coût comparable à celui du bœuf européen -, par une culture cellulaire intensive réalisée dans d'immenses cuves, ou « bioréacteurs ».
Mais qu'est-ce qui, hormis un triomphe de la cause animale défendue par des associations comme Peta, pourrait inciter nos sociétés à troquer les vaches charolaises pour des cultures cellulaires ? [...]

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Biocarburants : Le sorgho sort du lot

Sorgho-200.jpgPar William Bolle

Selon des scientifiques participant en Inde à un projet pilote de production d'éthanol à partir de sorgho, cette plante présenterait le double avantage de produire du carburant sans empiéter sur les surfaces agricoles à finalité alimentaire.

Et si le sorgho était la solution ? En pleine polémique sur la responsabilité des biocarburants dans la flambée des cours des céréales, cette plante présenterait le double avantage de produire de l'éthanol sans empiéter sur les surfaces agricoles à finalité alimentaire.
En effet, le sorgho serait capable de pousser dans des zones semi-arides ou à forte salinité, impropres à d'autres formes de cultures. [...]


 

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Gaz à effet de serre : De l'herbe anti-méthane ?

herbe-200.jpgPar Anna Musso

Une entreprise australienne de biotechnologie développe actuellement une herbe qui permettrait de réduire la quantité de méthane émis par les bovins.

Chez les herbivores, la digestion des végétaux conduit à la production de méthane, l'un des principaux gaz à effet de serre. Au total, chaque année, plus de 2 milliards de mètres cubes de méthane sont ainsi produits, notamment par les troupeaux bovins. Pour réduire ce phénomène, des scientifiques australiens et néo-zélandais de l'entreprise de biotechnologie Gramina travaillent actuellement sur une herbe qui permettrait de diminuer la quantité de méthane émis par les bovins [...

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Compétitivité : L'Europe s'associe à l'industrie pharmaceutique

Par Anna Musso

CEE-200.jpgLa Commission européenne et l'industrie pharmaceutique se sont associées pour mettre en œuvre l'initiative pour les médicaments innovants (IMI) visant à résoudre des difficultés majeures dans le processus de mise au point des médicaments et à accélérer ainsi la découverte et le développement de nouvelles molécules.

« Les difficultés en matière d'innovation sont complexes et la baisse du nombre de nouveaux médicaments résulte d'une combinaison de facteurs scientifiques, réglementaires et économiques. En tant qu'industrie, nous sommes prêts à apporter notre contribution pour faire progresser l'innovation dans le domaine médical, mais nous ne pouvons pas résoudre tous ces problèmes seuls » a expliqué Arthur Higgins, président de la Fédération européenne des associations de l'industrie pharmaceutique (EFPIA) qui vient de lancer, en partenariat avec la Commission européenne, l'initiative pour les médicaments innovants (IMI). Objectif de l'opération : résoudre des difficultés majeures dans le processus de mise au point des médicaments grâce à des projets de recherche innovants, et accélérer ainsi la découverte et le développement de nouveaux traitements. [...]

 

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Institut Pasteur & Danone : A la recherche des « bonnes bactéries »

Probio.jpgPar Anna Musso

Si de nombreuses études soulignent les effets bénéfiques des probiotiques (ces bactéries notamment présentes dans les laits fermentés) sur le système immunitaire, les allergies, et certaines inflammations intestinales, les mécanismes d'actions de ces derniers demeurent encore méconnus. Pour mieux comprendre leur rôle et identifier des souches efficaces, l'Institut Pasteur et le centre de recherche Danone collaborent sur de nouveaux projets de recherche.

« De nombreuses études montrent que les probiotiques, (ces bactéries notamment présentes dans les laits fermentés) possèdent des effets anti-inflammatoires, anti-allergiques et stimulent les défenses du système immunitaire. Ces bactéries sont également soupçonnées d'avoir un effet antiviral et de lutter contre l'obésité. Mais, leurs mécanismes d'action restent méconnus des scientifiques » a souligné, hier, Florence Colbère-Garapin, responsable de l'unité Biologie des virus entériques de l'Institut Pasteur, à l'occasion d'une journée sur les probiotiques, organisée par l'établissement scientifique et le centre de recherche de Danone (Danone Research). Partenaires depuis 2004, Danone et l'Institut Pasteur ont signé un contrat de recherche dont l'objectif est de faire progresser les connaissances sur les probiotiques. Il faut dire que Danone a collecté, depuis 1919, pas moins de 3500 souches de bactéries lactiques et végétales issues de la biodiversité. Une impressionnante collection qui constitue un intérêt majeur pour les chercheurs étudiant les probiotiques.

Connaître leurs mécanismes d'action

Mais les probiotiques, c'est quoi au juste ? Selon la définition de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a été reprise par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), il s'agit « de micro-organismes vivants, qui ingérés en quantité suffisante, procurent un bénéfice pour la santé ». Les probiotiques sont donc de « bonnes bactéries » en somme ! « Rien d'étonnant, puisque nous abritons 1014 bactéries dans notre corps et que notre intestin est le siège de 70% de notre système immunitaire ! » explique Gérard Denariaz, directeur de la plateforme de recherche sur les probiotiques du centre de recherche Danone.Pour mieux comprendre le rôle de ces bactéries sur l'organisme et identifier de nouvelles souches bénéfiques pour la santé, les deux organismes collaborent actuellement autour de quatre niveaux de recherche et de quatre différents thèmes scientifiques. « Il s'agit pour les scientifiques de l'Institut Pasteur et du centre de recherche Danone de connaître précisément les effets bénéfiques des probiotiques, d'en identifier de nouveaux, d'étudier leurs mécanismes, d'identifier les gènes responsables de ces mécanismes et le génome de ces probiotiques afin de caractériser de nouvelles souches efficaces » résume Florence Colbère-Garapin qui participe au projet. [...]

 

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Institut de recherche en informatique : Plus de biologie et de médécine

Inria-200.jpgPar Anna Musso

L'Institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA) a présenté son quatrième plan stratégique pour la période 2008-2012. Au programme : développer, bien entendu, l'Internet du futur et l'ingénierie numérique... mais également les sciences et la médecine numériques.

« Contribuer, dans son domaine, aux défis sociétaux et aux enjeux économiques de notre époque » : telle est l'ambition affichée par le quatrième plan stratégique 2008-2012 de l'Institut national de recherche en informatique et automatique (INRIA). Partant du constat que les sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC) bouleversent les manières de communiquer, d'interagir, de produire et sont porteuses de mutations sociales, l'INRIA a défini ses axes prioritaires de recherche, en fonction de cette nouvelle donne.

Plus de biologie et de médecine

Les quatres premiers visent à développer des concepts originaux, des méthodes novatrices et des outils efficaces sur la modélisation, la programmation, la communication et l'interaction. Des compétences qui seront, bien évidemment mises au service de l'Internet du futur (web sémantique, services personnalisé...) et de l'ingénierie numérique (conception de logiciels et de systèmes embarqués à bord d'un objet physique, soumis à de fortes exigences de dynamique et de sûreté). Mais qui seront également appliquées aux sciences numériques, et notamment aux sciences de la matière (étude et conception de nouveaux matériaux), de la vie (simulation du fonctionnement d'une cellule vivante, d'une plante ou de populations animales) et de l'environnement (impact du réchauffement, évaluation des risques écologiques, stratégies de prévention...). [...]

 

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Vitagora : Les aliments de demain au service des seniors

Lagros-200.jpgPar Patrick Cros

Le 3ème Congrès international goût, nutrition, santé s'achève ce soir au Palais des congrès de Dijon. Cet événement majeur du secteur agroalimentaire a mis en valeur, pendant trois jours, l'alimentation du futur. Avec un coup de projecteur sur le projet Vitalim'Senior qui vise à prévenir et à traiter la prise de poids chez les seniors grâce à des alicaments.

Comment se servir de l'alimentation pour prévenir la prise de poids chez les seniors ? Le 3ème Congrès international goût, nutrition, santé, qui s'est tenu pendant trois jours au Palais des congrès de Dijon, a apporté un élément de réponse avec le projet de recherche Vitalim'Senior. Agréé récemment dans le cadre du 5ème appel à projets de l'Etat financé par le Fonds Unique Interministériel (FUI), ce projet labellisé par Vitagora®, veut créer de nouveaux aliments bénéfiques pour la santé. Ces alicaments favoriseront la prévention et le traitement des problèmes de surpoids chez les seniors, sous la forme de desserts lactés et de boissons rafraîchissantes. Deux entreprises de Bourgogne et de Franche-Comté, Senoble et Canéo, s'associent à plusieurs laboratoires spécialisés dans le métabolisme cellulaire (Exichol, Lara Spiral et l'Unité 866 de l'INSERM) pour réaliser ces produits innovants naturels qui devraient être industrialisés dans 3 à 4 ans.

Une coopération scientifique et industrielle

Avec ce type d'opération, Vitagora s'affirme comme un pôle de compétitivité capable de réussir la mise en réseau de scientifiques et d'industriels. Senoble, 3ème fabricant français de produits laitiers frais (2400 salariés et 11 sites de production en France, Espagne, Slovaquie et Angleterre) et Canéo, fabricant de boissons bionaturelles, s'entourent ainsi de chercheurs de haut niveau. Exicho, une entreprise suisse, apportera son savoir-faire sur une famille de principes actifs capables d'utiliser la matière grasse qui s'accumule dans les tissus adipeux [...]

 

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Biocarburants : L'Allemagne dans la course aux produits « 2ème génération »

Raffi-200.jpgLise Mayrand avec l'AFP

La société allemande Choren, qui travaille sur la commercialisation de biocarburants de 2ème génération, a inauguré hier une raffinerie produisant du diesel à partir de résidus de bois en présence du chef du gouvernement allemand, Angela Merkel.

La chancelière allemande Angela Merkel a inauguré hier ce qui se veut être la " première raffinerie de biocarburants de deuxième génération ". Cette usine a l'ambition de produire 18 millions de litres de biodiesel fabriqués à partir de chutes de bois, un matériau dont la production ne concurrence pas la culture alimentaire. Son utilisation est également jugée plus respectueuse de l'environnement que les biocarburants actuels. Une expérience appuyée par les constructeurs Daimler et Volkswagen, partenaires de l'opération [...

 

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Biotechnologies : Neuréva veut réparer les neurones

Par Anna Musso

Neureva-200.jpgCréée au sein de l'Institut des neurosciences de Montpellier (Inserm), la start-up « Neuréva » est la seule entreprise qui participe au colossal projet de recherche européen « RESCUE » : un programme visant à développer des stratégies innovantes pour réparer la moelle épinière de personnes paralysées. Grâce à ses techniques de pointe, la PME espère mettre au point de nouvelles molécules pour traiter les pathologies du système nerveux central, d'ici fin 2009.

Créée en 2004, au sein de l'Institut des neurosciences de Montpellier, par trois chercheurs français - Alain Privat de l'institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Manuel Gaviria et Hélène Hirbec du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) - la start-up « Neuréva » est la seule PME à faire partie de l'ambitieux projet de recherche européen RESCUE : un programme financé à hauteur de 2,7 millions, qui regroupe pas moins de dix institutions partenaires et six pays européens (Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, France, République tchèque). Objectif : proposer, d'ici fin 2008, des pistes thérapeutiques pour réparer les traumatismes de la moelle épinière responsables des cas de paraplégies et tétraplégies.

Développer et tester de nouvelles molécules


Un défi de taille, auquel s'atèle quotidiennement la dizaine de salariés de Neuréva dans sa double activité de services pour l'industrie pharmaceutique et de recherche et développement de nouvelles molécules. « Notre objectif est de développer des solutions thérapeutiques à vocation réparatrice pour les pathologies du système nerveux, telles que les lésions de la moelle épinière, les traumatismes crâniens, les accidents vasculaires cérébraux, la maladie d'Alzheimer... [...]

 

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