"En bref..."

Il y a 6 ans, à mon arrivée dans l'aventure Sup'Biotech, je me disais "Cela va être 5 années d'investissements et de travaux intenses jusqu'à la sortie de la première promotion et après le rythme se calmera." Eh bien, je me suis trompée, une fois qu'on est monté sur le navire et qu'il a pris le large, on continue à avoir envie de découvrir et d'explorer de nouveaux horizons pour maintenir et assurer le dynamisme de l'école.

Parmi les dernières actualités reflétant ce déploiement d'énergie, Sup'Biotech a constitué un dossier de demande d'adhésion à la Cosmetic Valley (pôle de compétitvité dédié à l'industrie cosmétique) en illustrant sa motivation avec des axes possibles de partenariat entre l'école et le pôle. Candidature retenue puisque Sup'Biotech est dorénavant membre de la Cosmetic Valley, ce qui augmente la visibilité de l'école vis à vis de ce secteur d'activité de plus en plus concerné par les Biotechologies.

Autre bonne nouvelle avec la signature d'un partenariat avec  l'association Cancer Campus qui fédère un projet de biocluster dédié à la recherche et à l'innovation dans le domaine de la cancérologie. En plus des liens évidents avec les Biotechnologies, Sup'Biotech s'est aussi rapproché de cette association en raison d'une proximité géographique : Cancer Campus a démarré au coeur de l'Institut Gustave Roussy, situé à 10 min de l'école, les échanges sont ainsi facilités. Par ailleurs, Cancer Campus a lancé la construction d'une pépinière d'entreprises de biotechnologies dans la même rue que Sup'Biotech...Livraison des premiers bâtiments au printemps 2011, c'est déjà demain...

Quelques mots pour finir sur les soutenances des stages des étudiants de 4ème année : étant tuteur Sup'Biotech pour une douzaine d'étudiants, j'ai pu assister à leurs présentations orales, c'est un RDV annuel que j'apprécie vraiment parce qu'il me permet de mieux connaître les étudiants et d'étoffer ma culture Biotech avec la diversité des sujets de stage. C'est avec plaisir que j'ai reçu des compliments sur le travail réalisé par les étudiants, l'un des tuteurs de stage a même comparé le travail d'une étudiante (qui, je rappelle, est en 4ème année) à celui d'une doctorante (bac +8). J'ai aussi constaté de beaux progrès dans le sérieux et le comportement des étudiants entre la 1ère année à Sup'Biotech et aujourd'hui. Cela représente un  joli retour sur l'investissement de travail fourni par l'équipe pédagogique.

Vanessa Proux

 

 



Conférence Débat : "Tests génétiques, promesses et dérives"

Le 2 février dernier, Sup'Biotech a organisé sur Paris une conférence-débat, animée par Anne Pezet sur le thème : "Tests génétiques : promesses et dérives".

Dans le cadre de cette conférence, une équipe étudiante composée de Bérénice B. promotion 2010 et Leslie M., Brigitte B., Laura S., Nawel B., Rishmi P., Flore A., Marie F., promotion 2012, a réalisé une étude sondage auprès des professionnels et du grand public sur l'impact des tests génétiques sur la médecine de demain. Leur travail était de qualité et la conférence s'est très bien passée et a été bien animée comme on s'y attendait pour un débat !

Pour ceux et celles qui n'ont pas pu aller à cette conférence, vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de l'évènement, rédigé par  l'équipe étudiante citée ci-dessus.

Bonne lecture

Vanessa Proux


Le 2 février dernier, Sup Biotech, l'école formant aux métiers de la biotechnologie, a organisé une conférence portant sur les promesses et dérives des tests génétiques.

Cette conférence était articulée autour d'une étude réalisée par les étudiants de Sup'Biotech sur l'impact des tests génétiques humains dans la médecine de demain, dont les résultats ont été annoncés lors de la conférenceet qui montre que :

  • d'un côté, les laboratoires pharmaceutiques promettent des médicaments plus efficaces administrés à des patients classés selon leur profil génétique. Une révolution médicale qui est déjà en place dans les traitements anticancéreux.
  • De l'autre, certaines de ces données pourraient également servir aux assurances ou aux employeurs pour sélectionner leurs clients ou leurs salariés. Déjà des entreprises américaines proposent pour quelques centaines d'euros des informations sur les prédispositions à certaines maladies. Il suffit que la personne intéressée crache dans un tube et envoie le tout par la poste. Ce n'est que le début de cette intrusion des tests génétiques dans notre vie quotidienne.

Quels sont les risques de dérapages face aux bénéfices attendus ?
Comment bien encadrer l'utilisation de ces données génétiques ?

Les intervenants ont réagi sur ces questions à la résonance à la fois médicale, économique et sociétale autour de deux tables rondes (la médecine personnalisée/Information génétique et éthique).

Première table ronde : « médecine personnalisée »

Animée par Anne Pezet, chef d'enquête à l'Usine Nouvelle avec la participation de :

  • Maurice Chelli, Associate Manager chez Bionest Partners
  • Bernard Courtieu, CEO d'Integragen
  • Pr Emmanuel Mitry, professeur à l'Université de Versailles Saint Quentin et praticien hospitalier spécialisé en gastro-entérologie et oncologie digestive
  • Pr Gilles Vassal, pédiatre, pharmacologue et professeur d'oncologie médicale à l'Université Paris XI et directeur de la recherche clinique et translationnelle de l'Institut Gustave Roussy

D'après M. Chelli, en 2012, le marché des biomarqueurs représenterait un potentiel commercial de 12 milliards de dollars. Plus de 25 sociétés françaises s'impliquent déjà dans le développement de biomarqueurs compagnons et elles sont de plus en plus nombreuses.

D'après le docteur Courtieu , dont l'entreprise travaille sur des tests génétiques contribuant notamment au diagnostic de l'autisme chez les très jeunes enfants : 15 à 25% des enfants seraient prédisposés génétiquement. Integragen travaille aussi sur des tests génétiques dans le domaine de la cancérologie, par exemple pour aider à discerner les tumeurs non invasives sur lesquelles la chirurgie sera suffisamment efficace de celles où ce ne sera pas le cas. Enfin, les connaissances actuelles médicales sont suffisantes pour caractériser l'obésité (le poids), le diabète (la glycémie), donc tous les biomarqueurs ne trouveront pas forcément une utilité clinique.

Pour M. Mitry, dans 40% des cas de cancers colorectaux, le récepteur à l'EGF est surexprimé et le traitement consiste donc à bloquer les récepteurs avec des anticorps. Pourtant c'est inefficace s'il y a une mutation du gène KRAS entraînant une activation continue de la voie de signalisation en aval du récepteur EGF. Avec l'utilisation d'un test génétique, le traitement prescrit peut être adapté en fonction du profil génétique de la tumeur.

Enfin M. Vassal pense que chaque individu est unique face au cancer. La médecine personnalisée consiste à prescrire des traitements différents d'un patient à l'autre en fonction des caractéristiques biologiques de la tumeur. L'enjeu est d'introduire la dimension cellulaire dans la stratégie thérapeutique. Ainsi il serait possible d'arrêter plus tôt un traitement très cher, qui serait inefficace chez certains patients. On doit définir le portrait tumoral de chaque patient ainsi que les algorithmes décisionnels capables d'apporter une décision thérapeutique individuelle. La médecine personnalisée est un véritable espoir et un vrai challenge pour les médecins tout comme pour les patients. Il faudra intégrer toute l'information biologique (ce qui implique la création de nouveaux métiers), intégrer la recherche du fondamental à l'appliqué, ainsi que les soins.

Après ces 4 interventions, la modératrice, Mme Pezet, a lancé le débat en sollicitant le public pour les questions. Mme Chamak a exprimé son avis sur l'utilisation de tests génétiques de prédisposition pour l'autisme qu'elle considère comme inutile, et d'autres personnes de l'assistance sont allées dans son sens. Une autre personne a exprimé les problèmes de financement, surtout pour les cas où la prise en charge des patients est de toute manière encore insuffisante. Comment faire le passage à la routine clinique, et quel peut être le modèle économique pour des petits groupes de patients sont ressortis comme étant des problématiques actuelles.

2ème table ronde : « l'information : génétique et éthique »

Animée par Mme Anne Pezet, chef d'enquête à l'Usine Nouvelle avec :

  • Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo et CEO de DNAVision
  • Anne Cambon-Thomsen, médecin, spécialisée en immunogénétique humaine et directrice des recherches au CNRS.Elle travaille dans une unité mixte Inserm à l'Université Paul Sabatier d'épidémiologie et d'analyses en santé publique, à Toulouse.
  • Ségolène Aymé, directrice d'Orphanet France médecin généticienne et épidémiologiste et directrice de recherche à l'INSERM
  • Christian Byk, secrétaire général de l'Association Droit, Éthique et Sciences et rédacteur en chef du journal de bioéthique.
  • Gilbert Lenoir, professeur de génétique (dans les universités Claude Bernard de Lyon et Paris XI), directeur du développement et de la prospective et praticien hospitalier à l'Institut de cancérologie Gustave Roussy.

 

M. Alexandre a insisté sur l'importance de savoir hiérarchiser les signaux, par rapport au fait que nous trouverons encore pléthores de biomarqueurs dans les années à venir, à moins de s'y perdre et de vouloir lancer des centaines de programme de prévention sans certitude de leurs impacts positifs. En ce qui concerne les tests prédictifs et le risque relatif donné de développer une maladie, il a mis en doute leur utilité clinique lorsqu'il n'existe aucun moyen de prévention et que la survenue de la pathologie se fait à long-terme. Il a rappelé la « technophobie » d'une partie des professionnels de santé alors que l'usage des biomarqueurs est en grande partie dépendant de dossiers médicaux informatisés et de la bioinformatique.

D'après Mme Cambon-Thomsen, de nombreux facteurs associés à des maladies ont été découverts mais leurs rôles restent inconnus. Les chercheurs ont beaucoup d'informations mais ne savent pas forcément quoi en faire. La loi actuelle de bioéthique est en révision mais les tests commandés par internet échappent à cet encadrement. L'utilité clinique est quasi inexistante pour la plupart. De plus, les entreprises qui vendent directement aux consommateurs proposent des tests très hétérogènes (des maladies monogéniques récessives aux maladies complexes avec un grand nombre de variants impliqués) créant ainsi de la confusion sur le déterminisme réel des résultats.

Mme Aymé a insisté sur le fait qu'on ne connait pas les effets de beaucoup des mutations détectées. Actuellement les cliniciens ont déjà des difficultés à interpréter les 1800 gènes impliqués dans des maladies graves et que nous connaissons bien. Les bases de données dédiées aux biomarqueurs sont indispensables, même si leur développement est très couteux, et exigent beaucoup de collaborations pour devenir finalement un casse-tête. On a surestimé la recherche génétique alors qu'il y a beaucoup de résultats inutiles, de plus les données épidémiologiques apportent déjà suffisamment d'informations. Avec ces résultats inutiles en pratique clinique, on est dans la défense des consommateurs : autant les rendre de libre accès tout comme la voyance ou les horoscopes pour peu que les consommateurs soient informés de leur portée médicale quasiment nulle.

M. Byk dit qu'actuellement la loi française interdit que les résultats de tests génétiques soient transmis aux assureurs mais qu'en Grande Bretagne ou dans les pays scandinaves des distinctions existent entre certaines informations que l'on peut donner et d'autres non, aux assureurs. De plus les tests génétiques pourrait être une bonne chose si la société est solide économiquement et solidaire mais à déplorer dans les autres cas.

Pour M. Lenoir, il y a nécessité de mettre en place une prise en charge des patients qui ont recours à un test génétique. En effet ils doivent être suivis par un médecin pour interpréter ces tests et pour un suivi psychologique. Le problème d'internet est justement que cela laisse les personnes face à leurs résultats qu'ils peuvent avoir du mal à comprendre. De plus les tests génétiques doivent être mis en place dans un contexte de santé publique. Par contre, une utilisation mal avisée des biomarqueurs peut amener, par exemple, à réaliser des interventions médicales sur la prostate. Ainsi, dans le cas du cancer de la prostate, le PSA, un biomarqueur sanguin, est capable de détecter des tumeurs de la prostate alors que nous savons qu'à partir de 60 ans, beaucoup d'hommes présentent des micro-tumeurs de la prostate qui n'évolueront jamais en cancer et pour lesquels l'intervention chirurgicale se révèle inutile.

Après ces 5 interventions, le débat est ouvert avec le public et la question de la formation des professionnels de la santé a été soulevée. En effet ils estiment que ces relais de l'information ne sont pas assez formés, et aussi que la population est mal informée. De plus le débat a été soulevé sur la place des tests génétiques dans le cadre des contrats d'assurance (bonus-malus, loyauté des informations).

En conclusion, cette conférence sur les promesses et dérives des tests génétiques a montré que les Tests génétiques, ont avant tout une utilité clinique même si l'interprétation des résultats est délicate et qu'il faut être vigilent quant au futur impact et aux dérives des informations génétiques sur la vie quotidienne."



"Petites échappées à l'International"

Pas toujours physiquement mais au moins virtuellement....

Parmi les activités en cours, figurent la préparation et l'examen des candidatures de certains étudiants pour aller passer au moins un semestre d'études dans l'une de nos universités partenaires, à la rentrée 2010. Cette année, les demandes sont nettement en hausse, et l'engouement est réel grâce aux témoignages des premiers étudiants qui sont partis l'an dernier découvrir un autre pays et un nouveau mode de vie. Ils en sont revenus enchantés et même à la limite de faire une petite déprime d'être rentrés à la maison J'encourage beaucoup les étudiants, s'ils en ont la possibilité, de partir vivre une expérience à l'étranger durant leur cursus, je trouve que c'est la période idéale où les contraintes personnelles et professionnelles sont moindres.  Je n'ai pas pu le faire quand j'étais étudiante et je reconnais aujourd'hui avoir de temps en temps une petite pointe de regret....

Par ailleurs, j'ai eu la joie de voir ma correspondante de l'UCSD (University of California San Diego) de passage à Paris pour un forum international organisé par l'une des écoles du groupe. Malgré des plannings plus que surchargés pour chacune d'entre nous, nous avons pu passer un début de soirée ensemble et tant pis si cela a pu entraîner un peu de fatigue supplémentaire, cela en valait vraiment la peine quand on a la chance de cotôyer une personne aussi gentille et amicale....Elle a même pris quelques minutes entre 2 RDV pour discuter avec deux étudiantes projetant de déposer prochainement une candidature pour l'UCSD.

Enfin, grâce à une ancienne professeure partie vivre aux émirats, nous avons été sollicités par le président d'une importante université du Bahreïn et l'un de ses proches collaborateurs pour une visite de Sup'Biotech et une présentation de nos formations respectives. J'ai l'impression que nos visiteurs sont repartis satisfaits, en plus le jour de leur venue, les nouveaux laboratoires de TP tournaient à plein régime, bel exemple des enseignements de l'école.  De notre côté, nous avons vu des opportunités intéressantes pour nos étudiants, tous les enseignements au Bahreïn sont dispensés en anglais. Peut-être un prochain partenariat ? L'avenir nous le dira...

A bientôt

Vanessa Proux



"Joli début d'année... ? "

Même si vous avez déjà dû les entendre et/ou les recevoir un nombre incalculable de fois, je tiens à vous adresser mes voeux en vous souhaitant une très belle année 2010, que cette dernière année de la 1ère décennie du XXIème siècle réponde à vos projets, vos souhaits et même vos rêves....Dans certains domaines, l'année a plutôt bien démarré avec un CAC 40 de nouveau bien portant, le pic de la pandémie de la grippe A passé, et elle s'annonce être l'année de "la reprise", le spectre de la crise commence à s'éloigner... Dans d'autres, des actions concrètes et des campagnes de sensibilisation collective sont encore nécessaires, je pense notamment à la quasi-absence de résultats du somment de Copenhague et qui annonce une année bien studieuse pour le développement durable. Quant aux catastrophes naturelles, elles ne suivent, hélas, aucun calendrier Petite pensée pour Haïti

A Sup'Biotech, l'année s'annonce, une nouvelle fois, riche en projets sur la pédagogie, les relations institutionnelles, entreprises et internationales. Elle a commencé, par exemple, avec la signature d'un partenariat avec Biocitech, le parc d'entreprises dédié aux sciences de la vie et situé à Romainville sur un ancien site industriel de Sanofi-Aventis. Avec le développement de l'école, je m'étais naturellement rapprochée de l'équipe de direction de Biocitech il y a quelques années, pour organiser des visites d'entreprises, des évènements interprofessionnels ou encore des suivis de stages. Ces actions étant devenues récurrentes chaque année, mes interlocuteurs de Biocitech m'ont proposé d'officialiser par écrit notre collaboration au travers d'une convention de partenariat.

C'est avec une certaine fierté et un grand enthousiasme qu'avec l'un de mes collègues, nous avons organisé la signature de la convention à l'école. A cette occasion, quelques équipes étudiantes de 3ème année ont présenté le concept de leur Sup Biotech Innovation Project, annonçant des travaux plutôt prometteurs....

Affaire à suivre donc...

Ces soutenances m'ont aussi permis de constater, une fois de plus, que les étudiants ayant intégré Sup'Biotech directement en 3ème année, s'étaient très bien adaptés à notre pédagogie. Belle satisfaction !

A bientôt

Vanessa Proux



Rush de fin d'année...

Au début de la semaine, je me suis aperçue que je n'avais pas encore posté d'articles pour le mois de décembre alors que nous approchions à grands pas de la fin du mois et aussi de la fin de l'année. Avant de partir quelques jours me ressourcer et recharger les batteries dans un coin sauvage de la Bretagne et où l'accès à Internet n'est pas garanti, je prends quelques instants pour rédiger cette note.

La fin de l'année est réputée pour être une période intense et chargée, aussi bien dans la vie professionnelle avec les bilans annuels à boucler, les objectifs à atteindre, les partenariats et contrats à finaliser... que dans la vie personnelle avec la course aux achats de Noël, la logistique parfois diplomatique des réveillons en famille (voire belle-famille), la chasse aux cadeaux originaux à poser au pied du sapin... D'ailleurs, je tiens à remercier les commerçants et les hôtes&hôtesses de vente qui sacrifient leurs dimanches  et leurs soirées au mois de décembre pour permettre à des retardataires comme moi de finir un peu in extremis leurs achats le mercredi 23 à 21h55...

Eh bien, cette fin d'année intense, je l'ai aussi vécue à Sup'Biotech en :

- organisant une réunion du conseil de perfectionnement au cours de laquelle j'ai présenté, avec une certaine fierté, les premiers résultats, satisfaisants, de l'enquête professionnelle sur la promotion pionnière. Je me fais progressivement à l'idée que, ca y est, maintenant, j'ai réellement, des anciens élèves qui sont devenus à leur tour des "professionnels" avec des perspectives de carrière prometteuses. Cela faisait 5 ans que, quand je présentais l'école, je ne pouvais faire que des projections et des hypothèses sur les emplois qui attendraient les dilplômés. Aujourd'hui, je peux enfin donner des exemples concrets, c'est une nouvelle étape de franchie pour Sup'Biotech

- visitant l'un des plus grands salons internationaux dédiés à l'Environnement, Pollutec, qui a lieu un an sur 2, au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte. J'ai pu constater la participation croissante des Biotechnologies au développement des métiers de l'environnement. De plus, grâce à la confiance d'un CEO envers l'école, certain(e)s de mes étudiant(e)s ont pu participer activement à Pollutec et se constituer un petit réseau, notamment pour trouver leur stage.

- me deplaçant pour 24h à Montpellier pour une BIO-Connexion spéciale Diagnostic. J'ai découvert en particulier le dynamisme d'une ville, Montpellier, et d'un pays limitrophe, la Belgique, sur l'activité du diagnostic. La biotechnologie a aussi toute sa place dans ce domaine avec, par exemple, la timide mais ferme arrivée de la médecine personnalisée (analyses de l'ADN qui permettent de prédire la réponse d'un patient à un médicament ou de connaître la prédisposition d'une personne à une maladie donnée). C'est d'ailleurs le thème de la prochaine conférence débat organisée par Sup'Biotech le 2 février prochain. En plus de me permettre d'accroître la base de données professionnelles de l'école avec des entreprises du diagnostic, cette BIO-connexion m'a également aidée dans les préparatifs de la conférence et du sondage qui est réalisé en parallèle.

- me rendant à la pose de la 1ère pierre de la pépinière d'entreprises de biotechnologies qui va être installée au début de la rue Guy Môquet à Villejuif c'est à dire à 100 m de l'école...Avec mes collaborateurs, nous comptons bien, dans un futur proche, saisir cette opportunité de proximité géographique en participant à l'animation de cette pépinière, en y envoyant non seulement des stagiaires, des collaborateurs professionnels mais aussi de jeunes entrepreneurs.

Et, je n'oublie pas non plus de parler d'une part, du déplacement express à Chartres sur une soirée pour les dernières Transversales de la Cosmétique 2009 pour faire de la veille  (cf mineure cosméto de notre cursus) et d'autre part, de la soirée X-Mas conjointement organisée par les BDE de Sup'Biotech et de l'Epita&Epitech, très réussie et qui a permis de fêter Noêl en avant-première. Coup de coeur à X-Mas pour l'association de danse de Sup'Biotech qui a donné un très joli spectacle avec des mises en scènes et chorégraphies de qualité.

Enfin, quant aux étudiants, je devine qu'ils devaient être impatients d'arriver aux congés de fin d'année pour faire une break après un trimestre bien rempli, pour aborder sereinement (j'espère...) les partiels de Janvier ou pour préparer les stages qui arrivent en février.

Bonnes vacances à tous et excellentes fêtes !

Vanessa Proux