"Un patchwork de visites..."
Le mois d'avril aurait pu être un mois calme : 15 jours de vacances pour les étudiants des classes préparatoires intégrées tandis que les étudiants des années supérieures étaient en stage. Eh bien, il ne faut pas se fier aux apparences : les RDV et déplacements se sont succédés au début, à mon grand bonheur d'hyperactive. Puis j'avoue que la vie sédentaire de bureau a fini par me manquer. J'ai commencé mon périple par une visite de stage sur le site belge d'une « Big Pharma » : GSK Biologicals, l'un des leaders dans la production de vaccins. Contrairement à mon séjour express à Genève, cette fois-ci je suis restée raisonnable et je n'ai pas ramené de chocolats...Mon étudiante m'avait organisée, sur ma demande, une journée intense et riche en RDV. Après une réunion avec sa tutrice de stage au cours de laquelle mon étudiante a présenté ses premiers résultats (en anglais « of course »), j'ai eu la chance de découvrir une partie du manufacturing : filling, packaging and quality control. J'ai été très impressionnée par toute la logistique déployée et par le travail méticuleux fourni par les employés. Ma visite belge s'est achevée par quelques entrevues prometteuses au département des RH.
Avant de repartir en vadrouille hors de l'Hexagone, je suis allée à la session IMI organisée par le LEEM sur le site de Medicen en plein Paris. IMI pour Innovative Medecines Initiative, est une plate-forme technologique européenne visant à optimiser les processus de Recherche & Développement dans le domaine de la santé grâce à des partenariats public/privé. L'objectif de cette session était de rappeler les modalités de candidature mais aussi les intérêts de participer à ces projets collaboratifs. Tous les grands acteurs des Biotechnologies Franciliennes étaient présents pour soutenir cette action. Je crois que c'est la première fois que je vois autant de monde à une réunion « Biotech » et ce public s'est révélé être « multi-ethnique » : pure Biotech, Big Pharma, laboratoires académiques, PME, sociétés de service, cabinets de consulting, enseignants, directeurs de formations supérieures (catégorie me concernant)... Tous s'étaient réunis pour participer et/ou être témoins de la plate-forme IMI. Un autre élément plutôt inhabituel était la présence importante de journalistes : l'amphithéâtre de Medicen s'est tellement vite rempli qu'une deuxième salle a été ouverte et a fait l'objet d'une visioconférence High Tech.
Pour rester dans un contexte
européen, je me suis ensuite rendue 2 jours à Amsterdam pour aller visiter le
salon In Cosmetics 2008
qui regroupe l'ensemble des fournisseurs des ingrédients des produits
cosmétiques. J'avais découvert ce salon l'année dernière à Paris lors de l'édition
2007 et j'y avais vu un certain potentiel pour la valorisation des
Biotechnologies dans le secteur de la cosmétologie. De nombreux ingrédients
sont produits par des procédés de biotechnologies, parfois très traditionnels
comme les fermentations. Autre atout de ce salon : le côté international
puisque peu de pays manquaient à l'appel, c'était donc un lieu idéal pour nouer
de premiers contacts pour d'éventuels stages à l'étranger. J'ai trouvé l'édition
d'Amsterdam encore plus grande que celle de Paris et malgré l'afflux de
visiteurs, j'ai tout de même réussi à retrouver quelques relations
professionnelles françaises qui m'ont présenté quelques membres de leur réseau
qui étaient exposants. En parallèle de ce salon, j'ai tenu à rentabiliser mon
séjour à Amsterdam en obtenant deux RDV dans des universités. L'objectif était
d'établir un premier contact qui pourrait aboutir sur un partenariat
académique. D'une part, je suis allée à l'Université Libre d'Amsterdam. C'est amusant comme on peut
avoir des idées reçues sur ses futurs interlocuteurs : j'avais obtenu le
RDV suite à un échange de mails, j'imaginais un monsieur d'une cinquantaine d'années
aux cheveux gris sel et avec une barbe, finalement mon interlocuteur avait tout
du hollandais typique. Grand, blond, à l'allure décontracté et très bavard, il
m'a renseigné de manière précise sur les modalités des programmes d'échanges
étudiants mais aussi sur les coutumes de vie aux Pays-Bas. Il n'a pas hésité
non plus à me donner des noms de centres de recherche, d'entreprises et d'autres
universités qui pouvaient aussi m'intéresser. D'autre part, j'ai aussi un peu
visité le pays en me rendant à un peu plus de 100 kms d'Amsterdam rencontrer un
responsable des relations internationales d'un autre établissement dans lequel j'ai
également croisé un étudiant français qui y faisait son master, il m'a fait
part sans aucun problème de son témoignage sur son séjour hollandais. Je suis rentrée épuisée de ce voyage marathon mais totalement satisfaite de mes échanges professionnels. Dans
le Thalys du retour, j'écrivais les 2 derniers articles du mois d'avril de mon
blog...
Vanessa Proux